Monthly Archives: February 2019

Grant: bourse Focillon 2019 du CFHA

Appel à candidatures de la bourse Focillon 2019 du Comité français d’histoire de l’art (CFHA), dotée par la direction générale des Patrimoines (département du Pilotage de la recherche) du ministère de la Culture.

La date limite de réception des candidatures est fixée au vendredi 5 avril 2019.

Les candidats (de profil conservateurs du patrimoine, pour l’année 2019-2020) adresseront à la présidente du CFHA, sur papier, une lettre de candidature et un projet de recherche précis, accompagnés d’un bref curriculum vitae et d’une liste de leurs travaux et publications. Ils feront également parvenir ces documents en version numérique au secrétariat du CFHA (Margherita Valentini : secretariat.cfha@gmail.com).

Leur dossier sera examiné par un jury de cinq membres désignés par le Conseil exécutif du CFHA.

Le/la lauréat(e) se rendra aux États-Unis aux dates de son choix entre septembre 2019 et août 2020.

L’annonce complète est accessible sur le site internet du CFHA : http://www.cfha-web.org/prix_bourses/focillon_1.htm

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Conference: Une approche interdisciplinaire du patrimoine culturel immatériel, Munich, 7-8 mars 2019

Colloque « Une approche interdisciplinaire du patrimoine culturel immatériel » Munich, 7-8 mars 2019

Colloque organisé par Dr. Hilke Thode-Arora, Museum Fünf Kontinente, et Prof. Dr. Dr. Antoinette Maget Dominicé, Institut für Kunstgeschichte, Ludwig-Maximilians-Universität, en collaboration avec l’ISCHAL et avec l’appui des collègues du Museum Fünf Kontinente, de Niklas Wolf, MA et de Jana Raspotnig, Institut d’histoire de l’art.

15 ans après l’adoption de la convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, les discussions sur l’emplacement des biens culturels ravivent l’attention sur le lien entre matériel et immatériel.
Ce colloque interdisciplinaire et international vise à stimuler les échanges entre chercheurs, conservateurs, praticiens et le public, afin d’aborder les questions liées à la compréhension, l’accès et la préservation du patrimoine culturel immatériel en droit, en ethnologie et en histoire de l’art.

Inscription obligatoire, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles, par courriel à Jana.Raspotnig[at]kunstgeschichte.uni-muenchen.de

Programme et informations complémentaires sur https://sirdpa.hypotheses.org/243

 

 

 

7.-8. März 2019 Immaterielles Kulturerbe interdisziplinär betrachtet
Tagung organisiert mit dem Museum Fünf Kontinente

 

https://www.kunstgeschichte.uni-muenchen.de/veranstaltungen/immaterielles-kulturerbe/index.html
https://dpc.hypotheses.org/3049

 

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Prof. Dr. Dr. Antoinette Maget Dominicé

Juniorprofessorin für Werte von Kulturgütern und Provenienzforschung

 

Ludwig-Maximilians-Universität München

Institut für Kunstgeschichte

Zentnerstr. 31, Zi. 403

DE – 80798 München

 

T: + 49 89 2180-2351

Education: Labex “Les passés dans le présent” : programme de formations 2019

Le Labex “Les passés dans le présent” propose en 2019 une série de modules de formations courtes s’appuyant sur les expérimentations menées en son sein.

Ces formations portent sur les enjeux de la médiation culturelle et scientifique à l’ère numérique et plus particulièrement sur les questions liées au patrimoine, à l’histoire et à la mémoire.

Vous trouverez ci-jointes les trois fiches de présentation :

  • Les patrimoines à l’ère numérique du 8 au 10 avril 2019
  • Collecter et exposer les sources du passé du 3 au 5 juin 2019
  • Le passé in situ les 10 et 11 juin 2019
http://passes-present.eu/node/43871

Contact :
Quentin Roblin, chargé d'appui aux projets scientifiques
Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire
Université Paris Nanterre / Bâtiment Max Weber - Bureau 121 / 200, avenue de la République / 92001 Nanterre Cedex
Tél : +33 (0)1 40 97 49 85 / Mob : +33 (0)7 83 81 48 20
www.passes-present.eu

Seminar: “Les objets et les choses” : éthique relationnelle et restitution du patrimoine africain, 27 février de 14h à 16h au Quai Branly

« Restitution Box – Museum Kinshasa »

Collectif d’artistes composé de Steve Bandoma, Chéri Benga, Serge Diakota, Eddy Ekete, Azgard Itambo, Eunice Kamanda, Dolet Malalu, Géraldine Tobe et Flory Sinanduku.

Exposition « Kinshasa-Megalopolis », Grassi Museum für Völkerkunde, Leipzig, 1er décembre 2018 – 15 april 2019

 

 

ENGLISH VERSION IS BELOW

 

La prochaine séance du séminaire “Les objets et les choses : matérialités contemporaines, musées et patrimoines” Séminaire dirigé par Thierry Bonnot, Bernard Müller et Christelle Patin aura lieu

Le mercredi 27 février de 14h à 16h

Au musée du Quai Branly, sous-sol, salle 3

 

Retour vers la nouvelle éthique relationnelle évoquée dans le « rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain » (Felwine Sarr et Bénédicte Savoy)

Cette séance animée par Bernard Müller reviendra sur les attendus de l’éthique relationnelle préconisée par les auteurs dans leur rapport paru en novembre 2018 et missionné par le président de la République suite à son fameux discours de Ouagadougou.

Dans la polémique déclenchée depuis la parution de ce rapport, la dimension relationnelle à refonder – qui constitue pourtant le cœur du rapport – est systématiquement évacuée au profit des seuls enjeux muséographiques de conservation, en empêchant de saisir la complexité des enjeux que cristallise la restitution des biens spoliés en Afrique aux temps coloniaux.

Felwine Sarr précise pourtant dès les premières pages du rapport que « Parler ouvertement des restitutions, c’est parler de justice, de rééquilibrage, de reconnaissance, de restauration et de réparation, mais surtout : c’est ouvrir la voie vers l’établissement de nouveaux rapports culturels reposant sur une éthique relationnelle repensée »  (page 25 du rapport en ligne : http://restitutionreport2018.com/sarr_savoy_fr.pdf ). Loin de toute logique de repentance ou d’esprit de revanche, les auteurs de ce rapport voient dans la restitution de l’objet un geste allant dans le sens de la construction d’un avenir commun. Ses implications vont bien-au-delà de la matérialité de l’objet. Ainsi, de par les inventions structurelles qu’elles impliquent, les étapes de la restitution en viennent ainsi à engendrer une dynamique de créativité politique permettant de réinventer des modes de fonctionnement participatifs, et ce faisant, de dépasser les clivages existants.

La discussion se développera à la lumière d’un cas bien précis, celui de l’impossible restitution des pouces des archers Konkombas (Togo et Ghana actuels) amputés d’abord par le conquérant allemand (1884-1914) puis, selon plusieurs sources, par les Français (1914-1939) pour mater leur résistance.

 

2e et 4e mercredis du mois de 14 h à 16 h (Musée du quai Branly, rue de l’Université 75007 Paris,

du 10 octobre 2018 au 22 mai 2019

 

Les recherches effectuées sur les rapports entre les individus et les objets matériels s’inscrivent dans une longue tradition de l’ethnologie, enracinée dans la collecte d’objets-témoins sur les terrains lointains ou dans les campagnes plus proches, collecte destinée à garnir les réserves, les collections d’étude et les vitrines des musées d’ethnographie et écomusées. Les objets, y compris les plus ordinaires, ne sont jamais des choses simples. Ils se trouvent toujours pris dans un enchevêtrement d’intérêts individuels et d’enjeux collectifs, au cœur de conflits d’appropriations et d’entrecroisements de récits. Ce sont donc les objets comme faits sociaux complexes qui retiendront notre attention. L’objectif de ce séminaire sera double : par un ensemble d’études de cas, rendre compte des enjeux politiques et symboliques qui caractérisent les situations très diverses dans lesquelles sont impliqués les objets ; décrypter les grandes notions et concepts transversaux de ce champ de recherche en dressant un panorama de la littérature spécialisée en anthropologie, sociologie, archéologie et histoire. De la sorte, nous aborderons les principaux courants scientifiques et évolutions muséales et questionnerons les enjeux épistémologiques actuels du traitement des objets par les sciences sociales. Les thèmes de la mémoire, des patrimoines et des musées seront centraux pour notre propos. Le rapport aux objets a subi d’importantes mutations depuis quelques années, qu’il convient d’analyser sans perdre de vue leur ancrage dans une histoire longue. Nous nous intéresserons au statut social des objets, objets-personnes et choses, ce dernier terme englobant les entités non strictement matérielles mais composites ou non humaines.

 

 

 

 

The next session of the seminar “Objects and things: contemporary material, museums and heritage”, directed by Thierry Bonnot, Bernard Müller and Christelle Patin

will take place on :

 

Wednesday, February 27 from 14h to 16h

 

At the musée du Quai Branly, basement, room 3

 

 

Back to the new relational ethics mentioned in the “report on the restitution of African cultural heritage” (Felwine Sarr and Bénédicte Savoy)

 

This session moderated by Bernard Müller will return on the expectations of the relational ethics advocated by the authors in their report published in November 2018 and commissioned by the President of the French Republic following his famous speech in Ouagadougou.

In the controversy sparked by the publication of this report, the relational dimension to be re-founded – which is nevertheless the heart of the report – is systematically evacuated in favor of the museographic issues of conservation, by preventing to grasp the complexity of the issues that crystallizes the restitution of stolen artifact in Africa in colonial times.

Felwine Sarr points out, however, from the first pages of the report that “To openly speak of restitutions is to speak of justice, or a re-balancing, recognition, of restoration and reparation, but above all: it’s a way to open a pathway toward establishing new cultural relations based on a newly reflected upon ethical relation (p. 29 of the report http://restitutionreport2018.com/sarr_savoy_en.pdf ). Far from any logic of repentance or of spirit of revenge, the authors of this report see in the restitution of the object a gesture going in the direction of the construction of a common future.

Its implications go well beyond the materiality of the object. Thus, by the structural inventions that they imply, the stages of restitution thus come to generate a virtuous loop of political creativity ; in order to reinvent participative modes of presenting / circulating colonial collections, and in doing so, to overcome existing divisions.

The discussion will develop in the light of a very specific case, that of the impossible restitution of the thumbs of the Konkombas archers (present Togo and Ghana) amputated first by the German conqueror (1884-1914) then, according to several sources, by the French (1914-1939) to subdue their resistance.

2nd and 4th Wednesdays of the month from 2 pm to 4 pm (Quai Branly Museum, rue de l’Université 75007 Paris,

from October 10, 2018 to May 22, 2019

 

Objects, including the most ordinary, are never simple things. They are always caught in a tangle of individual interests and collective issues, at the heart of conflicts of appropriation and interwoven narratives. It is therefore the objects as complex social facts that will hold our attention. The aim of this seminar will be twofold: through a set of case studies, report on the political and symbolic issues that characterize the very diverse situations in which objects are involved; to decipher the main concepts and transversal concepts of this field of research by drawing a panorama of the specialized literature in anthropology, sociology, archeology and history. In this way, we will discuss the main scientific trends and museum evolutions and question the current epistemological issues of the treatment of objects by the social sciences. The themes of memory, heritage and museums will be central to our purpose. The relationship to objects has undergone significant changes in recent years, which should be analyzed without losing sight of their roots in a long history. We will be interested in the social status of objects, person-objects and things, the latter term encompassing entities that are not strictly material but composite or non-human.

Education: Formation Patrimoine culturel immatériel, Musée de Salagon, Mane

Stage de formation au patrimoine culturel immatériel

Du 8 au 12 juillet 2019

« Histoires de fruits : patrimoine culturel immatériel et valorisation de produits agricoles locaux »

Stage organisé par l’Ethnopôle de Salagon à Mane (Musée départemental des Alpes-de-Haute-Provence) en partenariat avec le Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique (Direction Générale des Patrimoines, Ministère de la Culture) et l’IDEMEC (UMR 7307 CNRS) et Aix-Marseille-Université.

Contexte :

Le Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique (Ministère de la Culture) renforce la formation au Patrimoine culturel immatériel sur les territoires en s’appuyant depuis 2017 sur le réseau des Ethnopôles et leurs universités associées.

Le Musée de Salagon (Ethnopôle) et l’IDEMEC UMR 7307 CNRS-AMU sont partenaires pour organiser une session de formation qui s’adressera aux étudiants de niveau Licence, Master et Doctorat, ou à d’autres personnes intéressées par le patrimoine culturel immatériel, l’ethnologie régionale et l’ethnobotanique (12 à 15 inscrits attendus).

Contenu :

La formation souhaite appréhender la notion de patrimoine culturel immatériel et les possibilités de professionnalisation associées. A cette fin, elle apportera aussi bien des connaissances générales que pratiques : savoirs institutionnels, scientifiques et appliqués concernant le patrimoine culturel immatériel.

Depuis plusieurs années le Musée de Salagon a développé un travail d’envergure concernant l’ethnobotanique, mais il a vocation aussi à aborder, de manière plus large, toutes les questions liées aux transformations de la ruralité contemporaine. Ainsi, la formation proposée sera orientée vers les relations entre patrimoine culturel immatériel et valorisation patrimoniale de certains produits agricoles locaux. On se demandera, dans un contexte marqué par des interrogations de plus en plus vives sur l’environnement et la qualité de vie, ce que signifie aujourd’hui la reconnaissance de produits locaux pensés comme « produits du terroir » ou « produits naturels ». Sur quels savoir-faire s’appuie la patrimonialisation de tels produits ? En quoi peut-elle participer au développement des territoires ruraux ? Certains produits se prêtent-ils plus que d’autre aux processus de patrimonialisation ? Et que nous apprennent les goûts et les sensibilités actuelles pour le « manger local » et les « circuits courts » sur la société contemporaine ?

La formation s’intéressera à différents exemples de patrimonialisation des produits locaux (savoir-faire du goût, cerises, citron, olives, vin…) et comprendra trois volets : 1/ éléments généraux relatifs à la politique du patrimoine culturel immatériel en France, 2/ éléments spécifiques concernant l’intérêt du patrimoine culturel immatériel pour l’ethnologie régionale, 3/ travail de terrain permettant d’appréhender l’utilité concrète du patrimoine culturel immatériel pour une institution territoriale.

Candidature/Inscription :

Pour participer à la formation, il est obligatoire d’envoyer sa candidature (CV + lettre de motivation) aux deux adresses mails suivantes :

Isabelle Laban-Dal Canto, directrice du musée de Salagon : isabelle.laban-dal-canto@le04.fr

Antonin Chabert, responsable de l’unité scientifique du musée de Salagon : antonin.chabert@le04.fr

Les candidatures sont à envoyer d’ici le lundi 15 avril.  Une sélection sera ensuite réalisée.

Aspects pratiques :

Le stage débute le lundi 8 juillet à 14h, à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, à Aix-en-Provence et se déroule ensuite au musée de Salagon.

Les repas de midi, du 9 au 12 juillet, sont pris en charge par le musée. La participation au stage est défrayée uniquement pour les transports en commun (train et car) sur le territoire national. L’hébergement, pour les nuits du 9, 10 et 11 juillet, est également assuré par le musée (les participants sont logés dans un gîte).

Renseignements : Antonin Chabert, musée de Salagon : 04 92 75 72 91.

 

Programme prévisionnel :

 

  Matin 9h-12h Après-midi 14h-18h
Lundi 8 juillet

MMSH

Aix-en-Provence

 

 

Accueil à la MMSH, par Benoît Fliche (IDEMEC, CNRS-AMU) et Isabelle Laban Dal Canto (Musée de Salagon)

 

Introduction au stage et présentation générale des méthodes d’inventaire du patrimoine culturel immatériel, par Laurent Sébastien Fournier (IDEMEC, CNRS-AMU)

 

Actualité de la politique française en matière de patrimoine culturel immatériel, par Isabelle Chave (DPRPS, Ministère de la Culture)

 

Mardi 9 juillet

Musée de Salagon

Mane

 

Accueil à Salagon, visite du musée et des jardins, par Isabelle Laban Dal Canto, François Tessari, Antonin Chabert (Musée de Salagon)

Conférence :

Une anthropologie des vins « nature ». La réhabilitation du sensible (titre provisoire)par Christelle Pineau (EHESS Paris).

 

Conférence :

Produits du terroir et savoir-faire du goût,

par Catherine Virassamy (architecte, spécialiste du patrimoine culturel, Association « Greenandcraft, le  comptoir des savoir-faire »)

Mercredi 10 juillet

Musée de Salagon

Mane

Conférence :

 Mirhajan Hab Al Moulouk, le festival des cerises – l’amour des Rois – de Sefrou (Maroc), par  Anne- Laure Briand (IDEMEC)

 

Conférence :

 Sensibilisation aux techniques audiovisuelles dans la documentation du Patrimoine culturel immatériel, par Eric Pons (IDEMEC)

 

Travaux pratiques : Présentation d’une enquête en cours sur la fête du citron à Menton, par Antonin Chabert et Laurent Sébastien Fournier.

 

Exemple de réalisation d’une fiche-type d’inventaire – travail participatif

 

Jeudi 11 juillet

Musée de Salagon

Mane

Conférence :

La réhabilitation des variétés fruitières dans le Parc naturel régional du Verdon, par Pauline Mayer (ethnologue) et Marc Doussière (Parc naturel régional du Verdon)

 

Travaux pratiques sur la fiche-type consacrée à la patrimonialisation du citron

 

 

Vendredi 12 juillet

Musée de Salagon

Mane

 

Suite des travaux pratiques, participation à la rédaction de fiches d’inventaire du patrimoine culturel immatériel.

 

Exposés des groupes et discussion générale

 

17h : Départ de Salagon

 

CFP: “Innovations dans le patrimoine ici et ailleurs”, Angers, 22-23 mars 2019

Colloque sino-européen “Innovations dans le patrimoine ici et ailleurs”

21 et 22 mars prochains

Université d’Angers (UFR ESTHUA Tourisme & Culture).

Au vu des questionnements qui ont pu surgir, nous nous permettons de vous le faire parvenir à nouveau en précisant quelques points : d’une part, les terrains de recherche de ce colloque ne sont pas circonscrits à la Chine et à l’Europe ; d’autre part, dans les propositions, les titres et les mots-clés en chinois ne concernent que les collègues en provenance de Chine. La date limite d’envoi des propositions de communication est différée au 3 mars prochain.

Les organisateurs

Appel à communication

Colloque sino-européen 2019

21 et 22 mars

Université d’Angers (UFR ESTHUA Tourisme & Culture)

Innovations dans le patrimoine ici et ailleurs : enjeux, acteurs, et processus

Le « patrimoine » est une réalité qui sert à désigner une certaine idée de la mémoire, ainsi que des pratiques construites pour la valoriser. Le mot traduit alors de manière singulière une représentation contemporaine du passé qui s’incarne dans des objets, des valeurs, des normes, des discours et des actions. En contexte européen, et surtout français, la mémoire nationale a longtemps été associée au monument historique, trace matérielle ancrée au sol, marqueur spatial du passé dont la valeur se traduirait par des procédures de conservation et transmission. Mais cette vision ne vaut pas forcément pour toutes les situations du Monde et le « patrimoine » lui-même peut être qualifié par des termes différents montrant la pluralité des réalités associées à la mémoire. En Chine par exemple, la notion de patrimoine est prise en charge par différents vocables, et un même terme peut contenir des significations différenciées selon les moments (Zhang, 2017). Dans le même temps, la fabrique du patrimoine peut aussi puiser dans des normes mondialisées, y compris en les recomposant localement.

Si l’on suit l’Unesco, institution de portée mondiale, le « patrimoine » prend le nom d’heritage et renvoie à « l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir » (http://whc.unesco.org/fr/apropos). Depuis quelques décennies, et les nouvelles catégories de l’Unesco sont là pour en rendre compte (« patrimoine immatériel » par exemple), nous pouvons observer une extension du domaine de la mémoire qui intègre des réalités toujours plus récentes, si bien que certains parlent même d’« inflation patrimoniale » (Heinich, 2009). Cet élargissement récent du champ patrimonial qui semble se déployer dans un temps toujours plus court (Lazzarotti, Violier, 2007), invite à interroger le problème de la dimension temporelle qui structure les processus de patrimonialisation. En effet, nombreux sont les travaux qui montrent que le patrimoine n’est pas un objet en soi mais une construction sociale et culturelle qui couple le temps et l’espace (Choay, 1992 ; Veschambre, 2005 ; Di Méo, 2011 ; Morice, Saupin, Vivier, 2015). Ce processus peut être lu comme une « opération intellectuelle, mentale et sociale qui implique des tris, des choix donc des oublis » (Lazzarotti, 2003). Désormais pourtant, la patrimonialisation ne se saisit plus seulement d’objets (au sens général du terme) existants chargés de représenter et « conserver » le passé, mais « la logique patrimoniale (…) ne cesse d’envisager comment les objets d’aujourd’hui pourront servir de signes aux générations futures » (Jeudy, 2008), en anticipant la mémoire. Cet élargissement temporel de la chaîne patrimoniale s’articule à une extension typologique du patrimoine. Cette dernière intègre le « petit patrimoine » ancré localement et répondant à la construction d’identités territoriales, aussi bien que certains savoir-faire tendant à disparaître mais réactivés par des formes de valorisation au sein desquelles le tourisme peut parfois tenir une place décisive. Cette « invention d’une tradition » active d’ailleurs régulièrement des techniques et des objets empruntés à la dernière modernité et la « révolution numérique », les nouvelles technologies, sont régulièrement mobilisées à cette fin.

Différents axes peuvent émerger à partir de ces constats :

– Le monument, en tant que réalité matérielle rappelant le souvenir, peut être conçu comme un objet universel dans la mesure où toute société produit des objets capables d’assurer une fonction mémorielle, en incarnant et suscitant la mémoire. Mais le monument « historique » peut-il avoir valeur d’universalité, y compris à travers son éventuelle mondialisation ? Nous serions en fait passés d’une mémoire monumentale à une mémoire patrimoniale (Lazzarotti, 2012). Mais nous assisterions aussi à une extension apparemment sans limite du patrimoine. « Patrimoine » est-il devenu un terme inadapté à la production contemporaine de mémoire ? Dans quelle mesure peut-on parler de « nouveaux patrimoines » et quelles en seraient les modalités d’émergence ? Qui sont les acteurs qui les fabriquent ? Quels sont les enjeux d’identité qui leur sont associés ?

– Si le temps du patrimoine est de plus en plus court, que devient la créativité mondiale, notamment en matière d’architecture, de musées ? En quoi la créativité contemporaine fait-elle émerger de nouvelles formes et conceptions patrimoniales ? Celles-ci participeraient-elles en retour à faire évoluer le concept même de patrimoine ?

– Les « nouveaux patrimoines » peuvent poser la question de l’ « authenticité ».  Comment le « vrai » et le « faux » interagissent-ils dans cette nouvelle fabrique de mémoire ? Dans quelle mesure innovation et authenticité fonctionnent-elles comme un couple ? La production de facsimilés ne remet-elle pas en question cette « authenticité » patrimoniale sacralisée par certains ? En quoi cette démarche participe-t-elle à produire de nouvelles manières de valoriser le patrimoine ?

– Quelle est la place du numérique dans cette mutation et innovation patrimoniales contemporaines ? Quelles en sont les formes mondiales ? Comment se diffusent les nouveaux modèles à travers la mondialisation ? En quoi les usages du numérique sont-ils différenciés selon les lieux du Monde ?

Les propositions de communication sont attendues dans un des 4 axes ou à la croisée de plusieurs questionnements. Ces propositions seront construites selon les critères suivants : sur une page (3000 signes environ) figureront la présentation de l’objet de recherche, les repères méthodologiques, le cadrage théorique, les principaux résultats, et les éléments bibliographiques.

Date limite de dépôt des propositions : 3 mars 2019 à l’adresse suivante colloquesinoeuropeen2019@univ-angers.fr 

Comité scientifique :

Sandra CAMUS – Marketing – Université d’Angers

Li CHENG – Management – Université du Sichuan;

Vincent COEFFE – Géographie – Université d’Angers

Philippe DUHAMEL – Géographie – Université d’Angers

Anne GAUGUE – Géographie- Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand

Olivier LAZZAROTTI – Géographie – Université de Picardie-Jules Verne

Lan LIN – Géographie – Université normale du Fujian

Jean-René MORICE – Géographie – Université d’Angers

Shiwei SHEN – Management du tourisme – Université de Ningbo;

Philippe TANCHOUX – Histoire du droit – Université d’Orléans

Philippe VIOLIER – Géographie – Université d’Angers

Hua WANG – Management – Université Jinan;

Bihu WU – Géographie – Université de Beijing

Chaozhi ZHANG – Management – Université de Sun Yat-Sen

Jie ZHANG – Géographie – Université de Nanjing

Jinhe ZHANG Jinhe – Géographie – Université de Nanjing.

 

Comité d’organisation :

Vincent COEFFE –  Philippe DUHAMEL – Jean-René MORICE

Inscription et paiement en ligne à l’adresse : http://fit.univ-angers.fr/colloque-scientifique/ à partir du 15 janvier 2019

Frais d’inscription : doctorants = 100 €, chercheurs/enseignants-chercheurs = 200€, repas de gala : 50€

CFP: colloque “Patrimoines et territoires”, IUT de Roanne, 7-8 novembre 2019

Le Centre Interdisciplinaire d’Études et de Recherches sur l’Expression Contemporaine (EA 3068) et l’UMR Environnement Ville Société – ISTHME de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne organisent, en collaboration avec l’IUT de Roanne et le Réseau de musées en Roannais, un colloque international interdisciplinaire « Patrimoines et territoires » à Roanne les 7 et 8 novembre 2019. Cette manifestation scientifique s’inscrit dans le cadre du projet « Patrimoines et territoires : mémoire du travail en Roannais » qui bénéficie du soutien financier de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’université Jean-Monnet.

Le présent appel s’adresse aux chercheurs de toutes disciplines et aux professionnels, bénévoles et élus de tous secteurs. Les communications peuvent être générales et conceptuelles, ou s’attacher à l’analyse d’actions concrètes liant patrimoine et territoire. Elles peuvent concerner toutes les formes de patrimoine (artistique, ethnologique, scientifique, technique, naturel, architectural, mobilier, immatériel, industriel, hospitalier, etc.) et la notion de territoire n’est pas géographiquement limitée. Globalement, tous les types de rapports entre patrimoine et territoire peuvent être abordés. À titre indicatif, trois axes de recherche seront privilégiés :
1. Mémoire et transmission dans les territoires
2. Patrimoine ressource
3. Archives patrimoniales

Veuillez trouver, joint, l’appel à communication : Appel à communication – Colloque Patrimoines et territoires

Les propositions sont à envoyer par courriel avant le jeudi 9 mai 2019 à anne.celine.callens@univ-st-etienne.fr et jacques.poisat@univ-st-etienne.fr

Network of Researchers on Heritagisations
Réseau des chercheurs sur les patrimonialisations
res.patrimoni@gmail.com
respatrimoni.wordpress.com
http://groups.google.fr/group/respatrimoni

Publication: In Situ : Revue des Patrimoines. Architecture et patrimoine des frontières. Entre identités nationales et héritage partagé

Architecture et patrimoine des frontières. Entre identités nationales et héritage partagé

CFP: Appel à communications : colloque “Thermalisme et patrimoines dans les zones de montagne en Europe du XVIIIe au XXIe siècle” (FEDER TCV-PYR), Pau, 13-14 juin 2019

Le colloque “Thermalisme et patrimoines dans les zones de montage en Europe du XVIIIe au XXIe siècle”, prévu à Pau (université de Pau et des Pays de l’Adour) les jeudi 13 et vendredi 14 juin 2019 et organisé dans le cadre du programme de recherche FEDER TCV-PYR par les universités de Pau et des Pays de l’Adour, de Toulouse Jean-Jaurès et de Perpignan Via Domitia, s’intéresse au patrimoine thermal et de villégiature de montagne en Europe du XVIIIe siècle à nos jours.

L’appel à communications propose d’étudier les liens entre le développement du thermalisme et l’essor de patrimoines spécifiques qui lui sont liés du XVIIIe siècle à nos jours, à l’échelle des montagnes européennes autour de quatre axes
spécifiques :

1. Le patrimoine bâti

2. Le patrimoine culturel immatériel

3. L’impact de la villégiature thermale sur l’aménagement des montagnes et la transformation des paysages

4. Valoriser le patrimoine thermal

Modalités de candidature :

Le texte de l’appel est en pièce jointe.

Langues du colloque : français, anglais, espagnol.

Date-limite de remise des propositions : 8 avril 2019

Contact :

Secrétariat du colloque : item@univ-pau.fr

Project: Fondation des Sciences du Patrimoine : lancement du 9e appel à projets (2019)

La Fondation des Sciences du patrimoine (FSP) lance son neuvième appel à projets, qui a pour objectif de susciter des collaborations entre des institutions et des équipes de recherche aux savoir-faire complémentaires, dans la perspective de développer les trois axes scientifiques suivants :

  • les patrimoines matériels comme objets de savoirs fondamentaux interdisciplinaires ;
  • les patrimoines matériels comme objets de patrimonialisation par la conservation et la restauration ;
  • les patrimoines matériels comme objets de transmission.

Date de clôture de l’appel : vendredi 26 avril 2019 à 12 h précises

Informations et documents à télécharger : http://www.sciences-patrimoine.org/recherche/appel-a-projets/appel-a-projets-2019/

Chaque dossier déposé doit associer au moins deux membres de la FSP.

En 2018, la FSP a accueilli deux nouveaux membres :

– l’Ecole du Louvre : http://www.ecoledulouvre.fr/

– le CICRP de Marseille : http://cicrp.info/