Tag Archives: Geography

La Revue de Géographie alpine / Journal of Alpine Research est une revue internationale et pluridisciplinaire, elle publie des articles scientifiques inédits concernant les problématiques territoriales et environnementales sur l’Arc alpin et les montagnes d’Europe ; les autres montagnes du monde peuvent prendre place dans des dossiers thématiques à orientation comparative.
La revue publie simultanément les articles en français et en anglais.
Les archives de 1913 à 2006 sont accessibles gratuitement sur le site Persee.fr.
La revue est référencée sur ISI – Web of Knowledge.

Nouveaux patrimoines : objets, acteurs et controverses

New heritage: objects, actors and controversy

Simultanément ressource économique, outil politique ou symbole identitaire, le patrimoine cristallise des enjeux croissants dans les régions de montagne comme ailleurs. Ces vingt dernières années, les objets susceptibles d’être patrimonialisés se sont considérablement élargis : le patrimoine géologique, le patrimoine immatériel, comme des langues vernaculaires ou des fêtes ou encore le patrimoine industriel se sont ajoutés au patrimoine architectural et aux monuments. Ce numéro interroge les modes de désignation de ces nouveaux objets. En abordant des objets très différents, il apporte un éclairage sur les acteurs à l’œuvre dans la patrimonialisation et les controverses que celle-ci ne manque pas de soulever. Ainsi, ce numéro tente de répondre à des questions telles que : quelle est la légitimité de certains acteurs à désigner du patrimoine ? Comment le patrimoine participe-t-il des identités locales et régionales ? Quel est le rôle du tourisme dans la patrimonialisation ?

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CFP: The cultures of displacement, Nimes, 2012

CFP on “the cultures of displacement” for a conference which will take place in Nīmes (France) in june 2012.

The deadline for paper submissions is June 15th 2011.

http://recherche.univ-montp3.fr/artdev/colloque14

Publication: Ressources, patrimoines, territoires et développement durable

PETER LANG – Éditions Scientifiques Internationales

Nous avons le plaisir de vous présenter une nouvelle publication de

Muriel Maillefert / Olivier Petit / Sandrine Rousseau (dir.)

RESSOURCES, PATRIMOINE, TERRITOIRES ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2010. 281 p., nombr. ill. et tabl.
EcoPolis. Vol. 10
Directeur de collection : Marc Mormont

ISBN 978-90-5201-648-1 br.
sFr. 52.00 / EUR* 35.80 / EUR** 36.90 / EUR 33.50 / £ 30.20 / US-$ 51.95
* comprend la TVA – uniquement valable pour l’Allemagne  /  ** comprend la TVA – uniquement valable pour l’Autriche  /  EUR ne comprend pas la TVA

Cet ouvrage fait suite au colloque international ” La problématique du développement durable vingt ans après : nouvelles lectures théoriques, innovations méthodologiques, et domaines d’extension ” (Université Lille 1, novembre 2008). Les contributions réunies ici s’attachent à porter un nouveau regard sur les dynamiques territoriales associées aux politiques de développement durable en mettant l’accent sur les liens qui unissent ressources, patrimoine et territoires. Dans un premier temps, les auteurs reviennent sur un certain nombre d’approches méthodologiques (participation et villes durables, démarches d’écologie industrielle) mais aussi théoriques du développement durable territorialisé. Plusieurs enjeux importants au sein des espaces urbains et péri-urbains, en France et à l’étranger (Suisse, Brésil), pour la mise en oeuvre d’un développement durable territorialisé (étalement urbain et aménagement, transport, qualité de l’air, drainage) sont ensuite analysés. Enfin différentes approches théoriques et analytiques (économie du patrimoine, approche constructiviste des ressources territoriales, espaces fonctionnels, approche régulationniste) sont mobilisées pour interroger la place et le rôle des dynamiques patrimoniales et des ressources naturelles et territoriales dans la construction d’un développement durable des territoires.


Contenu:

Bertrand Zuindeau : Préface – Muriel Maillefert/Olivier Petit/Sandrine Rousseau : Ressources, patrimoine, territoires et développement durable. Quelques éléments d’introduction – Julie Gobert : La compensation territoriale. Un instrument de régulation locale au profit du développement durable ? – Muriel Maillefert/Paul Schalchli : Prérequis pour la construction d’une méthodologie pour l’implantation d’une démarche d’écologie industrielle à l’échelle d’un espace territorial – Leïla Kebir : Pour une approche institutionnelle et territoriale des ressources – Jo Van Assche/Thomas Block/Herwig Reynaert : Une méthode participative pour mesurer la durabilité urbaine. Le cas du moniteur des villes flamandes – José Serrano/Corinne Larrue : Le développement durable dans les espaces périphériques urbains. Analyse à partir du cas de l’agglomération tourangelle – Sylvie Bidaux : Développement durable et archétypes de l’automobilité dans les discours institutionnels. Aix-en-Provence et Lausanne – Carole Waldvogel/Sandrine Glatron : L’information sur la qualité de l’air. Un instrument au défi de la pluralité des logiques de mobilité urbaine – Fabiano Rocha Diniz : Drainage et gestion du développement durable. Des enjeux en milieu urbain au Brésil – Iratxe Calvo-Mendieta/Olivier Petit/Franck-Dominique Vivien : Le patrimoine commun : une autre manière d’analyser la gestion collective des ressources naturelles. Le cas de la gestion de l’eau en France – Stéphane Nahrath/Frédéric Varone/Jean-David Gerber : Les espaces fonctionnels de la durabilité. Vers une reconfiguration des politiques sectorielles, des territoires institutionnels et des droits de propriété ? – Véronique Peyrache-Gadeau : Renouvellement des ressources et diversité des durabilités territoriales – Jean-Pierre Boinon/Sylvie Gomez/Bernard Roux : La prise en compte du développement durable dans la politique agricole française. Analyse historique et institutionnelle.

Muriel Maillefert est économiste, maître de conférences à l’Université de Lille 3 et membre du CLERSE (UMR 8019 CNRS-Université Lille 1), où elle réalise ses recherches au sein de l’axe Territoires, environnement, développement durable (TEDD). Ses travaux portent sur l’analyse de l’action collective et des institutions appliquées notamment à la question du développement territorial durable.

Olivier Petit est économiste, maître de conférences à l’Université d’Artois et membre du CLERSE (UMR 8019, CNRS-Université Lille 1). Il est par ailleurs membre du GDR 2524 ” rés-eau-ville ” du CNRS. Ses recherches portent sur les politiques de développement durable, essentiellement appliquées à la gestion des ressources en eau. Il mène également des recherches sur les processus d’action collective, les risques environnementaux et sur les phénomènes de patrimonialisation.

Sandrine Rousseau est économiste, maître de conférences à l’Université Lille 1 et membre du CLERSE (UMR 8019 CNRS). Ses recherches portent sur l’économie de l’environnement et, dans le cadre de la théorie de la régulation, sur la place et le rôle de l’environnement dans les différents modes de développement. Elle s’interroge notamment sur le concept de responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) pour tenter d’en comprendre le potentiel régulatoire.

Vous pouvez commander ce livre online en cliquant sur le lien ci-après ou envoyer votre commande à :

PETER LANG SA
Éditions Scientifiques Internationales
Moosstrasse 1
Case postale 350
CH-2542 Pieterlen
Suisse

Tél +41 (0)32 376 17 17
Fax +41 (0)32 376 17 27

e-mail :
mailto:info@peterlang.com

HDR Université de Savoie, laboratoire EDYTEM

Le 9 décembre 2010, soutenance d’HDR à l’université de Savoie-laboratoire EDYTEM

Christophe Gauchon
Tourisme et patrimoines : un creuset pour les territoires ?

Résumé
Sur la base des recherches menées dans les territoires de montagne et dans les milieux karstiques, dans les Alpes du Nord, en Slovénie, au Liban et en Ardèche, le mémoire présenté pour l’HDR interroge la notion de territoire, classique en géographie, à travers une grille d’interprétation qui croise tourisme et patrimoine.
Les questions posées concernent :
La notion de ressource patrimoniale et touristique, le tri sur lequel cette notion est fondée pour déboucher sur sa valorisation actuelle.
Le marquage de l’espace, c’est-à-dire son appropriation à travers les toponymes, les monuments et les paysages mémoriels.
L’universalisme ou au contraire le particularisme qui définit la ressource patrimoniale, c’est-à-dire la signification donnée au patrimoine.
Cette approche de la ressource croise en permanence la dimension temporelle : les patrimoines qui sont définis comme des héritages sont en permanence recréés et arbitrés, de telle sorte qu’au final, c’est la durabilité et la vulnérabilité de la ressource qui sont les vrais enjeux de ce questionnement.

Mots-clé: Tourisme, patrimoine, territoires, toponymie, monuments, paysages mémoriels, karsts, montagne, ressource touristique.

Campus de Technolac, Pôle montagne, amphi 30 à 14 heures

Seminar: Art rupestre, regards de géographes, Le Bourget du Lac, 18 nov 2010

Jeudi 18 novembre 2010 de 14 h 00 à 16 h 00
Entrée libre

– Art rupestre, paysages et territoires : mise en perspective. Exemple de la Terre d’Arnhem (Australie)
Par Jean-Jacques Delannoy, Professeur, EDYTEM

– Enjeux de préservation et de développement touristique autour des sites d’art rupestre : enseignements à partir du site Unesco uKhahlamba-Drakensberg (Afrique du Sud)
Par Mélanie Duval-Massaloux, Chargé de Recherche CNRS, EDYTEM

Amphi du Pole Montagne
Laboratoire EDYTEM-CNRS UMR 5204
Université de Savoie – CISM
F 73376 – Le Bourget-du-Lac cedex

CFP: Patrimonialiser la nature

Colloque international

PATRIMONIALISER LA NATURE :
VALEURS ET PROCESSUS
07-08-09 Septembre 2011

Université de Pau et des Pays de l’Adour
Laboratoire SET UMR CNRS 5603

L’objectif de ce colloque ouvert aux chercheurs issus des différentes disciplines des sciences sociales et humaines est d’explorer le processus de patrimonialisation de la nature dans sa composante géographique.
La patrimonialisation, mouvement sociétal de grande ampleur tout au long du XXe siècle, peut se définir comme des procédures d’appropriation développées par plusieurs intervenants ou groupes sociaux qui mettent en exergue des valeurs (mémoire, esthétique, singularité…) permettant à des objets d’acquérir la qualité de patrimoine. Ces biens communs à transmettre aux générations futures, prémices humanisés du développement durable, ont connu une expansion sans précédent pour reprendre une expression de Françoise Choay. Ainsi, le processus d’appropriation patrimoniale a porté sur des objets appartenant à des périodes historiques de plus en plus récentes jusqu’à estomper la limite entre élément du passé et élément du présent. L’appropriation s’est aussi intéressée à des éléments de plus en plus variés, passant d’un souci de transmission de multiples biens matériels à des biens immatériels tout aussi variés. De nombreuses épithètes sont donc venues s’adjoindre au mot patrimoine : patrimoine naturel, bâti, vernaculaire, paysager, culturel, etc.

Ces deux dimensions de l’appropriation patrimoniale ont eu des conséquences directes sur l’espace : on a assisté à une expansion spatiale des étendues patrimonialisées qui a bousculé les logiques de représentations et de gestion. Si cette dernière dimension a été particulièrement travaillée (conservation, protection, mise en valeur, ressource territoriale…), la compréhension des représentations et des valeurs qui sous-tendent le processus de patrimonialisation reste davantage à explorer, notamment en ce qui concerne les objets dits « naturels ». Les patrimoines naturels ont souvent été considérés comme des “cathédrales” de la nature, limités spatialement et à ce titre, envisagés et traités comme de quasi-monuments. Peut-on aujourd’hui se contenter de « coller » aux critères des objets mobiliers et des monuments bâtis pour construire les valeurs patrimoniales de la nature ?

En effet, le patrimoine naturel s’est lui aussi considérablement étendu et on le retrouve étroitement relié voire imbriqué aux notions d’écosystème, d’environnement de développement durable, etc. On l’associe même à des activités socio-économiques traditionnelles (pastoralisme par exemple). Le patrimoine naturel est ainsi sorti de la dimension « wilderness » rendant de plus en plus floue la limite entre nature et culture pour englober des objets de plus en plus divers, de la réserve intégrale à la nature en ville en passant par le parc naturel régional. Cette évolution repose-t-elle sur un changement de sens et l’émergence de nouvelles valeurs ?

D’autant que le processus ne se cantonne pas à la protection officielle. Il existe des voies différentes où l’on observe des phénomènes émergents et spontanés portés par des individus, des collectifs (mouvements associatifs par exemple) dont il serait intéressant d’analyser les discours, les images, les archétypes, voire les contradictions. De quels lieux et de quels objets se saisissent-ils ? Et à quelles échelles spatiales ? Comment ce mouvement de société s’articule-t-il avec les mondes scientifique, institutionnel, politique et économique : le patrimoine naturel, par effet de médiation, ne sert-il pas d’écran sémantique à des discours et des valeurs forts différents ?

Les communications attendues issues des différentes disciplines des Sciences Humaines et Sociales porteront donc sur le processus de patrimonialisation d’espaces naturels, son contexte d’émergence, ses enjeux et les valeurs qui le sous-tendent. Les thématiques suivantes pourront par exemple être développées :

  • L’appropriation patrimoniale : images, imaginaire, représentations
  • Les définitions du patrimoine naturel : discours, critères, confrontation des regards
  • L’extension patrimoniale : lieux, espaces, échelles

COMITÉ D’ORGANISATION

  • Christine Bouisset, maître de conférences, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA
  • Isabelle Degrémont, maître de conférences, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA
  • Jean-Yves Puyo, professeur des universités, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Paul Arnould, professeur de géographie, Ecole Normale Supérieure de Lyon
  • Vincent Berdoulay, professeur de géographie, université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Paulo Da Costa Gomes, professeur de géographie, université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil
  • Jean Davallon, professeur de sciences de l’information et de la communication, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
  • Nicholas Entrikin, professeur de géographie, université de Californie, Los Angeles (UCLA), Etats-Unis
  • Bernard Kalaora, Professeur émérite de sociologie, université de Picardie Jules Verne
  • Eduardo Martínez de Pisón, professeur émérite de géographie, université Autonome de Madrid, Espagne
  • Guy Mercier, professeur de géographie, université Laval, Québec
  • Hélène Saule-Sorbé, professeur d’arts plastiques, université de Bordeaux 3
  • Marcella Schmidt di Friedberg, professeur de Géographie, université de Milan Bicocca, Italie
  • Angelo Turco, professeur de géographie, université de l’Aquila, Italie

INFORMATIONS PRATIQUES

– Propositions de communication :
Titre ; 5 mots clés ; résumé de 2500 à 3000 signes ; fonctions et adresse précise de l’auteur.
à envoyer à : colloque-patrimonialisation@univ-pau.fr

Date limite des propositions de communication : 15 janvier 2011
Les auteurs dont les communications auront été retenues par le comité scientifique recevront une notification d’acceptation au plus tard le 1er mars 2011.
Les communications retenues par le comité scientifique à l’issue du colloque seront rassemblées dans une publication. Les textes définitifs seront attendus pour le 30 octobre 2011

– Lieu du colloque : université de Pau et des Pays de l’Adour, amphithéâtre de la présidence
Les informations pratiques concernant l’inscription au colloque, l’hébergement et le plan d’accès seront communiquées aux auteurs avec la notification d’acceptation à partir du 1er mars 2011.

– Programme définitif du colloque : 30 juin 2011

CONTACT

E-Mail : colloque-patrimonialisation@univ-pau.fr

Adresse postale : Laboratoire SET, Colloque « Patrimonialiser la nature », Bât.iment IRSAM, avenue du Doyen Poplawski, 64000 PAU – FRANCE
TEl : (33) 05.59.40.72.53
Fax : (33) 05.59.40.72.55

Conference : Mapping, Memory and the City, Liverpool

Mapping, Memory and the City

International Interdisciplinary Conference
Organised by the School of Architecture / Communication & Media
University of Liverpool

24 – 26 February 2010
School of Architecture
University of Liverpool

Speakers include:

– Iain Sinclair, writer and film-maker
– Paul Farley, Professor of Poetry, Lancaster University
– Robert C. Allen, Professor of American Studies, History & Communication Studies, University of North Carolina
– Mark Neumann, Professor of Communication & Cultural Studies, Northern Arizona University.

For programme details, abstracts, and registration form click here<http://www.liv.ac.uk/lsa/cityinfilm/mappingmemory>

Dr Les Roberts

Research Associate

School of Architecture

University of Liverpool

Leverhulme Building

Abercromby Square

Liverpool

L69 3BX

T: +44 (0)151 794 2631

F: +44 (0)151 794 2605

les.roberts@liverpool.ac.uk<mailto:les.roberts@liverpool.ac.uk>

http://www.liv.ac.uk/lsa/cityinfilm/

Source :  Anthropology-Matters Mailing List

Conference NIMES 2010 Cultural heritage and the quest for new territories: toward what developments?

Nous avons le plaisir de vous adresser le programme du colloque « Patrimoine culturel et désirs de territoires: vers quels développements ? » qui se tiendra à l’Université de Nîmes (France) du 24-27 février 2010.
N’oubliez pas de vous enregistrer.
Enfin, l’après-midi du mercredi 24, nous organisons aussi des séminaires disciplinaires en ethnologie et géographie culturelle. Venez nombreux !

Please find attached the program of the International conference “Cultural heritage and the quest for new territories: toward what developments?” at the University of Nîmes (South of France) February 24-27, 2010.
Don’t remember to register.
Last remark: on Wednesday 24 afternoon, there’s two disciplinary  meetings (ethnology and cultural geography): don’t miss them!
Hoping to see you soon

Patrimoine Nîmes 2010

Dominique Crozat
Professeur
FRE 3027 ART-Dev
Département de géographie
Université Paul Valéry Montpellier 3

Publication : Naissance d’une autre Catalogne par Claire Guiu

« La folklorisation est un processus suscitant débats et passions, prises de positions et condamnations. » Dans l’ensemble des régions rurales européennes, les groupes folkloriques, les fêtes « paysannes », les festivals de musique « traditionnelle » ou les marchés du « terroir » se multiplient. Ces manifestations sont associées à des territoires de référence qui constituent à la fois les supports d’identités revendiquées et les garants d’une authenticité proclamée. Comment appréhender l’effervescence contemporaine des activités folkloriques et patrimoniales ?
Le présent ouvrage propose une double approche géographique et ethnologique de ce processus à partir d’un travail de terrain en Catalogne méridionale. Zone rurale et frontalière, ce Sud catalan fut une entité mouvante, parfois revendiquée, aux marges instables, marquée par le fleuve de l’Èbre et la ville de Tortosa. Mais cet espace longtemps à l’écart de la construction identitaire catalane émerge depuis les années 1970 comme un nouveau territoire de projet et d’identification : les « Terres de l’Ebre ». Dans quelle mesure les politiques folkloristes en Espagne ont-elles façonné les représentations culturelles et territoriales de cet espace longtemps incertain ? Claire Guiu montre ici le rôle de l’«invention de traditions » dans la construction régionale.

Collection : CTHS Géographie n° 7
279 p. , 21,5 x 26 cm, ill.
978-2-7355-0698-9
Prix : 39 €

http://cths.fr/ed/edition.php?id=5133