Category Archives: Workshop

Workshop: 27-31 janvier- Art-musée et (dé)colonial-séminaire-expo-soirée film-performance

Journée d’étude

« L’art et le musée face à question (dé)coloniale »

organisée en collaboration avec les artistes, étudiants et enseignants du Campus Caraïbéen des Arts (CCA), école supérieure des arts de Martinique fondée par Aimé Césaire.

Cette journée se déroulera le 29 janvier 2020 à 9h30 à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH, boulevard Raspail, Paris), salle Forum, selon la convention de partenariat avec l’UMR « Passages ».

Elle sera l’occasion de trois événements

– La soirée d’ouverture « Film, performance, débat » sur le thème « Art et mémoire du racisme et de l’esclavage » au Columbia Global Center (4 rue de Chevreuse, Paris) : http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30623 (28 janvier 2020)

– La journée d’étude sur « Art, musée et (dé)colonial »: http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30546  (29 janvier 2020)

–  L’exposition des œuvres des étudiants et artistes du Campus Caraïbéen des Arts en rapport avec le thème de la journée d’étude : « Hallucinose. Tout commence ici »: http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30622 (FMSH du  27 au 31 janvier)

 

Christine Chivallon,

Directrice de recherche CNRS

UMR « Passages », CNRS-Université de Bordeaux,

Maison des Suds

12 Esplanade des Antilles,

33607 Pessac Cedex

christine.chivallon@cnrs.fr

http://www.passages.cnrs.fr/membres/nom/christine-chivallon/

http://www.lam.sciencespobordeaux.fr/fr/users/christine-chivallon

Worshop: Instantanés patrimoniaux – 21 janvier 2020 – Paris

Instantanés patrimoniaux
Report de la rencontre initialement prévue le 17 décembre 2019
La Fondation Maison des sciences de l’homme et le ministère de la Culture ont le plaisir de vous convier à la soirée de clôture du cycle Instantanés patrimoniaux.

Patrimoines spoliés de la guerre 1939-1945

En temps de guerre, les destructions, spoliations et transferts d’objets culturels accompagnent les massacres, les détentions et les déplacements humains ; à ces pertes dramatiques s’ajoute, dans les pays ravagés, l’atteinte portée à la mémoire historique et familiale.

Tel fut le cas de l’Europe durant la seconde guerre mondiale. Le régime nazi a détruit les traces de la pensée intellectuelle et artistique, considérées pour certaines comme les témoignages d’un « art dégénéré », et en a pillé tant d’autres (œuvres d’art, livres, archives…), transférées vers les institutions officielles et les commerces d’art en particulier. Le patrimoine des familles juives d’Europe fut ainsi systématiquement réquisitionné et pillé. Au terme de l’occupation, l’armée de libération soviétique procéda ensuite à l’évacuation de ces œuvres d’art, qui furent éparpillées sur un vaste territoire, bientôt scindé en blocs.

Au gré de vagues successives, leur récupération s’opère depuis plus de cinquante ans. Prenant ce contexte pour cadre, les spécialistes invités pour cette séance du 21 janvier, à la faveur de la publication récente de travaux de recherche et d’édition de sources, questionneront l’organisation de la spoliation du patrimoine artistique et écrit et les voies de la résistance à ce mouvement à l’échelle nationale. Ils évoqueront aussi les recherches conduites, au retour de la paix, pour localiser ces collections et ces ensembles déplacés, à l’instar des « fonds russes », et les démarches de restitution à leurs héritiers et ayants droit.

#InstantanésPatrimoniaux | En savoir +

Mardi 21 janvier 2020 à 18h
Forum de la FMSH
FMSH | 54, boulevard Raspail, Paris 6
Réservation
Rencontre autour des ouvrages :

  • B. Fonck, H. Servant, S. Coeuré (dir.), Les « fonds de Moscou ». Regards sur les archives rapatriées de Russie et les saisies de la  Seconde Guerre mondiale, Presses universitaires de Rennes, 2019
  • M. Poulain (dir.), Où sont les bibliothèques françaises spoliées par les nazis ?, Presses de l’enssib, 2019
  • R. Valland, Le front de l’art : Défense des collections françaises, 1939-1945, RMN, 2014

En présence de :

| Sophie Cœuré, professeure d’histoire contemporaine, université de Paris – Diderot, chercheuse au laboratoire ICT
| Martine Poulain, conservatrice générale des bibliothèques honoraire, HDR sociologie
| Isabelle Le Masne de Chermont, conservatrice générale des bibliothèques, cheffe du département des Collections à la Bibliothèque nationale de France
| Yann Potin, chargé d’études documentaires aux Archives nationales et maître de conférence associé en histoire du droit à l’université Paris-Nord / Institut de droit public, sciences politiques et sociales

Workshop: “Les écritures contemporaines de l’histoire”, Paris, 29 janvier 2020

Le Comité des Travaux historiques et scientifiques organise, le 29 janvier 2020, à l’Ecole nationale des chartes (65 rue de Richelieu, 75002 Paris), une journée d’étude sur la fabrique de l’histoire aujourd’hui, à travers ses nouveaux modes d’expression et de publics.

http://www.chartes.psl.eu/fr/actualite/ecritures-contemporaines-histoire-0

Entrée libre, mais inscription préalable indispensable auprès du CTHS : secretariat@cths.fr

programme : Journée 29 janvier V2_2020

Workshop: Art-musée et (dé)colonial-séminaire-expo-soirée film-performance

Au nom du groupe de recherche « Mondes Caraïbes et transatlantiques en mouvement », je suis heureuse de vous inviter à la prochaine journée d’étude sur « L’art et le musée face à question (dé)coloniale » organisée en collaboration

avec les artistes, étudiants et enseignants du Campus Caraïbéen des Arts, école supérieure des arts de Martinique fondée par Aimé Césaire.

Cette journée se déroulera le 11 décembre 2019 à 9h30 à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH, boulevard Raspail, Paris), salle Forum, selon la convention de partenariat avec l’UMR « Passages ». Elle sera l’occasion de trois
événements :

– La journée d’étude sur « Art, musée et (dé)colonial »:
http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30546

–  L’exposition des œuvres des étudiants et artistes du Campus Caraïbéen des Arts en rapport avec le thème de la journée d’étude : « Hallucinose. Tout commence ici »:
http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30622 (FMSH du 9 au 13 décembre)

– La soirée « Film, performance, débat » sur le thème « Art et mémoire du racisme et de l’esclavage » au Columbia Global Center (4 rue de Chevreuse, Paris), le 11 décembre :
http://www.fmsh.fr/fr/recherche/30623

Christine Chivallon,

Directrice de recherche CNRS

UMR « Passages », CNRS-Université de Bordeaux,

Maison des Suds

12 Esplanade des Antilles,

33607 Pessac Cedex

christine.chivallon@cnrs.fr

http://www.passages.cnrs.fr/spip.php?article98

http://www.lam.sciencespobordeaux.fr/fr/users/christine-chivallon

Workshop: “Le graffiti : un nouvel objet patrimonial?” 10 décembre UPEC

Le graffiti : un nouvel objet patrimonial ? 

Journée d’étude

Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC) 

Master Histoire et médias

Université Paris-Est Créteil

10 décembre 2019

 

Salle des thèses, 14h-18h

Campus Centre de Créteil, Métro Créteil-Université

14h : Introduction (Emmanuel Fureix professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Est Créteil, CRHEC)

Session 1 : Patrimonialisation et historiographie du graffiti

–       14h20 : Pompei’s graffitis : new approaches (Polly Lohmann, maîtresse de conférences Université de Heidelberg)

–       14h40 : Graffitis d’artistes à Rome, XVIe-XIXe siècles : un patrimoine occulté (Charlotte Guichard, directrice de recherche au CNRS)

–       15h : Discussion

Session 2 : Le graffiti entre disparition et patrimonialisation

–       15h20 : Une archive sensible : les graffitis du camp de Drancy (Caroline Piketty, conservatrice générale honoraire des Archives nationales)

–       15h40 : Graffitis et refoulement du passé : le cas de l’ancien Musée des colonies (Anne Monjaret, directrice de recherche au CNRS, IIAC- équipe Lahic (EHESS-CNRS)

–       16h : Les politiques culturelles du street art à Paris, patrimonialisations sélectives du graffiti (Julie Vaslin, docteure en science politique, Laboratoire Triangle)

–       16h20 : Discussion

Pause café

Session 3 : Enregistrer, conserver et « faire parler » les graffitis : techniques et enjeux

 

17h-17h45 : Table-ronde : avec Nicolas Melard (Conservateur du patrimoine,

Centre de recherche et de restauration des musées de France) et Camille Debras (maîtresse de conférences en sciences du langage, U. Paris-Nanterre), animée par Emmanuel Fureix

 

Workshop: Journée d’étude sur la loi du 3 janvier 1979 sur les archives, Paris, 3 décembre 2019

A l’occasion des 40 ans de la loi du 3 janvier 1979 sur les archives, une journée d’étude est organisée, le 3 décembre prochain, à l’auditorium de l’INHA/INP à Paris, avec le soutien du Comité d’histoire du ministère de la Culture.

Elle s’inscrit dans le cadre de la parution de l’ouvrage 1979, genèse d’une loi sur les archives, qui célèbre les quarante ans de cette loi. Rédigé sous la direction de Marie Cornu, Christine Nougaret, Yann Potin, Bruno Ricard et Noé Wagener, cet ouvrage est publié à La Documentation française. Conçu dans le cadre du programme de recherche “Mémoloi”, cet ouvrage fait suite à deux autres volumes consacrés à la loi de protection des monuments historiques du 31 décembre 1913 et publiés en 2013 et 2018. Le principe est identique dans cet ouvrage consacré à la loi de 1979 : retourner aux textes, à l’étude des archives, les analyser dans une démarche croisée faisant appel à un large spectre de connaissances et de méthodes. Historiens, juristes, politistes, conservateurs et archivistes mais aussi responsables des services en charge des archives ont contribué à ce volume. Dans cet ouvrage, il s’agit aussi de s’intéresser aux hommes, aux acteurs de cette histoire.

La journée d’étude qui accompagne la parution de cet ouvrage sera l’occasion de présenter ces travaux, de l’héritage endossé par la loi du 3 janvier 1979 jusqu’à sa mise en œuvre en questionnant le moment de sa genèse et du contexte dans lequel elle a été adoptée. La journée se clôturera par une table ronde sur les enjeux contemporains d’une loi sur les archives.

Programme détaillé et modalités d’inscription

https://memoloi.hypotheses.org/1575

Workshop: Cultural Heritage: On Sharing, Caring, and Accessing – Munich Nov. 21st 2019

Workshop: Cultural Heritage – On Sharing, Caring, and Accessing

Whereas the importance of cultural heritage in the history of humanity is unquestioned, the idea of what exactly constitutes ‘cultural heritage’ as well as notions of ownership, restitution and conservation are more complex: The (colonial) entanglements of material culture, the circulation of cultural goods, object trajectories and their concomitant categorizations and attributions of meaning and values have to be addressed. Thus, the understanding of cultural heritage is becoming increasingly broad and includes material and immaterial aspects and sometimes is bound to migration flows as well.

9.15 – 9.30  Welcome address and introduction – Antoinette Maget Dominicé and Kerstin Pinther

9.30 – 10.15 Vincent Negri Rethinking the right to access to cultural heritage: on the new relational ethics from the Sarr-Savoy Report

10.15 – 11.00  Thomas Laely Dealing with cultural heritage in museum collaborations between Europe and Africa. A response to current debates on ethnographic collections.

11.00 – 11.30             coffee break

11.30 – 12.15  Malick Ndiaye The Theodore Monod Museum and its public: for a new orientation

12.15 – 12.45 Discussion among the panelists

12.45 – 13.45             lunch

13.45 – 14.30 Mathilde Pavis and Andrea Wallace Intellectual Property and Digitisation in the Repatriation of African Cultural Heritage

14.30 – 15.15 Ronny Vollandt Heritage without Custodians: Challenges in preservation and accessibility of Jewish Manuscripts in the Near East

15.15 – 15.30             coffee break

15.30 – 17.30  Artist Talk: Amie Siegel, Discussant Andres Lepik

Participation is free but registration is mandatory (info@cas.lmu.de)

More information on https://www.cas.uni-muenchen.de/veranstaltungen/tagungen/ws_dominice_pinther/index.html

Workshop: Journées d’étude IIAC : “Globalisation : normes et tensions”, Paris, 28-29 novembre 2019 [session “Patrimoine – Expertise”, 29 novembre matin]

Les 28 et 29 novembre, l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (CNRS-EHESS) organise deux journées d’étude sur le thème “Globalisation : normes et tensions”, dont la session du vendredi 29 au matin porte sur la question de la patrimonialisation et du rôle des experts.

Paris, EHESS, 54 boulevard Raspail (salles du Conseil, R-1)

Le programme détaillé

Focus sur le vendredi 29 novembre matin

9 : 00 Accueil – café

9 : 30 PATRIMOINE – EXPERTISE

Modérateur │ Thomas Mouzard (ministère de la Culture)

Chiara Bortolotto (LAHIC – IIAC) │ L’Unesco et la décolonisation du patrimoine : de l’ « expertise » à la « facilitation », et retour

Claudie Voisenat (LAHIC – IIAC) │ L’expertise comme translation : patrimoine culturel immatériel et transport local des normes globales

Sylvie Sagnes (LAHIC – IIAC) │ En clair-obscur : expertise historienne et patrimoine mondial

Workshop: Titiller le protocole de Nagoya, Toulouse, 28-29 novembre 2019

Workshop : musées et connaissances traditionnelles

 

Titiller le protocole de Nagoya

 

Sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO 

 

28 et 29 novembre 2019

Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse

 

Événement proposé par

Museum national d’histoire naturelle, IRD, Museum de Toulouse, CNRS

La protection du patrimoine naturel et immatériel des peuples autochtones est un enjeu fort et un sujet sensible. La mise en œuvre du Protocole de Nagoya et les notions d’accès aux ressources et aux savoirs traditionnels associés ainsi que le partage des avantages découlant de leur utilisation intensifient ces questionnements. Elles tendent à renouveler la considération accordée au patrimoine naturel et culturel et à s’imposer comme référence incontournable aux praticiens et penseurs des collections et des patrimoines. Pour autant, la mise en œuvre du Protocole pose d’importants problèmes d’interprétation pour les industriels, académiques, institutions et tout particulièrement pour les musées.

Que recouvre et induit ce concept de “contractualisation” pour une communauté, des chercheurs, un musée, et quelles en sont les implications pour ces mêmes acteurs ? Dans quelle mesure peut-on contractualiser par anticipation ou extrapolation, des valeurs potentielles détenues et préservées ? Que contractualiser : une potentialité de recherche, des enjeux scientifiques et méthodologiques non encore développés s’ouvrant alors sur l’inconnaissance. Comment rendre compte de la longueur des procédures allant de la ressource biologique et des savoirs locaux associés, à la bioprospection, en passant par la mise en collections, les techniques de la recherche scientifique, l’isolation d’une molécule avec son principe actif, ou aux démarches de demande de brevet… ?

            Le Protocole de Nagoya encourage à interroger le cadre éthique et déontologique qui sous-tend nos pratiques professionnelles, mais également les relations entre utilisateurs et fournisseurs de ressources génétiques et d’informations. Sur chacune de ces grandes questions, nous invitons un chercheur ou expert et un acteur du monde muséal, et/ou un représentant d’une communauté ou d’un groupement d’intérêt pour aborder le sujet sous un axe pluriel tant dans sa dimension théorique que dans les questionnements de la mise en oeuvre du Protocole.

 

Comité d’organisation

anne.nivart@mnhn.fr

catherine.aubertin@ird.fr

isabel.nottaris@toulouse-metropole.fr

 

Inscription obligatoire sur

https://www.weezevent.com/workshop-titiller-le-protocole-de-nagoya-2

 

 

 

 

jeudi 28 novembre 2019

9h Accueil

 

  1. Titiller Nagoya : Cadrage

9H30 Pourquoi ce séminaire dans un muséum ?  Anne Nivart, MNHN

Ce que bouleverse le protocole de Nagoya pour un musée.

 

10h Comment est-on arrivé au protocole de Nagoya ? Catherine Aubertin, IRD

Le protocole de Nagoya devait remédier à l’invisibilité de l’apport des populations autochtones et locales dans la recherche sur la biodiversité. A t il atteint son but ? Il convient de revenir sur les postulats qui ont conduit à sa rédaction pour mieux en comprendre les limites et les opportunités.

10h30 Petite histoire de la biopiraterie : de la colonisation à demain  Loïc Peyen, Université Toulouse 1 Capitole

La biopiraterie est largement décriée aujourd’hui. Présentée comme une pratique d’un autre temps, elle serait une nouvelle forme de colonisation. L’affirmation est partiellement vraie. Mais la réalité est plus complexe, et les enjeux du phénomène doivent être bien compris.

 

11h Pause café

 

  1. Vous avez dit Autochtonie ?

 

11H30 Les droits des peuples autochtones, un antidote à l’insécurité juridique autour de la conservation de la biodiversité ? Nadia Belaidi, CNRS

La catégorie « autochtone », telle qu’issue des négociations internationales, ne garantit-elle pas la sécurité des Etats avant celle des populations ? N’y aurait-il pas dans la notion d’autochtonie, un puissant révélateur des enjeux de la biodiversité ?

 

12h « Circulez, il n’y RIEN à voir ! » De la suppression des sujets pour promouvoir leurs véritables droits   Philippe Karpe, CIRAD 

A partir d’un cas de biopiraterie, on montre que la protection des droits des peuples autochtones exige une reconsidération profonde de l’identité du Juriste et du Droit et, consécutivement, la suppression de toute référence au concept d’autochtone (et donc des droits qui y sont rattachés), seule véritable décolonisation (son expression et son moteur) de ce concept.

 

12h30 Discussion

 

13h Déjeuner libre

 

 

 

 

III. Savoirs  et perspectives locales

14h30 Savoirs traditionnels, des concepts aussi flous dans les communautés que dans les textes. Guillaume Odonne, Damien Davy, LEEISA-CNRS

Dans les communautés amazoniennes, les savoirs liés à la nature ont des périmètres géographiques et culturels très variés, entre savoirs individuels, savoirs collectifs et locaux, et savoirs pan-amazoniens. Les enjeux autour de la définition de ces périmètres rendent complexe l’attribution de la propriété à un groupe donné, surtout lorsque les textes sont aussi peu clairs sur ce qu’est une « connaissance traditionnelle associée à une ressource biologique ».

15h Quels savoirs, quels droits ? Laure Emperaire, IRD

Selon les échelles -individuelle, familiale, du groupe culturel…- une large palette de droits afférents aux plantes cultivées du Rio Negro (Brésil) peut être mise en évidence, en décalage avec la vision occidentale.

 

15h30 Protocoles communautaires pour la consultation des peuples autochtones et des communautés traditionnelles au Brésil, un instrument de protection ? Ana Euler, Embrapa

Depuis 2015, plusieurs peuples amérindiens et communautés traditionnelles de l’Amazonie brésilienne élaborent leurs protocoles de consultation comme instruments d’autodétermination. L’objectif principal est d'”enseigner” au gouvernement, mais aussi aux chercheurs et au secteur privé, comment doit se dérouler le processus de consultation pour tout projet qui les concerne.

16 h Pause

16h30 Le PAG, lieu d’expérimentation. Raphaëlle Rinaldo, Parc Amazonien de Guyane

De 2006 à 2018, le Parc Amazonien de Guyane a été le seul territoire français à avoir mis en place un système d’accès et de partage des avantages. Il convient de revenir sur cette expérience pionnière.

 

17h Loi biodiversité, autochtonie, consentement préalable en connaissance
de cause, partage juste et équitable des avantages : Une articulation pas si
évidente en Guyane.  Tiffanie Hariwanari, Parc national Amazonien de Guyane

Dans un contexte guyanais où les revendications autochtones sont de plus en
plus fortes, quels enjeux soulèvent l’application du Protocole de Nagoya et de la loi pour la reconquête de la biodiversité ? Comment les premières présentations des procédures sont-elles reçues par le monde scientifique et les populations ?  Entre des procédures jugées complexes et une loi considérée comme laissant peu de marge de manœuvre aux populations concernées,  nous reviendrons sur les premiers échanges tenus depuis juin 2019.

17h30 Le Grand Conseil Coutumier , les savoirs et le partage des avantages,  Sylvio Van Der Pjil, président du Grand Conseil Coutumier de Guyane

17H45 Le rapport à la nature et les savoirs collectifs chez les Bushinengés: comment partager, comment protéger ?  Bruno Apouyou, vice-président du Grand Conseil Coutumier de Guyane

18h-  Discussion

 

Visite libre  ou avec médiateurs de l’exposition Oka Amazonie

19h00 : Cocktail

Vendredi 29 novembre

 

IV. Que contractualiser : une connaissance, une potentialité, un développement méthodologique…?

 

9h30 Point de vue d’un chercheur   Anthony Herrel, MNHN

Que contractualise-t-on : une recherche aujourd’hui, des utilisations pour demain. Quotidien d’un chercheur.

9h45 Le contrat et la notion de MAT Catherine Aubertin, IRD

PIC et MAT, piliers du protocole de Nagoya

 

10h Le temps comme matériau de conception juridique Anne Etienney, Université Paris13

Comment appréhender et mesurer les dimensions temporelles du contrat de bioprospection ? Temps de la négociation, de la formation du contrat, de l’utilisation de la ressource, des avantages purement éventuels qui pourraient découler de cette utilisation ou encore de la contrepartie offerte au fournisseur. Les rapports du temps et du contrat sont foisonnants et complexes.

 

10h30   La contractualisation : peu de bien et pas mal de maux ? Loïc Peyen, Université Toulouse 1 Capitole

Le recours au contrat est actuellement la solution privilégiée pour parvenir à un partage optimal des ressources naturelles. Cependant, les indéniables avantages de la contractualisation ne doivent pas conduire à taire ses défauts.

11h  Pause café

 

11h30 Nagoya, demain, le droit de la mer ? Elodie Jousset, Ifremer

Dernières négociations autour d’un bien public mondial.

 

12h Discussion

 

12h30 Déjeuner libre

 

  1. Questions titillantes

 

14h- 15h Table ronde : la biodiversité, un bien commun Loic Peyen, Philippe Karpe,  Sylvio Van Der Pjil et Bruno Apouyou

15h-15h20 Recherche et Musée : Schizophrénie et dualité Guillaume Odonne, CNRS & Marc Jeanson, MNHN

15h20 -16h Conclusion du workshop : Nagoya, Patrimoine et collections publiques  Claire Chastanier, Ministère de la Culture  & Anne Nivart, MNHN

16h Clôture

 Visite libre de l’exposition Oka Amazonie

Workshop: Journée “Musique : patrimoine immatériel ?” (15/11- Musée du Quai Branly)

Nous sommes ravi•e•s de vous inviter à l’événement de lancement du numéro 8 de la revue Transposition-Musique et sciences sociale (EHESS- Philharmonie de Paris),  “Musique : patrimoine immatériel ?/Music: Intangible Heritage?”, qui aura lieu le vendredi 15 novembre au Musée du Quai Branly (de 9h15 à 18h) lors de la 16e journée du Patrimoine Culturel Immatériel, dans le cadre du Festival de l’Imaginaire.

Créée en 2004 par la Maison des Cultures du Monde, quelques mois après l’adoption par l’Unesco de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003), la Journée du PCI a été reconduite chaque année sur un thème différent. Cette édition interrogera la patrimonialisation de la musique et ses effets, à travers un retour réflexif avec les auteur•e•s du numéro 8 de la revue Transposition, coordonné par Elsa Broclain (CRAL-EHESS), Benoît Haug (IHRIM) et Pénélope Patrix (Université de Lisbonne). Elle ouvrira le week-end festif au musée du Quai Branly-Jacques Chirac autour du fandango de la région du Sotavento, au Mexique, avec Joel Cruz Castellanos et son ensemble qui clôtureront la journée en musique.

Vous trouverez la programmation détaillée et les informations nécessaires ci-dessous.

En vous souhaitant une excellente journée,

Benoît Haug, Elsa Broclain et Pénélope Patrix

pour le comité d’organisation

 

Musique : patrimoine immatériel ?

 

16e Journée du PCI dans le cadre du 23e Festival de l’Imaginaire

et à l’occasion du lancement du numéro 8 de la revue Transposition – musique et sciences sociales

 

Près des deux tiers des éléments inscrits en 2018 sur les listes du PCI présentent une composante musicale notable. L’As-Samer, pratique dansée et chantée de Jordanie, et le reggae de Jamaïque y figurent désormais aux côtés du séga tambour de Rodrigues, du tango du Rio de la Plata, ou du fest-noz breton, soit au total, plus de 300 pratiques où la musique, souvent articulée à des fêtes, danses, rituels, poésies ou savoir-faire, joue un rôle important. Les candidatures affluent depuis l’entrée en vigueur en 2006 de la Convention, qui a institué un nouveau paradigme patrimonial fondé sur la participation des communautés et la sauvegarde de pratiques vivantes, plutôt que sur une gestion par les experts de la préservation de monuments et d’artefacts. Ce paradigme aurait infiltré les mondes de la musique, bien au-delà du giron des Nations Unies, qu’ils soient professionnels ou amateurs, locaux ou transnationaux, générant une diversité de modes d’appropriation et de contestation. L’hypothèse selon laquelle le PCI serait désormais l’un des principaux leviers de patrimonialisation de la musique à l’échelle mondiale enjoint à se pencher sur ce phénomène avec une certaine urgence. En partant d’un double questionnement : ce que la musique fait au PCI /ce que le PCI fait à la musique, il s’agira d’interroger les effets de cette nouvelle donne et les manières dont celle-ci est appréhendée non seulement par les musicien·ne·s et les communautés concernées, mais aussi par un large spectre d’acteur·trice·s et d’institutions politiques, musicales et artistiques.

Programme

9h15 Accueil café – Salle de cinéma du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

 

9h45 Ouverture

Philippe CHARLIER, directeur du département de la Recherche et de l’Enseignement au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, et Séverine CACHAT, directrice de la Maison des Cultures du Monde – Centre français du patrimoine culturel immatériel

10h Introduction

Elsa BROCLAIN, Benoît HAUG, Pénélope PATRIX, « Musique : patrimoine immatériel ? / Music: Intangible Heritage? Retour sur le n° 8 (octobre 2019) de la revue Transposition »

10h30 Table ronde 1 : Engagements de chercheur•e•s et de musicien•ne•s dans la fabrique du patrimoine culturel immatériel

– Arnauld CHANDIVERT et Hervé PARENT, auteurs de : « Les communautés patrimoniales, pratiques musicales et enjeux de reconnaissance. Le cas de la rumba catalane » (Espagne/France)

– Maria José BARRIGA, co-auteure de : « “Le patrimoine c’est nous !” Voix plurielles autour du cante alentejano » (Portugal)

– Jean-François VROD, violoniste, autour de la conférence-concert « L’après-coup » (La Soustraction des fleurs & Cyril Isnart, 2019)

12h Déjeuner

 

13h30 Projection-débat : Le gwoka à l’Unesco. Les enjeux politiques de la reconnaissance patrimoniale

 

Projection du documentaire de Philippe MUGERIN, Gwoka-la Linèsko, jou mèkrédi-lasa (2015, 41’), en présence du réalisateur

 

Suivie d’un débat avec :

Florabelle SPIELMANN, Dominique CYRILLE, auteures de : « La notion de patrimoine immatériel comme outil de contournement de l’État : enjeux et ambiguïtés de la fabrique patrimoniale du gwoka en Guadeloupe »
et Pierre-Eugène SITCHET, auteur d’un entretien avec Gabriel Mugerin, Patrick Solvet et Rosan Monza, membres du centre Rèpriz, à propos de l’après-inscription du gwoka.

15h Pause café

 

15h30 Table ronde 2 : Music as Heritage. Beyond Intangible Cultural Heritage

– Juan-David MONTOYA, auteur de : « Champeta’s Heritage: Diasporic Music and Racial Struggle in the Colombian Caribbean » (Colombie)

 – Lúcia CAMPOS, auteure de : « Le fleuve qui fait résonner le son du tambour : musique et patrimonialisation de la folia de reis au Minas Gerais (Brésil) »

– Rob CASEY, auteur de : « Aisteach: Jennifer Walshe, Heritage, and the Invention of the Irish Avant-Garde » (Irlande)

17h Fandango du sud du Veracruz (Mexique)

Charlotte ESPIEUSSAS avec Joel CRUZ CASTELLANOS et son ensemble

 

17h30 Synthèse et clôture de la journée

Infos pratiques 

Date  : Vendredi 15 novembre 2019 de 9h15 à 18h

Lieu : Musée du Quai Branly – Jacques Chirac(salle de cinéma)

37 Quai Branly, 75007 Paris

Entrée libre

Page de l’événement