Category Archives: Workshop

Workshop: Vie des musées, temps des publics, Paris

Le ministère de la Culture présente
le colloque VIE DES MUSÉES / TEMPS DES PUBLICS
le 21, 22 et 23 juin 2017

 

Organisée dans la continuité de la mission Musées du XXIe siècle, cette rencontre propose, au travers d’une réflexion collaborative par ateliers-actions, de repenser la place des publics et les pratiques de médiation, toujours plus innovantes, dans les musées et les institutions patrimoniales.

 

2 SÉANCES PLÉNIÈRES ENCADRENT
17 ATELIERS-ACTIONS
CO-CONÇUS PAR 50 INSTITUTIONS
AUTOUR DE 4 GRANDES THÉMATIQUES

AUTRES TEMPS ? AUTRES LIEUX ?
GARDER LE CORPS À L’ESPRIT ?
ENGAGER LE DÉBAT ?
LE MUSÉE INDISCIPLINÉ ?

COLLOQUE ORGANISÉ DANS 25 LIEUX À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

INSCRIPTION OBLIGATOIRE sur le site internet du colloque
www.culturecommunication.gouv.fr/colloquetempsdespublics

Workshop: Access & Control: Urban Public Space and Heritage in an Age of Securitization

Access & Control: Urban Public Space and Heritage in an Age of Securitization

Monday, the 29th May, GSZ

12:00-12:30  Introduction and Greeting
            Heike Oevermann, Georg Simmel Center for Metropolitan Studies
Humboldt University of Berlin

12:30-13:30  I. Accessibility

Accessing the Past: The African Burial Ground and the Spatial
Tensions of Power in New York
Jonathan Bach, Global Studies Program, The New School, New York

13:30-13:45  Coffee Break (15 Min.)

13:45-14:45  „Disappearing Heritage” in Eastern Europe: The Castle in Buda, Hungary
Eszter Gantner, Humboldt University of Berlin/Herder Institute for Historical Research on East Central Europe

14:45-15:45  II. Control

Inheritance and Betrayal: Taming Unrest in China’s Post-socialist City through Historical Preservation
Yukiko Koga, Anthropology Department, Hunter College, City University of New York

15:45-16:00 Coffee Break (15 Min.)

16:00-17-00  Questioning Anxiety: Subway Stations as Heritage Sites
Oksana Zaporozhets, National Research University Higher School of Economics, Moscow

17:00-17:30  Summary

 

Tuesday, the 30th of May, GSZ

10:00-11:00  III. Security

Urban Strategies, Forms of Participation and Securitization in the French Multiethnic Areas
Christophe Foultier, REMESO-ISV Linköping University, Sweden

11:00-12:00  Security, Public Space and Social Capital in Post-socialist Russian Cities: The Complicated Juxtaposition (working title)
Oleg Pachenkov, Center for Independent Social Research (CISR), European University at St.-Petersburg,

12:00-12:15 Coffee Break (15 Min.)

12:15-13:00 Grassroots Urban Activism in St.Petersburg: Keeping Security and Order in the City
Svetlana Moskaleva, Department of Political Science and Sociology in European University at St.-Petersburg

13:00-13:45  Wrap Up  Heike Oevermann

Venue: Georg Simmel Center for Metropolitan Studies / Humboldt University of Berlin, Mohrenstr 41, 4th Floor, Room 418

This Workshop takes place at the Georg Simmel Center for Metropolitan Studies at the Humboldt University of Berlin in cooperation with The New School / University of New York.

We would like to say thank you to the Alexander von Humboldt-Foundation for supporting this event.

Workshop: Labex CAP / Liste de diff. / Ateliers des post-docs – juin 2017

Ateliers des Postdoctorants du Labex CAP
Juin 2017

le 1er, le 8, le 15 juin 2017

Ces ateliers de recherche du Labex CAP donnent un aperçu du travail en cours des postdoctorants de l’année 2016-2017. Par vocation transdisciplinaire, le groupe de recherche a pour ambition de ne pas simplement faire voisiner des champs d’expertise et de savoirs différents mais d’instaurer une méthode collaborative et dialogique entre les participants. Lors de ces recherches, un croisement de l’analyse de l’œuvre d’art et des images ainsi que l’examen des relations entre texte image s’affirmera. Il sera articulé à une histoire sociale des producteurs et des publics de ces œuvres et images. Cette approche critique incite à interroger le cloisonnement des modèles théoriques.

Ces trois journées s’ouvrent ainsi sur des questions méthodologiques. En dialoguant avec des invités à la renommée internationale (Jean-Philippe Antoine, Laurence Bertrand-Dorléac, Patricia Falguières, Éric Michaud) dont les recherches se caractérisent par le désir et la nécessité de s’inventer un modèle épistémologique et méthodologique spécifique, les chercheurs, d’horizons variés, souhaitent partager leurs interrogations sur leurs propres méthodes de travail et les enjeux de leurs recherches (elles touchent aux sciences humaines, à l’anthropologie, à l’histoire de l’art, et aux études cinématographiques et visuelles). La stratégie visée est celle du déplacement : au cours de ces ateliers de travail on découvrira que les meilleures approches en recherche ne se trouvent pas dans les boîtes à outils des champs d’expertise spécialisés, mais à leurs marges – ou encore, ils sont peut-être à inventer. Le format de ces séances ne réplique pas celui des journées d’études ni du séminaire, mais s’apparente plutôt à un véritable laboratoire. Ainsi, les invités sont conviés à deux séances : dans un premier temps pour discuter de questions de méthode en prenant appui sur leur expérience personnelle de recherche, puis pour revenir de manière ponctuelle sur les travaux en cours des participants lors de deux demi-journées thématiques.

Les sujets de recherche engagés imposent, dans leur variété et leurs spécificités, d’adopter, dès lors que l’on envisage un rapprochement, une perspective méta-réflexive à même d’interroger les modèles et les habitudes sur lesquels ces travaux reposent. À ce titre, il faudra questionner la notion même de patrimoine dans la variation de ses acceptions, de ses réalités historiques afin d’en faire ressortir les ambiguïtés voire d’envisager sa remise en cause. Il s’agira également de souligner et d’étudier la dimension dynamique d’un certain nombre de notions (phénomènes et objets), ce que l’on qualifie – peut-être rapidement – de remploi, de réplication, de re-enactment, de transfert, ou encore de réception des œuvres d’art et des images. Ces deux demi-journées permettront d’aborder ces questions en favorisant deux approches : la première dédiée aux dispositifs de monstration et à leurs enjeux discursifs, la seconde consacrée aux relations ambiguës que masque la notion de patrimoine (le vandalisme, la distinction entre archive et patrimoine, la remise en cause de la notion même).

Programme des ateliers de travail

Les séances se dérouleront à la Galerie Colbert (2, rue Vivienne, Paris 2e)

1re demi-journée : « Questions de méthode » (1er juin 2017)

Galerie Colbert, salle Demargne, rez-de-chaussée

14h00-16h00

Interventions de :

Laurence Bertrand-Dorléac (Sciences Po Paris)

Patricia Falguières (EHESS)

(Table ronde)

16h00-18h00

Jean-Philippe Antoine (Université Paris 8 – Vincennes-Saint Denis)

Éric Michaud (EHESS)

(Table ronde)

18h : synthèse

2e demi-journée : « Dispositif, re-enactment, et mise en spectacle » (8 juin 2017)

Galerie Colbert, salle Jullian, 1er étage

14h00-18h00

Dans le questionnement des dispositifs de monstration et de leurs versants discursifs, à travers quelques exemples relevant de champs différents (histoire de l’art, histoire du cinéma, histoire sociale), une importance centrale est accordée aux sources et à leur utilisation.   ? Quelle approche comparatiste ou contrastive  ? Comment concrètement articuler une l’analyse d’une image ou d’une œuvre avec l’examen de la manière dont les acteurs sociaux façonnent le regard pour les futurs spectateurs ? Quels types de documents sont à mobiliser ? Quelle approche comparatiste ou contrastive ?

Présentation des travaux :

Enrico CAMPORESI, Études cinématographiques et audiovisuelles,  Université Paris 3 / Università di Bologna

Film sur l’art / Film d’exposition : une topographie narrative, laboratoire de rattachement principal Labex / CRAL

Marie FRAPPAT, Études cinématographiques et audiovisuelles, Université Paris 3

“Films retrouvés, films restaurés”: le festival “Cinémémoire” (1991-1997) ou la mise en scène du patrimoine cinématographique au tournant du centenaire, laboratoire de rattachement principal Labex / Ecole nationale des chartes

Amandine RABIER, Histoire de l’art, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

La New Shakespeare Gallery ou l’itinéraire d’un échec, laboratoire de rattachement principal Labex / CRAL

Irina TCHERNEVA, Histoire sociale, CERCEC/EHESS

Les arts jugent les crimes de guerre. Œuvres filmiques, plastiques et graphiques dans le contexte des procès dans les républiques soviétiques baltes 1959-1972, laboratoire de rattachement principal Labex / HiCSA

Invités répondants : Laurence Bertrand-Dorléac ; Patricia Falguières

 

3e demi-journée : « Patrimoine et iconoclasme : ambiguïtés du statut et de l’usage des objets » (15 juin 2017)

Galerie Colbert, salle Jullian, 1er étage

 

14h00-18h00

A l’encontre d’une idée reçue qui voudrait que le patrimoine constitue un ensemble donné de biens qu’il s’agirait d’entretenir (ou non), les sujets abordés lors de cette demi-journée mettent au contraire en évidence la dimension vivante, active, mouvante des patrimoines concernés – tout en rappelant que cette dimension mouvante n’est ni univoque, ni positive. L’intérêt porté aux processus de fabrication et d’emploi de différents types relevant du patrimoine permettra de mettre en lumière les dynamiques internes à ces ensembles.

Guillaume ALEVEQUE , Sciences sociales, EHESS, laboratoire de rattachement principal Labex / IIAC

Qu’est-ce qu’une idole ? De l’iconoclasme chrétien à la patrimonialisation en Polynésie française  

Sandrine COLARD, Histoire de l’art, Columbia University

L'”Archival Turn” en Afrique: les archives photographiques dans l’art contemporain congolais et mondial, laboratoire de rattachement principal Labex / INHA

Hugo DANIEL, Histoire de l’art, Université Paris 1

“Où est le vandale” ? : les valeurs du graffiti en France de 1944 à 1969, laboratoire de rattachement principal Labex / INHA

Diego MADI-DIAS, Anthropologie sociale, Université fédérale de Rio de Janeiro

L’esprit de la révolution: résistance, mémoire et émotions dans le théâtre communautaire Guna (Panama), laboratoire de rattachement principal Labex / musée du quai Branly – Jacques Chirac

Invité répondant : Jean-Philippe Antoine

 

 

 

Workshop: Objets dans la migration, objets en exil : statuts, usages, devenirs / 5 mai 2017, Amphi Max Weber, U. de Nanterre

Programme, argumentaire, résumés des interventions et présentation des intervenants de la journée d’étude européenne :

 OBJETS DANS LA MIGRATION, OBJETS EN EXIL : STATUTS, USAGES, DEVENIRS.

5 mai 2017, 9h15-18h  Amphithéâtre Max Weber, Université de Paris Nanterre / 200 av. de la République (au pied du RER Nanterre Université)

 Journée d’étude organisée en partenariat entre le Centre Espaces & Ecritures/ CREA (U.de Nanterre), le programme MIGROBJETS (Inalco) et NON-LIEUX DE l’EXIL

Entrée libre

Coordination scientifique : Corinne Alexandre-Garner (CREE, CREA Université de Paris-Ouest Nanterre) & Alexandra Galitzine-Loumpet (Cessma,  Migrobjets/ Inalco, Non-lieux de l’exil)

PROGRAMME

9h Café d’accueil

MATINEE

9h15 : Ouverture –  Caroline Rolland Diamond (Directrice du Directrice du Centre de Recherches Anglophones (CREA, EA 370)

 

9h30 : Introduction générale – Corinne Alexandre-Garner (CEE/CREA) & Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA, Non-lieux de l’exil & Migrobjets/ Inalco)

9h45 : RéflexionsMichel Agier (EHESS):

 

10h15 -Panel I Présidente de séance :   Geetha Ganapathy-Doré  (U. Paris 13)

10H30 : Karen Akoka (ISP / U. de Nanterre) – Deux certificats de réfugiés : carrière de « papiers »

11h : Anouche Kunth (Migrinter / CNRS) – Archive administrative et vies infimes : des intensités de papier

11h30-11h45  Pause-café

11h45 -Panel II  Président de séance : Albin Wagener (U. de Nantes)

12h : Claire Rodier (Gisti) – Les bracelets des exilés

12h30 : Eugenia Vilela (U.de Porto) –  Le gilet de sauvetage. Un objet paradoxal de l’exil

13h-14h : Buffet

APRES-MIDI

 

Panel III – Présidente de séance : Corinne Alexandre-Garner (CEE/CREA, U. Nanterre)

14h : Olivier Douville (U. de Nanterre) –  De l’objet rituel à l’objet exilique trouvé-créé

14h30 : Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky (CESSMA, Inalco) –Papiers perdus, sacs troués : objets-symptômes des demandeurs d’asile

15h : Elise Biliard & Virginia Monteforte (Projet RIMA, Malte) – Disques de musique classique et haut-parleurs : Le refus du statut de migrant par un Libanais installé à Malte.

15h30  : Pause thé

 

Panel IV –  Présidente de séance :  Isabelle Keller-Privat (U. de Toulouse)

16h15 : Esther Heboyan (U. d’Artois) – Le kandjar et le fez dans America America (1963) d’Elia Kazan

16h45 : Kadhim Jihad Hassan (Inalco)  De la rivière Buwayb au caroubier de Birwa : Exil e(s)t poésie

17h15 : Cornelius Crowley (U. Nanterre)  Synthèse et conclusions

17h45 : Débat général

 

ARGUMENTAIRE

A propos des objets, Jean Baudrillard écrit qu’ils constituent des «‘mots de passe’ par excellence» (2004). A la fois communs, participant de la société de consommation, et uniques en ce qu’ils incarnent une expérience du sujet, des tactiques spécifiques d’usage dans les espaces du passage et de l’encampement, les objets sont des acteurs des liens sociaux, articulant récits et discours, participant des habitus et des recompositions en situation de migration, d’exil et de transmission. Paradoxalement, alors qu’ils assignent une identité à l’exilé/au migrant dans les médias et l’espace public et constituent, in fine, la seule trace matérielle d’un déplacement spatial et culturel subsistant bien au-delà de l’expérience du sujet dans des sphères diversifiées (du foyer au musée), les objets dans la migration et l’exil restent encore trop peu abordés.

Or, si la culture matérielle de la migration contribue à la construction de la figure de l’exilé et du migrant, le déplacement migratoire affecte aussi bien les usages sociaux de la culture matérielle que les modalités d’emboîtement des affects autour de l’objet usuel ou trouvé, transitionnel ou hérité. Objets-sujets dans le sens où ils se tiennent parfois à la place des individus, et peuvent se substituer à eux pour témoigner d’une situation, ils sont des objets de l’histoire qui peuvent devenir également des objets-mémoires, souvent des reliques soumises à des temporalités et des statuts particuliers, parfois des ancrages qui permettent autant de réagencements créatifs et de réinscriptions dans l’ailleurs.

Dans la poursuite d’une première rencontre organisée par les programmes Migrobjets (Inalco) & Non-lieux de l’exil tenue le 21 novembre 2016  sur la construction de la figure de l’exilé à travers les objets dans l’espace narratif, cette journée d’étude voudrait élargir le champ d’analyse en croisant statuts et devenirs des objets de la migration et de l’exil dans une perspective interdisciplinaire.

Il sera demandé à chaque intervenant(e) d’articuler sa réflexion théorique autour d’un objet majeur, présent ou manquant, que celui-ci appartienne aux registres juridiques (papiers d’identité, carte de séjour, acte de naissance, récépissé de l’OFPRA, photos d’identité…), ou à celui du nécessaire ou du vital (couverture, tente, gilet de sauvetage, sacs…), ou encore de l’intime (objets donnés au moment du départ ou objet acquis ou reçus lors de la migration ), du symbolique ou du patrimonial (objets transmis, hérités, muséographiés…). C’est à partir de  la confrontation de ces expériences intérieures ou extérieures à travers les objets de l’exil/de la migration que nous tenterons de penser les manières dont les sujets en déplacement se constituent à partir et avec l’objet dans nos différents champs de recherche.

RESUMES DES INTERVENTIONS PAR PANELS :

Karen Akoka (Univ. de Nanterre) – Deux certificats de réfugié : carrière de « papiers »

Je propose de mettre en perspective deux certificats de réfugié, délivré dans les années 1970 pour le premier et dans les années 2000 pour le deuxième. Chacun d’eux peut être appréhendé comme le support matériel d’une triple histoire : celle de l’individu qui le détient, de l’institution qui le délivre et de la catégorie qu’il fait exister. Je ferai parler les spécificités, de ces deux certificats (tampons, timbres fiscaux, signatures, noms, validités etc.) en les articulant à l’histoire de leur détenteur, pour saisir dans une approche synchronique les sens dont ils peuvent être investis à des moments historiques précis. Je les ferai également dialoguer entre eux pour saisir dans un mouvement diachronique l’histoire d’un « papier » qui a fait carrière. En suivant la carrière du certificat de réfugié c’est aussi l’histoire de la transformation d’un groupe social en catégorie sociale que l’on peut retracer, ou à une échelle plus individuelle le passage d’un réfugié, sujet de sa propre histoire, à un réfugié désigné de l’extérieur. L’histoire retracée ici s’arrête d’un coup en 2004 avec la suppression du certificat de réfugié. Le support de la reconnaissance comme réfugié se transforme désormais en un signe sur le titre de séjour. C’est dès lors cette disparition qu’il conviendra de faire parler.

Anouche Kunth (CNRS) – Archive administrative et vies infimes : des intensités de papier

Ma rencontre avec des cartons poussiéreux, entreposés dans les sous-sols de l’OFPRA, a suscité une émotion sans commune mesure avec la sècheresse de la documentation qu’ils contiennent : des milliers de certificats d’identité, dressés au premier âge de l’asile moderne — l’entre-deux-guerres — par des agents arméniens en charge de représenter officiellement leurs compatriotes réfugiés en France. Cette intervention entend interroger le déplacement de sens qui s’opère autour de l’objet-certificat, devenu archive. L’étranger identifié hier dans un registre juridique est, à présent, entraperçu comme un sujet tiré de l’oubli. Un visage est donné, une filiation restituée, un nom rendu. Insensiblement, pourtant, l’attention se déplace vers les blancs, les silences, les notations marginales. Des pointillés apparaissent quand plus rien ne permet de restituer les éléments biographiques ou familiaux que le génocide de 1915 a abolis. Ce va-et-vient entre incarnation et effacement du sujet sera au cœur de la réflexion autour du certificat, objet en fuite invitant à proposer une sémiotique de l’absence à la manière de Perec face à la disparition des siens : quand il ne reste plus rien, tout se joue dans les détails.

Claire Rodier (Gisti) – Les bracelets des exilés

L’objet choisi est le bracelet en plastique qui a été mis aux poignets des exilés évacués de la jungle de Calais en octobre 2016, destiné à différencier les régions de France vers lesquelles ils allaient être transférés pour être placés dans des centres d’accueil et d’orientation. Aux quatre couleurs correspondant aux quatre régions de destination, s’en ajoutait une (jaune) pour identifier les mineurs .A la même époque, les gestionnaires du camp de la Linière (Grande Synthe) ont décidé de munir les occupants d’un bracelet bleu, désormais nécessaire pour accéder au camp, pour des raisons de sécurité. Dans les deux cas, il s’agit d’une mesure destinée à « aider » ou à « protéger » les exilés. Je m’interrogerai sur les ressorts de l’utilisation, pour la « gestion » des personnes migrantes, du bracelet de plastique, qui évoque plus le marquage d’identification en vue de contrôle, que la clef, le code ou le badge, qui sont généralement les attributs destinés à identifier les occupants d’un lieu ou d’un espace.

Eugenia Vilela (U. de Porto) – Le gilet de sauvetage. Un objet paradoxal de l’exil

Les déplacements – mouvements violents de dépossession d’une vie – inscrivent dans les corps des refugiés une cartographie sensible d’expériences qui se constitue à travers d’objets qui, dans une métamorphose singulière, passent à appartenir à une mémoire intense de l’exil. Vital pour la dangereuse traversée de la méditerranée, dans le long périple vers l’Europe, le gilet de sauvetage se constitue en tant qu’objet paradoxal. Il perturbe une typologie possible des objets de l’exil. Dans un régime violent de déplacement, entre la disparition et la présence des corps, il se transforme en trace tangible de l’exil : il peut être la seule empreinte matérielle d’un déplacement spectral, ou le reste d’un geste qui subsiste dans le silence déchainé entre un corps et un objet.

Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky (Inalco): Papiers perdus, sacs troués : objets-symptômes des demandeurs d’asile

Cette communication présente moins un objet qu’une expérience d’objet, moins un objet dans sa matérialité qu’un objet en creux. Cet objet est omniprésent dans le parcours, le discours et les représentations des demandeurs d’asile reçus en consultation dans la consultation de psychotrauma de l’hôpital Avicenne: il s’agit des papiers administratifs (récépissé, carte de séjour, passeport, etc.), dont l’obtention doit leur permettre, disent-ils, de sortir de la quête angoissante de l’asile et de leur donner la légitimité de demeurer. Ces papiers et le dossier administratif fait d’attestations et de certificats ne cessent pourtant d’être perdus, oubliés, cherchés, trop, « symptomatiquement » peut-être. Présentés comme la clé de leur délivrance, les papiers sont paradoxalement transportés dans des sacs troués. Au-delà de la précarité et de l’errance, au-delà du trauma et de ses symptômes, n’y a-t-il pas autre chose dans ces pertes et oublis ? Acte manqué ? Révolte du sujet refusant de voir leur identité réduite à un papier et rappelant que la violence de l’exil ne se limite pas à une histoire de formulaire ?

Olivier Douville (U. de Nanterre) – De l’objet rituel à l’objet exilique trouvé-créé

Je parlerai ici des objets qu’inventent ou présentent certains patients en exil qui ne font pas que les inscrire dans une identité culturelle dite d'”origine” mais sont des bricolages qui signent un parcours entre l’ailleurs et ici. Ces objets sont au croisement de plusieurs dynamiques de ruptures et de lien. Ils surgissent comme la signature de nouvelles subjectivations de la personne mais de l’Autre aussi. Je ferai le parallèle  avec les rapports aux objets dans les processus de deuil tel que j’ai pu les observer en Afrique chez des adolescents en reconstruction après une dé-socialisation violente.

Elise Billiard & Virginia Monteforte (RIMA, Malte) : Disques de musique classique et haut-parleurs : Le refus du statut de migrant par un libanais installé à Malte.

Nous voudrions ici concentrer notre regard sur A. qui a la particularité de ne pas se considérer comme un migrant comme les autres, même s’il a quitté le Liban pendant les années ‘80 et déménagé plusieurs fois. A. décrit ses objets comme « trop occidentaux », qu’ils soient ceux qu’il a pu amener avec lui ou ceux qu’il a dûlaisser derrière lui. Ces objets sont comme des reproches pour A., car ils sont la manifestation « de son statut privilégié » et du contexte sécurisé dans lequel il vit ; un privilège qui le gêne et qui en même temps lui permet de se distancier des autres migrants.

Les mots de A. nous permettent tout d’abord de réfléchir à une autre articulation des histoires d’exil. Une articulation dans laquelle l’identification ou le rejet de la catégorie “migrant” ou “exilé” par le sujet est effectuée par le sujet lui-même et non pas par la société qui l’entoure. Ainsi A. juge ses déménagements comme anodins, de même il considère ses objets comme “communs” à tout le monde et par conséquent incapables de porter son identité d’exilé

Esther Heboyan (Univ. d’Artois) : Le kandjar et le fez dans America America (1963) d’Elia Kazan

Cette histoire d’exil, qui commence dans un village d’Anatolie centrale à l’époque ottomane et s’achève à New York, est une histoire d’objets volés et d’objets auxquels on renonce. Au départ, le jeune Stavros, assoiffé de liberté et rêvant d’Amérique, reçoit les objets d’exception que sa famille juge nécessaires à sa traversée des espaces inconnus jusqu’à Constantinople. En chemin, Stavros est dépossédé de chaque objet monnayable. Il ne lui reste que sa détermination, son honneur et surtout le kandjar que sa grand-mère paternelle lui avait remis, en souvenir du grand-père et en prévision des périls du voyage. Lors du second exil à bord du paquebot en partance pour le Nouveau Monde, les espaces de passage, d’abord l’océan atlantique à l’approche de Long Island et ensuite Ellis Island, correspondent à la dépossession de deux objets symbolisant le passé : le fez et le sac en toile. Elia Kazan fait disparaître tous les objets matériels de l’exil. Le recommencement ailleurs ne semble possible qu’au prix d’un désencombrement ou d’un allègement. Le hammal de Constantinople embrasse le sol américain en toute candeur.  La mémoire de l’exil se reporte sur des objets immatériels. Les images-souvenirs tels le visage de la fiancée grecque ou la famille restée au village. Ou encore la musique grecque qui fait concurrence à la fanfare américaine et qui est la voix intérieure du protagoniste, comme une langue première qu’il ne parle plus mais qui ravive son espoir d’une vie meilleure.

Kadhim Jihad Hassan (Inalco)-  De la rivière Buwayb au caroubier de Birwa : Exil e(s)t poésie

À partir d’Ovide, Dante, Perse et de quelques poètes arabes classiques et modernes, dont notamment l’Irakien Badr Chakir Es-Sayyâb et le Palestinien Mahmoud Darwich, et en sollicitant la pensée, entre autres, d’Adorno, de Jankélévitch et d’Edward Saïd, l’auteur de cette contribution compte réfléchir sur l’exil en poésie, dans toutes les acceptions de l’expression : traversée de l’exil par des poètes, mais aussi la poésie elle-même comme parcours exilique. Une attention particulière sera prêtée à quelques objets, dans le sens élargi de ce terme, englobant quelques repères naturels et urbains par exemple.

BIO-BIBLIOGRAPHIES DES INTERVENANTS

Michel AGIER est anthropologue, directeur de recherche de classe exceptionnelle à l’Institut de Recherche pour le Développement et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l’exil, et la formation de nouveaux contextes urbains. Parmi ses nombreuses publications :   Le couloir des exilés. Être étranger dans un monde commun, éditions du Croquant 2011 ; La condition cosmopolite. L’anthropologie à l’épreuve du piège identitaire, Paris, La Découverte, 2013 ;  Un monde de camps (avec Clara Lecadet) La Découverte 2014, et dernièrement Définir les réfugiés (avec Anne-Virginie Madeira) PUF 2017. Michel Agier dirige le programme ANR Babels.

Karen AKOKA est sociologue, maitresse de conférence en science politique à l’Université Paris Nanterre et chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP). Ses recherches portent à la fois sur les circulations migratoires et les circulations entre les catégories de la migration. Son attention pour l’approche comparée dans le temps comme dans l’espace l’a plus particulièrement amenée à travailler sur les transformations historiques de la figure du réfugié et les modalités de dissociation entre réfugiés et migrants dans différents espaces nationaux. Elle a notamment publié « Pour une histoire sociale de l’asile politique en France », in Pouvoirs n°144, 2013, « Régime de confinement et gestion des migrations sur l’île de Chypre » in L’espace politique n°25, 2015 et « La demande d’asile en Israël » in Cambrezy L, et al. (dir.) L’asile au Sud, La Dispute, 2008. Elle a également co-dirigé : Migrants d’ici et d’ailleurs, du transnational au local, Poitiers, Atlantique, 2009.

Corinne ALEXANDRE-GARNER est maître de conférences HDR hors classe à l’Université Paris Ouest Nanterre, angliciste en Sciences sociales et administration et au département d’études anglo-américaines. Elle est  directrice du Centre de Recherches Espaces/Ecritures (CREE au sein du CREA, EA 370) et responsable de la Bibliothèque de Recherches Lawrence Durrell. Membre du CA de la Bibliothèque de Documentation et  d’Information Contemporaine depuis 2011, elle siège comme membre extérieur du collège de l’Ecole doctorale de l’Inalco. Elle dirige deux collections aux Presses universitaires de Paris Ouest, dont la collection transdisciplinaire de sciences humaines  « Chemins croisés » autour des thématiques de l’étranger, des frontières, des migrations et des exils.  Elle a récemment publié une biographie littéraire de Lawrence Durrell aux éditions La Quinzaine Littéraire/ Louis Vuitton, Lawrence Durrell. Dans l’ombre du soleil grec,  dans la collection Voyager avec…. Parmi ses nombreuses publications, consacrées  aux écritures de la migration  : « Penser ailleurs » dans Frontières, marges et confins, C. Alexandre-Garner (ed.), (13-27), Presses universitaires de Paris Ouest, 2008; « When Elsewhere is Home : Mapping literature as Home in Lawrence Durrell’s « Cities, Plains and People » (avec I. Keller-Privat), Etudes britanniques contemporaines, n°37, déc. 2009); « Etranges mots étrangers et langue hantée » dans L’étranger dans la langue, E. Eells, C. Berthin, J.-M. Déprat eds) Presses universitaires de Paris Ouest, 2013; « Weaving otherness in Shauna Singh Baldwin’s «Rawalpindi 1919 » and «Toronto 1962 » : « The Text as Transitional Space » dans India in Canada, Canada in India, A. Navarro Tejero and T. Gupta eds) Cambridge Scholars’ Publishing, 2013; « L’objet migratoire dans La Grande maison de Nicole Kraus » dans Multicultures et écrits migratoires, E. Sabiston (ed.), Toronto, University of York Presses, 2014; « Le récit comme lieu de l’hospitalité » dans Migrations/Translations, M. Ahmed, C. Alexandre-Garner & al., (eds)  Presses universitaires de Paris Ouest, 2015.

Elise BILLIARD est docteure en ethnologie de l’université de Provence. Elle enseigne depuis plusieurs années l’anthropologie dans divers départements de l’université de Malte. Ses recherches se sont en partie orientées vers la culture matérielle qu’elle enseigne depuis 2009 et le nationalisme maltais ; mais ce n’est qu’en 2015 avec le projet RIMA, et en association avec Virginia Monteforte, qu’elle fait de la condition de l’exilé son objet de recherche anthropologique et artistique. Depuis 2016, elle est coordinatrice pour la Fondation Valletta 2018 (Ecoc) d’un programme d’événements culturels autour du thème de l’exil et du conflit. Elle a publié plusieurs livres et articles parmi lesquels: “Tkecnir” en 2011, avec Glen Calleja ; “Transit” en 2012, avec David Pisani ; et l’année dernière: “Undertow, Poetics of Displacement” avec Virginia Monteforte.

Cornelius CROWLEY est  professeur de civilisation britannique à l’université Paris Nanterre, Département Etudes anglo-américaines, UFR LCE, membre du CREA EA 370. Publications récentes :  « Travis Bickle’s Terminal Imitation of Christ in Taxi Driver », dans Au nom du père. Les réécritures contemporaines de la Passion, Maxime Decout et Emilie Walezak (eds), Paris,  Classiques Garnier, 2017 ; « L’Angleterre au miroir de « son » foot : le stade actuel de l’Europe »,  dans Gius Gargiulo et Bernd Zielinski, Hors-jeu le » football, une identité européenne, Michel Houdiard, 2016.  A coordonné le volume 4 de la revue Angles, French Perspectives on the Anglophone World, numéro intitulé « Unstable states, mutable conditions », février 2017,  http://angles.saesfrance.org/index.php?id=205.

Olivier DOUVILLE  est psychanalyste, maître de conférences à Paris Ouest la Défense, membre du laboratoire CRPMS Université Paris Diderot-Paris7, de l’Association Française des Anthropologues,  directeur de publication de Psychologie Clinique et rédacteur en chef de Figures de la Psychanalyse. Il a travaillé en Afrique de l’Ouest à la mise en place d’équipes mobiles et de lieux d’accueil des enfants et adolescents errants et s’est impliqué dans l’accompagnement et la re-socialisation d’enfants et d’adolescents dits “soldats”. Il est notamment l’auteur de Chronologie de la psychanalyse du temps de Freud (Dunod 2009) ; Clinique psychanalytique de l’exclusion (collectif, sous sa direction, Dunod, 2012) ; Les Figures de l’Autre, pour une anthropologie clinique (Dunod 2014), Guerres et Traumas (collectif, sous sa directionn Dunod 2016), De l’adolescence errante, variations sur les-non lieux de nos modernités (nouvelle édition revue et augmentée (Edition Les Alentours de l’Expérience, 2016).

Alexandra GALITZINE-LOUMPET est anthropologue, membre du bureau de l’Association Française d’Anthropologie. MCF à l’Université de Yaoundé I (Cameroun) de 1995 à 2008, elle travaille sur la culture matérielle en lien avec la mémoire et le politique. De retour en France, elle a notamment assuré la coordination de l’ANR EsCA (Espaces de la culture chinoise en Afrique 2011-2015). Depuis 2011, ses travaux portent également sur les objets dans la migration et l’exil et l’expérience de l’exil.  Co-fondatrice du programme de recherche Non-lieux de l’exi, qu’elle dirige depuis janvier 2016, du projet Displaced Objects elle co-dirige également (avec P. Stockinger) le programme Migrobjets, Représentation et circulation des objets de la culture matérielle des exilés dans les nouveaux médias et construction de la figure du migrant dans l’espace public (Inalco). Parmi ses publications : « Exil (Objets) », Glossaire des mobilités culturelles, Z. Bernd et N. Dei Cas (eds.), Peter Lang eds. 2014, pp.188-202  ;  « Habiter l’exil : le corps, la situation, la place », Décamper, de Calais à Lampedusa, S. Lequette et D. Le Vergos dir., Edition La Découverte, pp. 116-129 . Elle est également chargée de cours à l’Inalco et à l’Université de Paris-Descartes. Elle dirige (avec Ch. Makaremi, Ch. Vollaire & E. Vilela) le séminaire EHESS Non-lieux de l’exil. Elle prépare une HDR sur le thème « Exposer l’exil ».

Geetha GANAPATHY-DORE est maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à la Faculté de droit, sciences politiques et sociales, Université de Paris 13, Sorbonne Paris Cité. Elle est l’auteur de The Postcolonial Indian Novel in English (2011). Elle a dirigé et codirigé plusieurs ouvrages parmi lesquels On the Move, The Journey of Refugees in New Literatures in English (2012), Images de la décolonisation (2013) et Projections of Paradise: Ideal Elsewheres in Postcolonial Migrant Literature (2011). Ses recherches récentes tournent autour des relations entre l’Inde de l’UE, les questions des droits humains, le développement durable et le cinéma postcolonial. Elle a traduit quelques nouvelles et des poèmes du tamoul en français. Auparavant responsable des comptes rendus de livres pour la revue Postcolonial Text, elle siège actuellement au comité éditorial d’Atlantis, la revue de l’Association espagnole d’études anglo-américaines. Elle est l’actuelle présidente de la Société d’activités et de recherches sur le monde indien.

Kadhim Jihad HASSAN, né au Sud de l’Irak, naturalisé français, Kadhim Jihad Hassan est poète, traducteur, critique littéraire et professeur des universités au département d’études arabes à l’INALCO à Paris. Il a publié, en arabe et en français, des recueils de poèmes et d’essais critiques, dont notamment : Chants de la folie de l’être et autres poèmes, traduit de l’arabe par lui-même en collaboration avec Serge Sautreau (éd. Tarabuste, 2001), et La Part de l’étranger – La traduction de la poésie dans la culture arabe (Sindbad/Actes Sud, 2007). Parmi ses traductions en arabe, La Divine Comédie de Dante, les œuvres poétiques d’Arthur Rimbaud, celles de Rainer Maria Rilke et des essais philosophiques de Gilles Deleuze et de Jacques Derrida. Il vient d’obtenir le Prix international de traduction Gherardo da Cremona.

Esther HEBOYAN est maître de conférences à l’Université d’Artois (UFR de Langues étrangères, Pôle d’Arras) depuis 1996. Ses enseignements et ses travaux portent sur le cinéma et la littérature nord-américains ainsi que sur le contact des langues et cultures. Elle est membre du centre de recherche Textes et Cultures, EA 4028. Elle a dirigé Les Variations Jarmusch (Arras : APU, Juin 2017) et co-dirigé La Poétique du genre en Asie Orientale (Arras : APU, 2012). Ses articles récents : « La poésie du hors-champ musical dans Down by Law de Jim Jarmusch : L’exemple de La promenade du maquereau de John Lurie. » in Les Variations Jarmusch ; « Passages, figurations et dé-figurations dans Stranger Than Paradise de Jim Jarmusch » in Migrations/Translations. Corinne-Alexander Garner et al. (Nanterre : Presses Universitaires Paris Ouest, 2015). Elle est également auteure et traductrice. Traduction de l’anglais : Moris Farhi, Cantates des deux continents (Songs from Two Continents, Londres : Saqi, 2011). Saint-Pourçain : Bleu autour, 2013. Traduction du turc : Nedim Gürsel, De ville en ville. Ombres et traces (Izler ve gölgeler, Istanbul : Dogan Kitap, 2005) Paris : Seuil, 2007).Fiction et poésie : « Le nchkhark de ma mère », displacedobjects.com, 2016. « Au-delà du pont de Galata » in Une enfance turque. Saint-Pourçain : Bleu autour, 2015. Beyond the Galata Bridge, Create Space, Amazon, 2016. Comme un dimanche d’août à Burgaz, Paris : Empreinte temps présent, 2011. Les Rhododendrons, Paris : Empreinte temps présent, 2009. Les Passagers d’Istanbul, Marseille : Parenthèses, 2006.

Isabelle KELLER-PRIVAT  est Maître de conférences – HDR à l’université de Toulouse II – Jean Jaurès, membre du CAS et membre associé du CREA. Elle enseigne la littérature britannique, la poésie et la traduction. Elle a publié plusieurs articles sur Lawrence Durrell, et s’intéresse également à l’œuvre de V. S. Naipaul, de Jon McGregor, de Paul Farley et de Michael Symmons Roberts. Elle a publié en 2015 aux Presses universitaires de Paris Ouest le premier essai consacré à la poésie de Lawrence Durrell : Between the Lines. L’écriture du déchirement dans la poésie de Lawrence Durrell.

Anouche KUNTH est historienne, docteur en Histoire et Civilisations de l’EHESS, chargée de recherche au CNRS (Migrinter). Elle a consacré sa thèse à l’exil en France d’Arméniens issus du monde russe, abordant ainsi l’histoire de la Grande Diaspora par l’étude d’un groupe méconnu de réfugiés arméniens, minoritaire tant par le nombre que par ses caractéristiques sociales, son vécu migratoire, ses liens avec l’émigration anti-bolchevique. Ses travaux actuels sur la dispersion des Arméniens ottomans abordent l’événement génocidaire depuis ses retombées humaines les plus irréductibles au retour à la paix. Elle est l’auteur de : Exils arméniens. Du Caucase à Paris (1920-1945), Paris, Belin, Coll. Contemporaines, 2016 ; Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance, Toulouse, L’Attribut, 2010, co-écrit avec Claire Mouradian. Elle coordonne, avec l’anthropologue Chowra Makaremi, un séminaire à l’EHESS intitulé : « Violences de masse : enquêter par l’intime. Sources, méthodes, épistémologie ».

Virginia MONTEFORTE est anthropologue et photographe. Titulaire d’un doctorat en Anthropologie sociale et Ethnologie de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (iiAC-LAIOS) en 2015 et d’un master en Ethno-Anthropologie de La Sapienza (Rome) en 2005, elle a travaillé tout d’abord dans le champ de la publication et de la traduction littéraire et ensuite comme co-directrice de projets anthropologiques-artistiques dans l’île de Malte, son terrain d’étude principal depuis 2004, avec des recherches d’anthropologie politique, littéraire et sur la mémoire sociale. Parmi ces projets, il y a Din mhix tazza (Ceci n’est pas une tasse) sur les objets de mémoire d’un groupe de femmes dans la ville de Cospicua et Rima, toujours en cours et en association avec Elise Billiard, qui aborde la migration sous différents angles (objets, discours et rhétoriques autour du sujet, convergences et sentiments communs à partir d’histoires diverses). Ces deux projets reposent sur une riche et active collaboration avec les informateurs et les artistes. Parmi les publications de Virginia Monteforte on trouve: « The facing island » préface d’une section dédiée à la littérature maltaise contemporaine dans  New Yorkers, a jazz serenade, intitulé ‘Storie, All write’, n.62-63 (2008) ; « Dal piccolo », Kieku l-ikel jitkellem/If food could speak, The right to the food, Inizjamed, Fair trade Worldfest (2009) ; « Come un’isola ricorda. Riflessioni dal fieldwork», Journal of Maltese History, Volume 1, n.2; Din mhix tazza (2013) et Undertow. Poetics of displacement (2016) dont elle est co-autrice.

Claire RODIER  est juriste, cofondatrice du réseau euro-africain Migreurop et travaille au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s). Ses recherches portent plus particulièrement sur les politiques européennes d’immigration et d’asile. Elle a participé à de nombreuses publications sur ces thèmes, codirigé l’ouvrage collectif Immigration : fantasmes et réalités (La Découverte, 2008) et collaboré à l’Atlas des migrants en Europe (Armand Colin, 2012). Derniers ouvrages parus : Xénophobie business (La Découverte, 2012) ; Migrants et réfugiés. Réponse aux indécis, aux inquiets et aux réticents (La Découverte, 2016).

Caroline ROLLAND-DIAMOND est professeure d’histoire et civilisation américaines à l’Université Paris Nanterre. Spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux aux Etats-Unis au XXe et XXIe siècles, elle est notamment l’auteure de Black America. Une histoire des luttes pour l’égalité et la justice (XIXe-XXIe siècle) (La Découverte, 2016) et de Chicago : le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression politique (Syllepse, 2011). Elle est la directrice du Centre de Recherches Anglophones (EA 370) à l’Université Paris Nanterre.

Marie-Caroline SAGLIO YATZIMIRSKY est professeur en anthropologie de l’Inde à l’INALCO, chercheur au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (UMR Paris Diderot, INALCO, IRD) et membre de l’Institut Universitaire de France. Elle est également psychologue clinicienne dans la consultation de psycho traumatologie à l’hôpital Avicenne auprès de demandeurs d’asile. 
Chercheur invité à l’Université de São Paulo (2004-2007), elle a dirigé un programme ANR sur l’exclusion sociale en Inde et au Brésil. Elle a notamment publié Dharavi: from mega slum to urban paradigm (Routledge, 2013) et Mega city slums (avec F. landy Imperial College Press, 2014). Membre du programme Non-lieux de l’exil, elle poursuit ses recherches sur les demandeurs d’asile à la croisée de l’anthropologie, de la clinique et de la psychanalyse. Ses travaux récents portent sur les réfugiés, le trauma et la culture (revues Le Débat, Anthropology and Medecine, Adolescence, Migrations Société, etc). Elle est membre du programme Non-lieux de l’exil.

Eugenia VILELA est professeur au Département de philosophie de la Faculté de lettres de l’Université de Porto (Portugal), docteur en philosophie de l’Université de Porto, et directrice du groupe de recherche Esthétique, Politique et Art de l’Institut de Philosophie. Auteur de conférences et textes dans le domaine de la Philosophie et des Arts, elle a publié, parmi d’autres textes dans des œuvres collectives, les livres “Du corps équivoque” (1998) et “Silences Tangibles. Corps, résistance et témoignage dans les espaces contemporains d’abandon” (2010). Son travail se développe dans l’espace d’intersection entre l’esthétique, la philosophie politique contemporaine et l’art. Elle est membre des programmes Non-lieux de l’exil et Migrobjets et coordonne (avec A. Galitzine-Loumpet, Ch. Makaremi, Ch. Vollaire), le séminaire EHESS Non-lieux de l’exil.

Albin WAGENER est enseignant-chercheur en sciences du langage, directeur adjoint du laboratoire CoDiRe (Construction discursive des représentations linguistiques et culturelles – EA 4643) à l’Université de Nantes. Spécialiste de l’approche critique des concepts de culture et d’identité, et notamment de leur mise en discours dans les corpus numériques ou politiques et institutionnels, il a notamment publié les ouvrages “Le débat sur l’identité nationale” (L’Harmattan, 2010) et “L’échec culturel” (Peter Lang, 2015) et prépare pour 2017 une habilitation à diriger des recherches autour d’une théorie systémique du discours appliqués aux problématiques identitaires et interculturelles. Il participe aux projets de recherche Antimoine (ANR 13 CORD 002) et Migrobjets (INALCO), tout en étant membre actif des réseaux de recherche internationaux R2DIP (Réseau de recherche des discours institutionnels et politiques) et Alternative Academia et de plusieurs comités de lecture, comme pour les revues International Journal of Intercultural Relations ou International Journal of Bias, Identity and Diversities in Education. Ancien doyen de la Faculté des Humanités de l’UCO à Angers, il est notamment professeur invité à la KUL d’Anvers (Belgique), l’Université de Luxembourg (Luxembourg) ou encore l’Université de Jyväskylä (Finlande). Ses activités peuvent être consultées sur sa page personnelle : http://albinwagener.wixsite.com/awagener

Programme Non-lieux de l’exil 2016-2017 : https://nle.hypotheses.org/3861

L’exil ne s’oppose pas à la migration, ni l’exilé au migrant ou au réfugié, mais les relie pour privilégier le vécu sur des catégorisations juridiques et politiques conjoncturelles, la subjectivité et la capacité d’action du sujet sur un statut administratif transitoire. Si la figure romantique de l’exilé a fait long feu, celles de demandeur d’asile ou du migrant participent de ses recompositions contemporaines. C’est précisément ces changements de condition,  la nécessité de renouveler l’analyse des formes d’accueil et de représentation des sujets en exil dans la durée qui réintroduisent la potentialité heuristique du concept d’exil dans le champ des études sur la migration – et permettent de réinterroger situations,  lieux et non-lieux, temporalités et imaginaires. 

Carnet de recherche : http://nle.hypotheses.org/  et facebook associé : https://www.facebook.com/NonLieuxDelExil/

Projet Displaced Objects, Programme MIGROBJETS (Inalco)
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Liste de diffusion [Nonlieuxdelexil]

Pour s’abonner et gérer son abonnement :
http://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/nonlieuxdelexil

Pour se désabonner instantanément de [nonlieuxdelexil], par simple email, cliquer sur ce lien et envoyer le email sans modification :
mailto:nonlieuxdelexil-request@reseau-terra.info?subject=unsubscribe

Contact des administrateurs : nonlieuxdelexil-adm@reseau-terra.info

Workshop: “Saisir les lieux d’enfermement par le patrimoine”, Rennes, 25 avril 2017

Journée d’étude

Saisir les lieux d’enfermement par le patrimoine

Université Rennes 2

à l’occasion de la parution de

The Palgrave Handbook of Prison Tourism

Jacqueline Wilson, Sarah Hodgkinson, Justin Piché et Kevin Walby éd., Palgrave Macmillan, 2017

En savoir plus : https://www.univ-rennes2.fr/system/files/UHB/UFR-SCIENCES-SOCIALES/Histoire/Tempora/programme-je_25_04_17_v3.pdf
Renseignements et inscriptions : gwenola.ricordeau@univ-lille1.fr

Programme

9h45-10h15 : Accueil

  • 10h15-10h30 Fanny Bugnon et Sophie Le Coq (université Rennes 2) : Introduction
  • 10h30-11h30 Conférence de Justin Piché (université d’Ottawa): Le tourisme carcéral, émergence d’un champ de recherche

12h-13h30 : Déjeuner

  • 13h30-15h : Histoire et mémoire des lieux d’enfermement : Quelles dynamiques et quelles méthodes pour la recherche ?

Table-ronde animée par Gwénola Ricordeau (université Lille 1)

Pierre Fournié (Archives Nationales)

Jean-Lucien Sanchez (Criminocorpus/Administration Pénitentiaire)

Régis Schlagendhauffen (EHESS)

15h-15h30 : pause

  • 15h30-17h30 : Comment les lieux d’enfermement peuvent-ils devenir patrimoine ? Discutante : Martine Cocaud (université Rennes 2)

Fanny Bugnon (université Rennes 2) et Gwénola Ricordeau (université Lille 1): La police au musée

David Niget (université Angers) : Enfermer l’enfance : une généalogie du patrimoine carcéral

Véronique Blanchard (Protection judiciaire de la jeunesse) : D’un centre d’observation à un lieu d’exposition. Histoire et mémoire dans les murs de la justice des enfants

17h30-18h : Conclusions

Workshop: “Des insectes au musée”, 28 avril 2017, Musée du quai Branly – Jacques Chirac

Des insectes au musée

Vendredi 28 avril 2017

Salle de cinéma

Accès libre dans la limite des places disponibles

Journée d’études organisée par le département de la recherche du musée du quai Branly – Jacques Chirac en collaboration avec le Labex CAP (Création, Arts et Patrimoines)

9h30   Le projet « Ecologie des collections »
Tiziana Beltrame, Frédéric Keck, Yaël Kreplak

10h – 13h      Présentation d’œuvres

Essay on Urban Planning, 2013
Sammy Baloji (photographe, cofondateur de la Biennale d’Art de Lubumbashi)

Secteur IX B, 2015 (film, 42mn)
Mathieu Kleyebe Abonnenc (Artiste, Pensionnaire de L’Académie de France – Villa Medici, Rome)

The Sound of Light in Trees (David Dunn, 2006)
Hugh Raffles (New School for Social Research, New York, auteur de Insectopedia, Pantheon Books, New York)

14h30 – 17h30 Table ronde

Les modes de présence et de contrôle des insectes dans les musées

Julien Bondaz (Université Lyon 2)

Eléonore Kissel (musée du quai Branly-Jacques Chirac)

Jacques Cuisin (Museum National d’Histoire Naturelle)

Nicolas Césard (Museum National d’Histoire Naturelle)

Cyrille Bret (Haute école des arts du Rhin)

17h30            Discussion avec le public

Workshop: 18 mai 2017 Paris “Le patri­moine his­to­ri­que des entre­pri­ses : une néces­sité à l’ère numé­ri­que”

Subject: Workshop: 18 mai 2017 Paris “Le patri­moine his­to­ri­que des entre­pri­ses : une néces­sité à l’ère numé­ri­que”
To: Respatrimoni Network <res.patrimoni@gmail.com>

La section des archivistes d’entreprise et du secteur privé de l’Association des archivistes français organise le 18 mai 2017 à Paris une journée d’étude intitulée « Le patrimoine historique des entreprises : une nécessité à l’ère numérique ».
Les intervenants expliqueront pourquoi, dans leur fonction, le patrimoine de leur entreprise est important et pourquoi ne pas gérer ses archives historiques aujourd’hui peut être une entrave au développement de leur entreprise demain.

Cette journée aura lieu aux Apprentis d’Auteuil (40 rue La Fontaine 75016 PARIS).

Cette journée d’étude est construite autour de 3 idées fortes :
Démontrer le caractère stratégique de l’utilisation des archives historiques afin de répondre aux différents enjeux de l’entreprise : dans le domaine des ressources humaines, de la conduite du changement, de la gestion des risques, de la production et de l’activité commerciale, de la recherche et de l’innovation, du marketing, de l’image de marque, etc. L’objectif : construire un argumentaire pour convaincre les dirigeants d’entreprise de la nécessité de mener une politique de gestion des archives patrimoniales.

Associer à cette journée des acteurs moins connus et de taille plus modeste afin d’appuyer les propos : il est possible pour des entreprises de toute taille et de toute activité de travailler sur sa mémoire. D’autre part, dans un contexte ou la transformation digitale s’impose à tous, il importe de prendre en compte la gestion des archives électroniques et d’appréhender leur cycle de vie afin de constituer le patrimoine de demain.

Accueillir des intervenants de toutes les fonctions de l’entreprise ayant un intérêt à mettre en place une action patrimoniale. Pour pouvoir aborder cette problématique de la manière la plus transverse possible, l’AAF s’est associée à d’autres organisations professionnelles ou institutions : l’Afci (Association française de communication interne), le CELSA, l’INTD/CNAM, l’APSE (Association des Professionnels en Sociologie de l’Entreprise).

4 tables-rondes favoriseront l’échange et le dialogue entre les intervenants d’horizons divers ayant travaillé sur des thématiques proches.

Découvrez sur notre site le programme complet et les modalités pour vous inscrire. Cette journée est ouverte à tous. Les inscriptions se font obligatoirement en ligne.

http://www.archivistes.org/Journee-d-etude-de-la-section-Archivistes-d-entreprise-et-du-secteur-prive

Workshop: Ce que l’art contemporain fait au patrimoine

Le CRH vous invite au
second événement LIEUX et ENJEUX
 
CE QUE L’ART CONTEMPORAIN FAIT AU PATRIMOINE
Vendredi 3 mars 2017
14h-17h
Amphi 120
Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine
3-15 quai Panhard et Levassor- 75013 Paris
Métro : Ligne 14 – Bibliothèque François Mitterrand
 
Lorsque des œuvres participant de l’art contemporain s’installent dans des sites ou des lieux patrimonialisés, voire dans des espaces publics dont les dimensions symboliques ou historiques sont fortes, les sensibilités et les émotions potentielles des publics et des citadins rencontrent des situations qui interrogent simultanément les régimes d’historicité, les régimes esthétiques et les régimes identitaires qui leur sont familiers.
Au sein des processus généraux d’esthétisation des bâtiments et des villes qui accompagnent dialectiquement la globalisation de la mondialisation et ses formes de concurrence, et les singularités du local et ses revendications identitaires, cette séance veut analyser, voire déconstruire, quelques notions qui sous-tendent nombre de consommations culturelles, y compris en termes touristiques : artialisation, artification, réalité augmentée, art contextuel, virtuel… De la sorte seront interrogées les notions de contextualité, de temporalité et d’exposition et d’installation dans leurs relations à l’art contemporain et aux bâtiments et sites déjà patrimonialisés ou en cours de patrimonialisation.
Séance co-organisée par :
Martine Bouchier, professeure à l’ENSA PVS
Bernard Haumont, professeur honoraire de l’ENSA PVS
Antonella Tufano, maître-assistante à l’ENSA PLV
CE QUE L’ART CONTEMPORAIN FAIT AU PATRIMOINE
Programme
14h00 :            Accueil
14h15 :            Présentation par Bernard HAUMONT
14h30 :            « Art contemporain et patrimoine : In Situ »  par Marie Caroline ALLAIRE MATTE
15h15 :            « Artiste et patrimoine dans le programme des nouveaux commanditaires en côtes d’Armor »  par Mathieu LE BARZIC et Martine BOUCHIER
16h00 :            «  Des pratiques patrimoniales renouvellées » introduction par Antonella TUFANO
16h15 :            « Des artistes-chercheurs au Musée des arts et métiers » par Yves WIKIN
16h45 :          Discussion
 
Les Invités :
Marie Caroline ALLAIRE MATTE est commissaire et directrice artistique d’In Situ (Montpellier)
Mathieu LE BARZIC est architecte et enseigne à l’ENSA de Rennes
Yves WINKIN est professeur au Cnam, directeur délégué à la Culture scientifique et technique, directeur du Musée des arts et métiers
Prochaines séances Lieux et enjeux
28 mars 2017 : « Habitat Participatif et accessibilité sociale. Perspectives France Europe »- Organisatrice : Sabrina Bresson
26 avril 2017 : « Nature en ville »- organisateurs : Laurence Feveille et Xavier Lagurgue
29 mai 2017 : « Reconfigurations : Habitat existant, modes de vie, recherche et enseignement »- organisateurs Yankel Fijalkow et Alexandre Neagu

Workshop: Patrimoine, Immigration et Constructions Ephémères : Comment mettre en musée l’immigration ?

JOURNÉE D’ÉTUDE « PATRIMOINE, IMMIGRATION ET CONSTRUCTIONS EPHÉMÈRES »
09/01/2017 LAISSER UN COMMENTAIRE
Patrimoine, Immigration et Constructions Ephémères :
Comment mettre en musée l’immigration ?
Le samedi 28 janvier 2017 prochain se tiendra la journée d’étude Patrimoine, Immigration et Constructions Ephémères : Comment mettre en musée l’immigration ? Cette journée d’étude organisée par Andrea Delaplace, également l’une des cinq perspectives adoptées par l’HIPAM pour son séminaire 2016-2017, répond à une première journée d’étude organisée à la Beaconsfield Gallery (Londres) le 19 novembre 2016 intitulée Heritage Immigration and Temporary Fabrications.

Présentation

En tant qu’institutions mémorielles, les musées jouent un grand rôle dans la construction identitaire. Les représentations du passé et du patrimoine culturel local sont essentielles pour le développement de l’identité nationale ou régionale. Désormais, la transformation d’anciennes installations qui accueillaient les immigrés – comme Ellis Island à New York – dans des sites mémoriels qui mettent en scène leurs histoires.

Grâce à cette patrimonialisation des mémoires d’immigrés, un nouveau discours sur l’immigration et l’identité se met en place : les mémoires souvent oubliées – un oubli volontaire parfois – trouvent leur place dans les musées et permettent de créer une narrative sur l’immigration à partir de récits personnels.

Pourtant, la mise en musée de l’histoire de l’immigration reste un défi dans le paysage muséal international. Ainsi, plusieurs questions se posent: Qu’est-ce que le patrimoine de l’immigration? Comment exposer l’immigration? Les tentatives de représentation des immigrés reflètent-elles un paradigme national?

Programme

9h30 – Introduction : Dominique Poulot, professeur à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
10h – Isabelle Renard, chargée de collections du Musée de l’histoire de l’immigration
La constitution de la collection d’Art Contemporain de la CNHI
10h30 – Film Ellis (15′) de JR, artiste français
10h45 – Diana Pardue, directrice de l’Ellis Island Museum, New York
Les expositions permanentes et temporaires de l’Ellis Island Museum
11h15 – Pause-café
11h30 – Martin Evans, maître de conférence à la Sussex Univesity
L’exposition temporaire Paris-Londres et la question de l’immigration dans ces deux villes
12h – Donald Smith, commissaire d’exposition et directeur du Chelsea Space – UAL
L’immigration et l’exil dans les expositions de la Tate Britain et du Chelsea Space
12h30 – Discussion avec tous les intervenants en table-ronde
13h – Conclusion

Informations pratiques

> Samedi 28 janvier 2017, 9h30-13h30
> Entrée libre & sans inscription
> Salle Jullian, Galerie Colbert, Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris
> Programme (MàJ) de la journée d’étude du 28 janvier 2017 (PDF)
> Séance organisée par Andrea Delaplace, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Workshop: Cabinets de curiosité du XXIème siècle / 11 janvier 2017 / Galerie Colbert

Images intégrées 1

Deuxième atelier – Cabinets de curiosité du XXIème siècle


Micro-projet du Labex CAP
Passés et avenir des cabinets de curiosité

 

Mercredi 11 janvier 2017 à la Galerie Colbert

 

Thème : « Inventaire des cabinets permanents existants en France ou Europe »

  •  

HiSCA – 2 rue Vivienne, 75002 Paris,  salle Perrot, de 14h à 17h30

(sur inscription à Véronique Rothenbühler – veronique.rothenbuhler@univ-nantes.fr)

 

Cette deuxième séance sera ouverte par une présentation du projet et des séances suivantes.

 

14h00 : Yves Winkin (CNAM) et Dominique Poulot (INHA),  Introduction à l’atelier, contexte, séances à venir.

14h30 : Frédéric Keck, Directeur du département de la recherche et de l’enseignement,
Musée du quai Branly, « La biosécurité dans les musées de virologie, d’ornithologie et d’anthropologie »

15h15 : Alain Duplouy, directeur de l’UFR histoire de l’art et archéologie et chargé de mission “patrimoine”, université Paris 1, « La collection d’antiquités grecques de l’Institut d’art et d’archéologie: une vocation pédagogique ».

Pause

 

16h15 : Aziza Gril-Mariotte, Maitre de conférences, historienne de l’art, université de Mulhouse, « Des collections scientifiques et artistiques à l’ouverture des musées de la Société industrielle de Mulhouse (1830-1890) »

 

17h00 : Discussion

 

Les prochaines séances auront lieu les :

 

  • Mercredi 15 mars 2017 au Musée des arts et métiers (salle de conférences)

Thème : collaboration avec des artistes contemporains

  • Mercredi 10 mai 2017 à l’ HISCA- Rue Vivienne (salle Perrot)

Thème : propositions pour une muséographie contemporaine

Journées d’études internationales en novembre 2017, bilan des ateliers (la date sera communiquée ultérieurement)

Clélia Simon-Henry
Chargée de gestion LabEx CAP
heSam Université / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne