Category Archives: Workshop

Workshop: “Musées et droits culturels”, Rennes, Les Champs Libres – Musée de Bretagne et ICOM France, 8 février 2019

Journée d’étude 

“Musées et droits culturels”
vendredi 8 février 2019 

9h – 17h

 

À Rennes 

 

 
En savoir plus
 
Un enjeu de réflexion pour le secteur muséal français

Vendredi 8 février 2019, organisation d’une journée d’étude autour du thème “Musées et droits culturels” aux Champs Libres à Rennes.

Les droits culturels permettent de questionner l’écosystème muséal, depuis le processus d’acquisition jusqu’à la gouvernance en passant par l’implication des publics.

Cette journée d’étude proposera des clés de lecture théorique pour comprendre cette notion, tout en permettant à chacun d’échanger sur ses pratiques. Elle se terminera avec la relecture du code de déontologie d’ICOM à l’aune des droits culturels.

Intervenants :

Isabelle Anatole-Gabriel, cheffe de l’unité Europe et Amérique du Nord au Centre du Patrimoine mondial de l’Unesco

Johannes Beltz, directeur adjoint du musée Rietberg (Zurich) et membre d’ETHCOM (Comité permanent d’ICOM sur la déontologie)

Léna Boisard, chargée de mission – recherche sur les droits culturels (doctorante CIFRE Région Bretagne)

Xavier de la Selle, directeur des musées de Gadagne (Lyon)

Simon Gauchet, artiste, école parallèle imaginaire (Rennes)

Patrice Meyer-Bisch, philosophe, président de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels

Marie Pottecher, conservatrice du patrimoine et directrice du Musée Alsacien (Strasbourg)

Mathilde Schneider, directrice des musées Beauvoisine / Musée des Antiquités et Muséum d’histoire naturelle (Rouen)

Entrée libre sur inscription

 
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Workshop: INP 2019 “L’excellence et la richesse du métier de restaurateur du patrimoine”, séance 1, Paris, 28 janvier 2019

En 2019, l’Institut national du patrimoine inaugure un nouveau cycle de conférences consacrées à l’excellence et la richesse du métier de restaurateur du patrimoine.

Confrontés à de nouveaux enjeux patrimoniaux, les restaurateurs développent des compétences spécifiques pour pouvoir y répondre. Les conférences mettront en lumière les savoir-faire des restaurateurs et les nombreuses connaissances auxquelles leur métier fait appel. A la fois chercheur, scientifique, enquêteur et même ingénieur, le restaurateur du patrimoine ne se contente pas de restaurer. Il participe à la recherche sur les œuvres aux côtés des scientifiques et des conservateurs et permet de reconstituer l’histoire d’un objet grâce aux recherches qu’il réalise et aux hypothèses qu’il émet. Il enrichit les connaissances sur les matériaux et élabore des stratégies et des protocoles pour assurer la conservation et la restauration des patrimoines, dans toutes leurs diversités.

Pour illustrer ces thématiques un restaurateur du patrimoine présentera au public, une fois par mois, un projet particulièrement marquant qu’il aura mené.

La séance du lundi 28 janvier aura lieu de 18 h 15 à 19 h 30

Auditorium de la galerie Colbert

2 rue Vivienne, 75002 Paris.

Programme en pièce jointe

Inscription sur le site Internet de l’INP.

La séance « Restaurer le patrimoine horloger, construire sa spécialité», sera animée par Ryma Hatahet, restauratrice du patrimoine et horlogère – Arts du Métal et Horlogerie.

Restauratrice du patrimoine diplômée en 2013 dans la spécialité « Métal » (INP, département des restaurateurs), Ryma Hatahet a rapidement eut l’idée de développer une spécialité supplémentaire pour compléter ses compétences. Elle part d’une observation simple : l’intérêt grandissant des institutions muséales pour la préservation, la gestion, la restauration et la valorisation du patrimoine technique et mécanique – notamment celui en mouvement – qu’il soit historique ou contemporain. Son propre intérêt pour les objets fonctionnels et en mouvement la pousse à consacrer son année de mémoire sur l’étude et la restauration d’un projecteur double Gaumont. Elle saisit alors que pour une compréhension entière des enjeux de conservation liés à la mécanique en mouvement (ou même statique) et son application professionnelle dans le domaine de la conservation-restauration implique de développer des savoirs spécifiques. Des savoirs qui peuvent se conjuguer, entre autres, avec les acquis du restaurateur spécialisé en objets métalliques et possédant des bases en mécanique. Elle a donc choisi de se former en horlogerie. Cet art mécanique va lui ouvrir un champ d’exercice inattendu mais également des sujets de réflexion qui vont remettre en question ses habitudes de jeune restauratrice.

La présentation évoquera son parcours de formation et présentera l’état de ses réflexions concernant la vie professionnelle du restaurateur du patrimoine spécialisé en horlogerie au travers d’exemples concrets de projets de conservation-restauration menés récemment.

Retrouvez le programme des manifestations scientifiques de l’Inp sur son site : http://www.inp.fr/Recherche-colloques-et-editions/Manifestations-scientifiques/Programmation-2019

Workshop: Le sacré dans le patrimoine, Paris

Institut national du patrimoine

Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220 : CNRS / ENS Paris Saclay / Université Paris Nanterre)

Le sacré dans le patrimoine

4 février 2019

Institut national du patrimoine

Auditorium Colbert

2 rue Vivienne

75002 Paris

Cette journée d’études est le fruit d’une rencontre inédite entre des étudiants en droit du patrimoine et droit de l’art – doctorants à l’ISP – et des élèves conservateurs de l’INP, issus de toutes les spécialités.

Sacré et patrimoine façonnent deux expériences de l’interdit, qui ressortissent aussi bien à des normes juridiques qu’à un ensemble de principes intériorisés : défense de voir, de toucher, de circuler librement… L’ensemble de ces règles sont productrices de sens et de valeur spécifiques pour les objets et les usages dont ils s’emparent. Ces deux espaces semblent s’ignorer, le patrimoine procédant d’une définition juridique objective, si ce n’est d’une construction sociale objectivée, tandis que le sacré naît d’un ensemble de croyances subjectives. La particularité de cette journée d’étude est de questionner cette distinction. Les interactions entre patrimoine et sacré, leurs convergences comme leurs écarts, créent un faisceau de dynamiques complexes, entre complémentarité, recouvrement et contradiction.

Pour analyser ces dynamiques, deux axes seront abordés : comment les pratiques patrimoniales se saisissent‐elles du sacré et, en regard, comment le sacré s’incarne‐t‐il dans des usages du patrimoine ?

Les pratiques patrimoniales face au sacré

Ces interactions, qu’il s’agisse d’exposer, de restaurer, de fouiller ou même de vendre le sacré, peuvent produire un chevauchement de statuts qui n’est pas sans susciter des questionnements et des difficultés, du point de vue du droit comme de la conservation. Administrer le sacré en patrimoine devient alors un enjeu de cohabitation ou d’aménagement entre ces deux espaces, leurs usages et règles respectifs. Quelles transactions sont alors possibles, sinon souhaitables, voire impératives, entre le culturel et le cultuel ?

Les usages sacrés du patrimoine

La réciproque est autrement délicate, quand le sacré fait irruption dans l’espace patrimonial. L’accueil du sacré des individus dans l’espace patrimonial se révèle autant multiforme que plurivoque, tantôt niant tantôt renforçant la patrimonialité des objets et des usages.

La plus étonnante peut‐être de ces interactions est aussi la plus intestine, lorsque la patrimonialisation est elle‐même créatrice de sacré. Si le rôle de la vitrine de musée, qui isole et protège l’oeuvre, est bien connu, qu’en est‐il des pratiques professionnelles qui organisent la fétichisation des biens culturels, jusque dans des espaces de conservation fermés au public ? Les institutions patrimoniales, en créant ces néo‐reliques, ne renouvellent‐elles pas – n’excèdent‐elles pas – alors leur fonction, notamment au regard du droit et de la fonction qui leur a été assignée ?

Comité scientifique :

Lorena Audouard, Ronan Bretel, Laure Coupillaud, Kevin Daligault, Xavier de Saint

Chamas, Sophie Dutheillet de Lamothe, Alice Fabris, Alexandre Girard‐Muscagorry, Cléa Hance, Amélie Hurel, Mathilde Labatut, Inès Lamouri, Amandine Lizot, Maud Marron‐Wojewodzki, Delphine Miroudot, Juliette Patron, Anna Pirri, Apolline Sans, Honoré Tchatchouang, Pierre Triomphe, Joëlle Vaissiere ; avec le concours de Vincent Négri

9h00 – Accueil du public

9h15 – Mots d’accueil & Présentation de la journée d’études

Christian Hottin & Vincent Négri

9h30 – Propos liminaires – Introduction au sacré dans le patrimoine

Nathalie Cerezales (docteure en histoire de l’art)

10h00‐12h30 – Les pratiques patrimoniales face au sacré

1. Des transitions, du sacré au patrimonial

▪ Le sacré comme modèle propriétaire

Inès Lamouri, doctorante en droit public (Serdeaut/Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

▪ La conservation du patrimoine cultuel à l’épreuve du droit local : le cas du patrimoine consacré

alsacien‐mosellan

Louis‐Napoléon Panel, conservateur des monuments historiques

(Pause)

2. Administrer le sacré

▪ Est‐ce profaner que préserver ? Les pratiques de conservation matérielle et leur impact sur les

objets sacrés

Éléonore Kissel, Responsable du pôle Conservation‐restauration (Musée du quai Branly ‐

Jacques Chirac)

▪ L’exploration archéologique du sacré

Loréna Audouard, élève‐conservateur (Institut national du patrimoine) & David Lavergne,

conservateur (SRA/DRAC PACA)

▪ Le marché de l’art confronté au sacré

Ronan Bretel, doctorant en droit privé (Institut des Sciences sociales du Politique)

14h00‐17h00 – Les usages sacrés du patrimoine

1. L’irruption du sacré

▪ Le sacré comme une arme ; les revendications de biens sacrés

Alice Fabris, doctorante en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique) & Amandine

Lizot, doctorante en droit public (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Institut des Sciences

sociales du Politique)

▪ De la religion au musée à la religion du musée : translocations patrimoniales et autorité

muséale

Jean Rey‐Regazzi, doctorant en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et

conservateur à l’Univers culturel de Saint‐Sulpice (Montréal)

▪ La place du sacré dans la reconnaissance du patrimoine culturel immatériel

Cléa Hance, doctorante en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique & Centre

d’histoire culturelle des sociétés contemporaines)

(Pause)

2. Reliques patrimoniales, une nouvelle sacralité ?

▪ Dans les coulisses des institutions patrimoniales : enquêtes sur l’ordinaire des oeuvres

Yaël Kreplak, sociologue, chercheuse associée au CERLIS (Université Sorbonne Nouvelle et Paris

Descartes) et au CEMS‐IMM (EHESS)

▪ Du trésor des chartes au trésor national : une notion à double lecture

Amélie Hurel, élève‐conservateur (Institut national du patrimoine) & Kevin Daligault, doctorant

en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique)

▪ Les labels : une nouvelle identité patrimoniale ?

Apolline Sans (Institut des Sciences sociales du Politique)

17h00 – Conclusion

Christian Hottin, directeur des études et de la recherche à l’INP

Informations pratiques

La journée d’étude a été coproduite par l’Institut national du patrimoine et l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220 : CNRS / ENS Paris Saclay / Université Paris Nanterre).

Accès

Institut national du patrimoine

6, rue des Petits‐Champs ou 2, rue Vivienne ‐ 75002 Paris

Métro : Bourse (ligne 3) / Palais Royal (lignes 1 et 7) / Pyramides (lignes 7 et 14)

Bus : 21, 27, 29, 39, 48, 67, 95

Contact

manifestations.scientifiques@inp.fr

Tél. : 01 44 41 16 41

Site Internet : www.inp.fr

Crédit photo :

Soldats de la 57ème Brigade (19ème Division) assistant à la messe dans la cathédrale en ruine de Cambrai,

13 octobre 1918. Photo ‐ McLellan, David (Second Lieutenant) © Ministry of Information First World War Official

Collection

Workshop: “Le patrimoine culturel immatériel dans les droits nationaux. Dialogue avec la convention de l’UNESCO de 2003”, Paris, IEA, 14 février 2019

Le patrimoine culturel immatériel dans les droits nationaux – dialogue avec la convention de l’UNESCO de 2003″14 février 2019, de 9 h 00 à 17 h 45, à l‘Institut d’études avancées (IEA) de Paris (Hôtel de Lauzun, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris).

Cette journée de restitution a pour objectif de discuter avec un groupe d’experts le rapport intitulé Le Patrimoine culturel immatériel dans les droits nationaux – dialogue avec la convention de l’UNESCO de 2003, qui vient clôturer le projet de recherche OSMPOSE mené sur plus de quatre années entre 2014 et 2018. Ce projet de recherche a étudié dans une perspective de droit comparé, d’une part, la façon dont le droit saisit la notion de patrimoine culturel immatériel et, d’autre part, l’influence exercée par la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur le droit au niveau national et local. II s’agit d’une étude juridique internationale inédite grâce à la collaboration de chercheurs ayant répondu à un questionnaire qualitatif et de séminaires thématiques. Cette étude se fonde sur des perspectives empiriques issues de vingt-six États, parties et non-parties à la Convention, représentant des régions du monde et des systèmes de droit différents.

Le rapport final identifie plusieurs grands axes permettant de structurer les points d’interaction principaux entre le droit et la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel:

− Le 1er axe s’intéresse aux façons dont chacun des États a investi la catégorie du « patrimoine culturel immatériel », et fait dialoguer la Convention de 2003 avec leurs ordres juridiques propres et leurs expériences passées.

− Le 2e axe se concentre sur des interactions identifiées comme particulièrement complexes entre le droit du patrimoine culturel immatériel et trois branches du droit : droits de l’homme, droit de l’environnement et propriété intellectuelle.

− Le 3e axe s’attache à analyser le travail de mise en forme juridique, au niveau national, des mesures de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

− Le 4e axe offre une réflexion sur les modes d’action en justice impliquant le patrimoine culturel immatériel, à partir de l’étude comparée de certains contentieux significatifs.

La journée de restitution sera l’occasion d’approfondir ces thématiques portées par la recherche OSMOSE afin de construire la suite d’une réflexion juridique des enjeux de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, encore trop souvent sous-estimée dans les débats.

Programme détaillé et modalités d’inscription sur le site de l’IEA :

https://www.paris-iea.fr/fr/evenements/le-patrimoine-culturel-immateriel-dans-les-droits-nationaux-dialogue-avec-la-convention-de-l-unesco-de-2003

Organisée par Marie Cornu (directrice de recherche au CNRS, Institut des Sciences sociales du politique), Isabelle Chave (conservatrice en chef du patrimoine, adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique à la direction générale des Patrimoines, ministère de la Culture) et Anita Vaivade (professeure adjointe en théorie de la culture, Académie de la culture de Lettonie), cette journée a reçu le soutien de l’IEA de Paris, de l’Institut des Sciences sociales du politique, UMR 7220 (ENS Paris Saclay), du ministère de la Culture et de l’Académie de la Culture de Lettonie.

Workshop: Rencontre interprofessionnelle “Instruments du monde : un patrimoine vivant sur le territoire. Nouveaux enjeux d’exposition et de médiation”, Villeurbanne, 15 janvier 2019

Instruments du monde : un patrimoine vivant sur le territoire.
Nouveaux enjeux d’exposition et de médiation

– MARDI 15 JANVIER 2019 À L’ENM DE VILLEURBANNE –

Rencontre interprofessionnelle organisée par le CMTRA et l’ENM de Villeurbanne
En partenariat avec le CEFEDEM AURA, le CNSMD de Lyon, le Rize et la FEMS
Avec le soutien de la Société Française d’Ethnomusicologie

 

Réunir en un unique lieu toute la diversité des instruments de musique du monde et en faire le tour le temps d’une visite fut l’utopie de nombreux musées ethnographiques et de société depuis la fin du XIXe siècle. Les démarches contemporaines de médiation culturelle ainsi que les innovations technologiques dans le champ muséographique ont considérablement transformé le rapport sensoriel à ces instrumentariums jadis laissés sous verre et accessibles uniquement aux regards. En revanche, leurs modalités d’exposition demeurent principalement régies par des critères acoustiques, géographiques ou historiques, parfois au détriment des contextes culturels, des liens symboliques et des enjeux politiques qui les ont façonnés. En miroir inversé du musée, l’école de musique est un lieu de pratique instrumentale intense mais où la diversité des instruments fait rarement l’objet d’une approche historique et organologique. Comment concilier ces différentes relations à l’instrument dans des contextes d’exposition, de transmission et de médiation musicales ? Comment les aborder à la fois comme des outils d’expression et comme les témoins des histoires migratoires des hommes et des cultures, des influences subies ou choisies qui leur ont donné forme ?  À l’école, au musée ou dans la ville, quelle seraient les conditions d’un instrumentarium “vivant”, vibrant avec les trajectoires culturelles plurielles des êtres humains qui les ont joués et transformés au fil du temps, questionnant les tacites hiérarchies sociales que ces objets véhiculent ?

Cette rencontre interprofessionnelle organisée par le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône Alpes et  l’ENMD de Villeurbanne marque le lancement d’un chantier de recherche sur les instruments de musique des villeurbannais et les histoires interculturelles dont ils sont les témoins et porteurs, en ramification avec l’agglomération et au-delà. Elle a pour objectif de dresser un état des lieux des initiatives muséographiques et pédagogiques prenant pour prisme les “instrumentariums du monde” et d’en imaginer ensemble de nouvelles formes, reliées aux réalités sociales et culturelles de leurs territoires d’installation d’une part, de provenance d’autre part.

9h – 10h : ACCUEIL CAFÉ ET INTRODUCTION

Brève présentation de l’Ethnopôle Musiques, Territoires, Interculturalités
Laura Jouve-Villard, chargée de recherche au CMTRA

La ville comme conservatoire, de Caen à Villeurbanne
Martial Pardo, directeur de l’ENM

10h – 12h30 : TABLE RONDE
L’instrument de musique : des classifications organologiques à sa présentation muséale
Luc-Charles Dominique – professeur d’ethnomusicologie, Université de Nice Sophia Antipolis
La fonctionnalité de la Galerie Sonore d’Angers autour des instruments du monde
Kalak Ben Azzouz, directeur de la Galerie Sonore d’Angers
Le MuPop, brève histoire du Musée des musiques populaires ; ou comment on passe du local au national et de la vielle aux guitares électriques
Eric Bourgougnon, conservateur du MuPop à Montluçon
Nos instruments en partage, est-ce possible ?
Alexandre Delarge, président honoraire des écomusées et des musées de société
12h30 : déjeuner au restaurant municipal de Villeurbanne
Dans la limite des places disponibles – réservation avant le 9 janvier sur le formulaire d’inscription

14h – 14h30 : INTERMÈDE MUSICAL
Avec le musicien Ismail Mesbahi
ENM – Salle Antoine Duhamel
14h30 – 16h : ATELIERS D’ECHANGE
Trois ateliers au choix :

Atelier n°1 – Des musées de musique vivants ?
Les travaux et expériences menés depuis un demi-siècle dans le champ de l’“écomuséologie”, de l’ “altermuséologie” ou encore de la “muséologie communautaire” sont des ressources précieuses pour imaginer ce que serait un musée dédié aux patrimoines musicaux des habitants d’un territoire donné. Quelles en seraient les conditions d’exposition, de recueil, d’animation et de médiation ? A quoi ressemblerait ce lieu utopique à la croisée du conservatoire et du musée, où l’instrument de musique pourrait tout à la fois exister comme médium d’expression artistique, comme produit d’un artisanat savant, et comme support de connaissance culturelle et historique ?
Avec Judith Dehail (Université Aix-Marseille), Franck Philippeaux (Musée dauphinois) Xavier de la Selle (Musées Gadagne), et l’équipe du Rize – Centre Mémoires et migrations de Villeurbanne. Modération : Laura Jouve-Villard

Atelier n°2 – Instruments et stéréotypes sociaux : comment les déconstruire ?
La harpe c’est pour les filles, la basse pour les garçons, le piano est un instrument bourgeois, la guitare est populaire, le violon est la forme moderne du rebab et le tambour est l’ancêtre de la musique…Tout comme les répertoires musicaux, les instruments de musique sont chargés de représentations sociales qui résultent de plusieurs siècles de projets politiques, institutionnels et savants rarement interrogés. Au conservatoire, au musée ou dans les salles de concert, quelles sont les initiatives qui s’attachent à déconstruire ces hiérarchies inconscientes ?
Avec Isabelle Mayaud (sociologue, CRESPPA), Anne-Cécile Nentwig (CNSMD Lyon).
Modération : Martial Pardo

Atelier n°3 – L’instrument dans la relation pédagogique : quelles transmissions, quelles accommodations ?
Dans les écoles de musique, on pratique activement les instruments proposés. Quel recul peut-on avoir sur leur histoire, leurs filiations, quel regard sur leurs voyages dans le temps et l’espace, quelles relations tisser avec les instruments cousins d’autres cultures et les voisins qui les portent « hors les murs » ? Comment cette approche historique, organologique et humaine peut-elle enrichir et diversifier les pédagogies, les modes de jeu et les répertoires et ouvrir à la rencontre dans l’école et avec les habitants de la Cité, dans un « conservatoire » aux contours renouvelés ?
Avec des enseignants et étudiants de l’ENMD de Villeurbanne, du CNSMD et du CEFEDEM.
Modération : Hélène Gonon

16h15 – 17h30 : SYNTHESE DE DEUX GRANDS TEMOINS ET ECHANGES
Avec Judith Dehail (Université Aix-Marseille) et Isabelle Mayaud (sociologue, CRESPPA)

INFOS PRATIQUES
De 9h à 17h30 à l’ENM de Villeurbanne, 46 cours de la République, 69100 Villeurbanne – métro République
Journée ouverte à tous sur inscription : cliquer ici pour accéder au formulaire en ligne
Pause déjeuner de 12h30 à 14h : réservation indispensable avant le mercredi 9 janvier sur le formulaire ci-dessus
Restaurant municipal de Villeurbanne, 13 rue du 4 Août 1789

Workshop: Colloque “Collecter, conserver, exploiter les musiques de tradition orale en France et en Europe méridionale : « l’âge patrimonial » (c. 1970-c. 2000)”, Marseille, 9-11 janvier 2019

Colloque “Collecter, conserver, exploiter les musiques de tradition orale en France et en Europe méridionale : « l’âge patrimonial » (c. 1970 – c. 2000)”,

Marseille, MUCEM

9-11 janvier 2019

à l’initiative du Centre international de recherches interdisciplinaires en ethnomusicologie de la France, de l’Ethnopôle occitan/Centre international de recherche et documentation occitanes et du Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (IIAC, UMR 8177, EHESS-CNRS), en partenariat avec le MUCEM, l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (CNRS/Aix Marseille Université) et le Laboratoire interdisciplinaire Récits, Cultures et Sociétés (EA 3159, Université Côte d’Azur) et avec le soutien de la direction générale des Patrimoines au ministère de la Culture.

Ce colloque entend revenir sur un phénomène lié au revival (ou « revivalisme ») des musiques et des danses traditionnelles, tel qu’il s’est déployé en France et Europe méridionale, du début des années 1970 à l’orée du présent siècle. Mues par un sentiment d’urgence, des collectes d’une ampleur exceptionnelle ont été conduites, amenant la constitution de fonds documentaires et favorisant la reconnaissance institutionnelle des acteurs associatifs qui les menaient. On est ainsi entré dans un « âge patrimonial », dont il s’agira d’éclairer les modalités d’avènement comme les déclinaisons. Seront aussi explorés les interactions entre individus et organisations, les réseaux et les mobilités à l’œuvre. De même sera analysée la relation des chercheurs au terrain, élément central du « pacte » ethnographique qui s’est alors noué.

Entrée gratuite sur inscription à : i2mp@mucem.org

Pour en savoir plus : http://www.mucem.org/programme/collecter-conserver-exploiter-les-musiques-de-tradition-orale-en-france-et-en-europe

programme_colloqueCCEMT

Worshop: Journées Patrimoine écrit 2018 : “De la participation à la mutualisation, quelle(s) coopération(s) aujourd’hui ?”, Valence, 11-12 décembre 2018

L’édition 2018 des Journées Patrimoine écrit, intitulée “De la participation à la mutualisation, quelle(s) coopération(s) aujourd’hui?”, se tiendra à Valence les mardi 11 et mercredi 12 décembre 2018.

Programme détaillé et modalités d’inscription (obligatoire) :
http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Livre-et-Lecture/Patrimoine-des-bibliotheques/Actualites/Journees-Patrimoine-ecrit-2018-Programme-et-inscriptions

Entrée libre sur inscription

Workshop: “Musées d’hier en devenir”, Carcassonne, 19-20 décembre 2018

Colloque “Musées d’hier en devenir”, organisé par l’Ethnopôle GARAE les mercredi 19 et jeudi 20 décembre 2018 à Carcassonne, clôturé par la projection du documentaire “Passeur de vies, passeur d’histoires”, portrait de Daniel Travier, conservateur et fondateur du musée des Vallées cévenoles, à Saint-Jean-du-Gard.

 

L’Ethnopôle GARAE

est heureux de vous inviter au

 

COLLOQUE

 

Musées d’hier en devenir

 

19 et 20 décembre 2018

Maison des Mémoires, Carcassonne

 

 

Consacré au devenir des musées d’ethnographie, le propos de ce colloque se fonde sur un parti pris quelque peu iconoclaste. Nous nous intéresserons, non pas aux musées les plus neufs ou les plus innovants, mais au contraire à ceux, qui pour une raison ou une autre, ont loupé le coche de la rénovation et se sont trouvés pris au piège d’un certain immobilisme. Partant du constat que ces belles endormies ne sont pas forcément boudées du public, nous essaierons de comprendre comment elles continuent à faire sens et le cas échéant, quel parti elles tirent du fait d’être restées dans leur jus. Si face à la course à l’innovation, qui est aussi une course à l’audience, certains entrevoient la fin du musée, nous essaierons quant à nous de saisir les ressorts de sa permanence. Cette rencontre entend intéresser, au-delà des spécialistes (ethnologues et muséologues), un public plus large de professionnels et d’amateurs éclairés, engagés d’une manière ou d’une autre dans l’action patrimoniale. L’ambition est de leur apporter les moyens d’une réflexivité, en prenant doublement appui sur les acquis disciplinaires et le partage d’expériences en cours.

 

Programme http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-ethnologique/Soutien-a-la-recherche/Colloques-seminaires-et-journees-d-etude/Colloque-Musees-d-hier-en-devenir

 

Contact, inscriptions

Christine Bellan

04 68 71 29 69

ethno.garae@wanadoo.fr

Workshop: Jeudi 6 déc. – 15e Journée du patrimoine culturel immatériel

Tsiganes d’ici et d’ailleurs

15e Journée du patrimoine culturel immatériel

Paris, Théâtre de l’Alliance française, 18h30

Depuis 2004, la MCM organise une table ronde internationale à l’occasion de la Journée du patrimoine culturel immatériel (PCI) dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, afin de promouvoir et d’interroger cette catégorie patrimoniale institutionnalisée par la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du PCI (2003). La ratification de cette convention en 2006 par la Roumanie, vingtième État signataire, permettra l’entrée en vigueur au niveau international de ce texte, ratifié par la France la même année.

Pour cette 15e édition, chercheurs, représentants d’institutions et praticiens, de France et de Roumanie, partageront leurs expériences et réflexions sur le patrimoine immatériel des Tsiganes, en particulier musical, s’agissant de sa transmission et de ses évolutions, de ses représentations, appropriations et usages, ainsi que de son traitement patrimonial notamment dans le cadre de dispositifs internationaux comme la Convention de 2003 telle que mise en œuvre dans les pays de résidence de cette minorité transnationale.

Intervenants
    • Speranța Rădulescu, ethnomusicologue spécialiste des musiques roumaines de tradition orale, professeur à l’Université nationale de musique de Bucarest, membre de la Société Française d’Ethnomusicologie
    • Jonathan Larcher, anthropologue et cinéaste, réalisateur d’une série de films documentaires consacrés aux Tsiganes, Romani Memory #1 – MANEJ (2017) et Romani Memory #2– Amintire (2016)
    • Luc Charles-Dominique, professeur d’ethnomusicologie à l’Université Nice-Sophia-Antipolis, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, auteur de Les «bandes» de violons en Europe. Cinq siècles de transferts culturels, Turnhout, Brepols, 2018.

Séverine Cachat, anthropologue et directrice de la Maison des Cultures du monde – CFPCI, modérera les interventions.

En ligne :

Workshop: 30 novembre 2018 I2MP Les temporalités du sida

Vendredi 30 novembre, de 9h30 à 17h15, à l’I2MP du Mucem à Marseille, de la quatrième journée d’étude de notre cycle “collecter, conserver et exposer l’histoire sociale du VIH-sida” qui sera consacrée aux “temporalités du sida“.
Tout au long de cette journée, l’ambition sera de questionner la mise en récit muséale des temporalités multiples de l’épidémie.
Vous trouverez le programme détaillée de cette journée en pj ou à l’adresse suivante : http://www.mucem.org/sites/default/files/2018-11/fds_sida_web.pdf
Dans le cadre des manifestations du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, nous vous invitons également à partir de 19h (et pas 18h comme inscrit sur le programme) à la projection du film « Zéro patience », film satyrique sur les origines du sida, dans la salle du miroir (Vieille Charité – 2 rue de la Charité, 13002 Marseille), en présence de Didier Roth-Bettoni, journaliste et historien du cinéma LGBT.