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Workshop: Journées d’étude IIAC : “Globalisation : normes et tensions”, Paris, 28-29 novembre 2019 [session “Patrimoine – Expertise”, 29 novembre matin]

Les 28 et 29 novembre, l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (CNRS-EHESS) organise deux journées d’étude sur le thème “Globalisation : normes et tensions”, dont la session du vendredi 29 au matin porte sur la question de la patrimonialisation et du rôle des experts.

Paris, EHESS, 54 boulevard Raspail (salles du Conseil, R-1)

Le programme détaillé

Focus sur le vendredi 29 novembre matin

9 : 00 Accueil – café

9 : 30 PATRIMOINE – EXPERTISE

Modérateur │ Thomas Mouzard (ministère de la Culture)

Chiara Bortolotto (LAHIC – IIAC) │ L’Unesco et la décolonisation du patrimoine : de l’ « expertise » à la « facilitation », et retour

Claudie Voisenat (LAHIC – IIAC) │ L’expertise comme translation : patrimoine culturel immatériel et transport local des normes globales

Sylvie Sagnes (LAHIC – IIAC) │ En clair-obscur : expertise historienne et patrimoine mondial

Workshop: Titiller le protocole de Nagoya, Toulouse, 28-29 novembre 2019

Workshop : musées et connaissances traditionnelles

 

Titiller le protocole de Nagoya

 

Sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO 

 

28 et 29 novembre 2019

Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse

 

Événement proposé par

Museum national d’histoire naturelle, IRD, Museum de Toulouse, CNRS

La protection du patrimoine naturel et immatériel des peuples autochtones est un enjeu fort et un sujet sensible. La mise en œuvre du Protocole de Nagoya et les notions d’accès aux ressources et aux savoirs traditionnels associés ainsi que le partage des avantages découlant de leur utilisation intensifient ces questionnements. Elles tendent à renouveler la considération accordée au patrimoine naturel et culturel et à s’imposer comme référence incontournable aux praticiens et penseurs des collections et des patrimoines. Pour autant, la mise en œuvre du Protocole pose d’importants problèmes d’interprétation pour les industriels, académiques, institutions et tout particulièrement pour les musées.

Que recouvre et induit ce concept de “contractualisation” pour une communauté, des chercheurs, un musée, et quelles en sont les implications pour ces mêmes acteurs ? Dans quelle mesure peut-on contractualiser par anticipation ou extrapolation, des valeurs potentielles détenues et préservées ? Que contractualiser : une potentialité de recherche, des enjeux scientifiques et méthodologiques non encore développés s’ouvrant alors sur l’inconnaissance. Comment rendre compte de la longueur des procédures allant de la ressource biologique et des savoirs locaux associés, à la bioprospection, en passant par la mise en collections, les techniques de la recherche scientifique, l’isolation d’une molécule avec son principe actif, ou aux démarches de demande de brevet… ?

            Le Protocole de Nagoya encourage à interroger le cadre éthique et déontologique qui sous-tend nos pratiques professionnelles, mais également les relations entre utilisateurs et fournisseurs de ressources génétiques et d’informations. Sur chacune de ces grandes questions, nous invitons un chercheur ou expert et un acteur du monde muséal, et/ou un représentant d’une communauté ou d’un groupement d’intérêt pour aborder le sujet sous un axe pluriel tant dans sa dimension théorique que dans les questionnements de la mise en oeuvre du Protocole.

 

Comité d’organisation

anne.nivart@mnhn.fr

catherine.aubertin@ird.fr

isabel.nottaris@toulouse-metropole.fr

 

Inscription obligatoire sur

https://www.weezevent.com/workshop-titiller-le-protocole-de-nagoya-2

 

 

 

 

jeudi 28 novembre 2019

9h Accueil

 

  1. Titiller Nagoya : Cadrage

9H30 Pourquoi ce séminaire dans un muséum ?  Anne Nivart, MNHN

Ce que bouleverse le protocole de Nagoya pour un musée.

 

10h Comment est-on arrivé au protocole de Nagoya ? Catherine Aubertin, IRD

Le protocole de Nagoya devait remédier à l’invisibilité de l’apport des populations autochtones et locales dans la recherche sur la biodiversité. A t il atteint son but ? Il convient de revenir sur les postulats qui ont conduit à sa rédaction pour mieux en comprendre les limites et les opportunités.

10h30 Petite histoire de la biopiraterie : de la colonisation à demain  Loïc Peyen, Université Toulouse 1 Capitole

La biopiraterie est largement décriée aujourd’hui. Présentée comme une pratique d’un autre temps, elle serait une nouvelle forme de colonisation. L’affirmation est partiellement vraie. Mais la réalité est plus complexe, et les enjeux du phénomène doivent être bien compris.

 

11h Pause café

 

  1. Vous avez dit Autochtonie ?

 

11H30 Les droits des peuples autochtones, un antidote à l’insécurité juridique autour de la conservation de la biodiversité ? Nadia Belaidi, CNRS

La catégorie « autochtone », telle qu’issue des négociations internationales, ne garantit-elle pas la sécurité des Etats avant celle des populations ? N’y aurait-il pas dans la notion d’autochtonie, un puissant révélateur des enjeux de la biodiversité ?

 

12h « Circulez, il n’y RIEN à voir ! » De la suppression des sujets pour promouvoir leurs véritables droits   Philippe Karpe, CIRAD 

A partir d’un cas de biopiraterie, on montre que la protection des droits des peuples autochtones exige une reconsidération profonde de l’identité du Juriste et du Droit et, consécutivement, la suppression de toute référence au concept d’autochtone (et donc des droits qui y sont rattachés), seule véritable décolonisation (son expression et son moteur) de ce concept.

 

12h30 Discussion

 

13h Déjeuner libre

 

 

 

 

III. Savoirs  et perspectives locales

14h30 Savoirs traditionnels, des concepts aussi flous dans les communautés que dans les textes. Guillaume Odonne, Damien Davy, LEEISA-CNRS

Dans les communautés amazoniennes, les savoirs liés à la nature ont des périmètres géographiques et culturels très variés, entre savoirs individuels, savoirs collectifs et locaux, et savoirs pan-amazoniens. Les enjeux autour de la définition de ces périmètres rendent complexe l’attribution de la propriété à un groupe donné, surtout lorsque les textes sont aussi peu clairs sur ce qu’est une « connaissance traditionnelle associée à une ressource biologique ».

15h Quels savoirs, quels droits ? Laure Emperaire, IRD

Selon les échelles -individuelle, familiale, du groupe culturel…- une large palette de droits afférents aux plantes cultivées du Rio Negro (Brésil) peut être mise en évidence, en décalage avec la vision occidentale.

 

15h30 Protocoles communautaires pour la consultation des peuples autochtones et des communautés traditionnelles au Brésil, un instrument de protection ? Ana Euler, Embrapa

Depuis 2015, plusieurs peuples amérindiens et communautés traditionnelles de l’Amazonie brésilienne élaborent leurs protocoles de consultation comme instruments d’autodétermination. L’objectif principal est d'”enseigner” au gouvernement, mais aussi aux chercheurs et au secteur privé, comment doit se dérouler le processus de consultation pour tout projet qui les concerne.

16 h Pause

16h30 Le PAG, lieu d’expérimentation. Raphaëlle Rinaldo, Parc Amazonien de Guyane

De 2006 à 2018, le Parc Amazonien de Guyane a été le seul territoire français à avoir mis en place un système d’accès et de partage des avantages. Il convient de revenir sur cette expérience pionnière.

 

17h Loi biodiversité, autochtonie, consentement préalable en connaissance
de cause, partage juste et équitable des avantages : Une articulation pas si
évidente en Guyane.  Tiffanie Hariwanari, Parc national Amazonien de Guyane

Dans un contexte guyanais où les revendications autochtones sont de plus en
plus fortes, quels enjeux soulèvent l’application du Protocole de Nagoya et de la loi pour la reconquête de la biodiversité ? Comment les premières présentations des procédures sont-elles reçues par le monde scientifique et les populations ?  Entre des procédures jugées complexes et une loi considérée comme laissant peu de marge de manœuvre aux populations concernées,  nous reviendrons sur les premiers échanges tenus depuis juin 2019.

17h30 Le Grand Conseil Coutumier , les savoirs et le partage des avantages,  Sylvio Van Der Pjil, président du Grand Conseil Coutumier de Guyane

17H45 Le rapport à la nature et les savoirs collectifs chez les Bushinengés: comment partager, comment protéger ?  Bruno Apouyou, vice-président du Grand Conseil Coutumier de Guyane

18h-  Discussion

 

Visite libre  ou avec médiateurs de l’exposition Oka Amazonie

19h00 : Cocktail

Vendredi 29 novembre

 

IV. Que contractualiser : une connaissance, une potentialité, un développement méthodologique…?

 

9h30 Point de vue d’un chercheur   Anthony Herrel, MNHN

Que contractualise-t-on : une recherche aujourd’hui, des utilisations pour demain. Quotidien d’un chercheur.

9h45 Le contrat et la notion de MAT Catherine Aubertin, IRD

PIC et MAT, piliers du protocole de Nagoya

 

10h Le temps comme matériau de conception juridique Anne Etienney, Université Paris13

Comment appréhender et mesurer les dimensions temporelles du contrat de bioprospection ? Temps de la négociation, de la formation du contrat, de l’utilisation de la ressource, des avantages purement éventuels qui pourraient découler de cette utilisation ou encore de la contrepartie offerte au fournisseur. Les rapports du temps et du contrat sont foisonnants et complexes.

 

10h30   La contractualisation : peu de bien et pas mal de maux ? Loïc Peyen, Université Toulouse 1 Capitole

Le recours au contrat est actuellement la solution privilégiée pour parvenir à un partage optimal des ressources naturelles. Cependant, les indéniables avantages de la contractualisation ne doivent pas conduire à taire ses défauts.

11h  Pause café

 

11h30 Nagoya, demain, le droit de la mer ? Elodie Jousset, Ifremer

Dernières négociations autour d’un bien public mondial.

 

12h Discussion

 

12h30 Déjeuner libre

 

  1. Questions titillantes

 

14h- 15h Table ronde : la biodiversité, un bien commun Loic Peyen, Philippe Karpe,  Sylvio Van Der Pjil et Bruno Apouyou

15h-15h20 Recherche et Musée : Schizophrénie et dualité Guillaume Odonne, CNRS & Marc Jeanson, MNHN

15h20 -16h Conclusion du workshop : Nagoya, Patrimoine et collections publiques  Claire Chastanier, Ministère de la Culture  & Anne Nivart, MNHN

16h Clôture

 Visite libre de l’exposition Oka Amazonie

Workshop: Journée “Musique : patrimoine immatériel ?” (15/11- Musée du Quai Branly)

Nous sommes ravi•e•s de vous inviter à l’événement de lancement du numéro 8 de la revue Transposition-Musique et sciences sociale (EHESS- Philharmonie de Paris),  “Musique : patrimoine immatériel ?/Music: Intangible Heritage?”, qui aura lieu le vendredi 15 novembre au Musée du Quai Branly (de 9h15 à 18h) lors de la 16e journée du Patrimoine Culturel Immatériel, dans le cadre du Festival de l’Imaginaire.

Créée en 2004 par la Maison des Cultures du Monde, quelques mois après l’adoption par l’Unesco de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003), la Journée du PCI a été reconduite chaque année sur un thème différent. Cette édition interrogera la patrimonialisation de la musique et ses effets, à travers un retour réflexif avec les auteur•e•s du numéro 8 de la revue Transposition, coordonné par Elsa Broclain (CRAL-EHESS), Benoît Haug (IHRIM) et Pénélope Patrix (Université de Lisbonne). Elle ouvrira le week-end festif au musée du Quai Branly-Jacques Chirac autour du fandango de la région du Sotavento, au Mexique, avec Joel Cruz Castellanos et son ensemble qui clôtureront la journée en musique.

Vous trouverez la programmation détaillée et les informations nécessaires ci-dessous.

En vous souhaitant une excellente journée,

Benoît Haug, Elsa Broclain et Pénélope Patrix

pour le comité d’organisation

 

Musique : patrimoine immatériel ?

 

16e Journée du PCI dans le cadre du 23e Festival de l’Imaginaire

et à l’occasion du lancement du numéro 8 de la revue Transposition – musique et sciences sociales

 

Près des deux tiers des éléments inscrits en 2018 sur les listes du PCI présentent une composante musicale notable. L’As-Samer, pratique dansée et chantée de Jordanie, et le reggae de Jamaïque y figurent désormais aux côtés du séga tambour de Rodrigues, du tango du Rio de la Plata, ou du fest-noz breton, soit au total, plus de 300 pratiques où la musique, souvent articulée à des fêtes, danses, rituels, poésies ou savoir-faire, joue un rôle important. Les candidatures affluent depuis l’entrée en vigueur en 2006 de la Convention, qui a institué un nouveau paradigme patrimonial fondé sur la participation des communautés et la sauvegarde de pratiques vivantes, plutôt que sur une gestion par les experts de la préservation de monuments et d’artefacts. Ce paradigme aurait infiltré les mondes de la musique, bien au-delà du giron des Nations Unies, qu’ils soient professionnels ou amateurs, locaux ou transnationaux, générant une diversité de modes d’appropriation et de contestation. L’hypothèse selon laquelle le PCI serait désormais l’un des principaux leviers de patrimonialisation de la musique à l’échelle mondiale enjoint à se pencher sur ce phénomène avec une certaine urgence. En partant d’un double questionnement : ce que la musique fait au PCI /ce que le PCI fait à la musique, il s’agira d’interroger les effets de cette nouvelle donne et les manières dont celle-ci est appréhendée non seulement par les musicien·ne·s et les communautés concernées, mais aussi par un large spectre d’acteur·trice·s et d’institutions politiques, musicales et artistiques.

Programme

9h15 Accueil café – Salle de cinéma du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

 

9h45 Ouverture

Philippe CHARLIER, directeur du département de la Recherche et de l’Enseignement au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, et Séverine CACHAT, directrice de la Maison des Cultures du Monde – Centre français du patrimoine culturel immatériel

10h Introduction

Elsa BROCLAIN, Benoît HAUG, Pénélope PATRIX, « Musique : patrimoine immatériel ? / Music: Intangible Heritage? Retour sur le n° 8 (octobre 2019) de la revue Transposition »

10h30 Table ronde 1 : Engagements de chercheur•e•s et de musicien•ne•s dans la fabrique du patrimoine culturel immatériel

– Arnauld CHANDIVERT et Hervé PARENT, auteurs de : « Les communautés patrimoniales, pratiques musicales et enjeux de reconnaissance. Le cas de la rumba catalane » (Espagne/France)

– Maria José BARRIGA, co-auteure de : « “Le patrimoine c’est nous !” Voix plurielles autour du cante alentejano » (Portugal)

– Jean-François VROD, violoniste, autour de la conférence-concert « L’après-coup » (La Soustraction des fleurs & Cyril Isnart, 2019)

12h Déjeuner

 

13h30 Projection-débat : Le gwoka à l’Unesco. Les enjeux politiques de la reconnaissance patrimoniale

 

Projection du documentaire de Philippe MUGERIN, Gwoka-la Linèsko, jou mèkrédi-lasa (2015, 41’), en présence du réalisateur

 

Suivie d’un débat avec :

Florabelle SPIELMANN, Dominique CYRILLE, auteures de : « La notion de patrimoine immatériel comme outil de contournement de l’État : enjeux et ambiguïtés de la fabrique patrimoniale du gwoka en Guadeloupe »
et Pierre-Eugène SITCHET, auteur d’un entretien avec Gabriel Mugerin, Patrick Solvet et Rosan Monza, membres du centre Rèpriz, à propos de l’après-inscription du gwoka.

15h Pause café

 

15h30 Table ronde 2 : Music as Heritage. Beyond Intangible Cultural Heritage

– Juan-David MONTOYA, auteur de : « Champeta’s Heritage: Diasporic Music and Racial Struggle in the Colombian Caribbean » (Colombie)

 – Lúcia CAMPOS, auteure de : « Le fleuve qui fait résonner le son du tambour : musique et patrimonialisation de la folia de reis au Minas Gerais (Brésil) »

– Rob CASEY, auteur de : « Aisteach: Jennifer Walshe, Heritage, and the Invention of the Irish Avant-Garde » (Irlande)

17h Fandango du sud du Veracruz (Mexique)

Charlotte ESPIEUSSAS avec Joel CRUZ CASTELLANOS et son ensemble

 

17h30 Synthèse et clôture de la journée

Infos pratiques 

Date  : Vendredi 15 novembre 2019 de 9h15 à 18h

Lieu : Musée du Quai Branly – Jacques Chirac(salle de cinéma)

37 Quai Branly, 75007 Paris

Entrée libre

Page de l’événement 

Workshop: “Dénouer la langue du droit pour préserver les langues autochtones”, Paris, 28 novembre 2019

En cette Année internationale des langues autochtones, un atelier de recherche intitulé « Dénouer la langue du droit pour préserver les langues autochtones » est organisé à la Médiathèque Françoise-Sagan (Paris 10e) le jeudi 28 novembre 2019 par la Chaire UNESCO sur la politique et le droit du patrimoine culturel immatériel (Académie de la Culture de Lettonie), la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture, DGLFLF), le Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique (ministère de la Culture, DGP/DPRPS), l’Institut des Sciences sociales du politique (ISP) et la Société internationale pour la recherche sur le droit du patrimoine culturel et le droit de l’art.

Les mécanismes juridiques pouvant favoriser la sauvegarde des langues autochtones seront analysés, au cours de l’atelier, par des praticiens et des chercheurs rassemblés autour de cette problématique commune.

Programme détaillé joint.

Entrée libre, sur inscription préalable obligatoire : https://bit.ly/32hoLfZ

Contact : lily.martinet@gmail.com

Workshop: “Intelligence artificielle et institutions patrimoniales : enjeux, défis et opportunités”, Paris, BnF, 11 décembre 2019

Journée d’étude “Intelligence artificielle et institutions patrimoniales : enjeux, défis et opportunités”, organisée par l’ADEMEC, Paris, BnF / Site François-Mauriac, 11 décembre 2019

« Concurrente de notre intelligence », « menace pour nos métiers et nos expertises », ou encore « solution miraculeuse qui surpasserait toutes nos compétences », l’intelligence artificielle est source de nombreux fantasmes… et pour cause ! L’effet “boîte noire” des procédures de ces nouvelles technologies n’a rien pour nous rassurer. Pourtant, à l’heure où l’intelligence artificielle anime déjà nos vies numériques, il est essentiel que les professionnels de l’information, en charge de la conservation et de la diffusion du patrimoine, et spécialistes de la donnée puissent s’y mesurer.

Cette journée d’étude a pour objectif de donner des clés de compréhension pour mieux cerner les enjeux qui entourent l’intelligence artificielle. Elle sera l’occasion d’en comprendre les usages et d’anticiper ses atouts pour les institutions patrimoniales.

Conférences, rencontres et ateliers nous permettront de réfléchir ensemble au positionnement de nos métiers face à ces évolutions profondes et inédites afin que cette révolution technologique ne se fasse pas malgré nous, mais bien avec nous, et au service de nos missions essentielles : la conservation et la mise à disposition du patrimoine.

Pour en savoir plus :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-ia-et-institutions-patrimoniales-enjeux-defis-et-opportunites-76425652183?utm-medium=discovery&utm-campaign=social&utm-content=attendeeshare&utm-source=strongmail&utm-term=listing

Workshop: Memory in Motion: Filming Bucharest’s Pasts/Presents – University of Liverpool, 30 Sept

Memory in Motion: Filming Bucharest’s Pasts/Presents
Film Screening and discussion organised by the Culture, Space and
Memory and Screen and Film Studies Research Groups, Department of
Communication and Media

https://www.liverpool.ac.uk/communication-and-media/research/groups/screen-film/

https://www.liverpool.ac.uk/communication-and-media/research/groups/culture-space-memory/

School of the Arts Library

Monday 30 September 2019 5-7pm

Dr Alyssa Grossman

As a visual anthropologist, I have been working with film in my research
on everyday sites and practices of remembrance work in post-communist
Bucharest, Romania. Engaging with the filmmaking process has also made
me increasingly curious about the relationship between memory and the
visual/multi-sensory medium of film itself. How can memory be invoked
through the moving photographic image, when memory’s very existence
implies an absence of the object of recollection? What experimental or
alternative filmmaking techniques could be mobilised to capture
internal, affective aspects of memory that cannot be directly manifested
through traditional visual documentary means? In this presentation I
will screen my film, /In the Light of Memory/, which aims to convey the
frameworks and contents of individual and cultural memories in the
contemporary Romanian post-communist context. I will also discuss my
somewhat unorthodox usage of the ‘traveling shot’ in the film, as an
attempt to communicate something of memory’s own textures and tones,
experiences that are more visceral, fragmented, and multi-layered than
the narratives often conveyed by conventional (textual and visual)
ethnographies.

Film synopsis

In the Light of Memory (39 min.) explores everyday sites and practices
of memory in Bucharest, twenty years after the fall of Romanian
communism. Shot in Cișmigiu Gardens, one of the oldest public parks in
Bucharest, the film interweaves individuals’ recollections of the past
with present-day scenes from the park, creating a montage of images and
voices, stillness and motion, landscapes and people.

All welcome.

Les Roberts (Dr)

Senior Lecturer in Cultural and Media Studies

Department of Communication and Media

School of the Arts

19 Abercromby Square

University of Liverpool

Liverpool. L69 7ZG. UK

tel: +44 151 794 3102

New book: /Spatial Anthropology: Excursions in Liminal Space/
<https://www.rowmaninternational.com/book/spatial_anthropology/3-156-debf2849-7e0a-435b-85fd-5e67a047631a>//

www.liminoids.com/ <http://www.liminoids.com/>

www.liv.ac.uk/communication-and-media/staff/les-roberts/
<http://www.liv.ac.uk/communication-and-media/staff/les-roberts/>

Workshop: Journées 2019 de la MPOB / inauguration de l’Ethnopôle : “La fabrique sociale orale. Pour une politique de l’oralité”, Anost, 4-5 octobre 2019

Les prochaines Journées de la Maison du Patrimoine oral de Bourgogne se tiendront à Anost (Saône-et-Loire), les 4 et 5 octobre, sur le thème « La fabrique sociale orale. Pour une politique de l’oralité ».

En 2019, la MPOB, site de l’Ecomusée du Morvan (Parc naturel régional du Morvan), a été reconnue comme Ethnopôle par le ministère de la Culture pour le projet qu’elle porte depuis sa fondation de « Fabrique sociale orale ». Elle est désormais à la fois un lieu de référence nationale pour la recherche en ethnologie sur ses propres thématiques et un lieu d’expérimentation pour l’action culturelle à l’échelle locale et régionale. C’est cette Fabrique sociale orale que ces journées viennent, cette année, inaugurer, radiographier et interroger.

Co-organisées avec le Centre Georges Chevrier de l’université de Bourgogne et la DRAC Bourgogne-Franche-Comté, les Journées de la MPOB sont deux jours d’invitation à produire ensemble des savoirs et un vocabulaire commun sur ce qu’est l’oralité à la Maison du Patrimoine oral de Bourgogne. Des chercheurs travaillent en coopération avec des habitants et le monde associatif à l’élaboration de notions et d’hypothèses ancrées dans l’expérience des pratiques de l’oralité à la MPOB ; ces rencontres se nourriront également d’expérimentations locales d’autres territoires.

Argumentaire et programme en ligne :

http://mpo-bourgogne.org/index.php/2019/09/24/les-journees-de-la-mpob/

Workshop: Musées et Protocole de Nagoya : titiller les concepts 28-29 novembre 2019

Musées et Protocole de Nagoya : titiller les concepts

28-29 novembre 2019

Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, organisé par le Muséum national d’Histoire naturelle, l’IRD,le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, et ce sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO .

Inscriptions obligatoires : 

https://www.weezevent.com/workshop-titiller-le-protocole-de-nagoya-2

 

Résumé

La protection du patrimoine naturel et immatériel des peuples autochtones est un enjeu fort et un sujet sensible. La mise en œuvre du Protocole de Nagoya et les notions d’accès aux ressources et aux savoirs traditionnels associés ainsi que de partage des avantages découlant de leur utilisation intensifient ces questionnements. Elles tendent à renouveler la considération accordée au patrimoine naturel et culturel et à s’imposer comme référence incontournable aux praticiens et penseurs des collections et des patrimoines. Pour autant, la mise en œuvre du Protocole pose d’importants problèmes d’interprétation pour les industriels, académiques, institutions et tout particulièrement pour les musées.

Que recouvre et induit ce concept de “contractualisation” pour une communauté, des chercheurs, un musée, et quelles en sont les implications pour ces mêmes acteurs ? Dans quelle mesure peut-on contractualiser par anticipation  ou extrapolation, des valeurs potentielles détenues et préservées ?  Que contractualiser : une potentialité de recherche, des enjeux scientifiques et méthodologiques non encore développés ? s’ouvrant alors sur l’inconnaissance. Comment rendre compte de la longueur des procédures allant de la ressource biologique et des savoirs locaux associés, à la bioprospection, en passant par la mise en collections, les techniques de la recherche scientifique,  l’isolation d’une molécule avec son principe actif, ou aux démarches de demande de brevet… ?

Le Protocole de Nagoya encourage à interroger le cadre éthique et déontologique qui sous-tend nos pratiques professionnelles, mais également les relations entre utilisateurs et fournisseurs de ressources génétiques et d’informations. Sur chacune de ces grandes questions, nous invitons un chercheur ou expert et un acteur du monde muséal, et/ou un représentant d’une communauté ou d’un groupement d’intérêt pour aborder le sujet sous un axe pluriel tant dans sa dimension théorique que dans les questionnements de leurs mises en oeuvre.

Le programme complet de ces deux journées, sera en ligne très prochainement.

Workshop: JE Héritage politique du sport et des évènements sportifs, Bordeaux, 15 oct. 2019

Voici pour information et diffusion annonce de la Journée d’étude internationale que nous organisons sur le thème
Héritage politique du sport et des évènements sportifs” (International Workshop: Politics Legacy of Sport and Sport Events),
le mardi 15 octobre à la Maison régionale des Sports Nouvelle-Aquitaine.
2 avenue de l’Université
33400 Talence

La journée est organisée par l’Université de Bordeaux dans le cadre du label « Génération 2024 »,
l’équipe Vie Sportive du LACES (EA 7437)
et le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) Nouvelle-Aquitaine.

En remerciant de la diffusion
et au plaisir de vous rencontrer..

Programme :
https://laces.u-bordeaux.fr/journee-detude-internationale-heritage-politique-du-sport-et-des-evenements-sportifs-international-workshop-politics-legacy-of-sport-and-sport-events-maison-re/)

Journée d’Etude Internationale
Héritage politique du sport et des évènements sportifs

(International Workshop: Politics Legacy of Sport and Sport Events)

Mardi 15 octobre 2019

Maison régionale des Sports

2 Avenue de l’Université, 33400 Talence

 

Organisée par l’Université de Bordeaux « Génération 2024 »,

l’Equipe Vie Sportive (LACES-EA-7437) et

le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) Nouvelle-Aquitaine

8h30 Accueil

9h introduction/ouverture

Jean-François Loudcher, Professeur à l’Université de Bordeaux, LACES

Philippe Saïd, Président du CROS-Nouvelle-Aquitaine (ou son représentant)

Julien Morlier, Directeur de la Faculté des STAPS (ou représentant)

9h30-10h Modérateur : André Suchet

Jean-Pierre Augustin, Professeur émérite à l’Universités Bordeaux-Montaigne, MSHA, UMR-CNRS PASSAGES

Les JO de Paris 1924 et le débat géopolitique entre universalisme et régionalisme sportif

10h-10h30 Modérateur : André Suchet

Yannick Hernandez, ATER à l’Université de Bordeaux, LACES.

L’héritage politique des JO de Barcelone 1992

10h30-11h Modérateur : Carlos-Manuel Alves

André Suchet, Maître de conférences, Université de Bordeaux, LACES, MSHA.

L’héritage politique régional des Jeux Méditerranéens 1993 dans le contexte des années Mitterrand/Balladur : Sport, décentralisation et cohabitation

11h-11h30 Modérateur : Carlos-Manuel Alves

Jean-François Loudcher, Professeur, Université de Bordeaux, Laboratoire LACES 7437

Pourquoi Anne Hidalgo a changé d’avis sur les JO 2024 ? Retour sur les enjeux du rapport Lapasset

11h30-Pause (libre) – Déjeuner

14h-14h30 Modérateur : Jean-François Loudcher.

Otto J. Schantz, Professeur à Université de Koblenz-Landau, Institute of Sport Sciences (Allemagne)

« The games must go on ». Les Jeux olympiques de Munich 1972 et leur impact politique en Allemagne

14h30-15h Modérateur : Jean-François Loudcher

Nadia Grubnic, Senior Lecturer à l’Université de East London, School of Health Sport and Bioscience (Angleterre)

Politics Legacy of 2012 London OG (texte traduit)

 

15h-15h30 Modérateur : Yannick Hernandez

Marcelo Moraes e Silva, Professeur à l’Universidade Federal do Paraná, Curitiba (Brésil)

Jeux olympiques de 2016 de Rio : la non-patrimonialisation du sport au Brésil

15h30-16h Modérateur : Yannick Hernandez

Carlos Alvès, Maître de conférences à l’Université de Bordeaux, Centre d’Excellence Jean Monnet CRDEI.

La Cité à l’épreuve des grands évènements sportifs

Pause 16h-16h30

 16h30-18h Modérateur : Jean-François Loudcher

16h30-17h Otto Schantz

L’héritage Coubertinien dans le mouvement sportif contemporain

17h-17h30 Discutants : Christian Chartier (CROS NA), Marcelo Moraes E. Silva (UFP), Nicolas Chanavat (ou représentant, sous réserve) (ANOF)

17h30-18h Discussion avec la salle

18h Conclusion et Remerciements

Workshop: Cycle Instantanés patrimoniaux FMSH / MC : séance “L’art pariétal et rupestre”, Paris, 26 septembre 2019

La revue Les Nouvelles de l’archéologie dans une maquette recomposée, et exceptionnellement en couleurs, consacre son dernier opus aux recherches sur les arts rupestres en relation aux contextes archéologique, géologique et social. Le volume propose une ouverture sur des territoires graphiques situés en dehors de l’Europe tels que l’Australie, le Brésil ou encore le Sahara central, car « l’histoire spirituelle des sociétés s’écrit à l’échelle mondiale et s’inscrit sur le temps long à travers leurs arts et les recherches qu’elles ont générées ». Ce 154e volume “L’art préhistorique, une archéologie” sera l’objet de la 8e séance du cycle Instantanés patrimoniaux.

En vue de sensibiliser le public à ces recherches, la Fondation Maison des sciences de l’homme présente aussi, en partenariat avec le Centre national de Préhistoire du ministère de la Culture, une brève exposition sur les deux grottes ornées de Chauvet-Pont d’Arc et de Lascaux, et l’abri du Roc-aux-Sorciers, sites localisés dans le sud-ouest de la France. Si le dessin sur parois révèle un certain environnement naturel de l’homme (animal, végétal, etc.), il témoigne aussi d’une pensée d’aménagement de son espace vécu.

Rencontre autour de l’ouvrage :

En présence de :

Jean-Jacques Delannoy, professeur des universités, Université de Savoie Mont Blanc, membre de l’UMR 5204-CNRS

Patrick Paillet, maître de conférences HC-HDR, Muséum national d’histoire naturelle UMR 7194 – Musée de l’Homme

Catherine Cretin, conservatrice du patrimoine, Musée national de préhistoire, membre de l’UMR 5199-CNRS, Université de Bordeaux

| Denis Vialou, professeur du Museum national d’histoire naturelle, UMR 7194 du CNRS, professeur invité université de Sao Paulo

Agueda Vialou, attachée honoraire du Museum national d’Histoire naturelle, UMR 7194 du CNRS, professeure invitée université de Sao Paulo

Geneviève Pinçon, directrice du Centre national de préhistoire, ministère de la Culture, membre de l’UMR 5608 CNRS, Université de Toulouse II

Oscar Fuentes, adjoint scientifique au Centre national de Préhistoire

Modération :

Eric Robert, maître de conférences du Museum national d’histoire naturelle UMR 7194 – Musée de l’homme

 

En savoir plus : http://www.fmsh.fr/fr/diffusion-des-savoirs/30332