Monthly Archives: January 2014

Workshop: « Observer les processus créateurs »

Journées d’études du séminaire « Observer les processus créateurs »
LAHIC
3 et 7 mars 2014

Les deux journées se dérouleront Bâtiment Le France – 190-198, avenue de France, 75013 Paris

3 mars – Salle du Conseil A, Sous-Sol

7 mars – Salle du Conseil B, Sous-Sol

«L’artiste apporte son corps, recule, place et ôte quelque chose, se comporte de tout son être comme son œil et devient tout entier un organe qui s’accommode, se déforme, cherche le point, le point unique qui appartient virtuellement à l’œuvre profondément cherchée qui n’est pas toujours celle que l’on cherche. »

Paul Valéry décrit ici (dans Mauvaises pensées et autres, 1942) l’acte de peinture, acte de connaissance que modèlent en ses détours les surprises du hasard et de la découverte, engageant physiquement le corps de l’artiste conçu comme instrument d’action et d’interaction avec le monde et sa matière.

Le séminaire « Observer les processus créateurs », initié en décembre 2010, a exploré les manières dont l’ethnographie peut rendre compte du mouvement de la création : mouvement saisi sur le vif de l’agir en cours, que la création soit collective – montage d’une pièce de théâtre, tournage d’un film, improvisations poétiques ou musicales –, ou individuelle, dans les cas de la performance de l’acteur, du conteur, du peintre ou du sculpteur aux prises avec son travail ; mouvement saisi une fois l’œuvre achevée, lorsqu’il faut reconstituer son élaboration en partant de l’étude des traces, des brouillons, des esquisses, des ébauches, ou suivre le travail d’anamnèse et d’explicitation du créateur lui-même…

Plusieurs contributions ont montré comment l’exercice de la création impliquait intimement le corps du créateur, par l’effort physique accompli, les sensations, les émotions et les sens éprouvés. Car si celui-ci « apporte son corps », il « est » aussi un corps, affecté par ce qu’il vit et met en œuvre.

Lors de ces journées, à partir de l’étude de cas particuliers, nous proposons de revenir sur l’expérience du corps, saisie dans le moment de la création, et de reconsidérer la manière dont elle est construite, puis traduite dans les mots et les actes de ceux qui y sont engagés : l’attention portée aux métaphores corporelles de la genèse de l’œuvre, aux représentations des relations du créateur à son ouvrage (combat, affrontement, incorporation, fusion, circulation…) et à ses instruments de travail, des rapports entre intériorité et extériorité, celle des autres, – vivants, morts, esprits –, des lieux – chambres, ateliers, scènes, sanctuaires,… –, à la description et à la quête d’états sensoriels singuliers (synesthésie), introduit autant de voies possibles ouvertes à la réflexion.

Les deux journées se dérouleront Bâtiment Le France – 190-198, avenue de France, 75013 Paris

3 mars – Salle du Conseil A, Sous-Sol

7 mars – Salle du Conseil B, Sous-Sol

Une troisième journée aura lieu le 19 mai.

 

Intervenants

Julie Cayla (doctorante)

Carlo Célius (CNRS)

Michèle Coquet (CNRS)

Altaïr Després (LABEX, post-doctorante)

Amalia Dragani (LABEX, post-doctorante)

Daniel Fabre (EHESS)

Rosalia Martinez (université de Paris 8-Saint Denis)

Carine Plancke (EHESS)

Odile Vincent (CNRS)

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Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations

La prochaine séance du séminaire “Mémoires et patrimonialisations des migrations” aura lieu (1er, 3e, 5e vendredi du mois) vendredi 31 janvier 2014 de 15h à 17h salle des artistes, 96 bd Raspail 
 
 Dans le cadre de cette séance, ouverte à la présentation des travaux des étudiants, nous écouterons : 
 
Carolina V. Cardoso (Lesc) : « Nostalgérie » ou « saudades de África » : enjeux d’une recherche comparative en cours sur la littérature et la mémoire

Renseignements : Évelyne Ribert, IIAC-CEM, courriel : ribert(at)ehess.fr 

Pour des informations sur notre séminaire et le programme des séances : http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/980/

 

Workshop: Le conservateur du patrimoine, acteur de l’éducation artistique et culturelle / INP

JOURNEE D’ETUDE
 
Le conservateur du patrimoine, acteur de l’Education artistique et culturelle
(avec la participation de Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre
et d’Henri de Rohan-Csermak, inspecteur général de l’Éducation nationale, chargé de l’histoire des arts)
 
17 février 2014
 
Auditorium de la galerie Colbert
 
 
 
La ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, a fait de l’Education artistique et culturelle une priorité de la politique culturelle.
 
Elle a souhaité que les établissements du ministère, en particulier les établissements patrimoniaux, s’impliquent pleinement dans cet enjeu. A cette fin, elle a confié au président-directeur du musée du Louvre une mission qui a donné lieu à un rapport rendu public au moment de la conférence de presse sur l’Education artistique et culturelle qu’elle a tenue au Louvre le 16 septembre 2013.
 
Dès lors que les établissements patrimoniaux, qu’ils relèvent de l’Etat ou des collectivités territoriales, contribuent à l’Education artistique et culturelle, et sont invités à y contribuer de plus en plus fortement et selon des approches renouvelées, les conservateurs du patrimoine doivent se penser, dans leur métier et dans leur formation, comme des acteurs de l’Education artistique et culturelle.
 
C’est dans cet esprit que la direction générale des patrimoines, le musée du Louvre et l’Institut national du patrimoine ont souhaité organiser une journée d’étude sur ce thème. Cette manifestation se veut une journée de partage des conceptions et des expériences, entre des professionnels de toutes les spécialités du patrimoine menant avec les établissements scolaires et d’autres partenaires des actions concrètes sur tout le territoire. Elle est aussi un séminaire de formation à plein titre pour la promotion d’élèves conservateurs qui a fait le 6 janvier sa rentrée à l’Inp.
 
En pièce jointe, vous trouverez le programme complet de la journée d’étude du 17 février 2014.
 
Inscription obligatoire auprès de marie-christine.vigutto@inp.fr
 
 

CFP: ACFAS 2014, Colloque “Développement local et patrimoine mondial: attirer les touristes ou intégrer les habitants ?”

Colloque “Développement local et patrimoine mondial: attirer les touristes ou intégrer les habitants ?”,
ACFAS le 13 mai 2014 à Montréal (Université Concordia).
Les propositions de communication sont à envoyer pour le 20 février 2014 à l’adresse mathieu.dormaels@umontreal.ca
Ce colloque est organisé par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine bâti (Université de Montréal), en collaboration avec la Chaire UNESCO Culture, Tourisme, Développement et l’EIREST (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
Les informations sont également disponibles à l’adresse: http://www.acfas.ca/evenements/congres/programme_preliminaire/82/600/607/C

CFP: Locating value, Geography Conference UK

Call for Papers: 2014 RGS Annual Conference, London 26-29 August 2014
Locating value

Organisers: Samantha Saville, Aberystwyth University and Gareth Hoskins, Aberystwyth University

The concept of value is a fundamental core of human geography and at the heart of the discussions surrounding the spatial economy, the cultural sector, and ecosystems services. And yet it has not attracted sustained attention. Whilst there has been intermittent interest (see for example Burgess and Gold’s ‘Valued Environments’ (1982), Clarke’s (2010) critical deconstruction of the term, Cresswell’s (2012) examination of the construction of value in archives, and Henderson’s recent effort to de-couple value and capital though a close reading of Marx (2013), a more thorough and eclectic engagement with value, considering its long-standing philosophical importance and widespread everyday use, is surely due.

In this session we aim to continue a dialogue that explores how value is geographically produced in and across different times, spaces, places and disciplines. We would like to open the session to those involved in producing, assessing, interrogating and theorising value and systems of valuation: practitioners and academics (in and outside of geography) alike. Examples might include cultural heritage assessments, landscape visual impact assessments, valuation and categorisations of species, habitats or ecosystems, rankings and lists of attractions of all kinds. We welcome especially topics which can speak to the following questions:

How is value produced and reproduced?
What roles do (human or non-human) stakeholders and the wider material environments play in value’s generation and reproduction?
What effects do value and/or processes of valuation have (for example on place, community, ‘nature’, landscape)?
How is value experienced, personally and politically, and what can this tell us?
How can the concept of value be usefully applied and theorised?
The expected format is 15 minute presentation slots with 5 minutes for questions afterwards and a chaired discussion. However other suggestions for 15-20 minute slots are welcomed and encouraged.

Please submit a 250 word abstract to the organisers, Samantha Saville (sms10@aber.ac.uk) and Gareth Hoskins (tgh@aber.ac.uk) by 14th February 2014.

CFP: Le rôle des informateurs dans la transmission et la circulation des savoirs en Afrique

« Le rôle des informateurs dans la transmission et la
circulation des savoirs (XIXe- XX e siècles) »,
3èmes rencontres des Études Africaines en France
30 juin au 1er juillet 2014 à Bordeaux

Les propositions de communications (2500 signes maximum) sont  attendues pour le 23 février 2014 et doivent être adressées aux  organisatrices, dont les adresses mail se trouvent ci-dessous.

Nathalie Carré (INALCO), nathalie.carre@gmail.com
Clélia Coret (IMAf, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) clelia.coret@gmail.com

Le rôle des informateurs dans la transmission et la circulation des  savoirs en Afrique ( XIX e- XX e siècles)

La production des savoirs, leurs modalités de transmission et de
circulation sont des sujets majeurs de la recherche, qui s’attache à  les documenter toujours davantage, afin de mieux cerner les transferts  de connaissances qui se sont joués entre les différentes sphères  culturelles.

Dans cette perspective, l’intérêt porté aux informateurs apparaît
capital, à la mesure de la place occupée par ces derniers dans la
collecte et la constitution des savoirs qui se sont mis en place avec  les contacts entre Afrique et Occident à partir du xix e siècle. Au  moment de l’exploration du continent, de la conquête coloniale puis de  la période coloniale notamment, l’expérience des « compagnons obscurs  », comme les a appelé Donald Simpson (1975), est indispensable aux  voyageurs, missionnaires, chercheurs de tous horizons : ils guident,  négocient, traduisent, transmettent des connaissances. Pourtant, si  les noms de quelques-uns de ces informateurs sont passés à la
postérité (Mtoro bin Mwenyi Bakari, plus tard Ogotemmêli, Amadou  Hampâte Bâ), leurs parcours et les apports qu’ils ont légués restent  encore relativement méconnus, même si de récents ouvrages tendent à  les renseigner (voir Lawrance, B., Osborn, E.-L, Roberts, R. (eds.),  2006 ; Wimmelbücker, L., 2009).

Ce panel se propose de réfléchir de manière transdisciplinaire à la  figure de l’informateur, en croisant notamment les approches
historiques, ethnographiques et littéraires. Les propositions de
communications, en français ou en anglais, peuvent s’inscrire dans  l’un des trois axes développés ci-dessous. D’autres propositions en  lien étroit avec le panel peuvent néanmoins être faites et seront  étudiées avec attention.

Axe 1 – Sortir de l’ombre des parcours inédits
L’axe 1 du panel s’intéresse à des parcours individuels inédits de «  compagnons obscurs » au moment de la conquête coloniale et au cours de  la colonisation. La question des sources y est centrale : comment les  vies de ces hommes et femmes sont-elles documentées ? Ces informateurs  ont-ils fait « œuvre » et sous quelle(s) forme(s) (récits de voyage,  traités, relations ethnographiques, récits oraux…) ? Comment le  chercheur a-t-il accès à leur voix ?

Les communications qui s’inscriront dans cet axe seront attentives à  comprendre les activités de ces informateurs en lien avec les agendas  politiques et sociaux locaux immédiats : qui sont les informateurs ? À  quelle couche sociale de leur société appartiennent-ils ? Comment et  pourquoi sont-ils devenus des informateurs ?

Il s’agira aussi de poser la question de leur dénomination dans le
champ de la recherche. Sont-ils des intermédiaires, des middlemen,  des « cross-cultural brokers » ? Ces termes sont-ils appropriés, dans  la mesure où ils évoquent une conception binaire et simplifiée de la rencontre entre, d’un côté, les colonisateurs européens et, de  l’autre, les colonisés africains ? D’autres terminologies pourront être proposées et discutées.

Axe 2 – Transmettre : ce que révèlent les usages linguistiques
Le deuxième axe concerne les usages linguistiques mis en place entre  les informateurs et leurs interlocuteurs européens. L’utilisation des  langues africaines a été un vecteur important de la domination  coloniale. À travers divers champs de savoirs – la géographie, la  religion, l’histoire des populations, etc. – tout un vocabulaire  spécifique a été traduit.

Quels mots transmet-on ? Que désigne-t-on ? Parle-t-on de la même  chose ? Plusieurs décennies après les premiers dictionnaires et  grammaires sur les langues africaines, que nous apprend le recul pris  sur ces travaux des incompréhensions qui ont pu se produire à l’époque  ? Que révèlent-elles sur la nature de ces contacts ?

Par ailleurs, par quels biais et circuits les connaissances
recueillies se sont-elles transmises dans les sphères européennes et  africaines : quels échanges de savoirs se sont mis en place et selon quelles modalités ? Quelles traces conservons-nous des connaissances  échangées, sous quelles formes ont-elles circulé, auprès de quels  publics ? Le rôle des sociétés savantes comme des confréries pourra  être étudié, tout comme les formes littéraires choisies pour la transmission des connaissances.

Axe 3 – Figures littéraires

Dès les textes d’exploration, les notations qui enserrent les
existences d’informateurs au sein des pages apparaissent nombreuses,  mais certains d’entre eux ont été amenés à faire œuvre littéraire  (Amadou Hampâté Bâ peut en représenter un cas typique) et le  personnage même de celui-ci, intermédiaire, guide, traducteur… est une  figure récurrente en littérature ( L’étrange destin de Wangrin  d’Amadou Hampâté Bâ ; Le collectionneur de mondes d’Ilija Troianow…).
Ce troisième axe propose de s’intéresser à la manière dont
l’informateur est devenu une figure littéraire et ce qui se joue dans  la « transformation romanesque » des existences : quels traitement des  faits et des existences par la fiction, à l’heure où se développe  notamment un engouement perceptible pour les « lectures croisées » sur  l’histoire ? Quelles figures sont choisies, comment sont-elles  traitées ? La littérature étant un lieu de transmission de savoirs, on  pourra également s’interroger sur l’importance des circuits éditoriaux  selon les différentes sphères culturelles et linguistiques. Les études  de cas sont les bienvenues, et notamment lorsqu’elles renseignent des
textes issus de sphères linguistiques africaines, tout autant que les  contributions comparatiste à visée plus globale.

Bibliographie indicative

Chrétien , J.-P., « Les traditionnistes lettres du Burundi à l’école
des Bibliothèques Missionnaires (1940-1960) », History in Africa ,
vol. 15, 1988, pp. 407-430.
Chrétien , J.-P., « Les premiers voyageurs étrangers au Burundi et au  Rwanda : les ‘compagnons obscurs’ des ‘explorateurs’ », Afrique et  Histoire , vol. 4, 2005, pp. 37-72.
Duluq , S., Zytnicki , C. (dirs.), Dossier « Savoirs autochtones et
écriture de l’histoire en situation coloniale (XIXe-XXe siècles).
Informateurs indigènes, érudits et lettres en Afrique (nord et sud du  Sahara) », Outre-mers. Revue d’histoire , n° 352-353, 2006.
Fabian , J., Out of Our Minds : Reason and Madness in the Exploration  of Central Africa , Berkeley/Los Angeles/Londres, University of
California Press, 2000.
Geider , T., « The paper memory of East Africa : ethnohistories and  biographies written in Swahili », in Harneit-Sievers , A., A place in  the World, New Local Historiographies from Africa and South Asia ,  Leyde/Boston/Cologne, Brill, 2002, pp. 254-287.
Geider , T., « Early Swahili Travelogues », in Graebner , W. (ed),
Sokomoko : Popular Culture in East Africa , Amsterdam/Atlanta, Rodopi,  1992, pp. 27-65.
Heintze , B., Jones, A. (eds), European Sources for Sub-Saharan Africa  Before 1900. Use and Abuse – special issue of Paideuma , vol. 33, 1987.
Hiribarren , V., « A European and African Joint-Venture : Writing a
Seamless History of Borno (1902-1960) », History in Africa , 2013,
vol. 40, pp. 77-98.
Jones , A. , Voigt , I, « Just a First Sketchy Makeshift. German
Travellers and their Cartographic Encounters in Africa 1850-1914 » ,  History in Africa , 2012, vol. 39, pp. 9-39.
Kresse , K., Marchand T., Knowledge in Practice : Expertise and the  Transmission of Knowledge , Édimbourg, Edinburgh University Press, 2009 .
Lawrance , B., Osborn , E.-L., Roberts , R. (eds.), Intermediaries,
Interpreters, and Clerks. African Employees in the Making of Colonial  Africa , Madison, The University of Wisconsin Press, 2006.
Piriou, A., « Intellectuels colonisés et écriture de l’histoire en
Afrique de l’Ouest (c.1920-c.1945), in Dulucq , S., Zytnicki , C.,
Décoloniser l’histoire ? De « l’histoire coloniale » aux histoires
nationales en Amérique latine et en Afrique (XIXe-XXe siècles ),
Paris, Publication de la Société Française d’Histoire d’Outre-Mer,
2003, pp. 59-81.
Schumaker , L., Africanizing Anthropology. Fieldwork, networks, and  the making of cultural knowledge in Central Africa , Durham, Duke  University Press, 2001.
Sibeud, E., Une science impériale pour l’Afrique ? La construction des  savoirs africanistes en France (1878-1930) , Paris, Éditions de  l’Ehess, 2002.
Simpson, D.H., Dark Companions : the African contribution to the
European Exploration of East Africa , Londres, P. Elek, 1975.
Van den Avenne , C., « ‘De la bouche même des indigènes’. Le statut de  l’informateur dans les premières descriptions de langues africaines à  l’époque coloniale », Glottopol , n° 20, 2012, pp. 123-141.
Wimmelbuker , L., Mtoro bin Mwinyi Bakari, Swahili lecturer and author  in Germany , Dar es Salaam, Mkuki na nyota Publishers, 2009.

Seminar: Représenter l’exil : l’espace – 13 février

Non-Lieux de l’exil est un programme de la Fondation Maison des Sciences de l’homme (FMSH, Paris) associé avec le séminaire “L’expérience de l’exil” du Collège d’études mondiales. Les rencontres des Non-lieux de l’exil sont organisées en partenariat avec le Réseau Asie – Imasie (FMSH / CNRS) et la collaboration de la section “Transpositions” du Centre Interdisciplinaire d’Etudes des Littératures d’Aix-Marseille (CIELAM), Université d’Aix-Marseille et du groupe de recherche POexil (Université de Montréal).

Qu’ont en commun Ovide, Voltaire, Adam Mickiewicz, l’artiste ayant fui l’Allemagne nazie ou la Russie stalinienne au siècle dernier et, de nos jours, l’ouvrière mexicaine de Los Angeles, le demandeur d’asile à Rome ou Paris, le clandestin  de Calais ou de Lampedusa ? Les causes sont diverses et les circonstances différentes mais ils partagent tous une même expérience, celle de l’exil, que nous nommons « expérience exilique ». La penser permettrait de mieux appréhender les phénomènes migratoires contemporains – le migrant est d’abord un exilé

La prochaine rencontre Non-lieux de l’exil se tiendra le 13 février 2014 :

« Représenter l’exil : l’espace »

Avec Norah Dei Cas, Benjamin Nienass, Patrick Picouet et Jean-François Sabouret

14h30-17h30, 190 av. de France, 75013 Paris, 6e étage, salle 638

Inscription conseillée : marine.sam@cnrs.fr

Intervenants :

DEI CAS – GIRALDI Norah est professeure émérite de Littérature de l’Amérique latine à l’Université Lille 3, spécialiste des littératures du Rio de la Plata, responsable de l’axe “Les Amériques” du laboratoire CECILLE EA 4074 (Centre d’études sur les langues et les cultures étrangères).  Membre du comité scientifique de plusieurs revues internationales, professeure invitée de plusieurs universités européennes et américaines, elle est la coordinatrice scientifique du Master Erasmus Mundus MITRA Médiation interculturelle : identités, mobilités, conflits et coresponsable avec Ada Savin (Université de Versailles Saint Quentin) du réseau NEOS-NEWS (Nords-Ests-Ouests-Suds Amériques). Parmi ses dernières publications : « Lieux et figures du déplacement » : “Lugares y figuras del desplazamiento. Homenaje internacional a Fernando Aínsa” (avec Cécile Braillon-Chantraine et Fatiha Idmhand, Ediciones Iberoamericana, Madrid, 2010) ; “Lieux et figures de la barbarie” (avec Cathy Fourez et Fatiha Idmhand, Editeur P.I.E. Peter Lang 2012) ; “Sujets migrants : rencontres avec l’autre dans les imaginaires hispano-américains” (avec Teresa Orecchia Havas,  P.I.E. Peter Lang, Bern, 2012) ; “Navegaciones y regreso”s (avec Carina Blixen, Oscar Brando, Cécile Chantraine, Fatiha Idmhand, Collection Trans-Atlatique, Editeur P.I.E. Peter Lang, Bruxelles.

NIENASS Benjamin received his Ph.D. from the Department of Politics at the New School for Social Research. He also holds graduate degrees from Central European University in Budapest and Leiden University in the Netherlands. His articles have appeared in Globalizations, the International Social Science Journal, and the International Journal for Politics, Culture, and Society. He is a co-editor of Silence, Screen, and Spectacle: Rethinking Social Memory in the Age of Information, forthcoming by Berghahn Books. His research is mainly concerned with discourses about transnational memory norms in the European Union, as reflected in attempts to harmonize legal responses to the denial of genocide and to institute commemorative practices around European events on the supranational level. As part of a research project at the New School for Public Engagement in New York, he also studies the practices of commemoration surrounding the deaths and disappearances of undocumented migrants at the US-Mexican border.

PICOUET Patrick, Agrégé de géographie, Professeur des Universités en géographie, Enseigne actuellement à l’UFR de géographie et aménagement de l’Université de Lille 1, sciences et technologies, et à l’IEP de Lille. Il dirige le Master 2 de recherche intitulé « géographie, milieux, territoires » et dirige la revue « Territoire En Mouvement ». Ses thèmes de recherche portent sur les discontinuités et les frontières, la coopération transfrontalière, les détroits internationaux, les représentations, l’Autre et l’Ailleurs à travers la frontière. Parmi ses dernières publications : Les frontières mondiales : Origines et dynamiques (avec J.P. Renard) Editions du temps 2007 ; ”Essai de cartographie humaniste pour la représentation des relations à la frontière,” pp. 49-72, in V. Marie, N. Lucas (dir.), La carte dans tous ses états. Observer, innover, convaincre, Ed. Le Manuscrit, 2011;  P. Picouet (dir.), 2011, Le monde vu à la frontière, l’Harmattan

SABOURET Jean-François est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS. Spécialiste du Japon, membre fondateur  et directeur du Réseau Asie et Pacifique – Imasie (2001-2011), directeur de la collection Réseau Asie à CNRS Editions. Il a été directeur du bureau de représentation du CNRS à Tokyo (1990-1996), chercheur invité aux universités de Tokyo (2004), de Chûô (2002-2004), de Berkeley (1996-1998), correspondant régulier pour le Japon de France-Inter (1990-1996). Ses recherches portent sur la sociologie de l’éducation (structure du système éducatif, reproduction des élites et stratégies scolaires), l’évolution politique et économique du Japon et de la société japonaise et son rôle en Asie, la sociologie de la quotidienneté, la sociologie de l’exclusion et de la marginalité. Parmi ses nombreuses publications :  Besoin de Japon, Éditions du Seuil 2004 ; Japon, peuple et civilisation, Éditions de la Découverte, 2004 ; L’empire de l’intelligence : Politiques scientifiques et technologiques du Japon depuis 1945, CNRS Éditions, 2007 ; Liberté, inégalité, individualité (la France et le Japon au miroir de l’éducation), CNRS Éditions, 2008 (avec Daisuke Soyonama) ;  La dynamique du Japon : de 1854 à nos jours (nouvelle édition), CNRS Éditions, 2008 ; Japon, la fabrique des futurs, CNRS Éditions, 2011 ; L’Asie-Monde, Chroniques sur l’Asie et le Pacifique 2002-2011, Sous la direction de J.F. Sabouret, CNRS Editions 2011.

Seminar: Séminaire Innovation et appréhension du territoire – ENSAPLV

INNOVATION ET APPREHENSION DU TERRITOIRE

Excursion autour de cinq outils et concepts innovants

 Lieu : Département  Recherche de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette

118-130, avenue Jean Jaurès, 75019 Paris (métro ligne 5, Laumière)

 

Salle : salle 1

Horaire : 14h-17h

Ce séminaire, proposé dans le cadre du projet « L’enjeu de la traduction et l’interdisciplinarité. Quatre parcours pionniers : Patrick Geddes, Ian McHarg, Denis Cosgrove, John Zeisel » soutenu par le Labex CAP, porte sur la traduction en tant qu’outil de réinvention et ouverture du savoir disciplinaire.

Les auteurs choisis ont poursuivis des parcours atypiques – à la croisée de la science, de la création, du patrimoine (naturel ou culturel)- pour inventer des disciplines nouvelles capables de mieux appréhender le territoire. Leur incroyable contemporanéité nous questionne sur l’enjeu qu’ils soulèvent : comment renouveler les savoirs ?

Un des enjeux contemporains est de « déplacer » les limites disciplinaires et apprendre à poser différemment les questions, à regarder d’une manière moins asymétrique la culture (savant-non savant ; théorique pratique). Si le monde qui nous entoure paraît plongé dans unecrise qui se manifeste par des ruptures et déséquilibres (conflits, urgence écologique…), par la destruction de notre héritage et une sensation d’instabilité, ce décalage dans la manière traditionnelle de regarder les territoires peut nous soutenir dans la recherche de solutions innovantes. Ainsi une relation se tisse entre ces pensées qui -chacune dans son époque- ont été pionnières de l’interculturalité disciplinaire : de Geddes jusqu’à  Zeisel, nous questionnerons tant des  termes/concepts dont une nouvelle traduction paraît aujourd’hui indispensable (le Survey de Geddes, le  design écologique de MacHarg ou le evidence-based design de Zeisel), que la naissance de la posture d’un intellectuel total, comme dans le cas de  Mumford.

Programme

23 janvier 2014

Lewis Mumford dans le texte et dans une autre langue,  Thierry Paquot et Azucena Cruz

13 février 2014

Construire et habiter avec la Nature : introduction à Ian McHarg, Antonella Tufano et Chris Younès

06 mars 2014

« Mapping » chez Cosgrove, Philippe Nys

10 avril 2014

« Civic survey » chez Patrick Geddes, Alessia de Biase

15 mai 2014

Le « evidence-based design» chez John Zeisel, Michael Fenker

CFP: Etnomuseums 2014, Congrés Internacional sobre Museus Etnològics

Etnomuseums 2014, Congrés Internacional sobre Museus Etnològics

El Museu Valencià d’Etnologia de la Diputació de València i l’Associació Valenciana d’Antropologia (AVA) organitzen “Etnomuseums 2014”, un congrés internacional d’etnologia i museus, que tindrà lloc a la ciutat de València el proper mes de novembre de 2014. El congrés pretén reflexionar sobre la confluència entre l’etnologia i l’àmbit del museu: les noves propostes museològiques i museogràfiques, el tractament de la diversitat cultural i del patrinoni immaterial, la vinculació dels museus locals de temàtica etnològica amb el territori i la societat que els envolta… Lloc: Museu Valencià d’Etnologia. Calle Corona, 36, 46003 Valencia. Tel. 963 88 36 19 Dates: del 19 al 22 de novembre de 2014 Més informació: http://www.etnomuseums2014.com/ca/presentacio.html

Seminar: Trésors du patrimoine écrit à la loupe – Conférences 2014 / INP – BNF – Archives Nationales

Trésors du patrimoine écrit à la loupe


Les manuscrits de la Bibliothèque nationale de France / Les documents des Archives nationales

Programme en pièce jointe

Conférences 2014

L’Institut national du patrimoine, la Bibliothèque nationale de France et les Archives nationales organisent chaque année un cycle de conférences consacrées aux trésors du patrimoine écrit.

Conservateurs, historiens de l’art, spécialistes des textes et restaurateurs partagent avec les étudiants, amateurs et curieux leur savoir et leur passion autour de manuscrits et de documents originaux, qui sortent exceptionnellement des réserves de la BnF et des magasins des Archives nationales.
La direction scientifique du cycle de conférences est assurée par Isabelle le Masne de Chermont, directrice du département des manuscrits de la BnF, Emmanuel Rousseau, directeur des fonds aux Archives nationales, et Gennaro Toscano, directeur des études du département des conservateurs et directeur de la recherche et des relations scientifiques de l’Inp.
Avec le concours de Claire Béchu, chargée de mission pour la diffusion scientifique, Archives nationales, et Sarah Lubineau, chargée des manifestations culturelles et scientifiques, Inp.

Les conférences ont lieu le mardi à 18h 15, à l’Institut national du patrimoine
2, rue Vivienne, 75002 Paris – Auditorium de la galerie Colbert (entrée libre et gratuite)

Métro Bourse ou Palais Royal – bus 39, 67, 48