Monthly Archives: September 2012

Colloque “Frontière​s et identifica​tions croisées”

Colloque “Frontières et identifications croisées : constructions mémorielles et patrimoniales dans les espaces limitrophes”, qui se tiendra les 3 et 4 octobre à la Maison des sciences de l’homme de Montpellier.

Mercredi 3 octobre 2012

Usages patrimoniaux et mémoriels de la frontière et du transfrontalier 

9h00    Accueil des participants

9h30    Allocution d’ouverture : Paul Pandolfi, Directeur de la MSH-M

 9h45    Présentation du colloque : Magali Demanget (CERCE/Université Paul-Valéry)

10h00-12h30

Discutants      Gaetano Ciarcia (CERCE/Université Paul-Valéry) – Estienne Rodary (IRD)

Olivier Givre (CREA/Université Lumière-Lyon2), Pierre Sintès (TELEMME/Université de Provence) : « Européaniser » le local par-delà la frontière ? Projets patrimoniaux et de développement entre Grèce et République de Macédoine.

Aurélie Arnaud (LIEU/Aix-Marseille Université), Laetitia Rouvière  (UMR PACTE-CNRS/IEP de Grenoble) : La patrimonialisation des échanges frontaliers dans la mise en scène contemporaine de la frontière (Argentine / Bolivie/ Chili / Pérou).

Philippe Bachimon & Pierre Dérioz (IRD Espace-Dev/Université d’Avignon) : La résidence secondaire barcelonaise en Cerdagne Française. Dynamiques et paradoxes d’un modèle « catalan » transfrontalier.

11h30-12h00 :discussion

14h30-16h30 

Discutants      Alain Babadzan – Arnaud Chandivert (CERCE/Université Paul-Valéry)

Silvia Chiarini (IDEMEC – UMR 7307/Université d’Aix-Marseille) : Construire les « vallées occitanes » : frontières linguistiques, politiques et identitaires

Roigé Xavier Ventura (Université de Barcelone) : Mémoires de guerre, de frontière et d’exil. Constructions mémorielles et patrimoniales sur la Guerre Civile espagnole.

Léo Martinez (Université Toulouse Le Mirail) : L’image des camps d’internements dans les Pyrénées orientales, une mémoire frontalière.

Sylvie Sagnes (CNRS, IIAC – équipe LAHIC) & Véronique Molinié (CNRS, IIAC – équipe LAHIC) : Présentation d’un documentaire sur la Retirada : "Des héros sublimes aux vaincus pathétiques" (titre provisoire, montage en cours)
17h00-17h30 : discussion

Jeudi 4 octobre 2012

Limites intérieures et frontières extérieures : mémoires et appartenances multiples 

9h30-12h30

Discutants         Magali Demanget (CERCE/Université Paul-Valéry) – Lucile Medina (ART Dev-CNRS/Université Paul-Valéry)

Christian Gros (CREDA-CNRS/IHEAL-Université de Paris-3) : Les frontières indiennes de l’Amérique latine : de la marginalisation à l’intégration

Carine Chavarochette (CREDA-CNRS/IHEAL-Université de Paris-3),  Identification transfrontalière et violence politique. L’exemple du pèlerinage de San Antonio Huista à la frontière Mexique-Guatemala

Françoise Lestage (CNRS-URMIS/Université Paris Diderot) : Le cadavre et la frontière. Réflexions autour du cas Mexique/Etats-Unis

Anne-Marie Losonczy (IRIS-EHESS/ EPHE) : « Se souvenir de la patrie » : tourisme mémoriel sur les « limes » (Transcarpathie, Ukraine)

Gilles De Rapper (CNRS-IDEMEC/Aix-en-Provence) : Le retour des Pélasges. Inégalités et imaginaire national sur la frontière entre la Grèce et l’Albanie

12h00-12h30 : discussion

14h30-16h30

Discutants         Marie-Odile Géraud Eric Soriano(CERCE/Université Paul-Valéry)

Raymond Jamous (CNRS) : Le sultan des frontières

Abdel Wedoud Ould-Cheikh (Laboratoire d’Anthropologie Sociale /Université Paul Verlaine) : « Glocalisation » et mélanisation des frontières. Statut, ethnicité et frontières internes/externes dans un espace étatique périphérique (Mauritanie)

Claire Cécile Mitatre (CERCE/Université Paul Valéry) : Des arguments culturels pour balayer le spectre d’une frontière nationale. Politiques marocaines de patrimonialisation au Sahara occidental

Antonin Tanant Morgenthaler (CERCE/Université Paul-Valéry) : Du Paweogo à la diaspora, absents de l’intérieur et présents de l’extérieur au Burkina Faso

16h30-17h00 : discussion

17h00-17h30 : Séance de clôture       Galia Vâltchinova (LISST/Université Toulouse le Mirail)

Appel à candidatur​e pour une thèse financée – Urgent

APPEL A CANDIDATURE POUR UNE THESE (FINANCEE)

DANS LE CADRE DU LABEX PATRIMA :

« Patrimoine sonore des jardins en ville : application aux jardins du musée Rodin »

UNIVERSITE DE CERGY PONTOISE

 

Début du contrat et du financement : octobre 2012, pour trois ans. salaire mensuel brut du contrat doctoral seul: 1684 euros ou, avec en option une mission d’enseignement (64 Heq TD) 2024 euros.

Directeurs de thèse : Didier Desponds (MCF HDR en géographie) et Catherine Lavandier (MCF HDR en acoustique).

Envoi du dossier de candidature (lettre de motivation, CV et bulletins de notes de toutes les années universitaires) avant le 24 septembre aux adresses suivantes : catherine.lavandier@u-cergy.fr, didier.desponds@u-cergy.fr et maie.gerardot@u-cergy.fr.

Réponse au plus tard le 30 septembre.

Une directive européenne de 2002 impose aux collectivités locales de définir des zones de qualité sonore, dites “zones calmes” et de mettre en place des plans d’action pour les préserver (Plans de Prévention du Bruit dans l’Environnement PPBE). Les jardins ouverts au public, qu’ils soient publics ou privés, sont des zones caractérisées par leur calme, en contraste avec les bruits de la ville. L’objectif de cette thèse est de comprendre les qualités sonores des jardins en zone urbaine et de réfléchir à comment les mettre en valeur auprès des différents usagers. Plus précisément, l’analyse portera sur les jardins du musée Rodin. Le but de ce projet est de caractériser les espaces sonores de ces jardins (Paris et Meudon) afin de les mettre en valeur auprès des visiteurs, dans un processus de patrimonialisation. Une interrogation sera portée sur l’impact de cette mise en valeur sur la qualité sonore.

La problématique sonore, dans une approche purement acoustique, ne sera pas la seule à être abordée dans ce projet, qui est avant tout inscrit dans une logique de sciences humaines. En effet, les éléments sonores ne sont pas les seuls à intervenir dans l’expérience sonore des jardins. Des travaux ont déjà montré que la qualité des éléments visuels ou olfactifs participe aussi à la perception de cette ambiance sonore. De plus d’autres travaux sur les zones calmes ont montré que les représentations de ce calme en ville diffèrent d’une personne à l’autre. Lorsque l’on aborde le sujet des ambiances sonores, on ne peut pas faire abstraction de la personne qui perçoit l’environnement sonore et qui l’intègre dans une expérience sonore. L’approche géographique permettra donc d’étudier la vie et le fonctionnement des jardins, leurs temporalités quotidiennes et exceptionnelles, leurs rythmes, les pratiques qui s’y déroulent et les représentations que des individus aux intentionnalités différentes s’en font. Une telle étude permettra d’appréhender les jardins du musée Rodin en termes d’aménagement, d’identité, d’organisation et de représentations, tout en intégrant la réflexion sur le calme et le bruit, en lien avec l’expérience que les individus vivent, ou s’attendent à vivre dans ces jardins. Il importe également de donner une place à l’art et à son rôle dans l’expérience du jardin. L’approche géographique sera complétée par une approche artistique et culturelle. Le musée Rodin s’intéresse en effet aux types de visiteurs fréquentant ses jardins et souhaite par exemple développer dans le cadre de ce projet son implication auprès des visiteurs malvoyants. Enfin, le musée souhaite valoriser le travail de thèse sur l’ambiance sonore de ses jardins dans le cadre d’une exposition.

Grant: allocations de formation et de recherche du ministère de la culture

Le ministère de la culture octroie des allocations de formation et de
recherche pour l’année 2013. Vous trouverez les détails sur
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Disciplines-et-secteurs/Patrimoine-ethnologique/Actualites/Allocations-de-formation-et-de-recherche-en-ethnologie-de-la-France-2012-2013

La date limite d’envoi des dossiers est le 12 novembre 2012, cachet de
la poste faisant foi.

Workshop: Développement durable, conservation de l’environnement et savoirs locaux

Journées d’étude co-organisées par Marieke Blondet
(AgroParisTech, Nancy), Elodie Fache (CREDO, Marseille) et Simonne Pauwels
(CREDO, Marseille).

Développement durable, conservation de l’environnement et savoirs locaux : confrontation des projets avec les « réalités » de terrain

4 et 5 Octobre 2012 – Campus St Charles de l’Université
Aix-Marseille, à Marseille (dans les locaux jouxtant le CREDO).

Contacts :

Marieke Blondet, marieke.blondet@agroparistech.fr
Elodie Fache, felodie18@gmail.com
Simonne Pauwels, simonne@pacific-credo.fr

PROGRAMME
Jour I : le jeudi 4 octobre 2012

9h-9h30 : Accueil par Laurent Dousset, directeur de CREDO et Introduction
Session 1 : Parcs nationaux, populations locales et instances extérieures.

Discutante : Sophie Nemoz (Enseignant-chercheur Université de Versailles ; Econoving
International chair in Eco-innovations, REEDS)

9h30-10h15 : Valérie VANDENABEELE
(Doctorante en anthropologie, Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie
Comparative)
« Des Tibétains dans la nature. Représentations des habitants du premier Parc national de Chine dans l’argumentaire de ses concepteurs. »

10h15-10h45 : PAUSE

10h45-11h 30 : Ornella PUSCHIASIS (Doctorante en géographie, Laboratoire GECKO, Centre d’Études Himalayennes)
« Les contradictions du parc national de Sagarmatha (Nord-Est du Népal) : Entre volonté de protection de l’environnement et soutien à l’expansion d’un tourisme de montagne massif. »

11h30-12h15 : Marie THIANN-BO MOREL (DIMPS, Faculté des Sciences de l’Homme et de l’Environnement, Université de La Réunion)
« Les invasions biologiques à La Réunion : gestion et construction sociale d’un risque pour la biodiversité »
12h15 : Pause déjeuner

Session 1 – suite : Parcs nationaux, populations locales et instances extérieures.

14h00-14h45 : Carole Barthélémy et Cécilia Claeys (LPED, Aix-Marseille Université)
« La création du Parc National des Calanques : tension, incompréhension et/ou complémentarité entre savoirs scientifiques et vernaculaires. »

Session 2 : Projets participatifs : réappropriations, contradictions, limites et impacts.

Discutante : Simonne Pauwels (chargé de recherche CNRS, CREDO)

14h45-15h30 : Anahita GRISONI (Docteure en sociologie, CADIS-EHESS)
« La construction sociale de la nature par les acteurs de la santé naturelle. »

15h30-16h00 : PAUSE

16H00-16h45 : Pascale MOITY-MAIZI (MC anthropologie, Montpellier Supagro / institut des régions chaudes)
« Traduire au quotidien les articulations entre préservation et valorisation des ressources et des savoir-faire. Le cas des artisanes de l’agroalimentaire en Afrique de l’ouest. »

16h45-17h30 : Céline SEGALINI (Doctorante en science politique, Sciences Po Bordeaux, URM 5115 – Les Afriques dans le Monde)
« La « participation des populations » : la force de l’évidence pour les professionnels locaux des aires protégées du Sénégal. »

Jour II : le vendredi 5 octobre 2012

Session 2 – suite : Projets participatifs : réappropriations, contradictions, limites et impacts.Discutante: Emilie Nolet (post-doctorante CREDO)

9h30-10h15 : Elodie FACHE (Doctorante en anthropologie, CREDO)
« Le contrôle par les « communautés » aborigènes de la gestion des « ressources naturelles » en Australie
du Nord à l’épreuve des interactions entre rangers locaux et acteurs exogènes. »

10h15-11h00 : Virginie BERNARD (Doctorante en histoire/anthropologie, CREDO)
« Lorsque les Aborigènes Noongars souhaitent développer leurs programmes environnementaux
dans le sud-ouest de l’Australie Occidentale : divergences, négociations
et incertitudes. »

11h00-11h30 : PAUSE

11h30-12h15 : Abigaël PESSES (Docteure en anthropologie, IrAsia)
« Savoirs locaux et innovations politiques en Thaïlande : de la cause environnementale à la cause indigéniste karen. »

12h15 : Pause déjeuner

Table ronde :
14h00-14h45 : Aurélie Druguet, Maya Leclercq et Marine Robillard
Présentation d’Anthropolinks : bureau d’étude associatif promouvant la recherche action en sciences sociales, spécialisé dans l’étude des interactions entre les sociétés et leur environnement.

14h45-15h30 : Lancement de la discussion par :

Marieke BLONDET (Docteure en anthropologie, AgroParisTech Nancy, LEF)
« Les sciences sociales sur le terrain (ethnologie, géographie sociale, sociologie)
et leur plus-value critique dans l’analyse des projets de développement et de
conservation. »

15h30-16h00 : PAUSE

16h : Discussion générale

Symposium : EUTIC 2012 – PUBLICS ET PRATIQUES MÉDIATIQUES – Metz, île du Saulcy, les 17, 18 et 19 octobre 2012

Centre de recherche sur les médiations

Communication, langage, art, culture

(EA 3476, université de Lorraine/université de Haute-Alsace)

VIIIe Colloque International  – EUTIC 2012

ENJEUX ET USAGES DES TIC
Réseau européen et interdisciplinaire sur les enjeux et usages des TIC

PUBLICS ET PRATIQUES MÉDIATIQUES

Université de Lorraine (site de Metz, île du Saulcy), les 17, 18 et 19 octobre 2012

Le réseau européen et interdisciplinaire sur les Enjeux et Usages des TIC (EUTIC) vous invite à son prochain colloque qui se tiendra à l’Université de Lorraine, site de Metz (île du Saulcy), les 17, 18 et 19 octobre 2012. Cette huitième édition organisée par le CREM (Centre de recherche sur les médiations) propose d’articuler des approches déjà balisées par les colloques précédents (approches informationnelle, communicationnelle, didactique, linguistique, sociologique et culturelle) en renouvelant l’approche des pratiques médiatiques des TIC via une réflexion sur la notion de « public ».

Au programme :

 
TROIS CONFÉRENCIERS INVITÉS

  • Antonio Casilli (ParisTech),
  • Milad Doueihi (Université Laval, Québec),
  • Nico Carpentier (Université Libre de Bruxelles).

56 COMMUNICATIONS /14 THÉMATIQUES

  • didactique
  • écritures et pratiques médiatiques
  • espace public et politique
  • formation et/a distance
  • forums et conversation
  • genre
  • information scientifique
  • journalisme participatif
  • jeunes publics
  • marketing
  • médias sociaux
  • tic et pratiques professionnelles
  • tic et pratiques publiques
  • usages locaux

UN WORKSHOP : Tic, publics & méthodes d’enquête

Programme détaillé
: http://bit.ly/EUTIC2012

Inscriptions (Entrée, actes, pauses café comprises et déjeuner le 18 septembre)
Professionnels (entreprises) : 250€
Tarif normal (enseignants/chercheurs) : 180€
Doctorants : 90€
http://bit.ly/PLfroD

Universités et laboratoires partenaires d’EUTIC
Centre de recherche sur les médiations (CREM), Université de Lorraine (Fr)
MICA-GRESIC, Université de Bordeaux (Fr)
CSO, Université Libre de Bruxelles (Be)
CITI, Universidade Nova de Lisboa (Pt)
NT-LAB, Université d’Athènes (Gr)
Waterford Institute of Technology (Irl)

Publication : L’histoire à l’atelier. Restaurer les oeuvres d’art PUL

L’HISTOIRE À L’ATELIER Restaurer les œuvres d’art (XVIIIe-XXIe siècles)

Collectif dirigé par Noémie Étienne et Léonie Hénaut

2012 – 424 p. + ill. – 26 €
ISBN : 978-2-7297-0854-2

Pourquoi conserver un objet ? Que fait-on lorsqu’on « restaure » une mosaïque, un tableau, un vase antique ou une bobine de film ? Qui s’occupe de procéder à une restauration ? Ce volume interroge les transformations faites aux biens culturels – qu’il s’agisse de les rapporter à un stade initial, d’en améliorer l’état esthétique, d’en prolonger l’existence ou encore de les vandaliser. Attentifs à la matérialité des œuvres et aux valeurs qui la travaillent, les auteurs révèlent les enjeux institutionnels et politiques associés à la restauration. L’ouvrage prend le parti de transcender les différences de contexte et de spécialité pour souligner que les restaurations sont toujours le produit d’une époque. Il montre aussi qu’elles construisent un certain rapport à l’histoire, et propose une réflexion renouvelée sur les œuvres d’art.

Ce volume abondamment illustré rassemble les contributions de quinze auteurs de diverses disciplines de la recherche internationale, présentées et mises en perspective par le sociologue Antoine Hennion et l’historien de l’art Dominique Poulot.

  Contact Presse : h.ferrante@univ-lyon2.fr

Publication:Histo.art

Publication: Histo.art n°4, Goûts privés et enjeux publics dans la patrimonialisation, XVIIIe-XXIe siècle.

Cet ouvrage s’attache à penser l’articulation du privé et du public dans les phénomènes de patrimonialisation. Il est organisé en trois volets, respectivement consacrés aux modes d’appropriation d’un patrimoine dans l’espace public d’abord, aux relations entre artistes, amateurs, marché et institutions ensuite, à un certain nombre de patrimonialisations transnationales enfin, « projetées » à l’extérieur, en particulier dans un contexte colonial. L’histoire de la construction du patrimoine dans l’espace public envisage la perception de la qualité architecturale dans la ville, les modalités et l’écho des jugements portés à cet égard et leurs manifestations concrètes, dans des publications ou des expositions. La seconde partie se donne pour dessein de « repeupler » les institutions muséales : les rôles respectifs des marchands, des collectionneurs et des personnels de conservation dans l’appréciation des objets et dans la constitution de musées sont abordés à travers une série d’études de cas, en France et au Québec. Enfin, on s’attache aux entreprises de divers « missionnaires » du patrimoine en Amérique latine et dans le Pacifique Sud au cours des constructions nationales-étatiques du XIXe siècle. À chaque fois, l’enjeu est de mettre en valeur le rôle des patrimonialisateurs amateurs ou professionnels, comme le poids des logiques institutionnelles qui le valident, afin de restaurer le sens des émotions particulières et des investissements collectifs. Cet ouvrage, préparé sous la direction de Dominique Poulot, textes réunis et édités par Nathalie Cerezales et Dominique Poulot, est le quatrième volume de la collection Histo.Art présentant les travaux de l’École doctorale d’histoire de l’art de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Goûts privés et enjeux publics dans la patrimonialisation, XVIIIe-XXIe siècle, Histo.art n°4, sous la direction de Dominique Poulot, textes édités et réunis par Nathalie Cerezales et Dominique Poulot, ISBN : 978-2-85944-708-3 ISSN : 2101-7719.

Plus d’information sur http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Publi_Sorbonne/Slideshow/vdp.histo-art4-3.pdf

APPEL A CANDIDATURE POUR UNE THESE (FINANCEE) DANS LE CADRE DU LABEX PATRIMA

« Patrimoine sonore des jardins en ville : application aux jardins du musée Rodin »

UNIVERSITE DE CERGY PONTOISE

Début du contrat et du financement : octobre 2012, pour trois ans. salaire mensuel brut du contrat doctoral seul: 1684 euros ou, avec en option une mission d’enseignement (64 Heq TD) 2024 euros.

Directeurs de thèse : Didier Desponds (MCF HDR en géographie) et Catherine Lavandier (MCF HDR en acoustique).

Envoi du dossier de candidature (lettre de motivation, CV et bulletins de notes de toutes les années universitaires) avant le 24 septembre aux adresses suivantes : catherine.lavandier@u-cergy.fr, didier.desponds@u-cergy.fr et maie.gerardot@u-cergy.fr.

Réponse au plus tard le 30 septembre.

Une directive européenne de 2002 impose aux collectivités locales de définir des zones de qualité sonore, dites “zones calmes” et de mettre en place des plans d’action pour les préserver (Plans de Prévention du Bruit dans l’Environnement PPBE). Les jardins ouverts au public, qu’ils soient publics ou privés, sont des zones caractérisées par leur calme, en contraste avec les bruits de la ville. L’objectif de cette thèse est de comprendre les qualités sonores des jardins en zone urbaine et de réfléchir à comment les mettre en valeur auprès des différents usagers. Plus précisément, l’analyse portera sur les jardins du musée Rodin. Le but de ce projet est de caractériser les espaces sonores de ces jardins (Paris et Meudon) afin de les mettre en valeur auprès des visiteurs, dans un processus de patrimonialisation. Une interrogation sera portée sur l’impact de cette mise en valeur sur la qualité sonore.

La problématique sonore, dans une approche purement acoustique, ne sera pas la seule à être abordée dans ce projet, qui est avant tout inscrit dans une logique de sciences humaines. En effet, les éléments sonores ne sont pas les seuls à intervenir dans l’expérience sonore des jardins. Des travaux ont déjà montré que la qualité des éléments visuels ou olfactifs participe aussi à la perception de cette ambiance sonore. De plus d’autres travaux sur les zones calmes ont montré que les représentations de ce calme en ville diffèrent d’une personne à l’autre. Lorsque l’on aborde le sujet des ambiances sonores, on ne peut pas faire abstraction de la personne qui perçoit l’environnement sonore et qui l’intègre dans une expérience sonore. L’approche géographique permettra donc d’étudier la vie et le fonctionnement des jardins, leurs temporalités quotidiennes et exceptionnelles, leurs rythmes, les pratiques qui s’y déroulent et les représentations que des individus aux intentionnalités différentes s’en font. Une telle étude permettra d’appréhender les jardins du musée Rodin en termes d’aménagement, d’identité, d’organisation et de représentations, tout en intégrant la réflexion sur le calme et le bruit, en lien avec l’expérience que les individus vivent, ou s’attendent à vivre dans ces jardins. Il importe également de donner une place à l’art et à son rôle dans l’expérience du jardin. L’approche géographique sera complétée par une approche artistique et culturelle. Le musée Rodin s’intéresse en effet aux types de visiteurs fréquentant ses jardins et souhaite par exemple développer dans le cadre de ce projet son implication auprès des visiteurs malvoyants. Enfin, le musée souhaite valoriser le travail de thèse sur l’ambiance sonore de ses jardins dans le cadre d’une exposition.

Seminar : Deuxième vie des objets 2012-2013

Programme de l’Atelier Deuxième vie des objets 2012-2013

Sauf indication contraire, les réunions de l’atelier ont lieu à l’EHESS, 190 avenue de France, 75013 Paris (Métro Quai de la gare ou Bibliothèque François Mitterrand), de 9h30 à 13h en salle 587 (5e étage, noyau B).

Que ce soit au sein des sociétés industrialisées marquées par une pléthore de biens et par le gaspillage, comme au sein des sociétés marquées par une pénurie des ressources, on observe de nombreuses pratiques de récupération, de tri, de recyclage et de transformation des objets, que ces pratiques soient associées à des circuits marchands ou bien qu’elles relèvent plus simplement du bricolage et de la sphère privée. Or, la manifestation de ces usages particuliers de la culture matérielle, qui donnent une « deuxième vie » aux objets, suppose des changements de pratiques, l’acquisition (ou la réappropriation) de savoirs faire singuliers, mais aussi des emprunts, des métissages si ce ne sont de véritables renversements, au sein des systèmes de valeurs portés par les sociétés concernées.
Notre atelier propose de documenter et d’analyser ces « deuxièmes vies d’objets », en s’intéressant à ce que ces usages seconds peuvent révéler des transformations les plus contemporaines de nos sociétés. Ainsi, comment, où et quand, passe-t-on du déchet à l’objet ré-appropriable ou consommable ? Quels rôles jouent d’une part la pénurie des ressources, et d’autre part l’émergence d’injonctions collectives et publiques de durabilité, dans l’apparition de ces pratiques de récupération? Nous savons que les pratiques de consommation sont intimement liées à des positions sociales et statutaires. Selon quelles modalités ces pratiques de recyclage ou de récupération évoluent-elles alors? Et selon quelles modalités, notamment économiques, sociales et sexuées s’effectue cette transformation des objets ? Ces pratiques de récupération recoupent-elles ou encore se superposent-elles à des pratiques déjà existantes ? Ou bien de nouvelles façons de faire, de vivre et de consommer sont-elles créées pour répondre à de nouveaux besoins?
Au final, c’est à une réflexion collective sur la notion de nécessité, et sur les logiques de production de l’objet nécessaire, que nous proposons de participer. Tant il nous parait important de comprendre comment, pourquoi et à partir de quel moment un objet devient, ou redevient, nécessaire. Tout autant qu’il nous parait utile de comprendre quand, comment et dans quelles conditions un objet devient inutile ou superflu.

Jeudi 11 octobre 2012
Michel Dobré (Université de Caen) “Profusion d’objets, stratégies et pratiques de désencombrement”
Gregory Marion (Université Paris Sorbonne) “La question du design tactique”

Jeudi 6 décembre 2012
Stavroula Pipyrou (Saint-Andrew University) “Mercatini dell usato: ambiguity, creativity and second-hand clothes in Reggio Calabria, South Italy”.
Anne Gagnebien (Université Paris 13, Labsic) « Les expositions sur le développement durable : prescriptions et réception »

Jeudi 7 février 2013
Delphine Corteel (Université de Reims) et son équipe pour une présentation du programme de recherche ODORR (Objets – Déchets – Objets : Recyclage et Réemploi. Circulation des objets : individus et lien social)
Cecilia Montero (GDR Anthropology of Recycling/Antropología del Reciclaje, Barcelone) « Recyclage et liens sociaux »

Jeudi 21 mars 2013
Journée d’étude CUTURE MATÉRIELLE DE L’EXIL : UNE AUTRE VIE DES OBJETS
L’atelier “La deuxième vie des objets” s’associe aux rencontres “Non-lieux de l’exil”  pour une séance commune consacrée à la “Culture matérielle de l’exil : une autre vie des objets”, qui nous permettra de nous interroger aussi bien sur les usages sociaux des objets de l’absence que sur les fonctions assignées aux objets qui restent lors de la migration.

Jeudi 4 avril 2013
Sally Sunida (San Jose State University) “Willie Cole’s “Anxious Objects:” Art, African American History and the Legacy of Consumer Brands”.
Déborah Puccio (CNRS, Institut Marcel Mauss), « La fabrique de la nuit. Créations nocturnes d’un magistrat anti-mafia »

Jeudi 6 juin 2013 – séance délocalisée au MNHN
Alain Epelboin (CNRS-MNHN) « De la décharge à ordures de Dakar au musée : ethnographie de restes corporels, de matières-déchets et d’objets magiques »

Pour en savoir plus : notre carnet  http://dvo.hypotheses.org/

Contacts :
Elisabeth Gessat-Anstett elisabeth.anstett@ehess.fr<

CFP: Culture and Development: Call for Proposals

New Book Series: Call for Proposals

 

Routledge Studies in Culture and Development

 

There is a burgeoning interest among academics, practitioners and policy-makers in the relationships between ‘culture’ and ‘development’. This embraces the now well-recognized need to adopt culturally-sensitive approaches in development practice, the necessity of understanding the cultural dimensions of development, and more specifically the role of culture for development. Culture, in all its dimensions, is a fundamental component of sustainable development, and throughout the world we are seeing an increasing number of governmental and non-governmental agencies turning to culture as a vehicle for economic growth, for promoting social cohesion, stability and human wellbeing, and for tackling environmental issues. At the same time, there has been remarkably little critical debate around this relationship, and even less concerned with the interventions of cultural institutions or creative industries in development agendas. The objective of the Routledge Studies in Culture and Development series is to fill this lacuna and provide a forum for reaching across academic, practitioner and policy-maker audiences.

The series editors welcome submissions for single- and jointly-authored books and edited collections concerning issues such as the contribution of museums, heritage and cultural tourism to sustainable development; the politics of cultural diplomacy; cultural pluralism and human rights; traditional systems of environmental management; cultural industries and traditional livelihoods; and culturally-appropriate forms of conflict resolution and post-conflict recovery.

Series Editors

Paul Basu, University College London: paul.basu@ucl.ac.uk

Wayne Modest, Tropenmuseum: w.modest@kit.nl

Tim Winter, University of Western Sydney: t.winter@uws.edu.au