Tag Archives: Heritagisation

Publication: La question du patrimoine en Guyane française

Vient de paraître aux Editions Ibis Rouge (www.ibisrouge.fr).

Sous la direction de Serge Mam Lam Fouck et d’Isabelle Hidair
La question du patrimoine en Guyane française. Diversité culturelle et patrimonialisation. Processus et dynamiques des constructions identitaires.

Une étude pluridisciplinaire des processus de patrimonialisation en Guyane française.

Avec la contribution de 25 chercheurs. Un ouvrage collectif de 453 pages, pensé et réalisé dans le cadre du programme (2009-2011) Hommes,  nature et leur patrimonialisation du CRILLASH.

Marianne Palisse
Maître de conférences en anthropologie
Université des Antilles et de la Guyane – IESG
Pôle Universitaire Guyanais
Route de Baduel – BP 762 – 97300 Cayenne

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Conference: Marchés et Mise en Patrimoine de la Biodiversité, Paris, 7 décembre 2011

Marchés et Mise en Patrimoine de la Biodiversité

Paris, Muséum national d’Histoire naturelle, Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution, le 7 décembre 2011.

Organisé par l’UMR Patrimoines locaux (IRD-MNHN) avec la participation financière du projet ANR BioTEK et du réseau BRIO (IRD-MNHN)

 

Entrée libre mais inscription recommandée (place limitée) auprès de Mme Cindy Adolphe : adolphe@mnhn.fr. Voir coupon réponse à la fin du document.

Auditorium – Grande Galerie de l’Evolution

36 rue Geoffroy de Saint-Hilaire

75005 Paris

 

Présentation

La biodiversité dans ses multiples formes est à la fois un bien public mondial, un bien relevant des souverainetés nationales et un bien privé. Elle est donc gouvernée par des régimes juridiques variés, parmi lesquels le droit privé devient dominant notamment parce qu’une part de plus en plus grande de ses segments fait l’objet d’appropriations diverses : brevets sur les gènes, certificats d’obtention sur les variétés nouvelles, et plus récemment allotissement de services écosystémiques à des opérateurs privés ou mécanismes de compensation ouvrant à des droits d’émissions.

De nombreux acteurs, appartenant tant à la société civile qu’à la recherche publique (et même au secteur privé) s’inquiètent cependant de l’ampleur que ce mouvement d’enclosure a pris et des dysfonctionnements qui en résultent. Contre le vieux paradigme de Garett Hardin (la tragédie des communs qui veut que les ressources collectives soient vouées au saccage sous l’effet de la concurrence des appétits individuels) émerge un besoin de “commons”, c’est-à-dire d’outils juridiques qui prennent en compte la dimension de bien collectif et de bien public de la biodiversité. Dans le secteur de l’amélioration des plantes, il faut, par exemple, que les ressources génétiques circulent sans entrave entre différentes communautés scientifiques parce qu’inversement l’appropriation peut ralentir les processus d’innovation (c’est tout l’objet du traité international de la FAO sur les ressources génétiques pour l’agriculture et l’alimentation). Chacun commence donc à comprendre que l’excès de propriété intellectuelle sur le vivant conduit à généraliser l’utilisation de clones dans nos processus de production, clones qui par définition sont incapables d’évolution. Figer ainsi la biodiversité est bien sûr le contraire de la conserver.

La mise en patrimoine d’un certain nombre de segments de la biodiversité constitue pour un certain nombre d’acteurs une réponse à l’excès du tout marchand. Il s’agit de renforcer juridiquement la dimension collective d’un bien afin de renforcer sa gestion collective tout en élargissant sa notoriété parfois avec des mécanismes marchands comme par exemple le dépôt de marque collective, d’indications géographiques, etc. Dans quelles mesures la mise en patrimoine d’espace naturel, de paysages remarquables, de traditions culinaires, de variétés anciennes, de produits régionaux permet-elle à la fois un développement économique réellement profitable aux communautés locales et une conservation de la biodiversité en tant que bien commun de l’humanité ? Dans quelle mesure la patrimonialisation constitue-t-elle un bon rempart aux excès de l’appropriation privée ? Telles seront les questions auxquelles ce colloque tentera de répondre.

 

 

Programme

10:00-10:15

Accueil, présentation de la journée par Cindy Adolphe et Frédéric Thomas

 

Première session : Projection-débat du film Tailler le pied à la sandale

10:20-11:30

Projection du film Tailler le pied à la sandale

11:30-12:00

Débat avec la salle en compagnie du réalisateur Frédéric Thomas (IRD) du co-réalisateur (Philippe Elusse, Atelier d’Aran) et avec Paule Moustier (CIRAD coordinatrice du projet Superchain)

Déjeuner : reprise à 13h30

Deuxième session : Indications géographiques et conservation de la biodiversité cultivée

 

13:30-14:00

Les systèmes AOP et IGP au service de la conservation de la biodiversité cultivée ? (Essai de réponse aux échelles paysages, écosytèmes, systèmes agraires, diversité spécifique)

Par Laurence Bérard (CNRS)

14:00-14:30

Comment sélectionner les variétés locales en vue leur valorisation commerciale tout en conservant leur variabilité génétique ?

Par Isabelle Goldringer (INRA)

14:30-15:00

La revalorisation des variétés traditionnelles par le local participent-elle à la conservation des ressources génétiques stricto sensu ?

Par Jean-Louis Pham (IRD)

 

Troisième session : Acteurs et gouvernance de la biodiversité cultivée

15:20 – 15:50

Les réglementations variétales et semencières en France et en Europe et la conservation de la biodiversité cultivée

Par Guy Kastler (Réseau semences paysannes, Via campesina)

15:50 – 16:20

Les IG dans les pays en développement, panorama des enjeux, des difficultés et des perspectives

Par Martine François (GRET)

16:20 – 16:50

La gouvernance marchande-environnementale de la biodiversité des ABS au PES

Par Christophe Bonneuil (CNRS-Centre Alexandre Koyré)

 

16:50 – 17:00

Conclusion de la journée

Par Dominique Guillaud (IRD-Paloc)

 

 

 

Afin de nous permettre de finaliser la journée d’étude Marché et Mise en Patrimoine de la Biodiversité, nous vous remercions de bien vouloir compléter les informations suivantes et de retourner ce coupon réponse dans les meilleurs délais à Cindy Adolphe : adolphe@mnhn.fr

 

Nom :

Prénom :

Organisme de rattachement  :

participera à la matinée

participera à l’après midi

participera au déjeuner*

*nombre de places limitées aux premiers inscrits.

Pour faciliter votre accès à l’auditorium le jour de la projection nous vous recommandons de vous munir de ce coupon réponse.

 

D’avance merci, l’équipe d’organisation

CFP: Charting Vanishing Voices: A Collaborative Workshop to Map Endangered Oral Cultures

Charting Vanishing Voices: A Collaborative Workshop to Map Endangered Oral Cultures

Friday, 29 June 2012 to Saturday, 30 June 2012
Location: CRASSH

Convener

Dr Mark Turin (World Oral Literature Project/Museum of Archaeology and Anthropology, University of Cambridge)

 

A two-day collaborative workshop bringing together university-based researchers, heritage specialists and community organisations to draft and design a web catalogue and online map of existing resources on endangered oral cultures.

There is a growing sense of public and scholarly concern about the future of orally transmitted knowledge in the face of rapid socio-economic change. Linguists have responded decisively to the threatened disappearance of many endangered speech forms by embarking on urgent documentation projects, training a new generation of field linguists, and partnering with members of speech communities engaged in the preservation and revitalisation of their threatened tongues. The anthropological community has now begun to craft its own response to these challenges.

In 2010, with support from the British Academy, researchers at the World Oral Literature Project collated three existing datasets on language endangerment levels with reference to collections and recordings of oral literature in archives around the world. This fully searchable database is now freely available online.

Building on the public interest shown in this initial scoping exercise, our Charting Vanishing Voices workshop is conceived as a global mapping initiative to visualise and represent levels of cultural and linguistic endangerment. Using a live Wiki and other collaborative online tools, workshop participants will work together to produce a draft index of oral cultures that both reflects the level of documentation and assesses threats to the vitality of such verbal arts. After short position papers at the outset, participants will be encouraged to overcome the theoretical and methodological tensions of this collaborative exercise by embracing the disciplinary knowledge of their colleagues, and working collectively to produce a dynamic and timely online resource.

Please contact vanishingvoices@gmail.com for more information or to express your interest in participating.

 

Sponsors

      

This event is supported by the World Oral Literature Project, the Vanishing Worlds Foundation and the Centre for Research in the Arts, Humanities and Social Sciences (CRASSH), University of Cambridge.

 

In partnership with:

 

Administrative assistance: Helga Brandt(Conference Programme Manager, CRASSH)


http://www.crassh.cam.ac.uk/events/1685/

On the Website you will find as well link to the World Oral Literature Project run by the Cambridge and Yale University

Workshop: Comparer les patrimonialisations des graffitis de Corse et de Martinique

Comparer les patrimonialisations des graffitis de Corse et de Martinique

 

Conférence diaporama de

Pierre BERTONCINI (Aparma)

dans le cadre des journées européennes du patrimoine

 

Dimanche 18 septembre 2011

16 heures

Chapelle San Carlu

Monticello (Corse)

 

 

                        Après une description du cadre institutionnel de cette recherche, un rappel est fait des relations riches entre Martinique et Corse depuis l’élaboration du couple « négritude – corsitude » dans les années 1970. La patrimonialisation du graffiti s’est faite en France par le biais des beaux-arts à partir des années 1980. Le tag, avec le Mucem, devient un objet à conserver pour ses qualités ethnologiques. Sur la Corse, la création d’un musée d’anthropologie n’a pas été accompagnée d’une patrimonialisation des graffitis. Sur le terrain martiniquais en suivant une méthodologie éprouvée en Corse,  une grande variété de graffitis en ce qui concerne leur forme, leur distribution spatiale, leur message, leur langue a été observée. Une vision panoramique de l’arène patrimoniale a permis de montrer comment actions de l’Etat, des élus locaux, des associations sont souvent en concurrence avec en toile de fond les débats successifs sur la négritude, l’antillanité et la créolité. Dans ce décor, on cherche les éléments encourageants, pour dans « un inventaire du réel » patrimonialiser enfin l’expression culturellement hybride du graffiti martiniquais contemporain.

 

Le n°1 de la revue Vestighe sera présenté à l’occasion de cette conférence.

 

Le conférencier, Pierre Bertoncini est le Président de l’Association patrimoine/recherche de Méditerranée et d’ailleurs (APARMA). Il est docteur en anthropologie depuis 2005 après la soutenance de la thèse Graffiti bombé et territoire corse (1973-2003) et auteur d’articles et de livres dont « Le tag en Corse. Analyse d’une pratique clandestine, Paris, L’Harmattan, 2009 » ou « Le spectre de la mémoire de Pascal Paoli. Territoire, patrimoine et culture en Corse, Paris, L’Harmattan, 2011 ».

CFP: Recollecting and mediating food culture, April 11-12, 2011

On behalf of Ester Võsu (ester.vosu@ut.ee):

Call for papers: “Recollecting and mediating food culture” in Estonian National Museum, April 11-12, 2011

In April 11–12, 2011 the conference “Recollecting and mediating food culture: Individual and institutional perspectives”will take place, held in cooperation with the Estonian National Museum and the Centre of Excellence in Cultural Theory. The conference will be focused on individual as well as institutional practices of remembering and mediating food culture.

Food culture has been an important part of national and regional heritage, and thus has not just economic, but also political importance. From the beginning of this century, public discussion concerning the definition one’s identity through a culinary past has become increasingly heated in Estonia, as well as in other European countries. Concurrently, new possibilities for making food traditions more attractive in the contemporary sense are searched for on state, entrepreneurial, and individual levels, and because of this tourists as well as local inhabitants are encouraged to consume and to evaluate gastronomic achievements.

One of the roles of the National Museum is to function as an institution of national culinary memory and to engage in collecting and preserving the past of the food culture and to mediate and display food-related materiality and knowledge to the society. In addition, there are many other institutions in the society (teaching and scholarly institutions, food producers, restaurants, nongovernmental organisations etc.) that are engaged in mediating food culture in one way or another. These institutions are constantly recreating food-related knowledge, as well as what actually gets on our plates. No doubt one cannot underestimate the role of particular individuals in living and developing traditions of food culture and culinary identities in their everyday cooking practices and interpretations.

Papers with both academic and practical orientation, treating the past and the present of food culture, and focusing on the knowledge and practice of remembering, evaluating, preparing and serving food, are expected to the conference.

Important information:

– Conference takes place in Tartu at the Exhibition House of the Estonian National Museum, in April 11th–12th 2011.

– Conference takes place in both Estonian and English languages. You can submit your abstract either in Estonian or English. Simultaneous translation is provided at the conference

Deadline for submitting the preliminary abstract is February 1th, 2011. The length of the abstract is 250–300 words. Please also include your contact information and institutional affiliation (name, profession, employer, e-mail address).

– Notification of acceptance of your abstract: February 10th, 2011.

– Deadline for extended abstracts: March 11th 2011 (1600–2000 words).

The selected presentations are published in the Journal of Ethnology and Folkloristics (2011, Vol. 5). The full texts of the pre-reviewed journal are available in the International database at www.ceeol.com. The journal is indexed by the Anthropological Index Online.

– Participation at the conference is free of charge.

– Registration online: www.erm.ee/2011enm

Conference team:

Pille Runnel, research director, Estonian National Museum – pille.runnel@erm.ee

Terje Anepaio, researcher, Estonian National Museum – terje.anepaio@erm.ee

Ester Võsu, researcher, Institute of Cultural Research and Fine Arts, University of Tartu / Centre of Excellence in Cultural Theory – ester.vosu@ut.ee

Conference Secretary:

Agnes Aljas – agnes.aljas@erm.ee

Conference is supported by:

Estonian National Museum www.erm.ee

European Union Regional Development Fund (Centre of Excellence in Cultural Theory) www.ut.ee/CECT)

Ressource: La patrimonialisation des musiques dites “traditionnelles” en France, du XIXe siècle à nos jours

De la part de Luc CHARLES-DOMINIQUE

Bonjour

Vous trouverez en page d’accueil de mon blog (charlesdominique.wordpress.com)
les liens vers 3 vidéos constitutives d’un cours-conférence filmé de 3
heures sur le thème de “*La patrimonialisation des musiques dites
“traditionnelles” en France, du XIXe siècle à nos jours*”.
Cette vidéo a été tournée dans les locaux de l’Université de Nice (Château
de Valrose) en août 2010 par le service TICE de l’Université de
Nice-Sophia-Antipolis.
Ce cours-conférence filmé est l’un des 5 cours-conférences filmés de ce
projet, les 4 autres, qui seront mis en ligne dans le courant de l’année
2011, portant sur :
1) Anthropologie des classifications instrumentales
2) Anthropologie de l’organologie
3) Les symboliques du sonore en France au Moyen Age et à l’âge baroque : de
l’histoire sociale de la musique à l’anthropologie musicale historique
4) Les musiques de la mort en Occident (étude diachronique et synchronique).

Bien cordialement,

Luc CHARLES-DOMINIQUE
Professeur des Universités en Ethnomusicologie
Responsable du parcours Ethnologie des Arts Vivants
(Laboratoire CIRCPLES EA 3159)
UFR LASH – Université de Nice Sophia Antipolis
98 Bd Edouard Herriot – 06204 Nice cedex 3
l.charles-domini@wanadoo.fr
luc.charles-domini@unice.fr
charlesdominique.wordpress.com

CFP International Conference Patrimonialisation et développement – 2011

COLLOQUE INTERNATIONAL PATRIMONIALISATION ET DEVELOPPEMENT
dans la Caraïbe et les Amériques.
CAYENNE ( Guyane française), les 02, 03, 04 mars 2011

http://colloque-patrimonialisation-guyane.com/

CFP and Seminar Patrimonialisations africaines IFRA-Nairobi-Kenya

Journée d’étude sur les “Patrimonialisations africaines”
Séminaire de recherche de l’IFRA-Nairobi (Institut Français de Recherche en Afrique)
Le 22 juin 2010 à Nairobi

Le séminaire est organisé en préambule à un colloque international qui est à l’initiative du Ministère français des affaires étrangères et européennes et de l’ambassade de France au Kenya : ‘Patrimoine, mémoire et politique’, du 23 au 25 juin à Mombasa. Ce colloque réunira des représentants de nombreuses institutions œuvrant à la patrimonialisation du continent : EPA, CHDA, UNESCO, Musées Nationaux du Kenya, Direction Nationale du Patrimoine Culturel de Bamako, Ministère de la Culture (France), Agence France Museum, Musée du Quai Branly, IRD, AFD, etc. En marge de cette rencontre, l’IFRA souhaite inviter des doctorants et post-doctorants travaillant sur les mises en patrimoine à travers le continent africain.

L’objectif est double. Il s’agit d’une part de proposer un regard réflexif sur le colloque institutionnel, sur les discours tenus et les acceptions mobilisées pour chacun des mots-clés. D’autre part, nous souhaitons dresser un état des lieux de la recherche sur les patrimonialisations du continent. Il s’agit de pointer l’originalité des processus en cours et la pertinence de cette clé d’entrée pour comprendre certains changements ou permanences ; de rechercher des convergences dans les objets et les méthodes tout en mesurant les écarts et les disparités entre les différents contextes.

Alors que l’Afrique fête le cinquantenaire de ses indépendances, plusieurs éléments concourent à activer ou renforcer certaines dynamiques de patrimonialisation :

* La démocratisation relative des régimes politiques et les ‘secondes indépendances’ des années 1990, toutefois loin d’étouffer l’écriture des romans nationaux, invitent aujourd’hui à considérer l’émergence d’une hypothétique société civile de la culture. La production culturelle et artistique qui en découle participe-t-elle à une patrimonialisation au même titre que l’ingénierie étatique (musées, monuments historiques, etc.) ?

* Le phénomène urbain, au-delà des brassages culturels et de l’éclosion de nouvelles formes d’identités qu’il suscite, peut contribuer à la fois à une concentration et à une délocalisation du commandement culturel. Le patrimoine peut ainsi être tributaire de l’élaboration du marketing territorial, de la constitution de nouvelles élites ou encore de l’ouvertue de points d’ancrages transnationaux.

* Les violences et les enjeux de pouvoir alimentent des stratégies identitaires. De plus en plus ouvertement intégrées à ces stratégies, les patrimonialisations penchent tantôt vers le repli communautaire, tantôt en faveur d’initiatives d’ouverture. Comment ce rapport patrimoine / violence se décline-t-il à travers le continent et en quoi est-ce ou non une particularité africaine ?

Ces dynamiques de patrimonialisations sont à resituer dans le contexte d’Etats pauvres, dont l’histoire est marquée par l’oppression coloniale et la domination postcoloniale, où les questions de patrimoine sont loin d’être des priorités nationales, et où malgré tout – le colloque en est la preuve – un nombre croissant d’acteurs internationaux s’investissent. Cela nous amènera à réfléchir sur les méthodologies propres à la recherche sur le patrimoine en Afrique.

Enfin, la concomitance du séminaire avec le colloque institutionnel sera l’occasion d’une réflexion sur la position du chercheur par rapport aux exigences du développement. L’internationalisation de la notion de patrimoine, a fortiori dans des pays dits en voie de développement, tend à situer ces processus dans un « impératif d’ingénierie sociale » (A. Mbembe), c’est-à-dire en vue de transformer la société. Le chercheur peut-il se contenter d’aborder le patrimoine comme une « expression humaine significative »? Alors que l’Afrique a longtemps servi de réceptacle ou de faire-valoir à des théories pensées et conçues en Occident, les vertus de la patrimonialisation dans le développement sont de plus en plus axiomatiques.

Il est attendu des participants une présentation d’une vingtaine de minutes en lien avec leurs terrains de recherche et qui permette d’avancer sur les objectifs du séminaire. La rencontre donnera lieu à une publication collective, chacun des participants s’engageant à produire un article d’une vingtaine de pages pour fin septembre 2010.

Contact: Olivier Marcel, oliv.marcel/at/gmail.com +254(0)712531803

Link : http://eaculture.blogspot.com/2010/04/patrimonialisations-africaines.html

CFP Special Interest Panel Reverse-Exoticism: Writing Practices, Alternative Voices and Heritagization

2010 Conference: Tourism and Seductions of Difference

Lisbon, Portugal, 10-12 Sept 2010

Call for Papers / Special Interest Panels

http://sites.google.com/site/tourismcontactculture/project-definition

Reverse-Exoticism: Writing Practices, Alternative Voices and Heritagization

Cyril Isnart (Cidehus-Universidade de Évora)

Ema Pires (CRIA-ISCTE and Universidade de Évora)

While academics have studied ‘heritage’ mainly in terms of a national or elite construction, this panel is interested in the increasingly loud claims to ‘heritage’ emanating from minorities and small social groups. Evoking Michel De Certeau (1988), our emphasis here is on analysing ‘scriptural practices’, both as cultural apparatus and means of production and objectification of minorities’ alternative voices.

In contexts of colonial and social domination, the social identity of many minorities was formed through processes of cultural « exotization ». Exogenous definitions often made it difficult for dominated societies or social classes to claim independent or otherwise autonomous forms of ‘heritage’.

In the recent past, many minorities and small groups have used writing to engage in a process that could be qualified as « reverse-exoticism ». Such a process has become highly visible in the field of literature, the arts and cultural studies, but also in recent normative actions by international organizations, namely Unesco’s Intangible Cultural Heritage Convention (2003) and the European Commission Faro Convention (2005). The access to literacy and thus the ability to tell and write one’s own story appear to have been a key issue marking this turning point in history.

This panel wishes to examine the various motifs underlying the productions of texts by minority groups and their allure within a global cultural economy within which the very idea of ‘minority’ has become a tourist attraction. We welcome papers with a theoretical and/or empirical focus on the role of writing in the construction of ‘inner exoticisms’ and what we term ‘reverse-exoticisms’. Key issues to be discussed are (1) appropriations of transnational ‘heritagization’ patterns by dominated people; (2) social conflicts accompanying or made manifest through processes of ‘heritagization’; and (3) processes of revitalization or defolklorization of cultural practices, both in post-colonial and Western contexts.

Paper proposals (250 words plus contact, scientific affiliation and discipline) are due by 1st May 2010. Contacts: isnart@uevora.pt and epires@uevora.pt

Reference:

De Certeau, M 1988 (1984) «The Scriptural Economy», The Practice of Everyday life [translation of Arts de Faire], Berkeley, University of California Press, pp.131-133.

Workshop : FORMES SPECTACULAIRES TRADITIONNELLES ET PROCESSUS DE PATRIMONIALISATION

Université de Rennes 2

Le département des arts du spectacle organise en collaboration avec le CFMI (Centre de formation des musiciens intervenant à l’école) et le service des relations internationales, des journées d’études les 25 et 26 mars 2010, sur le thème “Formes spectaculaires traditionnelles et processus de patrimonialisation”.

Accès libre dans la limite des places disponibles.

http://www.univ-rennes2.fr/arts-spectacle/actualites/journees-etudes-formes-spectaculaires-traditionnelles-processus-patrimonia