Monthly Archives: February 2021

CFP: Rencontres Internationales des Jeunes Chercheurs en Tourisme/Questionner le patrimoine et le tourisme à travers le genre

Appel à communications

Questionner le patrimoine et le tourisme à travers le genre

Résumé

Les Rencontres Internationales des Jeunes Chercheurs en Tourisme (RIJCT) « Questionner le patrimoine et le tourisme à travers le genre » se dérouleront les 6, 7 et 8 septembre 2021. Elles ont pour objectif de proposer de nouvelles réflexions dans la prise en compte du genre dans les études touristiques et patrimoniales. Il s’agira d’élaborer un panorama des études récentes intégrant le genre comme outil d’analyse des rapports de domination, de pouvoir et de construction des identités. Les axes d’étude proposés cherchent à analyser les enjeux méthodologiques, l’importance de l’intersectionnalité dans les processus touristiques et patrimoniaux, les expériences et les pratiques touristiques et patrimoniales ainsi que la prise en compte du genre dans les politiques publiques d’attractivité.

Présentation

La notion de genre est récente. Elle émerge après la Seconde Guerre mondiale et s’affirme avec les Gender Studies aux Etats-Unis dans les années 1970. Les études de genre constituent un champ de recherche universitaire pluridisciplinaire. Elles présupposent l’existence d’une construction sociale renvoyant à une “réalité sociale source d’inégalités entre des individus et des groupes d’individus, en fonction de leur sexe et de leurs préférences sexuelles” (Vallet, 2018). Du fait de la genèse récente de la notion de genre, les tentatives de croisement entre les études de genre et ceux du tourisme et du patrimoine sont encore timides. Plusieurs travaux ont montré que le tourisme est une activité très sexuée (Kinnaird and Hall, 1996) en analysant par exemple l’importance du genre dans les paysages touristiques, les facteurs d’attractivité et de répulsion, les perceptions d’une même destination touristique selon les genres (McGehee, Loker-Murphy and Uysal, 1996) ou encore les rapports de genre au sein des projets touristiques (Louargant, 2003 ; Cauvin-Verner, 2009) et les sexualités relatives au tourisme (Staszak, 2012). Du côté de l’industrie touristique, plusieurs études ont souligné à la fois les inégalités d’accès aux emplois touristiques

et les changements culturels, sociaux, économiques et politiques associés qui permettent de maintenir ou de remettre en cause les rôles et les hiérarchies des sexes (Aitchison, 2005).

Les travaux sur les impacts sociaux et culturels des activités touristiques à travers notamment la question de la marchandisation des cultures locales (Kinnaird and Hall, 1996) soutenues par les politiques publiques de développement touristique et de sauvegarde patrimoniale ont démontré que les hommes et les femmes jouent des rôles différents dans ce processus (Swain, 1995). En tant qu’outil d’analyse critique des rapports de pouvoir, le genre constitue un élément de compréhension essentiel pour analyser l’impensé du genre dans la patrimonialisation et les processus d’exclusion (Belvilacqua, 2015) ainsi que les revendications patrimoniales des minorités sexuelles (Chantraine, 2017). Peu de travaux croisent à la fois le genre, le tourisme et le patrimoine. Pourtant, l’analyse de cette triangulation permet de saisir l’articulation du tourisme et du patrimoine avec les territoires et les communautés locales. Elle interroge les identités, les représentations, la mémoire collective, les rôles et les inégalités qui façonnent les processus touristiques et patrimoniaux.

Les RIJCT « Questionner les processus patrimoniaux et touristiques à travers le genre » souhaitent favoriser la réflexion sur les liens entre tourisme/genre, patrimoine/genre et tourisme/patrimoine/genre. Dans ce cadre, 4 axes d’étude ont été élaborés :

●      Enjeux méthodologiques et approches

●      L’intersectionnalité dans les champs du tourisme et du patrimoine

●      Les expériences et les pratiques touristiques et patrimoniales genrées

●      Les politiques d’attractivité sous le prisme du genre

Axes de questionnement

Axe 1 : L’intersectionnalité dans le champ du tourisme et du patrimoine

Introduit dans la littérature féministe en 1989 par Kimberlé Crenshaw dans la lignée du Black Feminism pour rendre compte de l’expérience des femmes afro-américaines (Maillé, 2017), le concept d’intersectionnalité invite à considérer la variété des systèmes d’oppression pour comprendre leur interaction dans la production et la reproduction des inégalités sociales (Crenshaw 1989). L’intersectionnalité constitue une grille d’analyse pour analyser les hiérarchies et les rapports de domination en tenant compte des catégories sociales, du sexe, de la classe, de l’origine ethnique et de la nationalité. Dans le champ des études touristiques, les travaux intégrant l’intersectionnalité restent limités. Les principales études ont porté sur la nationalité, la race, le sexe et la classe dans le secteur hôtelier en mettant en évidence le harcèlement sexuel subi par les femmes (Adib et Guerrier, 2003). Généralement, l’intersectionnalité reste périphérique dans les études touristiques (Tapia, Lee et Filipovitch, 2017). Pourtant, cette approche permet de questionner de manière critique les études touristiques et les études patrimoniales en mettant en évidence des nuances dans les caractéristiques sectorielles et organisationnelles, les modèles

d’emploi et les relations de pouvoir (Mooney, 2017). Cet axe d’étude propose de questionner la notion d’intersectionnalité à travers les rapports de genre qui s’expriment au sein des groupes et des acteurs qui sont impliqués dans les projets touristiques et patrimoniaux à travers le monde.

Axe 2 : Enjeux méthodologiques et approches

Champ de recherche pluridisciplinaire, les études touristiques se sont longtemps concentrées sur les aspects administratifs et économiques du tourisme au détriment des questions sociales et politiques pour lesquelles le genre permet d’étudier des questions de pouvoir, de contrôle et d’égalité dans les processus et les pratiques touristiques (Swain, 1995). Les approches postcoloniales et postructuralistes du milieu des années 1990 ont contribué à la reconnaissance d’un cadre de multiples oppressions (Butler, 1993). Malgré l’hostilité de la recherche dans le tourisme orienté sur le genre, une nouvelle génération de travaux au début des années 2000 a intégré des études sur les identités de genre en lien avec les lesbian studies, gay studies et plus récemment queer studies. Ces approches invitent à dépasser la polarisation masculin/féminin (Creissels et Zapperi, 2007). Or, les études touristiques intégrant le genre restent dominées par les thèmes du tourisme sexuel et de l’emploi dans le tourisme (Pritchard et Morgan, 2000). L’enjeu de cet axe d’étude est de mieux comprendre les nouvelles approches du genre dans les études touristiques afin de constituer un panorama d’approches méthodologiques et conceptuelles pour analyser le genre. Pouvons-nous parler d’un nouveau moment dans la recherche sur les études touristiques orientées sur le genre ? Comment le caractériser ? Comment les études touristiques se positionnent-elles par rapport à cette question et quelles sont les grilles d’analyse utilisées ? Cet axe d’étude cherche à rassembler et discuter de ces nouvelles approches dans plusieurs contextes socioculturels et politiques internationaux dans une démarche comparative afin de rendre compte de la pluralité des manières d’intégrer le genre. L’accent est également mis sur les difficultés rencontrées par les chercheurs.euses sur des thématiques où la violence symbolique et parfois physique de leur terrain d’étude tend à les interroger personnellement sur leur statut et leur place dans ce champ de recherche.

Axe 3 : Expériences et pratiques touristiques et patrimoniales genrées

Les recherches sur le genre permettent aux études sur le tourisme et le patrimoine de repenser les identités de genre qui s’expriment dans les sociétés des visités et celles des visiteurs. Les représentations, les normes et les règles en matière de genre varient selon les sociétés. Le patrimoine et le tourisme rassemblent les groupes autour de représentations et normes de genre spécifiques. Le patrimoine comme le tourisme, constituent un socle privilégié pour définir, transmettre et diffuser les rôles et les identités de genre qui s’expriment dans les pratiques et l’expérience.

L’expérience touristique est « un processus psychologique complexe » (Quinlan Cutler et Carmichael, 2010) qui repose notamment sur une construction identitaire (Jaurand, 2015). L’objectif de cet axe est de questionner les notions de pratiques et d’expériences patrimoniales et

touristiques « genrées » qui découlent de ces constructions identitaires. Il s’agit de proposer une nouvelle lecture des rapports qui existent entre les sociétés visitées et les visiteurs d’un point de vue des identités conceptuelles de genre comme la valorisation des expériences touristiques pensées pour les femmes et pour les hommes ou encore selon les appartenances sexuelles. Certaines activités touristiques liées, par exemple, au tourisme sportif ou d’aventure sont associées à un ensemble de valeurs (virilité, force) qui serait propre à la masculinité à travers leur traitement médiatique et les expériences des touristes. Dans le même temps, les pratiques touristiques peuvent renforcer des formes d’idéalisation de la féminité et de la masculinité ou bien renverser les relations de genre en contredisant l’hégémonie mâle en tenant compte de la position économique et de la nationalité des touristes (Pruitt et Lafont, 1995). Les expériences touristiques et patrimoniales montrent que la féminité et la masculinité deviennent de plus en plus complexes et multidimensionnelles.

Axe 4 : Politiques d’attractivité sous le prisme du genre

De nombreux travaux témoignent du primat de schémas sociaux de genre dans les politiques publiques : les projets de rénovation urbaine, ou encore les programmes d’attractivité territoriale, répondent généralement à des codes de domination genrée basées sur un système dissymétrique. Dans ce cadre, la dimension sexuelle ne correspond pas nécessairement à un sexe descriptif mais acquiert un caractère polymorphe se référant à plusieurs formes de sexualité(s). Pourtant, des changements sont en cours dans les pratiques de conception et implémentation des politiques locales urbaines : de plus en plus de municipalités en Europe prennent en compte les inégalités de genre dans le processus de fabrique de la ville ou de mise en tourisme (ou en patrimoine) de lieux urbains (Pritchard et Morgan, 2000). Quels outils (juridiques, fiscaux, politiques) les pouvoirs publics adoptent pour alimenter le développement d’un tourisme genré ? Quels sont les impacts socio-économiques de ces actions sur les territoires ? Par ailleurs, le genre s’avère également important pour les processus de construction du paysage ou du lieu touristique (naturel, historique, culturel ou artistique). La destination, tout comme l’expérience touristique en soi, permet d’articuler les dimensions de l’intériorité et de l’extériorité de l’individu, en rapport à l’altérité (Kinnaird et Hall, 1996) : Comment les acteurs de la ville font preuve d’agence et participent activement à la production de l’expérience touristique ? En quoi le genre peut conditionner ces stratégies d’action ? Ce dernier axe se tâche d’explorer les liens (possibles ou existants) entre les politiques locales et/ou touristiques et le genre.

Liste non limitative des thèmes

●      Femmes et patrimoine

●      Identités de genre et patrimoine

●      Construction de genre et tourisme

●      Marketing touristique et genre

●      Empowerment des femmes

●      Intersectionnalité et tourisme

●      Tourisme et sexualité

●      Patrimonialisations genrées

●      Genre, imaginaire et tourisme

●      Inégalités de l’emploi hommes/femmes dans le tourisme et le patrimoine

●      Tourisme, migrations et genre

Comité Scientifique

Maria Gravari-Barbas (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Elisabetta Ruspini (Université de Milan-Bicocca) , Mohammed Aderghal (Université Mohammed V de Rabat) , Aurélie Condevaux (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Corinne Cauvin Verner (Institut des mondes africains) , Heather Jeffrey (Middlesex University Dubai), Véronique Antomarchi (IUT Paris Descartes), Chadia Arab (CNRS-ESO Université d’Angers), Jean-François Staszak (Université de Genève), Mari Oiry Varacca (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Honggang Xu (Sun Yat-Sen University), Maria Rosaria Pelizzari (Universita Degli Studi di Salerno), Marianne Blidon (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

Comité d’organisation

Ces RIJCT sont organisées par plusieurs doctorantes en géographie de l’EIREST, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Ecole doctorale de Géographie de Paris : Sandra Biondo, Nacima Mohamdi et Merryl Joly.

Proposition de communication

En raison de la situation actuelle, les RIJCT seront organisées sous forme d’un webinaire les 6, 7 et 8 septembre 2021. Les propositions de communication prendront la forme de présentations suivies d’une discussion. Pour proposer une communication, merci d’envoyer un résumé avec 3 à

5 mots-clés (500 mots, Times New Roman, 11, interligne 1,5), de préciser la langue de communication choisie (français ou anglais) et une brève présentation (précisant l’organisme de rattachement, domaines de recherches, sujet de thèse et e-mail de contact).

Les propositions sont à envoyer à rijct2021@gmail.com au plus tard le 22 avril 2021 et les résultats de la sélection seront communiqués le 22 mai 2021. Les textes complets seront à envoyer le 1er juillet 2021 (1000 mots accompagnés d’une bibliographie indicative).

Bibliographie indicative

Aitchison, C. (2005), ‘Feminist and gender perspectives in tourism studies: The social-cultural nexus of critical and cultural theories’. Tourist studies, volume 5 (3), pp. 207–224.

Bevilacqua, S. (2015), “L’impensé du genre dans la patrimonialisation du régime méditerranéen”.

Journal des anthropologues, 1(1-2), pp. 51-71

Butler, J. (1993), « Gender as performance: an interview with Judith Butler ». Radical Philosophy, 67.

Cauvin Verner, C. (2009), Du tourisme culturel au tourisme sexuel. Les logiques du désir d’enchantement. Cahiers d’études africaines, vol. 193-194, no. 1, pp. 123-146.

Creissels, A. and Zapperi, G. (2007), Histoire de l’art en France et gender studies : un mariage contre nature ?. Perspective, 4 | 2007, pp. 710-715.

Crenshaw, K. (1989), Demarginalizing the Intersection of Race and Sex: A Black Feminist Critique of Antidiscrimination Doctrine, Feminist Theory and Antiracist Politics. University of Chicago Legal Forum: Vol. 1, Article 8.

Chantraine, R. (2017), Faire la trace ? La patrimonialisation des minorités sexuelles. La Lettre de l’OCIM, 173 | 2017, pp. 26-33.

Guerrier, Y. and Adib, A. (2003), Work at Leisure and Leisure at Work: The Emotional Labour of Tour Reps. Human Relations, 56, pp. 1399-1417.

Jaurand, E. (2015),« La sexualisation des espaces publics dans la subculture gay ». Géographie et cultures, pp.29-58

Kinnaird, V. and Hall, D. (1996), Understanding tourism processes: A gender-aware framework.

Tourism Management, volume 17 (2), pp. 95–102.

Louargant, S. (2003), L’approche de genre pour relire le territoire. Les trajectoires hommes- femmes dans les projets touristiques ruraux (Ardèche méridionale, Ligurie, Fes-Boulemane). Doctorat de géographie. Université Joseph-Fourier – Grenoble I, Français, 427 p.

Maillé, C. (2014), Approche intersectionnelle, théorie postcoloniale et questions de différence dans les féminismes anglo-saxons et francophones. Politique et Sociétés, Vol.33, No.1, pp. 41-60.

McGehee, N., Loker-Murphy, L. and Uysal, M. (1996),The Australian International Pleasure Travel Market: Motivation from a Gendered Perspective. Journal of Tourism Studies, 7, pp. 45- 57.

Mooney, S. (2017), Intersectionality Unwrapped for Hospitality and Tourism Researchers.

Critical Tourism Studies Proceedings: Vol. 2017 , Article 52.

Pritchard, A. and Morgan, Nigel J. (2000), Constructing tourism landscapes – gender, sexuality and space. Tourism Geographies, 2:2, pp. 115-139.

Pruitt, D. and LaFont, S. (1995), “For love and money : Romance tourism in Jamaica”, Annals of Tourism Research, vol. 22, issue 2, pp. 422-440

Quinlan Cutler, S. (2015), “Exploring the moments and memory of tourist experiences in Peru”.

Theses and Dissertations (Comprehensive). 1746.

Staszak, J. (2012), L’imaginaire géographique du tourisme sexuel. L’Information géographique, 2(2), pp. 16-39.

Swain, M. (1995), Gender in Tourism. Annals of Tourism Research, vol. 22, no 2, pp. 247-266.

Tapia, M., Lee T.L. and Filipovitch M. (2017), Supra-union and intersectional organizing: An examination of two prominent cases in the low-wage US restaurant industry. Journal of Industrial Relations, 59(4), pp. 487-509.

Seminar: Séminaire Dé-patrimonialisations, 26 février 2021

La 3ème séance du séminaire « Dé-patrimonialisations » se tiendra le vendredi 26 février 2021 de 14h à 16h en distanciel en suivant ce lien : https://rdv3.rendez-vous.renater.fr/seminaire-de-patrimonialisation-introduction
Le séminaire maintient son organisation en distanciel
Cette séance intitulée « Patrimoines défaits et enjeux touristiques » verra intervenir Pascale-Marie Milan (ULL2 – LAHRHA) et Sara Ouaaziz (Paris 1/Cadi Ayyad – EIREST).La séance sera animée par Mathilde Bielawski (ULL2 – LADEC)

Merci de vous inscrire par un simple mail afin de recevoir directement les informations pour les prochaines séances. r.bertrand@univ-lyon2.fr et mathilde.bielawski@univ-lyon2.fr.

CFP: The Social Dimension of Heritage Values. Re-thinking Methodological Approaches for Heritage Management and Research

Dear colleagues,

We would like to invite you to participate in our open access volume entitled: The Social Dimension of Heritage Values—Re-thinking Methodological Approaches for Heritage Management and Research.The contributions to this special issue may include theoretical articles, articles that develop topics based on particular case studies and, finally, photographic essays. Article Processing Charges can be checked here. Please find a more detailed information about this volume below. Deadline for submission is 30th November 2021.

DESCRIPTION OF THE VOLUME:

The Social Dimension of Heritage Values—Re-thinking Methodological Approaches for Heritage Management and Research

This volume aims to critically reflect on the limits of indicators for measuring heritage values, especially when attempting to reveal the social dimension of heritage. Although the definition, evaluation and use of heritage values has been one of the most important themes in heritage management for more than twenty years, there is still a seemingly unbridgeable gap between those heritage values that experts consider to be the most appropriate and those that society needs. In the last two decades, cultural managers, urban planners, conservators and architects have begun to approach heritage valorisation from different perspectives. However, the integration of interactions between people and heritage by managers attempting to assess heritage values has been beset with difficulties.

Nowadays, heritage values are part of every project associated with the dissemination, conservation, maintenance and experiential improvement of places related to cultural heritage. At this stage some controversial questions arise. Can we think of heritage values that do not have a social component? How are the social and long-term sustainable dynamics of valorisation being applied in projects? Can the intangible social value of cultural heritage be put into a straightjacket to be evaluated? How can the social impact of heritage be assessed?

The ultimate aim of the special issue is to argue that working on methods that bring us closer to the social impact of a heritage project implies building true bridges between the different agents, especially between academia and society.

Link to the site:

https://www.mdpi.com/journal/sustainability/special_issues/heritage_values_social_dimension

We would be delighted if you decide to participate in this volume. Please share this call with your colleagues who may be interested.

Yours sincerely,

Ana Pastor Pérez, Marga Díaz-Andreu, David Barreiro Martínez, Eva Parga Dans

Editors of this Special Issue

Seminar: Séminaire autour de l’exposition “Le grand Mezzé” (24 février 2021 9h45-12h)

Séminaire du MucemLab  
   La muséographie de l’alimentation Dans le cadre de l’exposition semi-permanente « Le grand Mezzé », six séminaires s’échelonneront en 2021 et 2022 et graviteront autour de cette thématique. Le premier séminaire se déroulera en visioconférence et sera consacré à « la muséographie de l’alimentation ».

Actuellement, le « fait alimentaire » donne lieu à de nombreuses expositions, avec une grande diversité d’approches. Comment parler d’alimentation dans un musée alors qu’on ne peut y exposer d’aliments réels ? Quels défis en termes de construction du propos et de scénographie ?
Autour de :
—Christine Ilex Beinemeier, architecte et scénographe de l’exposition « Le grand Mezzé ».
—Edouard de Laubrie, commissaire de l’exposition « Le grand Mezzé »,
Avec les interventions de :
—Georges Carantino, historien de l’alimentation.
—Julia Csergo, professeure au DEUT de l’ESG, Université du Québec à Montréal, associée à la Chaire du Canada en patrimoine urbain, Montréal, Canada.
—Julie Deramond, Maître de conférences, Sciences de l’information et de la communication, Avignon Université.
—Christophe Lavelle, Museum National d’Histoire Naturelle, commissaire scientifique de l’exposition « Je mange donc je suis » (Musée de l’Homme).
—Anne-Élisabeth Thibault, directrice générale, Cité d’Archéologie et d’Histoire de Montréal, Québec.

Les débats seront animés par Julie Deramond.
  Retrouvez ici la visite de l’exposition avec Christine Ilex Beinemeier et Edouard de Laubrie. Cliquez ici pour participer au séminaire.    
 Toute la programmation
du Mucem
jour par jour

   1 esplanade du J4
13002 MarseilleT 04 84 35 13 13
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Pour toute question ou remarque, adressez-vous
à mucemlab@mucem.org  Vous recevez cet email car vous êtes inscrit(e) aux newsletters
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Workshop: OurWorldHeritage / 50e anniversaire Convention Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Organisation de plusieurs événements au cours des deux prochaines semaines dans le cadre de l’initiative OurWorld Heritage, qui vise, dans la perspective du 50e anniversaire de la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO, à encourager le débat et la participation de la société civile.

Vous trouvez ci-après les liens vers 5 séminaires sur les rapports entre tourisme et patrimoine mondial.

TOURISM & WORLD HERITAGE SITES: RECOMMENDATIONS FOR BETTER SYNERGIES #3  (Lundi 15/02)

TOURISM & HERITAGE DISSONANCES: NARRATIVES, INTERPRETATION & MANAGEMENT(Jeudi 18/02)

PATRIMOINE MONDIAL NATUREL  ET CULTUREL DU QUEBEC (CANADA)  VALORISER, CONSERVER, DEVELOPPER(Vendredi 19 18/02)

TOURISM OBSERVATION AND SMART TOURISM: How big data can help monitoring and enhancing Heritage Sites (Lundi 22/02)

TOURISME DURABLE ET DEVELOPPEMENT LOCAL EN AFRIQUE de l’OUEST(Mardi 23/02)

L’enregistrement à tous les événements (et à plusieurs autres) se fait ici : https://www.ourworldheritage.org/t_events/

Contact:

Maria GRAVARI-BARBAS

Chaire UNA Europa pour le Patrimoine Culturel (https://www.una-europa.eu/initiatives?focus-areas=cultural-heritage)

Directrice de l’Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur le Tourisme (EIREST)

Titulaire de la Chaire UNESCO “CULTURE, TOURISME, DEVELOPPEMENT”

Coordinatrice du Réseau UNITWIN – UNESCO “CULTURE, TOURISME, DEVELOPPEMENT”

Editrice de la VIA TOURISM Review (https://journals.openedition.org/viatourism/4092)

IREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

21 rue Broca  75005 Paris

Maria.gravari-barbas@univ-paris1.fr

Call for Papers : Museums and Activisms

Call for Papers : Museums and Activisms

The research project GenderBlender together with the Women’s Museum in Denmark invites for contributions to a new interdisciplinary book on museums and activism and the shifting role of museums in addressing societal challenges and different forms of inequality, repression and tactics of liberation and empowerment. Museums have undergone massive change in recent decades. Both when it comes to shifting social, political and cultural relevance and to the roles, priorities, methodologies and practices  The book aims at exploring and contributing to our understanding of how museums can address different societal and political changes and crises and contribute to fostering social and political solidarity and responsibility . We invite contributions that explore and analyze  what possibilities and challenges these new ideas, ideals and practices around the activist museum might bring along. 

People interested in contributing can contact Ass. Prof. Louise Fabian at idelfl@cas.au.dk.

Please (if possible) send proposals and expressions of interest before 1 April 2020

Deadline for final contributions 1 June 2020

WHO can contribute: People working in the museum and heritage sector, activists and researchers

.  

Potential topics:

We invite contributions that discuss theories, methodologies and casestudies relevant for the following topics

Social impact and social justice in museum work.

What is museum activism? 

ow can museums and different museum practices contribute to political, social and environmental change?

How do we narrate and discuss societal challenges like repression, sexism, racism, refugee crisis and climate change in museum settings?

How can science, education and activism interact in museums?

How do we co-create museum spaces and develop participatory practices with various actors?

How do we curate for societal change?

How can Museums support and be platforms for minorities and marginalized groups?

Social impact and social justice in museum work.

The inclusive museum

Concepts and practices of decolonizing Museums

New forms for “collecting” and archiving

Global dialogues in museums

How does museums shape – and are shaped by – various publics?

Museums exhibitions as media for knowledge production

Feminist museology.

Author Guidelines

Article length: 6000-8000 words, including endnotes, headings, and a 150 word abstract (but not the bibliography).

Language: Contributions can be in both English and Danish and the book will be published in both languages.

File: The article should be submitted as a Microsoft Word or RTF-formatted file, font size 12. Do not perform any formatting other than italics (rather than underlining) and bullet style lists; only section headings, no sub-section headings.

Title page: Organize the title page in the following way: 1) title of manuscript, 2) name of author(s), 3) name of department(s) and institution(s), and 4) name and full postal address of the corresponding author who also acts as ‘Guarantor’ for all parts of the paper.

Notes: Should be indicated by superscript numbers and presented as end notes.

Diagrams and graphics: Should be embedded in the file.

Figures: Upon acceptance please supply figures/graphics/images in at least 300 dpi.

Rights: Please make sure you have the right to publish illustrations, if any.

Copyright: If the figures/graphics/images have been taken from sources not copyrighted by the author, it is the author’s sole responsibility to secure the rights from the copyright holder to reproduce those figures/graphs/images for both worldwide print and web publication. All reproduction costs charged by the copyright holder must be borne by the author.

Associate Professor PhD. Louise Fabian
Department of Culture and Society
University of Aarhus

Jens Chr. Skous Vej 7
Building 1465 room 628
8000 Aarhus C
Danmark
idelfl@cas.au.dk
phone: 0045 20366260

Seminar: Séminaire Dé-patrimonialisations, en ligne, 26 février 2021

Nous avons le plaisir de vous inviter à la séance 3 du séminaire « Dé-patrimonialisations » qui se tiendra le vendredi 26 février 2021 de 14h à 16h En distanciel en suivant ce lien : https://rdv3.rendez-vous.renater.fr/seminaire-de-patrimonialisation-introduction
Le séminaire maintient son organisation en distanciel

Cette séance intitulée « Patrimoines défaits et enjeux touristiques » verra intervenir Pascale-Marie Milan (ULL2 – LAHRHA) et Sara Ouaaziz (Paris 1/Cadi Ayyad – EIREST). La séance sera animée par Mathilde Bielawski (ULL2 – LADEC)

Vous trouverez ci-dessous et joint au mail la programmation des autres séances.
Merci de vous inscrire par un simple mail afin de recevoir directement les informations pour les prochaines séances. r.bertrand@univ-lyon2.fr et mathilde.bielawski@univ-lyon2.fr.

Séminaire « Dé-patrimonialisations »2020-2021 / LADEC – ED483Organisation : Romain Bertrand (ULL2-LADEC) – Mathilde Bielawski (ULL2-LADEC )Programme amené à évoluer sous réserve de l’évolution des consignes sanitaires
26 février 2021Pascale-Marie Milan (ULL2-LARHRA) & Sara Ouaaziz (Paris 1/Cadi Ayyad-EIREST)Disc : Mathilde Bielawski (ULL2-LADEC)
14h- 16h Patrimoines défaits et enjeux touristiques.
26 mars 2021 Sophie Brones (ENSA Versailles-LEAV) & Bastien Couturier (ENSA Lyon-EVS) Disc : Iman Batita (UPHS-UMONS)14h- 16h Patrimoines déclassés, patrimoines disqualifiés.
16 avril 2021 Denis Chevallier (MUCEM) & Michel Rautenberg (Univ. Jean Monnet-CMW) Disc : Ana Basta (ULL2-LADEC)14h- 16h Abandons et désaffections du patrimoine.
21 mai 2021 – séance conclusive Julien Bondaz (ULL2-LADEC) & Bianca Botéa (ULL2-LADEC) Disc: Romain Bertrand (ULL2-LADEC)14h- 16h Faire, défaire, ne-pas-faire les patrimoines.
–Mathilde Bielawski et Romain Bertrand, Doctorant.e.s au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (LADEC)Université Lumière Lyon 2

Fwd: call for paper Transatlantic Modern CFP: Consumerisms. Italian Goods and Commercial Cultures in Postwar America, 1949-1972

Conference

Transatlantic Modern Consumerisms: 

Italian Goods and Commercial Cultures in Postwar America, 1949-1972Università di Scienze Gastronomiche, Pollenzo, Bra (CN), Italy, June 25-26, 2021Call for papers

The University of Gastronomic Sciences Pollenzo, Polytechnic of Milan, Roma Tre University, and University of Eastern Piedmont organize a joint interdisciplinary conference on the influence of modern Italian culture and goods on postwar American consumerism, taste, and lifestyles

The period under consideration is delimited by two landmark exhibits held at the New York City’s MoMa introducing a “new Italian culture” to the American public: “Twentieth-Century Italian Art” (1949) and “Italy: The New Domestic Landscape” (1972). The 1950s and 1960s have traditionally been characterized as the heyday of mass production, mass consumerism, and mass culture in the transatlantic space and the “Americanization” of Europe within the global political context of the Cold War. However, in the opposite direction, the postwar also saw the emergence, manifestations, and meanings of an Italian style (eventually called Made in Italy), distinctly “Italian” and “modern,” which originated in Italy and traveled to the United States via a transnational infrastructure for cultural and commercial exchange. 

While the products of U.S. mass production and mass culture, from Hollywood to Coca-Cola, invaded European markets and minds, new Italian commodities and commodified experiences—in the four Fs of fashion, film, food, and fiction and beyond—entered U.S. commercialism and the global consciousness of urban, sophisticated, north American consumers.

The conference Transatlantic Modern Consumerisms: Italian Goods and Commercial Cultures in Postwar America aims at examining and discussing which Italian items of fashion, film, food, fiction, design, art, popular music, tourism, and other languages and industries were introduced to, circulated among and commodified for American audiences

The conference pursues the recognition of a modern style associated to Italian cultural artifacts and iconographic people (movie stars, artists, designers, writers, etc.) and intertextual discourses on Italy, the Italians, and the qualities of Italian goods

The conference looks at the ways and strategies in which such styles and discourses were commercialized into consumer goods and experiences and appropriated as markers of distinction in the identity formation of different social groups and subjects in the United States (middle-class, women, African Americans, youth, gay and lesbian, Italian Americans, etc.)

Finally, the conference will look at the work of the different actors, public and private, involved in the promotion of Italian goods, artistic products, ideas, and imaginaries among postwar U.S. audiences (from Italian Chambers of Commerce in the United States and the Italian Trade Agency to American department stores, marketers and advertisers, exhibit organizers, film critics, food, wine, and restaurant reviewers, etc.)

Accordingly, the conference especially welcomes paper proposals that present and discuss:

§  business and cultural histories of specific Italian products, material and/or cultural artifacts, in their journey from their place of production to their commercialization in postwar United States;

§  discourses on Italian identities articulated in different languages and industries (fashion, film, food, fiction, design, etc.) and commodified into Italian consumer products and experiences commercialized in postwar United States;

§  actors, individuals and agencies, public and private, Italian and U.S., involved in the promotion of Italian goods, experiences, and imaginaries among postwar U.S. publics

§  U.S. markets and consumers’ perception, appreciation, and use of Italian goods and cultural artifacts.

The conference encourages the submission of paper proposals from different fields of analysis, including (but not limited to): History; Cultural Studies; Consumer, Advertising, and Marketing Studies; Fashion Studies; Film Studies; Food Studies; Design Studies; Art History; Tourism Studies; Music Studies; Sport Studies; Migration and Diaspora Studies; Diplomatic and Transatlantic Studies; Social and Cultural Anthropology; Folklore Studies; Heritage Studies.

The conference is part of the interuniversity National Interest Research Project (PRIN) TT – Transatlantic Transfers: The Italian Presence in Post-War America of the Polytechnic of Milan, Roma Tre University, University of Eastern Piedmont, and University of Gastronomic Sciences Pollenzo, co-funded by the Italian Ministry of Education, University and Research (MIUR). The Research Unit of the University of Gastronomic Sciences Pollenzo will cover, partly or in full, the travel expenses of the selected speakers.

Publications: The revised proceedings of the conference will be published in Italian in the open-access online publication produced by the PRIN research group and the PRIN official website. Selected revised and edited papers will be published in English on a peer-reviewed academic journal as a part of a special issue, subject to their passing the journal’s independent peer-reviewing. Alternatively, the publication of an edited collection for a University Press will also be considered if the number of publishable contributions (expandable to other contributions from non-conference participants) suggests pursuing the option.

Paper Proposal Format: Title, abstract of no more than 500 words, and a short bio (100 words), submitted in a Word (.doc or .docx) file to s.cinotto@unisg.it by April 1, 2021.

Deadlines and Key Dates:

April 1, 2021: Submission of proposals

April 21, 2021: Notification of acceptance 

June 21, 2021: Submission of full papers 

June 25-26, 2021: Conference

Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations, 18 février 2021 en ligne

La prochaine séance du séminaire Mémoires et patrimonialisations des migrations aura lieu jeudi 18 FEVRIER de 12h50 à 17h avec le lien suivant : sur zoom
Elle se tiendra UNIQUEMENT EN DISTANCIEL
https://zoom.us/j/9530445333?pwd=VlVQWDJETUZPNFhxWjVaNDFGMlllUT09
ID de réunion : 953 044 5333Code secret : 375747

Merci à celles et ceux qui ne seraient pas inscrits sur http://listsem.ehess.fr/courses/334/requests/new de s’inscrire 

  Nous écouterons entre 13h et 15h : Alexandra Galitzine-Loumpet  (CESSMA-INALCO) : “Les traces des campements d’exilés font-elles patrimoine ? »Résumé :Le processus patrimonial apparaît intimement lié à la singularisation d’une conjoncture historique, d’un objet ou d’une série d’objets, des récits associés  à la légitimité des narrateurs. Il est également redevable à une temporalité de césure, qui opère un double tri entre les événements et les traces. Or, précisément, le cycle campement-évacuation-destruction qui prévaut sans interruption depuis 2015 à Paris et aux frontières de l’Europe, met à l’épreuve ces formes de distanciation et de distinction tout autant que les usages et les affects : des objets du quotidien basculent à la fois vers le déchet et la relique, s’inscrivent dans la matérialité la plus vitale et dans la représentation la plus symbolique ;  le périmètre et la maturation patrimoniales se recomposent dans l’urgence des politiques migratoires. La question n’est pas seulement celle de savoir si les traces des campements d’exilés font ou non patrimoine, mais à quelles conditions – et de quoi ? »
Puis les deux heures de 15h à 17h seront consacrées aux travaux des étudiant.e.s. Nous écouterons : 
Claudia Aguilera Monjaret (IIAC-LAIOS) : Circulation et trajectoire du patrimoine intime et familial: Traces écrites, traces sonores et traces visuelles (photographique et filmique).
Résumé : La trajectoire d’un individu laisse sur son passage une série d’objets qui témoigne de son existence. Trois sortes d’objets m’intéressent plus précisément : les traces écrites, les traces sonores et les traces visuelles (filmiques ou photographiques). Les lettres, les factures, les contrats, les notes, les listes de courses, les portraits, les photos ratées, les photographies familiales, les films en VHS, les super 8, les enregistrements cassettes, tout ce qui découle de l’intimité et qui circule en dehors des circuits des institutions. Ce sont des bribes, des fragments de mémoire qui se transforment tout au long de leur existence en adoptant de multiples formes pour ainsi être resignifié.

Laure Guillot-Farneti (ELICO, Université Lyon 2) :  Le Musée de l’immigration de l’Etat de São Paulo et la mise en visibilité des migrations contemporaines dans la mégalopole brésilienneRésumé : L’objectif du travail de thèse est de saisir la production symbolique (sémiotique et sociale) des territoires de la migration à São Paulo au travers de processus communicationnels. Les discours de différents acteurs sont ainsi analysés, à travers une méthodologie basée sur des méthodes ethnographiques (entretiens et observation participante) et l’analyse sémio-discursive de productions visuelles et audiovisuelles. Pour cette présentation, j’ai choisi de me focaliser sur les manières dont le Musée de l’immigration de l’Etat de São Paulo met en regard des représentations des migrations contemporaines dans la mégalopole de São Paulo.

  • Michèle Baussantdirectrice de recherche au CNRSISP, Fellow ICM
  • Marina Chauliacanthropologue au ministère de la Culture (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes), chercheure au IIAC-LACI, Fellow ICM
  • Irène Dos Santos, chargée de recherche au CNRS, URMIS, chercheure associée au IIAC/LACI et Centro em Rede de Investigaçao em Antropologia (Lisbonne), Fellow ICM
  • Catherine Perronchargée de recherche, CERI – Sciences Po
  • Évelyne Ribertchargée de recherche au CNRS, IIAC-LACI, Fellow ICM

3e jeudi du moisde 13 h à 17 h

ProgrammeDepuis 2010, le séminaire « Mémoires et patrimonialisations des migrations » développe une réflexion sur les articulations entre mémoires singulières des migrations, mémoires collectives et patrimonialisations. Nous poursuivrons cette année la réflexion initiée l’année dernière sur le concept de patrimoine négatif, c’est-à-dire la patrimonialisation d’expériences considérées comme traumatiques et des faces sombres de l’histoire, à partir d’exemples tirés des migrations et des déplacements de population. Nous examinerons la pertinence de ce qualificatif qui charge le patrimoine de valeurs spécifiques – « négatives » versus « positives »-, engagent différentes rhétoriques de la reconnaissance et des formes de patrimonialisation particulières. L’attention sera portée notamment sur le rôle des images dans ces constructions patrimoniales, qu’il s’agisse des fonds constitués par les acteurs patrimoniaux ou des images produites par les migrants eux-mêmes. 

Jeudi 18 mars 2021 : (13 h à 17h)Sónia Ferreira (Faculté de Sciences Sociales, Universidade Nova de Lisbonne, CRIA, URMIS), Hugo Dos Santos (association Mémoire Vive) et Irène Dos Santos (URMIS ) : « Quelles mémoires de l’exil politique des Portugais en Europe (années 1960-70) ? Réflexion autour d’une recherche participative » 15 avril 2021 13h-17hLuba Jurgenson (“Eur’ORBEM” (Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane), Sorbonne Université/CNRS) : “Le patrimoine du Goulag” –  Présentation travaux étudiants

20 mai 2021 :  13h-17hMaria Kokkinou (CEFRES) “Exils grecs, héritages communistes et patrimoines de l’attente en République tchèque et en Europe centrale” 
Olivier Givre (Université Lumière Lyon 2 – EVS UMR 5600) Ethnicités mobiles et mémoires (trans)frontalières dans les Balkans orientaux.Deux études de cas entre Bulgarie, Grèce et Turquie.
Miladina Monova (Académie bulgare des sciences. Institut de philosophie et sociologie. Groupe: ” Société des connaissances. Science, éducation et innovation”) : Mémoires traumatiques et patrimonialisation impossible: le cas des Macédoniens égéens, réfugiés de la Guerre civile grecque en Macédoine du Nord.
Jeudi 17 juin 2021 : (13 h à 17 h)

  •   Conclusion générale

CFP: Rappel/Le retour de la restitution – date limite 15 mars 2021

LE RETOUR DE LA RESTITUTION : MOBILISATIONS, IMAGINAIRES, (RE) APPROPRIATIONS.

(in english below.)

Double numéro thématique des Cahiers des Etudes Africaines coordonné par Saskia Cousin (CESSMA, Université de Paris), Anne Doquet (IMAF, IRD) & Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA)

Les débats autour des restitutions des biens culturels sont aussi anciens que les spoliations. Sur le continent africain, certaines demandes sont médiatisées au moment des Indépendances et des festivals panafricains. Les premières restitutions datent des années 1970, à la suite des conventions internationales contre le trafic illicite des biens culturels (Unesco 1970, 1973). En 1978, Amadou-Mahtar M’Bow, alors directeur général de l’Unesco, lance un appel pour le retour. La même année est créé le Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale.Pourtant, la plupart des demandes essuient un refus au nom de l’inaliénabilité des collections et les rares retours ne sont pas des restitutions : objets « donnés » par la Belgique au Zaïre, sculpture du bélier « offerte » au Mali, « revente » des bronzes du Bénin… Seuls des restes humains ont fait l’objet d’une restitution. En 2006, la France doit cependant rendre au Nigéria les sculptures Nok du Musée du Louvre ; en 2008, après de nombreux débats (Ficquet 2004), l’Italie restitue à l’Éthiopie la stèle d’Axoum. Le Kenya reçoit 30 statues vigango du Denver Museum of Nature and Science en 2014 (Nevadomsky 2018). En 2017, le discours du président Macron, suivi du rapport Sarr-Savoy (2018) et d’un projet de loi sur la restitution de biens culturels au Bénin et au Sénégal (2020), ouvre en Occident une nouvelle séquence de débat sur la légalité et la légitimité des restitutions. Dans les pays africains concernés, la restitution est en revanche perçue comme un enjeu pour l’imaginaire national, une éventuelle coopération culturelle sincère ou un espoir touristique.

La littérature scientifique atteste de cette divergence d’appréciation et porte principalement sur les questions historiques, juridiques ou politiques et sur la restitution du point de vue des acteurs occidentaux et intergouvernementaux (König et al. 2018 ; Sarr & Savoy 2018). Des chercheurs (Clifford 2013 ; Bodenstein & Pagani 2014) et des artistes (Fred Wilson, Sammy Baloji, Kader Attia) interrogent la violence des exhibitions postcoloniales, les mémoires douloureuses d’objets en exil ou en diasporas (Galitzine-Loumpet 2011 ; Appadurai 2017). D’autres travaux examinent le rôle des musées sur le continent africain (Bondaz et al. 2014 ; Seiderer 2014 ; Abungu 2018 ; Akogni et al. 2019), leurs publics touristiques (Quashie 2009 ; Cousin 2013 ; Doquet et al. 2018) ou leur avenir (Bocoum et al. 2018), des processus de « démuséalisation » (Loumpet 2018) aux diverses formes de resocialisation des objets (Tassi et al. 2018 ; Ndjock Nyobe 2019 ; Malaquais & Vincent 2020).

Cet appel propose de déplacer la focale : 1) de l’Occident aux pays africains concernés, 2) des questions de restitution aux problématiques du retour, 3) de la vision muséocentrée aux rôles des diasporas et du tourisme, 4) des instances et autorités officielles du patrimoine aux lieux, récits et transmissions considérés comme marginaux, secondaires ou officieux. L’objectif de ce numéro est donc d’étudier les enjeux politiques, les rôles économiques, les usages sociaux du retour des objets depuis les pays concernés à travers trois thématiques :

1- Enjeux politiques et identitaires des mobilisations pour la restitution. Appuyées sur des archives, des enquêtes ou des témoignages, les propositions documentent la généalogie des demandes et des mobilisations. Qui en sont les acteurs ? Quels en sont les réseaux et les enjeux ? Quels rôles les institutions et les conventions internationales ont-elles joué ? Quelle est l’importance des communautés diasporiques dans les mobilisations ? Quelles sont les relations entre les acteurs et les débats passés et actuels ? Quels sont les enjeux politiques des demandes de restitution : revendications politiques internationales, enjeux de confortation ou de contestation du récit national ou des pouvoirs en place ? Quelles sont les mobilisations locales, nationales ou transnationales ?

2- Dispositifs culturels et justifications économiques et marchandes du retour. Les articles de cet axe examinent les matérialités, les justifications et les dispositifs du retour juridiques, techniques, administratifs ou scénographiques. Quelles sont les conditions juridiques du retour, quelles en sont les modalités concrètes et leurs enjeux ? À quels publics les musées concernés par le retour s’adressent-ils ? Quels sont les rôles respectifs du marché de l’art africain, des conventions patrimoniales et des labellisations touristiques ? Quelles places les arguments touristiques tiennent-ils dans le dispositif et ses justifications ? Comment viennent-ils conforter ou, au contraire, s’opposer à d’autres motivations, notamment politiques, culturelles et religieuses ?

3- Mémoires et (ré)appropriations sociales L’enjeu est ici de décrire « le retour » depuis et à partir des sphères sociales se considérant comme propriétaires, héritières ou garantes des objets concernés : institutions culturelles ou religieuses, autorités ou communautés traditionnelles, monde artistique, etc. Les articles s’intéressent aux attachements et aux valeurs revendiqués, aux bénéfices (ou maléfices) attendus du retour de ces « choses », aux manières dont elles font « identité » ou « altérité ». Quelles sont les relations entre les échelles institutionnelle, communautaire, les appropriations visibles des objets et les mémoires orales et intimes — mémoires familiales, des cultes —, les matrimoines (Hertz 2002) qui accompagnent leur retour ? Enfin, quels rôles artisans et artistes jouent-ils dans les reconnexions culturelles et les reconfigurations sociales liées au retour ?Si les débats sont focalisés sur les restitutions en Afrique francophone, ce numéro souhaite s’ouvrir à tous les mondes africains pour éclairer les différents contextes de spoliations coloniales, les disparités postcoloniales, la diversité des mobilisations. Les articles documentant par des enquêtes les demandes de retours, les accueils effectifs et l’analyse des termes locaux en usage seront vivement appréciés. Les articles associant des acteurs impliqués au travers d’entretiens ou de co-écritures seront bienvenus. Ce numéro double est prévu pour septembre 2023 et sera enrichi des travaux de l’ANR ReTours.

La date limite pour l’envoi de résumés (500 mots maximum) est fixée au 15 mars 2021 à minuit (GMT+1). Les propositions sont à envoyer à Saskia Cousin (saskia.cousin@u-paris.fr), Anne Doquet (annedoquet@yahoo.fr) et Alexandra Galitzine Loumpet (loumpet.galitzine@gmail.com)

The Return of RestitutionMobilizations, Imaginaries, (Re)appropriations

Call for Submissionsthematic issue coordinated by Saskia Cousin (CESSMA, Université de Paris),Anne Doquet (IMAF, IRD) & Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA)

Debates surrounding the restitution of cultural property are as old as the latter’s theft. On the African continent, some demands for restitution were publicized in the media at the time of Independence and on the occasion of associated Pan-African festivals. The first restitutions date back to the 1970s, following the passage of international conventions against the illicit traffic of cultural property (Unesco 1970, 1973). In 1978, the head of Unesco, Amadou-Mahtar m’Bow, launched an appeal for return. That year too the “Intergovernmental Committee for Promoting the Return of Cultural Property to its Countries of Origin or its Restitution in case of Illicit Appropriation” was founded.Most of the demands alluded to above were turned down on grounds that the collections to which the objects belonged were “inalienable.” Where returns did occur, these were not in fact restitutions: objects were “donated” by Belgium to Zaire; a ram sculpture was “offered” to Mali; Benin bronzes were “resold.” The only actual (and scant) returns were of human remains. The 2000s brought a little change. In 2006, France was made to return to Nigeria Nok sculptures previously held in the Louvre; in 2008, after much debate (Ficquet 2004), Italy returned the famed Aksum stela to Ethiopia; in 2014, the Denver Museum returned 30 Vigango statues to Kenya (Nevadomsky 2018). President Emmanuel Macron’s 2017 Ouagadougou speech, followed by the Sarr-Savoy report (2018) and a bill on the restitution of cultural property to Benin and Senegal (2020) by France, opened a new sequence of debate in the West on the legality and legitimacy of the restitution process. Simultaneously, in the African countries concerned, debates around restitution have emerged as well. On the continent, the matter of return is diversely addressed as a challenge for the elaboration of national imaginaries, as a fulcrum for international cultural cooperation, and as a lever for enhancing tourism.

To date, the scholarly literature has focused mainly on historical, legal or political issues and on restitution from the point of view of Western and intergovernmental actors (König et al. 2018; Sarr & Savoy 2018). Still, some researchers (Clifford 2013; Bodenstein & Pagani 2014), often in the wake of artists (Fred Wilson, Sammy Baloji, Kader Attia), have sought to look further afield, questioning the violence of exhibitions mounted in the West that incorporate objects subject to restitution claims and considering the pain that attends objects consigned to a life in exile or the diaspora (Galitzine-Loumpet 2011; Appadurai 2017). Still, other authors examine the role of museums on the African continent (Bondaz et al. 2014); Seiderer 2014; Abungu 2018; Akogni et al. 2019), their tourist audiences (Quashie 2009; Cousin 2013; Doquet et al. 2018), and their future (Bocoum et al. 2018), from processes of “demuseification” (Loumpet 2018) to various forms of object resocialization (Tassi et al. 2018; Ndjock Nyobe 2019; Malaquais & Vincent 2020).

This call for papers proposes to shift the focus: 1) from the West to the African continent, 2) from questions of restitution to the actual process of return, 3) from museum-centered visions to visions centered on the roles played by diaspora communities and tourism, 4) from official heritage bodies and authorities to places, narratives and transmissions commonly taken to be marginal, secondary or unofficial. The challenge, here, is to address the political underpinnings and effects, the economic roles and the social uses attending the return of objects.

Three approaches are envisaged:

1- Political and identity-centered stakes of quests and mobilizations for restitution. Drawing on archival sources, surveys and/or testimonies, proposed articles should document the genealogy of calls and mobilizations for the return of objects. Who are the actors involved? What networks and stakes are at play? What roles have institutions and international conventions played? What types of roles have diaspora communities played? How do the actors involved relate to past and current debates? What manner of political stands do demands for restitution articulate? What relations do they bear to international relations, to the reinforcement or the contestation of national narratives, to the identity of those who hold the reins of power? What is the nature of local, national and transnational mobilizations and how do they relate to one another?2- Cultural mechanisms and economic and commercial justifications for returnProposed articles should examine the form, justifications and legal, technical, administrative or scenographic devices of return. What are the legal conditions of return and how are they related to its concrete modalities? What are the issues underlying this relationship? What audiences do museums concerned by the return of objects target? What are the respective roles of the African art market, heritage conventions and tourist labels? What role do arguments in favour of tourism play in calls for return and how do they work to justify such calls? How do they reinforce or, on the contrary, counteract other motivations, notably political, cultural and religious? 3- Memories and social (re)appropriationsThe challenge here is to describe the process of return from and to the social spheres that consider themselves the owners, heirs or guarantors of the objects concerned: cultural or religious institutions, traditional authorities or communities, the art world, etc. Proposed articles should focus on the attachment to and the value of objects claimed by various protagonists, the benefits (or, in contradistinction, the negative energies) expected to flow from the return of spiritually endowed “entities,” the ways in which the latter relate to questions of “identity” and/or “otherness.” What manner of intersection does one encounter, in this setting, between institutional, community and intimate worlds, what overlaps between family ties, spiritual beliefs, untranslatable and matrimonial memories (Hertz 2002)? Finally, in the context of return, what roles do artisans and artists play in fostering cultural reconnections and social reconfigurations?While the primary focus of the present call for papers is on restitution in French-speaking Africa, this special issue aims to engage with the entirety of the African world in order to shed light on different contexts of colonial spoliation, postcolonial disparities and the diverse mobilizations these have engendered. Articles documenting, through surveys, requests for returns, actual reception and analysis of local terms of use will be greatly appreciated. Articles hinging on interviews and bringing together a range of actors through co-writing will be welcome. This double issue is scheduled to appear in September 2023. The deadline for sending abstracts (500 words maximum) is Monday, March 15, 2021 at midnight (GMT + 1). Proposals should be sent to Saskia Cousin (saskia.cousin@u-paris.fr), Anne Doquet (annedoquet@yahoo.fr) and Alexandra Galitzine Loumpet (alexandra.galitzine-loumpet@inalco.frBibliographie/BibliographyAbungu G., 2018, « Connecting by History, Divided by Reality », in T. Laely et al. (eds.), Museum Cooperation between Africa and Europe, A New Field for Museum Studies, Bielefeld, Transcript Verlag ; Kampala, Fountain Publishers : 25-42.Akogni P., Vido A. & Houenoude D. (dir.), 2019, Le patrimoine historique au service du développement du Bénin, Paris, L’Harmattan.Appadurai, A., 2017, « Museum Objects as Accidental Refugees », Historische Anthropologie, 25 (3) : 401-408.Bocoum H., Féau E. & Crémière C., 2018, Vers le musée africain du XXIe siècle, Le Havre, Muséum du Havre ; Paris, MKF éditions.Bodenstein F. & Pagani C., 2014, « Decolonising National Museums of Ethnography in Europe : Exposing and Reshaping Colonial Heritage (2000-2012) », in A. de Angelis et al. 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