Monthly Archives: November 2018

Grant: Allocations de formation et de recherche 2019 du ministère de la Culture (direction générale des Patrimoines)

Comme chaque année, le ministère de la Culture (direction générale des Patrimoines – département du Pilotage de la recherche) attribuera des allocations de formation et de recherche en 2019, destinées à soutenir financièrement des travaux de recherche susceptibles d’intéresser les domaines suivants : archéologie, patrimoine bâti, patrimoine mobilier, Inventaire général du patrimoine culturel et Monuments historiques, et d’aider les jeunes chercheurs dans leur action ou dans la connaissance de leur territoire.

Ces allocations correspondent à un financement pour un travail de recherche, ouvert aux étudiants en Master 1, Master 2 et Doctorat, et peuvent être attribuées pour une durée allant de 1 à 9 mois.

Critères, formulaire de candidature et contacts :

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Connaissance-des-patrimoines/Allocations-de-formation-et-de-recherche/Allocations-de-formation-et-de-recherche-au-titre-de-l-annee-2019

Les dossiers sont à adresser, complétés et signés, avant le vendredi 11 janvier 2019.

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Seminar: “Le Fait turc” de l’IREMAM – La fabrique du patrimoine: le récit national et ses variations locales – Muriel Girard

AIX-MARSEILLE UNIVERSITE

IREMAM/DEMO/IEP

LE FAIT TURC aujourd’hui, les périphéries socio-politiques

face au centralisme étatique

Séminaire de recherche Master 2018-2019

MMSH, salle 8, 10h30-12h30

Jeudi 8 novembre 2018

La fabrique du patrimoine: le récit national et ses variations locales

Muriel Girard  (Ecole sup. d’Architecture, Marseille)

Responsable du séminaire, Gérard Groc ;

en savoir plus : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article3642

Conference: Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contextes de crises

Les nouveaux  enjeux  patrimoniaux  en contextes  de crises. Les dynamiques du droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel
19 et 20 novembre 2018
Colloque organisé à l’initiative de la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) à l’occasion des 20ans de la ratification par la France de la Convention de l’UNESCO de 1970 et du premier anniversaire de la ratification du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954.
La protection et la préservation des sites et biens culturels en situation de crise sont des domaines d’intervention donnés comme importants parla directrice générale de l’UNESCO. Dans un contexte de désastres patrimoniaux, qu’il s’agisse des destructions volontaires ou encore des pillages, du trafic illicite de biens culturels à grande échelle notamment en provenance de pays en situation de crise ou de conflit armé,il est utile de revenir sur l’efficacité du système de prévention et de lutte contre cette criminalité culturelle et sur la place des instruments déployés à différents niveaux. Dans cette dernière décennie, on observe que le corpus normatif s’est considérablement enrichi que ce soit au plan international (avec en particulier de nouvelles ratifications de la Convention de 1970sur les importations, exportations et transferts illicites de biens culturels, avec l’adoption de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité del’ONU attachées à la lutte contre le terrorisme en lien avec la question patrimoniale), au plan européen avec la refonte de directives sur la restitution des biens culturels et la Convention du Conseil de l’Europe sur les aspects criminels liés au trafic de biens culturels (Convention de Nicosie, mai 2017), sans compter l’évolution des lois nationales sous l’influence de ces avancées multiples du droit international. Elles marquent aussi une évolution des politiques publiques dans la perception des enjeux internationaux,en particulier dans l’attention portée au patrimoine d’autrui. Dans l’idée que se dessine une responsabilité collective des États en matière de protection du patrimoine, la question des risques climatiques doit évidemment être prise en considération.Dans le même temps, un certain nombre d’Etats ont adopté ou réformé leurs lois,notamment la France, l’Allemagne et l’Italie.Dans ce mouvement convergent, on observe une montée en puissance des outils dans ces différents niveaux d’intervention, ce qui fait tout l’intérêt d’une réflexion sur la façon dont ils se coordonnent, s’articulent, se complètent et sur le besoin d’évolution de la norme. Quelles sont les failles et fragilités de ce système multiniveaux ? La dimension prospective est importante. De ce point de vue, l’idée est de se pencher non pas seulement sur l’édiction de règles aux différents niveaux (sur le droit vu d’en haut) mais également très concrètement sur leur mise en œuvre, qui implique un certain nombre d’administrations, le ministère de la Culture, la police, les douanes, la gendarmerie.La dimension opérationnelle est cruciale. La considération de l’apport du droit international dans l’évolution des instruments de protection du patrimoine culturel, suppose de s’intéresser à la façon dont il diffuse dans les différents espaces de construction du droit, que ce soit l’Europe,ou encore les Etats.

Seminar: Séminaire cultures visuelles / Séance “Construire un régime par le patrimoine”

Veuillez trouver ci-dessous l’annonce de la prochaine séance du séminaire “Cultures visuelles, histoire croisée du regard soviétique” qui aura lieu à l’INHA, salle Walter Benjamin, le mardi 13 novembre de 10h à 13h.
Au plaisir de vous retrouver à cette occasion !

Construire un régime par le patrimoine. Destins des monuments et de l’architecture soviétiques en Russie (1917-1967)

Julie Deschepper, Inalco, Centre recherches Europes Eurasie (CREE)   

Alors que les enjeux portés par le patrimoine matériel soviétique dans la Russie contemporaine ont récemment suscité un vif intérêt dans le monde académique, cette intervention entend revenir sur une page moins connue de l’histoire : celle de la constitution d’un patrimoine propre à la Russie soviétique dès la Révolution d’Octobre. Incluant autant les monuments du passé impérial dignes de rester à la postérité, que les statues et bâtiments nouvellement créés, ce patrimoine fabriqué durant la période soviétique est consubstantiel de l’instauration du régime socialiste. Intrinsèquement soviétique en ce qu’il donne à voir la (ré)écriture d’une histoire et d’une mémoire pour le régime, ce patrimoine reflète également le rapport au temps et à l’espace propre à l’URSS. Notre intervention interrogera la spécificité du concept de patrimoine et la particularité des processus de patrimonialisation en Russie soviétique. Elle montrera en quoi cette singularité a bouleversé les critères normatifs européens et détermina le sort des monuments et de l’architecture soviétiques jusqu’à nos jours.

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Arhitektura SSSR, 1967, n°10, page de garde
Bien cordialement,
Cécile Pichon-Bonin, pour les organisateurs du séminaires

Chargée de recherche au CNRS, Centre Georges Chevrier

Chercheuse associée au CERCEC

Worshop: 8es Rencontres régionales du patrimoine en Pays de la Loire : “Patrimoines culturels matériel et immatériel : quels dialogues ?”, Nantes, 22 novembre 2018

8e édition des Rencontres régionales du patrimoine en Pays de la Loire, sur le thème “Patrimoines culturels matériel et immatériel : quels dialogues ?”, qui se tiendra jeudi 22 novembre 2018 à Nantes (hôtel de la Région).

Comment traiter l’un des grands enjeux actuels en matière de politiques publiques du patrimoine et interroger spécifiquement les relations entre le patrimoine matériel, d’une part, et les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire reconnus comme éléments du patrimoine culture, de l’autre ? La 8e édition des Rencontres régionales du patrimoine sera l’occasion de présenter les singularités et les complémentarités du patrimoine culturel immatériel et du patrimoine matériel dans les Pays de la Loire, territoire qui accueille une grande diversité d’acteurs institutionnels ou associatifs, de reconnaissance régionale et nationale.


Contact : Fabrice Arnault, fabrice.arnault@paysdelaloire.fr

Inscription gratuite, mais obligatoire, sur la page :
http://paysdelaloire.wysuforms.net/cgi-bin/HE/SF?P=6z366z2z-1z-1z416FEB87D1

Pour en savoir plus :
http://www.patrimoine.paysdelaloire.fr/actualites/toutes-les-actualites/detail-de-lactu/actualites/detail/News/patrimoines-culturels-materiels-immateriels-quels-dialogues/

Journée d’étude : “Le goût de l’archive à l’ère numérique”, Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales, 14 novembre 2018

Depuis maintenant plusieurs mois, l’Association des archivistes français participe activement au projet “Le goût de l’archive à l’ère numérique”, projet d’écriture collective initié par deux historiens, Caroline Muller (Université de Rennes 2) et Frédéric Clavert (C2DH, Université du Luxembourg), qui rassemble aujourd’hui 12 chapitres sur le site gout-numerique.net  Julien Benedetti, Céline Guyon et Dominique Naud ont pu y apporter le regard des archivistes sur les transformations induites par le numérique, avant les contributions attendues sur la plate-forme dans les mois à venir.

Cette collaboration entre archivistes et historiens se poursuit avec l’organisation d’une journée d’étude, le 14 novembre 2018, à laquelle participera Arlette Farge, auteur du “Goût de l’archive”, paru en 1989. La journée se déroule aux Archives nationales, sur le site de Pierrefitte-sur-Seine (métro : Saint-Denis Université, ligne 13 / Parking Q-Park Saint-Denis Université rue Toussaint Louverture).

Programme détaillé et conditions d’inscription : https://www.archivistes.org/Journee-d-etudes-Le-gout-de-l-archive-a-l-ere-numerique

Seminar: séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” interventions – performances FIND THE LESS GOOD IDEA, 19.11.18, 15h-18h, ENS Paris, 29 rue d’Ulm

Cher.e.s collègues,

Nous vous invitons cordialement à nous joindre pour une exceptionnelle séance inaugurale du séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” (EHESS – ENS) qui aura lieu le 19 novembre 2018, entre 15 et 18h, au 29 rue d’Ulm, bâtiment Jaurès, salle 23.

Cette séance a pour thème “FIND THE LESS GOOD IDEA” et consistera en trois interventions – performances
–        Un extrait de la performance de Nhlanhla Mahlangu intitulée “Chant”
–        Un extrait de la performance “Pan Troglodyte” de Jane Taylor (curatrice) et Tony Miyambo (acteur)
–        Finalement, une intervention de l’artiste Bronwyn Lace (directrice du Center for the Less Good Idea) portant sur “Chasing the Less Good Idea”
(le fichier joint contient de courtes descriptions des interventions, biographies des invités  et quelques références bibliographiques).

Le séminaire sera introduit par les organisatrices de la séance: Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et la discussion sera modérée par Alexander Schellow (artiste, Berlin).

L’événement est organisé en partenariat avec le Centre for the Less Good Idea (centre fondé en 2017 par William Kentridge) et avec l’Institut Francais d’Afrique du Sud (IFAS Recherche).

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://www.facebook.com/events/2138623546188192/

Pour des raisons de sécurité, il est nécessaire de s’inscrire à la séance (damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro)

Au plaisir de vous y retrouver,
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald
Dear colleagues,
We would like to invite you to join us for an exceptional inaugural session of the seminar “Rewriting the Colonial Past: Contemporary Issues in Museum Collections” (EHESS – ENS) which will take place on the 19th of November 2018, between 15:00-18:00, at 29 rue d’Ulm, building Jaurès, room 23.

This first session is entitled “FIND THE LESS GOOD IDEA” and will consist of three interventions – performances
– An excerpt from Nhlanhla Mahlangu’s performance entitled “Chant”
– An excerpt from the performance “Pan Troglodyte” by Jane Taylor (curator) and Tony Miyambo (actor)
– Finally, an intervention by the artist Bronwyn Lace (director of the Center for the Less Good Idea) on “Chasing the Less Good Idea”
(The attached file contains short descriptions of the interventions, biographies of the guests and some bibliographical references).

The seminar will be introduced by the convenors of the session: Damiana Otoiu (University of Bucharest) and Anna Seiderer (University of Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) and the discussion will be moderated by Alexander Schellow (artist, Bruxelles).

The event is organized in partnership with the Centre for the Less Good Idea (founded in 2017 by William Kentridge) and with the Institut Francais d’Afrique du Sud (IFAS Recherche) 

The seminar “Rewriting the colonial past: contemporary issues in museum collections” is part of the “Museums and colonial heritage” research axis of the Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). Other institutions and projects are associated with the seminar: the Department of Art History of the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne, the Department of Plastic Arts of the University of Paris 8 Vincennes Saint Denis, the Department of Social Sciences of the École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), the University of Paris Lumières for the project “Glissements de terrain. Museum collections reinvested by the field of contemporary art”, CIERA for the project “France and Germany facing colonial legacies: contemporary rereading of museum collections” and the research axis “Heritage development process, uses and museumization of the past” of the Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, University of Bucharest.

Facebook page of the session:  https://www.facebook.com/events/2138623546188192/

We look forward to seeing you there,
Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald

Damiana Otoiu

Political Science Department

University of Bucharest

8, Spiru Haret Street
010175, Bucharest 1
E-mail: damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro
http://prof.unibuc.ro/damiana-otoiu/

https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/1729//
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/2435/

Workshop: CNRS/MCC “Les sciences du patrimoine : constitution d’un domaine de recherche pluridisciplinaire, émergence de nouvelles compétences”, Charenton-le-Pont, 26 novembre 2018

Le CNRS et le ministère de la Culture organisent un séminaire de recherches croisées intitulé “Les sciences du patrimoine : constitution d’un domaine de recherche pluridisciplinaire, émergence de nouvelles compétences”, le lundi 26 novembre 2018 à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (11 rue du Séminaire de Conflans, 94 220 Charenton-le-Pont).

Programme
Entrée libre, sur inscription auprès de Marie-Marthe Marguerite : marie-marthe.marguerite@cnrs-dir.fr

Seminar: Séminaire Critical Heritage Studies – 10 décembre 2018 – EHESS

Séminaire Critical Heritage Studies
Épistémologies, réception, actualité
Lundi 10 décembre 2018
13h00-16h00
EHESS
salle A07_51
54 bd Raspail 75006 Paris

Séance de rentrée du séminaire

Présentation du programme du séminaire

Compte-rendu du congrès de l’ACSH 2018 Hangzhou et discussion autour du chapitre francophone
Julie Deschepper (INALCO-CREE)

À propos de l’observatoire du loto du patrimoine
Cyril Isnart (IDEMEC)

Actualité sur le PCI à l’UNESCO : les dossiers asiatiques candidats à la reconnaissance internationale
Caroline Bodolec (CCJ-CECMC)

Autour du PCI en France : quelques points d’actualité
Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

PhD: Soutenance de thèse G. Torterat – “Conjugaisons singulières du passé”

Soutenance de thèse

Gwendoline Torterat

mardi 6 novembre, à 14h30

salle B015

bâtiment B Pierre Grappin

Campus de l’université de Nanterre

200 avenue de la République

92001 Nanterre

 

“Conjugaisons singulières du passé.

Pour une anthropologie filmique du travail sur un chantier de fouille archéologique”. 

Composition du jury :

Membre du jury       Mme Alexandra BIDET, Chargée de Recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs (ENS)

Rapporteur              M. Francis CHATEAURAYNAUD, Directeur d’Études, École des Hautes Études en Sciences Sociales (Groupe de sociologie pragmatique et réflexive)

Rapporteur              M. François COOREN, Professeur, Université de Montréal (Département de communication)

Membre du jury       Mme Monica HEINTZ, Maîtresse de Conférences, Université Paris Nanterre (Laboratoire d’Ethnologie et de sociologie comparée)

Directeur de thèse   M. Albert PIETTE, Professeur, Université Paris Nanterre (Laboratoire d’Ethnologie et de sociologie comparée)

Membre du jury       M. Yves WINKIN, Professeur (Conservatoire national des Arts et Métiers)

La soutenance est publique et sera suivie d’un pot/buffet (aux alentours de 18h) auquel vous êtes amicalement conviés.

Afin d’en faciliter l’organisation, merci de bien vouloir m’informer de votre présence (gwen.torterat@gmail.com).

Résumé de la thèse :

Cette thèse explore les rouages d’un collectif de travail à l’œuvre sur un chantier de fouille archéologique situé à Ormesson (Seine-et-Marne, France), un site paléolithique jonché de milliers d’éclats de silex et de fragments d’os. Chaque année, une vingtaine de personnes provenant d’horizons variés partage une expérience quotidienne en travaillant autour de l’exploration du site tout en vivant ensemble pendant plus d’un mois. Je fais l’hypothèse que les rôles distribués par le chef de chantier orchestrant les opérations ne sont que les limites poreuses de l’engagement réel, variable et fragile de chaque fouilleur. En développant un protocole méthodologique dédié à l’observation participante ainsi qu’à la captation d’images filmiques de journées entières de travail, je décortique ce huis clos scientifique à travers la façon dont Isabelle (chercheure spécialisée dans le traitement osseux) et Mélodie (néophyte et passionnée d’histoire) transmettent et s’approprient le passé matériel qu’elles fouillent. Mon objectif est alors moins d’analyser le fonctionnement d’un collectif éphémère que de caractériser les fondements de la singularité d’individus au travail ainsi que les nuances de l’expertise scientifique en archéologie, et ce, à travers différents phénomènes que j’analyserai : les modalités perceptives de traces matérielles fragiles, les valeurs collectives en jeu, les affects que les uns et les autres apprennent à jauger et les représentations du passé les plus scénarisées. Le travail de fouille suppose un continuel aller-retour avec un passé en cours d’exploration et des expériences de travail au présent, un processus pratique et singulier qu’Isabelle et Mélodie me permettent de suivre à travers elles.