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Workshop: «La Vénus hottentote entre Barnum et Muséum » 1er juin, Paris

Le Centre Alexandre Koyré et le Muséum national d’histoire naturelle organisent le 1er juin 2011 une journée d’étude intitulée
La Vénus hottentote entre Barnum et Muséum
(auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution, 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris)

Vous trouverez ci-dessous et en document joint le programme de cette journée. Merci de le faire circuler autour de vous.
Cette journée est largement ouverte et toute personne intéressée sera le(a) bienvenu(e). Toutefois, le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de s’inscrire (gratuitement) auprès d’Anne Sirand [sirand@mnhn.fr].

Journée d’étude ouverte au public
organisée par le Centre Alexandre Koyré et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN)
le 1er juin 2011, de 9h00 à 17h45
Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution,
36, rue Geoffroy Saint Hilaire, 75005 Paris

9h00    Ouverture de la journée par Jeanne Peiffer, Directeur de recherche CNRS, Directeur du Centre Alexandre Koyré, suivie de la
Projection du film VÉNUS NOIRE d’Abdellatif Kechiche

12h00    Saartjie Baartman et nous : le spectacle de l’altérité
Président et modérateur : Alain Froment, Directeur scientifique des collections, MNHN
Pascal Blanchard, Historien, chercheur-associé au Laboratoire Communication et Politique (CNRS),
« De la Vénus hottentote aux exhibitions coloniales (1810-1940) : l’affirmation et le développement d’une culture populaire du regard »
Christelle Patin, Anthropologue doctorante à l’IRIS/EHESS, « Les présentations post mortem de la “Vénus hottentote” : muséologie et économies morales »
Discussion publique

13h00   Pause déjeuner

14h00   L’éloquence du forum : du savant au politique
Ouverture/présidence : Florence Raulin-Cerceau, Maître de conférence, MNHN-Centre Alexandre Koyré
Philippe Taquet, Paléontologue, vice-président de l’Académie des sciences : « Les corps de Sarah Baartman et de Georges Cuvier sous le regard de la science du XIXe siècle »
Claude Blanckaert, Directeur de recherche CNRS, Centre Alexandre Koyré,  « Le Hottentot, type archaïque ou Homme premier ? Perspectives naturalistes au XIXe siècle »
Arnaud Hurel, Chargé de conservation des collections, MNHN et Institut de paléontologie humaine, « Hottentots et Boschimans dans la construction de la préhistoire française»

Pause – discussion
Michel Van Praët, Professeur au Muséum, Centre Alexandre Koyré,  Directeur du projet de rénovation du musée de l’Homme : « Exposer les éléments du corps humain : la muséologie questionnée, le droit et l’éthique en dialogue »

Discussion

Clôture à 17h30/17h45

Organisation :
Claude Blanckaert (blanckaertmc@wanadoo.fr) et Anne Sirand (sirand@mnhn.fr ou tel  01 40 79 80 01)
Le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de s’inscrire, auprès de sirand@mnhn.fr

Workshop: “Archéologie(s) coloniale(s) : une approche transversale” 22-23 mars 2011

Réseau Asie et Pacifique – Imasie (UPS 2999) CNRS/ FMSH

ARCHEOLOGIE(S) COLONIALE(S) : APPROCHE TRANSVERSALE

Journées d’étude
22-23 mars 2011,

190 avenue de France 75013 Paris, 6ème étage

Résumé :
L’archéologie en situation coloniale a servi à mettre au jour une double altérité spatio-temporelle, fondée sur une dialectique de reconnaissance et distanciation. Pourtant, s’il existe à l’évidence, plusieurs nations coloniales – en y incluant l’empire russe et le Japon – et systèmes de domination (colonie sous direct ou indirect rule, protectorat, pays sous influence à l’exemple de l’Afghanistan), existe-t-il une archéologie coloniale dont les caractéristiques structurelles et les négociations conjoncturelles pourraient être dégagées, à l’échelle d’un siècle (1860-1960) et au travers d’exemples pris dans plusieurs aires culturelles, de l’Asie à l’Afrique sub-saharienne et au Pacifique, du bassin méditerranéen aux mondes de l’Islam ?

ARCHEOLOGIE(S) COLONIALE(S) : APPROCHE TRANSVERSALE
L’archéologie fut en Europe une discipline au service de la genèse de la Nation à une époque où s’accroissait la compétition coloniale. Elle a également servi à mettre au jour une double altérité spatio-temporelle dans les pays d’Outre-mer, fondée sur une dialectique de reconnaissance et distanciation. De fait, les perceptions occidentales de ce passé capturé présupposent divers processus de sélection et de hiérarchisation des vestiges, mais aussi bien la recherche d’équivalences à la périodisation européenne ou l’invention de nouvelles catégorisations – de la notion générique de « pré-colonial » à des chrono-stratigraphies plus fines. L’archéologie en situation coloniale implique de plus la création de structures adaptées, des grandes missions ponctuelles aux instituts permanents, et l’émergence de nouveaux comportements et acteurs, amateurs ou professionnels.

Pourtant, s’il existe à l’évidence, plusieurs nations coloniales – en y incluant l’empire russe et le Japon – et systèmes de domination (colonie sous direct ou indirect rule, protectorat, pays sous influence à l’exemple de l’Afghanistan), existe-t-il une archéologie coloniale dont les caractéristiques structurelles et les négociations conjoncturelles pourraient être dégagées, à l’échelle d’un siècle (1860-1960) et au travers d’exemples pris dans plusieurs aires culturelles, de l’Asie à l’Afrique sub-saharienne et au Pacifique, du bassin méditerranéen aux mondes de l’Islam ?

Ces journées d’étude voudraient esquisser une réflexion comparative sur les formes d’archéologies coloniales et interroger, au travers de cas précis, ses implications idéologiques et épistémologiques. À terme, l’objectif de ces réflexions est de proposer un paradigme qui puisse rendre compte d’une perception du passé Autre, à l’articulation de l’archéologie et de l’ethnologie, et d’en reconsidérer les éventuels usages au-delà de la période concernée. Du statut des vestiges à l’élaboration de mythes de fondation peu à peu appropriés par les peuples colonisés, ce qui sera interrogé ressort donc autant des orientations de l’archéologie en période coloniale que de l’élaboration de modèles normatifs de connaissance dont les effets paraissent jusqu’à présent mieux connus par leur emprise que par leur identité.

Quatre grands axes thématiques ont été définis :
– Politiques institutionnelles et structuration de l’archéologie en contexte colonial, acteurs ;
– Enjeux idéologiques et épistémologiques des catégories temporelles, de la période générique « précoloniale » aux périodicités européennes transposée.
– Faveurs et « omissions » coloniales : de la sélection des sites à leur interprétation, publications ;
– Héritage des archéologies coloniales.

Ces journées d’étude s’inscrivent dans une série d’événements consacrés à ce thème et à ses différents prolongements. La publication d’une sélection des contributions des différentes rencontres est prévue en 2012.

Les propositions de communication (d’environ 1500 mots) sont à envoyer avant le 20 janvier 2011 à l’adresse suivante :
archeologiescoloniales  /  arobase  /  gmail  / point  /  com

Comité d’organisation :
– Alexandra Loumpet-Galitzine :
galitzine  /  arobase  /  msh-paris  /  point  /  fr
– Svetlana Gorshenina :
gorsheni  /  arobase  /  ens  /  point  /  fr
– Claude Rapin :
claude.rapin  /  arobase  / ens /  point  /  fr

Workshop: Au-delà du consensus patrimonial Anthropologie des résistances aux patrimonialisations – Aix-en-Provence

Première journée d’étude du Réseau des Chercheurs sur les Patrimonialisations

4-5 novembre 2010

Salle Georges Duby

Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Aix-en-Provence

Network of the Researchers on Heritagizations/Réseau des chercheurs sur les patrimonialisations

res.patrimoni@gmail.com

https://respatrimoni.wordpress.com

Organisée par

Julien Bondaz, Créa, Université Lyon II

Cyril Isnart, Cidehus, Universidade de Evora et Idemec, CNRS-Université de Provence

Anaïs Leblon, Cémaf, Université de Provence

Avec le soutien du Cémaf, du Cidehus-Universidade de Evora, du Créa-Université de Lyon 2, de l’Ecole Doctorale « Espaces, cultures, Sociétés »-Université de Provence, de l’Idemec, et du Ministère de la Culture, département du pilotage de la recherche.

Nous assistons à d’importants mouvements de mise en patrimoine portés par des Etats, des associations, des collectivités territoriales, des institutions muséales et internationales, etc. Plusieurs études ont mis en avant le caractère « mécanique », institutionnel et consensuel de ces processus de constructions patrimoniales par les professionnels de la conservation, de la sauvegarde et de la médiation culturelle ou de la gestion des espaces naturels, en analysant leurs pratiques, leur vocabulaire et leurs représentations.

Nous proposons d’élargir l’approche de ce phénomène en nous intéressant aux  résistances et oppositions que de tels processus peuvent susciter. L’image consensuelle du patrimoine en tant que richesse singulière et universelle à valoriser, telle que la véhicule l’Unesco en particulier, ne résiste pas toujours à l’examen des situations concrètes des conditions sociales et historiques de sa création. Dans certains cas, les acteurs locaux aménagent les modalités de la patrimonialisation exogène de leurs biens ou de leur territoires. Ils peuvent aussi déployer une patrimonialisation indigène propre, elle-même portée par une multiplicité d’acteurs et de groupes aux statuts sociaux et territoriaux différenciés. Les représentations des concepteurs institutionnels du patrimoine et leurs activités de valorisation, d’inventaire, de muséification, entrent en friction avec les représentations et les attentes, souvent différentes, des usagers et des acteurs du patrimoine. La mise en catégories du patrimoine et sa tendance dualiste (matériel vs immatériel, culturel vs naturel) sont la cible de nombreuses critiques. Usagers et acteurs du patrimoine mettent alors en place des stratégies de contournement ou de boycott dont l’analyse permet une approche critique et décentrée des patrimonialisations. Cette perspective permet également de mettre au jour les processus créatifs d’invention, de détournement, de revendication ou de redéfinition des pratiques et des objets patrimoniaux par les acteurs ordinaires, inscrits dans des rapports dialectiques avec les institutions.

Ce que l’on désigne ici par le terme de patrimonialisation se place au centre d’« arènes sociopolitiques » au sens où l’entend Jean-Pierre Olivier de Sardan. La patrimonialisation met en jeu du sens et des modalités du fonctionnement social révélant ainsi bien plus que ses propres principes de fonctionnement. Les débats qui l’entourent s’inscrivent dans des contextes de revendications identitaires, de modifications socio-économiques et de négociation de nouveaux rapports de force politiques à différentes échelles, territoriales, locales et globales. Par là même, l’analyse critique de ces résistances permet de révéler les créations et réemplois dont la patrimonialisation est l’occasion, ainsi que les détournements et les enjeux contradictoires ou conflictuels qu’elle suscite. S’intéresser aux tensions et aux résistances aux – et dans les – patrimonialisations permet également de saisir la polysémie de ces phénomènes de requalification du statut des objets. L’étude de l’objet patrimonial comme construction en soi perd de sa centralité et ouvre la perspective à l’analyse constructiviste des influences et des contraintes de l’économie, du politique, du religieux, de l’organisation sociale, de la territorialité. L’espace patrimonial n’est en fait pas un champ autonome dans lequel agissent les professionnels patrimoniaux institutionnels, mais il créé les conditions d’expression des attentes économiques, identitaires, politiques des acteurs au-delà de la seule sphère patrimoniale. Les objets patrimonialisés tels qu’ils sont conceptualisés par les institutionnels sont en même temps un espace de travail, un lieu de vie quotidien, un environnement banal pour les acteurs. C’est à la faveur de ces confrontations d’interprétations et d’usages des objets que les pratiques de résistance se mettent en place.

A la lumière d’exemples ethnographiques concernant des situations patrimoniales récentes, cette journée d’étude vise à décrire et questionner les bricolages entre local et global, entre histoire et mémoire, entre identité et territoire, entre ordinaire et institutionnel qui se déploient dans les processus de patrimonialisation, alors envisagés comme des modalités de négociation ordinaire du rapport au monde contemporain. La réflexion pourra porter sur les statuts des acteurs, individuels, collectifs et institutionnels, et sur les effets d’échelles qui entrent en jeu dans les résistances aux patrimonialisations. En insistant sur les controverses et les pratiques entourant les projets patrimoniaux, cette journée voudrait contribuer à une anthropologie critique et contextuelle des manipulations du patrimoine.

Programme et intervenants

Jeudi 4 novembre 2010

14h00 : Accueil/Introduction

Julien Bondaz, Cyril Isnart et Anaïs Leblon

14h15 : David Berliner – Université Libre de Bruxelles

Fabriquer du patrimoine en l’absence de consensus patrimonial. Un exemple au Laos

15h15 : Isabelle Mauz – Cémagref

La dimension temporelle dans le “charisme” des animaux. Patrimonialisation, dépatrimonialisation et repatrimonialisation du bouquetin des Alpes

16h15 : Pause

16H30 : Julien Bondaz – Créa et Université Lumière Lyon II

Animaux et objets marrons. Résistances à la mise en exposition dans les zoos et les musées d’Afrique de l’Ouest

17h30 : Mise en perspective : Nathalie Heinich – CRAL et Lahic

18h00 : Fin

19h30 : Repas

Vendredi 5 novembre 2010

9h00 : Anaïs Leblon – Cemaf et Université de Provence (Aix-en-Provence)

Résistances pastorales et enjeux patrimoniaux. Les fêtes peules du yaaral et du degal comme « chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » (Mali)

10h00 : Thomas Poméon – UMR Innovation-CIRAD et Université de Chapingo (Mexique)

De l’ordinaire au patrimoine : la qualification des fromages mexicains face à ses contradictions internes et aux résistances externes

11h00 : Pause

11h15 : Olivier Givre – Créa et Université de Lyon II

Fictions et frictions patrimoniales. L’exemple du nestinarstvo (Bulgarie)

12h15 : Conclusion : Gaetano Ciarcia – Lahic, Cerce et Université de Montpellier

L’imaginaire consensuel du patrimoine à l’épreuve des inventaires

12h45 : Fin

CFP 2nd Meeting of SIEF’s WG on Cultural Heritage & Property 2010, Last Call

2nd Meeting of the SIEF’s Working Group on ‘Cultural Heritage and Property’
Call for Papers
We are pleased to announce the second and last call for papers for the 2nd meeting of the SIEF’s working group on ‘Cultural Heritage and Property’, to be held in Portugal from 16 to 17 September 2010, concerning the theme Heritage and Power.
As anthropological literature produced in the last decades show, power is a central matter within the realm of heritage. Heritage products and places are shaped by different kinds of power relations. The current capitalist ideology is the driving force of the contemporary processes of conversion of different types of cultural goods into heritage commodities, which are exchanged in the global tourist market. It also informs a set of global and local discourses and practices about heritage in a wide range of geographical contexts. In these processes, individuals and collectivities make up and participate in several ‘fields of power’ (Wolf 1999) in order to achieve their own political, social, and economic purposes. Politicians, specialists, tourist entrepreneurs, and local populations are the forces implicated in it. They all produce discourses and daily practices which are inscribed in particular contexts and which produce and transform power structures.
This meeting aims to discuss in a comprehensive way the concepts, ideas, and practices that inform the entwining of heritage and power. Proposals should deal with the following questions: What kind of power relations are woven into heritage and how?
How are they recombined in specific contexts? How are they objectified within contemporary ‘globalizing dynamics’ (Sassen 2006)? Papers with ethnographic grounds are especially welcome, but inquiries into theory are also expected.
Main topics include heritage policies and local practices; heritage guardianship and proprietorship; heritage preservation and interpretation; heritage tourism promotion and consumption; social agents and processes related to the construction and management of heritage.

Organization:
Luís Silva – Centre for Research in Anthropology (CRIA / FCSH – UNL, Portugal)
Paula Mota Santos – University Fernando Pessoa (Porto, Portugal)
Location: Lisbon and Porto (Portugal)
Fees: There is no fee for the meeting. But participants carry their own cost of travel and
accommodation.
Work Language: English
Application: To apply for participation in the meeting, please send an abstract (around 250 words) to
Luís Silva (luis.silva98@gmail.com), and Paula Mota Santos (pmsantos@ufp.edu.pt).
Abstract submission deadline: 15 May, 2010. Later abstracts will not be considered.

Workshop : FORMES SPECTACULAIRES TRADITIONNELLES ET PROCESSUS DE PATRIMONIALISATION

Université de Rennes 2

Le département des arts du spectacle organise en collaboration avec le CFMI (Centre de formation des musiciens intervenant à l’école) et le service des relations internationales, des journées d’études les 25 et 26 mars 2010, sur le thème “Formes spectaculaires traditionnelles et processus de patrimonialisation”.

Accès libre dans la limite des places disponibles.

http://www.univ-rennes2.fr/arts-spectacle/actualites/journees-etudes-formes-spectaculaires-traditionnelles-processus-patrimonia

CFP The Restoration of Artworks in Europe from 1789 to 1815: Practices, Transfers, Stakes

International workshop

October 2nd 2010

Designed and organised by Noémie Etienne, assistant in Art History, University of Geneva

The Restoration of Artworks in Europe from 1789 to 1815: Practices, Transfers, Stakes

The period stretching from 1789 to 1815 was characterised in Europe by an intense circulation of artworks. The suppression of religious orders, plundering and the French government’s politics favoured the dissemination of objects, whether they were dispersed through private sales, or annexed and regrouped in Paris. In this context, the restoration of artworks gained major importance, and became a common preoccupation at the European level.

This interest was noticeable in the new directives which aimed to favour the conservation of artworks, in the growing institutionalisation of restoration in museum structures, as well as the technical experiments carried out during this period. This increase in power for restoration in the public sphere favoured the emergence of much debate, sometimes on an international scale. Likewise, the actions carried out in France on displaced artworks drew the attention of various European observers.

With this precise context in mind, this study day aims to make a progress report of the different questions pertaining to the period. What was the state and evolution of the principles and practices of European restoration between 1789 and 1815? What were the new institutional, technical or deontological constraints in this context? How was the status of the practitioner transformed? How did French cultural politics influence the practice? And what were the implicit stakes linked to all of this?

Of a truly European scope, this workshop would like to being together different views of this pivotal period. All types of artworks may be studied. Art history, history, history of science and technology, and also sociology or anthropology are all fertile disciplines capable of addressing this topic. Conservator-restorers are also strongly encouraged to participate and submit a paper. Interdisciplinary, analytical and comparative approaches will be favoured. In particular, several lines of inquiry – mentioned non-exhaustively here – could be developed.

1. Institutional and political context

The restoration and conservation of artworks between 1789 and 1815 is part of a specific institutional and political context, it is notably linked to the development of Europe’s first museums. How was this practice developed? What were the technical and deontological gains typical of this period in different European countries? How did these ateliers function? And what place did the restorer occupy within this new structure? The redefinition of the activity and status of practitioners may be an object of study. The ties between the institution and the market could also be addressed.

Additionally, the appropriation of artworks by France created an atmosphere of tension in which the practice of restoration took on an unheard-of political charge. Artworks taken from all over Europe were thus restored and displayed with great pomp and circumstance in Paris. What were the criteria that governed the taking of these objects? What role did their restoration play in the practice of annexation? What are the devices and discourses tied to the moving, conservation and restoration of displaced artworks?

2. Cultural transfers

The second axis will address the exchanges made between the different countries. The period favoured the displacement of artworks and practitioners, thus allowing one to study the transfers of skills and techniques. How did the methods used evolve through the contact of the different restorers? What were the tools or materials linked to this practice, and were they diversified during this period, notably through the influence of the migrations of men and objects?

The question of the transfer of knowledge could also be addressed. The publication and distribution of books or articles spreading the technical know-how for these procedures represented an important factor of the evolution of this practice. On the other hand, the question of secrecy took on particular contrast. In the history of a public sphere of knowledge, the distribution of the report on the transposition of the Madone de Foligno in Paris in 1802 is a milestone, whose stakes and consequences throughout Europe one may choose to observe.

3. Reception and heritage

How were the restorations realised between 1789 and 1815 perceived? What were the controversies surrounding them, and what did they reveal? Many onlookers voiced opinions criticising the operations carried out in the religious and private spheres. In the public sphere in Europe, restorations provoked much debate around the conservation of artworks regrouped in Paris. Thus articles were published by the press to alert public opinion of artworks restored in a manner considered improper and unfair. How is one to understand and analyse these positions? What were their motives and what were the arguments? What do they bear witness to?

Starting in 1815, when the displaced works returned to their countries of origin, frequent reservations were made about the restorations done in France. How and by whom were those interventions judged? How was one to understand the criticisms of their former owners? Finally, we shall examine the portion of the French model of art restoration that was exported, as well as the new European prerogatives. For this question, one may of course go beyond the year 1815.

Paper proposal terms:

Scientific committee:

Frédéric Elsig, Assistant Professor of Art History at the University of Geneva

    Léonie Hénaut, Doctor in Sociology, Research attaché at the Centre de sociologie de l’innovation (Mines Paris-Tech, CNRS)
    Victor Lopes, Conservator-restorer of paintings at the Musées d’art et d’histoire de Genève

Mauro Natale, Honorary Professor of Art History at the University of Geneva

Calendar:

Proposal submission deadline: May 1st 2010

Reply to authors: June 1st 2010

Workshop: October 2nd 2010

Place: University of Geneva

CFP La restauration des œuvres d’art en Europe entre 1789 et 1815 : pratiques, transferts, enjeux

Journée d’étude internationale

2 octobre 2010

Conçue et organisée par Noémie Etienne, assistante en histoire de l’art à l’Université de Genève

La restauration des œuvres d’art en Europe entre 1789 et 1815 : pratiques, transferts, enjeux

L’étude de la restauration des œuvres d’art s’impose actuellement comme un objet de recherche stimulant et innovant. Elle permet de saisir les réactualisations constantes auxquelles sont soumis les objets. D’envergure internationale et interdisciplinaire, cette journée entend réunir des chercheurs issus de différentes disciplines, telles que l’histoire de l’art, l’histoire, la sociologie, ou la conservation-restauration des biens culturels. Elle souhaite faire le point sur l’histoire de la restauration à un moment précis et décisif.

La période qui s’étend de 1789 à 1815 est en effet caractérisée en Europe par une intense circulation des œuvres d’art. La suppression des ordres religieux, les spoliations et la politique du gouvernement français impliquent le déplacement des objets, qu’ils soient dispersés dans des ventes privées, ou annexés et regroupés à Paris. La capitale française s’impose alors rapidement comme le centre de l’activité de restauration. La pratique devient parallèlement une préoccupation commune à l’échelle européenne.

Cet intérêt est perceptible notamment dans les instructions visant à  conserver les œuvres, dans l’institutionnalisation de la pratique au sein des structures muséales, ainsi que dans les expérimentations techniques réalisées durant cette période. Il transparaît aussi intensément dans la littérature et dans la presse. Cette montée en puissance de la restauration dans l’espace public favorise l’émergence de nombreuses polémiques, parfois d’envergure internationale. L’état matériel des œuvres conservées dans les églises peut ainsi susciter la critique. De même, les interventions réalisées en France sur les œuvres déplacées vont attirer l’attention de divers observateurs en Europe.

Partant de ce contexte précis, cette journée d’étude cherchera à faire le point sur différentes questions. Quel est l’état des principes et des pratiques de la restauration en Europe entre 1789 et 1815 ? Quelles sont les nouvelles contraintes institutionnelles ou techniques dans ce contexte ? Comment le statut du praticien se transforme-t-il ? Comment la politique culturelle française en la matière influence-t-elle la pratique ? Et quels sont les enjeux implicites qui y sont liés ?

Cette journée d’étude aimerait croiser les regards sur cette période charnière. Tous les types d’objets pourront être étudiés (peintures, sculptures, livres, archives…). L’histoire de l’art, l’histoire, l’histoire des sciences et des techniques, mais aussi la sociologie ou l’anthropologie pourront être des disciplines fécondes pour aborder ce thème. Les approches analytiques et comparatives seront privilégiées. Dans une perspective d’échange avec les professionnels de la restauration, les conservateurs-restaurateurs sont aussi vivement invités à participer et à proposer des communications. Plusieurs pistes de réflexion, évoquées ici de manière non exhaustive, pourront notamment être développées.

1. Contexte institutionnel et politique

La restauration et la conservation des œuvres d’art entre 1789 et 1815 s’inscrit dans un contexte institutionnel et politique spécifique, lié notamment au développement des premiers musées en Europe. Comment la pratique se développe-t-elle ? Quels sont les acquis techniques et déontologiques propres à cette période dans les différents pays européens ? Comment les ateliers fonctionnent-ils ? Et quelle place le restaurateur occupe-t-il dans cette nouvelle structure ? La redéfinition de l’activité et du statut des praticiens pourra être un objet d’étude. Les liens entre l’institution et le marché privé pourront aussi être évoqués.

En outre, l’annexion des œuvres d’art par la France crée un climat de tension dans lequel la pratique de la restauration prend une charge politique inédite. Les œuvres d’art soustraites en Europe sont ainsi restaurées et exposées en grande pompe à Paris. Quels ont été les critères présidant à l’enlèvement de ces objets ? Quel rôle leur restauration a-t-elle joué dans la pratique des annexions ? Quels sont les dispositifs et les discours liés au déplacement, à la conservation et à la restauration des œuvres déplacées ?

2. Transferts culturels

Le deuxième axe portera sur les échanges entre les différents pays. Favorisés à cette époque par le déplacement des œuvres et des praticiens, les transferts de compétences et de techniques pourront être étudiés. Comment les méthodes utilisées évoluent-elles au contact des différents restaurateurs ? Quels sont les outils ou les matériaux liés à la pratique, et se diversifient-ils pendant la période évoquée, notamment sous l’influence du mouvement des hommes et des objets ?

La question du transfert des connaissances pourra aussi être abordée. La publication et la circulation de livres ou d’articles diffusant un savoir technique sur les procédés représentent un important facteur d’évolution de la pratique. En négatif, la question du secret prendra un relief particulier. Dans l’histoire d’un espace public du savoir, la diffusion du rapport sur la transposition de la Madone de Foligno à Paris est un jalon, dont on pourra observer les enjeux et les conséquences en Europe. Dans un mouvement inverse, on pourra s’interroger sur ce que les restaurateurs parisiens apprennent des méthodes de leurs confrères en intervenant sur les œuvres arrivées de l’étranger.

3. Réception et héritage

Comment les restaurations réalisées entre 1789 et 1815 sont-elles perçues ? Quelles sont les polémiques qui les entourent, et de quoi sont-elles révélatrices ? De nombreux observateurs s’expriment pour critiquer les interventions réalisées. Des articles sont ainsi publiés dans la presse pour alerter l’opinion sur les œuvres restaurées de manière jugée abusive. Comment comprendre et analyser ces prises de position ? Quels sont leurs ressorts et leurs argumentaires ? De quoi témoignent-elles ?

À partir de 1815, lorsque les œuvres déplacées reviennent dans leurs pays d’origine, de fréquentes réserves sont émises au sujet des restaurations pratiquées en France. Comment et par qui ces interventions sont-elles jugées ? Comment comprendre les critiques de leurs anciens propriétaires ? Enfin, il s’agira aussi d’observer la part exportée du modèle français en matière de restauration des œuvres d’art, ainsi que les nouvelles prérogatives européennes. Sur cette question, la date de 1815 pourra naturellement être dépassée.

Modalités de proposition des communications :

Les propositions de communication (2500 signes) sont à envoyer à Noémie Etienne (noemie.etienne@unige.ch) avant le 1 mai 2010.

Comité  scientifique :

Frédéric Elsig, Professeur assistant en histoire de l’art à l’Université de Genève

Léonie Hénaut, Docteure en sociologie, Attachée de recherche au Centre de sociologie de l’innovation (Mines Paris-Tech, CNRS)

Victor Lopes, Conservateur-restaurateur de peinture aux Musées d’art et d’histoire de Genève

Mauro Natale, Professeur honoraire en histoire de l’art à l’Université de Genève

Calendrier :

Envoi des propositions : 1 mai 2010

Réponse aux auteurs : 1 juin 2010

Journée d’étude : 2 octobre 2010

Lieu : Université de Genève, Suisse

Journée d’étude “Espace social, patrimoine et alimentation”

Nous avons le plaisir de vous adresser le programme de la journée d’étude co-organisée par le pôle TAS du CERTOP et Dynamiques Rurales, avec le soutien de la MSHS, intitulée “Espace social, patrimoine et alimentation”.

Elle aura lieu le Mardi 17 novembre 2009, de 9h00 à 17h30, à l’université Toulouse II – le Mirail, en salle D 31 de la Maison de la Recherche.

L’inscription est gratuite mais obligatoire auprès d’Emilien Soulenq : soulenq@univ-tlse2.fr

Anne DUPUY, Elise MOGNARD, Emilien SOULENQ
Doctorants à l’Université de Toulouse-II-Le Mirail

Programme “Espace Social, patrimoine et alimentation”

Journée d’étude “Archives et spectacle vivant”

Journée d’étude “Archives et spectacle vivant : panorama, perspectives et
usages historiens”

23 octobre 2009, Paris (BnF, site Tolbiac)

http://calenda.revues.org/nouvelle14542.html

Le programme des journées du Cémaf Création artistique et constructions identitaires ou patrimoniales en Afrique et dans ses diasporas

Voici le programme définitif des deux journées du Cémaf à Paris le 1er et 2 octobre prochains que nous avions déjà signalé sur le blog.

Programme Journees 2009