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Seminar: Patrimoines, Savoirs et Pouvoirs, séance du 14 juin 10h – 12h30

PATRIMOINES, SAVOIRS ET POUVOIRS

Séminaire de recherche UMR 208 PALOC (MNHN, IRD)

Patrimoines locaux et gouvernance

 

Vous êtes cordialement invités au séminaire “Patrimoines, Savoirs et Pouvoirs” de l’UMR PALOC :

Prochaine séance le mercredi 14 juin de 10h à 12h30

Salle Crapaud accoucheur / salle Chevallier, 43 rue Buffon, bât. 135, 75005 Paris
Chloé Josse – Durand

Chercheuse associée à Les Afriques dans le Monde, Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux et Pensionnaire Scientifique de l’Institut Français de Recherche en Afrique (Kenya)
 

Politiques culturelles, “entrepreneurs de patrimoine” et musées communautaires en Ethiopie et au Kenya :
une réflexion sur les multiples usages politiques du patrimoine local

Cette présentation s’intéresse aux institutions mémorielles telles que les musées, les mausolées et autres lieux de mémoires, analysés comme des espaces intermédiaires de négociation entre les groupes qui les portent, l’État qui les finance ou les autorise, et les organisations internationales qui soutiennent et influencent les projets patrimoniaux. Deux études de cas sont présentées : le musée Konso en Éthiopie et le musée-mausolée de Koitalel Samoei au Kenya. L’apparition de musées communautaires témoigne d’un retour de l’identité ethnique en politique, qui est à la fois brandie comme une bannière par les gouvernements, mais également utilisée comme une catégorie opératoire ou une ressource par des « entrepreneurs de patrimoine ». Dès lors, il faut décentrer le regard pour s’intéresser à ce que le musée fait au politique, et non plus seulement à ce que la politique fait des musées. Cette présentation invite ainsi à une réflexion plus générale sur la construction, la qualification et les perceptions des régimes politiques, entamant une réflexion sur la nature de l’État qui se dévoile à travers ces nouvelles politiques mémorielles et patrimoniales, ainsi que sur le rôle joué par ces nouveaux « entrepreneurs de patrimoine » dans la reconfiguration de la compétition politique.

Le séminaire Patrimoines, savoirs et pouvoirs
Les logiques patrimoniales ne peuvent être dissociées des pratiques et des processus de production, de transmission et de stabilisation de savoirs qui entrent en jeu dans leur constitution tout comme des procédures politiques, techniques et symboliques de sanction de ces savoirs par les pouvoirs, qui se chargent de les promouvoir. Les processus d’ordonnancement du monde matériel et idéel et de valorisation de ses éléments jugés saillants par tel groupe social ou catégorie d’acteurs mobilisent une grande diversité de registres de savoirs. Leurs émergences, hybridations et circulations donnent corps au phénomène de (recon)naissance des patrimoines. Dans le contexte actuel d’une “hyper-patrimonialisation” d’objets naturels et/ou culturels (unités de conservation, paysages culturels, vestiges du passé, systèmes alimentaires ou agricoles entre autres) l’analyse des dynamiques d’expression, d’adhésion et de conflits à l’égard de ces savoirs et de leurs effets de pouvoir demeure un champ à explorer.

Organisateurs : Sarah Benabou, Frédérique Chlous, Tarik Dahou, Stéphanie Duvail, Laure Emperaire et Vincent Leblan

Contact : Murielle Honoré – paloc@mnhn.fr – Tél : 01 40 79 36 70 Muséum National d’Histoire Naturelle –  UMR 208 « Patrimoines Locaux et Gouvernance » – MNHN/IRD – Département Homme et Environnement – 45 rue Buffon – CP 51 – 75231 Paris cedex 05, Métro : Gare d’Austerlitz, Jussieu, Censier

Seminar: “Recherche participative dans les collections” (séminaire “Réécrire le passé colonial”), le 12 juin, 10h-13h, ENS 48 bd Jourdan

SESSION 8
Séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”

Recherche participative dans les collections : “communautés sources” et “diasporas”

12.6.2017

Ecole Normale Supérieure, 48 bd Jourdan, Paris

Nouveau bâtiment, 2e étage

Salle R2-05

Un des aspects de la “décolonisation du musée” consiste à diversifier les sources de savoirs et repenser les modalités de son élaboration en recueillant la parole des dites “communautés sources” et des “diasporas”. Les intervenants de ce séminaire nous permettront de repenser et de problématiser ces catégories à travers l’étude de pratiques muséales. Les exemples présentés au cours de cette séance nous permettront de questionner les difficultés politiques et épistémologiques de ces pratiques dites « postcoloniales ».

Programme

10h-10h15
Introduction par Felicity Bodenstein (Postdoctoral fellow, Musée du quai Branly/J.Chirac)

10h15-10h45
Christine Chivallon (CNRS, Bordeaux)

Aux racines de la patrimonialisation du fait (anti)colonial et de sa réception contestataire : la trajectoire mémorielle de deux révoltes anti-coloniales (Morant Bay, Jamaïque, 1865 et Insurrection du Sud, Martinique, 1870)

10h45-11h15

Recherche participative : deux études de cas

Laurella Rinçon (Conservatrice du patrimoine, Ministère de la Culture et de la Communication, chercheure-associée Centre Maurice Halbwachs (ENS/ EHESS))

“Horizons, voices from a global Africa”, exposition semi-permanente présentée de décembre 2004 à 2007, Musée des cultures du monde de Göteborg.

Anna Seiderer (Maître de conférences, Paris 8 ; LAMC)
« Modernité Fétiche », exposition réalisée dans le cadre du projet européen Ethnography Museums and World Cultures.

11h15-11h45- Discussion

Modération: Gruia Badescu (Université d‘Oxford)

Pause

12h-13h: Bilan provisoire du séminaire

Seminar: Tang Yun ” The Anxiety of ‘Rootlessness’: Identity Politics and Neo-Heritage in Chengdu after the Wenchuan Earthquake of 2008″

Ethnologue invitée par le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine, Tang Yun (Southwest University for Nationalities, Chengdu, Chine ; actuellement chercheuse invitée à Oxford) présentera une conférence intitulée :

« The Anxiety of ‘Rootlessness’: Identity Politics and Neo-Heritage in Chengdu (Sichuan, China) after the Wenchuan Earthquake of 2008 ».

Cette conférence est ouverte à tous. Venez nombreux!

Date

  • Mercredi 31 mai 2017 de 10h à 12h

Lieu

  • EHESS – Salle BS1_28 (1er sous-sol)
    54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Résumé de la conférence

The Earthquake of 2008 in Sichuan not only dramatically changed landscapes, but also brought a new movement of construction to the affected region. This new movement welcomes enormous investment as well as a new trend of urbanization, reinvention of heritage and transformations of locality. Chengdu, as the capital of Sichuan, is the field where all discourses, practices and experiments interact.
To understand what happened to Chengdu people’s daily life and how people embedded themselves in these processes, this talk presents three case studies, which together present a holistic view on Chengdu, covering the dimensions of economy, politics, ethnic relations, history and etc.
The first case study is on Shuijingfang, a famous provincial heritage site located in the city center. In the last decades, this community was transformed by several urban plans, especially the latest one carried out by a government sponsored heritage project and a tourist development company’s development. Most of the former neighborhoods were moved into different parts of the city, while the few that remained struggled to reshape their memory of their locality in this new landscape.
The second case study is on Kunshan, a pilot community/village in The Campaign to Build a New Socialist Countryside and the later Campaign of Urban-Rural Integration. The former villagers became new citizens, leaving their old houses and being resettled into the ‘new village’ designed by urban planners; giving up agriculture and renting their fields to some companies to plant trees and flowers; balancing their new identity of citizen with their ‘old’ rural lifestyle.

The third case study is on the ‘new’ trend of migration in Chengdu. Migrants are not new to Chengdu citizens. Some of them came from the more remote and ‘backward’ minority areas. But since 2008, more migrants have rushed into Chengdu in the neo-liberal economy encouraged in post-earthquake construction. Many of them gradually formed ‘ethnic communities’ in the city. But urban life was never easy for them. To adapt to urban life and overcome all difficulties in the city, they sought their cultural tradition from their hometown. Take Yi as an example. They introduced and modified some Yi traditional rituals into their urban life. Those rituals are for pacifying souls that are believed to be responsible for their misfortunes.
In conclusion, this talk will give some reflections on: (1) the hybridity of cities in contemporary China; (2) the nature of hierarchic relationship between urban and rural communities; (3) identity politics embedded in the post-quake construction and neo-heritage movement.

Présentation de Tang Yun

Tang Yun est anthropologue, spécialisée sur le Sud-Ouest de la Chine. Ses sujets de recherche portent sur le paysage, l’environnement, la catastrophe et la religion populaire. Depuis 2010 elle est professeure associée à la School of Ethnological Studies au sein de la Southwest University for Nationalities (Chengdu, China). Elle est vice directeur du Center for Anthropology and Ethnology Research (SWUN) et éditrice du Journal of Southwest University for Nationalities. Depuis le mois d’octobre 2016, et ce pour un an, elle est chercheuse invitée à la School of Anthropology et au Musée d’ethnologie de l’université d’Oxford (UK).
Dans le cadre de sa recherche doctorale (2005-2008), elle a analysé des questions traitant du paysage, des légendes et de l’historicité dans le corridor Tibeto-Yi (Sud-Ouest de la Chine). De nombreuses enquêtes de terrain dans la région lui ont permis d’ouvrir ses intérêts de recherche à l’anthropologie de l’environnement, les disaster studies, ou encore la religion. Depuis 2012 elle travaille sur le culte des montagnes sacrées, le paysage, les mythes et les pratiques religieuses au Kham (l’une des trois provinces traditionnelles du Tibet).

Elle a dirigé le projet “Local Experience and the Construction of Long-term Scientific Measure of Disaster Control in Southwest China” qui fut financé par le National Social Science Fund (Chine). Elle participe actuellement au projet international “The Local in China’s Heritage: Theoretical and Methodological Reflections” financé par le Leverhulme Trust (UK).

Tang Yun a publié deux ouvrages en chinois :

  • “In the Name of Mountain: The Landscape, Rumor and Historicity in the Cultural Contact in Central Guizhou” (2008) Beijing : The Ethnic Publishing House.
  • “Stone of Otherness: the Ritual, Landscape, and Perception of Disaster” (2016) Beijing : The Ethnic Publishing House.

Workshop: Patrimoines et conflits armés en Méditerranée / Mercredi 24 mai – 20h00 / Institut français de Madrid

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Patrimoines et conflits armés en Méditerranée

24
MAI
2017 20H00
INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

TABLE RONDE

Entrée libre dans la limite des places disponibles / Table ronde dans le cadre des activités de l’École Thématique Les crises patrimoniales – Repenser le temps et ses incarnations en Méditerranée

VOIR LE DÉTAIL

Les dégradations violentes, causées par les récents conflits armés qui ont touché certains éléments culturels en Méditerranée, au Proche et au Moyen-Orient, soulignent la vulnérabilité des monuments, des objets archéologiques, des archives ou des cultures que les États ou les organisations intergouvernementales protègent au nom du patrimoine culturel, considéré parfois par l’UNESCO comme appartenant à l’humanité.

Ces atteintes démontrent également que la définition du terme « patrimoine » n’est pas la même suivant les sociétés contemporaines et que les critères, révélateurs d’enjeux moraux ou politiques, qui président à la conservation ou non d’un bien culturel ne sont pas nécessairement partagés.

Les intervenants de cette table ronde évoqueront des cas récents et concrets issus des terrains méditerranéens, ainsi que ceux du Proche et du Moyen-Orient (Yémen, Irak, Syrie, Palestine, Libye et pays balkaniques).

Intervenants

Joaquín Córdoba Zoilo, Universidad Autónoma de Madrid, Gabinete técnico Donny George, spécialiste du patrimoine archéologique et du marché illicite des objets archéologiques en Irak

Caecilia Pieri, Institut français du Proche-Orient, spécialiste des patrimoines urbains détruits et en reconstruction au Moyen-Orient

Patrick Naef, Université de Genève, spécialiste du tourisme, des patrimoines et de la mémoire post-conflit dans les Balkans

Modératrice de la table ronde :
Marylène Barret-Audouin
, archéologue et restauratrice d’œuvres d’art, spécialiste du patrimoine architectural des pays du Proche-Orient et du Yémen, lauréate du prix Aga Khan en 2007

———–

Org. : Casa de Velázquez, Institut français de Madrid

Lieu de la manifestation:
Institut français de Madrid
C/ Marqués de la Ensenada 10 – 28004 Madrid

Avec la participation de : Marylène BARRET-AUDOUIN, Joaquín CÓRDOBA ZOILO, Patrick NAEF, Caecilia PIERI

En français et en espagnol avec traduction simultanée.

Entrée libre et gratuite – Dans la limite des places disponibles
Réservation recommandée

Seminar: Patrimoines, savoirs et pouvoirs PALOC

Patrimoines, savoirs et pouvoirs

Séminaire de recherche UMR 208 PALOC (MNHN, IRD)

Patrimoines locaux et gouvernance

 

Prochaine séance le mercredi 17 mai de 14h à 16h30

Salle Crapaud accoucheur/ salle Chevallier, 43 rue Buffon, bât. 135, 75005 Paris

Luc Semal

Science politique, Enseignant-Chercheur du Muséum national d’Histoire naturelle, CESCO

Transition towns et storytelling écologiste : entre constat d’impuissance globale et mobilisations catastrophistes locales

Depuis 2005, le mouvement des Transition Towns, d’origine britannique, contribue à renouveler les discours et les pratiques militantes des réseaux écologistes. La triple perspective du pic des ressources, de l’emballement climatique et de la fin de la croissance confère à ce mouvement une dimension « catastrophiste », c’est-à-dire fondée sur l’idée qu’une rupture globale et irréversible est désormais amorcée. Cette présentation analysera l’articulation originale portée par ce mouvement entre constat d’impuissance globale d’une part, et mobilisations catastrophistes locales d’autre part, en insistant sur les usages du storytelling écologiste pour redonner du sens à ce militantisme « à l’ombre des catastrophes » : quel territoire, quelles valeurs et quels savoir-faire transmettre par-delà les ruptures qui s’annoncent?

Le séminaire Patrimoines, savoirs et pouvoirs

Les logiques patrimoniales ne peuvent être dissociées des pratiques et des processus de production, de transmission et de stabilisation de savoirs qui entrent en jeu dans leur constitution tout comme des procédures politiques, techniques et symboliques de sanction de ces savoirs par les pouvoirs, qui se chargent de les promouvoir. Les processus d’ordonnancement du monde matériel et idéel et de valorisation de ses éléments jugés saillants par tel groupe social ou catégorie d’acteurs mobilisent une grande diversité de registres de savoirs. Leurs émergences, hybridations et circulations donnent corps au phénomène de (recon)naissance des patrimoines. Dans le contexte actuel d’une “hyper-patrimonialisation” d’objets naturels et/ou culturels (unités de conservation, paysages culturels, vestiges du passé, systèmes alimentaires ou agricoles entre autres) l’analyse des dynamiques d’expression, d’adhésion et de conflits à l’égard de ces savoirs et de leurs effets de pouvoir demeure un champ à explorer.

Sarah Benabou, Frédérique Chlous, Tarik Dahou, Stéphanie Duvail, Laure Emperaire et Vincent Leblan (orgs.)

Contact : Murielle Honoré – paloc@mnhn.fr – Tél : 01 40 79 36 70 Muséum National d’Histoire Naturelle –

UMR 208 « Patrimoines Locaux et Gouvernance » – MNHN/IRD – Département Homme et Environnement – 45 rue Buffon – CP 51 – 75231 Paris cedex 05, Métro Gare d’Austerlitz, Jussieu, Censier

Seminar: “Du marché au musée” (6e séance du séminaire Réécrire le passé colonial), le 24.04, 10h-13h, MQuai Branly, salle 2

Sixième séance du séminaire

REECRIRE LE PASSE COLONIAL : ENJEUX CONTEMPORAINS DES COLLECTIONS DE MUSEE

(EHESS/ENS, Centre Maurice Halbwachs)

le 24.04.2017, de 10h-13h
Attention changement de salle:

Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, salle 2 (sous-sol), 37 Quai Branly, 75007 Paris

 

Thématique de la séance : Du marché au musée
Intervenantes: Maureen Murphy, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne et Marguerite de Sabran, Sotheby’s France.
La séance sera introduite et modérée par Felicity Bodenstein (Musée du Quai Branly – Jacques Chirac) et Damiana Otoiu (Université de Bucarest).
L’intervention de Maureen Murphy se propose de formuler une réponse à la question “L’art contemporain africain serait-il à la mode ? L’actualité artistique parisienne au prisme de l’histoire”
Maureen Murphy est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne. Ses recherches portent sur l’histoire de la réception et de la représentation des arts d’Afrique dans les musées occidentaux, sur les liens entre ces derniers et l’art moderne ainsi que sur l’art contemporain africain. Elle est notamment l’auteur de deux ouvrages, De l’imaginaire au musée. Les arts d’Afrique à Paris et à New York (1931 – 2006), Dijon, Les Presses du réel, 2009 et Un palais pour une cité. Du musée des colonies à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, Paris, Réunion des musées nationaux, 2007.

L’intervention de Marguerite de Sabran portera sur “Marché, Musées… quel(s) rapport(s)? Au cours de l’histoire moderne et dans le feu de l’actualité en matière de patrimoine, les arts d’Afrique sous le regard des musées et du marché de l’art”
Marguerite de Sabran dirige le département des arts d’Art d’Afrique et d’Océanie de Sotheby’s France depuis 2007. Elle a travaillé pour le ministère français des Affaires étrangères sur des projets culturels liés à  l’Afrique et a été commissaire, en 2010, de l’exposition Africa Rising (LVMH). Elle est l’un des coordinateurs depuis 2010 du séminaire « Métiers et acteurs du Marché de l’art », Master II, Ecole du Louvre. Elle est notamment l’auteur de « Pierre Guerre, le regard d’un collectionneur » Revue des deux Mondes, hors-série, avril 2011, p. 33-44, et de « La “Maison du pays “. L’exposition du patrimoine dans les musées privés d’Afrique de l’Ouest et du Cameroun », Cahier d’études africaines,  1999, vol. 39, numéro 155, pp. 885-903.

Le séminaire s’inscrit dans l’axe de recherche du Centre Maurice-Halbwachs sur l’anthropologie des héritages coloniaux.

Il est proposé en lien avec le projet de recherche “Museums and Controversial Collections. Politics and Policies of Heritage‑Making in Post-colonial and Post-­socialist Contexts”, financé par l’Agence Roumaine de la Recherche (2015-2017): http://www.nec.ro/research-programs/uefiscdi-cncs/te-projects/current/museums
Page web du séminaire : https://enseignements-2016.ehess.fr/2016/ue/1729/

Les prochaines séances : Pratiques artistiques et anthropologie (22.5.2017) et Recherche participative dans les collections : “communautés sources” et “diasporas” (12.6.2017).
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Margareta von Oswald.

Seminar: Patrimoines, savoirs pouvoirs – Jeudi 16 Mars 14h

Le Séminaire Patrimoines, savoirs, pouvoirs (umr 208 Patrimoines locaux IRD/MNHN)

Les logiques patrimoniales ne peuvent être dissociées des pratiques et des processus de production, de transmission et de stabilisation de savoirs qui entrent en jeu dans leur constitution tout comme des procédures politiques, techniques et symboliques de sanction de ces savoirs par les pouvoirs, qui se chargent de les promouvoir.

Les processus d’ordonnancement du monde matériel et idéel et de valorisation de ses éléments jugés saillants par tel groupe social ou catégorie d’acteurs mobilisent une grande diversité de registres de savoirs. Leurs émergences, hybridations et circulations donnent corps au phénomène de (recon)naissance des patrimoines. Ils répondent à des représentations du monde, à des dynamiques inclusives ou exclusives particulières, et sont véhiculés par des pratiques et des langages variés. Ces savoirs sous-tendent des rapports de pouvoir singuliers qui se traduisent par des inégalités de formulation, de jouissance et de valorisation des dits patrimoines. Dans le contexte actuel d’une “hyperpatrimonialisation” d’objets naturels et/ou culturels (unités de conservation, paysages culturels, vestiges du passé, systèmes alimentaires ou agricoles entre autres) l’analyse des dynamiques d’expression, d’adhésion et de conflits à l’égard de ces savoirs et de leurs effets de pouvoir demeure un champ à explorer.

Sarah Benabou, Frédérique Chlous, Tarik Dahou, Stéphanie Duvail, Laure Emperaire et Vincent Leblan (orgs).

Prochaine séance :

jeudi 16 Mars 2017 : de 14h00 à 16h30 au 45 rue Buffon, salle Chevalier (bâtiment 135, préfabriqué situé derrière le grand amphithéâtre entomologie) RDC.

Camille Mazé

Pour une approche anthropologique de l’utilisation en politique de la notion de patrimoine naturel.

Le cas des “socio-écosystèmes” marins

Contact : Murielle Honoré – paloc@mnhn.fr – Tél : 01 40 79 36 70 Muséum National d’Histoire Naturelle –
UMR 208 « Patrimoines Locaux et Gouvernance » – MNHN/IRD – Département Hommes, Natures, Sociétés –
45 rue Buffon – CP 51 – 75231 Paris cedex 05, Métro Gare d’Austerlitz, Jussieu, Censier

 

Seminar: Écologie des collections – séance 4, “Matérialité et intentionnalité – autour de “Petite philosophie du constat d’état” (Jean-Pierre Cometti)”

La quatrième séance du séminaire “Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales” aura lieu jeudi 2 mars, de 10h à 13h, en salle 1 au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Cette séance sera consacrée à l’exploration des relations entre les concepts de matérialité et d’intentionnalité, à partir de la discussion de leurs usages dans les pratiques de conservation et de restauration. Nous nous intéresserons, plus précisément, aux différentes acceptions de ces notions observables entre, d’une part, les professionnels de la conservation-restauration et, d’autre part, les chercheurs en sciences sociales travaillant sur l’art, ses objets et ses acteurs. Le texte du philosophe de l’art Jean-Pierre Cometti, « Petite philosophie du constat d’état », publié en appendice de son ouvrage Conserver / Restaurer. L’œuvre d’art à l’époque de sa préservation technique (paru en 2015), offrira un point de départ à la discussion. Les deux interventions en offriront chacune une lecture, rapportée à des analyses de cas.Yaël Kreplak, sociologue, reviendra sur quelques matériaux empiriques recueillis lors d’une ethnographie des activités de conservation au Musée national d’art moderne, pour examiner l’organisation pratique de la production d’un constat. Gaspard Salatko, anthropologue et enseignant à l’École supérieure d’art d’Avignon, élaborera une réflexion sur la dimension d’enquête du constat, en s’appuyant sur la présentation de travaux de recherche d’étudiants en conservation-restauration. La discussion de leurs présentations par Arnaud Dubois (anthropologue), Stéphanie Elarbi (restauratrice) et Patricia Falguières (historienne de l’art) permettra d’ouvrir la réflexion à la prise en compte de ces enjeux dans une logique interdisciplinaire.

Vous trouverez en PJ un texte de présentation plus détaillé de la séance, le texte de Jean-Pierre Cometti, ainsi que des travaux des intervenants qui pourront servir de support à la séance.

*** J’attire également votre attention sur le fait que la prochaine séance du séminaire, initialement prévue le jeudi 6 avril, a été reportée à la date du mercredi 26 avril, 10h-13h, en salle 3.***

Le séminaire est ouvert à toutes les personnes intéressées. Toutes les informations sur le programme de l’année sont disponibles ci-dessous.

Dans l’attente du plaisir de vous y retrouver,

Bien cordialement,

Tiziana Beltrame, Frédéric Keck et Yaël Kreplak

 

Séminaire « Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales »

musée du quai Branly-Jacques Chirac, 218 rue de l’Université, 75007 Paris

1er jeudi du mois, 10h-13h – 3 novembre 2016, 8 décembre 2016, 2 mars 2017, 6 avril 2017, 4 mai 2017, 8 juin 2017. La séance de janvier aura lieu le jeudi 19, 14h-17h

Salle de cours 1 (sauf séance 2, salle de cours Auvent, et séance 3, salle de cours 2)

 

Organisation : Tiziana Beltrame, Frédéric Keck, Yaël Kreplak

Contacts : belletrame@gmail.com, frederic.keck@quaibranly.fr, yael.kreplak@gmail.com

 

Séminaire organisé avec le soutien du Labex CAP

 

Argumentaire

Partant du constat d’un intérêt de plus en plus partagé aujourd’hui pour ce qui relevait des coulisses des institutions muséales, ce séminaire voudrait explorer l’hypothèse suivante : après les temps de la création et de la réception, désormais largement étudiés, s’impose la prise en compte d’un temps intermédiaire, celui de la conservation, comprise au sens large comme l’ensemble des pratiques d’étude, de valorisation et de préservation des objets des collections.

Fondé sur le dialogue entre chercheurs (anthropologues, sociologues, historiens, philosophes) et professionnels (conservateurs, restaurateurs, documentalistes, archivistes, régisseurs), ce séminaire sera ainsi l’occasion d’esquisser les contours d’une nouvelle approche de l’institution muséale, caractérisée par une sensibilité aux pratiques concrètes – d’exposition, de documentation, de stockage, de restauration, de médiation.

Au fil des séances, par des études de cas et dans une démarche comparative, il s’agira d’apporter un éclairage particulier sur les enjeux actuels auxquels sont confrontés les institutions muséales dans la gestion de leurs collections en mettant en œuvre une approche écologique, sensible aux relations entre les œuvres, les personnes, les infrastructures et les environnements.

 

Chaque séance sera structurée autour de deux présentations, qui seront commentées par deux ou trois discutants, dans une perspective interdisciplinaire, avant une discussion plus large avec les participants du séminaire.

 

Programme (sous réserve de modifications)

 

Séance 1. 03/11/16

Écologie des collections papier

Intervenant.e.s : Christine Jungen (LESC), Franck Leibovici (Archives Michaux)

Discutant.e.s : Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky / Centre Pompidou), Yann Potin (Archives Nationales) et Clothilde Roullier (Archives nationales)

 

Séance 2. 08/12/16  – La séance aura lieu en salle Auvent

La biosécurité dans les laboratoires et les musées : vers une écologie de la conservation

Intervenants : Frédéric Keck (LAS / musée du quai Branly), Morgan Meyer (Agro Paris Tech / LISIS)

Discutant.e.s : Sophie Houdart (LESC)

 

Séance 3. 19/01/17- La séance aura lieu salle de cours 2, de 14h à 17h

Objets et avatars : autour de l’environnement numérique

Intervenants : Philippe Charlier (UVSQ), Christophe Moulhérat (MQB)

Discutants : Jérôme Denis (CSI), Emmanuel Kasarhérou (MQB)

 

Pas de séance en février

 

Séance 4. 02/03/17

Autour de « Petite philosophie du constat d’état » (Cometti, 2016) : matérialité et intentionnalité

Intervenant.e.s : Yaël Kreplak (Labex Patrima / FSP), Gaspard Salatko (EHESS)

Discutant.e.s : Arnaud Dubois (Musée des arts et métiers), Stéphanie Elarbi (MQB), Patricia Falguières (EHESS)

 

Séance 5. 26/04/17 – La séance aura lieu salle de cours 3, de 10h à 13h

Changement de date : la séance, initialement prévue le 6 avril, aura lieu le 26 avril

La conservation en pratiques : nouveaux regards sur les activités professionnelles

Intervenantes : Léonie Hénaut (CSO), Mélanie Roustan (MNHN)

Discutant.e.s : Étienne Anheim (EHESS), Ivan Clouteau (École supérieure d’art des Pyrénées) ; Sophie Duplaix (MNAM) (sous réserve)

 

Séance 6. 04/05/17

Ethnographie des musées d’ethnographie

Intervenantes : Tiziana Beltrame (LESC), Margareta von Oswald (EHESS / Humboldt Universität)

Discutants : (en cours de programmation)

 

Séance 7. 08/06/17

Bilan de l’année

 

Présentation/Publication: musée du quai Branly – diversité dans la gouvernance internationale

Nous vous communiquons l’annonce d’une conférence au musée du quai Branly (salon de lecture) sur la  diversité dans la gouvernance internationale, à partir d’une lecture croisée des figures de la diversité en droit international, pour explorer les analogies et les divergences entre diversité culturelle et biodiversité, et confronter droits culturels et droits de homme :

http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/rendez-vous-du-salon-de-lecture-jacques-kerchache/details-de-levenement/e/la-diversite-dans-la-gouvernance-internationale-37468/

 

Seminar: “Patrimoine et patrimonialisation du cinéma” / 22 février 2017

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. Poursuivant les réflexions entamées lors du colloque de novembre 2016 à l’Ecole des chartes, le séminaire aura pour objectif de continuer à étudier la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques et des enjeux de patrimonialisation à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans.

Ecole nationale des chartes
Salle des conseils, 65 rue de Richelieu, 75002 Paris
Métro Bourse, Pyramides ou Palais-Royal

17h-19h

22 février 2017
Marie Frappat (Labex CAP), Christophe Gauthier (ENC), Natacha Laurent (Toulouse), Ophir Levy (Paris 3), Dimitri Vezyroglou (Paris 1) : Introduction générale
Stéphanie Louis (IHTP) : Penser la patrimonialisation (du cinéma) au croisement des disciplines