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Seminar: “L’indigénisation des musées ?”, le 11.06.2018, 15h-18h [ENS]

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21:39 (Il y a 13 heures)
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Nous vous invitons cordialement à nous joindre pour la huitième séance du séminaire

REECRIRE LE PASSE COLONIAL : ENJEUX CONTEMPORAINS DES COLLECTIONS DE MUSEE  (EHESS/ENS, Centre Maurice Halbwachs)
le 11.06.2018, 15h-18h, ENS, 45, rue dUlm 75005 Paris, Salle Résistants [à confirmer]

[Pour des raisons d’accès au bâtiment, l’inscription est obligatoire avant vendredi, le 8 juin, et doit s’effectuer auprès de damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro]

Cette séance a pour thème L’indigénisation des musées ?

Présentations:

Jessica De Largy Healy, Les Aborigènes, leurs objets et les musées : perspectives récentes de la Terre d’Arnhem
et

Thomas Mouzard, Quels pluriels ? Le projet suspendu de Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane.

La séance sera introduite par Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et et modérée par Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes Saint Denis).

 

Jessica De Largy Healy, Les Aborigènes, leurs objets et les musées : perspectives récentes de la Terre d’Arnhem

En 1993, dans le contexte de l’Année Internationale des Populations Autochtones des Nations Unies, le Conseil des associations des musées australiens inaugurait une politique générale destinée à promouvoir les intérêts communs des musées et des Aborigènes concernant le patrimoine culturel de ces derniers. Un document au titre évocateur, Previous Possessions, New Obligations: Policies for Museums in Australia and Aboriginal and Torres Strait Islander Peoples, basé sur une série de principes tels que la reconnaissance des droits des Aborigènes sur les objets des musées, posa des lignes directrices pour le développement de partenariats autour de la conservation, de la documentation, de l’exposition et de l’accès aux collections concernées. Pionniers dans les débats sur la restitution et dans la mise en œuvre de collaborations avec les institutions du « GLAM sector » (Galleries, Libraries, Archives and Museums), les Aborigènes australiens participent d’un mouvement plus large qui rassemble aujourd’hui de nombreux acteurs autochtones du Pacifique et d’ailleurs autour d’une réflexion globale sur l’indigénisation des musées.

Dans cette communication, je m’intéresserai à deux concepts alternatifs – celui du « musée relationnel » et celui de « création de valeur » – proposés pour penser les manières singulières dont les collections aborigènes sont réinvesties aujourd’hui dans les musées. A partir d’exemples tirés de mes recherches de terrain en Terre d’Arnhem et en collaboration avec le chercheur yolngu Joe Gumbula dans plusieurs musées, je montrerai en quoi ces concepts peuvent révéler des enjeux bien plus signifiants localement que celui de l’indigénisation des musées.

 

Jessica De Largy Healy travaille depuis 2002 en Terre d’Arnhem, une région classique de l’anthropologie australianiste. Sa thèse (PhD Université de Melbourne-EHESS 2008), qui présente l’ethnographie d’un projet d’archivage aborigène, analysait les effets de la restitution numérique d’objets muséaux et de sources scientifiques sur la transmission des savoirs. Elle examine les façons dont le processus de restitution est réinvesti par différents acteurs et dynamise les pratiques sociales, artistiques et rituelles sur le terrain. S’intéressant aux mécanismes de transposition des images sacrées sur de nouveaux supports, ses travaux mettent au jour les sources contemporaines de la création aborigène, les innovations dans la figuration du sacré, la transformation rituelle et l’émergence de nouvelles formes de représentation y compris en ligne. Ses analyses de films de rituels ont montré comment ceux-ci apparaissent comme des nouveaux supports de médiation du sacré qui s’inscrivent dans des stratégies complexes de transmission.

Recrutée en 2017 au CNRS, son programme de recherche s’intitule “anthropologie de la restitution: archives, rituels création”. Qu’elle concerne la numérisation des collections muséales et des archives scientifiques ou les demandes de rapatriement physique de certains objets à leurs communautés d’origine, la restitution génère des pratiques et des discours nouveaux liés à des politiques de reconnaissance et de justice sociale, au droit de pratiquer et de transmettre sa religion, à l’éthique de la recherche et de la représentation muséale, et à la revitalisation culturelle et la perpétuation des traditions. Son programme poursuivra en l’actualisant une réflexion sur la restitution numérique et les archives autochtones, avec une attention portée à la catégorie du secret si prégnante en contexte aborigène australien. Une dimension comparative sera développée grâce à sa participation au projet SAWA (savoirs autochtones wayana-apalaï, Guyane). Elle abordera également la restitution sous l’angle du rituel et des nouvelles formes cérémonielles qu’elle génère ouvrant la recherche à des questionnements transversaux.

 

Thomas Mouzard, Quels pluriels ? Le projet suspendu de Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane.

Le projet de la Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane (MCMG) porte sur l’ensemble des communautés culturelles présentes en Guyane, dont celles auxquelles peut s’appliquer la catégorie “autochtone”, les Amérindiens en particulier, mais aussi les communautés maronnes, créoles, et issues de migrations plus ou moins anciennes. Dans le cadre de ce grand chantier de la Culture comme sur le territoire Guyane, la position autochtone n’est pas aussi évidente qu’elle peut l’être dans d’autres contextes où elle s’oppose à la société dominante au sens de la définition “canonique”. Pour l’équipe projet de la MCMG, il s’agissait d’appliquer les avancées de la muséologie autochtone à l’ensemble des communautés. Il était ainsi question d’établir un conseil des communautés, aux côtés du conseil scientifique, afin de garantir une co-construction des contenus et des programmes de l’établissement, conçu moins comme un musée face au public que comme une maison commune. Pour l’heure, le projet se limite à la construction d’un centre de conservation des archives et des collections, laissant en sommeil celui d’exposition permanente, de musée des enfants et de FRAC, que devrait accueillir l’ancien hôpital colonial Jean Martial ainsi réhabilité et reconverti. Le projet scientifique et culturel devrait être réécrit. Pour quelles raisons ? Dans le sens d’un musée identitaire, ou d’une maison de la construction des identités ?

Thomas Mouzard a obtenu en 2011 un doctorat en anthropologie sociale à l’EHESS portant sur des processus de subjectivation collective à travers des rituels populaires innovants et transethiques, dans leur rapport à la politique nationale (Madagascar, 1972-2008). Depuis 15 ans il se rend régulièrement en Guyane française où il réside depuis 2012. En 2012-2014, il mène une recherche-action à partir d’un programme de patrimonialisation en milieu amérindien. De 2014 à 2018 il est ethnologue à la direction des affaires culturelles de la Guyane, et vient d’être recruté au département du pilotage de la recherche du ministère de la culture. En tant que chercheur il travaille à l’échelle de deux territoires issus de la colonisation française (Guyane, Madagascar) sur les processus d’identification collective et de subjectivation, en particulier sur la base des identités ethniques et des politiques publiques, de la parenté, du rituel, et de la patrimonialisation.

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://web.facebook.com/events/190213728469108/

Page facebook du projet “France et Allemagne face aux héritages coloniaux” : https://www.facebook.com/heritagescoloniaux/

Au plaisir de vous y retrouver,

L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Margareta von Oswald

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Seminar: Critical Heritage Studies – 14 juin 2018 – Pratiquer la recherche sur le patrimoine culturel en France. Deux regards institutionnels

Jeudi 14 juin 2018

14h00-17h00
Institut national du Patrimoine 
Salle Champollion 
 
Séminaire Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception, actualité
Caroline Bodolec (CCJ-CECMC), Cyril Isnart (IDEMEC), Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

Séance 7: Pratiquer la recherche sur le patrimoine culturel en France. Deux regards institutionnels

Isabelle Chave
[Conservateur en chef du patrimoine, Adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, Direction générale des Patrimoines / Ministère de la Culture]
Le patrimoine comme objet : formes et actualités de la recherche dans les services et établissements patrimoniaux du ministère de la Culture 
Appuyée sur une synthèse des outils d’orientation et dispositifs en vigueur, la contribution analyse l’ouverture au champ pluridisciplinaire de la direction générale des Patrimoines et des établissements publics qui lui sont rattachés, quelques-uns de ses thèmes d’application contemporains et les réflexions induites sur l’évolution des métiers.
 
Dominique Guillaud
[Directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement, UMR PALOC et Observatoire des Patrimoines – Sorbonne Universités]
Quelques réflexions sur les capacités du concept de patrimoine à structurer la recherche
Analysant quelques structures scientifiques autour du patrimoine (de l’UMR Paloc avec ses évolutions thématiques et théoriques, jusqu’à OPUS, institut de l’IDEX Sorbonne-Universités), la présentation s’intéresse à l’opérationnalité du concept de patrimoine en termes de structuration de la recherche et ses liens vers la société.

Seminar – RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN CONTEXTE DE PATRIMONIALISATION: L’INSTRUMENTALISATION DE L’ ÉCRITURE ORACULAIRE DES SUI EN CHINE DU SUD-OUEST -EHESS- 31/05/2018

Séminaire EHESS – 2017-2018 ANTHROPOLOGIE COMPARÉE À PARTIR DE L’ASIE DU SUD-EST

 Jeudi 31 mai 2018 14h-16h, Maison de l’Asie, 22 av du Président-Wilson 75116 Paris, Grand Salon 1er étage.

Séminaire organisé par Vanina Bouté, Béatrice David, Yves Goudineau, Denis Vidal

BÉATRICE DAVID Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis/LEGS

RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN CONTEXTE DE PATRIMONIALISATION: L’INSTRUMENTALISATION DE L’ ÉCRITURE ORACULAIRE DES SUI EN CHINE DU SUD-OUEST

Affiche : affiche_31mai2018

Seminar: Son-collecté. Pratiques, écoutes et silences de l’enquête sono-graphique – 30 mai 2018 – Mucem, Marseille

Séminaire du Pôle Recherche-Musée

Collecte ethnographique dans les musées de société

 

Mucem – IDEMEC (AMU-CNRS)

Avec le soutien du Ministère de la Culture – Direction Générale du Patrimoine – Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique

 

Mercredi 30 mai 2018

11h-18h

Mucem – I2MP – salle Meltem

Entrée basse du Fort Saint Jean (Tour du Roi René)
201 quai du port
13002 Marseille

Marseille

Entrée gratuite sur inscription à i2mp@mucem.org

 

Sixième séance : Son collecté. Pratiques, écoutes et silences de l’enquête sono-graphique

Les enquêtes ethnographiques ont mis à contribution l’enregistrement du son au fur et à mesure du développement des technologies de captation sonore. Aux notes manuscrites et aux photographies de terrain se sont ajoutés des corpus faits d’entretiens, de pièces musicales, d’ambiances sonores qui ont acquis dans les dernières décennies un statut archivistique à part entière. Parallèlement, des dispositifs spécifiques de diffusion de ce type de collectes se sont inventés, qui ont contribué à faire entrer le sonore ethnographique dans le champ du patrimoine, et notamment dans les musées de sociétés. La numérisation et l’internet ont impulsé une deuxième phase de ce mouvement qui se caractérise par une plus grande disponibilité et une plus grande variété des usages des sources sonores. À partir de ce rapide et synthétique historique, cette séance du séminaire interrogera la collecte du sonore et par le sonore dans le monde des musées et à ses frontières.

Coordinateurs de la séance : Véronique Dassié (ethnologue, Idemec), Aude Fanlo (adjointe au responsable du département recherche et enseignement, Mucem), Cyril Isnart (ethnologue, Idemec) et Florent Molle (conservateur, Mucem).

Mercredi 30 mai 2018

 

11h00 : Bienvenue et introduction

11h15 : Son-patrimoine

Discutants

Cyril Isnart, Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparitive, Aix-en-Provence

Florent Molle, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille

  1. « Réveiller » les enquêtes ethnomusicologiques du MNATP : éditer/évaluer le « corpus des musiques ethniques de la France »

François Gasnaut et Marie-Barbara Le Gonidec, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain-Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture, Paris

Le projet Les Réveillées vise l’édition scientifique d’un corpus d’une quarantaine d’enquêtes ethnomusicologiques menées par les spécialistes du musée-laboratoire des ATP (1939-1982) : transformer de la sorte un trésor inaccessible ou peu intelligible en archives ouvertes et interconnectées, est-ce le comble de la patrimonialisation ou le retour d’un bien commun au domaine public ?

  1. Le fabuleux destin des archives sonores : pratiques d’une phonothèque de recherche

Hélène Giudicissi, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence

La phonothèque de la MMSH présentera le dispositif et le cadre de bonnes pratiques qui lui permettent d’offrir un nouveau destin à l’enquête de terrain en sciences sociales et humaines et de participer ainsi à un « bien commun » scientifique.

  1. Muséographier les jubilations sonores : plus de bruit

Marc Touché, CNRS, Paris

Enquêter, collecter, scénographier, exposer des sociabilités et modes de vie de petits groupes d’amateurs cooptés, autogérés et volontaristes. Quelle place pour les pratiques sonores (auditives et vibratoires) dans mes enquêtes-collectes et expositions sur les questions des musiques amplifiées d’une part et des skateurs d’autre part, auprès de plusieurs musées dont le Mnatp/MuCEM et le Mupop (musée des musiques populaires à Montluçon)?

12h45 Déjeuner

14h30 Son-vérité

Discutants

Nicolas Ellias, Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative, Aix-en-Provence

Kristel Amellal, Museon Arlaten, Arles

  1. Des bandes et des voix : éléments matériels de l’histoire orale au XXe siècle

Christelle Rabier, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Centre Norbert Elias, Marseille

De l’étudiant transcripteur au téléphone portable, l’histoire orale en Amérique du Nord et en Europe a fait usage de nombreux outils d’enregistrement et d’archivage au cours du XXe siècle. Revenir sur l’histoire de ces instruments invite à saisir les usages et les fonctions d’une source de la discipline historique, qui est aussi un geste historien.

  1. L’archéologie du paysage sonore ou comment rendre sonore l’archive

Mylène Pardoen, Maison des Sciences de l’Homme de Lyon-Saint-Etienne, Lyon

L’archéologie du paysage sonore analyse et étudie les ambiances sonores du passé et propose des modèles en vue de leur diffusion. La fouille d’une volumineuse documentation hétérogène permet d’établir une première esquisse et c’est grâce au numérique que l’archéologue peut redonner vie à ce passé sonore.

  1. Avignon 3D. IMAPI. Interprétation musicale en acoustique patrimoniale immersive

Julien Ferrando, PRISM Perception, Représentations, Image, Son, Musique, Aix-en-Provence et Marseille

Ce projet cherche à recréer virtuellement l’acoustique d’un lieu patrimonial majeur en son 3D binaural : la chapelle pontificale du palais des papes d’Avignon. L’objectif est de permettre à des interprètes de se confronter à une « auralité » patrimoniale aujourd’hui disparue. IMAPI incite la porosité entre pratiques musiciennes et musicologiques, comme deux pratiques croisées.

16h00 Pause

16h30 Son-collecté

Discutantes

Elisabeth Cestor, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille

Péroline Barbet, Lyon

  1. Capture, analyse et diffusion des sons d’histoire naturelle

Jerôme Sueur, Muséum national d’Histoire naturelle, Institut Systématique Evolution et Biodiversité, Paris

Depuis presque 70 ans, les bioacousticiens, les écoacousticiens, les naturalistes et les artistes captent des sons biologiques du chant des oiseaux aux manifestations des écosystèmes naturels. Je présenterai les principes de chaque maillon de leur étude en illustrant mon propos à l’aide d’études et de collections numériques entreprises au Muséum national d’Histoire naturelle.

  1. De la collecte à l’archivage de fragments sonores

Sylvie Laroche Laure Brayer, Cresson, Grenoble

Réalisés au sein du laboratoire AAU-Cresson, deux méthodes (l’écoute réactivée et  l’audio-guide) et un outil d’archivage (Cartophonies), seront présentés afin de révéler  les manières dont les fragments sonores peuvent contribuer à construire une  connaissance complexe et sensible des territoires habités.

  1. A música portuguesa a gostar dela própria

Tiago Pereira, artiste vidéaste, Lisbonne

Depuis 2011, le projet A música portuguesa a gostar dela própria est une entreprise de collectage vidéo de musique portugaise. Il s’agit de revaloriser des cultures musicales peu visibles jusqu’alors, en utilisant les réseaux sociaux et la technique du mix. Rassemblant plus 3.000 vidéos aujourd’hui, le projet a donné lieu à de multiples rencontres et événements au Portugal et ailleurs.

18h00 Fin

Seminar: OPUS – Ruines. Entre oubli, nostalgie et réappropriations

L’Observatoire des Patrimoines de Sorbonne Université (OPUS) vous invite à la prochaine séance du cycle de séminaires de recherche OPUS 2017-2018 :

Patrimoines et patrimonialisations

Ruines. Entre oubli, nostalgie et réappropriations

mardi 15 mai 2018 – de 9h30 à 12h30

Muséum national d’Histoire naturelle – Amphithéâtre Rouelle – 47 rue Cuvier – 75005 Paris

  • L’iconographie des ruines romaines à la Renaissance : aux origines de l’archéologie moderne et d’une conscience patrimoniale

Emmanuel LURIN (Centre Chastel, Sorbonne Université)

L’intervention sera centrée sur les dessins d’architecture, les images d’antiquités et les différentes formes d’iconographie savante (vues topographiques, reconstitutions architecturales, descriptions antiquaires) qui témoignent d’une étude raisonnée des vestiges antiques à Rome à la Renaissance. Quelle est la place des “ruines” dans ces représentations ? Que percevait-on des sites archéologiques ? Comment appréciait-on l’ancienneté des bâtiments au regard des autres enjeux historiques, artistiques ou théoriques ? Peut-on déjà parler d’une méthode archéologique dans les milieux antiquaires et d’une forme de conscience patrimoniale dans le domaine de la législation, les politiques d’aménagement et le discours public ?

  • Devant la ruine

Jean-Louis Tornatore (Université de Bourgogne et Centre Georges Chevrier (UMR 7366 cnrs-uB)

Est-il encore possible de postuler une esthétique des ruines et de les célébrer comme espaces d’inattendu, de liberté et de transgression ou bien comme lieux de mémoire, de fantômes et de fantasmes, alors qu’il est devenu évident que nous vivons dans un monde en ruine, sous menace d’effondrement ? Est-il seulement possible de ne pas se retourner pour ne pas en interroger les causes et pointer les responsabilités de la dévastation ? Est-il alors possible de se projeter en avant pour se défaire de l’ombre de ces sombres sentinelles de la modernité ?

Renseignements et inscription en ligne : https://www.institut-opus.fr/evenements/seminaire-opus-ruines-entre-oubli-nostalgie-et-reappropriations/

Seminar: EHESS-ENS, “L’héritage des guerres coloniales”, Lundi 14.05.2018, 15-18

*REECRIRE LE PASSE COLONIAL. ENJEUX CONTEMPORAINS DES COLLECTIONS DE MUSEE*
*Centre Maurice Halbwachs (EHESS/ENS)*

*Lundi 14.05.2018, 15-18 salle des Actes ENS, *

*29 rue d’Ulm 75005 Paris*

L’héritage des guerres coloniales et leurs implications pour les
collections extra-européennes

Séance introduite par Felicity Bodenstein

Gaëlle Beaujean
*L’art du royaume du Danhomè à Paris : l’amnésie de la colonisation
française (1950-2006)*

Felicity Bodenstein :
*Iyoba Idia de Benin, une reine mère ou les représentations d’un patrimoine
dispersé *

Dans cette séance nous allons considérer ce que peut signifier pour
l’histoire des collections extra-européennes la présence d’objets déplacés
dans des contextes de violences militaires. À travers deux cas nous verrons
les modalités de prise de butin dans le contexte de conflits coloniaux et
la manière dont le mode d’acquisition est explicité, ou non, dans le musée.
La saisie des objets faisait partie d’un mode opératoire militaire assez
similaire pour inviter à une réflexion comparative sur les trajectoires de
deux groupes d’objets aujourd’hui parmi les plus précieux des musées
ethnographiques ou des « arts du monde » : les sculptures du royaume du
Danhomè (1892-1894) et les bronzes et ivoires de Benin City (1897). Ces
événements, souvent définis comme des « expéditions punitives », ont été
suivis par des mises en collection variées, du don à la vente publique.
Parallèlement, ces biens culturels, souvent de la plus haute valeur
symbolique et matérielle, ont intégré des musées aux partis-pris
esthétiques et/ou ethnologiques, mais rarement historiques.  Dispersés
partout dans le monde, ces groupes d’objets posent aujourd’hui la question
de l’histoire, non seulement celle de la culture d’origine mais aussi celle
de la colonisation, héritage particulièrement délicat pour les institutions
dépositaires. Nous allons voir la question de l’étude de leurs trajectoires
et leurs vies dans les musées, mais aussi la manière dont les institutions
confrontent la nature contentieuse de ces collections.

Liens bibliographiques :
Gaëlle Beaujean-Baltzer, “La statue de fer dédiée à Gou”
https://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/PublicationsLigne/Actes%20Murphy%20Gou%202018/01_Beaujean_def.pdf

Gaëlle Beaujean-Baltzer, « Du trophée à l’œuvre : parcours de cinq
artefacts du royaume d’Abomey », Gradhiva [En ligne], 6 | 2007
https://journals.openedition.org/gradhiva/987

Strother, Z. S. « “Breaking Juju,” Breaking Trade: Museums and the Culture
of Iconoclasm in Southern Nigeria ». Res: Anthropology and Aesthetics 67‑68
(janvier 2017): 21‑41. https://doi.org/10.1086/692780*.*

Page web du séminaire: https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/1729//

Workshop: Journées professionnelles des patrimoines, Paris, 21-22 juin 2018 : “Construire ensemble les sciences du patrimoine”

Journées professionnelles des patrimoines

Construire ensemble les sciences du patrimoine

 Jeudi 21 et vendredi 22 juin 2018
de 9h à 18h

à l’auditorium de la galerie Colbert
2 rue Vivienne – 75002 Paris

Ces journées professionnelles organisées par la direction générale des Patrimoines avec l’Institut national du patrimoine présenteront des « retours d’expérience » en matière d’implication des professionnels dans la recherche et d’apport de cette dernière à l’exercice de leurs métiers.

 Consulter le programme : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Thematiques/Connaissance-des-patrimoines/Actualites/Journees-professionnelles-des-patrimoines-2018

 Inscription obligatoire, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles :

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Connaissance-des-patrimoines/Thematiques-de-recherche/Patrimoine-et-societe/Construire-ensemble-les-sciences-du-patrimoine/Inscription-aux-Journees-professionnelles-des-patrimoines-2018      

Seminar: Séminaire de Muséologie de l’IRI – Pour une nouvelle muséologie des territoires

Tables rondes et ateliers du Séminaire de muséologie de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou.

flyer IRI 2
Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité des réflexions ouvertes par la Mission Musées du 21ème siècle et poursuivies par les colloques Vie des musées / Temps des Publics.

En donnant la voix aux défricheurs d’une conception renouvelée de la culture et du patrimoine ainsi qu’aux expérimentateurs qui agissent à réinventer les rapports entre arts, populations et territoires, il s’agira d’ouvrir un espace de réflexions et de propositions collectives pour tous ceux qui aspirent à penser, sans timidités et pour les musées, un cadre d’action qui soit à la hauteur des enjeux du 21ème siècle.

Informations : http://iri.tw/musees

Entrée libre sur inscription, sous réserve des places disponibles:

Inscriptions : http://iri.tw/nscrptn

Lieu : Salle Triangle, sur l’esplanade du Centre Pompidou, à droite de l’entrée principale

Seminar: Labex CAP / Liste de diff / Séminaire post-doctoral / 4 mai 2018 / Salle Jullian / Séance 1

SÉMINAIRE POST-DOCTORAL

« Politiques patrimoniales : performances collectives et ancrages territoriaux »

Vendredi 4 mai, 12h30 – 17h

Salle Jullian, Galerie Colbert, Paris

          La dimension politique et performative des formes artistiques est au cœur des projets des post-doctorants 2018 du Labex CAP, qui s’inscrivent dans un champ de recherche élargi. Dans le contexte actuel, qui se définit par une géographie décentralisée et par des formats hybrides, il semble crucial d’aborder les liens entre création, art et patrimoine à partir des processus créatifs, de la patrimonialisation, des transferts culturels et de l’institutionnalisation. Loin de concevoir le patrimoine comme un corpus figé d’œuvres, d’objets ou de lieux issus du passé nécessitant une préservation, les différents travaux, qui privilégient une approche transdisciplinaire, entendent l’analyser comme une production sociale dont la dynamique politique, créatrice et esthétique est façonnée au présent par des acteurs et des logiques plurielles. Ces dernières conduisent à interroger, parfois à contester, les limites des institutions ou des hégémonies culturelles, et s’inscrivent dans des rapports de pouvoir qui connectent centres et périphéries, espaces locaux et globaux. L’objectif de la première demi-journée de l’atelier post-doctoral est de proposer une réflexion collective autour de deux axes : la patrimonialisation de formes artistiques hybrides, d’une part, et la mise en patrimoine de territoires et d’urbanités porteuses de mémoires conflictuelles, de l’autre. Cette séance sera animée par quatre post-doctorants en dialogue avec Pauline Chevalier (MCF, Université de Franche-Comté) et Jean-Louis Tornatore (sous réserve de confirmation).

Dans un premier temps, Annelies Fryberger (Ircam, Centre Pompidou) et Célia Galey (HiCSA, Centre Pompidou) traiteront de la patrimonialisation complexe de productions artistiques sans objet réifié ni appartenance disciplinaire, qui invitent à réfléchir à la configuration sociale et politique des espaces d’écoute ainsi qu’à envisager des formes collaboratives de pérennisation. Tant pour les arts sonores intermédiaux intégrés dans un cadre institutionnel musical ou visuel (A. Fryberger), que pour le collectif inclusif configuré par les partitions indéterminées et les instructions des premiers Happenings (C. Galey), le contexte – et sa reconfiguration – sont définitoires de ces formes instables. Celles-ci, à leur tour, redéfinissent le fonctionnement des lieux et des institutions de la transmission ainsi que celui de la commercialisation de l’art.

Camila van Diest (IIAC, CRAL) et Alessandro Gallicchio (INHA, Centre Pompidou) exploreront ensuite deux cas de tentatives de patrimonialisation des traces du passé politique ancrées dans des territoires singuliers : celles de la dictature chilienne, à travers la mise en forme du paysage par les routes de la mémoire (C. van Diest), et celles de l’héritage des régimes dictatoriaux (fasciste et socialiste) en Albanie, qui font appel à l’art contemporain pour définir l’espace urbain désormais « biennalisé » de Tirana (A. Gallicchio). Entre préservation, démolition et refoulement de ces traces, il s’agira d’interroger la relation entre architecture, inscriptions artistiques, mise en valeur du territoire et élaboration d’une mémoire nationale et sociale.

 

Workshop: La ronde sacrée des biens précieux, EHESS, Paris, 31 mai 2018

La ronde sacrée des biens précieux

Marc Abélès & Franck Beuvier

Chaire « Anthropologie globale du luxe »

 

Journée d’étude jeudi 31 mai 2018

Forum Bibliothèque, 10h-18h

Collège d’études mondiales, 1er étage, 54 Bd Raspail, Paris

Spécialisés dans l’analyse des biens précieux (luxe, trésor, patrimoine, art), anthropologues, sociologues, historiens et conservateurs vous convient à cette journée d’échange. L’objectif commun est de confronter les expériences intéressant les dispositifs qui permettent la conversion en précieux, en particulier ceux qui touchent au sacre de l’objet. Sur la base de cas empruntés à des situations diverses dans le temps et dans l’espace, nous aborderons en détail les opérations qui distinguent l’avènement du sacra, suivant les catégories d’objets précieux en présence et les enjeux de pérennité exprimés.

10h00 : Accueil des participants

10h15 : Mot de Jean-Pierre Dozon, vice-président de la FMSH

10h30 : Introduction : « Le sacre du précieux », Marc Abélès (EHESS / Collège d’études mondiales) et Franck Beuvier (CNRS / IIAC)

11h10 : « Mise en sacré – sans pincettes », Bénédicte Savoy (Technische Universität de Berlin / Collège de France)

11h40 : « “Trésors manuscrit” et précieux autographes : le luxe des archives en question », Yann Potin (Archives nationales / Université Paris Nord)

12h10: « La « valeur absolue » des porcelaine de Sèvres : de l’objet de luxe à de l’objet patrimonial », Christine Germain-Donnat (MCC / Cité de la Céramique) et Laurence Tilliard  (MCC / Cité de la Céramique)

12h40 : Discussion

13h00 : Déjeuner

14h45 : « L’imaginaire de la singularité : produits de luxe, pièce de collection et autres objets précieux », Brigitte Derlon (EHESS / LAS) et Monique Jeudy-Ballini (CNRS / LAS)

15h15 : « La sacralisation de l’objet de luxe », Pierre Schneider (Université d’Artois)

15h45 : Discussion

16h15 : « Situations de l’objet de toutes les convoitises », Geoffroy Félix (Université Paris-Dauphine)

16h45 : « Axiologie du précieux. Essai de modélisation »,  Nathalie Heinich (CNRS / CRAL)

17h15 : Discussion générale

 18h00 : Pôt de cloture