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Seminar: Canthel, 24 mars 2020, La fabrication du fromage sur le plateau de l’Aubrac : déplacements et recompositions des cadres de l’authenticité

Le Centre d’Anthropologie Culturelle – CANTHEL a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son séminaire général : « La fabrication du fromage sur le plateau de l’Aubrac : déplacements et recompositions des cadres de l’authenticité. ».

Pour l’occasion, nous sommes heureux d’accueillir Louis-Benoît Dauphin, doctorant en ethnologie à l’Université de Paris (URMIS & CANTHEL).

À partir de ses recherches ethnographiques, Louis-Benoît Dauphin présentera une partie de son travail de thèse en cours portant sur la fabrication du fromage en France (Aveyron, Cantal et Lozère). Cette présentation sera l’occasion d’explorer les multiples réseaux qui soutiennent la production, la circulation et la consommation d’une marchandise culturelle particulière : le fromage de Laguiole AOP. Ensemble, nous observerons comment les acteurs s’organisent et quelles dynamiques sont à l’œuvre dans la production d’une authenticité sans cesse mise à l’épreuve.

Le séminaire se tiendra sur le Campus Saint-Germain-des-Prés de l’Université de Paris, le mardi 24 mars de 10H à 12H30, salle J536, 45 rue des Saints-Pères, 75006 Paris, bâtiment Jacob, 5ème étage.

L’équipe d’organisation du séminaire du CANTHEL,

Octave Debary, Anne Eon, Pia Torregrossa.

Workshop: Critical heritage studies, 9 mars 2020, INP Paris

Journée d’études

Critical heritage studies. Épistémologies, réception et actualité (Europe, Asie, Monde)

9 mars 2020 / 10h – 17h30

 

Le séminaire du 9 mars 2020, s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre l’INP, l’Ecole du Louvre et l’EHESS. Après avoir dessiné le panorama des études critiques sur le patrimoine dans le domaine francophone et anglophone, en traitant soit de la diversité des traditions épistémologiques qui innervent ce champ de recherche, soit en explorant une grande partie des thématiques qui le façonnent aujourd’hui, le séminaire de l’EHESS, Critical heritage studies. Épistémologies, réception et actualité (Europe, Asie, Monde) s’est donné pour tâche de mettre en perspective une série d’actions et de programmes patrimoniaux dont les enjeux, les objets et les motivations résident dans un renversement des logiques sociales, culturelles et morales qui traversent les structures institutionnelles du patrimoine et les collectifs d’acteurs mobilisés autour des causes patrimoniales contemporaines.

Ces mouvements de renversement ne sont pas une nouveauté dans le champ des études du patrimoine et ils rencontrent parfois des résistances politiques et économiques tenaces. Mais leur confrontation et leur proximité avec des enjeux sociaux, environnementaux et moraux majeurs leur donnent aujourd’hui un sens particulier. Décolonisation, théorie queer, matrimonialisation, muséologie sociale, déhiérarchisation, anthropocène impliquent en effet de nouveaux comportements de subversion et de transformation des rapports de classe, de genre, de race, comme de nouvelles modalités de nos rapports aux cultures et à l’environnement. La prise en compte massive et spectaculaire d’alternatives, d’altérations et de diversification des pratiques, des enjeux et des objets patrimoniaux, tant sur le plan des politiques culturelles que dans le champ de l’activisme revendicatif, ouvre des voies souvent nouvelles pour “faire patrimoine”, pour “instituer la culture”, pour “prendre soin”.

 

PROGRAMME

10h-13h Déranger le genre du patrimoine

– Reconnaissance, redistribution, résonance: le genre comme médiateur du rapport au temps

Ellen Hertz, professeure, Institut d’ethnologie, Université de Neuchâtel

– Trouble dans les politiques patrimoniales : les logiques contraires du projet de centre d’Archives LGBTQI à Paris

Renaud Chantraine, Iiac/Lahic

14h-17h Décoloniser le patrimoine

– Les muséologies insurgées: un avenir possible pour une tradition épistémologique

Manuela Duarte, Université de Liège et Universidade Federal de Goiás

– Whose Heritage, Whose Canoe: Curating Beyond the Savage Slot

Rita Ouedraogo, Tropenmuseum, Amsterdam

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

A l’Institut national du patrimoine

2 rue Vivienne, 75002 Paris

Auditorium de la Galerie Colbert

Retrouvez le programme des manifestations scientifiques de l’INP sur son site : www.inp.fr / Retrouvez l’enregistrement des précédentes séances sur la mediatheque-numerique.inp.fr, Soundcloud mais aussi Google Podacst et Itunes

 

Seminar: Les collections vivantes au prisme des sciences humaines et sociales 19 février

La séance conclusive de notre séminaire « Les collections vivantes au prisme des sciences humaines et sociales » se tiendra mercredi 19 février prochain, de 14h30 à 16h30, dans l’amphithéâtre de la Galerie de Paléontologie du MNHN.

Pour cette séance intitulée « Observer et protéger les collections vivantes : enjeux sanitaires », nous aurons le plaisir de recevoir :

 

Frédéric Keck (CNRS, Laboratoire d’Anthropologie Sociale)

Autour de son ouvrage récemment paru :

Avian Reservoirs. Virus Hunters and Birdwatchers in Chinese Sentinel Posts, Durham, Duke University Press.

Seminar: Ce que patrimoine veut dire, INP, Paris, 25 février 2020

Séminaire de recherche

Ce que patrimoine veut dire / Un tour du monde des conceptions

25 février 2020 / 17h30

Si les organisations internationales, telles que l’UNESCO ou l’ICOM travaillent depuis des décennies à l’élaboration de définitions communes pour le patrimoine ou pour les musées, les politiques patrimoniales sont avant tout fortement ancrées dans des contextes nationaux et locaux. Elles sont profondément liées à des histoires nationales et leur organisation comme leur conduite s’inscrivent, pour chaque pays, dans la question bien plus large du rôle de l’Etat au sein de la société. Tenter des comparaisons terme à terme des politiques patrimoniales revient bien souvent à risquer

le contresens, si n’est prise en compte, en amont de la comparaison, la question de la conception du patrimoine qui s’élabore au sein de chaque pays.

On se propose, dans le cadre de ce séminaire, organisé en partenariat par l’INP et le Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (Lahic – iiAC), de tenter sinon un tour du monde des conceptions du patrimoine, du moins une pérégrination à travers différents pays ou aires culturelles, du Japon à la Chine, en passant par l’Afrique et les pays Baltes. Les séances consacrées aux différentes aires géographiques seront précédées par une séance portant sur les questions méthodologiques et épistémologiques de l’approche comparée des conceptions du patrimoine en droit et en anthropologie.

Katsura, un OVNI dans le patrimoine architectural japonais

Philippe Bonnin, architecte et anthropologue, directeur de recherches au CNRS

Patrimoine et archéologie préventive au Japon

Laurent Nespoulos, Maître de conférence INALCO, UMR8215-Trajectoires (CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne)

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Inscription obligatoire – Accéder au formulaire

Accès

Institut national du patrimoine

Salle Champollion (3e étage)

6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne – 75002 Paris

Métro : Bourse (ligne 3) / Palais Royal (lignes 1 et 7) / Pyramides (lignes 7 et 14)

Bus : 21, 27, 29, 39, 48, 67, 95

 

Contact

manifestations.scientifiques@inp.fr

Tél. : 01 44 41 16 41

Site Internet : www.inp.fr

Seminar: “Les « inventaires croisés » des patrimoines culturels, matériels et immatériels : enjeux, objets, méthodes. Retours d’expériences”, Sallertaine, 2-3 avril 2020

Avec le soutien du service Patrimoine de la Région Pays-de-la-Loire, le département Recherche de l’OPCI organise, les 2-3 avril 2020, à Sallertaine (Vendée), un séminaire sur le thème : “Les « inventaires croisés » des patrimoines culturels, matériels et immatériels : enjeux, objets, méthodes. Retours d’expériences”.

Programme détaillé joint.

Entrée sur inscription préalable, dans la limite des places disponibles.

Accès au formulaire d’inscription :
https://www.helloasso.com/associations/opci-ethnodoc/evenements/seminaire-les-inventaires-croises

Séminaire Critical Heritage Studies EHESS – Lundi 10 février 2020 13-16h00

Releasing Water and Worshiping Water Deities: Rethinking the Locality in Dujiangyan, a World Heritage Site

Lundi 10 février 2020 (13h-16h) : séminaire de C. Bodolec, C. Isnart et C. Voisenat : « Critical Heritage studies » (MSH, salle 751, 54 bd Raspail, 75006 Paris)

Intervention de Tang Yun (Southwest Minzu University (Sichuan, Chine) introduite par Katiana Le Mentec et Caroline Bodolec

Pour plus de renseignements sur l’intervenante : https://cecmc.hypotheses.org/56909

As a world heritage site, Dujiangyan is known as an irrigation/water-controlling system and a representative of the immense advances in science and technology achieved in ancient China. Built at northern Chengdu Basin, it takes advantage of the topography to slow down and distribute the water flowing down from mountainous regions. Since then, flood stopped visiting Chengdu Basin and the later was designated as ‘a heaven on earth’. The construction of this system was carried out shortly after the Qin Dynasty (the first Dynasty on the Chinese territory, 221-207 B.C) taking over the regional kingdom of Shu. Later on and for centuries, an official annual ceremony of “releasing water” celebrated the achievement of Li Bin, engineer of this irrigation/water-controlling system and governor appointed by the Qin Emperor. As for local people, they kept alive memories of Shu kingdom’s and worships of water deities who were “superscribed” (P. Duara, 1988) with various meaning along history. Based on historical data as well as ethnographic research on myths, legends and rituals in Dujiangyan, this talk analyses a complex locality embedded in heritage site, presenting a challenge to the heritage studies on religious sites, as well as to the conservation and management of the religious practices in a heritage site.

 

Dujiangyan (Yang Yun, 2017)

Talk: Octave Debary pour une conférence sur le thème : « Des monuments d’immondice pour mémoire. Réflexion sur la mémoire et les restes » 15 janvier 2020 de 18.30 à 20.30

Philippe Mesnard. Séminaire annuel

La place du témoin (III) et ses mots

Pour cette quatrième séance, nous accueillerons Octave Debary pour une conférence sur le thème : « Des monuments d’immondice pour mémoire. Réflexion sur la mémoire et les restes » 15 janvier 2020 de 18.30 à 20.30

Octave Debary est anthropologue, professeur des Universités à Paris-Descartes. Il a récemment publié : De la poubelle au musée. Une anthropologie des restes, éd. Créaphis, 2019.

Adresse : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

(Inscription obligatoire voir ci-dessous)

Cette année, les séances [huit sur les deux semestres] seront consacrées aux mots clés du champ sémantique de la mémoire et du témoignage. Chacun de ces mots spécifiquement « clé » ouvre à un ensemble de termes formant système, c’est tout un lexique qui sera ainsi convoqué, interrogé et revisité. Les entrées principales sont : authenticité ; déchet ; fait ; fiction ; mémoire ; objet ; pardon ; reste ; sacré ; témoin ; temporalité ; victime.

Le calendrier du deuxième semestre vous sera confirmé ultérieurement.

En collaboration avec le CELIS UCA Clermont-Ferrand & la revue Mémoires en jeu www.memoires-en-jeu.com

J’attire votre attention sur la nouvelle procédure d’inscription :

Une inscription préalable est obligatoire pour chaque séance de séminaire. Les inscriptions sont ouvertes une semaine avant et sont closes la veille de la séance concernée les modalités suivantes :

– de préférence sur le site du collège, via https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_mesnard_s1_2019-20

– par téléphone au 01 44 41 46 82 uniquement (laisser un message sur le répondeur en épelant vos nom, prénom et en précisant vos coordonnées téléphoniques, ainsi que le nom du responsable et la date de l’activité́).

Toute personne non inscrite selon ces modalités se verra refuser l’accès aux salles où se déroulent les séminaires. Une pièce d’identité (carte d’identité, passeport ou titre de séjour uniquement) vous sera demandée à l’entrée pour vérification.

Seminar: Collecter les collections vivantes

La prochaine séance du séminaire “Les collections vivantes au prisme des SHS” (CAK & PALOC) aura lieu mercredi 8 janvier au Muséum national d’Histoire naturelle (14h30 à 17h30, amphithéâtre de la Galerie de Paléontologie).

 

Pour cette séance « Collecter les collections vivantes : des serres de voyage au protocole de Nagoya », nous aurons le plaisir d’écouter :

 

Dominique Juhé-BeaulatonHistorienne (UMR 8560 CAK)

 

Voyages de plantes autour du monde

ou comment conserver des collections végétales vivantes (XVIIe – XIXe siècles)

Les collections botaniques se sont constituées à partir non seulement des voyages des naturalistes en Europe et aux quatre coins du monde, mais aussi de ceux des navigateurs et voyageurs souvent anonymes et qui ont largement contribué à leur enrichissement. La préoccupation constante des naturalistes et des gouvernements a été d’améliorer les conditions de transport des plantes car beaucoup se perdaient au cours des voyages (longueur des traversées maritimes, écarts de température…) et de donner des instructions pour assurer leur conservation. Au XIXè siècle, la création d’une école pour les “jeunes naturalistes destinés à voyager” (1819) et la mise au point des serres de voyage par un anglais, M. N. Ward (1829) contribuent à améliorer la survie des plantes lors des voyages. Un réseau de jardins s’est développé à partir du XVIe siècle non seulement en Europe mais aussi sous les tropiques, dans les colonies et comptoirs commerciaux, qui servaient à la fois de relais pour les transferts et de centre d’essais d’acclimatation et de multiplication de plantes.  Les jardins situés dans les principaux ports des côtes françaises avaient aussi pour fonction de servir de relai au jardin de Paris. L’exemple du jardin des apothicaires de Nantes montrera l’organisation de ce réseau.  Cette mise en collection des plantes, vivantes ou en herbier, avait pour objectif de développer des savoirs sur la flore, mais elle s’inscrivait aussi dans le contexte de l’expansion coloniale européenne et la recherche de nouvelles ressources économiques.

&

Claire BouillotAnthropologue (doctorante EHESS, Centre Norbert Elias)

 

La collecte et la circulation des « spécimens et objets naturels » à l’épreuve du droit :

composer avec le Protocole de Nagoya et la CITES. Interrogations, limites et prolongements.

Convention de Washington (dite CITES) et le Protocole de Nagoya adoptés en 1973 et en 2010 régissent en partie la collecte et la circulation de « spécimens et objets naturels » dédiés à la recherche scientifique. La première s’applique aux espèces menacées de disparition, le second à l’utilisation des ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées. Dans une volonté de synthèse, agrémentée d’exemples tirés de mes recherches en anthropologie, seront évoqués la genèse ainsi que les grandes lignes de ces législations qui contraignent les possibilités de collecte, notamment dans l’objectif de « décoloniser » la recherche, tout en favorisant la conservation de la biodiversité. Quelques exemples dans l’environnement du MNHN pointeront les tensions et limites de cet objectif en interrogeant notamment les valeurs à l’œuvre dans la rédaction des dispositions. La question de la transformation des pratiques de collecte sous-tendra le propos. Enfin, le thème de la collecte de certains spécimens, tels que les fossiles, et des collectes réalisées dans le cadre de recherche en sciences humaines et sociales « pures » permettront de prolonger et renouveler les questionnements quant au périmètre d’application de ces législations.

Bien cordialement,

 

Mélanie ROUSTAN
Maître de conférences – Muséum national d’histoire naturelle
Département Homme et environnement
Directrice adjointe UMR208 PALOC (IRD-MNHN)
43 rue Buffon – CP135 – 75005 Paris

Contact : melanie.roustan@mnhn.fr – 06.83.81.91.57

 

Mathilde GALLAY-KELLER

Doctorante EHESS

Direction Frédéric Keck, co-encadrement Mélanie Roustan

Projet CoViLab : http://www.dim-map.fr/projets-soutenus/covilab/

LAS – Paloc

Contact : mgallaykeller@gmail.com & mathilde.gallaykeller@ehess – 06.16.81.56.84

 

Dominique JUHÉ-BEAULATON

Directrice de recherche CNRS

UMR8560 CAK (Centre Alexandre Koyré, CNRS-EHESS-MNHN)

Département Homme et environnement

43 rue Buffon – CP135 – 75005 Paris

 

Serge REUBI

Maître de conférences – Muséum national d’histoire naturelle

Département Homme et environnement

UMR8560 CAK (Centre Alexandre Koyré, CNRS-EHESS-MNHN)

27 rue Damesme – 75013 Paris

Journée d’étude – 13 janvier 2020 – Maison internationale de la recherche – Université de Cergy-Pontoise Neuville – Notre Dame en feu. Perte patrimoniale et opportunités – Notre Dame on Fire. Heritage Loss and Opportunities

Notre Dame en feu. Perte patrimoniale et opportunités
Notre Dame on Fire. Heritage Loss and Opportunities

Journée d’étude commune des séminaires :
Visions comparées du patrimoine (Axe Patrimoines, Agora, Université de Cergy-Pontoise)
Critical Heritage Studies. Epistémologie, réception, actualités (EHESS/CNRS)
et du GT Émotions/Mobilisations, chantier scientifique de Notre Dame de Paris
(CNRS-Ministère de la Culture)

Lundi 13 Janvier 2020 – 10h00-17h00
Maison Internationale de la Recherche

Université de Cergy-Pontoise
1 rue Descartes
95 000 Neuville-sur-Oise
RER A arrêt Neuville-Université (sortie Mail Gay Lussac)

Dans la continuité de la journée d’étude 2018, cette nouvelle édition interroge l’incendie de 2019 de Notre- Dame de Paris afin de décrire les effets sociaux et les pratiques d’opportunité que l’accident a pu provoquer parmi une myriade d’acteurs dont la relation à la cathédrale varie et se révèle à travers l’incendie. Loin de rechercher les causes de l’événement et de se limiter aux dégâts patrimoniaux, nous puiserons dans la métaphore agricole du brûlis afin de montrer en quoi une catastrophe patrimoniale de cette ampleur ne peut se réduire à l’inventaire des pertes, mais devrait également se mesurer aux effets sociaux, culturels ou scientifiques qu’elle autorise, déploie ou révèle. Dans une perspective comparative, ce que la destruction d’un patrimoine tel que Notre-Dame de Paris nous dit de nos façons de transformer la catastrophe en opportunité permet de réfléchir aux positionnements contemporains des hommes envers d’autres disparitions patrimoniales et de penser alors les potentialités derrière la perte.

Following our 2018 study day, we will examine the 2019 fire of Notre Dame in Paris, to describe the social effects and the practices of opportunity the accident may have provoked among a myriad of actors whose relations to the cathedral varied and which was revealed through the fire. Far from exploring the causes of the eventor limit ourselves to the heritage damage, we will draw on the metaphor of slash-burn agriculture to show how a heritage disaster of this extent cannot be restricted to the inventory of losses, but should also measure the social, cultural, scientific effects it allows, deploys or reveals. Using a comparative perspective, what the destruction of such heritage as Notre Dame tells us ofour ways to transform disasters into opportunities allows us to think about people’s contemporary positioning towards other heritage losses and to then reflect upon the potentialities of loss.

PROGRAMME
10h00 Accueil café (Hall de la MIR)

10h15 Ouverture de la Journée d’Etudes : Catherine Marshall (Directrice du Laboratoire Agora, Université de Cergy Pontoise)

10h30 Chair and Introduction, Cécile Doustaly (Agora, Université de Cergy Pontoise), Cyril Isnart (IDEMEC)

Discussant, Valérie Toureille, Agora, Université de Cergy Pontoise

11h00-11h30 Eva Löfgren, Department of Conservation, Gothenburg University, Sweden.
“Church Reconstructions and Heritage Practices in a Swedish Context”

11h30-12h00 Jennifer Alexander, History of Art, Warwick University

“Notre Dame de Paris vulnerabilities: a comparative outlook from a British expert”

12h00-12h30 Cécile Doustaly,

“Notre Dame de Paris’ Fire and the Anglo-Saxon Media. Emotions, Mobilizations, Opportunities, Competitions, Controversies, from the UK and the US”
Followed by an interview with Jennifer Alexander: “On being an expert: a testimony in media attention in a context of crisis”

Pause déjeuner

14h30-15h00 Chair and introduction, Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC, Ministère de la Culture).
Discutante, Anne-Julie Etter, Agora, Fondation des Sciences du Patrimoine

15h00-15h30 Vivien Berger, Secrétaire Général, Maîtrise Notre-Dame de Paris, « Se redécouvrir après l’incendie. Les nouveaux enjeux de la Maîtrise Notre-Dame de Paris »

Pause

15h45-16h15 Marie Baltazar, Chercheure associée au LISST-Cas (Université Toulouse 2 Jean-Jaurès), enseignante, UFR STAPS, Université Clermont Auvergne

« D’une forêt l’autre : le “miracle” du grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de Paris »

16h15-16h45 Christine Hatté, Valérie Daux, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, UMR 8212 CEA CNRS UVSQ, Université Paris Saclay,

« Calibration 14C et analyses du climat, usages scientifiques de la forêt disparue »

16h45-17h00 Conclusions
Caroline Bodolec, Cécile Doustaly, Cyril Isnart, Claudie Voisenat

Équipes partenaires
– Axe Patrimoines, Laboratoire Agora (EA 7392), Université de Cergy Pontoise, Masters Internationaux Territoires, Cultures, Tourisme, UFR LEI
– Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC), UMR 8173 Chine, Corée, Japon (CCJ), EHESS-CNRS, Paris
– Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (IDEMEC), UMR 7307, Aix Marseille Université-CNRS, Aix-en-Provence
– Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (LAHIC) / Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC), UMR 8177, Paris

Seminar: “Collections vivantes au prisme des SHS”, mercredi 11 décembre au Muséum : valeur génétique, cryoconservation et dilemmes éthiques …

Cher.e.s collègues,

Nous avons le plaisir de vous convier à notre quatrième séance du séminaire « Les collections vivantes au prisme des SHS »

Mercredi 11 décembre 2019

14h30-17h30, Amphithéâtre de la Galerie de Paléontologie du MNHN (métro Gare d’Austerlitz)

Celle-ci s’intitule : Administrer les collections vivantes : de la captivité animale à la cryoconservation

Nous allons discuter de gestion de collections dans les parcs zoologiques, de stratégies de conservation des espèces animales en danger, des biotechnologies mobilisées et des valeurs qui les sous-tendent, ainsi que des dilemmes éthiques qui en découlent…. Nos débats porteront (entre autres) sur la tension entre volonté de contrôle par la collection et désir de reproduction du sauvage…

Nous aurons le plaisir d’accueillir Luca Morino, primatologue et chargé des collections de singes et de lémuriens au Parc Zoologique de Paris et Adrian Van Allen, anthropologue et chercheur associé à U.C. Berkeley, California Academy of Sciences & Smithsonian Institution.

L’accès est libre et gratuit.

Nous vous espérons nombreux parmi nous.

Résumés

 

Gestion des populations au zoo : naissances et morts sous contrôle

 

Luca Morino (Primatologue, Chargé des collections de singes et de lémuriens, Parc Zoologique de Paris)

 

Dans la première partie de mon intervention, je décrirai la manière dont les collections d’animaux sont gérées dans un zoo contemporain, comment sont prises les décisions concernant les espèces à obtenir, conserver, reproduire, réduire. Dans la deuxième partie, je donnerai des exemples spécifiques et aborderai les questions éthiques auxquelles nous sommes confrontés.

 

MORINO, Luca et Andrew J J MACINTOSH (2015), « Gibbon songs and intergroup dynamics : a community-level network analysis », Revue de primatologie, Vol.6.

 

 

Remaking Ferrets and Feral Biobanks: Craft, Care and Salvaged Ecologies using Frozen Collections

 

Adrian Van Allen (Anthropologue, Ph.D. (U.C. Berkeley, California Academy of Sciences & Smithsonian Institution)

Cryopreservation has given way to a new scientific ice age: The ability to freeze and bank biological material is today a pivotal technological practice in animal breeding, conservation biology, and human reproduction. This paper examines the revival of the black-footed ferret (Mustela nigripes) using eggs, sperm, and embryos cryo-preserved in museums and zoos over three decades. Thought extinct until a remnant population was discovered in 1981, these “salvaged” ferrets were captured and used in various breeding programs. Based on ethnographic fieldwork in the laboratories and biobanks at the Smithsonian Conservation Biology Institute at the National Zoological Park in Washington D.C., I examine the practices of reviving this endangered species through biotechnology. Concepts of violence and care are key to understanding how frozen collections are being utilized for their potential to resurrect critically endangered species and recreate lost ecologies. Focusing on the cryopoltics of technology as it migrates from human medical contexts into the feral landscape of biodiversity conservation, I explore these “feral” biobanks so named for the potential authentic wildness they are imagined to both contain and reproduce.

 

VAN ALLEN, Adrian (2017), « Bird Skin to Biorepository: Making Materials Matter in the Afterlives of Natural History Collections », Knowledge Organization, Vol. 44, n°7, pp. 529-534.

VAN ALLEN, Adrian (2019), « Folding Time: Practices of Preservation, Temporality and Care in Making Bird Specimens », Deterritorializing the Future, Critical Climate Change, London, Open Humanities Press.

VAN ALLEN, Adrian (2019), « Reviving Ferrets, Remaking Ecosystems », Anthropology NewsVol. 60 (3), pp. 20-23. Special Issue Animalia.

 

Organisation du séminaire et contact

Mélanie Roustan (Maître de conférences MNHN) melanie.roustan@mnhn.fr

Mathilde Gallay-Keller (Doctorante EHESS, LAS-Paloc) mgallaykeller@gmail.com

UMR208 Patrimoines locaux, environnement et globalisation (IRD-MNHN)

&

Dominique Juhé-Beaulaton (Directrice de recherche CNRS) dominique.juhe-beaulaton@mnhn.fr

Serge Reubi (Maître de conférences MNHN) serge.reubi@mnhn.fr

UMR8560 Centre Alexandre Koyré (CNRS-EHESS-MNHN)