Category Archives: Seminar

Seminar: “Le Fait turc” de l’IREMAM – La fabrique du patrimoine: le récit national et ses variations locales – Muriel Girard

AIX-MARSEILLE UNIVERSITE

IREMAM/DEMO/IEP

LE FAIT TURC aujourd’hui, les périphéries socio-politiques

face au centralisme étatique

Séminaire de recherche Master 2018-2019

MMSH, salle 8, 10h30-12h30

Jeudi 8 novembre 2018

La fabrique du patrimoine: le récit national et ses variations locales

Muriel Girard  (Ecole sup. d’Architecture, Marseille)

Responsable du séminaire, Gérard Groc ;

en savoir plus : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article3642

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Seminar: Séminaire cultures visuelles / Séance “Construire un régime par le patrimoine”

Veuillez trouver ci-dessous l’annonce de la prochaine séance du séminaire “Cultures visuelles, histoire croisée du regard soviétique” qui aura lieu à l’INHA, salle Walter Benjamin, le mardi 13 novembre de 10h à 13h.
Au plaisir de vous retrouver à cette occasion !

Construire un régime par le patrimoine. Destins des monuments et de l’architecture soviétiques en Russie (1917-1967)

Julie Deschepper, Inalco, Centre recherches Europes Eurasie (CREE)   

Alors que les enjeux portés par le patrimoine matériel soviétique dans la Russie contemporaine ont récemment suscité un vif intérêt dans le monde académique, cette intervention entend revenir sur une page moins connue de l’histoire : celle de la constitution d’un patrimoine propre à la Russie soviétique dès la Révolution d’Octobre. Incluant autant les monuments du passé impérial dignes de rester à la postérité, que les statues et bâtiments nouvellement créés, ce patrimoine fabriqué durant la période soviétique est consubstantiel de l’instauration du régime socialiste. Intrinsèquement soviétique en ce qu’il donne à voir la (ré)écriture d’une histoire et d’une mémoire pour le régime, ce patrimoine reflète également le rapport au temps et à l’espace propre à l’URSS. Notre intervention interrogera la spécificité du concept de patrimoine et la particularité des processus de patrimonialisation en Russie soviétique. Elle montrera en quoi cette singularité a bouleversé les critères normatifs européens et détermina le sort des monuments et de l’architecture soviétiques jusqu’à nos jours.

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Arhitektura SSSR, 1967, n°10, page de garde
Bien cordialement,
Cécile Pichon-Bonin, pour les organisateurs du séminaires

Chargée de recherche au CNRS, Centre Georges Chevrier

Chercheuse associée au CERCEC

Journée d’étude : “Le goût de l’archive à l’ère numérique”, Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales, 14 novembre 2018

Depuis maintenant plusieurs mois, l’Association des archivistes français participe activement au projet “Le goût de l’archive à l’ère numérique”, projet d’écriture collective initié par deux historiens, Caroline Muller (Université de Rennes 2) et Frédéric Clavert (C2DH, Université du Luxembourg), qui rassemble aujourd’hui 12 chapitres sur le site gout-numerique.net  Julien Benedetti, Céline Guyon et Dominique Naud ont pu y apporter le regard des archivistes sur les transformations induites par le numérique, avant les contributions attendues sur la plate-forme dans les mois à venir.

Cette collaboration entre archivistes et historiens se poursuit avec l’organisation d’une journée d’étude, le 14 novembre 2018, à laquelle participera Arlette Farge, auteur du “Goût de l’archive”, paru en 1989. La journée se déroule aux Archives nationales, sur le site de Pierrefitte-sur-Seine (métro : Saint-Denis Université, ligne 13 / Parking Q-Park Saint-Denis Université rue Toussaint Louverture).

Programme détaillé et conditions d’inscription : https://www.archivistes.org/Journee-d-etudes-Le-gout-de-l-archive-a-l-ere-numerique

Seminar: séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” interventions – performances FIND THE LESS GOOD IDEA, 19.11.18, 15h-18h, ENS Paris, 29 rue d’Ulm

Cher.e.s collègues,

Nous vous invitons cordialement à nous joindre pour une exceptionnelle séance inaugurale du séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” (EHESS – ENS) qui aura lieu le 19 novembre 2018, entre 15 et 18h, au 29 rue d’Ulm, bâtiment Jaurès, salle 23.

Cette séance a pour thème “FIND THE LESS GOOD IDEA” et consistera en trois interventions – performances
–        Un extrait de la performance de Nhlanhla Mahlangu intitulée “Chant”
–        Un extrait de la performance “Pan Troglodyte” de Jane Taylor (curatrice) et Tony Miyambo (acteur)
–        Finalement, une intervention de l’artiste Bronwyn Lace (directrice du Center for the Less Good Idea) portant sur “Chasing the Less Good Idea”
(le fichier joint contient de courtes descriptions des interventions, biographies des invités  et quelques références bibliographiques).

Le séminaire sera introduit par les organisatrices de la séance: Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et la discussion sera modérée par Alexander Schellow (artiste, Berlin).

L’événement est organisé en partenariat avec le Centre for the Less Good Idea (centre fondé en 2017 par William Kentridge) et avec l’Institut Francais d’Afrique du Sud (IFAS Recherche).

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://www.facebook.com/events/2138623546188192/

Pour des raisons de sécurité, il est nécessaire de s’inscrire à la séance (damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro)

Au plaisir de vous y retrouver,
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald
Dear colleagues,
We would like to invite you to join us for an exceptional inaugural session of the seminar “Rewriting the Colonial Past: Contemporary Issues in Museum Collections” (EHESS – ENS) which will take place on the 19th of November 2018, between 15:00-18:00, at 29 rue d’Ulm, building Jaurès, room 23.

This first session is entitled “FIND THE LESS GOOD IDEA” and will consist of three interventions – performances
– An excerpt from Nhlanhla Mahlangu’s performance entitled “Chant”
– An excerpt from the performance “Pan Troglodyte” by Jane Taylor (curator) and Tony Miyambo (actor)
– Finally, an intervention by the artist Bronwyn Lace (director of the Center for the Less Good Idea) on “Chasing the Less Good Idea”
(The attached file contains short descriptions of the interventions, biographies of the guests and some bibliographical references).

The seminar will be introduced by the convenors of the session: Damiana Otoiu (University of Bucharest) and Anna Seiderer (University of Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) and the discussion will be moderated by Alexander Schellow (artist, Bruxelles).

The event is organized in partnership with the Centre for the Less Good Idea (founded in 2017 by William Kentridge) and with the Institut Francais d’Afrique du Sud (IFAS Recherche) 

The seminar “Rewriting the colonial past: contemporary issues in museum collections” is part of the “Museums and colonial heritage” research axis of the Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). Other institutions and projects are associated with the seminar: the Department of Art History of the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne, the Department of Plastic Arts of the University of Paris 8 Vincennes Saint Denis, the Department of Social Sciences of the École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), the University of Paris Lumières for the project “Glissements de terrain. Museum collections reinvested by the field of contemporary art”, CIERA for the project “France and Germany facing colonial legacies: contemporary rereading of museum collections” and the research axis “Heritage development process, uses and museumization of the past” of the Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, University of Bucharest.

Facebook page of the session:  https://www.facebook.com/events/2138623546188192/

We look forward to seeing you there,
Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald

Damiana Otoiu

Political Science Department

University of Bucharest

8, Spiru Haret Street
010175, Bucharest 1
E-mail: damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro
http://prof.unibuc.ro/damiana-otoiu/

https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/1729//
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/2435/

Seminar: Séminaire Critical Heritage Studies – 10 décembre 2018 – EHESS

Séminaire Critical Heritage Studies
Épistémologies, réception, actualité
Lundi 10 décembre 2018
13h00-16h00
EHESS
salle A07_51
54 bd Raspail 75006 Paris

Séance de rentrée du séminaire

Présentation du programme du séminaire

Compte-rendu du congrès de l’ACSH 2018 Hangzhou et discussion autour du chapitre francophone
Julie Deschepper (INALCO-CREE)

À propos de l’observatoire du loto du patrimoine
Cyril Isnart (IDEMEC)

Actualité sur le PCI à l’UNESCO : les dossiers asiatiques candidats à la reconnaissance internationale
Caroline Bodolec (CCJ-CECMC)

Autour du PCI en France : quelques points d’actualité
Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

Seminar: Abian da Euskal Etnopoloaren 2018-2019ko mintegia | Inauguration du séminaire 2018-2019 de l’Ethnopôle Basque

Euskal kultur erakundea - Institut culturel basque

Abian da Euskal Etnopoloaren 2018-2019ko mintegia ahozkotasunaren inguruan

Ahozko ondarea eta ondare immateriala Euskal Etnopoloaren ikerketa eta ekintza gaietarik bat da. Horren karietara, 2018-2019an, Euskal kultur erakundea, Gizarte Zientzietako Goi Mailako Ikasketen Eskola (Georg Simmel Zentroa) eta beren partaideak, bederatzi hitzorduz osatua den ahozkotasunari buruzko mintegi berri bat antolatzen dute, dohainik eta deneri irekia, Baionako Euskal Museoan.

Lehen hitzordua urriaren 18aniraganen da, 18:00etan, Baionako Euskal Museoan, Florence DESCAMPS-ek (Historia garaikidean zuzentzeko ahalmena duen Konferentzia irakaslea Goi Mailako Ikasketen Eskola Praktikoan) eskaini hitzaldiarekin:“Ahozko artxibotik ondare immaterialera: nola heldu?”.

XX. mendearen azken laurdenaz geroztik, giza eta sozial zientziek, ondare erakundeek eta elkarteek ahozko corpus anitz bildu eta artxibatu dituzte. Baina zer egin grabatua izan den hitzarekin? Ahozko lekukotasun bilduma horiek ondare estatusa lortzen ahal ote dute?

Mintzaldia frantsesez, bat-bateko itzulpena euskaraz

Inauguration du séminaire 2018-2019 de l’Ethnopôle Basque dédié à l’oralité

Le patrimoine oral et immatériel est l‘un des quatre thèmes de recherche et d’action de l’Ethnopôle Basque. C’est dans ce cadre que l’Institut culturel basque, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Centre Georg Simmel), et leurs partenaires, organisent en 2018-2019 un nouveau séminaire sur l’oralité composé de neuf rendez-vous, ouvert à tous et gratuit, au Musée Basque et de l’histoire de Bayonne.

Le premier rendez-vous aura lieujeudi 18 octobre à 18h00 au Musée Basque et de l’histoire de Bayonne,avec une conférence de Florence DESCAMPS, Maître de conférences habilitée à diriger des recherches en Histoire contemporaine à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes,intitulée “De l’archive orale au patrimoine immatériel. Une mise à l’épreuve”.

Depuis le dernier quart du XXème siècle, de nombreux corpus oraux ont été collectés et archivés par les sciences humaines et sociales, les institutions patrimoniales et les associations. Mais que faire de la parole enregistrée ? Ces collections de témoignages oraux peuvent-elles accéder au statut de patrimoine ?

Conférence en français, traduction simultanée en basque

Xabier Paya

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Euskal kultur erakundea
Institut culturel basque
Lota BP 6 – 64480 Uztaritze
Tel. 0(033) 5 59 93 25 25
info@eke.eus
http://www.eke.eus

Seminar: Séminaire CHCSC 2018-2019 “Patrimoines et patrimonialisation”

Séminaire 2018-2019 Patrimoines et patrimonialisation. Les inventions du capital historique, XIXe-XXIe siècle

organisé par la MSH Paris-Saclay et le Comité d’histoire du ministère de la Culture,

Toutes les séances se tiennent au ministère de la Culture, site des Bons-Enfants (salle Rameau), 182 rue Saint-Honoré, Paris 1er.

Séminaire CHCSC Patrimoines et patrimonialisation 2018-2019

Entrée libre sous réserve d’inscription préalable (au moins 48 h à l’avance) à l’adresse :

https://framaforms.org/seminaire-patrimoines-et-patrimonialisation-les-inventions-ducapital-historique-xix-xxie-siecles

Seminar: “L’indigénisation des musées ?”, le 11.06.2018, 15h-18h [ENS]

Respatrimoni Network

21:39 (Il y a 13 heures)
À respatrimoni Se désabonner

Nous vous invitons cordialement à nous joindre pour la huitième séance du séminaire

REECRIRE LE PASSE COLONIAL : ENJEUX CONTEMPORAINS DES COLLECTIONS DE MUSEE  (EHESS/ENS, Centre Maurice Halbwachs)
le 11.06.2018, 15h-18h, ENS, 45, rue dUlm 75005 Paris, Salle Résistants [à confirmer]

[Pour des raisons d’accès au bâtiment, l’inscription est obligatoire avant vendredi, le 8 juin, et doit s’effectuer auprès de damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro]

Cette séance a pour thème L’indigénisation des musées ?

Présentations:

Jessica De Largy Healy, Les Aborigènes, leurs objets et les musées : perspectives récentes de la Terre d’Arnhem
et

Thomas Mouzard, Quels pluriels ? Le projet suspendu de Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane.

La séance sera introduite par Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et et modérée par Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes Saint Denis).

 

Jessica De Largy Healy, Les Aborigènes, leurs objets et les musées : perspectives récentes de la Terre d’Arnhem

En 1993, dans le contexte de l’Année Internationale des Populations Autochtones des Nations Unies, le Conseil des associations des musées australiens inaugurait une politique générale destinée à promouvoir les intérêts communs des musées et des Aborigènes concernant le patrimoine culturel de ces derniers. Un document au titre évocateur, Previous Possessions, New Obligations: Policies for Museums in Australia and Aboriginal and Torres Strait Islander Peoples, basé sur une série de principes tels que la reconnaissance des droits des Aborigènes sur les objets des musées, posa des lignes directrices pour le développement de partenariats autour de la conservation, de la documentation, de l’exposition et de l’accès aux collections concernées. Pionniers dans les débats sur la restitution et dans la mise en œuvre de collaborations avec les institutions du « GLAM sector » (Galleries, Libraries, Archives and Museums), les Aborigènes australiens participent d’un mouvement plus large qui rassemble aujourd’hui de nombreux acteurs autochtones du Pacifique et d’ailleurs autour d’une réflexion globale sur l’indigénisation des musées.

Dans cette communication, je m’intéresserai à deux concepts alternatifs – celui du « musée relationnel » et celui de « création de valeur » – proposés pour penser les manières singulières dont les collections aborigènes sont réinvesties aujourd’hui dans les musées. A partir d’exemples tirés de mes recherches de terrain en Terre d’Arnhem et en collaboration avec le chercheur yolngu Joe Gumbula dans plusieurs musées, je montrerai en quoi ces concepts peuvent révéler des enjeux bien plus signifiants localement que celui de l’indigénisation des musées.

 

Jessica De Largy Healy travaille depuis 2002 en Terre d’Arnhem, une région classique de l’anthropologie australianiste. Sa thèse (PhD Université de Melbourne-EHESS 2008), qui présente l’ethnographie d’un projet d’archivage aborigène, analysait les effets de la restitution numérique d’objets muséaux et de sources scientifiques sur la transmission des savoirs. Elle examine les façons dont le processus de restitution est réinvesti par différents acteurs et dynamise les pratiques sociales, artistiques et rituelles sur le terrain. S’intéressant aux mécanismes de transposition des images sacrées sur de nouveaux supports, ses travaux mettent au jour les sources contemporaines de la création aborigène, les innovations dans la figuration du sacré, la transformation rituelle et l’émergence de nouvelles formes de représentation y compris en ligne. Ses analyses de films de rituels ont montré comment ceux-ci apparaissent comme des nouveaux supports de médiation du sacré qui s’inscrivent dans des stratégies complexes de transmission.

Recrutée en 2017 au CNRS, son programme de recherche s’intitule “anthropologie de la restitution: archives, rituels création”. Qu’elle concerne la numérisation des collections muséales et des archives scientifiques ou les demandes de rapatriement physique de certains objets à leurs communautés d’origine, la restitution génère des pratiques et des discours nouveaux liés à des politiques de reconnaissance et de justice sociale, au droit de pratiquer et de transmettre sa religion, à l’éthique de la recherche et de la représentation muséale, et à la revitalisation culturelle et la perpétuation des traditions. Son programme poursuivra en l’actualisant une réflexion sur la restitution numérique et les archives autochtones, avec une attention portée à la catégorie du secret si prégnante en contexte aborigène australien. Une dimension comparative sera développée grâce à sa participation au projet SAWA (savoirs autochtones wayana-apalaï, Guyane). Elle abordera également la restitution sous l’angle du rituel et des nouvelles formes cérémonielles qu’elle génère ouvrant la recherche à des questionnements transversaux.

 

Thomas Mouzard, Quels pluriels ? Le projet suspendu de Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane.

Le projet de la Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane (MCMG) porte sur l’ensemble des communautés culturelles présentes en Guyane, dont celles auxquelles peut s’appliquer la catégorie “autochtone”, les Amérindiens en particulier, mais aussi les communautés maronnes, créoles, et issues de migrations plus ou moins anciennes. Dans le cadre de ce grand chantier de la Culture comme sur le territoire Guyane, la position autochtone n’est pas aussi évidente qu’elle peut l’être dans d’autres contextes où elle s’oppose à la société dominante au sens de la définition “canonique”. Pour l’équipe projet de la MCMG, il s’agissait d’appliquer les avancées de la muséologie autochtone à l’ensemble des communautés. Il était ainsi question d’établir un conseil des communautés, aux côtés du conseil scientifique, afin de garantir une co-construction des contenus et des programmes de l’établissement, conçu moins comme un musée face au public que comme une maison commune. Pour l’heure, le projet se limite à la construction d’un centre de conservation des archives et des collections, laissant en sommeil celui d’exposition permanente, de musée des enfants et de FRAC, que devrait accueillir l’ancien hôpital colonial Jean Martial ainsi réhabilité et reconverti. Le projet scientifique et culturel devrait être réécrit. Pour quelles raisons ? Dans le sens d’un musée identitaire, ou d’une maison de la construction des identités ?

Thomas Mouzard a obtenu en 2011 un doctorat en anthropologie sociale à l’EHESS portant sur des processus de subjectivation collective à travers des rituels populaires innovants et transethiques, dans leur rapport à la politique nationale (Madagascar, 1972-2008). Depuis 15 ans il se rend régulièrement en Guyane française où il réside depuis 2012. En 2012-2014, il mène une recherche-action à partir d’un programme de patrimonialisation en milieu amérindien. De 2014 à 2018 il est ethnologue à la direction des affaires culturelles de la Guyane, et vient d’être recruté au département du pilotage de la recherche du ministère de la culture. En tant que chercheur il travaille à l’échelle de deux territoires issus de la colonisation française (Guyane, Madagascar) sur les processus d’identification collective et de subjectivation, en particulier sur la base des identités ethniques et des politiques publiques, de la parenté, du rituel, et de la patrimonialisation.

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://web.facebook.com/events/190213728469108/

Page facebook du projet “France et Allemagne face aux héritages coloniaux” : https://www.facebook.com/heritagescoloniaux/

Au plaisir de vous y retrouver,

L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Margareta von Oswald

Seminar: Critical Heritage Studies – 14 juin 2018 – Pratiquer la recherche sur le patrimoine culturel en France. Deux regards institutionnels

Jeudi 14 juin 2018

14h00-17h00
Institut national du Patrimoine 
Salle Champollion 
 
Séminaire Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception, actualité
Caroline Bodolec (CCJ-CECMC), Cyril Isnart (IDEMEC), Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

Séance 7: Pratiquer la recherche sur le patrimoine culturel en France. Deux regards institutionnels

Isabelle Chave
[Conservateur en chef du patrimoine, Adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, Direction générale des Patrimoines / Ministère de la Culture]
Le patrimoine comme objet : formes et actualités de la recherche dans les services et établissements patrimoniaux du ministère de la Culture 
Appuyée sur une synthèse des outils d’orientation et dispositifs en vigueur, la contribution analyse l’ouverture au champ pluridisciplinaire de la direction générale des Patrimoines et des établissements publics qui lui sont rattachés, quelques-uns de ses thèmes d’application contemporains et les réflexions induites sur l’évolution des métiers.
 
Dominique Guillaud
[Directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement, UMR PALOC et Observatoire des Patrimoines – Sorbonne Universités]
Quelques réflexions sur les capacités du concept de patrimoine à structurer la recherche
Analysant quelques structures scientifiques autour du patrimoine (de l’UMR Paloc avec ses évolutions thématiques et théoriques, jusqu’à OPUS, institut de l’IDEX Sorbonne-Universités), la présentation s’intéresse à l’opérationnalité du concept de patrimoine en termes de structuration de la recherche et ses liens vers la société.

Seminar – RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN CONTEXTE DE PATRIMONIALISATION: L’INSTRUMENTALISATION DE L’ ÉCRITURE ORACULAIRE DES SUI EN CHINE DU SUD-OUEST -EHESS- 31/05/2018

Séminaire EHESS – 2017-2018 ANTHROPOLOGIE COMPARÉE À PARTIR DE L’ASIE DU SUD-EST

 Jeudi 31 mai 2018 14h-16h, Maison de l’Asie, 22 av du Président-Wilson 75116 Paris, Grand Salon 1er étage.

Séminaire organisé par Vanina Bouté, Béatrice David, Yves Goudineau, Denis Vidal

BÉATRICE DAVID Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis/LEGS

RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN CONTEXTE DE PATRIMONIALISATION: L’INSTRUMENTALISATION DE L’ ÉCRITURE ORACULAIRE DES SUI EN CHINE DU SUD-OUEST

Affiche : affiche_31mai2018