Category Archives: Seminar

Seminar: Collections in Circulation Seminar Series

LONDON GROUP OF HISTORICAL GEOGRAPHERS

Seminar Programme, Spring Term 2018

COLLECTIONS IN CIRCULATION

1st May  Sarah Longair (University of Lincoln)
Objects, islands, empire: collecting in the western
Indian Ocean, 1860 – 1930

15th May  Julie Adams (British Museum)
Museum, magic, memory: the curating of Paul MontagueAs previously, the seminars will take place at 5.15pm in Wolfson Room I (NB01), Institute of Historical Research, North Block, Senate House, University of London. For further details, or to have your name added to our e-mail list, please contact one of the convenors.

For supporting this seminar series, we are grateful to AHRC, King’s, Queen Mary, Royal Holloway, Birkbeck, LSE, Open University, UCL, University of Sussex, and the IHR.

Series Convenors: Ruth Craggs (King’s), Felix Driver (Royal Holloway), Innes M. Keighren (Royal Holloway), and Miles Ogborn (Queen Mary).

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CFP: RDV ethnologiques de Salagon. Fait main? Artisanat : l’ordinaire et le remarquable

Musée de Salagon

Rendez-vous ethnologiques de Salagon

Fait main ? Artisanat : l’ordinaire et le remarquable

              

25 et 26 mai 2018

Appel à communications

En collaboration avec le CRIA

et l’IDEMEC (UMR 7307 AMU-CNRS)

 

 

Nous invitons ceux que le sujet intéresse, qu’ils soient universitaires, qu’ils travaillent dans un musée ou traitent de la thématique dans un autre cadre, à envoyer une proposition de communication.

Comité organisateur :

 

Jean-Yves Durand, CRIA-UMinho (Braga, Portugal)

Cyril Isnart, IDEMEC (Aix-en-Provence)

Isabelle Laban-Dal Canto, musée de Salagon (Mane)

Antonin Chabert, musée de Salagon (Mane)

Les propositions de communication sont à envoyer à Antonin Chabert,

Responsable de l’unité scientifique du musée de Salagon :

antonin.chabert@le04.fr

avant le 15 mars 2018

sous forme numérique (Word), maximum 2 000 signes espaces compris.

Les intervenants retenus seront défrayés (voyage et hébergement).

Musée de Salagon, le Prieuré, 04300 Mane

http://www.musee-de-salagon.com/

Fait main ? Artisanat : l’ordinaire et le remarquable

 

L’artisanat semble accompagner l’humanité depuis toujours : le genre homo est faber et sa capacité à interagir de manière intensive avec son environnement, notamment par la fabrication d’objets, est l’une de ses caractéristiques — dont on sait néanmoins qu’il la partage, jusqu’à un certain point, avec d’autres espèces. Ancrée dans un passé lointain, cette faculté aura fini par prendre une forme industrielle dont la massification, la standardisation et l’efficacité paraissent menacer la production artisanale. La pensée ethnotechnologique n’envisage pas de solution de continuité entre le silex éclaté et « la télévision » (disparu en 1986, André Leroi-Gourhan parlerait aujourd’hui du smartphone), mais elle discerne dans l’avènement industriel et la « régression de la main » un risque fondamental pour l’humanité : « ne pas avoir à penser avec ses dix doigts équivaut à manquer d’une partie de sa pensée normalement, philogénétiquement humaine » (1964 : 62). Pour Glenn Adamson, un historien de l’art qui récuse l’opposition entre production artisanale et industrielle, l’émergence de l’industrie au XIXème siècle fut la condition d’identification et de revalorisation sociale de l’artisanat, jusqu’alors indifférencié : selon lui, c’est par contraste que ces deux univers se constituent réciproquement. Quoi qu’il en soit, le fait est que, jusqu’à très récemment, la grande valeur attribuée à l’artisanat, notamment dans les diverses formes qu’a pu prendre l’engouement intellectuel et esthétique qu’il a suscité depuis la fin du XIXème siècle, est celle d’un « antidote à la modernité » (Adamson 2013 : xv).

C’est bien ainsi que l’aura longtemps approché l’anthropologie, emplissant, avec un vif sentiment d’urgence, les musées ethnographiques de témoins de la « culture matérielle » des sociétés paysannes européennes ou des univers colonisés. Quels que soient les contextes étudiés, la question des limites de ce qu’est au juste l’artisanat, en particulier relativement à l’art, a semblé toujours plus ou moins explicitement orienter la constitution de ces collections ou leur traitement muséologique. Il est rare que leur étude se place hors du cadre prédéfini de « l’art populaire » (Cuisenier 1987): des productions matérielles combinant des préoccupations fonctionnelles, utilitaires et décoratives mais dépourvues de visées en premier lieu esthétiques. Il est habituel de voir l’artisan, aussi extraordinairement habile qu’il puisse être, en tant qu’un exécutant expert plus qu’un créateur, un dépositaire d’un savoir-faire partagé par une communauté de pairs et acquis par un long apprentissage plus qu’un artiste — ce détenteur individuel d’un « don » exceptionnel, mystérieux et intransmissible.

Aujourd’hui souvent remise en cause dans les approches universitaires, la distinction entre art et artisanat demeure vive dans le sens commun, pour lequel l’idée d’une ustensilité, une utilité banale visant la satisfaction de besoins ordinaires de la vie quotidienne est liée à l’objet artisanal, même éventuellement singulier et remarquable du fait de la qualité exceptionnelle de sa conception et de sa réalisation. Une telle  approche utilitariste suscite désormais peu d’écho au sein d’une anthropologie ou d’une ethnomuséologie devenues moins attentives aux propriétés matérielles, techniques et esthétiques en soi des objets qu’à leur usage et leur consommation, aux manières qu’ils ont d’enchevêtrer le physique et le social. Les univers ruraux ou exotiques sur lesquels ces disciplines se penchaient autrefois n’ont pas tous été détruits par la modernité. Ceux qui s’y sont adaptés, intégrés au marché global (notamment touristique), accommodent leurs productions matérielles à ses exigences, les soumettant à des innovations techniques, matérielles ou formelles qui, il y a peu, auraient été jugées incompatibles avec l’idéal traditionnel de l’artisanat (Buob 2009). En fait, l’observation au long du temps de ce domaine habituel d’invocation de « la tradition » montre combien est illusoire la notion d’une « authenticité » qui serait essentielle et fixe.

En réalité, l’industrialisation a fait que, dans leur quasi-totalité, les objets artisanaux soient désormais superfétatoires : à quelques rares exceptions près, limitées à des usages extrêmement précis (comme certains instruments de musique), leurs fonctions techniques sont pour l’essentiel remplies par d’autres objets souvent plus efficaces, produits à des coûts considérablement moindres et aisément remplaçables. Ils sont valorisés et recherchés avant tout pour des raisons esthétiques ou affectives (souvent formulées en termes d’identité) et de distinction. Ceci mène à ce que deviennent plus étroites et manifestes les relations entre artisanat et « luxe », une proximité évidente en ce qui concerne de nombreuses productions désignées en France comme « artisanat d’art », essentielles à des secteurs (haute couture, joaillerie, etc.) pour lesquels une basse productivité et un coût de production élevé sont moins gênants que distinctifs.

Il s’agit là d’activités de très haute spécialisation technique et à l’apprentissage long. Leurs représentants peuvent être devenus très peu nombreux, et le sentiment d’un risque de disparition suscite une approche centrée sur la transmission des savoir-faire (Chevallier 1991). Outre ses dimensions corporelles et gestuelles (Buob et Klein 2012) et cognitives (Marchand 2010), l’apprentissage artisanal peut être abordé par l’anthropologie dans ses aspects interrelationnels et sociaux, dans certains cas encadrés et contrôlés par des institutions fortes (comme, en France, le compagnonnage ; Adell-Gombert 2008). Et l’attention se porte aussi désormais sur les conséquences que la  patrimonialisation peut avoir sur les modalités de transmission et d’innovation (Buob 2011), notamment depuis l’instauration d’un « patrimoine immatériel » fourre-tout. Les initiatives patrimoniales soutenues, dans les sociétés euro-américaines, par la passion d’enthousiastes de nombreuses productions artisanales opérant dans un registre économique plus modeste que l’artisanat d’art sont quant à elles souvent motivées par des préoccupations de promotion touristique et de « développement local ».

Ce n’est que depuis peu que les ethnographes de ces contextes observent de près les dimensions économiques de l’artisanat et leur articulation avec les conditions imposées par le capitalisme global, à la différence des travaux portant sur des pays post-coloniaux. Là, la variété des formes de production artisanale perdurant dans un contexte qui apparemment devrait les annihiler nourrit à la fois les analyses culturelles et les réflexions de l’anthropologie économique et du développement. Celle-ci s’intéresse de près à la production à petite échelle, peu ou pas mécanisée, couvrant l’ensemble de la chaîne opératoire sans ou avec peu de division du travail, recourant à des sources d’énergie locale, et aux modes de propriété et relations de pouvoir qui l’encadrent. Cette approche scrute souvent les interstices sociaux où prennent leur essor des coopératives ou des initiatives de micro-entreprenariat ou de distribution directe, structures adéquates à la production artisanale et visant à corriger des iniquités économiques locales. Celles-ci affectent souvent les femmes dont la rétribution financière est loin d’être toujours à la hauteur de leur compétence et leur labeur.  Faut-il le dire, le genre constitue un axe d’analyse dont la pertinence vaut pour tout le champ de l’artisanat, dans lequel la trame du social, de l’économique, du symbolique, de l’esthétique est particulièrement serrée autour des rôles des genres.

Il convient en effet de le rappeler : le mot « artisanat » désigne certes des produits mais aussi un mode de production, un type d’activité et d’organisation du travail. En France et dans quelques pays européens existent des définitions légales de l’activité et de l’entreprise artisanale. Quoique diverses, elles s’accordent autour de l’importance accordée à la responsabilisation personnelle du (de la) chef(fe) d’entreprise en matière d’excellence de la mise-en-œuvre d’un savoir-faire. Néanmoins, force est de reconnaître que ne sont pas légion les ethnographies de la vie de l’électricien, du plombier, du mécanicien ou même du boulanger[1] – le fait que ces mots soient ici au masculin étant en soi une indication de la force des distinctions de genre indiquées plus haut.

C’est que l’imaginaire partagé de l’artisanat le situe moins dans la sphère de l’économie, du travail et de la machine que, avant tout, dans celle d’une expérience corporelle et d’un accomplissement individuels, acquisition assidue d’un savoir-faire manuel poli par des générations de prédécesseurs et dont la transmission ne serait pas sans sa part de secret. Cette inscription dans une continuité temporelle associe l’artisanat à la lenteur, au respect de la tradition mais aussi, en corollaire, à l’usage de matériaux « naturels » ainsi qu’au refus de la production massifiée, dépersonnalisée et au modèle économique et social sans durabilité qui la promeut. Le mouvement Arts and Crafts est issu de la pensée socialiste du XIXème siècle, la « contre-culture » néorurale des années 1960-70 voyait dans l’activité artisanale un élément de critique du « système »[2] (Marchand, 2017 : 5) et, aujourd’hui, la sympathie à l’égard de l’artisanat participe de l’intérêt pour tout ce qui se veut slow. Mais un antidote à la modernité peut-être nostalgique et passéiste, conservateur ou réactionnaire ou, au contraire, prétendre réformer le présent par l’innovation. Cette tension est bien présente dans l’artisanat, qu’on peut en fait voir comme une « nécessité du capitalisme » : pour Nestor García Canclini observant les groupes indigènes sud-américains dans les années 1970, « les produits artisanaux sont et ne sont pas un produit précapitaliste », leur rôle de ressource économique supplémentaire, de relanceurs de la consommation, d’attractions touristiques, d’instruments de cohésion idéologique montrent à quel point la capacité adaptative du capitalisme sait les utiliser (García Canclini 1982 : 77-78).

De fait, en dépit des cris d’alarme poussés depuis deux siècles, l’artisanat se porte bien, merci. Certaines de ses formes s’édulcorent. D’autres s’éteignent, mais il arrive qu’elles renaissent. Mais, d’une manière générale, le mode de production artisanal connaît un très fort regain (Luckman 2015), de la pacotille touristique au hobby d’un passionné, de la bimbeloterie fleurissant sur les marchés de Noël à la marquèterie la plus précise ou la broderie de haute couture, du potier néorural au designer (new-yorkais ? ou néorural lui aussi ?) élaborant un modèle 3D. Ce mouvement se nourrit de la recherche de produits individualisés mais aussi de l’attrait pour des systèmes de production à petite échelle (ce qui ne veut pas dire absents d’internet), socialement et écologiquement responsables. Sa vitalité est indéniable : lancé en 2005, Etsy.com, le « eBay du fait main » a désormais un chiffre d’affaires supérieur à un milliard de dollars. Il peut prendre des formes à tout le moins inattendues, comme la réappropriation féministe des travaux d’aiguille. Et il réinvestit des espaces d’où l’artisanat avait été chassé de longue date : les quartiers gentrifiés voient proliférer les boutiques de cet « artisanat urbain » dont les références esthétiques sont sans ancrage géographique, hybridant des formes culturelles hétéroclites qu’elles s’approprient souvent sans souci.

Dans ces courants d’évolutions fourmillantes, même le fait-main n’a plus toujours l’importance exclusivement déterminante pour l’artisanat qui lui est communément accordée : pour l’UNESCO (1997), un produit est artisanal si « la contribution manuelle directe de l’artisan demeure la composante la plus importante du produit fini ». En fait,  certaines industries de fabrication de biens de consommation quotidienne (vêtements, chaussures…) à petite échelle réincorporent des procédures artisanales à certains points de leur chaîne de production (outre dans leur rhétorique commerciale), trouvant là un moyen de rapprocher leurs produits du « haut de gamme », sinon du luxe. Et on voit la valorisation du « travail bien fait » (qui correspond à la forme verbale du mot anglaiscraft) s’autonomiser relativement à celle du fait-main, à laquelle elle est implicite, en particulier avec l’intégration des outils et procédures informatiques dans diverses phases de la production artisanale (Press 2007). Avec les prémices de l’impression 3D, la conception virtuelle des objets devient en quelque sorte une nouvelle façon que l’artisanat a d’être « digital » même sans intervention directe des doigts.

Un musée comme Salagon est l’héritier d’une tradition ethnographique focalisée sur un monde social aujourd’hui disparu, mais dont les images restent prégnantes, et ses réserves sont emplies d’objets du quotidien (sur lesquels le Rendez-vous Ethnologique se pencha en 2016) dont beaucoup sont artisanaux. Le musée est désormais préoccupé d’observer et de montrer le monde contemporain, dont il est attentif à ses productions matérielles utilitaires et artistiques. Il présentera cette année une exposition sur la céramique ancienne et actuelle en Haute Provence et une autre du céramiste chinois contemporain Bai Ming, illustrant ainsi l’hétérogénéité, décrite dans les lignes qui précèdent, des objets et des activités que désigne « l’artisanat » : des éléments disparates mais qui ont un « air de famille », oscillant entre l’ordinaire et le remarquable, le banal et le singulier, le trivial et le luxe. Cette croissante diversité appelle une attention toujours plus pluridisciplinaire (Alfoldy 2007) : comme toujours ouverte aux scientifiques, aux professionnels des musées aussi bien qu’aux ethnographes amateurs et à tous les curieux, la 4ème édition du Rendez-vous Ethnologique de Salagon écoutera aussi artisans, designers et artistes. On leur demandera de recourir à leur expérience en création matérielle afin d’appliquer un peu de savoir-défaire à l’univers de l’artisanat contemporain.

                             (Janvier 2018)

                                                       Jean-Yves Durand,

                              Instituto de Ciências Sociais, Universidade do Minho,

                               (Braga, Portugal)

                                CRIA-UMinho

Bibliographie:

ADAMSON Glenn:  2013, The Invention of Craft, Bloomsbury.

ADELL-GOMBERT  Nicolas : 2008, Des hommes de Devoir. Les compagnons du Tour de France (XVIIIe-XXe siècle), Éditions de la Maison des sciences de l’homme.

ALFOLDY Sandra (ed.): 2007, Neocraft. Modernity and the crafts, The Press of the Nova Scotia College of Art and Design.

BUOB Baptiste : 2009, La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes. Une anthropologie des techniques par le film et le texte, Ibis Press – Éditions de la MSH.

BUOB Baptiste : 2011. « Les artisans du patrimoine. Regard ethnologique sur les dinandiers de Fès et la patrimonialisation au Maroc », Hespéris-Tamuda, 45.

BUOB Baptiste; KLEIN Valérie (eds.): 2012, Luthiers, de la main à la main (Arles/Mirecourt, Actes Sud/musée de la Lutherie et de l’Archèterie françaises.

CHEVALLIER Denis : 1991, « Des savoirs efficaces », Terrain,  nº16.

CUISENIER Jean : 1987 (1975), L’art populaire en France, Arthaud.

GARCÍA-CANCLINI Nestor: 1982, Las culturas popualres en el capitalsimo, Ediciones Casa de las Américas.

LEROI-GOURHAN André : 1965, Le geste et la parole. II La mémoire et les rythmes, Albin Michel.

LUCKMAN Susan : 2015, Craft and the creative economy, Palgrave Macmillan.

MARCHAND Trevor (ed.) : 2010, Making Knowledge: Explorations of the Indissoluble Relation between Mind, Body and Environment, Journal of the Royal Anthropological Institute Special Issue Book Series, Wiley Blackwell.

MARCHAND Trevor (ed.) : 2017, Craftwork as Problem Solving: Ethnographic Studies of Design and Making (Anthropological Studies of Creativity and Perception), Routledge.

PRESS Mike : 2007, « Handmade futures : the emerging role of craft in our digital culture », in Alfoldy S. (ed.) Neocraft. Modernity and the crafts, The Press of the Nova Scotia College of Art and Design.

UNESCO : 1997, Symposium UNESCO/CCI “L’artisanat et le marché mondial : commerce et codifications douanières”, Manille, 6-8/10/ 1997, cité sur

http://www.unesco.org/new/fr/culture/themes/creativity/creative-industries/crafts-and-design/ (consulté le 15/01/2018).

[1] Peut-être apparaîtront des études suscitées par la volonté présidentielle de voir la baguette de pain intégrer la liste du patrimoine immatériel de l’humanité. Afin de respecter l’injonction d’immatérialité posée par l’UNESCO, sans doute faudra-t-il parler de « la boulangerie française » ou de « l’art du boulanger français », ce qui est tout de même moins croustillant et savoureux qu’une baguette juste défournée.

[2] Cet aspect rapproche à certains égards l’artisanat de l’ethnobotanique, domaine important au Musée de Salagon où depuis 17 ans lui est consacré un séminaire annuel favorisant, comme le Rendez-vous, les contacts entre chercheurs et  « amateurs ».

Seminar: 14 FÉVRIER 2018 – SEMINAIRE « ENJEUX CONTEMPORAINS DU TOURISME CULTUREL »

Le cycle de séminaires « Enjeux contemporains du tourisme culturel » se poursuit en 2018 avec ce mercredi 14 février à partir de 18h30,  Fabiola Mancinelli de l’Université de Barcelone, qui interviendra à la Sorbonne sur le thème :

« Zafimaniry : l’invention d’une tribuTourisme et patrimoine immatériel à Madagascar »

Entrée libre, 18h30-20h, 17 rue de la Sorbonne, Paris (salle D632)

 

mancinelli

Seminar: EHESS-ENS (Paris), “Muséographies de la mondialisation”, Lundi 12.02.2018, 14h-17h

REECRIRE LE PASSE COLONIAL : ENJEUX CONTEMPORAINS
DES COLLECTIONS DE MUSEES
(EHESS/ENS, Centre Maurice Halbwachs)

Lundi 12.02.2018, 14h-17h
ATTENTION, CHANGEMENT D’HORAIRE !
Salle W, ENS, 4e étage esc. B, 45 rue dUlm 75005 Paris

« Muséographies de la mondialisation »
Intervenantes: Lotten Gustafsson (Université de Stockholm), “Curating
globalization or How to do museology from within” et Laurella Rinçon (DSS,
ENS/ MCC), “Curating creolization, poetics of translation in museums”. La
séance aura lieu en français et en anglais.

La réflexion sur les pratiques curatoriales s’accompagne dans certaines
institutions de la définition de nouveaux domaines transversaux d’études
des collections, relevant du champ de la mondialisation. A Stockholm,
Göteborg, Leyde, Londres ou Paris, de nouveaux départements sont créés pour
explorer la traduction dans la culture matérielle et la création artistique
des phénomènes issus de la mondialisation. Comment se délimitent les corpus
de collections et se définissent les politiques curatoriales qui s’y
appliquent ?

Lotten Gustafsson Reinius est depuis 2016 Professeur invitee-Hallwyl du
Nordic Folklife Research, à l’université de Stockholm et au Nordic Museum.
Elle fut jusqu’en 2016, directrice du Musée d’ethnographie de Stockholm où
elle fut aupravant conservatrice pour la mondialisation chargée de 2012 à
2014 des programmes de restitutions.

Références bibliographiques:
–  Lotten Gustafsson Reinius, Peers, Laura, and Shannon, Jennifer,
“Introduction: Repatriation and Ritual, Repatriation as Ritual”, 1-8, in:
Museum Worlds: Advances in Research, no 5, 2017
– Lotten Gustafsson Reinius, “The Ritual Labor of Reconciliation: An
Autoethnography of a Return of Human Remains”, 74-87, in: Museum Worlds:
Advances in Research, no 5, 2017
– Lotten Gustafsson Reinius, “Myths of Globalization: Myths of Modernity”,
In: Fetish modernity. Eds. Anne-Marie Bouttiaux & Anna Seiderer. Tervuren
Royal Museum for Africa. Brussels: 2011.
– Lotten Gustafsson Reinius, “La lecon des choses. Grammaire chachée des
collections congolaises dans les musées suédois”, in Ethnologie Francaise
XXXVIII, 2008, 2.
– Laurella Rinçon, “My voice in a glass box”. Objectifying processes in
collecting practices at the National Museum of World Culture in Sweden.
ICME Papers:1–7, 2005
– Laurella Rinçon, “Visiteurs d’origine immigrée et réinterprétation des
collections au Världskulturmuseet de Göteborg”, in Culture & musées
6(1):111–127, 2005
– Laurella Rinçon, “Creoleness and Creolizations as New Ethics and Poetics
of Museography“, in Fetish Modernity, eds Anne-Marie Bouttiaux & Anna
Seiderer, Tervuren Royal Museum for Africa. Brussels: 2011.

Le séminaire s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du
Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences
Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et
projets sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de
l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences
sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The
Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université
Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections
muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain»,  le CIERA pour le
projet «France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures
contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche «Processus
de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé» du Centre
Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales,
Université de Bucarest.

Séminaire : Réécrire le passé colonial: Enjeux contemporains des
collections de musées associé à l’atelier de recherche: Le musée comme terrain: Stratification des héritages coloniaux
Page facebook de la séance: https://www.facebook.com/events/153283385475118/
Page facebook du projet “France et Allemagne face aux héritages coloniaux”
https://www.facebook.com/

Vous êtes les bienvenu.e.s, le séminaire est ouvert à tous!
Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot,
Laurella Rinçon, ‎Anna Seiderer, Margareta von Oswald

Seminar: Critical Heritage Studies – Séance 4 – Le patrimoine mondial entre interpellation, revendication et réparation symbolique, 8 février 2018, INP, Paris

Jeudi 8 février 2018
14h00-18h00
Institut national du Patrimoine
Salle Champollion
2 rue Vivienne
75002 Paris

Séance 4: Le patrimoine mondial entre interpellation, revendication et réparation symbolique

Séance commune des séminaires

“Ethnographier le patrimoine mondial. Attendus, procédures et effets” de l’Institut national du patrimoine et de l’École du Louvre

et

“Critical Heritage Studies. Épistémologies, réceptions, actualités” (EHESS/CNRS)

Simone Pondé Vassalo (professeur adjoint au Département d’Anthropologie de l’Université Fédérale Fluminense, Rio de Janeiro) sur le quai de Valongo à Rio de Janeiro, Brésil

Elise Demeulenaere (chargée de recherche au CNRS, Laboratoire Éco-anthropologie et Ethnobiologie, Muséum national d’Histoire naturelle) sur le paysage culturel Konso en Éthiopie.

Seminar: “Archives et patrimoine de l’ethnologie de la France” (IIAC / AN / INP / DGP)

Programme du séminaire 2018 « Archives et patrimoine de l’ethnologie de la France » à l’Institut national du patrimoine

Coordination : Yann Potin (AN) et Christian Hottin (INP)

Archives et patrimoines de l’ethnologie de la France

Dans le cadre du programme Bérose, le CNRS (UMR IIAC 8177), les Archives nationales, l’Institut national du patrimoine et la Direction générale des patrimoines organisent en partenariat un séminaire de recherche sur le thème : « Archives et patrimoines de l’ethnologie de la France (1945-1975) ». Il est conçu comme la continuité du séminaire « Lieux et acteurs de l’ethnologie de la France (1945-1975) : archives et réseaux, entre recherche et patrimoine » (2015-2017). Les rencontres se donnent pour objectif de penser les interactions renforcées entre les logiques de collecte, de conservation et de constitution d’archives dans l’élaboration du patrimoine ethnologique, dans un monde à la fois post-rural et post-industriel et numérique.

Dates : le jeudi de 17 h 30 à 19 h ; 22 février, 8 mars, 29 mars, 12 avril, 17 mai, 14 juin 2018

Lieu : INP – Salle Champollion – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

22 février 2018
Regards sur le patrimoine oral, contes et récits légendaires. Sa préservation dans les collectes et les archives
séance animée par Jacques Berlioz, directeur de recherche CNRS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), avec Alice Joisten et Nicole Belmont, Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS

8 mars 2018
Au gré du don des archives : le fonds Françoise Héritier aux Archives nationales
Guillaume Frantzwa, conservateur aux archives du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères,Yann Potin, chargé d’études documentaires, Archives nationales, et Amélie Hurel

29 mars 2018
1975, année ethnologique suivi de Ethnologies au rapport, de Soustelle à Benzaïd (1974-1980)
Philippe Joutard, historien, recteur d’académie honoraire et professeur émérite d’histoire moderne de l’Université de Provence Aix-Marseille puis Christian Hottin, directeur des études, INP, et Yann Potin

12 avril 2018
Le muséologue exposé : Georges-Henri Rivière au MuCEM
Marie-Charlotte Calafat, adjointe du département des collections et des ressources documentaires, MuCEM, Pascal Riviale, chargé d’études documentaires aux Archives nationales, Germain Viatte, conservateur général du patrimoine honoraire, en présence de Jean-François Leroux-Dhuys (exécuteur testamentaire de Georges-Henri Rivière)

17 mai 2018
De « l’urgence » à « la rénovation » et à « l’effondrement » : motifs et mobiles des chantiers collectifs en ethnologie de la France rurale »
Florence Weber, professeur des universités, directrice des études au département de sciences sociales de l’Ecole Normale Supérieure – Centre Maurice Halbwachs

14 juin 2018
Archives branchées pour ethnologues en ligne
Isabelle Chave, adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, Eric Jolly, directeur de l’Institut des mondes africains – CNRS, Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS – IIAC– Lahic, responsable de Bérose, et Marie-Dominique Mouton, Labex Les passés dans le présent

Infos pratiques

Formulaire d’inscription (obligatoire) en ligne (site INP ) : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfI0YxTKDfBG3_Wd-SlPbBZMs1PAJC_intmngJP_PY6nx2Sjg/viewform

Contact : Yann Potin (potin.yann@gmail.com)

Seminar: Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives (AN / BnF / INP)

Programme du séminaire 2018 “Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives”, soutenu par le LABEX CAP, qui associe, sous le patronage de l’Institut national du Patrimoine, les Archives nationales (département Education, Culture et Affaires sociales-DECAS) et la Bibliothèque nationale de France (Mission pour la gestion de la production documentaire et des archives).

Coordination : Christian Hottin (INP), Anne Leblay-Kinoshita (BNF) et Yann Potin (AN)

Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives

Dates : Le jeudi, de 16h à 18h : les 15 février, 15 mars, 5 avril, 3 mai, 31 mai et 28 juin

Lieu : Institut national du Patrimoine, salle Champollion, 2 rue Vivienne – 75002 Paris

La mission pour la gestion de la production documentaire et des archives de la Bibliothèque nationale de France, les Archives nationales (Département Éducation, Culture et Affaires sociales) et l’Institut national du Patrimoine organisent un séminaire commun d’histoire croisée et comparée des pratiques de patrimonialisation de l’écrit.

Archives et bibliothèques constituent deux modes de conservation et de valorisation des documents écrits : le terme générique, et général de « patrimoine écrit », de création très récente (adopté par le service du Livre et de la lecture en 2004), émane du monde des bibliothèques et semble parfois désigner paradoxalement tout patrimoine écrit hors du champ archivistique.

Tout se passe comme si le patrimoine écrit et le patrimoine archivistique étaient deux entités parallèles s’ignorant mutuellement. Ce dispositif contradictoire est le produit d’une histoire que ce séminaire entend aborder à partir de la formation et des pratiques professionnelles, des enjeux politiques et juridiques et des fonctions assignées à la mise en archives et à la collecte des documents écrits.

A partir des archives produites depuis leur fondation (ou refondation) respective durant la Révolution française par les différents services des Archives et de la Bibliothèque nationale, l’approche comparée des pratiques d’enregistrement et de mémoire interne sur la longue durée vise à appréhender en miroir, parfois brisé, l’histoire des deux conservatoires nationaux de l’écrit, par ailleurs associés, sinon confondus, dans les représentations collectives.

Ces deux institutions représentent toutefois deux modalités distinctes, jusqu’à la contradiction, de mise en patrimoine de l’écrit. En situation de concurrence directe au cours du XIXe siècle, la Bibliothèque et les Archives nationales ont progressivement forgé leur périmètre patrimonial, à la fois distinct et parallèle, associé à des pratiques de collecte, de conservation et de communication tour à tour analogues et opposées.

Le séminaire se propose, pour une première année d’expérimentation, en six séances, le jeudi de 16h à 18h, d’explorer les modalités d’une comparaison entre les archives de la Bibliothèque nationale de France et celles des Archives nationales, à partir de grands thèmes ou typologies fonctionnelles : entrées des fonds et acquisitions, conditionnement des documents, questions de cotations, organigrammes et gestions des personnels, relations avec les publics (demande de recherche, prêts, consultation et gestion des lecteurs), expositions de documents, etc.

15 février 2018
Pour une histoire croisée du Patrimoine écrit, entre bibliothèques et archives
séance d’introduction par Anne Leblay-Kinoshita, cheffe de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, Bibliothèque nationale de France (BnF), Yann Potin, chargé d’études documentaires aux Archives nationales (AN), Anne Pasquignon, adjoint au directeur des Collections pour les questions scientifiques et techniques, BnF, et Philippe Barbat, directeur de l’INP

15 mars 2018
Histoire comparée de l’administration des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale (1790-1870)
Marie Galvez, archiviste paléographe, conservateur à la BnF, et Denise Ogilvie, conservateur en chef aux Archives nationales-Centre Jean Mabillon

5 avril 2018
Enregistrer les fonds : la question des archives des entrées et des acquisitions
Clément Arnaud, Archives départementales de Seine-et-Marne, Christophe Gauthier, professeur d’histoire du livre et des médias contemporains (XIXᵉ-XXIᵉ siècles) à l’École Nationale des Chartes, Cécile Robin, chargée d’études documentaires aux AN, et Isabelle Le Masne de Chermont, directrice du département des manuscrits, BnF

3 mai 2018
Bâtiments d’archives et de bibliothèques face à leur archives courantes et définitives
Jean-Luc Bichet, architecte, coordinateur bâtiment de Pierrefitte-sur-Seine, AN, et Christian Hottin, directeur des études du département des conservateurs, INP

31 mai 2018
Mémoriser la consultation et le lectorat : l’enregistrement des recherches et les archives de la communication
Claire Béchu, chargée de mission pour la diffusion scientifi que, AN, Emmanuel Rousseau, directeur des fonds, AN, et Jacqueline Sanson, présidente de la Société française d’archéologie et ancienne directrice générale de la BnF

28 juin 2018
Exposer le patrimoine écrit : documenter et archiver la mise en vitrine des archives et des manuscrits
Ariane James-Sarrazin, conseillère scientifique à l’Institut national d’histoire de l’art, et Eve Netchine, directrice du département des Cartes et plans, BnF

Seminar: “Écologie des collections” et séance du 8 février 2018, musée du quai Branly

Programme du séminaire « Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales » , qui se tiendra au musée du quai Branly-Jacques Chirac : Programme Ecologie des collections_séminaire 2018C

Pour la deuxième année, le séminaire creusera la perspective d’une écologie des collections, dans une démarche interdisciplinaire et comparative, rassemblant professionnels de la conservation et chercheurs, en prenant appui sur des études de cas. Nous y aborderons cette année les enjeux liés à la conservation des matières plastiques (séance 1), les usages des nouvelles ressources numériques pour l’étude des œuvres (séance 2) et les modalités de la conservation du vivant, à travers le cas de la taxidermie (séance 3).

Lien vers le programme 2016-2017 :

http://labexcap.fr/wp-content/uploads/2016/10/Programme-seminaire-Ecologie-des-collections.pdf

 

La première séance, « Écologie des collections plastique », aura lieu jeudi 8 février, 10h-13h, au musée du quai Branly (salle 1).

Nous y examinerons les modalités de conservation des polymères, notamment les matières plastiques, selon deux registres différents : le monde de l’art et celui du déchet.

Nos deux invités seront Gilles Barabant, responsable de la filière art contemporain, département restauration du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), et Baptiste Monsaingeon, socio-anthropologue, auteur de Homo Detritus. Critique de la société du déchet (Paris, Le Seuil, 2017).

Leurs interventions seront discutées par Frédéric Keck, anthropologue, directeur de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Les séances sont ouvertes à toute personne intéressée : pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter.

Seminar: Patrimoine et patrimonialisation du cinéma / 31 janvier à l’ENS Ulm

31 janvier 2018 : Ciné-concerts (1)

Karol Beffa (ENS) : Quelques réflexions sur la pratique de la composition et de l’improvisation en ciné-concert (séance à l’ENS, rue d’Ulm, salle des Actes).

L’entrée est libre mais pour des raisons de sécurité il faudra vous présenter à la guérite à l’entrée de l’ENS et laisser votre nom.

Séminaire « Patrimoine et patrimonialisation du cinéma »

 

 

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. Poursuivant les réflexions entamées lors du colloque de novembre 2016 à l’École des chartes, le séminaire continue depuis 2017 d’étudier la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques et des enjeux de patrimonialisation à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans. La saison 2017-2018 sera principalement centrée sur la question des « manifestations » : festivals généralistes ou spécialisés, ciné-concerts, reconstitutions de séances et salles de cinéma.

 

École nationale des chartes

Salle Delisle, 65 rue de Richelieu, 75002 Paris

Métro Bourse, Pyramides ou Palais-Royal

17h-19h

11 octobre 2017 : Festivals (1)

Marie Frappat (Labex CAP / ENC / Paris-Diderot) : « Films retrouvés, films restaurés » : le festival « CinéMémoire » (1991-1997) ou la mise en scène du patrimoine cinématographique au tournant du centenaire.

6 décembre 2017 : Festivals (2)

Stefano Darchino (Paris 8) : Cannes Classics et les autres sections de films restaurés dans les festivals généralistes : histoire et enjeux.

31 janvier 2018 : Ciné-concerts (1)

Karol Beffa (ENS) : Quelques réflexions sur la pratique de la composition et de l’improvisation en ciné-concert (séance à l’ENS, rue d’Ulm, salle des Actes).

14 mars 2018 : Ciné-concerts (2)

Céline Pluquet (Paris 8) : De la partition originale à l’improvisation, quel accompagnement musical pour le cinéma muet ?

2 mai 2018 : Reconstitutions de séances

Anne-Marie Quévrain (Les Amis de Méliès) : Interpréter une projection foraine de films retrouvés de Méliès : soixante ans d’expériences menées par Madeleine Malthête-Méliès et ses proches.

Claude Bertemes (Cinémathèque du Luxembourg) : Un patrimoine sous influence : l’expérience du « Crazy Cinématographe » et ses résonances à l’ère du tout-à-l’image.

6 juin 2018 : Salles

Dimitri Vezyroglou (Paris 1) : Enjeux culturels et politiques de la patrimonialisation d’une salle de cinéma (1917-)1967-2017 : le cas du Studio d’Athènes ou comment un anniversaire peut en cacher un autre

Le séminaire reprendra pendant l’année 2018-2019.

 

Seminar: “Ethnographier le patrimoine mondial”, Paris, 25 janvier, 1er et 8 février 2018

ETHNOGRAPHIER LE PATRIMOINE MONDIAL : ATTENDUS, PROCÉDURES ET EFFETS

Les jeudi 25 janvier, 1er et 8 février de 14 h à 18 h

Séminaire organisé par Claudie Voisenat, Ministère de la Culture / Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, UMR 8177 – Équipe LAHIC,

en partenariat avec l’Institut national du patrimoine et l’École du Louvre.

25 janvier 2018 – 14h – Ecole du Louvre – Salle Nara
Des sites universels exceptionnels : d’une définition

oxymorique aux représentations communes

Séance coordonnée par Sylvie Sagnes, chargée de recherches au CNRS, IIAC (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain) UMR 8177 – Équipe LAHIC

Depuis son adoption par la Conférence générale de l’UNESCO en 1972, la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel suscite un engouement que suggèrent le nombre de biens inscrits, le décompte des candidatures en cours et les chiffres de la fréquentation touristique dans les sites concernés. Loin des débats qui président à l’incessante élaboration du modèle mondial de patrimonialité au sein de l’instance onusienne, l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial fait de toute évidence sens pour tout un chacun. Ce succès n’est sans doute pas étranger aux critères de classement, dont la redéfinition au fil des décennies, stimulée par la critique de l’européocentrisme, vaut à la « valeur universelle exceptionnelle », dont doit témoigner chaque site, de perdre de sa superbe oxymorique. A-t-on pour autant affaire à un patrimoine universellement partagé ? Consensus et irénisme caractérisent-ils nécessairement l’appréhension de ce patrimoine surclassé ? Sur le terrain, rien n’est moins sûr. En débordant de l’arène unesquienne, la négociation autour de ce que doit être ce patrimoine, se poursuit sur différentes scènes (candidatures, plans de gestion, médiations, etc.), impliquant une grande diversité d’acteurs (habitants, élus, techniciens, touristes, etc.), autour d’enjeux que l’on s’emploiera à cerner à partir de deux cas, la Cité de Carcassonne et la Cité épiscopale d’Albi.

Communications

Sylvie Sagnes, chargée de recherches CNRS, IIAC – Equipe LAHIC, La Cité de Carcassonne : d’une VUE, l’autre

Elsa Martin, chargée d’enseignement à l’INU Champollion, CERTOP, Le Patrimoine mondial au prisme des acteurs locaux : des pratiques et des représentations ambivalentes. Le cas de la Cité épiscopale d’Albi

La séance a lieu à l’Ecole du Louvre, salle Nara, Palais du Louvre, Place du Carrousel, 75001 Paris
Entrée libre pour les étudiants de l’Ecole du Louvre. Pour les autres auditeurs, s’inscrire sur le site : www.inp.fr

Voir le programme complet dans le pdf joint : Ethnographier le patrimoine mondial