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Seminar: Patrimoine et patrimonialisation du cinéma : saison 2017-2018 / Labex CAP

Séminaire « Patrimoine et patrimonialisation du cinéma »

 

 

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. Poursuivant les réflexions entamées lors du colloque de novembre 2016 à l’École des chartes, le séminaire continue depuis 2017 d’étudier la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques et des enjeux de patrimonialisation à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans. La saison 2017-2018 sera principalement centrée sur la question des « manifestations » :festivals généralistes ou spécialisés, ciné-concerts, reconstitutions de séances et salles de cinéma.

École nationale des chartes

Salle Delisle, 65 rue de Richelieu, 75002 Paris

Métro Bourse, Pyramides ou Palais-Royal

17h-19h

 

Programme: Programme séminaire patrimoine 2017-2018

11 octobre 2017 : Festivals (1)

Marie Frappat (Labex CAP / ENC / Paris-Diderot) : « Films retrouvés, films restaurés » : le festival « CinéMémoire » (1991-1997) ou la mise en scène du patrimoine cinématographique au tournant du centenaire.

6 décembre 2017 : Festivals (2)

Stefano Darchino (Paris 8) : Cannes Classics et les autres sections du film restauré dans les festivals généralistes : histoire et enjeux.

31 janvier 2018 : Ciné-concerts (1)

Karol Beffa (ENS) : Quelques réflexions sur la pratique de la composition et de l’improvisation en ciné-concert (séance à l’ENS, rue d’Ulm, salle des Actes).

14 mars 2018 : Ciné-concerts (2)

Céline Pluquet (Paris 8) : De la partition originale à l’improvisation, quel accompagnement musical pour le cinéma muet ?

2 mai 2018 : Reconstitutions de séances

Anne-Marie Quévrain (Les Amis de Méliès) : Interpréter une projection foraine de films retrouvés de Méliès : soixante ans d’expériences menées par Madeleine Malthête-Méliès et ses proches.

Claude Bertemes (Cinémathèque du Luxembourg) : Un patrimoine sous influence : l’expérience du « Crazy Cinématographe » et ses résonances à l’ère du tout-à-l’image.

6 juin 2018 : Salles

Dimitri Vezyroglou (Paris 1) : Enjeux culturels et politiques de la patrimonialisation d’une salle de cinéma (1917-)1967-2017 : le cas du Studio d’Athènes ou comment un anniversaire peut en cacher un autre

Le séminaire reprendra pendant l’année 2018-2019.

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Seminar: “Authenticité” : atelier 3/5 “Le travail d’authentification”, ENS Paris-Saclay, 17 octobre 2017

3e atelier du séminaire “Authenticité”
 “Le travail d’authentification”, organisé par Christian Bessy et Cynthia Colmellere (laboratoire Institutions et Dynamiques historiques de l’Economie et de la Société – IDHES-CNRS)
mardi 17 octobre 2017 à l’ENS Paris-Saclay.

Après les deux premiers ateliers, consacrés, pour l’un, à la construction de la notion juridique d’authenticité (19 avril 2017) et, pour l’autre, à l’authenticité d’un bien culturel, rapportée aux notions d’intégrité, de conservation et de transmission (27 juin 2017), cette 3e séance portera sur le travail d’authentification dans le domaine du patrimoine et de la culture, relevant de l’expertise et impliquant de multiples acteurs (archéologues, conservateurs, commissaires-priseurs, juristes, scientifiques spécialistes des matériaux, marchands d’art, …), entretenant des rapports variés à la matérialité des objets et à leur authenticité.

Entrée libre, sur inscription préalable auprès de : cynthia.colmellere@gmail.com

Sur le séminaire “Authenticité” :

Voir le blog “Droit, patrimoine & culture. Nouveaux champs de recherche” : http://dpc.hypotheses.org/category/evenements-scientifiques/seminaire-authenticite

Workshop: Journée d’étude “Femmes et musées” / 11 octobre / Paris

Journée d’étude

Femmes et musées

11 octobre 2017

Galerie Colbert, salle Vasari

2, rue Vivienne – Paris 2e

Sous la direction scientifique d’Arnaud Bertinet (HiCSA) et Charlotte Foucher Zarmanian (Legs, UMR 8238)

Programme : Femmes_et_Musees
La part des femmes constitue un point aveugle de nombreux travaux en histoire de l’art, du patrimoine et muséologie, alors même que les musées représentent une cible pour les féministes des années 1970-1980, si l’on songe à la fondation du réseau anglais WHAM (Women, Heritage and Museums), ou encore à l’action plus emblématique de dénonciation menée par les Guerrilla Girls. Mais pourquoi ces protestations visent-elles le musée ? Certainement parce qu’il est un lieu de pouvoir à la fois institutionnel, social, éducatif, médiatique et culturel, où s’activent des pratiques de collection, de classification et de mises en exposition des histoires à travers des objets sélectionnés. Il constitue autant un lieu de production et de légitimation des connaissances qu’un lieu d’affirmation des sensibilités et des identités.
Aussi, cette journée d’études, s’inscrivant dans une histoire culturelle et sociale, propose de reconsidérer à partir de problématiques transversales la part des femmes dans les institutions muséales de 1850 à nos jours. Dans cette optique, les différent.e.s intervenant.e.s s’interrogeront aussi bien sur les pratiques réelles de mécénat, de politiques d’acquisition, de conservation, de restauration, de création et/ou de direction des musées, et encore de participation des femmes aux savoirs muséographiques et muséologiques passés et actuels.
Programme

9h30 / Accueil des participants et du public
9h45 / Introduction par les organisateurs de la JE

Séance I
Modération : Dominique Poulot

10h00 / Barbara Jouves, doctorante ED441 et HiCSA
Conserver et restaurer les tableaux des Musées nationaux entre 1848 et 1935 : l’apanage d’un genre?
10h30 / Elodie Baillot, doctorante ED441 et HiCSA
La collectionneuse et le musée : Lady Charlotte Schreiber, pionnière et modèle du genre ?

11h00 / Pause

11h15 / Pauline Guyot
Hortense Schneider, de la collection au musée
11h45 / Eléonore Challine, maître de conférences, HiCSA
Laure Albin Guillot, ou les réalités d’une politique photographique naissante (1932-1940)

12h15 / Discussion

Pause

Séance II
Modération : Catherine Wermester

14h00 / Emmanuelle Polack, docteur HiCSA
Rose Valland, la dame du musée du Jeu de Paume (1941-1944)
14h30 / Adeline Pavie
Des professionnelles au musée du Louvre, quelques études de cas au sein du personnel scientifique des départements Beaux-Arts entre 1915 et 1963
15h00 / Catherine Gonnard
Les secrets des chefs d’œuvre, une émission de Madeleine Hours, chef du laboratoire du musée du Louvre : les évidences d’un générique 
15h30 / Sophie Delpeux, maître de conférences, HiCSA
Nouvelle ère, nouvelles cibles : Les Guerrilla Girls à l’assaut des musées privés

16h00 / Pause

16h15 / Solène Voegel
(in)visibles ? Ou comment mettre en évidence les femmes dans l’art par des procédés ludéo-participatifs 
16h45 / discussion
17h00 / Clôture de la journée

Seminar: IIAC (EHESS-CNRS) / NLE : séance introductive “Exil, empreintes et engagements” 11 octobre 2017 (17-20h)

La séance introductive du séminaire Non-lieux de l’exil – IIAC (EHESS-CNRS) (coordination A. Galitzine-Loumpet, Cl. Lecadet, Ch. Makaremi, M.-C; Saglio Yatzimirsky, E. Vilela et Ch. Vollaire),  qui portera cette année sur les thématiques
Traces, empreintes et engagements 
aura  lieu

le mercredi 11 octobre 2017 de 17 à 20h,  en salle de Broglie B, Université de Paris Descartes, 46 rue des Saints Pères 75006 Paris (ancienne faculté de médecine , M° Saint Germain des Près ou Mabillon) . Entrée libre

Argumentaire généraici

Outre qu’elle introduira aux thématiques de cette année, cette séance permettra de redéfinir la notion d’exil et de la mettre à l’épreuve de terminologies concurrentes, politiques, disciplinaires, de soin psychique, ou de collectifs solidaires et militants.  

Avec : Alexandra Galitzine-Loumpet, Laura Genz, Valérie Osouf, Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky, Christiane Vollaire.

Présentation des intervenantes :

Alexandra Galitzine-Loumpet, est anthropologue, membre du bureau de l’Association Française d’Anthropologie et associée au CESSMA. Longtemps MCF à l’Université de Yaoundé I (Cameroun) , elle travaille sur la culture matérielle et l’espace muséal en lien avec la mémoire et le politique. Co-fondatrice du programme de recherche Non-lieux de l’exil, elle le dirige depuis janvier 2016, et coordonne les projets Migrobjets  (Inalco) et Displaced Objects, elle participe à la coordination de l’ANR LIMINAL.  Elle prépare une HDR sur le thème « Exposer l’exil ».

Laura Genz, dessinatrice et militante, et à ce dernier titre, contributrice à l’étude « Qui dit quoi ?» publiée par la CSP75 (Coordination 75 des Sans Papiers) de la CISPM (Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants). L’objet du « Qui dit quoi ? » est de mettre en évidence, de façon objective, par des restitutions quantitatives et graphiques, les catégorisations et les usages politiques des termes employés aujourd’hui en France pour désigner les personnes en situation de migration. Cette étude des termes, est, pour la dessinatrice, une autre façon d’approcher et rendre visible ce qui se passe ici pour celui venu d’ailleurs. En ce sens elle fait écho à deux longues séries de centaines de dessins réalisées l’une en 2015, sur les camps de rue parisiens, l’autre à l’occupation menée par la CSP75 à Paris, de 2008 à 2010 (cf. M. Diallo, V. Fofana, L. Genz, Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés, Lyon, Éd. Fage, 2010, 366 p.). « Dessiner, c’est, furtivement, pénétrer un endroit pour y prendre position. Et rencontrer l’autre. »

Valérie Osouf est réalisatrice de documentaire. Son premier film,  Sans Commentaire, le pays où l’on n’arrive jamais (1996) traite des personnes expulsées de France  (BFC Productions). Après un master de journalisme sur la distribution cinématographique en Afrique de l’ouest (U. de Dakar) suivie d’une formation à la Fémis (Paris), et des collaborations parallèles pour la presse écrite et la radio (Le Monde, RFI, Sud FM),  elle réalise un film court avec des sourds démutisés, Verbotonal (ISSIC), puis les documentaires Cameroun : Autopsie d’une Indépendance (avec  Gaëlle Le Roy, 2008);  L’identité nationale (2012) et Je te le rappelle, Tu t’en souviens,  court-métrage sur l’Histoire collective et la mémoire intime face à la maladie d’Alzheimer. Elle fonde  avec les cinéastes Alain Gomis et Newton Aduaka, la structure de production Granit Films.  En 2016 et 2017, Valérie Osouf s’engage dans un portrait du cinéaste Abderrahmane Sissako. Elle milite aux côtés des personnes exilées à la rue dans Paris depuis le début du mois de juin 2015, pour l’égalité des droits entre étrangers et nationaux.

Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky  est professeur en anthropologie de l’Inde à l’INALCO, chercheur au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (UMR Paris Diderot, INALCO, IRD) et membre de l’Institut Universitaire de France. Elle est également psychologue clinicienne dans la consultation de psycho traumatologie à l’hôpital Avicenne auprès de demandeurs d’asile. 
Chercheur invité à l’Université de São Paulo (2004-2007), elle a dirigé un programme ANR sur l’exclusion sociale en Inde et au Brésil. Elle a notamment publié Dharavi: from mega slum to urban paradigm (Routledge, 2013) et Mega city slums (avec F. landy Imperial College Press, 2014). Membre du programme Non-lieux de l’exil, elle poursuit ses recherches sur les demandeurs d’asile à la croisée de l’anthropologie, de la clinique et de la psychanalyse. Ses travaux récents portent sur les réfugiés, le trauma et la culture (revues Le Débat, Anthropology and Medecine, Adolescence, Migrations Société, etc). Coordinatrice scientifique de l’ANR LIMINAL (Linguistic and Intercultural Mediations in a context of International Migrations, 2017-2020),  elle est membre du programme Non-lieux de l’exil.

Christiane Vollaire est philosophe. Elle mène ses recherches sur les liens entre politique, esthétique et médecine,  est membre du Comité de rédaction des revues Pratiques et Chimères  et collabore régulièrement aux

​ ​

revues LignesCahiers de philosophieTranseuropéennes, Medium, Revue d’ethnologie, Symposium, Ah ! et Empan.   Elle a publié de nombreux articles sur la philosophie esthétique (photographie, chorégraphie, architecture, espace) et notamment plusieurs essais sur des artistes contemporains, la philosophie politique (migrations, politiques sécuritaires, biopolitiques) et la philosophie de la médecine (politiques de santé, travail du soin…). Parmi ses derniers ouvrages parus : Humanitaire, le cœur de la guerre, ed. L’Insulaire, Paris, mars 2007 ; Le Milieu de nulle part (en collaboration avec le photographe Philippe Bazin),ed. Créaphis, Paris, octobre 2012 et récemment Pour une philosophie de terrain, Créaphis 2017. Elle est membre des Non-lieux de l’exil.

Seminar: Les mondes du patrimoine. Regards sur les conceptions patrimoniales à travers le monde

Séminaire

Les mondes du patrimoine :

Regards sur les conceptions patrimoniales à travers le monde

Premier semestre 2017-2018

Lundi 16h-18h, Salle des plaques

Inalco, 2 rue de Lille 75007 Paris

Julie Deschepper

Contact : julie.deschepper@inalco.fr

***

Ce séminaire entend donner des clés de compréhension de la question patrimoniale dans le monde contemporain. L’approche suivie sera globale, mais aussi nationale et régionale afin de saisir la pluralité des expériences, et nous aborderons le patrimoine autant sous l’angle des acteurs et des pratiques que des représentations.

Le séminaire s’articulera autour de cours magistraux et d’interventions de différents chercheurs sur la fabrique du patrimoine et ses enjeux dans plusieurs régions du monde. Les réalités patrimoniales seront ainsi présentées dans des contextes et des aires géographiques très variés : Bulgarie, Russie, Ukraine, Grèce, Cambodge, Chine, Koweit… Une attention toute particulière sera alors portée aux circulations, transferts et appropriations de la notion de patrimoine. Enfin, à l’heure de la mondialisation, il s’agira de penser l’action « uniformisante » d’organismes internationaux et la façon dont ils contribuent à penser le patrimoine au niveau national.

Le séminaire s’adresse à un public large, spécialiste ou non de ces questions, soucieux de mieux saisir les logiques patrimoniales à l’œuvre dans le monde actuel.

***

18 septembre. Présentation du séminaire. Introduction : l’étude de l’objet patrimoine / la naissance du patrimoine dans le contexte occidental.

25 septembre. Les patrimoines à l’heure de la mondialisation : confrontation ou uniformisation des conceptions patrimoniales ?

2 octobre. La conception soviétique du patrimoine : naissance, évolutions et échos de 1917 à 2017.

9 octobreLingqiong Xie-Fouques, Post-doctorante à l’EPHE, jeune chercheur au CECMC

Quelques particularités de la notion de patrimoine en Chine

16 octobreIna Belcheva, Doctorante à Paris 1

Les monuments du socialisme en Bulgarie

♣ Semaine du 16 octobre : organisation d’une visite de l’exposition

« La naissance d’un patrimoine soviétique en France : une archéologie du pavillon de l’URSS de l’Expo.37 », Galerie de l’Inalco et BULAC,65 rue des grands moulins, 75013 Paris

30 octobre. Sébastien Gobert, Journaliste indépendant basé à Kiev

Réflexions sur la décommunisation en Ukraine.

Séance de présentation-dédicace de l’ouvrage dont il est co-auteur Looking for Lenin

 A 18h dans les Salons de l’INALCO

6 novembreAnne-Catherine Robert-Hauglustaine, ICOM

Les expositions temporaires : un outil de diplomatie culturelle ?

13 novembreYannis Tsiomis, Professeur à l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette.

Athènes à soi-même étrangère : naissance d’une capitale néoclassique

 Séance dans les Salons de l’INALCO

20 novembreThibault Le Hégarat, Docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines

Travailler sur les représentations du patrimoine : le cas des programmes de télévision

27 novembreMartin Hullebroeck, Doctorant Paris 1-ULB/HiCSA-PHI

Changer le voir dans les dispositifs des musées coloniaux : disruptions dans la biographie des artefacts

5 décembreMathilde Leloup, Doctorante Sciences Po/CERI

Patrimoine culturel et opérations de maintien de la paix

 Attention, cours déplacé au mardi soir, salle 221, 16h-18h !

18 décembre, Art contemporain et patrimoine : le cas de la Biennale de Venise

+ Rendu des devoirs dossiers.

8 janvier. Mathilde Gelin, CNRS

La préservation du patrimoine archéologique au Koweit

Conference: “Les territoires du patrimoine culturel immatériel”

Le 6e colloque international de l’ethnopôle Centre français du patrimoine culturel immatériel-Maison des Cultures du Monde se tiendra les 5 et 6 octobre à Vitré sur le thème “Les territoires du patrimoine culturel immatériel”. Vous en trouverez le programme en PJ.

L’entrée est libre sur inscription : info@maisondesculturesdumonde.org

Programme : ProgrammeColloqueTerritoires

Seminar: Patrimoines, Savoirs et Pouvoirs, séance du 14 juin 10h – 12h30

PATRIMOINES, SAVOIRS ET POUVOIRS

Séminaire de recherche UMR 208 PALOC (MNHN, IRD)

Patrimoines locaux et gouvernance

 

Vous êtes cordialement invités au séminaire “Patrimoines, Savoirs et Pouvoirs” de l’UMR PALOC :

Prochaine séance le mercredi 14 juin de 10h à 12h30

Salle Crapaud accoucheur / salle Chevallier, 43 rue Buffon, bât. 135, 75005 Paris
Chloé Josse – Durand

Chercheuse associée à Les Afriques dans le Monde, Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux et Pensionnaire Scientifique de l’Institut Français de Recherche en Afrique (Kenya)
 

Politiques culturelles, “entrepreneurs de patrimoine” et musées communautaires en Ethiopie et au Kenya :
une réflexion sur les multiples usages politiques du patrimoine local

Cette présentation s’intéresse aux institutions mémorielles telles que les musées, les mausolées et autres lieux de mémoires, analysés comme des espaces intermédiaires de négociation entre les groupes qui les portent, l’État qui les finance ou les autorise, et les organisations internationales qui soutiennent et influencent les projets patrimoniaux. Deux études de cas sont présentées : le musée Konso en Éthiopie et le musée-mausolée de Koitalel Samoei au Kenya. L’apparition de musées communautaires témoigne d’un retour de l’identité ethnique en politique, qui est à la fois brandie comme une bannière par les gouvernements, mais également utilisée comme une catégorie opératoire ou une ressource par des « entrepreneurs de patrimoine ». Dès lors, il faut décentrer le regard pour s’intéresser à ce que le musée fait au politique, et non plus seulement à ce que la politique fait des musées. Cette présentation invite ainsi à une réflexion plus générale sur la construction, la qualification et les perceptions des régimes politiques, entamant une réflexion sur la nature de l’État qui se dévoile à travers ces nouvelles politiques mémorielles et patrimoniales, ainsi que sur le rôle joué par ces nouveaux « entrepreneurs de patrimoine » dans la reconfiguration de la compétition politique.

Le séminaire Patrimoines, savoirs et pouvoirs
Les logiques patrimoniales ne peuvent être dissociées des pratiques et des processus de production, de transmission et de stabilisation de savoirs qui entrent en jeu dans leur constitution tout comme des procédures politiques, techniques et symboliques de sanction de ces savoirs par les pouvoirs, qui se chargent de les promouvoir. Les processus d’ordonnancement du monde matériel et idéel et de valorisation de ses éléments jugés saillants par tel groupe social ou catégorie d’acteurs mobilisent une grande diversité de registres de savoirs. Leurs émergences, hybridations et circulations donnent corps au phénomène de (recon)naissance des patrimoines. Dans le contexte actuel d’une “hyper-patrimonialisation” d’objets naturels et/ou culturels (unités de conservation, paysages culturels, vestiges du passé, systèmes alimentaires ou agricoles entre autres) l’analyse des dynamiques d’expression, d’adhésion et de conflits à l’égard de ces savoirs et de leurs effets de pouvoir demeure un champ à explorer.

Organisateurs : Sarah Benabou, Frédérique Chlous, Tarik Dahou, Stéphanie Duvail, Laure Emperaire et Vincent Leblan

Contact : Murielle Honoré – paloc@mnhn.fr – Tél : 01 40 79 36 70 Muséum National d’Histoire Naturelle –  UMR 208 « Patrimoines Locaux et Gouvernance » – MNHN/IRD – Département Homme et Environnement – 45 rue Buffon – CP 51 – 75231 Paris cedex 05, Métro : Gare d’Austerlitz, Jussieu, Censier

Seminar: “Recherche participative dans les collections” (séminaire “Réécrire le passé colonial”), le 12 juin, 10h-13h, ENS 48 bd Jourdan

SESSION 8
Séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”

Recherche participative dans les collections : “communautés sources” et “diasporas”

12.6.2017

Ecole Normale Supérieure, 48 bd Jourdan, Paris

Nouveau bâtiment, 2e étage

Salle R2-05

Un des aspects de la “décolonisation du musée” consiste à diversifier les sources de savoirs et repenser les modalités de son élaboration en recueillant la parole des dites “communautés sources” et des “diasporas”. Les intervenants de ce séminaire nous permettront de repenser et de problématiser ces catégories à travers l’étude de pratiques muséales. Les exemples présentés au cours de cette séance nous permettront de questionner les difficultés politiques et épistémologiques de ces pratiques dites « postcoloniales ».

Programme

10h-10h15
Introduction par Felicity Bodenstein (Postdoctoral fellow, Musée du quai Branly/J.Chirac)

10h15-10h45
Christine Chivallon (CNRS, Bordeaux)

Aux racines de la patrimonialisation du fait (anti)colonial et de sa réception contestataire : la trajectoire mémorielle de deux révoltes anti-coloniales (Morant Bay, Jamaïque, 1865 et Insurrection du Sud, Martinique, 1870)

10h45-11h15

Recherche participative : deux études de cas

Laurella Rinçon (Conservatrice du patrimoine, Ministère de la Culture et de la Communication, chercheure-associée Centre Maurice Halbwachs (ENS/ EHESS))

“Horizons, voices from a global Africa”, exposition semi-permanente présentée de décembre 2004 à 2007, Musée des cultures du monde de Göteborg.

Anna Seiderer (Maître de conférences, Paris 8 ; LAMC)
« Modernité Fétiche », exposition réalisée dans le cadre du projet européen Ethnography Museums and World Cultures.

11h15-11h45- Discussion

Modération: Gruia Badescu (Université d‘Oxford)

Pause

12h-13h: Bilan provisoire du séminaire

Seminar: Tang Yun ” The Anxiety of ‘Rootlessness’: Identity Politics and Neo-Heritage in Chengdu after the Wenchuan Earthquake of 2008″

Ethnologue invitée par le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine, Tang Yun (Southwest University for Nationalities, Chengdu, Chine ; actuellement chercheuse invitée à Oxford) présentera une conférence intitulée :

« The Anxiety of ‘Rootlessness’: Identity Politics and Neo-Heritage in Chengdu (Sichuan, China) after the Wenchuan Earthquake of 2008 ».

Cette conférence est ouverte à tous. Venez nombreux!

Date

  • Mercredi 31 mai 2017 de 10h à 12h

Lieu

  • EHESS – Salle BS1_28 (1er sous-sol)
    54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Résumé de la conférence

The Earthquake of 2008 in Sichuan not only dramatically changed landscapes, but also brought a new movement of construction to the affected region. This new movement welcomes enormous investment as well as a new trend of urbanization, reinvention of heritage and transformations of locality. Chengdu, as the capital of Sichuan, is the field where all discourses, practices and experiments interact.
To understand what happened to Chengdu people’s daily life and how people embedded themselves in these processes, this talk presents three case studies, which together present a holistic view on Chengdu, covering the dimensions of economy, politics, ethnic relations, history and etc.
The first case study is on Shuijingfang, a famous provincial heritage site located in the city center. In the last decades, this community was transformed by several urban plans, especially the latest one carried out by a government sponsored heritage project and a tourist development company’s development. Most of the former neighborhoods were moved into different parts of the city, while the few that remained struggled to reshape their memory of their locality in this new landscape.
The second case study is on Kunshan, a pilot community/village in The Campaign to Build a New Socialist Countryside and the later Campaign of Urban-Rural Integration. The former villagers became new citizens, leaving their old houses and being resettled into the ‘new village’ designed by urban planners; giving up agriculture and renting their fields to some companies to plant trees and flowers; balancing their new identity of citizen with their ‘old’ rural lifestyle.

The third case study is on the ‘new’ trend of migration in Chengdu. Migrants are not new to Chengdu citizens. Some of them came from the more remote and ‘backward’ minority areas. But since 2008, more migrants have rushed into Chengdu in the neo-liberal economy encouraged in post-earthquake construction. Many of them gradually formed ‘ethnic communities’ in the city. But urban life was never easy for them. To adapt to urban life and overcome all difficulties in the city, they sought their cultural tradition from their hometown. Take Yi as an example. They introduced and modified some Yi traditional rituals into their urban life. Those rituals are for pacifying souls that are believed to be responsible for their misfortunes.
In conclusion, this talk will give some reflections on: (1) the hybridity of cities in contemporary China; (2) the nature of hierarchic relationship between urban and rural communities; (3) identity politics embedded in the post-quake construction and neo-heritage movement.

Présentation de Tang Yun

Tang Yun est anthropologue, spécialisée sur le Sud-Ouest de la Chine. Ses sujets de recherche portent sur le paysage, l’environnement, la catastrophe et la religion populaire. Depuis 2010 elle est professeure associée à la School of Ethnological Studies au sein de la Southwest University for Nationalities (Chengdu, China). Elle est vice directeur du Center for Anthropology and Ethnology Research (SWUN) et éditrice du Journal of Southwest University for Nationalities. Depuis le mois d’octobre 2016, et ce pour un an, elle est chercheuse invitée à la School of Anthropology et au Musée d’ethnologie de l’université d’Oxford (UK).
Dans le cadre de sa recherche doctorale (2005-2008), elle a analysé des questions traitant du paysage, des légendes et de l’historicité dans le corridor Tibeto-Yi (Sud-Ouest de la Chine). De nombreuses enquêtes de terrain dans la région lui ont permis d’ouvrir ses intérêts de recherche à l’anthropologie de l’environnement, les disaster studies, ou encore la religion. Depuis 2012 elle travaille sur le culte des montagnes sacrées, le paysage, les mythes et les pratiques religieuses au Kham (l’une des trois provinces traditionnelles du Tibet).

Elle a dirigé le projet “Local Experience and the Construction of Long-term Scientific Measure of Disaster Control in Southwest China” qui fut financé par le National Social Science Fund (Chine). Elle participe actuellement au projet international “The Local in China’s Heritage: Theoretical and Methodological Reflections” financé par le Leverhulme Trust (UK).

Tang Yun a publié deux ouvrages en chinois :

  • “In the Name of Mountain: The Landscape, Rumor and Historicity in the Cultural Contact in Central Guizhou” (2008) Beijing : The Ethnic Publishing House.
  • “Stone of Otherness: the Ritual, Landscape, and Perception of Disaster” (2016) Beijing : The Ethnic Publishing House.

Workshop: Patrimoines et conflits armés en Méditerranée / Mercredi 24 mai – 20h00 / Institut français de Madrid

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Patrimoines et conflits armés en Méditerranée

24
MAI
2017 20H00
INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

TABLE RONDE

Entrée libre dans la limite des places disponibles / Table ronde dans le cadre des activités de l’École Thématique Les crises patrimoniales – Repenser le temps et ses incarnations en Méditerranée

VOIR LE DÉTAIL

Les dégradations violentes, causées par les récents conflits armés qui ont touché certains éléments culturels en Méditerranée, au Proche et au Moyen-Orient, soulignent la vulnérabilité des monuments, des objets archéologiques, des archives ou des cultures que les États ou les organisations intergouvernementales protègent au nom du patrimoine culturel, considéré parfois par l’UNESCO comme appartenant à l’humanité.

Ces atteintes démontrent également que la définition du terme « patrimoine » n’est pas la même suivant les sociétés contemporaines et que les critères, révélateurs d’enjeux moraux ou politiques, qui président à la conservation ou non d’un bien culturel ne sont pas nécessairement partagés.

Les intervenants de cette table ronde évoqueront des cas récents et concrets issus des terrains méditerranéens, ainsi que ceux du Proche et du Moyen-Orient (Yémen, Irak, Syrie, Palestine, Libye et pays balkaniques).

Intervenants

Joaquín Córdoba Zoilo, Universidad Autónoma de Madrid, Gabinete técnico Donny George, spécialiste du patrimoine archéologique et du marché illicite des objets archéologiques en Irak

Caecilia Pieri, Institut français du Proche-Orient, spécialiste des patrimoines urbains détruits et en reconstruction au Moyen-Orient

Patrick Naef, Université de Genève, spécialiste du tourisme, des patrimoines et de la mémoire post-conflit dans les Balkans

Modératrice de la table ronde :
Marylène Barret-Audouin
, archéologue et restauratrice d’œuvres d’art, spécialiste du patrimoine architectural des pays du Proche-Orient et du Yémen, lauréate du prix Aga Khan en 2007

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Org. : Casa de Velázquez, Institut français de Madrid

Lieu de la manifestation:
Institut français de Madrid
C/ Marqués de la Ensenada 10 – 28004 Madrid

Avec la participation de : Marylène BARRET-AUDOUIN, Joaquín CÓRDOBA ZOILO, Patrick NAEF, Caecilia PIERI

En français et en espagnol avec traduction simultanée.

Entrée libre et gratuite – Dans la limite des places disponibles
Réservation recommandée