Category Archives: Education

Education: Ouverture en apprentissage du Master 2 Direction de projets ou établissements culturels, parcours Ingénierie de l’action culturelle, Université de Bourgogne

Le Département Denis Diderot de l’Université de Bourgogne souhaite vous informer de l’ouverture en apprentissage du master DPEC (Direction de Projets ou Etablissements Culturels), parcours Ingénierie de l’Action Culturelle (IAC). Ce département d’études culturelles et patrimoniales a été créé en 1991 et forme des professionnels de haut niveau dans le domaine des métiers de la culture (spectacle vivant, muséologie/patrimoine). Vous trouverez de nombreuses informations sur ce site web :
Il est désormais possible de proposer aux étudiants la formation du master DPEC en apprentissage. Nous aimerions connaître vos besoins et savoir si vous accepteriez de proposer un contrat d’apprentissage à l’un ou plusieurs de nos étudiants. Dans le cas d’un accueil favorable de votre part, nous nous tenons à votre disposition. Vous pouvez contacter Céline Méchin pour les questions administratives et techniques. (Contact : celine.mechin@u-bourgogne.fr).
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Job: Appel pour un doctorat financé/Université de Lille

Appel pour une candidature à une doctorat financé / Université de Lille
Thématique : les ruines de guerre dans les Hauts-de-France au XXe siècle.

Le sujet de thèse se propose d’analyser l’évolution des usages politiques et sociaux des ruines de guerre comme moteur et symptôme d’un régime d’historicité caractérisé par la construction d’événements guerriers en repères d’une contemporanéité essentiellement catastrophique et traumatique. L’hypothèse centrale est que la relation qu’établissent les sociétés aux vestiges de guerre dit quelque chose de leur mode de relation au passé. L’originalité de cette approche réside dans sa focalisation sur un cas à grande échelle, les Hauts-de-France afin de mesurer la valeur heuristique de la notion de « paysage de guerre ».

Il s’agit d’appréhender les ruines de guerres du point de vue de ses usages politiques et sociaux qui déterminent des représentations et des sensibilités : d’abord, la question du vécu quotidien des ruines (1) afin d’étudier les formes de résilience des sociétés meurtries mais aussi les usages multiples dont les vestiges font l’objet : abri, réserve et revente de matériaux, promenades, etc. Ensuite, la question des usages politiques et de la reconstruction (II). Les ruines transformées en monuments commémoratifs, en mémoriaux, sont le lieu d’élaboration d’un discours écrit et imagé sur la guerre de la part des survivants mais aussi des autorités. Enfin, la patrimonialisation des ruines (III), largement motivée par le développement du tourisme de guerre. Les ruines s’imposent alors comme des ressources économiques de première importance, offrant de nouvelles formes de réappropriation du passé. Cette patrimonialisation peut donner naissance à des « paysages de guerre » de grande étendue (par exemple, ND de Lorette/Vimy ou le Mur de l’Atlantique en Pas-de-Calais).

Conditions de déroulement du doctorat

Le doctorat sera financé pour moitié par la région Hauts-de-France et pour une autre moitié par l’Université de Lille pour une période de 3 ans (sept. 2019-sept 2022). Le doctorant s’inscrira auprès de l’Institut des recherches historiques du Septentrion (UMR 8529) et de
l’École doctorale SHS des Hauts-de-France (voir https://irhis.univ-lille.fr/espace-jeunes-chercheurs/). Il mènera ses travaux sous la direction de M. Stéphane Michonneau (https://pro.univ-lille.fr/stephane-michonneau/).

Le projet de thèse fera l’objet d’une audition à l’École doctorale le 11 juin 2019, sur la campus Pont-de-Bois de l’Université de Lille.

Le doctorant sera possiblement intégré au sein d’un projet ANR portant sur le même sujet en France.

Candidatures

Le candidat sera détenteur d’un Master en histoire (mention TB). Il attestera un bon niveau de maîtrise de l’anglais.

Le dossier de candidature comportera :
– une lettre de motivation
– une lettre de recommandation de son actuel directeur de recherche
– un relevé de notes du Master
– un CV

À envoyer avant le 24 mai 2019 à : stephane.michonneau@univ-lille.fr

Education: Université d’été Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle), 3-5 juillet 2019 Madrid – Casa de Velázquez

– JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne

Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle)

3JUILLET – 5JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Inscriptions jusqu’au 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)

Coord. : Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid), Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université), Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez), Dominique POULOT (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Universidad Autónoma de Madrid, UMR 7307 IDEMEC, CNRS / Aix-Marseille Université, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Coll. : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Inscription obligatoire
Date limite d’inscription :
 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Dates de l’Université d’été : 3-5 juillet 2019

Lieu :
Casa de Velázquez
C/. Paul Guinard, 3
28040 Madrid – España

Présentation

Le musée et son accès ouvert au grand public matérialisent un rapport à la fois symbolique et effectif entre l’État et les citoyens, une « raison muséale » qui, comme l’a montré D. Poulot1, engage la création d’identités démocratiques et des régimes de légitimations en constantes mutations. L’institution muséale, qui se fonde sur un régime de propriété publique des biens culturels et un partage égalitaire de ces biens symboliques, possède en Europe des origines très diverses et entretient des héritages plus ou moins sensibles avec les imaginaires politiques collectifs d’Ancien Régime. Le cas français est en cela singulier, car il a imposé, pendant la période révolutionnaire de la Convention (1793-94), une rupture fondatrice, articulant à l’autorité muséale un projet de profonde refondation de l’identité et de la souveraineté du peuple.

Nous proposons d’aborder l’histoire contemporaine des rapports entre musée et démocratie au cours du XXe et au début du XXIe siècle dans l’Europe du Sud, en privilégiant l’analyse des institutions muséales en lien avec le régime de souveraineté populaire dont elles tirent leur origine et leur justification, tout en prenant en compte la diversité de ces imaginaires et des systèmes démocratiques, dans une perspective transnationale.

L’aire à la fois géographique et culturelle de l’Europe du Sud offre en effet un champ d’étude particulièrement fécond, puisque la diversité des expériences de ruptures et transitions démocratiques au XXe siècle (France Espagne, Grèce, Italie, Portugal, ancienne Yougoslavie) permettent d’observer les enjeux et les modes d’investissement variés du musée dans la refondation contemporaine de la citoyenneté démocratique. En regard de la France et de l’Italie, qui font partie des premiers pays fondateurs de la CEE, il s’agira de mieux saisir les régimes de singularité des rapports entre musées et démocratie dans le cadre européen, pour les pays du Sud notamment qui sont entrés dans l’espace européen au cours des années 1980 et 1990 et ont accompli des processus de démocratisation rapides. Dans le contexte institutionnel, comme dans le champ des revendications associatives et culturelles des minorités (ethniques, politiques, professionnelles, sexuelles, migratoires coloniales, etc. ), la compétition ou les conflits muséographiques structurent de manière forte les attentes et les imaginaires muséaux. À l’image des (re)fondations des sociétés démocratiques du Sud de l’Europe, le champ des pratiques muséographiques se présente à la fois comme un lieu d’élaboration d’une identité nouvelle se voulant consensuelle et comme un lieu de négociation, parfois douloureuse, des différentes mémoires et des différentes identités qui voudraient s’y exprimer. Cette perspective ancrée sur le Sud de l’Europe cherche à ouvrir un nouveau questionnement plus global des institutions muséales à partir de la notion même de Sud, pour étudier à partir de ses marges les reconfigurations matérielles, architecturales, administratives et professionnelles d’un espace culturel démocratique européen. Cet angle de réflexion, lié au Southern turn, vise à étudier les circulations, les réinvestissements ou la reconceptualisation de pratiques muséales à l’échelle globale et dans une logique Sud / Sud.

Enfin, la diversité et les mutations des institutions muséales (musées d’art, musées d’histoire, musées de société…) offriront un autre angle d’approche pour analyser, à l’époque actuelle, les processus de représentation et de légitimation des identités démocratiques en construction ou en crise. Privilégiant l’étude des relations entre musées et démocratie, nous porterons aussi une attention particulière aux transformations les plus récentes des identités et des valeurs démocratiques, depuis la fin de la Guerre Froide et notamment dans le cadre d’une crise actuelle de la représentation démocratique. Dans un début de XXIe siècle si visiblement marqué par des phénomènes que W. Brown a qualifiés de « dé-démocratisation » globalisée2, le musée est à la fois investi par des logiques d’entreprise, mais il constitue aussi un lieu central de démocratie réelle, à travers l’essor de la muséologie sociale et des politiques de participation, qui cherche à réorganiser collectivement des possibles démocratiques et un partage populaire des biens culturels communs.

Capital symbolique, capital politique, capital économique et capital culturel participent à l’institution muséale : leurs logiques, leurs modes d’interactions, leurs évolutions et leurs contradictions feront l’objet de cette université d’été destinée à la fois, à des doctorants ou à des post-doctorants, ainsi qu’à étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé et à des professionnels, désirant compléter leurs connaissances. Le musée comme pratique, comme utopie, mais aussi comme promesse démocratique pourra être abordé à partir de champs disciplinaires divers. Les études muséales peuvent en effet être investies par des chercheurs issus de l’histoire politique, l’histoire des institutions culturelles, des cultural studies, des sciences politiques, de l’histoire de l’art, de la sociologie, l’anthropologie ou la philosophie.

1. Dominique Poulot, Une histoire des musées de France, XVIIIe-XXe siècles. Paris, La Découverte, coll. « L’espace de l’Histoire », 2005.
2. Wendy Brown, Undoing the Demos. Neoliberalism’s Stealth Revolution, Cambridge, MA, MIT Press, 2015.

Conférenciers et formateurs

  • Manuel BORJA-VILLEL (Directeur du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía)
  • Alexandra BOUNIA (University of the Aegean)
  • Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Noemí DE HARO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Nélia Susana DIAS (Instituto Universitário de Lisboa)
  • Beatriz HERRÁEZ (Directrice d’ARTIUM, Centro Museo-Vasco de arte contemporáneo, Vitoria)
  • Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université)
  • Jesús Pedro LORENTE LORENTE (Universidad de Zaragoza)
  • Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez)
  • Bojana PISKUR (Conservatrice du Musée d’art moderne de Ljubljana)
  • Ilaria PORCIANI (Università di Bologna)
  • Dominique POULOT (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)

Organisation

L’Université d’été se déroulera sur 3 journées de travail en présence de spécialistes de cette thématique. Ces journées s’articuleront autour de conférences le matin, suivies d’un débat avec l´ensemble des candidats sélectionnés, et d’ateliers au choix des candidats inscrits selon les disponibilités, et animés par des conférenciers et des formateurs. Certaines visites spécifiques seront programmées au sein du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, en collaboration avec le Département des collections du musée.

Les débats et les interventions se dérouleront en espagnol, français, italien ou en anglais.

Les participants (25 maximum) assisteront à des conférences méthodologiques ou historiographiques et à des ateliers pratiques.

Conditions pratiques

Cet appel à candidatures s’adresse principalement à des doctorants et à des post-doctorants. Il s’adresse également à des étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé. La sélection des 25 participants se fera en fonction du dossier académique du candidat, de son profil de formation et connaissance des langues. Une priorité sera accordée aux candidats préparant une thèse et dont les travaux de recherche s’inscrivent dans les champs thématiques de ces journées. Pour cela, ils devront présenter une lettre de motivation, en expliquant les raisons de leur candidature (500 mots maximum).

À compter du 31 mai 2019, les candidats seront informés du résultat de la sélection. Les candidats sélectionnés seront ensuite informés de la procédure à suivre. À l’issue de l’université d’été, les candidats recevront un certificat de présence.
Le prix de l’inscription est de 80 euros (à travers le système de paiement Paypal).

Il comprend :

  • le logement à Madrid (en chambre double partagée), 4 nuits, pour les candidats qui en font la demande et qui ne résident pas à Madrid.
  • Les déjeuners, 3 jours

Les frais de déplacements et les dîners sont à la charge des participants.

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Education: Salagon – Stage de formation du patrimoine immatériel – 8 au 12 juillet 2019

Semaine de formation au Patrimoine culturel immatériel est organisée du 8 au 12 juillet 2019 à Salagon.

Pour cette nouvelle édition, le thème est “Histoires de fruits: Patrimoine culturel immatériel et valorisation de produits agricoles locaux”.

http://www.musee-de-salagon.com/fileadmin/mediatheque/salagon/documents/Documents_generaux/2019/Formation_Salagon_PCI_juillet_2019.pd

 

Education: Master d’anthropologie, axe Patrimoine immatériel et muséographie

L’Université d’Aix-Marseille a ouvert cette année un axe “Patrimoine immatériel et muséographie” au sein du Master “Anthropologie du développement durable”.

Pour l’année 2019-2020, les campagnes de recrutement pour les master se font sur la plateforme en ligne e-candidat aux dates suivantes:

Master 1 : 20 avril – 1 juin

Master 2 : 11 mai – 22 juin

Contenu des dossiers: cv, lettre de motivation, relevés de notes depuis le bac (et pour les M2 projet de recherche en plus)

Cette nouvelle formation est répertoriée par le Ministère de la Culture:

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel/Recherche-publications-et-formations/Seminaires-ateliers-et-sessions-de-formation/Formations-initiales/Aix-Marseille-Universite-UFR-ALLSH-Departement-d-anthropologie-MASTER-Anthropologie-AXE-Patrimoine-immateriel-et-museographie

Informations complémentaires:

https://allsh.univ-amu.fr/master-anthropologie

https://allsh.univ-amu.fr/sites/allsh.univ-amu.fr/files/plaquette_master_2018-19_derniere_version14-09.pdf

Education: Stage DG Patrimoines (ministère Culture) : “Le patrimoine culturel immatériel : de la convention UNESCO à la loi LCAP”, Paris, 7 juin 2019

Le département de la Formation scientifique et technique de la direction générale des Patrimoines (ministère de la Culture) reconduit le stage “Le patrimoine culturel immatériel : de la convention UNESCO à la loi LCAP” (Paris, vendredi 7 juin 2019).

La date-limite d’inscription est fixée au 26 avril 2019.

Programme détaillé : voir en pièce jointe


 * Modalités d’inscription pour les personnels du ministère de la Culture :    Identifiant RenoiRH Formation : DG1MPPS102 / N° du stage : 56

    * Modalités d’inscription pour les personnels hors Culture (administrations publiques, organismes privés) :

Bulletin d’inscription à télécharger sur : http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel/Recherche-publications-et-formations/Seminaires-ateliers-et-sessions-de-formation/Formations-permanentes/Stage-Le-patrimoine-culturel-immateriel-de-la-convention-Unesco-a-la-loi-LCAP-stage-DFST-2019

Contact :
Francis BRETTE (MC – DGP – DFST) : francis.brette@culture.gouv.fr

Education: Labex “Les passés dans le présent” : programme de formations 2019

Le Labex “Les passés dans le présent” propose en 2019 une série de modules de formations courtes s’appuyant sur les expérimentations menées en son sein.

Ces formations portent sur les enjeux de la médiation culturelle et scientifique à l’ère numérique et plus particulièrement sur les questions liées au patrimoine, à l’histoire et à la mémoire.

Vous trouverez ci-jointes les trois fiches de présentation :

  • Les patrimoines à l’ère numérique du 8 au 10 avril 2019
  • Collecter et exposer les sources du passé du 3 au 5 juin 2019
  • Le passé in situ les 10 et 11 juin 2019
http://passes-present.eu/node/43871

Contact :
Quentin Roblin, chargé d'appui aux projets scientifiques
Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire
Université Paris Nanterre / Bâtiment Max Weber - Bureau 121 / 200, avenue de la République / 92001 Nanterre Cedex
Tél : +33 (0)1 40 97 49 85 / Mob : +33 (0)7 83 81 48 20
www.passes-present.eu

Education: Formation Patrimoine culturel immatériel, Musée de Salagon, Mane

Stage de formation au patrimoine culturel immatériel

Du 8 au 12 juillet 2019

« Histoires de fruits : patrimoine culturel immatériel et valorisation de produits agricoles locaux »

Stage organisé par l’Ethnopôle de Salagon à Mane (Musée départemental des Alpes-de-Haute-Provence) en partenariat avec le Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique (Direction Générale des Patrimoines, Ministère de la Culture) et l’IDEMEC (UMR 7307 CNRS) et Aix-Marseille-Université.

Contexte :

Le Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique (Ministère de la Culture) renforce la formation au Patrimoine culturel immatériel sur les territoires en s’appuyant depuis 2017 sur le réseau des Ethnopôles et leurs universités associées.

Le Musée de Salagon (Ethnopôle) et l’IDEMEC UMR 7307 CNRS-AMU sont partenaires pour organiser une session de formation qui s’adressera aux étudiants de niveau Licence, Master et Doctorat, ou à d’autres personnes intéressées par le patrimoine culturel immatériel, l’ethnologie régionale et l’ethnobotanique (12 à 15 inscrits attendus).

Contenu :

La formation souhaite appréhender la notion de patrimoine culturel immatériel et les possibilités de professionnalisation associées. A cette fin, elle apportera aussi bien des connaissances générales que pratiques : savoirs institutionnels, scientifiques et appliqués concernant le patrimoine culturel immatériel.

Depuis plusieurs années le Musée de Salagon a développé un travail d’envergure concernant l’ethnobotanique, mais il a vocation aussi à aborder, de manière plus large, toutes les questions liées aux transformations de la ruralité contemporaine. Ainsi, la formation proposée sera orientée vers les relations entre patrimoine culturel immatériel et valorisation patrimoniale de certains produits agricoles locaux. On se demandera, dans un contexte marqué par des interrogations de plus en plus vives sur l’environnement et la qualité de vie, ce que signifie aujourd’hui la reconnaissance de produits locaux pensés comme « produits du terroir » ou « produits naturels ». Sur quels savoir-faire s’appuie la patrimonialisation de tels produits ? En quoi peut-elle participer au développement des territoires ruraux ? Certains produits se prêtent-ils plus que d’autre aux processus de patrimonialisation ? Et que nous apprennent les goûts et les sensibilités actuelles pour le « manger local » et les « circuits courts » sur la société contemporaine ?

La formation s’intéressera à différents exemples de patrimonialisation des produits locaux (savoir-faire du goût, cerises, citron, olives, vin…) et comprendra trois volets : 1/ éléments généraux relatifs à la politique du patrimoine culturel immatériel en France, 2/ éléments spécifiques concernant l’intérêt du patrimoine culturel immatériel pour l’ethnologie régionale, 3/ travail de terrain permettant d’appréhender l’utilité concrète du patrimoine culturel immatériel pour une institution territoriale.

Candidature/Inscription :

Pour participer à la formation, il est obligatoire d’envoyer sa candidature (CV + lettre de motivation) aux deux adresses mails suivantes :

Isabelle Laban-Dal Canto, directrice du musée de Salagon : isabelle.laban-dal-canto@le04.fr

Antonin Chabert, responsable de l’unité scientifique du musée de Salagon : antonin.chabert@le04.fr

Les candidatures sont à envoyer d’ici le lundi 15 avril.  Une sélection sera ensuite réalisée.

Aspects pratiques :

Le stage débute le lundi 8 juillet à 14h, à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, à Aix-en-Provence et se déroule ensuite au musée de Salagon.

Les repas de midi, du 9 au 12 juillet, sont pris en charge par le musée. La participation au stage est défrayée uniquement pour les transports en commun (train et car) sur le territoire national. L’hébergement, pour les nuits du 9, 10 et 11 juillet, est également assuré par le musée (les participants sont logés dans un gîte).

Renseignements : Antonin Chabert, musée de Salagon : 04 92 75 72 91.

 

Programme prévisionnel :

 

  Matin 9h-12h Après-midi 14h-18h
Lundi 8 juillet

MMSH

Aix-en-Provence

 

 

Accueil à la MMSH, par Benoît Fliche (IDEMEC, CNRS-AMU) et Isabelle Laban Dal Canto (Musée de Salagon)

 

Introduction au stage et présentation générale des méthodes d’inventaire du patrimoine culturel immatériel, par Laurent Sébastien Fournier (IDEMEC, CNRS-AMU)

 

Actualité de la politique française en matière de patrimoine culturel immatériel, par Isabelle Chave (DPRPS, Ministère de la Culture)

 

Mardi 9 juillet

Musée de Salagon

Mane

 

Accueil à Salagon, visite du musée et des jardins, par Isabelle Laban Dal Canto, François Tessari, Antonin Chabert (Musée de Salagon)

Conférence :

Une anthropologie des vins « nature ». La réhabilitation du sensible (titre provisoire)par Christelle Pineau (EHESS Paris).

 

Conférence :

Produits du terroir et savoir-faire du goût,

par Catherine Virassamy (architecte, spécialiste du patrimoine culturel, Association « Greenandcraft, le  comptoir des savoir-faire »)

Mercredi 10 juillet

Musée de Salagon

Mane

Conférence :

 Mirhajan Hab Al Moulouk, le festival des cerises – l’amour des Rois – de Sefrou (Maroc), par  Anne- Laure Briand (IDEMEC)

 

Conférence :

 Sensibilisation aux techniques audiovisuelles dans la documentation du Patrimoine culturel immatériel, par Eric Pons (IDEMEC)

 

Travaux pratiques : Présentation d’une enquête en cours sur la fête du citron à Menton, par Antonin Chabert et Laurent Sébastien Fournier.

 

Exemple de réalisation d’une fiche-type d’inventaire – travail participatif

 

Jeudi 11 juillet

Musée de Salagon

Mane

Conférence :

La réhabilitation des variétés fruitières dans le Parc naturel régional du Verdon, par Pauline Mayer (ethnologue) et Marc Doussière (Parc naturel régional du Verdon)

 

Travaux pratiques sur la fiche-type consacrée à la patrimonialisation du citron

 

 

Vendredi 12 juillet

Musée de Salagon

Mane

 

Suite des travaux pratiques, participation à la rédaction de fiches d’inventaire du patrimoine culturel immatériel.

 

Exposés des groupes et discussion générale

 

17h : Départ de Salagon

 

Education: Formation “Patrimoine Culturel Immatériel en territoire de montagne”

Le laboratoire ITEM (EA 3002) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour ainsi que l’Ethnopôle Occitan – InOc Aquitaine, organisent une semaine de formation sur le Patrimoine Culturel Immatériel en territoire de montagne, du 18 au 22 février 2019 à Bielle (Vallée d’Ossau), en collaboration avec le Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique du Ministère de la Culture et le Parc National des Pyrénées.


L’inscription obligatoire est ouverte jusqu’au mercredi 13 février à 12h.
auprès de Rémy Berdou :  r.berdou@in-oc.org

Education: proposition stages M2 muséologie

OFFRE DE STAGE EN MUSEOLOGIE

TITRE DU SUJET DE STAGE : Mise en scène de l’ethnobotanique au Jardin des plantes du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris

 

Parcours et niveau M2  MASTER Muséologie

Stage orienté métier

– Nombre de mois de gratifications par le Muséum : 4

– Dates prévues : 01/03/2019 au 30/06/2019

 

L’objectif de ce stage de Master 2 sera de concevoir une valorisation muséographique selon une approche ethnobotanique du carré des plantes-ressources du Jardin des plantes où actuellement le dispositif pédagogique se compose essentiellement de quelques cartels thématiques et des étiquettes  présentant les noms scientifiques des plantes.

 

DESCRIPTIF DU STAGE

Au Jardin des plantes, le « carré Lamarck des plantes-ressources » a connu plusieurs remaniements depuis les années 1990. Il a été réaménagé près de l’entrée principale du jardin pour les placer en bonne vue des visiteurs, ce thème à visée pédagogique étant jugé attractif pour le public. En 2008, l’intitulé historique des « plantes utiles » est abandonné pour celui de plantes-ressources. La conception de ce carré s’articule alors autour de plates-bandes thématiques et la mise en place de cartels fondés sur la composition chimique des plantes et leur utilité pharmacologique.  Cette orientation ne reflète pas, en l’état, le point de vue de l’ethnobotanique dans la tradition du Muséum, celle des savoirs vernaculaires (locaux) sur les plantes, savoirs inscrits dans une histoire sociale et des environnements spécifiques.   En outre, l’appareil pédagogique mis en place actuellement dans ce carré repose essentiellement sur des étiquettes ne présentant que les noms scientifiques, souvent illisibles et incompréhensibles pour les visiteurs et quelques cartels reprenant l’organisation thématique des plates-bandes : plantes médicinales (vocation première du Jardin du Roi), tinctoriales, plantes à parfum, dépolluantes, plantes de grande culture, de cueillette, une collection de menthes, fleurs comestibles, les légumes.

 

Ce projet de stage, dont le principal objectif sera de revoir la présentation pédagogique selon une approche ethnobotanique, s’inscrit dans le contexte du renouveau de cette discipline au MNHN et de l’intérêt porté aux collections. Une collaboration débutée en juin 2018 réunissant chercheurs et  jardiniers depuis ambitionne de restructurer ce carré des plantes ressources, de lui donner sens et cohérence dans un objectif de valorisation à la fois de cette zone du jardin et de l’ethnobotanique.

 

Rôle du ou de la stagiaire :

 

Après une enquête préliminaire menée auprès des visiteurs du carré, le ou la stagiaire devra réfléchir aux dispositifs muséographiques à mettre en place et être force de propositions pour apporter un éclairage différent et complémentaire sur les relations entre les plantes et les hommes dans la diversité des sociétés et des cultures tout en s’intégrant dans la trame végétale déjà bien structurée de ce carré. Il est aussi attendu qu’il ou elle recherche de la documentation pour aider l’équipe à rédiger les contenus qui seront proposés au public à travers une diversité et une complémentarité de dispositifs : panneaux, installation d’objets, développement d’une application mobile QR Code pour rediriger vers des contenus numériques plus riches que ceux offerts par de simples cartels (page web, panneaux téléchargeables, traductions, jeux) en collaboration avec le service spécialisé au MNHN.

 

Le ou la stagiaire travaillera en partenariat avec les jardiniers et les chercheurs impliqués qui tous réfléchissent à la restructuration de cette zone : l’idée de départ est de sensibiliser à l’ethnobotanique à partir d’histoires à raconter en ciblant quelques plantes plus ou moins connues (déjà là ou à installer). Des histoires courtes mais éclairantes expliqueront les relations des hommes à leur environnement au travers de certaines plantes « emblématiques », relations qui s’inscrivent dans des échelles spatiales et temporelles variées et qui permettent de se projeter dans le futur. Des cheminements thématiques dans le carré mais aussi dans un espace élargi à tout le jardin et aux serres seront proposés, inspirés par le modèle des « ballades géologiques ». Parmi les problématiques-thématiques déjà réfléchies (mais pas arrêtées définitivement) figurent les questions suivantes :

–       domestication (processus au long cours) ; sauvage / domestique ;

–       circulation/globalisation ; histoire des relations entre les sociétés via la circulation des plantes ; plantes invasives ;

–       culture paysanne et patrimonialisation/réinvention (exemple le plessage-trognage, la cueillette) ;

–       écologie urbaine ;

–       jardinage écologique ;

–       monoculture vs cultures associées (maïs industriel vs milpa amérindienne (association courge-haricot-maïs).

 

CONNAISSANCES OU COMPETENCES ACQUISES A L’ISSUE DU STAGE :

 

A l’issue du stage, les compétences acquises porteront sur les techniques muséographiques appliquées à des collections vivantes (mise en place de cartels, de codes QR, recherches documentaires et le travail en équipe au sein de laquelle l’approche muséologique apparaît comme structurante et médiatrice.

Ce stage s’inscrit dans le contexte du renouveau de l’ethnobotanique au MNHN et sera donc encadré par un collectif regroupant des chercheurs de 4 unités du département Hommes  & Environnement, archéobotanistes, Paloc, EAE et CAK  et les jardiniers impliqués dans la restructuration de cette zone.

ENCADRANTS : Julien Blanc (Maître de conférence MNHN) et Dominique Juhé-Beaulaton (Directrice de recherche CNRS-MNHN)

contact : dominique.juhe-beaulaton@mnhn.fr