Category Archives: Call for paper

CFP: Numéro thématique “Le patrimoine des écoles d’art : regards croisés France / Italie”, In Situ. Revue des patrimoines

“IN SITU. REVUE DES PATRIMOINES”

L’appel à contributions pour un prochain numéro thématique de la revue en ligne de la direction générale des Patrimoines, intitulé “Le patrimoine des écoles d’art : regards croisés France/Italie”, est diffusé en ligne.

Coordination scientifique : Morwena Joly-Parvex (Centre des monuments nationaux), en collaboration avec Hélène Palouzié (DRAC Occitanie) et Sarah Linford (Accademia di Belle Arti di Roma).

Date limite d’envoi des propositions : 31 mars 2019

Texte de l’appel : https://journals.openedition.org/insitu/18648

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CFP: VII Congresso APA – Painel P098: Museus, comunidade e poder local

No âmbito do VII Congresso da APA (4 e 7 de junho de 2019, FCSH/UNL), convidamos à submissão de propostas de comunicações até ao  dia 7 de janeiro para o Painel P098Museus, comunidade e poder local: Antropologia e usos políticos da cultura

Remetemos abaixo informação relativa ao painel e estamos ao dispor para prestar informações/esclarecimentos.

 

http://apa2019.apantropologia.org/p005/

Coordenador / Coordinator:
Ana SARAIVA
Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA)
nsaraivaana@gmail.com

Co-coordenador / Co-coordinator (se aplicável, não obrigatório / if applicable, not mandatory):
Rita JERÓNIMO
Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA)
rjeronimo71@gmail.com

Língua principal / Main language: Português / Portuguese (PT)
Língua complementar / Complementary language: Inglês / English (EN)
Língua de trabalho preferencial (não exclusiva) / Prefered working language (not exclusive): Português / Portuguese (PT)

Detalhes do painel na língua principal / Panel details in main language

Título / Title
Museus, comunidade e poder local: Antropologia e usos políticos da cultura

Resumo curto / Short abstract

Este painel propõe debater os museus de território como instituições de mediação face às comunidades que representam e o poder que os tutela. Subsidiariamente, convida a refletir sobre os dilemas que os antropólogos profissionais em museus enfrentam perante a ambivalência entre o papel de «observador» e o papel de «patrimonializador».

Resumo longo / Long abstract
Abandonada a ideia de que o museu é um espaço neutro, é preciso repensar as funções museológicas e refletir sobre o papel do museu face às comunidades que representa e ao poder que o tutela. Hoje, os museus de território não são dispositivos meramente técnicos, são, cumulativamente, instituições de poder. Para além de educar, disponibilizar para estudo e fruição, peças consideradas relevantes, o museu desempenha um papel ativo na construção identitária da comunidade e veicula dinâmicas de representação cultural que funcionam como plataformas de distribuição de poder local. Por seu lado, o antropólogo profissional do museu procura apurar no terreno o que é pertinente através da seleção e incorporação de objetos no museu e da sua restituição objetificada (Handler 1988) às populações. A ambivalência de papeis entre o «observador» de campo e o «patrimonializador» com funções de mediação entre terreno-museu-tutela e de gestão das funções museológicas tende a suscitar-lhe tensão e conflito. Este painel convida à apresentação de comunicações que contribuam para o debate em torno dos museus locais como instituições de poder e dos dilemas dos antropólogos com funções comprometidas com os usos políticos da cultura.

Detalhes do painel na língua complementar / Panel details in complementary language

Título / Title
Museums, community and local power: Anthropology and political uses of culture

Resumo curto / Short abstract
This panel proposes to debate the territorial museums as mediation institutions vis-à-vis the communities they represent and the power that protects them. In the alternative, it invites us to reflect on the dilemmas faced by professional museum anthropologists because of the ambivalence between the role of “observer” and the role of “patrimonializer”.

Resumo longo / Long abstract
Having abandoned the idea that the museum is a neutral space, it is necessary to rethink the museological functions and to reflect on the role of the museum vis-a-vis the communities it represents and the power of the museum. Today, territory museums are not merely technical devices, they are, cumulatively, institutions of power. In addition to educating, making available for study and enjoyment, pieces considered relevant, the museum plays an active role in the identity construction of the community and carries dynamics of cultural representation that function as platforms of local power distribution. For its part, the museum’s professional anthropologist seeks to determine what is pertinent on the ground by selecting and incorporating objects in the museum and its objectified restitution (Handler 1988) to the populations. The ambivalence of roles between the “observer” of the field and the “patrimonializer” with mediation functions between museum-tutelage and management of museum functions tends to provoke tension and conflict. This panel invites the presentation of papers that contribute to the debate around local museums as institutions of power and the dilemmas of anthropologists with functions committed to the political uses of culture.

CFP: Prolongation AAC Colloque Vivre et faire vivre le Moyen Age

Prolongation jusqu’au 10 décembre 2018

Appel à communications

Vivre et faire vivre le Moyen Âge

Colloque international et pluridisciplinaire

Carcassonne, 19-20-21 juin 2019

Depuis son invention par les humanistes du XVème siècle, le Moyen Âge habite l’imaginaire occidental et se pare, en fonction des préoccupations propres à chaque période, d’attraits ou de travers variables. Synonyme d’obscurantisme et de barbarie au temps de la Renaissance et des Lumières, il excite les imaginations romantiques qui l’associent à l’enfance de la civilisation[1]. Sous la Troisième République, alors que les tenants de l’ordre politique et religieux d’Ancien Régime le célèbrent en tant qu’âge d’or de la monarchie et de la chrétienté, les chantres de la laïcité et de la démocratie l’exècrent, érigeant en repoussoir le fanatisme et la tyrannie qu’il incarne à leurs yeux. Tous néanmoins s’accordent pour en faire un chapitre essentiel de notre roman national, y compris les plus sévères à son égard qui entrevoient dans ces âges sombres les signes avant-coureurs et salutaires de la modernité républicaine, tel le mouvement communal. S’y recrutent ainsi nombre de héros consensuels, telle Jeanne d’Arc, élevée au rang d’emblème de l’identité française[2]. D’une instrumentalisation l’autre, plus ou moins dans le même temps, minorités et autonomistes produisent d’autres médiévalismes, comme inverses, pour refuser le caractère univoque du récit national et le mythe du progrès[3]. À l’heure de la globalisation et de son corollaire, la crise du sentiment d’appartenance nationale, la portée politique de ce recours au passé médiéval, loin de s’affaiblir, s’actualise[4]. Occupée à écrire son roman continental, l’Union européenne en quête de racines excipe de Charlemagne comme des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, pour (se) convaincre de son unité millénaire. D’une échelle l’autre, le Moyen Âge est par ailleurs appelé au secours de la guerre civilisationnelle que se livrent l’Occident et les mouvements islamistes, tous les belligérants quel que soit leur camp nourrissant leur rhétorique médiatique, les uns de « croisades » à conduire en même temps que d’un « retour au Moyen Âge » à conjurer, les autres de « croisés » à combattre.

Cela étant, aujourd’hui sans doute plus qu’hier, l’on se méprendrait à aborder l’invocation du passé médiéval sous le seul angle de ses incidences politiques ou géopolitiques. Le suggère en tous cas l’extension du spectre de ses usages, dans les domaines du jeu[5], de la fête[6], de l’offre touristique[7], etc. (qui n’exclut pas, bien au contraire, la régénération de ses « réceptions » en littérature, au cinéma, au théâtre, en architecture, ou encore dans les arts plastiques) aussi bien que la diversité des enjeux qui leurs sont associés (localistes, sociaux, culturels, économiques, etc.). Les nouvelles manières de « faire sens » que ces évolutions signalent à notre attention vont à l’évidence de pair avec l’avènement d’une autre image du Moyen Âge. Les connotations négatives qui lui sont depuis si longtemps attachées malgré les mérites qu’on a pu concomitamment lui reconnaître, tendent à s’estomper jusqu’à conduire au constat d’une « métamorphose »[8]. Selon Christian Amalvi, celle-ci trouve l’une de ses raisons d’être dans le détachement des doctrines et des traditions confessionnelles instituées, et, conséquemment, dans le moindre écho que rencontre aujourd’hui le combat pour la laïcité. Si, de fait, l’affaiblissement de ce débat profite au Moyen Âge que d’aucuns associaient volontiers à l’intolérance et à l’enrégimentement religieux, il n’explique pas seul ce revirement. Y contribuent par ailleurs, nous dit l’historien, le regard porté par les historiens contemporains, nettement moins disqualifiant que par le passé, et les efforts de vulgarisation dont ont bénéficié leurs travaux auprès du grand public. Mais l’assomption du Moyen Âge doit aussi beaucoup aux nouvelles conceptions du Temps et de l’Histoire apparues avec la fin des utopies totalitaires. Les crises ne sont plus tant regardées comme des ruptures, préludes aux tables rases du passé, que perçues comme des « dénouements »[9], ponctuant une marche du temps complexe, tournée non seulement vers le passé mais aussi vers le futur. Forçant quelque peu le trait en soutenant que « le passé est devenu notre utopie », Christian Amalvi donne la mesure de ce renversement qui participe de la faveur actuelle que rencontre le Moyen Âge.

Cet engouement revêt des formes dont le déploiement, loin des « centres de savanterie professionnelle », et donc affranchi de « l’influence de la science professionnelle »[10], inspire méfiance aux médiévistes, lesquels regardent « cette représentation imaginaire privée et subjective des mondes passés, une représentation que l’on pourrait appeler médiévalisante, comme naïve et immédiate »[11].  Abandonnant l’historien à « son érudition et [à] sa hauteur de vue »[12], on le laissera juger de cet « historicisme populaire »[13] et de sa plus ou moins grande conformité à l’historicisme scientifique dont lui-même se revendique, ainsi que du passé qui en procède, selon lui « anhistorique »[14] ou « non-historique »[15], « fantasmé ou folklorique »[16].  Car l’on peut tout aussi bien appréhender le passé ainsi produit pour ce qu’il est, en l’occurrence « une esthétique, une atmosphère »[17], « un passé purement aspectuel, poétique ou dramatique »[18]. Adoptant cette perspective, Gil Bartholeyns montre que le cinéma, à l’instar de la littérature, se préoccupe moins de faire œuvre d’historien que d’user du « caractère exogène des situations pour exprimer une vérité humaine qui transcende précisément l’histoire »[19]. Parallèlement, cet historien des cultures visuelles se penche sur les jeux de rôles grandeur nature et, convaincu de l’inanité de toute interprétation du phénomène en termes d’ « actualisation historique », il propose de considérer le Moyen Âge comme « un opérateur ludique », doté d’ « une fonction créatrice »[20]. Fort du constat que le Moyen Âge « est un moyen et non une fin »[21], il identifie « une troisième espèce vivante du passé »[22], distincte de l’histoire et de la mémoire, nous invitant dans la foulée à « entreprendre une anthropologie des pratiques du passé »[23].

Dans la même perspective, les sciences de l’information et de la communication (SIC) ont ouvert, depuis une dizaine d’années, un champ de recherche sur les médiévalismes et leurs circulations dans l’espace public aujourd’hui. Parmi les premiers, Gérard Chandès, a envisagé ces questions de manière théorique en proposant en 2007 un modèle sémio-pragmatique d’information et de communication appliqué aux représentations du Moyen Age.[24] Les résurgences néo médiévales ou transmédiévales, sont une réalité contemporaine indéniable que d’autres chercheurs en SIC ont cherché à mettre au jour. Ces travaux sur la symbolique médiévale et la prégnance contemporaine de la « sémiosphère transmédiévale » dessinent peu à peu les modalités et les finalités des relations que la modernité (c’est-à-dire nous) entretient avec le Moyen Âge (c’est à dire une altérité) à travers une kyrielle de documents d’objets ou de dispositifs médiateurs. Cette étude des discours à thématiques médiévales dans la culture contemporaine s’appuie sur les traces symboliques et matérielles du Moyen Age et ce qu’en disent différents protagonistes. Ce faisant ils observent les représentations et re-sémantisations du Moyen Age dans les documents, les événements et les manifestations à sujets médiévalisants d’aujourd’hui. Les thématiques de l’historiographie médiévale, la chevalerie, la féodalité, la foi, l’héroïsme, etc. sont réutilisés et chargés de sens nouveaux. Les processus de communication et les objets hétérogènes ainsi mis au jour sont observés dans leurs « croisements symboliques ». Les phénomènes communicationnels aussi divers que la publicité[25], la musique ou le théâtre[26], les reconstitutions médiévales[27], la communication institutionnelle transmédiatique[28] constituent un corpus dont il convient de déceler les enjeux et les contours tout en montrant comment naissent et circulent les stéréotypes néomédiévaux ou se crée une typologie des discours transmédiévaux déterminant « les signes élémentaires de ce qui peut être perçu comme “médiéval” hors du champ de l’érudition »[29]. Des formes manifestes de Moyen Age circulent dans l’espace public de la culture et du patrimoine. Ces formes figuratives simples comme le cercle, le créneau ou la croix « ne sont pas seulement un véhicule (de l’identité médiévale), mais aussi un pilote (du discours néo médiéval) autrement dit elles ne servent pas seulement à dupliquer le discours médiéval, mais plus encore à le répliquer »[30] .

Marchant dans les pas de ses chercheurs en anthropologie, en sociologie ou en sciences de l’information et de la communication, nous aurons en premier lieu soin d’apporter au tableau des médiévalismes contemporains les nuances qui s’imposent. Ainsi nous semble devoir être corrigée l’impression d’un grand partage entre historicismes, savant et populaire. Sans contester la pertinence de ces polarités ainsi que leur utilité heuristique, nous prendrons acte de l’absence de solution de continuité et, partant, d’une réalité plus feuilletée dont témoignent un certain nombre d’enquêtes récentes[31]. En effet, la reconstitution historique, et plus largement l’histoire vivante, mêlent plus ou moins les genres. Tout en sachant bien faire le départ entre « reconstitution » et « évocation », entre savoir scientifique et culture populaire, et jouer de ces distinctions pour se démarquer les uns des autres, les praticiens du Moyen Âge concernés allient, dans des proportions variables, travail de recherche et simple quête de vraisemblance, reproduction à l’identique et approximations, histoire événementielle et histoire de la vie quotidienne, intervention au sein de l’institution patrimoniale (musée, monument, etc.) et prestation pour l’industrie touristique, dialogue avec les publics et goût de l’entre-soi, déconstruction des représentations et reconduction des stéréotypes, didactisme et divertissement, incitation à la participation et invitation à une consommation passive, etc. Or c’est précisément ces situations d’« entre-deux » que nous nous proposons d’explorer plus avant à l’occasion de ce colloque, sans perdre de vue le continuum dans lequel elles s’inscrivent, de l’expérimentation archéologique la plus soucieuse d’exactitude scientifique aux med fan games livrés aux imaginations les plus débridées.

Car dans leur diversité et complexité, toutes ces manières de ressusciter le Moyen Âge ne sont pas sans évoquer les tensions, sinon les contradictions, observables au cœur de notre présent du patrimoine. Qu’est-ce à dire ? Analysant, dans une perspective historique et anthropologique, les rapports des sociétés occidentales à la pérennité, Daniel Fabre a bien mis en évidence le fait que l’avènement relativement récent du « patrimoine »[32], après celui du « monument » au XIXème siècle, n’a pas entraîné la substitution du premier (chronologiquement parlant) par le second, mais a plutôt donné lieu à un phénomène de superposition, dans un rapport qui est moins d’élimination que de réemploi[33]. De fait, coexistent les logiques quelque peu antinomiques dont procèdent les deux « dispositifs » (au sens foucaldien du terme) : entre autres, l’extension des limites du patrimonialisable jusqu’aux limites de l’immatériel, l’affirmation du droit des « communautés » à patrimonialiser ou encore la prééminence accordée à l’expérience dans l’appropriation et la jouissance des biens patrimonialisés constituent quelques-unes des tendances propres à contredire le principe de l’onction monumentale, quant à elle prérogative de l’État et réservée aux seuls emblèmes d’une histoire nationale, laquelle ne se transmet bien que par le truchement du récit. Les médiations, situées au mitan de la chaîne patrimoniale et formant de fait ce nœud où se rencontrent, s’entremêlent, voire se fertilisent les représentations portées par les experts et les publics, donnent tout particulièrement bien à voir ce présent contrasté. Du reste, plus qu’elles n’en forment l’observatoire idéal, elles en semblent le symptôme, ne serait-ce qu’en tant que « démarche vers (de) l’autre »[34] propre à concilier les impératifs de démocratisation et de démocratie culturelles, respectivement assignables à l’un et l’autre paradigmes[35]. Pour en revenir aux médiévalismes qui nous occupent, nul doute, au regard de ce que les premières études en ont révélé, qu’ils sont au diapason de notre passé présent et des médiations qui lui sont consubstantielles. Voire en donnent-ils le la.

L’objet de ce colloque, « Vivre et faire vivre le Moyen Âge », qui pour faire droit aux médiévalismes contemporains, s’intéressera à leurs différentes expressions, aux acteurs qui s’en revendiquent, aux enjeux qui les sous-tendent, tentera de cerner cet archétypisme dont nous faisons ici l’hypothèse. Mais plutôt que de viser l’inventaire exhaustif des pratiques, des praticiens et des intentions, il nous paraît plus pertinent d’encourager, dans le  sillage des  heritage studies, et ce à partir d’enquêtes situées, des angles d’approche encore peu usités, tels la place faite aux femmes, le rôle assignés aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces (artefacts, monuments, archives, etc.) et agissent sur leur représentation. La diversité de ces entrées, adossée à la perspective résolument pluridisciplinaire et comparatiste qui présidera à cette rencontre, permettra de multiplier et de croiser les points de vue de manière à mieux appréhender ces médiévalismes et à mieux comprendre la manière dont ils s’inscrivent, tout en saillance, dans notre modernité patrimoniale.

Comité scientifique

–       Christian Amalvi, PR en Histoire contemporaine, Université Paul Valéry, Montpellier, CRISES

–       Tiphaine Barthélémy de Saizieu, PR en anthropologie et sociologie, Université de Picardie – Jules-Verne, CURAPP-ESS

–       Laure Barthet, Conservateur du Musée Saint-Raymond, Toulouse

–       Gérard Chandès, PR en SIC, Université de Limoges, CeReS

–       Patrick Fraysse, MCF HDR en SIC Université Paul Sabatier Toulouse 3, LERASS

–       Manon Istasse, ethnologue, chargée de recherches FNRS, LAMC, Université libre de Bruxelles

–       Daniel Jaquet, Université de Berne, Institut d’Histoire et Musée militaire, Château de Morges et ses musées

–       Laurent Macé, PR Histoire, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA – Terrae.

–       Gérard Régimbeau, PR en SIC, Université Montpellier 3 Paul Valéry, LERASS-CERIC

–       Sylvie Sagnes, ethnologue, CR CNRS, IIAC – Equipe Lahic, présidente de l’Ethnopôle GARAE

–       Claudie Voisenat, ethnologue, chargée de mission pour la recherche, ministère de la Culture, mise à disposition du CNRS, IIAC – Équipe Lahic

 

Note aux candidats

Les propositions de communication devront être adressées au plus tard le 10 décembre 2018 à l’adresse suivante : colloque.medievalisme@gmail.com

Elles devront répondre aux normes suivantes :

–       Nom, prénom du ou des auteurs

–       Statut(s) et institution(s) de rattachement

–       Adresse(s) de messagerie

–       Titre de la communication proposée

–       Résumé de la proposition, de 2 000 signes maximum

Les propositions reçues seront évaluées de façon anonyme par le comité scientifique. Les réponses seront rendues dans le courant de la deuxième quinzaine de janvier 2019.

Les propositions retenues devront donner lieu à un texte le plus abouti possible à la veille du colloque, de façon à pouvoir être communiquées aux modérateurs. Ces premières versions devront être transmises au plus tard le 1er juin 2019. Dans l’optique d’une publication collective, les versions définitives seront attendues pour le 20 septembre 2019.

[1] Durand-Le Guern Isabelle, Le Moyen Âge des romantiques, PUR, Rennes, 2001 ; G. Keller Barbara, 1994, The Middle Ages Reconsidered: Attitudes in France from the Eighteenth Century through the Romantic Movement, New York, Peter Lang.

[2] Amalvi Christian, Le Goût du MoyenÂge, Plon, Paris, 1996.

[3] Voir par exemple : Soula René, Les Cathares entre légende et histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXème siècle à nos jours, Institut d’Études Occitanes, Toulouse, 2005 ;Karine-Larissa Basset, Le légendaire sarrasin en France. Configurations et histoire d’un contre-récit national, Grenoble, Centre alpin et rhodanien d’ethnologie, 2006.

[4] Carpegna Falconieri Tommaso di, Médiéval et militant. Penser le contemporain à travers le Moyen Âge, (traduit de l’italien par Michèle Grévin)Publications de la Sorbonne, Paris, 2015.

[5] Eidôlon, « Le Moyen Âge en Jeu », n°86, 2009.

[6] Histoire et Images médiévales, « Ils font revivre le Moyen Âge », n°24, 2011.

[7] ESPACES tourisme et loisirs, « L’imaginaire du Moyen Âge, facteur d’attractivité touristique », n° 312, 2013.

[8] Amalvi Christian, « Du Moyen-Âge barbare au Moyen-Âge matrice de la modernité : histoire d’une métamorphose historiographique. Du romantisme à l’histoire des mentalités 1830-2015 », Perspectives médiévales. Revue d’épistémologie des langues et littératures du Moyen Âge, 37, 2016 [en ligne] https://journals.openedition.org/peme/9550

[9] Ruffel Olivier, Le dénouement, Lagrasse, Verdier, 2005.

[10] Rider Jeff, « L’utilité du Moyen Âge », Itinéraires LTC, 3, 2010 : 40.

[11] Ibid. : 41.

[12] Bartholeyns Gil, « Loin de l’Histoire », Le Débat, Vol 5, n° 177, 2013 : 118.

[13] Ridder, op. cit. : 42.

[14] Ibid. : 41.

[15] Bartholeyns, op. cit. : 117.

[16] Ibid. : 118.

[17] Ibid. : 117.

[18] Ibid. : 117.

[19] Bartholeyns Gil, « Le passé sans l’histoire. Vers une anthropologie culturelle du temps », Itinéraires LTC, 3, 2010 : 53.

[20] Ibid. : 58.

[21] Bartholeyns Gil et Bonvoisin Daniel, « Le Moyen Âge sinon rien. Statut et usage du passé dans le jeu de rôles grandeur nature », in Élodie Burle-Errecade et Valérie Naudet (dir.), Fantasmagories du Moyen Âge. Entre médiéval et moyenâgeux, Aix-Marseille, Presses universitaires de Provence, 2014 : 54.

[22] Bartholeyns, 2013, op. cit. : 118.

[23] Bartholeyns, Bonvoisin, op. cit. : 55.

[24] Chandès Gérard, SEMIO/SPHERE/TRANS/MEDIEVALEUn modèle sémiopragmatique d’information et de communication appliqué aux représentations du moyen âge, Université de Limoges – Centre d’Etudes et de Recherches Sémiotiques Édition entièrement revue, mise à jour et augmentée de l’étude originale rédigée en 2004-2005 pour un dossier d’Habilitation à Diriger la Recherche (Université de Poitiers, 2006), 2007, [en ligne] http://epublications.unilim.fr/revues/as/pdf/4783

[25] Bocquet Martine, Communication des entreprises et des institutions : Un regard médiéval, Paris, L’Harmattan, 2015.

[26] Deramond Julie,  « Les cantiques sur Jeanne d’Arc, ou quand l’Église fait sa publicité (1870-1920) », Le Temps des Médias, n°17, 2011 : 21 -29.

[27] Paris Emmanuel, « Fêter le Moyen Âge en l’absence de ces vestiges », Espaces, n°312, 2013 : 102-112 ; ou Fraysse Patrick, « Images du Moyen-Age dans la ville : l’inscription spatiale de médiévalité », Communication et langages, n°171, 2012 : 3-18.

[28] Bideran Jessica De, Bourdaa Mélanie, Argod Pascale, Bernard Katy, « Les voies d’Aliénor ou la construction d’un médiévalisme transmédiatique », dans revue ¿ Interrogations ?, n° 26, Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge, 2018, [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Les-voies-d-Alienor-ou-la

[29] Chandès Gérard, « Réplicateurs visuels et sonores du monde néo médiéval », in Vincent Ferré (dir.), Médiévalisme, modernité du Moyen Âge, Paris, L’Harmattan, 2010 : 396.

[30] Ibid. : 168.

[31] Tuaillon Demésy Audrey, La re-création du passé : enjeux identitaires et mémoriels, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013 ; « Mémoire, histoire et patrimoine. Une illustration : la pratique de l’histoire vivante médiévale », Émulations, n°11, 2013 : 2-8 ; « L’histoire vivante médiévale. Pour une ethnographie du “passé contemporain” », Ethnologie française, Vol 44, n°4, 2014 : 725-736 ; « La cuisine des reconstitutions historiques : réinventer l’alimentation du passé », Anthropologie et Sociétés, 42(1), 2018 : 289–309 ; Fraysse Patrick, « Les mises en scène du Moyen Âge dans les fêtes populaires médiévales », Communication & langages, n°191, 2017 : 29-50 ; Fraysse Patrick, Barthet Laure, « Muret 2013, reconstitution d’une bataille médiévale méridionale oubliée », ¿Interrogations ?, n° 26, Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge, 2018 [En ligne] http://www.revue-interrogations.org/Muret-2013-reconstitution-d-une

[32] Voisenat Claudie, « Le tournant patrimonial », in Claudie Voisenat & Christian Hottin (dir.), Le Tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, MSH, 2016 : 17-41.

[33] Fabre Daniel, « L’ordinaire, le familier, l’intime, loin du monument », in Claudie Voisenat & Christian Hottin (dir.), Le Tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, MSH/MC, 2016 : p. 43-58.

[34] Caillet Élisabeth, « L’ambiguïté de la médiation culturelle : entre savoir et présence », Publics et Musées, n° 6, 1994 : 60.

[35] Sagnes Sylvie, « Au miroir de la médiation : le présent du patrimoine », Le patrimoine comme expérience.
Implications anthropologiques,
 (sous la direction de Jean-Louis Tornatore), MSH, Paris, à paraître.

CFP: PROLONGATION-Culture et Musées – Appel à proposition-L’émotion dans les expositions- Culture et musée

Appel à proposition d’articles

PROLONGATION

L’émotion dans les expositions

Sous la direction de Gaëlle CRENN (Université de Lorraine)

et Jean-Christophe VILATTE (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse)

Si la recherche sur les musées, les mémoriaux et les sites patrimoniaux s’est longtemps attachée à la compréhension des phénomènes cognitifs et à la transmission des contenus, on observe aujourd’hui un tournant vers des recherches qui, étudiant au premier chef la place des émotions dans l’expérience des visiteurs, se consacrent aux aspects « non-représentationnels » ou non-discursifs (Tolia-Kelly, Waterton et Watson, 2017) de cette expérience.

Issues de disciplines diverses (études muséales, études du patrimoine, psychologie, sociologie, géographie, neuroscience, marketing, …), ces recherches entreprennent une révision critique des approches foucaldiennes, marquées par une focalisation sur les luttes de savoirs et de pouvoirs, considérées essentiellement comme des processus cognitifs rationnels (Munroe, 2017 ; Savenije et de Bruijn, 2017). Dans une perspective centrée sur la pratique des visiteurs (Ballantyne et Uzzell, 2011), la place des motivations et des attentes des visiteurs à l’égard des institutions muséales et patrimoniales est repensée en tenant compte des désirs de divertissement, de découverte, voire d’évasion. L’événementialisation et la spectacularisation des institutions culturelles s’accompagnent d’une demande d’intensification de l’expérience vécue, expérience subjective et intersubjective, engageant à la fois cognitivement, émotionnellement et corporellement le visiteur. Malgré ces recherches, la manière dont les émotions s’intègrent à notre compréhension de ces institutions culturelles est encore loin d’être élucidée. L’un des problèmes auxquels sont confrontés les chercheurs est de s’entendre sur ce que sont les émotions. Autour de cette notion, le lexique utilisé est complexe, parfois indéfini, parfois trop défini de manières différentes selon les disciplines et les courants. Dans cette diversité se côtoient émotion, sentiment, humeur, affect, passion, éprouvé, ressenti, etc. : les termes sont polysémiques. Les auteurs s’accordent toutefois sur l’idée que l’émotion est un phénomène adaptatif pluriel (Nugier, 2009), faisant intervenir des aspects physiologiques, moteurs et cognitifs (Scherer, 2005).

Usages des stratégies affectives

Ces stratégies non-représentationnelles « sont souvent sollicitées, consciemment ou non, pour stimuler une réponse émotionnelle qui sert à renforcer l’empathie et/ou un engagement moral avec les événements historiques et les acteurs dont l’exposition fait le portrait » (Savenije et de Bruijn, 2017 : 832). Sont en premier chef concernées les institutions consacrées à des histoires difficiles : musées de guerre (Pomian, 2013); mémoriaux consacrés aux génocides, à l’esclavage, dont une des fonctions est de susciter l’émotion pour les personnes ou les collectifs que l’on honore ; sites patrimoniaux, enfin, où, selon les méthodes d’interprétation bien connues de Freeman Tilden, on favorise l’engagement du corps avec l’environnement afin de stimuler la curiosité et de rendre l’expérience plus mémorable.

Si dans les musées d’art l’émotion esthétique du visiteur est l’une des fins de la visite, l’émotion devient ici un moyen pour atteindre des objectifs éducatifs, comportementaux, civiques, voire moraux. Aussi de nouveaux travaux apparaissent qui explorent les potentialités de narrations et de stratégies de médiation qui mobilisent l’émotion comme levier ou comme médium. Ainsi « “ l’interprétation chaude (hot interpretation) […] incorpore l’émotion dans le design des expériences interprétatives, dans le but de provoquer des réponses cognitives et comportementales, [et génère] des contenus interprétatifs émouvants et perturbants […] pour inciter les visiteurs à réexaminer les croyances et perceptions qu’ils adoptaient auparavant concernant des questions sociales, environnementales ou morales spécifiques » (Ballantyne, Packer et Bond, 2012 :153).

Le présent appel souhaite susciter des articles autour de la relation réciproque entre émotion et exposition, au cours des visites de musées d’art, de sciences et société, de mémoriaux et de sites patrimoniaux. Prenant pour objet l’examen des « résonances émotionnelles et affectives inhérentes au projet patrimonial », l’objectif est de mieux comprendre comment « le corps et l’esprit convergent pour susciter des expériences vibrantes et significatives » (Munroe, 2017 : 114). Aussi, il est intéressant d’explorer et détailler les nouvelles stratégies narratives et interprétatives qui « stimulent l’imagination des visiteurs » (Savenije et De Bruijn, 2017 : 832), ainsi que les dispositifs mobilisés, du point de vue des positions, rôles et postures qu’ils proposent aux visiteurs.

Les expositions mobilisent des dispositifs variés, hybrides, incluant des éléments humains et non-humains, comprenant des éléments textuels, visuels et spatiaux, susceptibles de créer des espaces où s’articulent et se négocient émotions et représentations, ressentis et connaissances (Witcomb, 2013). Les trames narratives se focalisent sur les récits de vie, mobilisent des objets personnels, inventent installations et dispositifs immersifs, qui très souvent visent à stimuler les réactions émotionnelle. Les visiteurs peuvent, par exemple, s’y trouver mis en situation de victime (mais aussi de bourreau ou de témoin), que cela passe par des dispositifs immersifs réalistes (l’expérience du Blitz, Imperial War Museum, Londres), par le recours à des avatars (US Holocaust Memorial Museum, Washington) ou par des activités engageantes (Jeu « Entrer en Australie » du Musée de l’immigration de Melbourne qui invite les visiteurs à traiter un dossier de demande d’immigration ). Ainsi, le musée de l’immigration de Melbourne s’affiche comme le musée « des histoires émouvantes », et revendique sa capacité à produire des réactions émotionnelles fortes : il entraîne ses visiteurs « dans une aventure qui va au-delà de leurs attentes : il les surprend, il les émeut, et il leur donne le sentiment d’être relié au monde ». Au point qu’en définitive, « c’est ce bénéfice émotionnel qui est spécifique au musée de l’immigration » (Horn, 2006 : 90). Plus largement, se stabiliseraient dans les institutions patrimoniales des « boucles discursives-affectives », formant un « canon muséographique » rendant disponible un modèle qui « donne le ton » pour ensuite se répliquer ou se décliner dans diverses instances patrimoniales (Witcomb, 2013). Ces modèles, porteur de régimes émotionnels spécifiques contribueraient à former, orienter et guider les récits sur notre passé.

Enjeux et questionnements

Le développement des « stratégies d’interprétation affectives » (Witcomb, 2013 : 256) des musées, sites et mémoriaux invite d’abord à chercher à mieux comprendre l’opérativité des dispositifs. Il s’agit sur le plan théorique de « dénouer les liens » (Munroe, 2017) qui attachent étroitement processus affectif et cognitif, d’explorer les liens entre affect, réponses émotionnelles suscitées chez les visiteurs, et sentiments qui en découlent. Finalement, comment et où situer la place de l’émotion dans le processus de construction de signification ?

Se posent ensuite des questions d’ordre éthique. On peut se demander quelles seront les limites au recours à des dispositifs qui relèvent en eux-mêmes d’une forme d’instrumentalisation et de manipulation des ressentis des publics. Le cabinet UX Good Team mobilise par exemple au Kigali Genocide Memorial Center la « courbe Inzovu » pour « designer » l’expérience émotionnelle des visiteurs, dans le but de favoriser le souvenir et la thérapie : « Des contenus douloureux alternent avec des opportunités de réflexion. Juste avant que le spectateur atteigne le burn out émotionnel, point crucial où les réponses négatives peuvent submerger le spectateur et créer un sentiment de désespoir, l’introduction de l’espoir et des capacités d’action [empowerment] créent une épiphanie : l’action est possible. Ceci transforme l’empathie introspective en compassion extravertie et en motivation à contribuer à un changement positif » (Pratley, 2016 :28).

Si l’on peut s’interroger sur les réelles possibilités de mobiliser ainsi « l’empathie » et sur la portée réelle de telles transformation des comportements, ce type d’entreprise peut en tous cas faire réfléchir : Jusqu’où peut-on accepter que les institutions patrimoniales se reposent sur de telles recettes de mobilisation émotionnelle des visiteurs, déploient des dispositifs qui activent le travail émotionnel des visiteurs ? Se pose la question des limites lorsque l’on propose aux visiteurs de revivre des expériences de violence physique ou mentale dans des dispositifs mimétiques. La simulation d’une expérience – qui reste par définition intransmissible (Munroe (2017) – à travers des médiations a des résonances puissantes, durables, et potentiellement douloureuses pour les visiteurs. De tels dispositifs proposent un parcours expérientiel et émotionnel qui vise dans une large mesure à « traumatiser » le visiteur (Thiévant, 1999), pour obtenir en fin de compte des effets thérapeutiques ou des formes d’engagement civique. Si pour certains, le recours à ces méthodes est justifié et même promu au motif d’un nécessaire investissement des musées dans les « causes qui importent » (Pratley, 2016), il semble intéressant de questionner l’usage par les institutions patrimoniales de ces dispositifs de prise -voire d’emprise – émotionnelle intense sur les visiteurs.

Toutefois, si l’exposition est potentiellement susceptible de déclencher une émotion volontairement ou non, il existe une très grande variabilité intra et interindividuelle durant l’expérience de visite. De nombreuses variables psychosociologiques et culturelles peuvent modifier la réaction du visiteur face à une même exposition. Il semble toutefois possible de pouvoir comprendre, expliquer et prédire les réactions émotionnelles qui peuvent être déclenchées face à un objet ou un contexte muséal ou patrimonial donné (Sander et Varone, 2011). Ainsi, on peut s’intéresser aux normes culturelles, aux valeurs, aux attentes, à la motivation, à la personnalité ou encore à l’expertise du visiteur pour comprendre la relation émotionnelle que ce dernier établit avec l’exposition. Mettre en relation le visiteur avec le contenu d’une exposition, susciter son engagement au moyen des émotions est une pratique qui reste à analyser et théoriser, afin de mieux comprendre ce qui se joue du côté du visiteur.

Axes suggérés

Trois axes de réflexion sont suggérés :

  1. Émotions et apprentissage

Comment le modèle s’installe-t-il en dialogue renouvelé avec les théories de l’apprentissage mais aussi de l’instruction du citoyen, au sens plus fort d’enseignement, d’appropriation de comportements souhaitables socialement, et de réponses aux prescriptions comportementales ? Le potentiel pédagogique et herméneutique de ces stratégies fait l’objet de discussions. Pour certains auteurs, les stratégies narratives faisant appel à l’émotion sont un bon moyen d’activer les capacités de réflexion critique. Pour d’autres, l’émotion pourrait au contraire restreindre les facultés des visiteurs à établir un rapport contextualisé aux événements historiques et aux contenus présentés dans l’exposition.

  1. Émotions, dispositifs et parcours narratifs

Quels sont les différents dispositifs usant de stratégies émotionnelles, quels parcours narratifs proposent-ils ? Avec quelles variantes, quels degrés d’intensité, quels effets prévus et effectifs ? Comment la muséographie et la scénographie cherchent-elles à susciter l’engagement des visiteurs à travers les processus émotionnels ?

Comment le musée doit-il gérer la mise en exposition de thématiques à forte connotation émotionnelle? À quelles contraintes font face les institutions qui les portent ? Doit-on accompagner le visiteur de manière spécifique ou le laisser gérer ses propres émotions ?

Quels problèmes et limites suscite une telle approche ? Privilégier le registre émotionnel fait courir le risque que la relation à l’exposition et l’expérience vécue se fasse au détriment des autres processus expérientiels. Du côté de la production par les institutions de tels dispositifs narratifs, on pourra également se demander comment les institutions patrimoniales produisent des normes autorisées de comportements, en leur sein et au-delà dans l’espace social.

  1. Émotions et réception (expériences des visiteurs)

Comment les visiteurs des musées et lieux patrimoniaux font-ils l’expérience émotionnelle de ces lieux ? Les émotions possibles dans ces lieux culturels paraissent être de nature extrêmement variable, liées aux objets exposés mais également à de nombreux autres facteurs intra et interpersonnels, au contexte physique, etc. Comment le visiteur gère-t-il ces différents registres émotionnels ? Quels sont les facteurs de cette expérience émotionnelle ?

S’intéresser aux émotions c’est se demander quels effets ces dernières ont sur l’expérience, et, plus spécifiquement, sur la manière dont les fonctions psychologiques et cognitives (perception, attention, compréhension, mémoire, …) peuvent être facilitées ou, au contraire, empêchées par l’émotion.

Les publics des musées étant le plus souvent silencieux, il reste très difficile de rendre compte de leurs émotions. Les visiteurs font état d’un vécu émotionnel sans vraiment l’approfondir. Par quelles méthodologies et outils les études et recherches appréhendent-elles les émotions des visiteurs ? Quelles sont les émotions les plus étudiées chez le visiteur ? Pour quelles analyses ? Pour quels résultats ? Une question récurrente au sujet des émotions, c’est qu’elles apparaissent toujours contextualisées ; quelles régularités compréhensives, explicatives et prédictives peut-on donner à ces connaissances produites ?

De nombreuses études et recherches portent sur les émotions à valence négative, leur taux de fréquence, leur effet sur la satisfaction, avec le souci de pouvoir y remédier et réajuster ainsi certaines scénographies et médiations. Quid des émotions à valence positive ?

 

Références

Ballantyne, Roy, Uzzell, David, 2011. « Looking Back and Looking Forward : The Rise of the Visitor-centered Museum », Curator, vol. 54, no 1, pp. 85-92.

Ballantyne, Roy, Pacer, Jan, Bond, Nigel, 2012. «Interpreting Shared and Contested Histories : The Broken Links Exhibition”, Curator, vol. 55, no 2, pp. 153-166.

Horn, Barbara, 2006. « Obstacles et éléments moteurs : pour la constitution d’un public au musée de l’immigration à Melbourne en Australie », Museum International, no 231, pp. 83-91.

Munroe, Leanne, 2017. « Constructing affective narratives in transatlantic slavery museums in the UK », in Tolia-Kelly, Divya P., Waterton, Emma, Watson, Steve (eds.), 2017. Heritage, Affect and Emotion. Politics, practices and Infrastructures, London: Routledge, pp. 114-132.

Nugier, Armelle, 2009. « Histoire et grands courants de recherche sur les émotions »,  Revue électronique de Psychologie Sociale, 2009, n°4, pp. 8-14.

Pomian, Krzysztof, 2013. « Musées d’histoire : Emotions, connaissances, idéologies », Le débat, vol. 5, no 177, pp. 47-58.

Pratley, Charlotte, 2016. « The Inzovu Curve », Association for Heritage Interpretation (AHI) Journal, vol. 21, no 2, hiver, pp. 28-29.

Sander, David, Varone, Carole, 2011, « L’émotion a sa place dans toutes les expositions », La Lettre de l’OCIM,  134, mars-avril, pp.22-28,http://ocim.revues.org/840.

Savenije, Geertz, M., De Bruijn, Peter, 2017. « Historical empathy in a museum : uniting contextualisation and emotional engagement », International Journal of Heritage Studies, Vol. 23, no. 9, pp. 832-845.

Scherer, Klauss, R., 2005, « What are emotions ? And how can they be measured ? Social Science Information, vol.44, no 4, pp. 695-729.

Thiévant, Sophie, 1999. “Un voyage pas comme les autres. Sur les chemins de l’exil. Analyse des pratiques d’exposition et du fonctionnement de l’exposition ». Etude réalisée pour le Parc de la Villette, juin, 51 p.

Tolia-Kelly, Divya P., Waterton, Emma, Watson, Steve (eds.), 2017. Heritage, Affect and Emotion. Politics, practices and infrastructures, London: Routledge.

Witcomb, Andrea, 2013. “Understanding the role of affect in producing a critical pedagogy for history museums”, Museum Management and Curatorship, vol. 28, no 3, pp. 255-271.

Envoi des résumés

Merci d’adresser vos propositions d’articles sous la forme de résumés (5000 à 7000 signes) par courriel avant le 30 novembre 2018 à :

Gaëlle Crenn (gaelle.crenn@univ-lorraine.fr) et Jean-Christophe Villatte (Jean-christophe.vilatte@univ-lorraine.fr), avec copie pour Marie-Christine Bordeaux (marie-christine.bordeaux@univ-grenoble-alpes.fr).

Les résumés comporteront :

  • un titre,
  • 5 références bibliographiques, qui seront mobilisées dans le projet d’article,
  • les noms, adresse électronique, qualité et rattachement institutionnel (université, laboratoire) de leur auteur.e., ainsi que des références bibliographiques pour chaque auteur.e (5 environ par personne)

Ils détailleront :

  • l’ancrage disciplinaire ou interdisciplinaire de la recherche,
  • la problématique,
  • le terrain ou le corpus,
  • la méthodologie employée
  • le cas échéant, une première projection sur les résultats

 

Calendrier :

Septembre 2018 : diffusion de l’appel à propositions d’articles :

31 décembre 2018 : réception des propositions (résumés)

Début janvier 2019 : réponses aux auteur.e.s

Fin mars 2019 : réception des textes complets

Avril 2019 : expertise en double aveugle

Mai 2019 : réception des expertises, réponses définitives aux auteur.e.s et propositions éventuelles de modifications

Fin juin 2019 : réception des textes modifiés

Septembre 2019 : début du processus éditorial

Février 2020 : publication

CFP: Loin du lieu saint : mobilité des frontières, transformations des usages et représentations du sacré dans les mondes musulmans

Loin du lieu saint : mobilité des frontières, transformations des usages et représentations du sacré dans les mondes musulmans

Atelier thématique – IIIe congrès du GIS « Moyen-Orient et Mondes musulmans »

Paris 3-5 juillet 2019

Réceptacle spatio-temporel visant à ancrer l’identité pour la faire durer, le lieu saint a comme fonction de délimiter un espace réservé, défini par un ethos religieux. Il existe cependant une histoire longue et stratifiée de pratiques du lieu saint à distance. En outre, dans un contexte contemporain marqué par l’accroissement des mobilités, l’émergence de nouvelles manières de communiquer (NTIC), l’apparition de communautés transnationales en réseau, comment s’élaborent et se recomposent le rapport au lieu saint et les pratiques religieuses (mais aussi touristiques et patrimoniales) qui l’entourent ?

Partant d’une approche pluridisciplinaire et d’exemples multilocalisés, issus de traditions religieuses diverses (islam, judaïsme, christianisme et samaritanisme), mais tous situés dans les mondes musulmans, cet atelier propose de décrire les multiples frontières du lieu saint, au-delà des tracés territoriaux traditionnels. Par le biais d’allers-retours du local au global, il s’agira d’examiner les divers usages et extensions de l’espace sacré d’origine. Entre enracinement et mobilités, nous interrogerons la manière dont ces reconfigurations concourent à la mise en œuvre de nouveaux dispositifs de représentation symbolique du lieu qui réactivent les traditions et redynamisent sa fonction.

Les intervenant.e.s disposeront de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions. Les personnes désireuses de participer sont priées d’envoyer le titre de leur communication accompagné d’un résumé (maximum 250 mots) rédigé en français ou en anglais, ainsi que leur rattachement institutionnel à Fanny Urien-Lefranc (urienfanny@yahoo.fr) ou Elsa Grugeon (elsagrugeon@gmail.com) avant le 10 Décembre 2018.

CFP: Le(s) concept(s) du patrimoine

La Treizième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine
Décembre 13–15, 2019
Canberra, Australie
Le(s) concept(s) du patrimoine

 
Les propositions de communications doivent être envoyées au plus tard le 1 janvier 2019
https://patrimoine.uqam.ca/actualite/treizieme-rencontre-internationale-des-jeunes-chercheurs-en-patrimoine-2019-appel-a-communications/

Au cours de la dernière décennie, les études de la patrimonialisation ont connu une croissance à l’échelle mondiale. Selon la langue, le mot « patrimoine » peut avoir plusieurs significations. De plus, il existe souvent des différences culturelles importantes, c’est-à-dire que dans chaque culture, chaque pays, chaque nation, chaque région ou même chaque village, le concept et la compréhension du patrimoine peuvent différer. Même si ces différences ne sont que légèrement nuancées, leurs implications peuvent être importantes sur la façon dont le patrimoine est compris, exécuté, pratiqué et géré.

Comment cette dynamique se manifeste-t-elle lorsque nous passons de l’échelle locale à l’échelle nationale ou internationale, par exemple lors d’une demande de financement ou de préservation? Qu’en est-il des endroits où il y a deux ou plusieurs langues ou cultures différentes en jeu? Comment le concept occidental du patrimoine (principalement anglophone ou francophone) s’est-il répandu dans des contextes non occidentaux en Asie (y compris au Moyen-Orient), en Afrique ou en Amérique du Sud, imposant ainsi (ou non) l’hégémonie discursive d’un vocabulaire conceptuel ? Quels concepts locaux ont été remplacés ou transformés par cette mondialisation conceptuelle? Les pratiques patrimoniales établies ou émergentes dans le monde contribuent-elles au débat intellectuel sur le « déclin de l’Occident » et sur la « provincialisation de l’Europe », ou sont-elles de nouveaux exemples d’européanisation?

Cette Treizième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine se penchera sur ces questions afin d’examiner le(s) concept(s) du patrimoine, ses diverses significations, ses interprétations et ses utilisations à travers le monde. Cette rencontre visera principalement à examiner les ontologies du patrimoine, c’est-à-dire comment le concept de patrimoine a évolué au fil du temps, comment il évolue actuellement et ce que cela pourrait apporter pour l’avenir. Pour ce faire, on explorera les idées selon les axes principaux, mais non exclusifs suivants :

  • L’interprétation – par le biais de politiques, de textes de loi ou de décisions – des idées liées au patrimoine et les implications qu’elles ont eues, ou qu’elles peuvent avoir à l’avenir.
  • Les médias, les publications, les mémoires et les positions des groupes de défense ou des groupes de pression, et la manière dont le patrimoine est interprété et compris dans diverses sources (par exemple dans les médias généralistes, comme les journaux, ou dans les articles de revues spécialisées).
  • Les pratiques de conservation et de restauration du patrimoine, soit à un moment particulier de l’histoire, soit dans le présent, par une approche synchronique ou diachronique dans un domaine en particulier.

Nous cherchons notamment à examiner ces vastes corpus en relation, entre autres, avec la manière dont la langue, voire même certains mots sont utilisés dans le patrimoine, avec la signification qu’ils acquièrent dans un contexte particulier, avec les usages que nous attribuons ou conférons au patrimoine, ainsi qu’avec la mobilisation de l’authenticité et de la mémoire.

Depuis 2005, les Rencontres internationales des Jeunes Chercheurs en patrimoine, qui a lieu au Canada, en Europe et en Amérique du Sud, invite de jeunes chercheurs à présenter leurs recherches sur divers aspects du patrimoine. La rencontre est organisée sous la supervision scientifique de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (Pre Lucie K. Morisset et Pr Luc Noppen, Université du Québec à Montréal) et de ses partenaires, PARVI (le Groupe interuniversitaire de recherche sur les Paysages de la Représentation, la Ville et les Identités urbaines) et The Centre for Heritage and Museum Studies (ANU). La treizième édition de la Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine se tiendra à l’Australian National University du 13 au 15 décembre 2019, sous la direction scientifique de Dre Jessica Mace et de Dr Yujie Zhu.

Nous invitons les jeunes chercheurs de toutes les disciplines et de tous les pays à soumettre leurs propositions de communications de 20 minutes portant sur tout aspect de la notion de patrimoine – des études de cas comparatives aux analyses théoriques – et qui sauront susciter discussions et réflexions plus poussées. Les propositions ne doivent pas dépasser 500 mots, elles doivent être accompagnées d’un titre et d’une courte biographie et elles doivent être envoyées à patrimoine@uqam.ca d’ici au 1er janvier 2019. Les propositions peuvent être rédigées en anglais ou en français, mais il est recommandé que les communications soient présentées en anglais. Toutes les propositions seront évaluées par un comité scientifique et jugées en fonction de leur originalité et de leur adéquation au thème de la rencontre. Les frais de déplacement peuvent être partiellement subventionnés, sous réserve de disponibilités budgétaires. Nous souhaitons que les meilleures communications présentées à la Treizième Rencontre internationale des Jeunes Chercheurs en patrimoine soient, après évaluation scientifique et comme cela a été le cas lors des douze précédentes Rencontres, publiées dans un ouvrage collectif.

CFP: VII APA Congress – Lisbon – 4-7 june 2019 – Religious Pluralism and Cultural Heritage. From Spiritual Experience to Political Uses

Português em baixo

7th APA Congress
Congresso da Associação Portuguesa de Antropologia | Lisbon, 4-7 june 2019

P078 Religious Pluralism and Cultural Heritage. From Spiritual Experience to Political Uses

Dead-line 7 January 2019
Coordinators:
Marina PIGNATELLI
Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA) / Instituto Superior de Ciências Sociais e Políticas (ISCSP), Universidade de Lisboa (UL)
mpignatelli@iscsp.ulisboa.pt

Cyril ISNART
Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (IDEMEC), Aix Marseille Université
isnartc@gmail.com

Short abstract
Religious pluralism is today an integral part of cultural diversity management policies, while cultural heritage policies place the anthropologist in the face of an enormous multiplicity of social phenomena. This panel questions the intersections between religions and cultural policies, beyond rhetoric, games, cooperation or friction between spiritual experiences and their political uses.

Long abstract
The way people make sense of the world they live in and the strategies they use to do so, definitely connect anthropology to beliefs, myths, rituals, and the symbolic domains. Named as religious pluralism in the mechanisms of governmentality, some of such experiences play a prominent role in the cultural diversity management, at local, national or intergovernmental levels. The spiritual, magical and ‘occult’ dimensions that integrate human behavior intersected with material or immaterial cultural heritage, and made anthropologists confront a huge diversity of phenomena. Their approach has not only revealed ways of thinking and producing individual and collective identities, but also reveal significant fractures in the contemporary global world. Paper proposals (preferably in Portuguese or English) on religiosity as a manifestation of religious experience will be explored in this panel, particularly focusing on the way in which people and collectives produce heritage with spiritual or religious interest. There are at least three types of questions that can be used to explore various confessional groups: What are the articulations between the intimate or local religious experiences and the heritage processes that exteriorizes them? What are the games played between religious, political and cultural institutions in the process of (non) recognition of religious pluralism? What do the actors of religious pluralism have to gain (or lose) in heritage-making?

Pluralismo religioso e o património cultural. Da experiência espiritual aos usos políticos

Resumo curto
O pluralismo religioso hoje faz parte integrante das políticas de gestão da diversidade cultural. As políticas do património cultural colocam o antropólogo frente a uma enorme multiplicidade de fenómenos sociais. Esse painel questiona os cruzamentos entre religiões e políticas culturais, para pensar, além das retóricas, jogos, cooperação ou fricção entre experiências espirituais e os seus usos políticos.

Resumo longo
O modo como as pessoas conferem sentido ao mundo em que vivem e as estratégias que utilizam para o fazer, ligam definitivamente a antropologia ao domínio das crenças, dos mitos, dos rituais e do simbólico. Chamadas de pluralismo religioso nos dispositivos de governementalidade, algumas dessas experiências acabam por tomar um papel de destaque nas politicas de gestão da diversidade cultural aos níveis local, nacional ou intergovernamental. As dimensões espiritual, mágica e do ‘oculto’ que integram o comportamento humano cruzadas com o património cultural material ou imaterial, colocaram o antropólogo frente a uma enorme diversidade de fenómenos, cuja abordagem não só tem revelado modos de pensar e produzir identidades individuais e coletivas, como ainda hoje revela significativas fracturas no mundo global contemporâneo. As propostas de papers (preferencialmente em português ou inglês) sobre religiosidades, como manifestação da experiência religiosa serão exploradas neste painel, particularmente incidindo no modo como as pessoas e os colectivos produzem património com interesse espiritual ou religioso. Colocam-se, pelo menos, três tipos de questões que podem servir para explorar vários grupos confessionais. Quais são as articulações entre as vivências religiosas íntimas ou locais e a patrimonialização que exterioriza as mesmas? Quais são os jogos entre instituições religiosas, politicas e culturais no processo de (não)reconhecimento do pluralismo religioso? Que têm os atores do pluralismo religioso a ganhar (ou a perder) nos processos de patrimonialização?

CFP: VII APA Congress – Lisbon – 4-7 june 2019 – Towards a critical ‘inventory’ of heritage practices

Português em baixo

7th APA Congress
Congresso da Associação Portuguesa de Antropologia | Lisbon, 4-7 june 2019


P049 Towards a critical ‘inventory’ of heritage practices: saving, selecting, legitimizing, caring, using, transforming, forsaking, cancelling, destroying.

https://apa2019.apantropologia.org/p049/

Dead-line 7 January 2019

Submission guidelines: http://apa2019.apantropologia.org/en/call-for-papers/

Coordinators:
Cyril ISNART
Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (IDEMEC), Aix Marseille Université
isnartc@gmail.com

Maria CARDEIRA DA SILVA
Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA) / Faculdade de Ciências Sociais e Humanas (NOVA FCSH), Universidade Nova de Lisboa (UNL)
smamc@fcsh.unl.pt

Short abstract

The anthropology of cultural heritage is basically an anthropology of making and unmaking, but heritage practices are in fact much more complex. We intend to initiate a critical inventory of such practices, drawing on ethnographies that confront different scales and contexts of the heritage production.

Long abstract

The anthropology of cultural heritage is basically an anthropology of the practices, negative or positive, about what became common to designate as heritage. This includes what intergovernmental agencies, nations, ethnic groups, or families reclaim as identity symbols or neglect as irrelevant traces of the past, and how they do so, and calls for a critical engagement of the anthropology of making and unmaking. Yet, cultural heritage is not only made within the international arenas, nor simply unmade by wars and conflicts. The list of heritage actions is much more complex and numerous: saving, selecting, legitimizing, caring, using, transforming, forsaking, cancelling, destroying. Careful analysis of such actions nourishes sociological and historical readings of cultural heritage, in line with critical heritage studies perspectives. We are welcoming papers that will contribute to initiate a critical inventory (which is an heritage practice itself by the way) of these various experiences and processes of cultural heritage, drawing on the different scales (intergovernmental, national, regional, of group or family) and contexts (political, professional, emotional, material, academic) in which societies and people engage with cultural heritage.

Título

Para um ‘inventário’ crítico das práticas patrimoniais. Salvar, selecionar, legitimar, cuidar, manipular, mudar, abandonar, apagar, destruir.

Resumo curto
A antropologia do património é basicamente uma antropologia do fazer e desfazer, mas o leque das práticas patrimoniais inclui ações bem mais complexas. Este painel pretende iniciar o inventário crítico dessas práticas, a partir de etnografias que cruzam várias escalas e contextos da produção do património.

Resumo longo
A antropologia do património é uma antropologia das práticas, negativas ou positivas, à volta daquilo que se designa de património. Daí um olhar necessariamente construtivista e uma atenção sempre renovada às maneiras de fazer e desfazer, colectiva e individualmente, o estatuto singular daquilo que as instâncias internacionais, um estado, uma nação, um grupo, uma família, reconhecem enquanto atributo representativo ou desvalorizam como testemunho insignificante do passado. Porém, não se trata apenas do património que se faz nas instituições culturais ou se desfaz durante os conflitos armados. O leque de práticas patrimoniais inclui os actos de selecionar, legitimar, cuidar, manipular, mudar, abandonar, apagar, destruir. Tais práticas enriquecem a abordagem do património enquanto fato socialmente e historicamente contextualizado, nas linhas epistemológicas do campo das Critical Heritage Studies. A partir dos vários terrenos das investigações dos proponentes, este painel quer iniciar o inventário crítico (que, note-se, é em si mesmo uma prática patrimonial) das várias experiências e processos que se podem encontrar no domínio do património cultural, sublinhando os cruzamentos entre diferentes escalas (intergovernamental, nacional, regional, grupal, familiar) e entre os múltiplos contextos (políticos, profissionais, emocionais, materiais, académicos) em que as sociedades e sujeitos se engajam com o património.

CFP: Des possibles façons d’habiter – Rendez vous ethnologique de Salagon – 20-21 juin 2019

Rendez-vous ethnologique de Salagon
20 et 21 juin 2019
Appel à communications
En collaboration avec le CRIA et l’IDEMEC (UMR 7307 AMU-CNRS)

Des possibles façons d’habiter

Dans un essai fondateur, Tim Ingold proposait d’examiner les multiples relations que nous fabriquons avec les êtres et choses qui nous environnent pour saisir les multiples façons d’être au monde que nous développons[1]. Il nommait ce programme « the dwelling perspective », en postulant qu’une des grandes affaires des humains en société consiste à créer des liens, des attachements, des contacts harmonieux avec l’environnement et  les autres êtres vivants. En revenant quelques années plus tard sur sa perspective[2], il se repend d’une lecture par trop hédoniste, pacifique et consensuelle de l’habiter comme pratique relationnelle, en intégrant dans sa réflexion la politique, les conflits et les difficultés qui affleurent dans des démarches qui sont le plus souvent socialement négociées. La maison, le chez soi, le territoire se posent dans nos vies comme des projets d’amélioration de nos conditions physiques et psychologiques, marqués par l’imagination, les désirs ou la volonté d’émancipation, mais également comme des lieux contestés, aux prises avec la domination économique, les oppositions sociales et les contraintes politiques.

On pourrait décliner à l’envie les pistes de recherche autour de cette perspective renouvelée de l’habiter, mais l’optique du rendez-vous ethnologique de Salagon privilégie les échanges entre les mondes de l’ethnologie, des musées et des acteurs du patrimoine. C’est pourquoi la ligne directrice et transversale de ce rendez-vous est une description des possibles façons d’habiter et de parler de nos logements, nos maisons, nos immeubles, nos quartiers. Elle s’articule avec les regards sur la culture matérielle, les analyses des structures sociales et les expériences muséographiques contemporaines qui irriguent les réflexions du rendez vous depuis sa première édition. Une série de qualificatifs permet alors de réfléchir à la thématique.

Maison matérielle. Habiter c’est créer matériellement un espace où se trouver, rester, dormir. Ces maisons appellent d’abord des descriptions fines des techniques de construction, des choix esthétiques singuliers ou appropriés, des multiples sources d’approvisionnement en meubles et matériaux, de l’intelligence matérielle à l’œuvre, des choix idéologiques, comme dans l’auto ou l’éco-construction et des collaborations entre architectes, techniciens et clients. Elles nourrissent un panorama des postures techniques et symboliques que l’on peut comparer, exposer, publier, et dont on peut suivre l’évolution dans le temps et l’espace.

Maison sensorielle. Habiter c’est engager des corps et des sens dans des lieux, plus ou moins configurés par les humains, qui conditionnent le développement, les transformations et la perception de soi et des autres. Par la mobilisation de l’ensemble des sens dans la construction et les usages des lieux d’habitation, les corps et ses perceptions révèlent les capacités humaines à sentir le monde, mais également l’adaptation biologique à nos environnements. Ils font également jouer différentes formes de mémoire, en mobilisant les souvenirs sensoriels des lieux et participent ainsi de leur représentation.

Maison symbole. Habiter c’est aussi qualifier, élire ou subir un « chez soi » qui renvoie à une identité sociale et culturelle, qui matérialise des orientations politiques, morales ou religieuses. Les lieux de mémoire ou les musées sont une des déclinaisons possibles de ces maisons symbole, mais les maisons de famille, à une autre échelle, jouent également ce rôle d’identification. Habiter c’est ainsi reconnaître le soi et le non-soi, définir le local ou l’exotique, activer des stratégies d’attachement ou se défendre d’une assignation non-consentie.

Maison commune. Habiter c’est construire et entretenir des liens avec des « autres » plus ou moins éloignés : fonder et abriter une famille, rassembler les citoyens ou les fidèles dans un lieu commun, recueillir sous un même toit des gens en difficulté,  exalter le soi collectif contre ou avec d’autres collectifs, faire de l’art dans une friche, refonder une société alternative comme pour certains néo-ruraux, mais également entrer dans des dynamiques de voisinage qui impliquent des manière coexister et de partager des lieux communs.

Maison éphémère. Habiter c’est également vivre temporairement dans un lieu, de gré ou de force, sans nécessité ou possibilité d’enracinement à long terme dans un habitat. Le touriste loge à l’hôtel, en Airbnb ou en camping-car, le nomade sous une yourte ou dans une caravane, le randonneur au refuge ou sous une tente, le déplacé dans des camps qui durent, le pèlerin au couvent, le hors-la-loi dans le maquis. Habiter le mouvement et l’éphémère n’est donc pas une situation inhabituelle.

Maison contestée.  Habiter c’est prendre place, s’approprier un espace, le défendre contre les autres, le valoriser pour les siens et le conquérir ou le détruire si nécessaire. Des habitants peuvent être délogés par les politiques coloniales, les spoliations au nom du progrès et du développement, les destructions pendant les conflits armés, les crises immobilières du début du XXIe siècle. D’autres s’installent pour défendre un droit minimal au logement et la diversité démocratique comme dans les ZAD, ou souhaitent reconquérir des maisons dont l’héritage est problématique et remet en jeu l’histoire familiale et collective.

Maison racontée. Habiter c’est rendre compte de l’expérience même d’habiter, mettre des mots, des images, des sons sur les épreuves, les sentiments, les cahots, les joies que provoquent notre vie dans un lieu donné. Comment raconte-t-on la vie dans une maison, que montrent les peintres du domestique, quelle place le cinéma accorde-t-il au rapport au lieu de vie ? Les façons de parler de sa maison, de son lieu, de son territoire sont multiples et déploient peut-être des pratiques artistiques et créatives dont il faut mesurer l’originalité et les particularités.

Maison pensée.  Habiter c’est réfléchir sur soi. Entre la décoration intérieure, le do it yourself, la geste des « starchitectes » et les pratiques muséologiques se déploie un éventail de modalités de penser pratiquement et de parler théoriquement de nos logements et de nos façons d’y vivre. Le simple fait que nous puissions parler réflexivement de nos expériences, mettre en débat, proposer et expérimenter, ajoute une dimension complémentaire aux seules productions artistiques.

Maison palimpseste. Habiter dans le temps long un espace ou s’y installer au début, c’est modifier les espaces, les circulations, les fonctions, les attributs de sa maison. Au gré des évolutions des technologies, des valeurs morales, des goûts esthétiques, une maison est une page déjà écrite sur laquelle des occupants viennent inscrire leurs propres nécessités et leurs propres modes d’usage. La maison témoigne alors autant de son passé que de son présent et fonctionne comme le palimpseste de nos manières de vivre.

Ces multiples facettes de la maison se croisent et se superposent toujours dans les maisons que nous fréquentons et que nous habitons. Elles permettent de mieux appréhender la diversité de nos manières d’habiter, même si le sujet n’est pas nouveau dans la littérature académique et le monde du patrimoine. La fabrication du « chez soi », les façons d’y vivre, les manières de le transformer dessinent un ensemble de pratiques, de savoirs, de valeurs dont l’ethnologie de l’Europe a tôt fait un objet d’étude central (enquête sur l’architecture rurale, musée des maisons en plein air, intérieurs domestiques). Les musées, de l’archéologie antique dans les musées universels aux period rooms, en passant par les expositions monographiques d’architectes, ont su mettre en exposition les maisons et l’habiter. Les parcs naturels habités ont ouvert de nouvelles voies dans les politiques de conservation. Des centres de recherche travaillent aujourd’hui sur l’espace, l’aménagement, les ambiances urbaines.  Des citoyens actifs se battent pour défendre des lieux de vie, des espaces humanisés, des écosystèmes agricoles.

Et chacun de nous, dans nos vies quotidiennes, parcourt, aménage, valorise son habitat, réfléchit aux façons de mieux y vivre – aidé par Ikea, les vides greniers, les héritages, les envies de faire soi-même et poussés, pour certains, par les urgences climatiques et le destin tragique annoncé de notre planète. L’écart est certes grand entre le napperon de crochet de tante Hélène et la bibliothèque en série suédoise, entre l’envie de repeindre le salon et le désir d’opter pour une maison passive. Mais toutes ces petites choses et ces souhaits parfois inaccessibles nous disent sans doute quelque chose d’essentiel de notre rapport au lieu dans lequel se passe nos vies, notre volonté de maîtriser notre environnement le plus immédiat et le plus intime.

Cyril Isnart, CNRS, IDEMEC (Aix-en-Provence)

Comité organisateur

Jean-Yves Durand, CRIA-UMinho (Braga, Portugal)

Cyril Isnart, IDEMEC (Aix-en-Provence)

Isabelle Laban-Dal Canto, musée de Salagon (Mane)

Antonin Chabert, musée de Salagon (Mane)

Nous invitons ceux que le sujet intéresse, qu’ils soient universitaires, qu’ils travaillent dans un musée ou traitent de la thématique dans un autre cadre, à envoyer une proposition de communication.

Les propositions de communication sont à envoyer à Isabelle Laban-Dal Canto isabelle.laban-dal-canto@le04.fr et Antonin Chabert antonin.chabert@le04.fr

 

avant le 15 janvier 2019

sous forme numérique (Word), maximum 2 000 signes espaces compris.

Les intervenants retenus seront défrayés (voyage et hébergement).

Musée de Salagon, le Prieuré, 04300 Mane

http://www.musee-de-salagon.com/

[1] Ingold, T. 2000. The Perception of the Environment: Essays on Livelihood, Dwelling and Skill. Routledge, London.

[2] Ingold, T. 2005, « Epilogue: Towards a Politics of Dwelling », Conservation and Society, 3 (2) : 501–508.

CFP: “Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)” Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Appel à communications

Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)

Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Les historien-ne-s ont récemment produit des analyses fécondes et renouvelées sur les archives, les livres et les objets et leurs modes de conservation à travers le temps. Néanmoins, si l’on excepte le cas particulier des catalogues de bibliothèque, ce nouvel intérêt a rarement pris en compte l’inventaire comme un objet de recherche spécifique. Sans être vus, comme c’était le cas autrefois, comme un simple moyen pour retracer l’histoire des objets qui y sont répertoriés, les inventaires et leurs logiques restent encore largement à explorer au prisme des renouveaux de l’histoire des pratiques de l’écrit et de l’histoire des savoirs.
Ce colloque s’intéressera ainsi de façon non restrictive aux pratiques et aux gestes de mises en ordre qui donnent lieu à un document, que celui-ci soit un inventaire, un répertoire, un catalogue, un index (indice), etc. Les inventaires sont établis et utilisés dans des contextes particuliers. Ils proposent une mise en forme, une structuration, un classement d’archives, de livres ou d’objets, qui ne sont pas toujours explicites, mais qui méritent d’être considérés comme des pratiques innovantes et créatives. Inventorier révèle en effet des façons de voir ou de penser les institutions et parfois même le monde. De telles mises en ordre sont le fruit de logiques internes et de rationalités spécifiques aux acteurs, à la période et aux contextes dans lesquels elles apparaissent.
Au fil des siècles, est-ce que l’organisation des données change, est-ce que de nouvelles façons d’inventorier apparaissent ? Quelles sont les circonstances qui décident de l’établissement et des changements apportés à l’inventaire ou de sa refonte complète ? Les nécessités de gérer le volume, la quantité ou la diversité des écrits ou objets à classer sont-elles les seuls moteurs d’innovation ou les circulations, les mutations des types de données ou des objets appellent-elles la création d’instruments particuliers ? Le catalogue de bibliothèque, l’inventaire d’archives privées ou institutionnelles, les catalogues de musée ou de collections privées procèdent-ils de la même rationalité ou répondent-ils à des architectures mentales et à des objectifs différents ? Peut-on détecter des façons de répertorier qui seraient spécifiques à certaines données ou à certains objets ou encore à certaines époques et à certains contextes sociaux ? Quels sont les liens internes qui sont dressés entre les éléments qui en sont l’objet ? L’inventaire renvoie-t-il à des références qui lui sont extérieures : le lieu et les espaces de conservation des objets, des référents spatiaux relatifs aux archives, aux livres ou aux objets concernés, des éléments historiques concernant ces mêmes objets, des renvois à d’autres inventaires, des liens sociaux engageant les objets ? Quelles sont les logiques intellectuelles qui se laissent lire : listes, liens rhizomiques, arborescents, géographiques, etc. Quels types de rationalité sont visibles derrière ces « métadonnées » ? Pourquoi certains inventaires ou types d’inventaires semblent immuables et perdurent au fil du temps alors que d’autres apparaissent ou disparaissent ? Si les démarches de classement témoignent d’un ordre, qu’il soit alphabétique, thématique, chronologique, spatial, elles ne se réduisent pas à cette seule fonction de miroir. En effet, le geste d’inventorier produit un ou des effets sur ses utilisateurs, lecteurs ou encore créateurs. Dans quelle mesure la constitution d’un outil qui ordonne intellectuellement le monde, peut-il produire un effet pratique sur celui-ci ? Le geste d’inventorier produit-il des conséquences sur la gestion, l’utilisation la représentation les objets, les archives, les livres eux-mêmes ? Parallèlement à ce dont témoignent les inventaires, les organisatrices de ce colloque invitent les participant-e-s à une réflexion critique, à une lecture « en creux » des pratiques de mises en ordre. On pourra aussi s’interroger sur les données et les objets qui ne sont pas cataloguées alors qu’ils appartiennent à un même ensemble, à une même collection ou patrimoine. Il conviendra également de s’interroger sur la question de l’analyse de la matérialité des inventaires qui dévoile des contraintes contextuelles, des usages spécifiques voire des modes de raisonnement particulier des acteurs qui les produits ou les utilisent. Comment évolue cette matérialité des inventaires au fil de leur usage, lorsqu’il s’agit de prendre en compte des mutations internes et des évolutions des objets ou écrits qui sont répertoriés ? Que révèlent la mise en page, mais aussi les formes des inventaires (notes, registres, fiches) concernant les objectifs de ceux qui les ont réalisés et les usages qui en furent réellement faits ? L’analyse de la matérialité permet-elle de rendre compte de changements ou de la circulation des objets considérés ? Quels étaient les effets d’une forme matérielle particulière des inventaires sur les modes de conservations des écrits, des livres ou des objets répertoriés et sur ceux qui utilisaient ces outils ?

Les propositions de communications en anglais ou en français (environ ½ page, maximum une page) doivent être envoyées au plus tard le 20 décembre 2018 à : 
Françoise Briegel (Université de Genève) : francoise.briegel@unige.ch <francoise.briegel@unige.ch> et à Silvia Bertolin (Université de Genève) : silvia.bertolin@unige.ch <silvia.bertolin@unige.ch>
Fin février 2019 au plus tard, vous recevrez une réponse du comité scientifique concernant votre proposition.

Les contributions des intervenant-e-s pourront faire l’objet d’une publication.
Les frais de trajet et d’hôtel seront, dans la mesure du possible, pris en charge par les institutions organisatrices du colloque.

Organisation : Françoise Briegel (Université de Genève) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Valérie Theis (ENS, Paris)

Comité scientifique : Claire Angotti (Université de Reims, Champagne-Ardenne) Aude Argouse (University of Chile Santiago) Jean-François Bert (Université de Lausanne) Françoise Briegel (Université de Genève) Emmanuelle Chapron (Aix-Marseille Université) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Randolph C. Head (University of California Riverside) Olivier Poncet (École nationale des Chartes, Paris) Yann Potin (Archives nationales, Paris 13) Simon Teuscher (Universität Zürich) Valérie Theis (ENS, Paris) Filippo de Vivo (Birkbeck, University of London)

L’équipe de la Fondation des sciences du patrimoine