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CFP: “Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)” Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Appel à communications

Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)

Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Les historien-ne-s ont récemment produit des analyses fécondes et renouvelées sur les archives, les livres et les objets et leurs modes de conservation à travers le temps. Néanmoins, si l’on excepte le cas particulier des catalogues de bibliothèque, ce nouvel intérêt a rarement pris en compte l’inventaire comme un objet de recherche spécifique. Sans être vus, comme c’était le cas autrefois, comme un simple moyen pour retracer l’histoire des objets qui y sont répertoriés, les inventaires et leurs logiques restent encore largement à explorer au prisme des renouveaux de l’histoire des pratiques de l’écrit et de l’histoire des savoirs.
Ce colloque s’intéressera ainsi de façon non restrictive aux pratiques et aux gestes de mises en ordre qui donnent lieu à un document, que celui-ci soit un inventaire, un répertoire, un catalogue, un index (indice), etc. Les inventaires sont établis et utilisés dans des contextes particuliers. Ils proposent une mise en forme, une structuration, un classement d’archives, de livres ou d’objets, qui ne sont pas toujours explicites, mais qui méritent d’être considérés comme des pratiques innovantes et créatives. Inventorier révèle en effet des façons de voir ou de penser les institutions et parfois même le monde. De telles mises en ordre sont le fruit de logiques internes et de rationalités spécifiques aux acteurs, à la période et aux contextes dans lesquels elles apparaissent.
Au fil des siècles, est-ce que l’organisation des données change, est-ce que de nouvelles façons d’inventorier apparaissent ? Quelles sont les circonstances qui décident de l’établissement et des changements apportés à l’inventaire ou de sa refonte complète ? Les nécessités de gérer le volume, la quantité ou la diversité des écrits ou objets à classer sont-elles les seuls moteurs d’innovation ou les circulations, les mutations des types de données ou des objets appellent-elles la création d’instruments particuliers ? Le catalogue de bibliothèque, l’inventaire d’archives privées ou institutionnelles, les catalogues de musée ou de collections privées procèdent-ils de la même rationalité ou répondent-ils à des architectures mentales et à des objectifs différents ? Peut-on détecter des façons de répertorier qui seraient spécifiques à certaines données ou à certains objets ou encore à certaines époques et à certains contextes sociaux ? Quels sont les liens internes qui sont dressés entre les éléments qui en sont l’objet ? L’inventaire renvoie-t-il à des références qui lui sont extérieures : le lieu et les espaces de conservation des objets, des référents spatiaux relatifs aux archives, aux livres ou aux objets concernés, des éléments historiques concernant ces mêmes objets, des renvois à d’autres inventaires, des liens sociaux engageant les objets ? Quelles sont les logiques intellectuelles qui se laissent lire : listes, liens rhizomiques, arborescents, géographiques, etc. Quels types de rationalité sont visibles derrière ces « métadonnées » ? Pourquoi certains inventaires ou types d’inventaires semblent immuables et perdurent au fil du temps alors que d’autres apparaissent ou disparaissent ? Si les démarches de classement témoignent d’un ordre, qu’il soit alphabétique, thématique, chronologique, spatial, elles ne se réduisent pas à cette seule fonction de miroir. En effet, le geste d’inventorier produit un ou des effets sur ses utilisateurs, lecteurs ou encore créateurs. Dans quelle mesure la constitution d’un outil qui ordonne intellectuellement le monde, peut-il produire un effet pratique sur celui-ci ? Le geste d’inventorier produit-il des conséquences sur la gestion, l’utilisation la représentation les objets, les archives, les livres eux-mêmes ? Parallèlement à ce dont témoignent les inventaires, les organisatrices de ce colloque invitent les participant-e-s à une réflexion critique, à une lecture « en creux » des pratiques de mises en ordre. On pourra aussi s’interroger sur les données et les objets qui ne sont pas cataloguées alors qu’ils appartiennent à un même ensemble, à une même collection ou patrimoine. Il conviendra également de s’interroger sur la question de l’analyse de la matérialité des inventaires qui dévoile des contraintes contextuelles, des usages spécifiques voire des modes de raisonnement particulier des acteurs qui les produits ou les utilisent. Comment évolue cette matérialité des inventaires au fil de leur usage, lorsqu’il s’agit de prendre en compte des mutations internes et des évolutions des objets ou écrits qui sont répertoriés ? Que révèlent la mise en page, mais aussi les formes des inventaires (notes, registres, fiches) concernant les objectifs de ceux qui les ont réalisés et les usages qui en furent réellement faits ? L’analyse de la matérialité permet-elle de rendre compte de changements ou de la circulation des objets considérés ? Quels étaient les effets d’une forme matérielle particulière des inventaires sur les modes de conservations des écrits, des livres ou des objets répertoriés et sur ceux qui utilisaient ces outils ?

Les propositions de communications en anglais ou en français (environ ½ page, maximum une page) doivent être envoyées au plus tard le 20 décembre 2018 à : 
Françoise Briegel (Université de Genève) : francoise.briegel@unige.ch <francoise.briegel@unige.ch> et à Silvia Bertolin (Université de Genève) : silvia.bertolin@unige.ch <silvia.bertolin@unige.ch>
Fin février 2019 au plus tard, vous recevrez une réponse du comité scientifique concernant votre proposition.

Les contributions des intervenant-e-s pourront faire l’objet d’une publication.
Les frais de trajet et d’hôtel seront, dans la mesure du possible, pris en charge par les institutions organisatrices du colloque.

Organisation : Françoise Briegel (Université de Genève) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Valérie Theis (ENS, Paris)

Comité scientifique : Claire Angotti (Université de Reims, Champagne-Ardenne) Aude Argouse (University of Chile Santiago) Jean-François Bert (Université de Lausanne) Françoise Briegel (Université de Genève) Emmanuelle Chapron (Aix-Marseille Université) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Randolph C. Head (University of California Riverside) Olivier Poncet (École nationale des Chartes, Paris) Yann Potin (Archives nationales, Paris 13) Simon Teuscher (Universität Zürich) Valérie Theis (ENS, Paris) Filippo de Vivo (Birkbeck, University of London)

L’équipe de la Fondation des sciences du patrimoine

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CFP: The Thrill of the Dark: Heritages of Fear, Fascination and Fantasy | Call for Papers

INTERNATIONAL CONFERENCE ANNOUNCEMENT – CALL FOR PAPERS
The Thrill of the Dark: Heritages of Fear, Fascination and Fantasy
25-27 April 2019
Birmingham, UK
www.thethrillofthedark.wordpress.com
CfP Deadline: 31 October 2018

Ironbridge International Institute for Cultural Heritage, University of Birmingham UK, in partnership with the Collaborative for Cultural Heritage and Management Policy, University of Illinois, USA and Department of Ethnology/Critical Heritage Studies Network, University of Stockholm, Sweden are pleased to announce the above conference.

Darkness is a complex concept. In a real and a metaphorical sense it invites contemplation and imagination of the sad, the unknown, the fearful and unwholesome desires. At the same time it is thrilling and strangely attractive, playing with deep and persistent cultural and metaphysical tensions of good and evil, right and wrong. Darkness provides space for hiding but also for exploration; it holds the potential for acceptance, forgiveness, or reconciliation for the haunted. Despite our apparent fear of the dark and the risks it hides, it nonetheless holds a powerful fascination which is evident in many aspects of popular culture.

Over recent years there has been tremendous interest in ‘dark heritage’ and associated ‘dark tourism’ but still we struggle with the powerful attraction of the darkness, the thrill it can provide, where (and if) we draw boundaries around its commodification, its representation, and the experiences we seek from it. Many forms of heritage function as a materialization of darkness and what it represents and offer ways of exploring how societies / communities deal with complex moral and emotional issues. Heritage sites and associated events / activities reflect both historical and fictional trauma and can act in illuminating and reconciliatory ways. Others hold onto their dark narratives to deliberately obscure and hide. Others still, play with, parody and test public sensibilities and capitalize on the idea of the thrill.

This conference seeks to explore the multiple relationships we have with the concept of darkness with reference to the legacies we create from it.
•       How is the thrill of darkness expressed through the widely framed notion of heritage?
•       How do we experience, negotiate, represent, commodify, valorise or censor the heritages of darkness?
•       What and where is the thrill of the darkness and how is it negotiated across cultures, generations and gender?
•       Why does the dark fascinate us so?

We invite researchers from the fullest range of disciplinary perspectives to consider these and other questions in an open-ended and thought-provoking manner. We welcome papers from colleagues working in anthropology, archaeology, architecture, business, education, English, ethnology, heritage, history, geography, languages, sociology and urban studies. Please provide a 300 word abstract of your intended paper/presentation no later than October 31st via our online submission platform: www.universityofbirmingham.submittable.com

For more information please visit the conference website: www.thethrillofthedark.wordpress.com
Or contact: heritageconference@contacts.bham.ac.uk

CFP: Colloque international “Patrimoine, philanthropie et mécénat, XIXe-XXIe siècle”, Paris, Sorbonne, 12-13 décembre 2019

Appel à communications pour le colloque international

“Patrimoine, philanthropie et mécénat, XIXe -XXIe siècle. Dons et legs en faveur de l’enseignement, de la recherche et des institutions de conservation” organisé par la Chancellerie des universités de Paris et la Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne (BIS) au Grand Salon de l’université de la Sorbonne, les 12 et 13 décembre 2019

Colloque_appel aÌ communications version juin 2018
Modalités de candidature
Les propositions de communication, sous la forme d’un résumé de 15 lignes maximum, accompagnées d’une notice bio-bibliographique succincte, sont à adresser à :
Stéphanie Méchine, service des archives du rectorat de Paris : ce.archives@ac-paris.fr
avant le 15 décembre 2018

CFP: Atelier doctoral “Le musée comme terrain”, Paris (EHESS/ENS) DL: 7.10

En 2018-2019, un atelier doctoral portant sur *Le musée comme terrain stratifications des héritages coloniaux*, sera proposé en lien avec le séminaire *EHESS-ENS Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée*, afin de saisir de façon concrète la nature des collections dans leur dimension matérielle.

En travaillant avec la notion de biographie des objets et des collections, on interrogera le musée sur ce qu’il peut nous apprendre de « la vie sociale » des ensembles collectés en contexte colonial entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. Cette recherche visera à appréhender, dans leurs complexités et leurs contradictions, des fonds qui constituent les traces matérielles des héritages coloniaux dans différents musées français et allemands. Chaque séance se déroulera dans une institution différente, musée ou archive, et la recherche sera organisée en collaboration avec un-e conservateur/trice du musée, un-e commissaire d’exposition, un(e) artiste ou un(e) archiviste. En s’invitant dans les coulisses de l’institution, il s’agit d’observer les différentes pratiques des professionnels du musée (classement, restauration, présentation), d’analyser en somme les processus de patrimonialisation des objets. En effet, l’anthropologie du musée vise à démêler et à transmettre les multiples épistémès qu’il recouvre et au sein desquels les objets prennent sens. Les visites organisées dans les musées donneront lieu à des études de cas approfondies qui permettront de valider l’atelier.

L’atelier s’inscrit dans l’axe « Anthropologie des héritages coloniaux » du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées à l’atelier: le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’Ecole normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), la Technishe Universität de Berlin, l’Université Paris Lumières pour le projet *Glissements de terrain. Les collections mus**éales réinvesti**es par le champ de l**’art contemporain *(2017-2018) et l’Ecole des Chartes.

Il débutera le 20 novembre 2018 avec un atelier de travail dans les archives photographiques du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac et sera ouvert à un nombre limité de doctorant.e.s.

*Les doctorant.e.s intéressé.e.s doivent envoyer une courte présentation de leur recherche doctorale (max. 3 pages) et un CV, avant le 7 octobre, via email : **reecrirelepasse@gmail.com* <reecrirelepasse@gmail.com>* et * *heritage.doctoralschool@gmail.com* <heritage.doctoralschool@gmail.com>

Page facebook de l’atelier: https://www.facebook.com/events/903448683179624/

*Equipe de l’atelier:*
Felicity Bodenstein, postdoctorante Technische Universität, Berlin
Benoît de L’Estoile, directeur de recherche au CNRS, professeur à l’ENS
Damiana Otoiu, maître de conférences à l’Université de Bucarest
Dominique Poulot, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Laurella Rincon, conservatrice du patrimoine au ministère de la
Culture/École normale supérieure
Anna Seiderer, maître de conférences à l’Université Paris 8
Vincennes-Saint-Denis
Nathan Schlanger, professeur à l’École nationale des Chartes
Margareta Von Oswald, doctorante à l’EHESS

*Damiana Otoiu*

*Political Science Department*

*University of Bucharest*
8, Spiru Haret Street
010175, Bucharest 1
E-mail: damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro
http://prof.unibuc.ro/damiana-otoiu/
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/1729//
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/2435/

CFP: (Français suit) Edited book on Sensorial collections. Research-Museum-Art

Sensorial collections Research-Museum-Art

Call for contributions

The idea of this book is to consider the ways in which sensory experiences can be captured and reproduced by ethnographers, curators, artists and collectors, or, more broadly, all those involved in modes of transcribing the world. It is a matter of illustrating how these diverse practitioners collect senses.

The senses have occupied a growing place within the social sciences and humanities since the 2000s. In France, this trajectory was opened up with the history of smells proposed by Alain Corbin from 1982 onwards. Yet, a consideration of the senses as a means to connect with the material environment has long been limited, relegated to the backstage in works exploring taste, as inspired by the sociology of social distinction of Pierre Bourdieu (1979), or masked by the perceptible which assumes their transformation by different imaginaries (Sansot 1985). Anthropological contributions to the study of the sensory, be it taste, sound, light, shape or touch, took a considerable step forward at around about this time, notably in Anglophone literature, helping to make the sensory a subject of research in its own right (Howes 1987; 1991) and a methodological imperative (Pink 2009).

In this way, a study of the senses enables us not only to have access to contextual atmospheres and human representations but also to the motivations of action. The range of perspectives in this field are multiple, be it phenomenologically-inspired approaches, interrogating perception itself (Ingold 2000); those that take a pragmatic stance, attempting to get a close as possible to the lived experience (Hennion 2004); those that follow a more Spinozian line, with human action is understood as emotional reaction (Laplantine 2005); or more cognitive approaches (Candau 2000).Thus, sensory experiences, and equally, emotions, perceptions and sensitivities – of both the observed and the observer – have secured a firm place within the analyses of social sciences and humanities (Gélard 2016; 2017).

However, in this context of the renewal of research fields, there has been little questioning of the ways in which sensorial experiences and phenomena are collected. Barbara Kirshenblatt- Gimblett has underlined the difficulty of “showing invisible sensorial experiences” (1999) that seem to end up unavoidably with the use of visual forms to translate taste, smell and feeling. But how do we collect the senses? Which forms are used to archive sensory data? What is the impact of the uses and values of the sensorial on the collections? Does the domination of the visual over touch (Krueger 1982) call for the collection of other senses in order to maintain an intangible sensorial experience?

If a society and a culture can be understood through their way of making sense of sensorial experiences and the place that these give to the manifestations of feelings, capturing these is by no means self-evident. Involving the perceptions of the researcher and their emotions, it is an approach that seems to contradict the requirement of objectivity on which the sciences are based. Their eventual analysis is confronted by their intangibility and the passage through the filter of subjectivity. It is an approach which therefore raises major epistemological and methodological questions for the social sciences.

Transcending the social sciences, the collection of the senses also questions the arts. Of course, we are thinking here of olfactory theatre (Jaquet 2015), of eat-art, or indeed of sound art, all of which require an upfront selection of sensorial artefacts.

Yet, more generally, whether they be interactive, immersive and/or scenic, all experiential devises raise questions about the heritagisation of the sensorial to the extent to which they are not aiming the singular confrontation of a spectator with the sensitive material, but rather their coproduction and collaboration (Borillon and Sauvageot 1996). In such a way, these practices interrogate not only how the senses are captured and recorded in order to be exhibited, but also how sensory creations can themselves be inventoried and archived.

Finally, the very places that serve to conserve sensorial artefacts provoke questions about collection practices, be these collections or archives, private or public. In relation to other institutions, museums find themselves particularly sharply challenged when it comes to the sensorial. While the visual and the material have long had their place within the museum sector, other perceptive registers seem less compatible with heritage (Miguet 1998). Objects, handwritten notes and photographs from the field are often accompanied by interviews, music and background sound, yet other sensorial data could be included.

This call is for classic book chapters but, given the subject matter, proposals for sound documents or annotated photographs will also be considered, subject to these documents being free from copyright.

Three main axes structure this book in order to circumscribe the challenges of sensorial collections. The first is concerned with the processes associated with sensorial collections undertaken as part of a critical reading of the world and of the society. The second focuses on the tools and materials of these collections and the way in which these inflect scientific and artistic practices. The third interrogates the conditions and premises of their conservation, or indeed, their heritagisation.

Reference cited

Borillo Mario et Sauvageot Anne, 1996, Les cinq sens de la création : art, technologie et

sensorialité, Seyssel : Champ Vallon.

Candau Joël, 2000, Mémoire et expériences olfactives, Paris : PUF.

Corbin Alain, 1982, Le Miasme et la Jonquille. L’odorat et l’imaginaire social, XVIIIe-XIXe siècles, Paris : Flammarion, coll. « Champs ».

Eidelman Jacqueline (dir.), 2017, Inventer des musées pour demain, Rapport de la mission musées XXIe siècles, Paris : La documentation Française.

Gélard Marie-Luce, 2017, Les sens en mots. Entretiens avec Joël Candau, Alain Corbin, David Howes, François Laplantine, David Le Breton et Georges Vigarello,Paris, Pétra, Collection « Univers sensoriels et sciences sociales », Paris : Pétra.

—, 2016 « Contemporary French Sensory Ethnography », The Senses & Society (11/3) : 247-250.

Hennion Antoine, 2003, « Une pragmatique de la musique : expériences d’écoute. Petit retour en

arrière sur le séminaire “Aimer la musique” », MEI, p.31-43.

Howes David, 1987, « Olfaction and transition: An essay on the ritual uses of smell », Canadian Review of Sociology and Anthropology, 24(3), 398-416.

— (ed.) 1991, The Varieties of Sensory Experience : A Sourcebook in the Anthropology of the Senses, Toronto : University of Toronto Press.

Ingold Tim, 2000, The perception of the environment : essays on livelihood, dwelling and skill, London: Routledge.

Jaquet Chantal (dir.), 2015, L’art olfactif contemporain, Paris : Garnier.

Kirshenblatt-Gimblett Barbara, 1999, “Playing to the Senses: Food as a Performance Medium”,

Performance Research, 4, 1, pp. 1-30.

Krueger Lester, 1982, « Tactual perception in historical perspective: David Katz’s world of touch », W. Schiff and E. Foulke (dir.), Tactual Perception, a Sourcebook, Cambridge University Press, New York, pp. 1-54.

Laplantine François, 2005, Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale, Paris, Téraèdre.

Miguet Danièle, 1998, « Autour de la sensorialité dans les musées », Publics et Musées, n°13, « Public, nouvelles technologies, musées », (sous la direction de Roxane Bernier et Bernadette Goldstein), pp. 177-182.

Pink Sarah, 2009, Doing sensory ethnography, Sage Publications, Inc., United States

Sansot Pierre, 1985, La France sensible, Paris : Champ Vallon.

 

Submission criteria and timeline

Abstracts in French or English of approximately 2,500 characters, accompanied by an indicative bibliography and a brief CV should be sent as a “.doc” file by the 6 November 2018 to the following addresses:

 

mlgelard@yahoo.fr and marie-luce.gelard@parisdescartes.fr

 

This should outline the questions raised in the chapter, the materials used and the collection

methods for these materials.

Any artistic or museum experience related to the theme of sensorial collection could also be

highlighted.

Authors will be informed in December 2018 whether their proposal has been accepted.

Authors whose projects have been chosen should then send the completed article (in French or English), or the work of art or sound or image file before the 1 April 2019.

The articles and files will undergo a process of peer review and, following any demands for

corrections, final versions of the selected chapters should be submitted by the 1 July 2019.

 

Editorial committee:

Véronique Dassié (IDEMEC-CNRS-AMU)

Aude Fanlo (Mucem)

Marie-Luce Gélard (Université Paris-Descartes/IUF-Canthel)

Cyril Isnart (IDEMEC-CNRS-AMU)

Florent Molle (Mucem)

 

 

Collectes sensorielles :

Recherche-Musée-Art

Appel à contributions

L’idée de cet ouvrage est d’envisager la manière dont les expériences sensorielles peuvent être captées et restituées par les ethnographes, conservateurs, artistes ou collectionneurs, et plus largement tous ceux qui en font une modalité de transcription du monde. Il s’agit de montrer comment tous ces praticiens collectent les sens.

Les sens occupent depuis les années 2000 une place croissante dans les sciences humaines. En France, la voie a été ouverte par l’histoire des odeurs, proposée par Alain Corbin dès 1982. Mais leur prise en compte en tant que faculté d’entrer en relation avec l’environnement matériel est longtemps restée confidentielle, reléguée à l’arrière-plan des travaux sur le goût, inspirés par la sociologie de la distinction sociale ouverte par Pierre Bourdieu (1979), ou masquée par le sensible qui suppose leur déformation par des imaginaires (Sansot 1985). La portée anthropologique du sensoriel, qu’il soit saveur, odeur, son, lumière, forme, ou contact physique par le toucher, a toutefois connu à la même période un développement notable dans les recherches anglo-saxonnes, contribuant à en faire un objet de recherche à part entière (Howes 1987 et 1991) et un impératif méthodologique (Pink 2009).

L’analyse des sens permet ainsi d’accéder non seulement à des contextes d’ambiance et aux représentations humaines mais aussi aux ressorts de l’action. Les perspectives offertes sont multiples, que ce soit au nom d’approches d’inspiration phénoménologique, qui interrogent la perception elle-même (Ingold 2000), ou pragmatistes, qui entendent accéder au plus près de l’expérience vécue (Hennion 2004), ou au profit d’analyses plus spinozistes, qui prennent le parti de considérer l’action humaine comme réaction émotionnelle (Laplantine 2005), voire d’approches cognitives (Candau 2000). Désormais, les expériences sensorielles, de l’observé comme de son observateur, mais aussi avec elles le sensible, les perceptions et les sensibilités ont fait leur entrée dans l’analyse des sciences humaines (Gélard, 2016 et 2017).

Cependant, dans ce contexte de renouvellement des champs de recherche, les modalités de collecte des expériences et phénomènes sensoriels restent eux peu questionnés. Barbara Kirshenblatt-Gimblett a souligné la difficulté de « montrer des expériences sensorielles invisibles » (1999) qui semblerait renvoyer inéluctablement vers le visible pour traduire le goût, l’odeur et la sensation. Mais comment collecte-t-on les sens ? Sous quelles formes les données sensorielles sont-elles archivées ? Quelles incidences les usages et valorisations du sensoriel ont-ils sur les collectes ? La domination du visuel sur le toucher (Krueger 1982) appelle-t-elle la collecte d’autres sens pour conserver une expérience sensorielle immatérielle ?

Si une société et une culture peuvent être appréhendées à travers leur manière de rendre compte des expériences sensorielles et de la place qu’elles donnent à ces manifestations du sensible, capter ces dernières ne va pas pour autant de soi. Impliquant le ressenti du chercheur et ses émotions, la démarche semble contredire l’exigence d’objectivité sur laquelle se sont construites les sciences. Leur prise en compte se heurte également à leur immatérialité et passe par le filtre de la subjectivité. La démarche pose donc des questions épistémologiques et méthodologiques majeures aux sciences sociales.

Au-delà des sciences sociales, la collecte des sens interpelle également les arts. On pense bien sûr au théâtre olfactif (Jaquet 2015), au eat-art ou encore à l’art sonore qui supposent en amont la sélection d’artefacts sensoriels. Mais, plus largement, tous les dispositifs expérientiels, qu’ils soient interactifs, immersifs et/ou scéniques, posent la question de la patrimonialisation du sensoriel dans la mesure où ils ne visent pas la seule confrontation d’un spectateur avec des matériaux sensibles mais leur coproduction et leur partage (Borillon et Sauvageot 1996). Ces pratiques questionnent donc non seulement la captation des sens et leur enregistrement pour une mise en scène mais aussi les manières dont les créations sensorielles peuvent elles-mêmes être inventoriées et archivées.

Enfin, les lieux mêmes de conservation d’artefacts sensoriels, qu’il s’agisse de collections ou d’archives, privées ou publiques, renvoient à des pratiques de collectes. Parmi ces institutions, les musées sont confrontés avec une acuité particulière au sensoriel. Si la visualité et la matérialité ont depuis longtemps leur place dans la réflexion muséale, les autres registres perceptifs semblent moins compatibles avec le patrimoine (Miguet 1998). Aux objets, notes manuscrites et photographies de terrain se sont certes ajoutés des entretiens, pièces musicales et ambiances sonores mais d’autres données sensorielles peuvent être concernées.

Cet appel concerne des chapitres classiques mais, compte tenu de la thématique, des propositions sous forme de documents sonores ou de photographies commentées pourront être également examinées, sous réserve que ces documents soient libres de droits. Trois principaux axes structureront l’ouvrage pour baliser les enjeux de la collecte sensorielle. Le premier concernera les démarches de collectes sensorielles entreprises au nom d’une lecture critique du monde et de la société. Le deuxième concernera les outils et supports de ces collectes et la manière dont ils infléchissent les pratiques scientifiques et artistiques. Le troisième interrogera les conditions et lieux de leur conservation, voire de leur patrimonialisation.

Références citées

Borillo Mario et Sauvageot Anne, 1996, Les cinq sens de la création : art, technologie et sensorialité, Seyssel : Champ Vallon.

Candau Joël, 2000, Mémoire et expériences olfactives, Paris : PUF.

Corbin Alain, 1982, Le Miasme et la Jonquille. L’odorat et l’imaginaire social, xviiie-xixesiècles, Paris : Flammarion, coll. « Champs ».

Eidelman Jacqueline (dir.), 2017, Inventer des musées pour demain, Rapport de la mission musées XXIe siècles, Paris : La documentation Française.

Gélard Marie-Luce, 2017, Les sens en mots. Entretiens avec Joël Candau, Alain Corbin, David Howes, François Laplantine, David Le Breton et Georges Vigarello,Paris, Pétra, Collection « Univers sensoriels et sciences sociales », Paris : Pétra.

—, 2016 « Contemporary French Sensory Ethnography », The Senses & Society(11/3) : 247-250.

Hennion Antoine, 2003, « Une pragmatique de la musique : expériences d’écoute. Petit retour en arrière sur le séminaire “Aimer la musique” », MEI : 31-43.

Howes David, 1987, « Olfaction and transition: An essay on the ritual uses of smell », Canadian Review of Sociology and Anthropology, 24(3) : 398-416.

— (ed.) 1991, The Varieties of Sensory Experience : A Sourcebook in the Anthropology of the Senses, Toronto : University of Toronto Press.

Ingold Tim, 2000, The perception of the environment : essays on livelihood, dwelling and skill,  London : Routledge.

Jaquet Chantal (dir.), 2015, L’art olfactif contemporain, Paris : Garnier.

Kirshenblatt-Gimblett Barbara, 1999, “Playing to the Senses: Food as a Performance Medium”, Performance Research, 4, (1): 1-30.

Krueger Lester, 1982, « Tactual perception in historical perspective: David Katz’s world of touch », W. Schiff and E. Foulke (dir.), Tactual Perception, a Sourcebook, Cambridge University Press, New York : 1-54.

Laplantine François, 2005, Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale, Paris, Téraèdre..

Miguet Danièle, 1998, « Autour de la sensorialité dans les musées », Publics et Musées, n°13, « Public, nouvelles technologies, musées », (sous la direction de Roxane Bernier et Bernadette Goldstein) : 177-182.

Pink Sarah, 2009, Doing sensory ethnography, Sage Publications, Inc., United States

Sansot Pierre, 1985, La France sensible, Paris : Champ Vallon.

Modalités de réponse et calendrier

Les contributeurs sont invités dans un premier temps à soumettre une intention d’article d’environ 2 500 signes, accompagnée d’une bibliographie indicative, et d’un bref curriculum vitae. Le résumé présentera les questions soulevées par l’article, les matériaux utilisés et les méthodes de recueil de ces matériaux. Il pourra également présenter une expérience artistique ou muséale en lien avec le thème de la collecte sensorielle.

Ces intentions, en français ou en anglais, sont à envoyer par courriel, sous la forme d’un fichier « .doc », le 6 novembre 2018 au plus tard aux deux adresses suivantes :

mlgelard@yahoo.fr et marie-luce.gelard@parisdescartes.fr

Les auteurs seront informés au mois de décembre 2018 de la suite donnée à leur proposition..

Les auteurs dont les projets auront été retenus devront ensuite envoyer leur article complet (français ou anglais) ou une œuvre ou document sonore ou visuel avant le 1er avril 2019.

Les articles et documents feront l’objet d’une évaluation et, après d’éventuelles demandes de remaniements, les versions finales des articles sélectionnés seront à envoyer au plus tard le 1er juillet 2019.

Comité scientifique :

Véronique Dassié (IDEMEC-CNRS-AMU)
Aude Fanlo (Mucem)
Marie-Luce Gélard (Université Paris-Descartes/IUF-Canthel)
Cyril Isnart (IDEMEC-CNRS-AMU)

Florent Molle (Mucem)

CFP: The ages of memory, the memory of ages

A forthcoming issue of EXPRESSION journal

Dear colleague and friend,
How old is our memory? The traditional stories of the inhabitants
of a small Pacific island, the genealogic tales of an African
chieftain, the cult of ancestors in a mountain village of the Andes,
the myth of origin of Eskimo fishermen in the Arctic, are all chapters
of the common heritage that makes up the identity of the human
species, that gives us the dimension of being what we are. We must be
aware of the dimension of our memory: our individual memory is part of
the ethnic (or national) memories of groups that, combined together,
constitute the memory of our Species. The individual memory of each
one of us, together with the collective memory of linguistic and
ethnic groups, of nations and countries, make up the memory of
Humankind: it is our common legacy, the core of culture. What would
humanity be without such memory?
Memory has different ages, as expressed by an Aboriginal elder of
Arnhem Land, and all the ages of the past make the present (Guardare
l’invisibile, Atelier, 2018): “What white-men call myths are memories
of the Dreamtime”.
The mythologies of at least three continents tells the story of an
Ice Age or of a Universal Flood which, likely, are the elaboration of
memories of natural events that took place some twelve to fourteen
thousand years ago. Myths about the ancestor that discovered how to
light a fire are found in four continents and are likely to go back
thousands of years. Myths about a great migration, ended by the
settling down of the people in their “promise land”, are present in at
least three continents and often belong to the mythologies of
populations that have been in their land for ages. Bantu mythology, in
southern Africa, includes the migration of ancestors, which took place
some 2,000 years ago. The biblical mythology includes an exodus from
Egypt to the land of Canaan, which may have taken place well over
3,000 years ago. The memory of these ancient episodes was transmitted
orally for centuries, before being put into writing.
In a rock art site in Australia there is the figure of a totemic
animal, in front of which several deep cups for offerings are carved
in the rock. The animal figure consists of several painted lines
completing the natural shapes of the rock surface. It is the image of
an elephant, an animal that never existed in Australia. The painted
lines have several coats of paint and repaint; the oldest may be over
40,000 years old. The cave is still considered to be a holy site and
the image was still worshipped in the 1970s. This animal figure is the
memory of something seen elsewhere, in another continent, before its
makers’ arrival in Arnhem Land. When did an Aboriginal ancestor see an
elephant for the last time? The memory may go back thousands of years.
Historical memory is magnified and synthesized, thus turning into
myths. And myths become part of the oral tradition, transmitted from
generation to generation. Our individual memory follows similar
processes, eliminating parts, magnifying others and idealizing certain
aspects. Memory is accompanied by other mental operations, which
reshape it.
Figurative art, both objects of mobile art and rock art, are the
graphic records of memory, metamorphosed into visual concepts, attuned
to senses and feelings. Pleasure and displeasure, joy and pain, grace
and disgrace, are giving shape to memory. The graphic results, formed
by memory plus other ingredients, are the testimony of processes
happening in the human mind. When prehistoric art is decoded, it
becomes an immense and invaluable source in itself. But an additional
step may be made, by attempting to use the effect, the document or
depiction we dispose of, in order to reconstruct the cause of its
creation: what did actually happen, which were the reasons that
brought to the document that reached us, and what story does it tell?
Our memory is as old as the first graphic marks.
The graphic heritage left behind by the hands and minds of peoples
in five continents in the last 50,000 years is the unique and precious
archive of the conceptual adventures of Humankind. It is the coffer of
the yet unwritten history of what is still considered “Prehistory”.
Each small story, each detail of an event, myth or concern, emerging
from the decoding of a portion of this immense archive, is a step
toward making History out of Prehistory. It is a chapter added to the
recovering of the past. And recovering the past leads to the
understanding of the present: to understand who we are.
We are the effect of what we were. We are the effect of our
memory. Recovering details of the memory recorded in these ancient
archives, that had been disremembered for ages, is the role of culture
and also marks its progress. The future is built on the past. Scholars
and students can make exceptional contributions to the building up of
a still non-existent world history: covering all the periods of the
human adventure since the earliest examples of figurative art. When
there is figurative art, there is history: history is there, hidden in
the graphic messages of the past, waiting to be decoded. And it has to
be decoded.
A fundamental role of the scholar in human sciences is to offer
new chapters of the past to culture. Each new acquisition is a step
forward.
Friends and colleagues are cordially invited to elaborate specific
or general pertinent topics and submit their papers to a forthcoming
issue of EXPRESSION about: ‘THE AGES OF MEMORY, THE MEMORY OF AGES’.
Articles accepted by reviewers are published in the quarterly
journal in the appropriate thematic context. For submission to the
December issue the deadline is November 10. ‘How to conceive your
paper’ is specified in a previous issue of EXPRESSION, which may be
requested for free: atelier.etno@gmail.com.
Potentially, each student in prehistoric and tribal art, or in
mythology, religion, psychology, linguistics, philosophy, ethnology,
anthropology, archaeology, may have something to say on this topic. We
are looking forward to hearing from you.
Cordial regards and best wishes,
Emmanuel Anati
(President, Atelier Center for Conceptual Anthropology)

CFP: Colloque “Les mondes de la généalogie. Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale”, Angers, 24-25 janvier 2019

Les mondes de la généalogie

Genealogical communities across the world

Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale

Disseminations and transformations of an amateur practice at transnational level

La pratique généalogique amateur par mobilisation d’archives s’est développée et popularisée en certains pays depuis les années 1960. L’objectif de ce colloque est d’interroger les processus de diffusion et de transformation de ce type de pratique à l’échelle transnationale : dans quelle mesure peut-on parler d’une pratique « mondialisée », et quels sont les modalités concrètes, les logiques et les enjeux de sa diffusion ? Il s’agira de questionner les diffusions et les transformations des représentations qui sous-tendent une telle pratique (rapports aux « origines », à la filiation, aux traces écrites et à l’histoire, par exemple), ainsi que des outils et techniques mobilisés par les généalogistes pour mener leurs enquêtes et pour représenter graphiquement les savoirs ainsi constitués.

24-25 janvier 2019 Université d’Angers
Argumentaire

La pratique généalogique amateur par mobilisation d’archives s’est développée et popularisée en certains pays depuis les années 1960. En France, par exemple, l’émergence de cette « passion » (Sagnes 1995 ; Barthelemy et Pingaud 1997) interroge la diffusion et la transformation, depuis les productions de généalogie d’élites durant l’Ancien Régime, des représentations qui sous-tendent une telle pratique : rapports aux « origines », à la filiation, aux traces écrites et à l’histoire, notamment. Elle pose également la question de l’évolution des outils et des techniques mobilisés par les généalogistes pour mener leurs enquêtes et pour représenter graphiquement les savoirs ainsi constitués (Burguière 1991, Klapisch-Zuber 1993). L’objectif de ce colloque est d’interroger à l’échelle mondiale les processus de diffusion d’une telle pratique. Il s’agira d’en analyser les structures, les réseaux et les échanges afin de questionner les processus de diffusion des schèmes cognitifs et des outils qui sous-tendent une telle pratique. Dans quelle mesure peut-on parler d’une pratique « mondialisée » de la généalogie amateur par mobilisation d’archives ? Quels sont les modalités concrètes, les logiques et les enjeux de la diffusion transnationale de ce type de pratique généalogique ? Trois axes permettront de traiter cette problématique.

Réseaux, acteurs et modes de la généalogie à l’échelle transnationale

Cet axe vise à questionner les contextes, les acteurs et les modalités concrètes de la diffusion transnationale de ce type de pratique généalogique. Les communications attendues porteront sur les réseaux, les acteurs et les événements qui s’inscrivent dans une dimension transnationale et dont les objectifs et les pratiques visent explicitement la diffusion transnationale de ce type de pratique généalogique. Si l’on peut questionner la création ou la conquête de nouveaux marchés par des acteurs proposant

des bases de données accessibles par le biais de leur site web, il s’agira également d’interroger la diffusion de méthodes, d’outils et de représentations de la généalogie par divers types d’institutions, qu’elles soient marchandes ou pas. Ainsi, les communications pourront porter sur l’organisation de ces institutions, sur les stratégies mises en place par les acteurs, sur les demandes locales ou sur les développements effectifs de leurs activités. Elles pourront également porter sur l’observation et l’analyse d’événements (salons, rencontres, challenges sur le web, par exemple) à vocation « internationale », ou encore sur des pratiques d’amateurs impliquant une importante dimension transnationale, notamment dans le cadre d’un « tourisme généalogique » ou de formes de « quête des origines » par le voyage (Legrand 2006, Bidet 2009).

Généalogies savantes et généalogies ordinaires

Cet axe vise à questionner le rôle d’institutions savantes et des pratiques ainsi mises en œuvre qui ont pu participer à la diffusion à l’échelle mondiale des schèmes de pensée et des techniques mobilisés par les généalogistes amateurs. L’anthropologie, la psychanalyse et la génétique, par exemple, ont donné lieu à la production de généalogies, mais ont également participé au côté des institutions étatiques à la diffusion de représentations particulières de la généalogie et de ses enjeux (Papageorgiou-Legendre 1990 ; Bouquet 1993 ; Finkler 2001 ; Legrand 2007 ; Bamford et Leach 2009). Ces généalogies « d’autrui », construites selon les logiques propres aux milieux savants, ont-elles participé à la diffusion de schèmes spécifiques mobilisés pour la généalogie « de soi » dans un contexte de loisir ?

 

Une approche historique et épistémologique des processus de constitution et de diffusion de ces cadres savants de la généalogie permettra de questionner les porosités, les emboîtements, mais aussi les contradictions entre « le savant » et « l’amateur » afin d’apporter un éclairage particulier sur la diffusion des pratiques généalogiques. Fondées sur des matériaux empiriques, les communications attendues porteront sur des pratiques généalogiques savantes définies et contextualisées. Elles pourront questionner ces contextes et les logiques de la mise en place de telles pratiques, les outils, techniques et moyens créés ou mobilisés, leurs promoteurs, les discours et débats sur les pratiques, ainsi que les enjeux de leur développement. La présentation et l’analyse de pratiques savantes concrètes devra permettre d’interroger les processus de leur diffusion et appropriation au-delà des milieux dans lesquels elles ont été mises en œuvre.

Des pratiques harmonisées ?

Cet axe vise à questionner la diffusion des schèmes et des techniques généalogiques par la présentation détaillée de pratiques en différentes régions du monde. Comment, localement, les généalogistes produisent-ils leur généalogie ? Les pratiques observées en France métropolitaine à partir des années 1990 dans les milieux populaires (Segalen et Michelat 1991) diffèrent en de nombreux points de celles observées en d’autres régions du monde, que l’on considère les enjeux de la généalogie et de la mobilisation de documents écrits (Kilani 1992), les formes données aux savoirs ainsi constitués et les formes de leur transmission, ou encore les légitimités à ce faire.

 

Les communications attendues porteront sur des pratiques généalogiques observées en une région du monde, ou plusieurs dans le cas d’une approche explicitement comparative. Elles détailleront les cadres, mais également les contextes, des pratiques généalogiques observées : rapports à l’écrit, présence et accessibilité des archives, outils et techniques mobilisés, formes et temporalité des recherches, réseaux mobilisés, type de filiation valorisée, par exemple. Ce dernier point mènera à questionner le rôle des États et de diverses institutions dans l’identification des individus (Noiriel 2007) ainsi que dans la construction des états civils, des archives et des rapports aux archives. Le positionnement des systèmes archivistiques sera également interrogé : politiques archivistiques, perceptions des professionnels, interactions entre agents des services d’archives et publics généalogistes.

Conditions de soumission

Nous invitons les personnes intéressées à faire parvenir leur proposition d’intervention  (en Français ou en Anglais)  à  pascal.mulet@univ-angers.fr  avec copie à patrice.marcilloux@univ-angers.fr et benedicte.grailles@univ-angers.fr

avant le vendredi 21 septembre 2018.

Les propositions doivent inclure dans un même fichier :

  • l’adresse e-mail, nom, prénom, statut et rattachement institutionnel,
  • le titre et un résumé présentant les idées principales et les matériaux de l’intervention (3 000 signes maximum).

La réponse des organisateurs est prévue pour le 8 octobre 2018. Les participants seront sélectionnés par le comité scientifique sur réponse à l’appel à communications. Les réponses seront anonymisées avant évaluation.

Plus d’informations : ici.

 

 

2019, January 24-25 Angers (France)

Argument

Amateur genealogical practice through archival research has developed and become popular in some countries since the 1960s. In France, for instance, the emergence of such a “passion” (Sagnes 1995; Barthelemy and Pingaud 1997) raises questions about the dissemination and transformation – since the productions of elite genealogies during the Ancien Régime – of representations underlying this practice, such as relations to “origins”, filiation, written records, or to history. It also raises questions about evolution of the tools and techniques used by genealogists to carry out their research and to represent graphically the knowledge they acquired (Burguière 1991, Klapisch-Zuber 1993). The purpose of this symposium is to study the dissemination processes of this practice at international level. Its structures, networks, and exchanges will be analyzed to study the dissemination processes of cognitive patterns and tools underlying this practice. To what extent is it possible to talk of common worldwide amateur genealogy practice through archival data ? What are the specific approaches, principles, and issues of the the transnational dissemination of this kind of genealogical practice? These questions will be studied through three main axes.

Networks, protagonists, and modes of genealogy at transnational level

This axis focuses on contexts, protagonists, and actual modes of transnational dissemination of this genealogical practice. Oral communications should reflect on the networks, protagonists, and events implemented at international level and whose purposes and practices are explicitly directed towards the transnational dissemination of this genealogical practice. Analysis of the creation or capture of new markets by actors who make databases available on their websites, for instance, should lead to discuss the dissemination of methods, tools, and genealogical representations by different for-profit or nonprofit institutions. Thus, talks may address the organization of these institutions, the strategies developed by the protagonists, the local demand, or the actual development of the protagonists’ activities. They may also focus on the observation and analysis of international events (e.g. trade fairs, conventions, Web challenges) or on amateur practices including an important transnational dimension, such as for instance genealogical tourism or people’s “search for origins” through travelling (Legrand 2006, Bidet 2009).

Scholarly genealogies and ordinary genealogies

This axis will focus on the role of scholarly institutions and the practices they set up that may have contributed to the international dissemination of the thought patterns and the techniques used by amateur genealogists. Anthropology, psychoanalysis, and genetics, for instance, have influenced the production of genealogies, but, alongside state institutions, they have also contributed to the dissemination of specific representations of genealogy and its stakes (Papageorgiou-Legendre 1990; Bouquet 1993; Finkler 2001; Legrand 2007; Bamford and Leach 2009). Have these genealogies “of others”, established according to specific scholarly principles, contributed to the dissemination of specific patterns used for genealogies “of self” in a leisure context ?

 

A historical and epistemological approach of the formation and dissemination processes of the scholarly principles of genealogy should raise questions about porosities, interlockings, but also contradictions, between the “scholarly” and the “amateur”, so as to shed particular light on the dissemination of genealogical practices. Based on empirical data, talks are expected to focus on specific and contextualized scholarly genealogical practices. They may explore these contexts and the principles underlying the set-up of this practicies, the tools, techniques and means created or brought into play, their proponents, the discourses and debates on the practices, and the issues at stake in developing these practices. Presenting and analyzing concrete scholarly practices should lead to an investigation of the processes of their dissemination and adoption beyond the circles within which they were originally implemented.

Harmonized practices?

This axis focuses on the dissemination of the genealogical patterns and techniques through the detailed presentation of practices in different regions of the world. How do genealogists produce their genealogies in local contexts ? The practices that have been observed in metropolitan France from the 1990s on among the working class (Segalen and Michelat 1991) are in many ways different from those observed in other parts of the world, whether in terms of the stakes of genealogy and the use of written documents (Kilani 1992), the forms of knowledge thus acquired and the forms of its transmission, or even the legitimacy of doing so.

 

Oral communications are expected to discuss the genealogical practices observed in one specific region of the world, or several in the case of an explicit comparative approach. They should show the principles and the contexts of the genealogical practices observed : for instance, the relations to written records, the availability of the archives, tools, and techniques being used, the forms and time scale of research, the networks used, or the type of valued filiation. The latter issue involves the analysis of the role of States and various institutions played in the identification of individuals (Noiriel 2007) and the construction of civil status, archives, and the relations to archives. The position of archival systems will also be explored: the archival policies, the perceptions of professional genealogists and archivists, and the interactions between archival staff and the genealogy-seeking publics.

Conditions for submission

We invite all interested parties to send their proposition for oral communications (in French or in English) to pascal.mulet@univ-angers.fr, on a copy to patrice.marcilloux@univ-angers.fr and benedicte.grailles@univ-angers.fr,

before Friday, September 21, 2018.

Candidacies should include in the same file:

  • Full name of the candidate, his or her status and institutional affiliation, and email address;
  • the title of the communication and an abstract including the main ideas and materials (3,000 signs maximum).

Authors will be notified on October 8, 2018 if their abstract has been selected. A scientific committee will select the talk presentations among the candidacies to the call for abstracts. Those will be kept anonymous during selection.

Subsistence expenses in Angers will be covered by the symposium organizers.

More informations, click here.

Bien cordialement

Bénédicte Grailles

Maîtresse de conférences en archivistique
Conservatrice du patrimoine
Responsable pédagogique du master Archives

Université d’Angers – Temos – Temps, Mondes, Sociétés (CNRS Fre 2015)

11, boulevard Lavoisier
49045 Angers cedex 01

Blog de recherche ALMA (Archives, livres, manuscrits et autres supports)  – @SeminaireAlma 

CFP: Culture & musées: La patrimonialisation des demeures des illustres

CFP: Culture & musées: La patrimonialisation des demeures des illustres

Deadline-CFP: 1 oct. 2018

Appel à proposition d’articles pour un numéro thématique de la revue Culture & Musées
Sous la direction de Marco Folin, Université de Gênes et Monica Preti, Musée du Louvre

Maisons-musées: La patrimonialisation des demeures des illustres

Les maisons-musées (créées par leurs propriétaires de leur vivant, ou plus souvent «réaffectées» comme mémorial posthume après leur mort) bénéficient aujourd’hui d’un regain d’intérêt manifeste. Ces lieux favorisent le développement touristique, ils font tout autant l’objet de publications que d’accords de réseau, et constituent des «marques culturelles» internationalement reconnues. Ainsi on peut mentionner en Angleterre, l’association Literary Homes and Museums of Great Britain (LitHouses, 2003); en Italie, l’Associazione Case della Memoria (fondée en 2005 à Florence) qui a donné naissance à Coordination européenne des Case della Memoria (depuis 2015); en France, le label du Ministère de la Culture «Maisons des Illustres» (créé en 2011), qui reprend le concept des maisons d’écrivains, en l’élargissant à toutes les femmes ou hommes qui se sont illustrés dans la construction de l’histoire politique, sociale et culturelle de la France.

À partir des notions de patrimoine et de monument historique, ainsi que des travaux fondateurs de P. Nora sur les lieux de mémoire (1984, 1986, 1992), nous souhaitons prendre en compte l’ensemble du processus de patrimonialisation, abordé comme un processus de création et de réinterprétation du passé à l’aune du présent (Riegl 1984 [1903]; Davallon 2006, Heinich 2009). Pour qu’une maison devienne un musée, «des opérations juridiques, technologiques et symboliques sont nécessaires, des processus affectifs et cognitifs doivent être mis en place qui ne vont jamais de soi, et le résultat espéré, la transmission, demande une mise à jour constante.» (Bondaz, Isnart & Leblon, 2012).

Ce numéro thématique se propose d’étudier la genèse historique du phénomène ainsi que ses évolutions contemporaines jusqu’à nos jours. Si le tourisme littéraire et mémoriel est une pratique qui est attestée au moins depuis le XVIe siècle, c’est seulement au tournant du XVIIIe et du XIXe que les lieux de vie et de travail des «illustres» commencent à être transformés en musées, pour devenir les destinations ou les étapes d’une forme particulière de voyage: le pèlerinage culturel (Hendrix 2008). De nombreux facteurs semblent avoir contribué à ce processus, du culte romantique de l’artiste à la rhétorique patriotique, des politiques de valorisation du patrimoine aux modes muséographiques et au marché touristique. Dans ce contexte, la politique des commémorations nationales a souvent joué un rôle déclenchant (Trapp 2006 ; Leerssen-Rigney 2014 ; Calvo-Kahn 2015).

Nous nous proposons d’éclairer ces divers aspects à travers des études de cas replacées dans un contexte large, en privilégiant les perspectives qui permettent de prendre en compte la complexité des facteurs envisagés et de leurs interactions. Seront aussi favorablement accueillies les propositions portant sur des cas de maisons récemment patrimonialisées, pour élargir l’éventail des exemples comparables jusqu’à nos jours.

Les contributions attendues pourront s’intégrer dans un ou plusieurs de ces axes :

– De la maison au musée: conservation ou transformation ?
La réflexion porte sur la relation entre la maison originale et son devenir-musée. Depuis la Renaissance, les artistes eux-mêmes ont pu investir leurs propres maisons de valeurs identitaires fortes en leur donnant une dimension publique, de Raphaël à Rubens, de Vasari à Canova, de Gustave Moreau à Gabriele d’Annunzio (Hüttinger 1996; Gribenski, Meyer &Vernois 2007). Par ailleurs, la transformation d’une maison en musée, après la mort de son propriétaire, comporte une série d’interventions qui, dans la rhétorique patrimoniale, se présentent souvent comme de simples restaurations, mais sont en réalité fondées sur des choix architecturaux, muséographiques, historiques et culturels spécifiques, potentiellement divergents et en tout cas jamais neutres (Guglielmetti, Mina & Wuhrmann, 2011).

– Entre évocation et fiction: les maisons inventées
Dans certains cas, la maison d’origine n’existe plus ou n’a jamais existé. Les cas de maisons-musées qui consistent en des reconstitutions d’habitations perdues ou fictives, ne sont pas rares: il suffit de mentonnier les cas de la maison de Dante à Florence, de Christophe Colomb à Gênes ou de Shakespeare à Stratford-upon-Avon (THOMAS 2012). C’est un phénomène qui soulève des problèmes spécifiques, à la fois en termes d’identification du site et de choix muséographiques: il s’agit d’évoquer un environnement ou une personnalité historiques réels, prétendant à une authenticité qui est en réalité problématique. Bien entendu, la question ne concerne pas seulement les maisons-musées, mais dans ces cas elle est particulièrement explicite, en sollicitant des questions qui dépassent le contexte strictement muséographique et qui intéressent le thème des usages du passé dans la construction des identités nationales (Hobsbawm & Ranger 1983).

– Musées ou mémoriaux? Potentiel et limites d’une typologie ambiguë
Un autre axe de questionnement concerne le potentiel et les limites de la typologie de la maison-musée, souvent chargée de valeurs symboliques qui risquent de transformer, même involontairement, le lieu en sanctuaire, figé dans sa dimension exclusivement commémorative. Pourtant, la maison-musée n’est pas seulement un mémorial (par exemple elle se différencie des tombes du Père Lachaise, autre haut lieu de pèlerinage contemporain), mais aussi une mise en scène historiquement connotée, et en tant que telle susceptible d’être fréquemment revisitée, voire entièrement réorientée pour s’adapter à des nouveaux contextes d’utilisation. Les méthodes de valorisation et les modernisations successives d’un tel type d’aménagement sont autant d’aspects qui méritent d’être étudiés et questionnés (De Poli, Piccinelli & Poggi, 2006).

– La question du statut des maisons-musées
Le statut des maisons-musées recouvre des situations très hétérogènes: fondations privées, musées municipaux ou institutions précocement classées comme monuments nationaux et qui, en tant que tels, peuvent bénéficier du parrainage de l’État. Quel est le poids de ces variables? Quel impact les diverses structures administratives ont-elles sur les différentes stratégies de gestion des maisons-musées? Quelle dialectique s’établit entre les instances du territoire dans lequel se trouve le musée et le contexte étatique auquel il doit répondre? entre le national et le local? Et comment les traditions nationales des différents pays entrent-elles en jeu dans ce contexte?

– Pratiques et usages des maisons-musées
Nous souhaitons aussi questionner les interactions entre la vision des acteurs des maisons d’illustres (créateurs, promoteurs, conservateurs) et les pratiques des visiteurs, que l’on pourrait considérer comme les co-constructeurs de ce patrimoine (Saurier, 2003). Ainsi nous encourageons les propositions portant sur la physionomie des publics, les pratiques de visite, les instruments de la médiation, basées sur diverses sources: livres d’or, guides spécialisées – un genre qui se développe depuis le XVIIIe siècle –, mais aussi presse et photojournalisme (Emery, 2012). Il s’agira aussi d’identifier les stratégies de médiation et d’éditorialisation de lieux récemment ouverts et restructurés (guides, sites internet, reconstitution numériques visuelle et sonore) et de comprendre comment et dans quelle mesure elles répondent au besoin de mémoire et plus généralement aux curiosités des sociétés contemporaines à l’égard des femmes et hommes illustres.

Merci d’adresser vos propositions d’articles (environ 5000 signes) par courriel avant le 1er octobre 2018 à Marco Folin (mafolin@libero.it) et Monica Preti (monica.preti@louvre.fr), avec copie pour Marie-Christine Bordeaux (marie-christine.bordeaux@univ-grenoble-alpes.fr).

Les résumés comporteront un titre, 5 références bibliographiques mobilisées dans le projet d’article, ainsi que les noms, adresse électronique, qualité et rattachement institutionnel (université, laboratoire) de leur auteur/e.

Calendrier
– Lancement de l’appel à propositions d’articles : juin 2018
– Réception des propositions (résumés) : 1er octobre 2018
– Réponses aux auteurs et commande des textes : 15 octobre 2018
– Réception des textes : fin janvier 2019
– Réponses définitives aux auteurs et propositions éventuelles de modifications : mars 2019
– Réception des textes dans leur version définitive : juin 2019
– Publication: décembre 2019

Références
J. Bondaz, C. Isnart, A. Leblon, «Au-delà du consensus patrimonial», Civilisations, 61-1/2012, p. 9-22
C. Calvo – C. Kahn, Celebrating Shakespeare: Commemoration and Cultural Memory, Cambridge University Press, 2015
J. Davallon, Le Don du patrimoine: Une approche communicationnelle de la patrimonialisation, Paris, Hermes Science-Lavoisier, 2006
A. De Poli, M. Piccinelli, N. Poggi (éd.), Dalla casa-atelier al museo. La valorizzazione museografica dei luoghi dell’artista e del collezionista, Milano, Ed. Lybra Immagine, 2006
E. Emery, Photojournalism and the Origins of the French Writer House Museum (1881- 1914). Privacy, Publicity, and Personality, Farnham, Ashgate, 2012
J. Gribenski – V. Meyer – S. Vernois (éd.), La maison de l’artiste. Construction d’un espace de représentations entre réalité et imaginaire (XVIIe-XXe siècles), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007
A. Guglielmetti, G. A. Mina, S. Wuhrmann (éd.), Tra universo privato e spazio pubblico: case di artisti adibite a museo, Atti del convegno annuale dell’Associazione svizzera degli storici e delle storiche dell’arte (ASSA), 9-11 ottobre 2009, Ligornetto, Museo Vincenzo Vela, 2011
Guide des maisons des illustres, Éditions du patrimoine, 2017
N. Heinich, La Fabrique du patrimoine. «De la cathédrale à la petite cuillère», Paris, éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2009
H. Hendrix (éd.), Writers’ Houses and the Making of Memory, New York, Routledge, 2008
Historic House Museums, dossier monographique de la revue Museum International, 53, 2001, 2, p. 2-64
E. Hobsbawm – T. Ranger (éd.), The invention of tradition, Cambridge, Cambridge Univ. Press, 1983
E. Hüttinger (éd.), Case d’artista: dal Rinascimento a oggi, introduction de S. Settis, Turin, Bollati Boringhieri, 1992
J. Thomas, Shakespeare’s Shrine: the Bard’s Birthplace and the Invention of Stratford-upon-Avon, Philadelphia University Press, 2012
J. Leerssen – A. Rigney (éd.), Commemorating Writers in Nineteenth-Century Europe: Nation-Building and Centenary Fever, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2014
Maisons d’écrivains, dossier monographique de la Revue d’histoire littéraire de la France, 109, 2009/4, p. 771-908
P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire, Paris, Gallimard, 3 tomes. I – La République, 1 vol., 1984; II – La Nation, 3 vol., 1986; Les France, 3 vol., 1992
A. Riegl, Le Culte moderne des monuments. Sa nature, son origine, Paris, École d’Architecture de Paris-Villemin, [1903] 1984
D. Saurier, La fabrique des illustres. Proust, Curie, Joliot et lieux de mémoire, Éditions Non-Standard, 2013
J. B. Trapp, «Petrarchan Places. An Essay in the Iconography of Commemoration», Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, 69, 2006, p. 1-50

CFP: SIEF2019 – Heritage, Expressive Cultures and the Production of Urban Ambiances for Tourist Consumption in the Contemporary City

Deadline: 15 October 2018

CALL FOR PAPERS
SIEF2019 14th Congress
Santiago de Compostela, Spain, 14-17 April 2019

PANEL: “Bring back my neighbourhood!”: Heritage, Expressive Cultures and
the Production of Urban Ambiances for Tourist Consumption in the
Contemporary City.

*Convenors*

• Iñigo Sánchez (Universidade Nova de Lisboa)
• Daniel Malet Calvo (ISCTE-IUL. University Institute of Lisbon)
• Salwa El-Shawan Castelo Branco (Universidade Nova de Lisboa)

*Short abstract*
The interplay of tourism and heritage is a powerful medium affecting
cultural change in urban centres. This panel seeks to analyse its impact on
the urban environment, focusing on the concept of “ambiance” to explore the
regeneration and sensory transformation of contemporary touristic places.

*Long abstract*
The interplay of tourism and heritage is a powerful medium affecting
cultural change in urban historical centers. The loss of local population,
along with traditional modes of social behavior and vernacular cultural
practices, or the transformation of historic neighborhoods into thematic
parks for tourism consumption are some of the negative consequences of
tourism, that, as some authors have noted, are often expressed in the
public discourse making reference to the loss of the “authenticity” and
“real feel” of urban places (Zukin 2010).
This panel seeks to analyze the impact of tourism on the urban environment,
focusing on the concept of “ambiance” as a tool to explore the physical
regeneration and sensory transformation of contemporary touristic places.
How does heritage participates in creating particular urban ambiances and
places for tourist consumption? How tourism and city development affect the
lived ambiances in the urban context? What is the role of heritage and
expressive practices in relation to the physical regeneration and marketing
of contemporary touristic places?
We are inviting scholars from various academic fields to discuss these and
other questions, theoretical frameworks and empirical findings on issues
related to the relationship between heritage, expressive cultures and the
production of urban ambiances for tourist consumption in contemporary
cities.

More information:
<https://nomadit.co.uk/sief/sief2019/conferencesuite.php/panels/7222>
https://nomadit.co.uk/sief/sief2019/conferencesuite.php/panels/7222

CFP: Religious Space as Cultural Heritage – Religions

“Religious Space as Cultural Heritage”

A special issue of Religions (ISSN 2077-1444).

Deadline for manuscript submissions: 31 March 2019

Special Issue Editors

Guest Editor 

Prof. Dr. Ola Wetterberg
Department of Conservation, University of Gothenburg, Box 130SE 405 30 Göteborg, Sweden
Website 1 | Website 2 | E-Mail
Interests: Religious Heritage; Urban History; Development and Conservation; History and Theory of Conservation
Guest Editor 

Prof. Dr. Eva Löfgren
Department of Conservation, University of Gothenburg, Box 130SE 405 30 Göteborg, Sweden
Website 1 | Website 2 | E-Mail
Interests: Religious Heritage; History of Public Buildings; Urban History

Special Issue Information

Dear Colleagues,

The settings of religious worship are rapidly transforming. Demographic changes, secularisation, and the attention of heritage institutions affect religious space and objects in various ways in different parts of the world. Some sanctuaries and temples lose their original purpose and are adapted to serve new functions, others stay consecrated but host new religious communities. Heritage tourism at some places thrives and intermingles with the ongoing religious practice. Other sites see declining worship, while sacred objects are turned into museum pieces or commodified and sold as precious antiquities. It is a fact that many Christian communities in Western Europe and large parts of the North-American continent have more church buildings at their disposal than they can either use or maintain. In Asia, the resurrection of the Buddhist temples is driven both by religious communities and by the growing heritage industry. Whether mainly related to religious contents or to cultural heritage, the significance of most places of worship is going through changes that have and will continue to have thorough effects on societal life. These changes and their consequences constitute the focus of this particular issue.

The pastness of religious material objects can be determined as significant in two interwoven ways that depart from two likewise interwoven perspectives: internally, by the religious community, as part of a living tradition, and externally, by society, as a secular—scientific or cultural—heritage. The different, at times conflicting interests and motives of these two positions or stakeholders result in frequent interactions and negotiations that involve religious institutions, conservation professionals, tourism managers, and other local, regional, national, and international organisations.

This Special Issue aims to address practical, ethical, and theoretical dilemmas related to the use, management, and significance of religious heritage in a comparative and global perspective. We welcome contributions spanning from reflexive case studies to historical and theoretical approaches.

Prof. Dr. Ola Wetterberg
Prof. Dr. Eva Löfgren
Guest Editors

Manuscript Submission Information

Manuscripts should be submitted online at www.mdpi.com by registering and logging in to this website. Once you are registered, click here to go to the submission form. Manuscripts can be submitted until the deadline. All papers will be peer-reviewed. Accepted papers will be published continuously in the journal (as soon as accepted) and will be listed together on the special issue website. Research articles, review articles as well as short communications are invited. For planned papers, a title and short abstract (about 100 words) can be sent to the Editorial Office for announcement on this website.

Submitted manuscripts should not have been published previously, nor be under consideration for publication elsewhere (except conference proceedings papers). All manuscripts are thoroughly refereed through a double-blind peer-review process. A guide for authors and other relevant information for submission of manuscripts is available on the Instructions for Authors page. Religions is an international peer-reviewed open access monthly journal published by MDPI.

Please visit the Instructions for Authors page before submitting a manuscript. The Article Processing Charges(APCs) of 550 CHF (Swiss Francs) per published paper are fully funded by institutions through the Knowledge Unlatched initiative, resulting in no direct charge to authors. Submitted papers should be well formatted and use good English. Authors may use MDPI’s English editing service prior to publication or during author revisions.

Keywords

  • Cultural Heritage
  • Religious Buildings
  • Adapted use
  • Sacrality and Profanity
  • Secularisation
  • Global comparative perspective