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Seminar: Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines – Séance du 15 novembre 2011

L’unité « Patrimoines locaux»  (UMR 208 – MNHN/IRD) vous invite à participer au séminaire de recherche

Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines

IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN),  Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)

Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.

Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.

Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.

Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.

Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

Prochaine séance – Mardi 15 novembre 2011 au MNHN – 14H30 à 17H00

« Grand Amphithéâtre d’Entomologie»
45 rue Buffon – Paris 5ème – Métro Austerlitz.

Intervention  – Vincent LEBLAN

 « Primatologie, naturalisation de la culture et patrimonialisation de la nature, ou comment observer les relations entre les hommes et les animaux ? »

Résumé :

Les terrains de prédilection de l’éthologie des primates sont des espaces vides de présence humaine, permettant d’observer les comportements des primates entre eux et dans leur milieu. Ces espaces fonctionnent comme des laboratoires en grandeur nature où les comportements sont étudiés comme des archives de l’évolution des espèces. Seuls les comportements observés dans ces milieux construits comme « naturels » sont qualifiés de « culturels » en primatologie. Ces travaux fournissent une caution scientifique à la conception de cultures non/pré-humaines comme un patrimoine à protéger des sociétés humaines considérées comme environnantes.

Le parti inverse est d’amener la primatologie à collaborer avec l’ethnologie dans des espaces ouverts aux interactions des animaux avec les humains. Vincent Lablanc a mobilisé ces deux disciplines académiquement distantes mais épistémologiquement proches dans le cadre de recherches sur les relations contemporaines entre des humains (habitants, conservationnistes) et des non humains (chimpanzés, génies de la brousse) en Guinée (région de Boké, Iles Tristao). Cette démarche interdisciplinaire résolument centrée sur l’anthropologie permet de revenir sur l’« ethnoprimatology » qui se développe outre-Atlantique depuis une dizaine d’années sous l’effet de nouvelles approches en matière de conservation : en réponse à la fragilité de nombreuses populations de primates dans différents contextes anthropisés, la primatologie de terrain commence à inscrire les sociétés humaines contemporaines dans son agenda de recherche. Mais que recouvre ce vocable, et dans quelle mesure l’optique d’une conservation plus intégrée correspond-elle à une ouverture ethnologique ?

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Renseignement – Contact : Ludivine Goisbault –  paloc@mnhn.fr –  Tél : 01.40.79.36.70

Muséum National d’Histoire Naturelle – UMR 208 «  Patrimoines Locaux » – MNHN/IRD –  Département Hommes, Natures, Sociétés –  57 rue Cuvier  – CP 26 – 75231 Paris cedex  05 – www.paloc.ird.fr

Seminar: Gouverner le vivant – Séance 22 juin 2011 – Gouverner les flux : sciences et politiques de la détection de transgènes et de la “co-existence”

La prochaine séance du séminaire Gouverner le vivant aura lieu le mercredi 22 juin 2011, de 16h00 à 19h00
au Centre Koyré (3ème étage du Pavillon Chevreul), Muséum National d’Histoire Naturelle, Jardin des Plantes de Paris (M° Jussieu)
Entrée libre et sans inscription, dans la limite des places disponibles.

Très cordialement, les organisateurs:
Valérie Boisvert (UR 199, IRD), Christophe Bonneuil (Centre A. Koyré, CNRS-Ehess-MNHN), Elise Demeulenaere (Eco-anthropologie & Ethnobiologie, CNRS-MNHN-Paris 7, associée à l’ISCC), Jean Foyer (ISCC, CNRS) et Frédéric Thomas (PALOC, IRD-MNHN)

 

Mercredi 22 juin (16h-19h) : « Gouverner les flux : sciences et politiques de la détection de transgènes et de la « co-existence »

La détection de transgènes dans les aliments, dans les cargaisons ou en plein champs représente un enjeu central des politiques de biosécurité, de libre choix des consommateurs et de « coexistence » des cultures OGM et non OGM. Elle fait l’objet de la mise en place de dispositifs plus ou moins institutionnalisés où se confondent les dimensions techniques, économiques, politiques et culturels. On reviendra dans cette séance sur l’histoire de la mise en place d’un réseau de détection et la politique de « co-existence » au niveau Européen, sur les différentes solutions et évolutions techniques ainsi que sur le cas particulièrement controversé de la détection de transgènes dans les variétés locales de maïs au Mexique.

Intervenants : Yves Bertheau (INRA-programme européen Co-Extra), Jean Foyer (ISCC-CNRS), Christophe Bonneuil (Centre Koyré, CNRS)

Discutant : Didier Torny (INRA)


Le programme complet du séminaire est disponible à http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?rubrique320
http://www.ecoanthropologie.cnrs.fr/spip.php?article553
http://www.koyre.cnrs.fr/spip.php?article494

Workshop: «La Vénus hottentote entre Barnum et Muséum » 1er juin, Paris

Le Centre Alexandre Koyré et le Muséum national d’histoire naturelle organisent le 1er juin 2011 une journée d’étude intitulée
La Vénus hottentote entre Barnum et Muséum
(auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution, 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris)

Vous trouverez ci-dessous et en document joint le programme de cette journée. Merci de le faire circuler autour de vous.
Cette journée est largement ouverte et toute personne intéressée sera le(a) bienvenu(e). Toutefois, le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de s’inscrire (gratuitement) auprès d’Anne Sirand [sirand@mnhn.fr].

Journée d’étude ouverte au public
organisée par le Centre Alexandre Koyré et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN)
le 1er juin 2011, de 9h00 à 17h45
Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution,
36, rue Geoffroy Saint Hilaire, 75005 Paris

9h00    Ouverture de la journée par Jeanne Peiffer, Directeur de recherche CNRS, Directeur du Centre Alexandre Koyré, suivie de la
Projection du film VÉNUS NOIRE d’Abdellatif Kechiche

12h00    Saartjie Baartman et nous : le spectacle de l’altérité
Président et modérateur : Alain Froment, Directeur scientifique des collections, MNHN
Pascal Blanchard, Historien, chercheur-associé au Laboratoire Communication et Politique (CNRS),
« De la Vénus hottentote aux exhibitions coloniales (1810-1940) : l’affirmation et le développement d’une culture populaire du regard »
Christelle Patin, Anthropologue doctorante à l’IRIS/EHESS, « Les présentations post mortem de la “Vénus hottentote” : muséologie et économies morales »
Discussion publique

13h00   Pause déjeuner

14h00   L’éloquence du forum : du savant au politique
Ouverture/présidence : Florence Raulin-Cerceau, Maître de conférence, MNHN-Centre Alexandre Koyré
Philippe Taquet, Paléontologue, vice-président de l’Académie des sciences : « Les corps de Sarah Baartman et de Georges Cuvier sous le regard de la science du XIXe siècle »
Claude Blanckaert, Directeur de recherche CNRS, Centre Alexandre Koyré,  « Le Hottentot, type archaïque ou Homme premier ? Perspectives naturalistes au XIXe siècle »
Arnaud Hurel, Chargé de conservation des collections, MNHN et Institut de paléontologie humaine, « Hottentots et Boschimans dans la construction de la préhistoire française»

Pause – discussion
Michel Van Praët, Professeur au Muséum, Centre Alexandre Koyré,  Directeur du projet de rénovation du musée de l’Homme : « Exposer les éléments du corps humain : la muséologie questionnée, le droit et l’éthique en dialogue »

Discussion

Clôture à 17h30/17h45

Organisation :
Claude Blanckaert (blanckaertmc@wanadoo.fr) et Anne Sirand (sirand@mnhn.fr ou tel  01 40 79 80 01)
Le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de s’inscrire, auprès de sirand@mnhn.fr

Seminar Julien MALLET (IRD) « Entre bien commun et création, le tsapiky « jeune musique » de Tuléar (Madagascar) »

L’unité « Patrimoines locaux»  (UMR 208 – MNHN/IRD) vous invite à participer au séminaire de recherche

 

Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines

IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

 

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN),  Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)

Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.

Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.

Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.

Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.

Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

 

Prochaine séance – Mardi 17 mai 2011 au MNHN – 14H30 à 17H00

« Salle Claude Hélène »
(près des Wallabies passer sous le porche à droite du restaurant de la Baleine puis escalier métallique à gauche tout de suite après le passage vouté)
57 rue Cuvier – Paris 5ème – Métro Jussieu.

 

Intervention  – Julien MALLET (IRD)

 « Entre bien commun et création, le tsapiky « jeune musique » de Tuléar (Madagascar) »

Résumé :

Le tsapiky c’est notre drapeau : réflexions sur les frontières entre bien commun et création individuelle à partir d’une « jeune musique » de Tuléar (Madagascar)

A partir de ses recherches sur la musique tsapiky de Madagascar, l’intervention de Julien Mallet portera  sur l’analyse de processus (sociaux, culturels, économiques, esthétiques) qui interrogent des mécanismes et problématiques au cœur de la notion de “patrimoine”. Au regard des phénomènes de mondialisation, de changement d’échelle (régionale/nationale/internationale) dans lesquels la musique tsapiky de la région de Tuléar s’inscrit et évolue (notamment à travers la migration de musiciens et leur inscription dans de nouveaux réseaux), il s’agira d’analyser les logiques de création, d’adaptation, les rapports complexes entre bien collectif et œuvre individuelle, entre contextes ruraux et urbains, cérémoniels et de marchés, qui prennent sens et s’articulent autour de processus identitaires pris dans des “logiques métisses” caractéristiques des mutations contemporaines. Les notions de « patrimoine »,  de bien commun, de « création », d’ « auteur », d’ « œuvre », de « propriété », seront, à partir de cet ancrage, questionnées. L’intervention s ‘appuiera sur des illustrations audiovisuelles, sur des données de terrain ainsi que sur un travail mené à partir de parcours de musiciens. La réflexion sera également menée à partir d’une présentation du dernier numéro de la Revue Gradhiva « La musique n’a pas d’auteur : Ethnographies du copyright », co-coordonné par Julien Mallet avec Christine Guillebaud et Victor A. Stoichita (http://gradhiva.revues.org/1784).

Renseignement – Contact : Ludivine Goisbault –  paloc@mnhn.fr –  Tél : 01.40.79.36.70

Muséum National d’Histoire Naturelle – UMR 208 «  Patrimoines Locaux » – MNHN/IRD –  Département Hommes, Natures, Sociétés –  57 rue Cuvier  – CP 26 – 75231 Paris cedex  05 – www.paloc.ird.fr

Seminar : Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines – Séance du 05 avril 2011

L’unité « Patrimoines locaux» (UMR 208 – MNHN/IRD) vous invite à participer au séminaire de recherche

Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines

IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN),  Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)

Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.

Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.

Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.

Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.

Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

Prochaine séance – Mardi 05 avril 2011 au MNHN – 14H00 à 17H00

« Amphithéâtre de paléontologie»
Entrée par la galerie de paléontologie

2 rue Buffon – Paris 5ème – Métro Austerlitz.

1. Elsa FAUGERE (INRA) – « Le nouveau climat des expéditions naturalistes au Sud. L’exemple de l’Expédition Santo 2006 au Vanuatu »

2. Christine DEMMER (INRA) – « Les grandes expéditions d’inventaire de la biodiversité (MNHN/IRD/Pro Natura International) : Quelles perspectives de valorisation au Sud ? L’exemple de l’expédition Atimo Vatae à Madagasacar »

Résumé 1ère intervention – E. Faugère :

A partir de tensions apparues lors du montage de l’expédition Santo 2006 entre certains membres du gouvernement du Vanuatu et les organisateurs de cette expédition, E. Faugère analysera les liens entre sciences et sociétés dont témoigne la politique culturelle mise en place par ce pays. La notion de Consentement Informé Préalable, l’apparition d’une « nouvelle question indigène » et les débats internationaux actuels en matière de bioprospection fournissent un arrière plan complexe dans lequel prennent sens les tensions évoquées.


Résumé 2ème intervention – C. Demmer :

En 2010, dans la lignée de l’expédition Santo 2006 (par l’ampleur des moyens financiers, humains et des techniques déployés) et peu après la tenue d’une expédition terrestre au Mozambique animée par Pro Natura International, des naturalistes du MNHN ont organisé une mission d’inventaire des compartiments négligés de la biodiversité marine du sud Malgache nommée Atimo Vatae (« grand Sud »). C. Demmer exposera ici tout d’abord les différents objectifs qui animent les organisateurs et participants dans cette tâche d’inventaire. Dans un second temps, elle reviendra sur les attentes, les revendications et autres prises de positions concernant cette expédition, côté malgache et à différentes échelles (étatiques, régionales et villageoises). Il s’agit par là de repérer, de part et d’autre, l’existence de perspectives patrimoniales et d’en délimiter, le cas échéant, les contours. Si l’analyse des données recueillies auprès des malgaches, relatives à leur rapport aux ressources marines (du point de vue des usages comme des questions de propriété corporelle et intellectuelle), nous dit déjà quelque chose sur la probabilité de rencontrer une volonté locale de mettre la nature en patrimoine, la mise en perspective des enjeux de collecte des scientifiques et des attentes malgaches les concernant, permet de questionner le degré d’opportunité que représente le passage de cette expédition à cet égard.

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Renseignement – Contact : Ludivine Goisbault –  paloc@mnhn.fr –  Tél : 01.40.79.36.70

Muséum National d’Histoire Naturelle – UMR 208 «  Patrimoines Locaux » – MNHN/IRD –  Département Hommes, Natures, Sociétés –  57 rue Cuvier  – CP 26 – 75231 Paris cedex  05 – www.paloc.ird.fr

Seminar, Erratum: Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines – Paris, 08 février 2011

ERRATUM

Lors de la séance annoncée ci-dessous, Frédéric Thomas, Historien des sciences et des techniques (UMR 208 Paloc) animera discussions et débats.

D’autre part, merci de noter que la séance se déroulera dans l’Amphithéâtre de Paléontologie situé 2 rue Buffon (entrée par la Galerie de paléontologie).

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L’unité « Patrimoines locaux» (UMR 208 – MNHN/IRD) vous invite à participer au séminaire de recherche

Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines

IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN),  Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)

Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.

Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.

Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.

Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.

Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

Prochaine séance – Mardi 08 février 2011 au MNHN – 14H30 à 17H00

« Amphithéâtre de paléontologie»
Entrée par la galerie de paléontologie

2 rue Buffon – Paris 5ème – Métro Austerlitz.

Intervention – Sélim LOUAFI (Cirad – UMR DAP)

« Le tirpaa peut-il être un outil de patrimonialisation des semences ?»

Résumé :

L’intervention se propose de revisiter le lien entre les questions d’accès et de partage des avantages (APA) et les processus de patrimonialisation des ressources génétiques. Les premières sont discutées à l’échelle internationale et ont été consacrées récemment par le protocole de Nagoya, issue de la dernière Conférence des Parties de La Convention sur la Diversité Biologique.  Les seconds seront abordés à travers le cas des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RGAA), en particulier dans le cadre du Traité sur les ressources phylogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO (TIRPAA).

L’hypothèse est ici que ce Traité, en fournissant un cadre multilatéral pour l’accès et le partage des avantages  prend mieux en compte que la CBD la nature spécifique des RGAA et des conditions dans lesquelles elles sont utilisées, échangées et conservées et peut être considéré comme un mécanisme original et innovant pour la patrimonialisation des ressources génétiques à l’échelle globale.

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Renseignement – Contact : Ludivine Goisbault –  paloc@mnhn.fr –  Tél : 01.40.79.36.70

Muséum National d’Histoire Naturelle – UMR 208 «  Patrimoines Locaux » – MNHN/IRD –  Département Hommes, Natures, Sociétés –  57 rue Cuvier  – CP 26 – 75231 Paris cedex  05

Seminar: Sara Muller, Museum/IRD, 20 dec 2010

L’Unité « Patrimoines Locaux » (UMR 208 — MNHN/IRD) vous invite à participer au séminaire de recherche

*LE LOCAL DANS LA VALORISATION ET MISE EN SCENE DES PATRIMOINES*
IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN), Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)

Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.

Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.
Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.
Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir  leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.
Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

Prochaine séance : lundi 20 décembre 2010 à 14h30, Grand Emphithéâtre d’Entomologie, 45 rue Buffon (M° Austerlitz).
Intervention de Sara Muller :

“Les plantes à racines et tubercules du Vanuatu, un patrimoine biologique et culturel à l’articulation des lieux et de la nation”

Les systèmes vivriers du Vanuatu, archipel de Mélanésie, abritent une riche diversité de plantes à racines et tubercules : plus d’un millier de cultivars répartis au sein de treize espèces, tous cultivés dans le cadre de petites unités de production familiales très ancrées géographiquement et culturellement. Parce qu’elles entretiennent un lien très fort à la société, à l’espace et à la culture, ces plantes constituent un intéressant révélateur des mutations traversées par la société vanuataise dans le contexte de mondialisation. Cette présentation examine les recompositions qui s’opèrent autour de ce patrimoine dont la gestion s’opérait autrefois à l’échelle fine des lieux (les lieux de prime apparition des ancêtres fondateurs des clans, auxquels renvoie tout un écheveau de mythes localisés). Une attention particulière est portée aux stratégies d’acteurs et à leurs discours, de même qu’à l’évolution des modalités de gestion des cultivars, pour en tirer des enseignements sur les dynamiques plus profondes d’évolution des sociétés et des espaces, notamment au regard de l’enjeu que constitue, au Vanuatu, la construction d’une identité nationale. En tant qu’objet de patrimoine, les plantes à racines et tubercules sont mobilisées dans des tentatives de reconstruction du passé traditionnel, visant à répondre aux contradictions qui accompagnent le passage à la modernité et, dans un contexte de brouillage des structures de peuplement traditionnels, à appuyer des revendications identitaires et territoriales. Parallèlement, les processus très contemporains de valorisation des cultivars locaux les plus nobles de taro ou d’igname comme « spécialités d’îles » témoignent de l’émergence de nouvelles échelles de définition des identités (autrefois cantonnées à des échelles beaucoup plus fines). Les marchés urbains, lieux de confluence des spécialités locales, constituent à ce titre d’intéressants lieux de mise en scène patrimoniale où s’élabore une culture populaire d’archipel qui pourrait bien préfigurer l’émergence d’une culture nationale.

Emmanuelle Gerard
UMR 208 Patrimoines Locaux
Tel : 01 40 79 56 22