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Publication: Politika – Passés Futurs – 1917 en héritages

Le dossier du 5e numéro de Passés Futurs, « 1917 en héritages », est dédié aux commémorations de la Révolution d’octobre. Dès 1927, tandis que des expositions sillonnaient le monde afin de répandre la bonne nouvelle, près d’un millier de délégués étrangers étaient invités à Moscou pour le 10e anniversaire. Et aujourd’hui ? Que fait-on de « 1917 » ?
Les analyses du centenaire en Russie, aux États-Unis, en Ukraine ou dans les pays d’Europe occidentale suscitent une question : l’événement jadis chargé d’une portée universelle serait-il devenu un phénomène historique comme un autre, ancré dans un territoire et un temps spécifiques ? La situation de l’Amérique Latine permet sans doute de nuancer ce diagnostic. Reste, comme le dit l’un de nos interviewés, l’écrivain Davide Orecchio, qu’Octobre n’est peut-être qu’une révolution parmi d’autres : « Celle qui a eu le dessus. Celle qui a pris le pouvoir, puis est devenue mythe et idéologie, technique du parti et de l’État ». Dorénavant dénué de mythologie, quels sens 1917 peut-il encore revêtir pour le présent ?
Dans le premier article qui accompagne ce dossier, Willibald Steinmetz interroge le problème central de la sémantique historique, à savoir le statut de la « réalité » extra-linguistique dans les récits historique. Bianca Maria Dematteis analyse pour sa part les mécanismes argumentatifs par lesquels certaines publications ont revalorisé le fascisme durant les dix premières années de la République Italienne. Trois lectures critiques abordent enfin des représentations artistiques du passé : l’œuvre du plasticien allemand Jochen Gerzi, le roman d’Antonio Scurati sur Mussolini et les monuments récemment consacrés en Colombie aux mémoires du conflit entre le gouvernement et les FARC.
Du défilé savamment organisé de 1927 à l’ombre duquel s’amorce la reprise en main de l’appareil d’État, aux œuvres s’attachant à rendre sensibles la mémoire et l’oubli, en passant par l’historiographie, les expositions ou les transformations en Ukraine du discours politique et savant sur l’histoire à l’occasion des conflits nouveaux, la revue continue d’explorer les usages publics du passé dans leur diversité.

Sabina Loriga

Sommaire
   Bilan d’une commémoration. 
         Alain Blum
   1927 : « Bienvenue au pays de Lénine »
         Jean-François Fayet

   Un passé trop proche ou trop éloigné ? Le centenaire en Russie 
Emilia Koustova 

   La « Journée nationale pour les victimes du communisme » aux Etats-Unis  
Nikolay Koposov

   Célébrer, commémorer et oublier 1917 en Europe de l’Ouest  
Julie Deschepper, Olga Bronnikova, Marija Podzorova

   Retour sur une exposition
         Alain Blum
   En Ukraine : l’Indépendance contre la Révolution ? Entretien avec Roman Podkur 
Emilia Koustova
  Depuis le Sud : la Révolution russe et l’Amérique latine 
       Carlos Miguel Herrera, Omar Acha
   Impossibilité de raconter, nécessité de réécrire. Le contre-chant de Davide Orecchio
       Lisa Ginzburg
   La sémantique historique : problèmes théoriques et pratiques de recherche  
         Willibald Steimetz
   La banalisation du fascisme dans l’après-guerre
         Bianca Maria Dematteis
   Le fascisme en prise directe  
         Maddalena Carli 
   Invoquer et conjurer l’oubli   
         Gaetano Ciarcia

    La fonction de los monuments en la Colombia contemporánea 
         Sebastián Vargas Álvarez

   Compte rendu de Quentin Deluermoz, Pierre Singaravelou, Hacia une historia de los posibles. Analisis contrafactuales y futuros no acontecidos, 2018   
         Martha Rodriguez
Lire le 5e numéro de la revue Passés Futurs
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Publication: “La médiation muséale au prisme du numérique”, Revue française des sciences de l’information et de la communication, 2019, n° 16

Le numéro thématique n° 16 « La médiation muséale au prisme du numérique » de la Revue française des sciences de l’information et de la communication vient de paraître sous la direction de Cristina BADULESCU et Valérie-Inés DE LA VILLE.

Ce numéro thématique fait suite à la journée de recherche La médiation muséale au prisme du numérique organisée dans le cadre du programme CPER-FEDER NUMERIC, projet Musée 3.0.

 

Les 8 articles de ce dossier traitent divers enjeux de recherche liés à la transformation de « la médiation muséale au prisme du numérique », sur différents plans :

– un travail épistémologique destiné à re-conceptualiser la notion de médiation, afin de l’affranchir de certains présupposés et de mieux appréhender les modalités interactives ou immersives propres aux techniques numériques qui en modifient la nature ;

– une réflexion et un débat collectif sur la finalité et les fondements éthiques des médiations patrimoniales numériques, qui accompagnent l’évolution des pratiques professionnelles ;

– une observation fine de la préfiguration du sens et des prescriptions que les dispositifs numériques mettent en œuvre, ce qui conduit à une transformation du rapport au patrimoine de façon à l’ancrer dans des formes contemporaines d’expériences culturelles qui renouvellent la médiation muséale en la déplaçant en partie sur de nouveaux registres nomades, récréatifs, interactifs, immersifs…in situ et hors les murs.

 

Accès au numéro en ligne :

https://journals.openedition.org/rfsic/5566

Publication: “Les patrimoines alimentaires immatériels”, International Journal of Cultural Property, vol. 25 / 4, nov. 2018

Le dernier numéro de la revue électronique International Journal of Cultural Property (vol. 25 / 4, novembre 2018) vient de paraître, le 30 avril, avec un dossier thématique consacré aux patrimoines alimentaires immatériels, dirigé par Chiara Bortolotto et Benedetta Ubertazzi.

Publication : “Processus de patrimonialisation”, n° 24 de la revue “Tétralogiques”, 2019

Le n° 24, intitulé “Processus de patrimonialisation”, de la revue en ligne Tétralogiques vient de paraître sous la direction de Sophie Le Coq, maître de conférences au département de Sociologie, de l’université Rennes 2 (LIRIS EA 7481).

Accéder aux articles : http://www.tetralogiques.fr/spip.php?rubrique26

Publication: “Normer l’oubli”, sous la dir. de Vincent Négri et Isabelle Schulte-Tenckhoff, Paris, IRJS éd., 2019

Issu d’une démarche interdisciplinaire, qui associe anthropologues, sociologues, juristes, historiens et politistes, sur les questions de mémoire, d’oubli et de patrimoine, l’ouvrage Normer l’oubli, vient de paraître, avec des contributions de Jean-François Bayart, Riccardo Bocco, François-Louis Coste, Adele Esposito, Pierre-Marie Dupuy, Fabien Marchadier, Vincent Négri, Patricia Paramita Ohnmacht, Daniel Palmieri, Milena Pellegrini, Xavier Perrot, Carse Ramos, Davide Rodogno, Isabelle Schulte-Tenckhoff, Dacia Viejo Rose et Eric Wyler.

NORMER L’OUBLI

sous la direction de  Vincent Négri & Isabelle Schulte-Tenckhoff

Collection Les voies du droit – IRJS éditions

Parution : 01/2019 — ISBN : 9 782919 21-883

Les textes réunis dans cet ouvrage interdisciplinaire posent des jalons pour analyser les parcours, spontanés ou contraints, de l’oubli et explorer les asymétries entre mémoire et oubli, les deux notions n’étant pas le miroir l’une de l’autre. L’oubli n’est pas que le filtre d’une mémoire surabondante ou la part des souvenirs effacés ; l’oubli est également une norme sociale et juridique. Mais dans l’entreprise de normer l’oubli se jouent aussi la négation des droits et les rapports complexes, si ce n’est inextricable, entre oubli et différence. C’est alors la question des stratégies institutionnelles ou politiques, et leurs échecs, qui se dévoilent dans cette entreprise dès lors que resurgit le passé. Certes le droit et, partant, la société résistent, allant jusqu’à institutionnaliser l’oubli et en cultiver les bienfaits, armé notamment par la prescription et l’amnistie. Toutefois, de cette fiction juridique – fiction instituante – qui provoque la mise en oubli ou l’effacement, subsiste la trace de la gomme ou la cicatrice.

https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/parutions/30255-normer-l-oubli

Publication: P. Descola/O. Debary De la poubelle au musée, 10 avril 2019

Le mercredi 10 avril à 18h30

Rencontre avec Octave Debary

pour ” De la poubelle au musée, une anthropologie des restes ”

(Editions Créaphis)

Avec la participation de Philippe Descola

Librairie Compagnie

58 rue des écoles
75005 Paris

Publication: “Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monument”, Montpellier, DRAC Occitanie (coll. “Duo”), 2019

Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monumentle dernier carnet de la collection “Duo” de la DRAC Occitanie, section Patrimoine protégé, est paru en janvier 2019, à l’initiative de Christian Jacquelin et Hélène Palouzié, avec la collaboration des photographes Michel Descossy et Sylvie Goussopoulos.

Le patrimoine est souvent considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société. Cet ouvrage est le résultat d’une enquête ethnophotographique basée sur des entretiens portant sur des monuments d’Occitanie. Celle-ci repose sur le postulat que les « Gens d’ici » pris dans un rapport de proximité au patrimoine en sont devenus les guides, les gardiens, voire les porte-parole. La dizaine de portraits de femmes et d’hommes interviewés sont révélateurs de l’émotion qu’inspire le patrimoine, de la passion à la détestation, de la connaissance à l’indifférence. Chaque portrait évoque la relation intime à un monument, produit d’une expérience particulière, souvent originale.

Télécharger l’ouvrage en ligne :

http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Occitanie/Actualites/Actualite-a-la-une/Parution-et-lancement-du-DUO-Patrimoine-et-gens-d-ici

Publication: Thibault Le Hégarat, Chefs d’œuvre et racines

hibault Le Hégarat, Chefs d’œuvres et racines. Le patrimoine à la télévision, des origines à nos jours. Ina Editions. 2019.

 

Résumé:
Depuis la fin du XXe siècle, les Français se sont pris de passion pour le patrimoine. Villages typiques, paysages pittoresques, forteresses et églises en restauration, ces sujets réunissent des millions de téléspectateurs devant leur écran. Ces programmes ont pour titre Des racines et des ailes ou Le village préféré des Français. Bien avant eux, les émissions Chefs d’œuvre en péril et La France défigurée avaient connu un grand succès en parlant des mêmes sujets.
Ce livre entreprend la première étude historique des programmes de télévision qui traitent de patrimoine. Il expose ainsi les manières de montrer et de voir le patrimoine depuis les années 1950, mêlant histoire culturelle et histoire des médias.
Le patrimoine s’est particulièrement bien épanoui à la télévision : à l’origine traité dans des programmes touristiques et culturels, il a été progressivement intégré à des magazines de société, des émissions pour enfant, et même des jeux télévisés et des programmes sportifs. Cette diversification souligne une banalisation du patrimoine à la télévision, qui est devenu un sujet tout à fait ordinaire pour les professionnels de télévision, malgré un traitement qui donne toujours le sentiment d’être un objet de prestige.
Cette plongée à travers l’histoire du patrimoine au petit écran est aussi une promenade à travers la France. Les réalisateurs et producteurs ont en effet privilégié le mode de la balade pour montrer le patrimoine. Mais c’est un rapport particulier à la France que l’on trouve dans ces émissions : son territoire y est magnifié, son histoire est glorifiée, autant de choix qui révèlent que le patrimoine est avant tout considéré comme un objet de réconfort et de fierté.

 

Sommaire:
1950-1963 : le patrimoine avant le patrimoine
Dimanche en France ou la légèreté d’une promenade dominicale • La télévision à la découverte du patrimoine • Le tourisme, première porte d’entrée vers le patrimoine • Une représentation sélective et idéalisée de la France
1964-1970 : L’émergence du patrimoine et le début des passions
Chefs-d’œuvre en péril : premier programme intégralement dédié au patrimoine • Une prise de conscience de la fragilité du patrimoine • L’étiquette culturelle du programme sur le patrimoine
1971-1979 : Le temps des lanceurs d’alerte
La France défigurée ou l’apparition du patrimoine naturel à la télévision • Le patrimoine, victime collatérale des transformations du pays • Un conflit entre modernité et tradition • Un sujet de société • Le temps des polémiques
1980-1999 : L’entrée dans le régime de la célébration
Un nouveau cap dans la popularisation • Banalisation et généralisation du patrimoine • Une recomposition de l’offre télévisuelle • Une mutation vers des programmes plus accessibles • 1999 : tempête sur le patrimoine
De 2000 à nos jours: le patrimoine en prime time
Des racines et des ailes, programme de prestige • Une offre qui sanctionne le succès du patrimoine • Comment le patrimoine est devenu plus accessible • Un rapport ambigu à la connaissance
Études de cas
L’idéalisation de la France: le générique de La France est à vous (1976-1977) • Le plan du petit village • Le sujet “carte postale”

 

A propos:
Thibault Le Hégarat est docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’Histoire Culturelle des Société Contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il mène des recherches sur l’histoire de la télévision française et sur les représentations du passé dans les contenus médiatiques.

Publication: “Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monument”, Montpellier, DRAC Occitanie (coll. “Duo”), 2019

Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monumentle dernier carnet de la collection “Duo” de la DRAC Occitanie, section Patrimoine protégé, est paru en janvier 2019, à l’initiative de Christian Jacquelin et Hélène Palouzié, avec la collaboration des photographes Michel Descossy et Sylvie Goussopoulos.

Le patrimoine est souvent considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société. Cet ouvrage est le résultat d’une enquête ethnophotographique basée sur des entretiens portant sur des monuments d’Occitanie. Celle-ci repose sur le postulat que les « Gens d’ici » pris dans un rapport de proximité au patrimoine en sont devenus les guides, les gardiens, voire les porte-parole. La dizaine de portraits de femmes et d’hommes interviewés sont révélateurs de l’émotion qu’inspire le patrimoine, de la passion à la détestation, de la connaissance à l’indifférence. Chaque portrait évoque la relation intime à un monument, produit d’une expérience particulière, souvent originale.

Télécharger l’ouvrage en ligne :

http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Occitanie/Actualites/Actualite-a-la-une/Parution-et-lancement-du-DUO-Patrimoine-et-gens-d-ici

Publication: [erratum] Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques

Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques
sous la direction de Jean-Louis Tornatore

Cet ouvrage collectif vient à un moment où l’activité patrimoniale a largement débordé ses institutions officielles et où sa couverture par les sciences humaines et sociales a pris une consistance certaine. En dix textes et au moins autant de situations, en France, à Rhodes, à Tonga, en Uruguay et en Colombie, il donne à saisir des « implications anthropologiques » de et dans l’exploration de cette activité, à partir desquelles se dessinerait un fil conducteur permettant de parcourir, sans la réduire, sa grande hétérogénéité.
Qu’on la prenne sous l’angle de l’irruption du patrimoine dans les terrains (de jeu) des anthropologues ou bien sous celui de la constitution du patrimoine en un domaine singulier de recherche, l’anthropologie du patrimoine apparaît inséparable des interrogations récurrentes sur la catégorie de culture : sur son institution, sur sa mise en scène, sur sa spectacularisation, sur les façons de l’écrire comme sur la critique de son pouvoir de purification, de hiérarchisation ou de domination.
Que montrent ces écritures anthropologiques de patrimoines ? Qu’en se frottant aux expériences du passé, de la culture, religieuse ou profane, de la quête de reconnaissance, de la mémoire des violences de guerre, de la discrimination sociale, de la ruine des choses du monde, les anthropologues font l’expérience du patrimoine, instrument politique aux multiples fonctions : contrôle, aménagement, restauration, réparation, reconnaissance…

Jean-Louis Tornatore est anthropologue, professeur à l’université de Bourgogne (Dijon) et chercheur au Centre Georges-Chevrier « Sociétés et sensibilités » (UMR 7366 CNRS-uB). Dans la continuité de divers travaux sur l’activité patrimoniale et mémorielle, il explore aujourd’hui les conditions de possibilité d’un scénario contre-hégémonique du patrimoine.

Se procurer l’ouvrage: http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100885710

SOMMAIRE

Introduction
Expériencer le patrimoine
Jean-Louis Tornatore

I. Au patrimoine, etc. !

Au miroir de la médiation : le présent du patrimoine
Sylvie Sagnes

Culture et « culture » religieuse. Manuela Carneiro da  Cunha chez les catholiques
Cyril Isnart

« Experts » et « communauté » dans la définition du patrimoine culturel immatériel : le cas du lakalaka tongien
Aurélie Condevaux

Quand le patrimoine fait (la) ville. Le passé dans les luttes pour l’espace en Uruguay
Ariela Epstein

La production numérique du patrimoine par des amateurs en réseaux. Le cas des pratiques d’exploration et d’exposition de friches industrielles
Sarah Rojon

II. La clinique, et après ?

De l’efficacité des ruines. Patrimonialisation et sanctification de Bellavista, village noir détruit (Chocó, Colombie)
Anne-Marie Losonczy

À propos d’une candidature Unesco et de l’organisation des publics. Retours critiques sur les réglages du dossier du Biou d’Arbois
Flavie Ailhaud & Noël Barbe

Les mémoires des migrations au musée ? Questions patrimoniales et dynamiques anthropologiques
Hélène Bertheleu & Véronique Dassié

Démocratie patrimoniale et figures de l’immigré
Noël Barbe, avec la collaboration d’Émilie Notteghem