Category Archives: Publication

Publication: “Normer l’oubli”, sous la dir. de Vincent Négri et Isabelle Schulte-Tenckhoff, Paris, IRJS éd., 2019

Issu d’une démarche interdisciplinaire, qui associe anthropologues, sociologues, juristes, historiens et politistes, sur les questions de mémoire, d’oubli et de patrimoine, l’ouvrage Normer l’oubli, vient de paraître, avec des contributions de Jean-François Bayart, Riccardo Bocco, François-Louis Coste, Adele Esposito, Pierre-Marie Dupuy, Fabien Marchadier, Vincent Négri, Patricia Paramita Ohnmacht, Daniel Palmieri, Milena Pellegrini, Xavier Perrot, Carse Ramos, Davide Rodogno, Isabelle Schulte-Tenckhoff, Dacia Viejo Rose et Eric Wyler.

NORMER L’OUBLI

sous la direction de  Vincent Négri & Isabelle Schulte-Tenckhoff

Collection Les voies du droit – IRJS éditions

Parution : 01/2019 — ISBN : 9 782919 21-883

Les textes réunis dans cet ouvrage interdisciplinaire posent des jalons pour analyser les parcours, spontanés ou contraints, de l’oubli et explorer les asymétries entre mémoire et oubli, les deux notions n’étant pas le miroir l’une de l’autre. L’oubli n’est pas que le filtre d’une mémoire surabondante ou la part des souvenirs effacés ; l’oubli est également une norme sociale et juridique. Mais dans l’entreprise de normer l’oubli se jouent aussi la négation des droits et les rapports complexes, si ce n’est inextricable, entre oubli et différence. C’est alors la question des stratégies institutionnelles ou politiques, et leurs échecs, qui se dévoilent dans cette entreprise dès lors que resurgit le passé. Certes le droit et, partant, la société résistent, allant jusqu’à institutionnaliser l’oubli et en cultiver les bienfaits, armé notamment par la prescription et l’amnistie. Toutefois, de cette fiction juridique – fiction instituante – qui provoque la mise en oubli ou l’effacement, subsiste la trace de la gomme ou la cicatrice.

https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/parutions/30255-normer-l-oubli

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Publication: P. Descola/O. Debary De la poubelle au musée, 10 avril 2019

Le mercredi 10 avril à 18h30

Rencontre avec Octave Debary

pour ” De la poubelle au musée, une anthropologie des restes ”

(Editions Créaphis)

Avec la participation de Philippe Descola

Librairie Compagnie

58 rue des écoles
75005 Paris

Publication: “Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monument”, Montpellier, DRAC Occitanie (coll. “Duo”), 2019

Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monumentle dernier carnet de la collection “Duo” de la DRAC Occitanie, section Patrimoine protégé, est paru en janvier 2019, à l’initiative de Christian Jacquelin et Hélène Palouzié, avec la collaboration des photographes Michel Descossy et Sylvie Goussopoulos.

Le patrimoine est souvent considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société. Cet ouvrage est le résultat d’une enquête ethnophotographique basée sur des entretiens portant sur des monuments d’Occitanie. Celle-ci repose sur le postulat que les « Gens d’ici » pris dans un rapport de proximité au patrimoine en sont devenus les guides, les gardiens, voire les porte-parole. La dizaine de portraits de femmes et d’hommes interviewés sont révélateurs de l’émotion qu’inspire le patrimoine, de la passion à la détestation, de la connaissance à l’indifférence. Chaque portrait évoque la relation intime à un monument, produit d’une expérience particulière, souvent originale.

Télécharger l’ouvrage en ligne :

http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Occitanie/Actualites/Actualite-a-la-une/Parution-et-lancement-du-DUO-Patrimoine-et-gens-d-ici

Publication: Thibault Le Hégarat, Chefs d’œuvre et racines

hibault Le Hégarat, Chefs d’œuvres et racines. Le patrimoine à la télévision, des origines à nos jours. Ina Editions. 2019.

 

Résumé:
Depuis la fin du XXe siècle, les Français se sont pris de passion pour le patrimoine. Villages typiques, paysages pittoresques, forteresses et églises en restauration, ces sujets réunissent des millions de téléspectateurs devant leur écran. Ces programmes ont pour titre Des racines et des ailes ou Le village préféré des Français. Bien avant eux, les émissions Chefs d’œuvre en péril et La France défigurée avaient connu un grand succès en parlant des mêmes sujets.
Ce livre entreprend la première étude historique des programmes de télévision qui traitent de patrimoine. Il expose ainsi les manières de montrer et de voir le patrimoine depuis les années 1950, mêlant histoire culturelle et histoire des médias.
Le patrimoine s’est particulièrement bien épanoui à la télévision : à l’origine traité dans des programmes touristiques et culturels, il a été progressivement intégré à des magazines de société, des émissions pour enfant, et même des jeux télévisés et des programmes sportifs. Cette diversification souligne une banalisation du patrimoine à la télévision, qui est devenu un sujet tout à fait ordinaire pour les professionnels de télévision, malgré un traitement qui donne toujours le sentiment d’être un objet de prestige.
Cette plongée à travers l’histoire du patrimoine au petit écran est aussi une promenade à travers la France. Les réalisateurs et producteurs ont en effet privilégié le mode de la balade pour montrer le patrimoine. Mais c’est un rapport particulier à la France que l’on trouve dans ces émissions : son territoire y est magnifié, son histoire est glorifiée, autant de choix qui révèlent que le patrimoine est avant tout considéré comme un objet de réconfort et de fierté.

 

Sommaire:
1950-1963 : le patrimoine avant le patrimoine
Dimanche en France ou la légèreté d’une promenade dominicale • La télévision à la découverte du patrimoine • Le tourisme, première porte d’entrée vers le patrimoine • Une représentation sélective et idéalisée de la France
1964-1970 : L’émergence du patrimoine et le début des passions
Chefs-d’œuvre en péril : premier programme intégralement dédié au patrimoine • Une prise de conscience de la fragilité du patrimoine • L’étiquette culturelle du programme sur le patrimoine
1971-1979 : Le temps des lanceurs d’alerte
La France défigurée ou l’apparition du patrimoine naturel à la télévision • Le patrimoine, victime collatérale des transformations du pays • Un conflit entre modernité et tradition • Un sujet de société • Le temps des polémiques
1980-1999 : L’entrée dans le régime de la célébration
Un nouveau cap dans la popularisation • Banalisation et généralisation du patrimoine • Une recomposition de l’offre télévisuelle • Une mutation vers des programmes plus accessibles • 1999 : tempête sur le patrimoine
De 2000 à nos jours: le patrimoine en prime time
Des racines et des ailes, programme de prestige • Une offre qui sanctionne le succès du patrimoine • Comment le patrimoine est devenu plus accessible • Un rapport ambigu à la connaissance
Études de cas
L’idéalisation de la France: le générique de La France est à vous (1976-1977) • Le plan du petit village • Le sujet “carte postale”

 

A propos:
Thibault Le Hégarat est docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’Histoire Culturelle des Société Contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il mène des recherches sur l’histoire de la télévision française et sur les représentations du passé dans les contenus médiatiques.

Publication: “Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monument”, Montpellier, DRAC Occitanie (coll. “Duo”), 2019

Patrimoine et gens d’ici. Une approche ethnophotographique du monumentle dernier carnet de la collection “Duo” de la DRAC Occitanie, section Patrimoine protégé, est paru en janvier 2019, à l’initiative de Christian Jacquelin et Hélène Palouzié, avec la collaboration des photographes Michel Descossy et Sylvie Goussopoulos.

Le patrimoine est souvent considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société. Cet ouvrage est le résultat d’une enquête ethnophotographique basée sur des entretiens portant sur des monuments d’Occitanie. Celle-ci repose sur le postulat que les « Gens d’ici » pris dans un rapport de proximité au patrimoine en sont devenus les guides, les gardiens, voire les porte-parole. La dizaine de portraits de femmes et d’hommes interviewés sont révélateurs de l’émotion qu’inspire le patrimoine, de la passion à la détestation, de la connaissance à l’indifférence. Chaque portrait évoque la relation intime à un monument, produit d’une expérience particulière, souvent originale.

Télécharger l’ouvrage en ligne :

http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Occitanie/Actualites/Actualite-a-la-une/Parution-et-lancement-du-DUO-Patrimoine-et-gens-d-ici

Publication: [erratum] Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques

Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques
sous la direction de Jean-Louis Tornatore

Cet ouvrage collectif vient à un moment où l’activité patrimoniale a largement débordé ses institutions officielles et où sa couverture par les sciences humaines et sociales a pris une consistance certaine. En dix textes et au moins autant de situations, en France, à Rhodes, à Tonga, en Uruguay et en Colombie, il donne à saisir des « implications anthropologiques » de et dans l’exploration de cette activité, à partir desquelles se dessinerait un fil conducteur permettant de parcourir, sans la réduire, sa grande hétérogénéité.
Qu’on la prenne sous l’angle de l’irruption du patrimoine dans les terrains (de jeu) des anthropologues ou bien sous celui de la constitution du patrimoine en un domaine singulier de recherche, l’anthropologie du patrimoine apparaît inséparable des interrogations récurrentes sur la catégorie de culture : sur son institution, sur sa mise en scène, sur sa spectacularisation, sur les façons de l’écrire comme sur la critique de son pouvoir de purification, de hiérarchisation ou de domination.
Que montrent ces écritures anthropologiques de patrimoines ? Qu’en se frottant aux expériences du passé, de la culture, religieuse ou profane, de la quête de reconnaissance, de la mémoire des violences de guerre, de la discrimination sociale, de la ruine des choses du monde, les anthropologues font l’expérience du patrimoine, instrument politique aux multiples fonctions : contrôle, aménagement, restauration, réparation, reconnaissance…

Jean-Louis Tornatore est anthropologue, professeur à l’université de Bourgogne (Dijon) et chercheur au Centre Georges-Chevrier « Sociétés et sensibilités » (UMR 7366 CNRS-uB). Dans la continuité de divers travaux sur l’activité patrimoniale et mémorielle, il explore aujourd’hui les conditions de possibilité d’un scénario contre-hégémonique du patrimoine.

Se procurer l’ouvrage: http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100885710

SOMMAIRE

Introduction
Expériencer le patrimoine
Jean-Louis Tornatore

I. Au patrimoine, etc. !

Au miroir de la médiation : le présent du patrimoine
Sylvie Sagnes

Culture et « culture » religieuse. Manuela Carneiro da  Cunha chez les catholiques
Cyril Isnart

« Experts » et « communauté » dans la définition du patrimoine culturel immatériel : le cas du lakalaka tongien
Aurélie Condevaux

Quand le patrimoine fait (la) ville. Le passé dans les luttes pour l’espace en Uruguay
Ariela Epstein

La production numérique du patrimoine par des amateurs en réseaux. Le cas des pratiques d’exploration et d’exposition de friches industrielles
Sarah Rojon

II. La clinique, et après ?

De l’efficacité des ruines. Patrimonialisation et sanctification de Bellavista, village noir détruit (Chocó, Colombie)
Anne-Marie Losonczy

À propos d’une candidature Unesco et de l’organisation des publics. Retours critiques sur les réglages du dossier du Biou d’Arbois
Flavie Ailhaud & Noël Barbe

Les mémoires des migrations au musée ? Questions patrimoniales et dynamiques anthropologiques
Hélène Bertheleu & Véronique Dassié

Démocratie patrimoniale et figures de l’immigré
Noël Barbe, avec la collaboration d’Émilie Notteghem

Publication: In Situ : Revue des Patrimoines. Architecture et patrimoine des frontières. Entre identités nationales et héritage partagé

Architecture et patrimoine des frontières. Entre identités nationales et héritage partagé

Publication: Le Patrimoine comme expérience sous la direction de JL Tornatore

Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques
Editions de la Maison des sciences de l’homme

Texte de Flavie Ailhaud, Noël Barbe, Hélène Bertheleu, Aurélie Condevaux, Véronique Dassié, Arelia Epstein, Cyril Isnart, Anne Marie Losonczy, Sarah Rojon, Sylvie Sagnes

Édité par Jean-Louis Tornatore

Rassemblant les articles d’une dizaine de chercheurs issus du CNRS, de l’EPHE et des universités de Bourgogne, Nanterre Paris La Défense, Poitiers, Toulouse 2 et Tours, cet ouvrage collectif dirigé par Jean-Louis Tornatore questionne les enjeux contemporains du patrimoine, entre savoir et pouvoir. Le mot et le concept de culture, les phénomènes de sanctification et de patrimonialisation, le patrimoine comme réparation, l’attachement au patrimoine, les conditions de l’élection patrimoniale, la place des communautés et les experts dans la désignation du patrimoine, la patrimonialisation du phénomène migratoire, les formes de médiation du patrimoine, le statut de la mémoire au regard du patrimoine, la concurrence mémorielle, jusqu’à l’usage revendicatif du discours patrimonial…, autant d’aspects approfondis, qui forment au total une socio-anthropologie politique de la relation au passé, que ce passé soit patrimoine, mémoire ou culture.

Les articles réunis interrogent aussi la question de l’expertise et de l’engagement du chercheur, sur des terrains anthropologiques conduits ici en France hexagonale (biou d’Arbois, forges de Syam, citadelle Vauban de Besançon, cité de Carcassonne, cathédrale Notre-Dame de Paris, basilique de Vézelay, friches de la région de Saint-Étienne, Cité nationale pour l’histoire de l’immigration, films d’Armand Gatti pour le CAC de Montbéliard en 1975), mais aussi à l’étranger (Brésil, Colombie, Uruguay et Tonga).

Publication: “Après les camps.Traces, mémoires et mutations des camps de réfugiés”, Academia janvier 2019

Non-lieux de l’exil a le plaisir de signaler la parution d’un nouvel ouvrage auquel participent des membres du programme et des invité.e.s de ses rencontres :

 

Après les camps. Traces, mémoires et mutations des camps de réfugiés

Ed. Academia,  Cahiers d’anthropologie prospective 17, 251 p.

Ouvrage dirigé par Jean-Frédéric de Hasque, anthropologue, chargé de recherche au FNRS et réalisateur de films documentaires, et Clara Lecadet, anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre du IIAC, avec les contributions de Glenda Santana de Andrade, Garth Benneyworth, Sébastien Fevry, Alexandra Galitzine-Loumpet, Nicolas Lebourg, Julia Maspero, Abderahmen Moumen, Martina Tazzioli, Aurore Vermylen.

Et l’illustration de couverture de Laura Genz.

4e de couverture : Cet ouvrage apporte une lecture croisée de l’actualité et de l’histoire des camps de réfugiés, en s’intéressant aux initiatives institutionnelles et aux luttes associatives qui président à la création et à la fermeture de ces lieux, à leur disparition ou à leur conservation une fois le temps de l’urgence passé, à leurs traces matérielles et aux mémoires qui en émergent. L’après-camp interroge l’histoire des camps de réfugiés, leur présent, mais aussi leur devenir.

 

Plus ici

Publication: L’observatoire du loto du patrimoine est maintenant sur hypothèses.org

Depuis mi-janvier, l’observatoire du loto du patrimoine fait partie de la plateforme hypothèse.org.


L’observatoire du loto du patrimoine est le lieu ouvert [pour contribuer] de publication et d’échanges des spécialistes des usages sociaux du patrimoine culturel en anthropologie, géographie, histoire de l’art, sociologie et des professionnels du patrimoine, qui a pour but, dans le cadre conceptuel pluriel des sciences humaines, d’évaluer la nouveauté, la singularité et l’efficacité sociale à long terme d’un dispositif patrimonial qui a vocation à occuper une place centrale dans les politiques culturelles en France.

Au plaisir de recevoir vos contributions

Muriel Girard et Cyril Isnart