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Publication: Taste, Power, Tradition. Geographical Indications as Cultural Property

Taste | Power | Tradition

Geographical Indications as Cultural Property

Edited by Sarah May,Katia Laura Sidali, Achim Spiller, and Bernhard Tschofen

Göttingen Studies in Cultural Property – Göttinger Studien zu Cultural Property; 10, 2017

The idea of origin in terms of space and culture as a special indicator of quality is one of the most influential strands in contemporary food. It impacts on politics, economics and everyday life – and it connects these fields with complex relations of power and culture. With geographical indications, the EU offers an instrument which allows for the declaration of specialties, qualified by their tradition, as typical for a defined area. The declaration serves to protect these products as intellectual and collective property and presents them as culinary heritage, thereby enabling sale at an added value. Accordingly, the EU instrument of geographical indications evokes the interests of a variety of disciplines, such as (agricultural) economics, (social) geography, sociology, anthropology and law. Nonetheless, dialogue and cooperation among the disciplines are quite rare. “Taste | Power | Tradition” gives an insight into this multidisciplinary debate and brings together empirical data and theoretical reflections from different perspectives.

Available as print copy as well as for free download (follow the link „Zum Dokument“):

http://univerlag.uni-goettingen.de/handle/3/isbn-978-3-86395-208-2

 

Publication: L’archiviste dans la cité

Édouard Bouyé, conservateur général du patrimoine,
L’archiviste dans la cité. Un ver luisant
Éditions universitaires de Dijon

Publication: Sébastien Boulay e Francisco Freire (dirs.) 2017, “Culture et Politique dans L’Ouest Saharien. Arts, Activisme et Êtat dans un Espace de Conflits”

Sébastien Boulay  e Francisco Freire (dirs.), 2017, Culture et Politique dans L’Ouest Saharien. Arts, Activisme et Êtat dans un Espace de Conflits, Igé: Éditions de l’Étrave.

La Région Ouest-Saharienne est aujourd’hui souvent décrite comme un espace d’instabilité politique «endémique» : sécession du nord Mali en 2012 et renversement d’amadou toumani touré, regain de tensions au Sahara occidental où l’irrésolution du conflit s’éternise, mouvements et figures d’émancipation en Mauritanie qui dénoncent le rôle des élites politiques et religieuses dans la reproduction d’un ordre social foncièrement inégalitaire. Partant d’enquêtes de terrain récentes, cet ouvrage offre une analyse inédite de la façon dont les changements politiques actuels dans la région s’opèrent dans des univers culturels définis, examine comment les pratiques du pouvoir se redessinent avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles technologies de communication, dévoile l’importance de l’argument culturel et des productions artistiques dans les luttes collectives. Dans une région où l’accès au terrain est souvent complexe à négocier, cet ouvrage offre de nouvelles approches des dynamiques sociopolitiques à l’oeuvre, proposées par une nouvelle génération internationale de chercheurs se situant au croisement de l’anthropologie, de l’histoire, de la science politique et des études littéraires.

Sébastien Boulay est anthropologue, maître de conférences à l’université Paris Descartes, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de la Sorbonne, et membre du Centre Population & Développement (UMR 196 CEPED).

Francisco Freire est anthropologue, responsable du programme ERC «CapSahara» (2017-2021), Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA), Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa (FCSH/NOVA).

Database: Critiques d’art-Labex CAP

Images intégrées 1

Le Labex CAP a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du site internet et de la base de données Bibliographies de critiques d’art francophones, qui réunit les bibliographies primaires dans leur état le plus définitif d’une trentaine d’auteurs ayant exercé la critique d’art des années 1860 aux années 1930, accompagnées des bibliographies secondaires et du référencement des fonds d’archives disponibles.
Le programme, lancé il y a plus de trois ans, a été financé par le Labex CAP, la Comué Hésam, l’Université Paris 1 et l’HiCSA. 
Son aboutissement n’a été possible que grâce à l’investissement et la motivation de toute une équipe de recherche, et tout particulièrement d’Anne-Sophie Aguilar et Lucie Lachenal, collaboratrices scientifiques du programme, sans l’implication, la rigueur et l’excellence desquelles il n’aurait jamais pu voir le jour.
De même, ce programme a été porté par un esprit collectif et une équipe interdisciplinaire : Eléonore Challine pour la critique photographique, Christophe Gauthier pour la critique cinématographique, Eléonore Marantz Jaen pour la critique architecturale.
Le site et de la base de données ont été conçus par Orélie Desfriches-Doria et Gérald Kembellec, qui a par la suite rejoint le comité d’organisation du programme et ainsi fait de ce nouvel outil mis à disposition des chercheurs une véritable collaboration entre sciences de l’information et de la communication (SIC) et histoire de l’art inscrite dans les problématiques les plus actuelles des humanités numériques. Le graphisme du site a été créé par Perrine Baltz et Juan-Mauro Bozzano en a mis en oeuvre la version web. En tant que responsable du pôle numérique de l’UFR 03 de l’Université Paris 1, Vincenzo Capozzoli a assuré avec son équipe la construction des pages critiques et des métadonnées de la base.
Il est également important de souligner le travail mené par la cinquantaine de collaborateurs et collaboratrices scientifiques étudiants, du master 1 au doctorat, qui ont patiemment édité, complété et corrigé les bibliographies. Nous les remercions donc infiniment de ce travail, de même que du travail de saisie, mené principalement par Anne-Sophie Aguilar, Thomas Busciglio, Esther Jakubec et Stéphanie Prenant.
Nos remerciements s’adressent également à Zinaida Polimenova qui a accompagné et soutenu ce programme depuis ses débuts.
Nous souhaitons également remercier tous les chercheurs qui, en nous permettant d’éditer leur bibliographie, nous ont fait confiance et ont partagé notre vision ouverte et collective de la recherche.
Le site internet que nous mettons à disposition des chercheurs propose deux types d’interrogation :
– un accès par critique (onglet « critiques ») qui propose pour chaque critique trois documents .pdf : la bibliographie primaire, la bibliographie secondaire et les fonds d’archives disponibles. Ces documents ont été réalisés à partir de bibliographies existantes qui ont été éditées et complétées par l’équipe de recherche. Sont pour l’instant en ligne les .pdf d’une quinzaine de critiques, les suivants seront mis en ligne dans les jours à venir.
– un accès par la base de données (onglet « rechercher »). Cette base de données réunit toutes les références des bibliographies primaires des auteurs traités sur le site. Elle compte aujourd’hui plus de 16700 références réunissant les bibliographies de : Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Gabriel-Albert Aurier, Charles Baudelaire, Léonce Bénédite, George Besson, Jacques-Emile Blanche, Félix Bracquemond, Ricciotto Canudo, Marcel Carné, Jules-Antoine Castagnary, Champfleury, Robert Demachy, Maurice Denis, Jean Dolent, Edmond Duranty, Félix Fénéon, André Fontainas, Charles Joseph Imbert, Frantz Jourdain, Marius-Ary Leblond, André Lhote, Georges Limbour, Roger Marx, Joséphin Péladan, Léon Rosenthal, Gustave Soulier, Félix Vallotton et Teodor de Wyzewa. La base est interrogeable par l’ensemble des champs (auteur, titre, année, type de document, titre de revues, etc.) qui sont également combinables.
Une journée d’études inaugurale de lancement du site et de la base aura lieu le 31 mars 2017 à l’auditorium de l’INHA. Nous vous en joignons le programme et serions ravis de vous y accueillir.
Un colloque international intitulé « Une nouvelle histoire de la critique d’art à la lumière des humanités numériques ? » aura lieu les 17-18 et 19 mai prochains à l’Ecole du Louvre, à la galerie Colbert et à l’Ecole nationale des Chartes.
Vous pouvez également suivre l’actualité du programme de recherches sur sa page Facebook.
En vous souhaitant une belle découverte du site,
Bien cordialement,
Catherine Méneux, Marie Gispert et toute l’équipe de recherche du programme Bibliographies de critiques d’art francophones


 

Publication: Colloque final FABRIQ’AM en ligne – La fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui

Colloque final FABRIQ’AM – La fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui 

Nuevos Mundos Mundos Nuevos

Vidéos fractionnées de chaque intervention
texte de l’introduction générale
textes d’introduction pour chaque session
résumés en plusieurs langues accompagnés de mots-clé pour chaque intervention.

https://nuevomundo.revues.org/30467#culture-modes-d-emploi-la-patrimonialisation-a-l-epreuve-du-terrain

Culture : modes d’emploi. La patrimonialisation à l’épreuve du terrain

Coord. par Anath Ariel de Vidas et Valentina Vapnarsky

Review: Museus e Patrimônio: des traductions exemplaires

La littérature muséale brésilienne est en plein développement: périodiques qui naissent et s’affirment même dans des universités éloignées des grandes métropoles culturelles, thèses de doctorat publiées, ouvrages de théorie et compte-rendus de pratiques de terrain, éditeurs qui prennent le risque de publier des travaux en direction d’un public dispersé et encore peu connu, tout cela suit et accompagne la multiplication des cours universitaires de muséologie de tous niveaux et des colloques professionnels et scientifiques.

Aujourd’hui, je tiens à signaler une publication originale, car il s’agit de traductions en portugais de textes en langue française. Comme André Desvallées a publié il y a plus de trente ans le célèbre “Vagues” où se trouvent des traductions de textes importants de la nouvelle muséologie écrits dans plusieurs langues, comme Maurizio Maggi, dans les années 1990-2000 a essayé de faire traduire en italien des textes anglais ou français, et de traduire en anglais des textes italiens, Manuelina Duarte et Carolina Ruoso ont voulu contribuer ainsi à l’échange d’expériences et de concepts.

Il s’agit de : Museus e Patrimônio, experiências e devires, que Manuelina et Carolina ont coordonné. Editora Massangana, Fundação Joaquim Nabuco, Recife, 2016, 158p.

Il faut saluer cette initiative, pour l’effort consenti par les traducteurs/trices et les coordinatrices, qui ont vaincu, avec leurs propres moyens, la Tour de Babel muséologique.  Pour avoir moi-même bénéficié de traduction de certains de mes textes en portugais ou en italien, je puis témoigner de l’efficacité de la traduction pour la circulation des idées et du retour pour l’auteur traduit en termes d’échanges et de partages avec ses lecteurs dans d’autres zones linguistiques.

Certes, il y a encore beaucoup à faire pour la diffusion de ces ouvrages dont le marché étroit n’intéresse guère les grands éditeurs. C’est vrai dans tous les pays d’ailleurs. Et l’édition numérique, moins chère et plus accessible, n’est pas encore réellement entrée dans les mœurs muséologiques.

Donc merci à Manuelina et à Carolina de leur initiative réussie. Et qu’elle donne des idées à d’autres….

Publication: Hervé Munz. La transmission en jeu. Apprendre, pratiquer, patrimonialiser l’horlogerie en Suisse

Hervé Munz
La transmission en jeu. Apprendre, pratiquer, patrimonialiser l’horlogerie en Suisse
Editions Alphil Presses universitaires suisses
ISBN:978-2-88930-082-2

« Dans l’horlogerie suisse, la tradition, c’est le savoir-faire », m’avait fait remarquer un horloger sur un stand de la Foire professionnelle de Bâle. « Seulement, avait-il poursuivi, ce savoir est secret. C’est notre arme la plus efficace pour nous différencier des concurrents. Vous, l’anthropologue, vous n’y aurez pas accès ! »
J’ai eu beau multiplier les prises de contact et les tentatives de rencontre avec les acteurs de la branche, il est vrai que, partout, je me suis cogné au secret et à ses multiples manifestations : silences, rétention d’informations, clauses de confidentialité, propriété intellectuelle, restriction d’accès, exclusivité… À force de persévérance, je suis finalement parvenu à mener un travail d’immersion de quatre années dans ce monde.
Situé à la croisée de l’anthropologie des savoirs, des techniques et du patrimoine, le présent ouvrage propose une analyse complète de l’industrie horlogère helvétique en restituant le point de vue des gens qui la vivent au quotidien et en faisant apparaître une des tensions qui l’anime actuellement.
Alors qu’il n’a jamais autant été question de transmission du savoir-faire et de patrimoine, nombreux sont les horlogers qui s’inquiètent pour la passation de leur métier et de ses spécificités dont ils craignent la perte inéluctable. Posant un regard sur l’actualité et l’histoire récente de cette industrie, ce livre est une invitation à comprendre ce qui a progressivement façonné un tel état de fait.

Publication: Cahiers du CAP n°4

 

Le Labex CAP a le plaisir d’annoncer la parution prochaine (le 16 février 2017) du numéro 4 de ses Cahiers aux Publications de la Sorbonne :

 

                         Au-delà de l’art et du patrimoine : expériences, passages et engagements

Les notions de « patrimoine » et d’« art », par leurs dimensions ethnocentrées, essentialistes et leurs enjeux idéologiques, érigent de nombreuses limites à la compréhension de l’hétérogénéité et du caractère processuel de la création.  Partant de la diversité de l’usage des notions d’art et de patrimoine, ce numéro des  Cahiers du CAP propose de les réinterroger – voire de réfléchir au-delà de ces notions instituées. Neuf études de cas, présentant des objets variés, relevant de diverses aires  culturelles et historiques et abordées avec des dispositifs méthodologiques distincts,  seront mises en dialogue. L’objectif est d’appréhender différents moments, espaces,  acteurs et logiques de la mise en art et de la mise en patrimoine du social.

Trois pôles, considérés comme des propositions à la fois théoriques et méthodologiques, organisent notre réflexion. Dans un premier temps, nous pensons nos sujets de recherche sous le signe du passage, il s’agit de questionner les circulations, les transferts de sens et les mutations exercées sur certains objets culturels (archives, éléments religieux, objets du quotidien) lorsqu’ils entrent dans le domaine de l’art et du patrimoine. Dans un deuxième temps, nous cherchons à mettre au jour les modalités des engagements (projets officiels, enjeux idéologiques ou sociaux) imprégnant la
production de l’art et du patrimoine, dans un aller-retour entre résistance et conformité. Enfin, appelant à l’exploration de la diversité des expériences de l’art, nous nous penchons sur certains « invisibles » de la création – comme le travail hors champ de quelques acteurs des mondes de l’art et de la science – et sur les processus de création opérant par négociations entre ces différents agents.

Sommaire /_CAP4

Partie 1 : Passages. trajectoires diachroniques de fragments culturels

Cécile Bargues
Dada et les « primitivismes »

Alice Aterianus-Owanga
Un champ d’initiés ? Artification, négociations et conversions initiatiques dans les musiques « tradi-modernes » du Gabon (1960-2000)

Ophir Levy
De la hantise des archives. Le réinvestissement fictionnel des images d’archives de la déportation dans le cinéma des années 1960

Claire Ollagnier
La maison individuelle suburbaine. Normalisation et standardisation d’un type à l’origine de l’habitat pavillonnaire

Partie 2 : résistances et/ou conformités : engagements de l’objet culturel

Nora Greani
Peindre le politique. Jalons pour une anthropologie comparée des imageries politiques des deux Congos en contexte monopartite (1963-1992)

Benoît Hennaut
Possibilités d’un théâtre politique contemporain. Étude de la réinvention politique et sociale dans le champ du théâtre argentin indépendant post 1983

Partie 3 / Expériences de l’art

Yaël Kreplak
Voir une oeuvre en action. Une approche praxéologique de l’étude des oeuvres

Yoann Moreau
Dans les règles de l’art. Une ethnographie en recherche-création

Vincent Rieuf
Enrichir l’expérience muséographique du visiteur

 

Conception et coordination éditoriales : Zinaïda Polimenova

Présentation / CAP4

Auteurs / CAP4

Résumés / CAP4

Abstracts_CAP4

ISBN : 978-2-85944-981-0
ISSN : 2498-1419

Publication: Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles (2). Territoires et publics

Centre de recherche sur les médiations
Communication, langue, art, culture
(EA 3476, Université de Lorraine, France)

Maison des sciences de l’homme Lorraine
(USR 3261, Université de Lorraine, CNRS, France)

Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles (2)
Territoires et publics

sous la direction de Carole Bienius-Penin

Éditions universitaires de Lorraine, 2016, 236 pages (20 euros)

Commander :
http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100677180

PRÉSENTATION

Les contributions de ce dernier volume de la série Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles permettent de penser le dispositif résidentiel en lien avec les publics et en fonction de territoires spécifiques (France, Allemagne, Belgique, Québec). D’un point de vue théorique et pratique, l’ouvrage examine le concept de résidence en fonction des politiques culturelles, tout en montrant comment ce dispositif, qui manque souvent de visibilité, apparaît comme un lieu de construction auctoriale sous de multiples formes (textes, blogs résidentiels). Enfin, la résidence en tant que dispositif immersif en interaction avec les territoires et les publics constitue un moyen original de replacer l’auteur au sein de l’espace publique et de mettre en place une réflexion sur spatialité, géographie, territoire et création littéraire contemporaine. Dès lors, on peut s’interroger: Que gagne l’auteur à se confronter à la contrainte résidentielle? Comment l’auteur sur un territoire pratique création littéraire et activités de médiations? Quelles formes de médiations émergent du dispositif résidentiel? Quelles sont les représentations du public de la notion? L’objectif central est de saisir la résidence d’auteurs à travers les relations qui se nouent entre les différents systèmes, c’est-à-dire les auteurs, les institutions culturelles et les publics.

SOMMAIRE

Avant-propos
Jacques Deville – Écriture littéraire et territoire.

Introduction
Carole Bisenius-Penin – Penser la résidence d’auteurs ;

Résidence et politiques culturelles
Sébastien Paci – Regard d’un conseiller « action culturelle » sur les résidences ;
Cécile Rabot – Les résidences d’écrivains dans des institutions d’enseignement entre création et éducation artistique ;
Marie-Christine Bordeaux – Les résidences d’artistes à l’école : genèse, permanences et émergences.

Lieu de construction auctoriale
Sylvie Ducas – L’écrivain en résidence d’écriture : nouvelles postures auctoriales ?
Nathalie Brillant Rannou – Les gestes d’écriture en résidence : du carnet de bord au numérique ;
Gilles Bonnet – Résidents de la république numérique.

Interaction territoires/publics
Bernard Gilbert – La Maison de la littérature de Québec et son programme de résidences ;
René Zimmer – Les résidences d’auteurs en Nouvelle-Calédonie ;
Marc Lacheny, Susanne Müller – La Maison d’artistes d’Edenkoben (Allemagne) : réception, médiation, création ;
Anne Reverseau – La résidence d’écriture ou l’injonction tacite du portait de lieu ;
Chantal Dhennin-Lalart – La résidence d’auteurs dans le Nord-Pas-de-Calais : un choix d’échelle original pour le territoire et les publics ;
Élise Vandeninden – Le versus de la médiation : les représentations du public dans les résidences d’auteurs belges ;
Adeline Clerc – Saisir les résidences d’écrivains au prisme de leurs publics ;
Carole Bisenius-Penin, Fabienne Jacob, Thierry Hesse, Jacques Jouet, Jean Portante – Salon littéraire : enjeux et limites du dispositif résidentiel.

Abstracts

Ce volume prolonge l’ouvrage suivant :
Carole Bisenius-Penin, dir., 2015, Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles (1). À la recherche d’une cartographie, Nancy, Éditions universitaires de Lorraine, 170 pages.

Commander : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100576850

Publication: La fabrique du patrimoine de l’humanité. L’UNESCO et la protection patrimoniale Internationale (19454-1992) par Isabelle Anatole-Gabriel

La fabrique du patrimoine de l’humanité

L’UNESCO et la protection patrimoniale Internationale (1945-1992)

Isabelle Anatole-Gabriel

Aucune étude à ce jour n’avait retracé l’histoire de la fabrication du patrimoine de l’humanité, terme pourtant omniprésent dans nos sociétés sous ses di fférentes déclinaisons, notamment de patrimoine mondial. Isabelle Anatole-Gabriel développe ici une ré flexion critique et neuve sur les mécanismes de sa fabrication par l’Unesco depuis la création de l’organisation internationale en 1945. Ce livre comble par conséquent une lacune importante dans la connaissance de ce phénomène au cœur du débat sur la mondialisation culturelle.

Au modèle patrimonial inventé en France par la Révolution française s’est peu à peu substitué, avec la rupture de la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation et une nouvelle géopolitique, un projet patrimonial négocié, une construction pensée par l’assemblée des États nations, qui fournit à celle-ci une représentation de son humanité. Ce projet prend forme par l’adoption de conventions internationales pour la protection du patrimoine. En restituant les enjeux idéologiques et les contextes politiques qui ont prévalu à l’établissement du cadre normatif international et en étudiant son application à quatre sites (Le Vieux Caire, Teotihuacán, Ellis Island-Liberty Island, Angkor), un système à caractère éthique et culturel se dévoile qui rend compte des di fférences entre le plan national et le plan international de fabrication du patrimoine. À cet égard, le socle éthique inventé par l’Unesco est une véritable refondation de la notion d’humanité qui rompt avec le montage conceptuel révolutionnaire français. L’utilisation d’archives inédites amène l’auteure à remettre en cause plusieurs idées reçues, notamment en démontrant le rôle déterminant des États non occidentaux dans ce processus ou en soulignant les rivalités institutionnelles ayant dirigé l’introduction de la dimension naturelle du patrimoine dans le cadre normatif.

Sur le plan méthodologique, cette recherche pionnière remet en perspective la thèse selon laquelle le patrimoine et l’histoire sont deux discours sur le passé qui sont opposables et antinomiques.

http://www.publications-sorbonne.fr/fr/livre/?GCOI=28405100395410