Monthly Archives: April 2020

Job: Enseignant contractuel (LRU) Université d’Avignon

ETABLISSEMENT : AVIGNON UNIVERSITE (0840685N)
COMPOSANTE : UFR Sciences Humaines et Sociales
Localisation géographique du poste : Campus Hannah Arendt – centre-ville
INFORMATIONS GENERALES :
Nombre de poste : 1
Sections CNU : 71
Quotité de recrutement : 100 % 384 heures
Date de prise de fonction : 1er septembre 2020

Rémunération : (sur la base de l’indice IB 513 / INM 441) proratisé

PROFIL DE PUBLICATION

Sciences de l’Information et de la Communication – Culture

PROFIL DETAILLE

Département d’enseignement : SIC
Nom du directeur du département : Isabelle Brianso et Emilie Pamart (co-direction)

Nom et coordonnées de la personne à contacter : Frédéric GIMELLO-MESPLOMB : frederic.gimello@univ-avignon.fr
La personne retenue disposera d’une solide expérience dans le domaine des sciences de l’information et de la communication (SIC) appliqué à la culture. Elle dispensera principalement des enseignements relevant de l’approche communicationnelle de la culture avec une spécialisation dans le domaine des institutions culturelles, des dispositifs (festivals, plates-formes numériques), des publics, des pratiques culturelles et des usages sociaux du numérique. Elle interviendra tant en Licence qu’en Master.

Compétences particulières requises :

Un intérêt sera porté aux candidats présentant une bonne connaissance des institutions culturelles et artistiques à l’échelle locale (Avignon, département, région). La personne recrutée devra participer au montage de projets en lien avec les acteurs locaux de la culture. Elle maîtrise les outils de communication (logiciels professionnels) ainsi que les enjeux stratégiques du secteur (politique, économique, communication). Une sensibilité aux questions de recherche et/ou à la collecte de données (observatoires, études, enquêtes) dans le domaine de la culture serait un atout.
Plus d’information et fiche de poste

CFP: colloque “Patrimoine culturel : nouveaux risques, nouvelles réponses”, Paris, 12-13 novembre 2020

Appel à communications

 

« Patrimoine culturel : nouveaux risques, nouvelles réponses »

12-13 novembre 2020

(Paris, Institut national du patrimoine, amphithéâtre Colbert)

 

Colloque de la direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture,

en partenariat avec l’Institut national du Patrimoine et le CNRS

 

La manifestation portera sur les « nouveaux » risques pesant sur le patrimoine, entendu au sens le plus large, incluant ses dimensions matérielle, immatérielle, numérique et naturelle. Elle portera sur les risques, qui sont apparus, ou se sont renforcés depuis le début du siècle, résultant de catastrophes naturelles ou de facteurs anthropiques − intentionnels ou non −, sur leur accélération, leur accumulation, leur convergence, ainsi que sur les réponses apportées aujourd’hui par la communauté des professionnels et, plus largement, par l’ensemble des acteurs du patrimoine culturel.

Le thème promeut une approche holistique de la conservation du patrimoine. Il souhaite mettre en avant le réseau interdisciplinaire de connaissances et de compétences, issues à la fois de la pratique sur le terrain et de la recherche (en sciences expérimentales, en sciences humaines et sociales et en science du numérique), ainsi que les actions et les politiques conçues pour apporter des solutions et assurer, face à ces nouveaux risques, la sauvegarde et la transmission d’un patrimoine accessible à tous.

 

Objectifs

• Proposer un état de la réflexion (contexte, enjeux, état des actions et de la recherche) sur chacun de ces sujets ;

• Partager des expériences récentes, présenter des actions mises en œuvre sur le terrain ;

• Dessiner des pistes pour l’avenir.

 

Public

En priorité des acteurs du patrimoine (de tous types, y compris des élus, des ONG, des associations) et des chercheurs.

 

Problématiques

 

Les risques liés au facteur climatique

La pollution croissante et le changement climatique qui lui est lié mettent le patrimoine en grand danger, au point que certains pays, comme l’Irlande, ont élaboré des plans de sauvegarde spécifiques, que des organisations internationales telles que l’UNESCO, des ONG comme l’ICCROM, l’ICOM et l’ICOMOS, et des dispositifs européens tels que l’Initiative de programmation conjointe de la recherche sur le patrimoine (JPI-CH), en ont fait des thèmes prioritaires de leur action et de leurs recommandations. L’impact du climat sur le patrimoine est en outre envisagé comme thème du prochain Forum des ministres européens de la Culture. Si les sites archéologiques et les monuments sont les plus visiblement atteints, les fonds d’archives et de bibliothèques et les collections des institutions muséales, ainsi que les expressions du patrimoine immatériel sont tout aussi vulnérables. Montée des eaux (patrimoine des régions littorales), phénomènes climatiques de plus en plus violents et répétés (Archives territoriales de Saint-Martin), variations extrêmes ou rapides des températures, sécheresses, incendies, inondations, ont un impact croissant.

De nouvelles techniques de monitoring permettent de suivre plus finement les dégradations et d’anticiper les interventions. Des techniques de restauration peuvent réparer et prévenir certains risques, de nouveaux modes d’action sont imaginés, de nouvelles pratiques instaurées. Les propositions exploreront les moyens novateurs et durables de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur le patrimoine, de mieux en protéger les éléments matériels, mais aussi les communautés détentrices d’un savoir traditionnel, d’adapter les territoires culturels à ces risques.

Enfin, l’étude approfondie des phénomènes de dégradation des matériaux sous l’effet de la pollution et du climat (recherche sur les phénomènes de mouillage et de répulsion, par exemple), l’élaboration de dispositifs de prévention et d’intervention peuvent être utiles bien au-delà du seul champ patrimonial.

Les porteurs de programmes de recherche des universités et du CNRS, menés ces dernières années, souvent en concertation avec des acteurs du patrimoine culturel, pourront présenter à cette occasion les acquis récents de leurs études (LabEx COTE, programme LITAQ, Adapt’eau, programme Changements environnementaux planétaires et Sociétés,…).

 

Les risques inhérents aux nouveaux patrimoines

Le patrimoine du XXe siècle est parfois constitué de matériaux dont la pérennité est problématique. Dans le domaine de l’architecture, certains matériaux ne peuvent être restaurés, voire sont dangereux, comme l’amiante. D’autres ne répondent plus aux normes actuelles, notamment en matière de sécurité et de développement durable.

On associe souvent le numérique, qui a déterminé l’émergence d’un nouveau champ patrimonial, aux progrès fantastiques qu’il permet, en termes d’accès à l’information à tous et de partout, de puissance de calculs, d’intelligence artificielle… On sait un peu moins qu’il constitue également un risque important, qu’il s’agisse des conséquences écologiques sur le réchauffement climatique, des risques de cyberattaque pouvant déstabiliser des États entiers, des enjeux de souveraineté numérique ou encore de désinformation facilitée par le numérique (facilité de falsification, propagation via les réseaux de fausses nouvelles).

Un autre risque structurant réside tout simplement dans la très grande difficulté à conserver et à rendre accessibles les données numériques dans le temps. C’est la préoccupation essentielle actuelle des services d’archives, qui désormais ont à conserver des données et documents nativement numériques.

 

Les risques liés à la fréquentation

L’hyper-fréquentation engendrée par le tourisme de masse met en danger le patrimoine (Louvre, Versailles) et les professionnels sont pris entre deux injonctions contradictoires : assurer la bonne conservation des biens dont ils ont la responsabilité et développer la fréquentation pour accroître les ressources propres de leur établissement.

Face à ce phénomène, des mesures préventives peuvent être prises telles que des aménagements permettant de concilier accueil du public et protection (Pont-du-Gard, Mont-Saint-Michel). Les fac-similés (Lascaux, grotte Chauvet) et le développement de visites virtuelles peuvent être des solutions.

À l’inverse, certains sites et monuments souffrent d’une sous-fréquentation qui peut être préjudiciable à leur conservation.

De nouvelles pistes sont explorées pour développer un tourisme soutenable, mieux réparti dans le temps et dans l’espace, sur l’ensemble du territoire, orienté vers un patrimoine moins couru ou plus discret (patrimoine industriel, patrimoine architectural du XXe siècle, patrimoine des jardins, patrimoine culturel immatériel), contribuant à l’attractivité, à la revitalisation de sites et de zones peu fréquentés, notamment en secteur rural ou périurbain.

 

Les risques liés au terrorisme culturel

L’actualité offre des exemples de plus en plus nombreux d’atteintes et de destructions volontaires de type politique et idéologique (cimetières juifs en Alsace). Autrefois effets collatéraux de combats, comme lors de la première guerre mondiale (cf In Situ, 2014, n°23), les atteintes au patrimoine sont de plus en plus délibérées, ciblées, mises en scène de la manière la plus spectaculaire (site de Palmyre), et mondialement relayées par les réseaux sociaux. Dans certaines zones du globe comme le Moyen-Orient ou l’Afrique, le patrimoine matériel et immatériel est spécifiquement visé pour sa symbolique, sa valeur historique et culturelle.

Les propositions pourront explorer les actions préventives, telles que les méthodes et techniques de marquage non invasifs ou destructifs pour la matière et la nature des objets ou les actions d’identification et de description des biens matériels et des pratiques immatérielles, en particulier dans les zones exposées. La réalisation de plus en plus systématique de maquettes virtuelles des sites en danger, les enquêtes ethnologiques sur les pratiques sociales et les savoir-faire en voie d’éradication, peuvent apporter une réponse partielle et constituer de précieux réservoirs de données mobilisables pour de futures restaurations et revitalisations.

Des règlements et des instruments juridiques sont mis en place pour criminaliser les infractions et sanctionner les contrevenants, mais des initiatives sont nécessaires au stade de la prévention, afin de protéger les biens culturels contre les victimes du commerce illicite, phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui a connu une expansion spectaculaire ces dernières années, en particulier dans les régions touchées par des conflits armés et des catastrophes naturelles. Au-delà de son aspect symbolique, le pillage des biens patrimoniaux est ainsi utilisé à des fins de financement de factions terroristes, alimentant et renforçant ainsi le trafic illicite des objets et des œuvres (pillage du musée de Mossoul).

 

Les risques liés aux pandémies

Le Covid-19 a mis en évidence les failles et les fragilités des dispositifs aux différents niveaux de décision et d’action. En période de pandémie, institutions et sites patrimoniaux, désertés par les visiteurs, sont privés de revenus et ont des difficultés à assurer la sécurité de leurs biens tout en garantissant celle de leur personnel. L’arrêt des opérations d’entretien et des chantiers de restauration peut faire courir des risques aux œuvres et aux objets patrimoniaux. Par ailleurs, on ne mesure pas encore les effets de la pandémie sur le tourisme culturel, dont les évolutions contraindront à revoir bien des politiques. Enfin, les métiers du patrimoine, en particulier ceux du secteur privé, tels les guides conférenciers, privés de public, ou les restaurateurs, dont les structures sont souvent fragiles, sont menacés dans leur existence du fait de l’arrêt ou du fort ralentissement de l’activité, avec toutes les conséquences, à moyen et long terme, en perte de compétences et de savoir-faire. Plus généralement, de nouveaux modes de prévention et d’action devront être imaginés pour faire face à de tels événements.

 

Chacune de ces questions sera présentée et analysée dans toute sa complexité. Il s’agira d’identifier les défis auxquels les acteurs du patrimoine sont confrontés, les réponses que l’on peut apporter, les actions à envisager, les études et recherches à diligenter, les besoins en formation, en actions de sensibilisation et d’éducation.

 

Les études de cas seront bienvenues. Notamment celles montrant comment les différents acteurs peuvent intervenir, qu’ils soient ou non des professionnels. Par exemple comment, dans ces situations d’urgence, les communautés concernées par la sauvegarde d’un patrimoine culturel menacé peuvent être mobilisées et comment cette mobilisation peut être un outil puissant de préservation, de résilience et de rétablissement.

 

….

Axes thématiques du colloque

1/ Évaluation, anticipation, adaptation

2/ Actions (plan d’urgence, action post-conflit, formations, rôle des communautés, etc.)

3/ Résilience, mémoire, bonne gouvernance

 

Calendrier

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 30 mai 2020.

Elles se présenteront sous la forme d’un texte de 1000/1500 signes.

 

Contact

Les propositions devront être envoyées par courriel à Béatrice Berchon : beatrice.berchon@culture.gouv.fr

 

 

Collecte participative: Vivre au temps du confinement

A l’heure où la moitié de la population mondiale vit confinée, nul ne niera que nous vivons un épisode majeur de ce début de 21e siècle qui bouleverse nos vies.

Musée du contemporain et du quotidien, le Mucem ne peut que s’intéresser à cette situation exceptionnelle et appelle donc à la participation de ceux qui le souhaitent pour l’aider à collecter les traces de ce moment inédit.

Le Mucem lance un appel au don

https://www.mucem.org/collecte-participative-vivre-au-temps-du-confinement

Exhibition and publication: Jaap Kruithof MaS (Anvers)

Le MAS, Museum aan de Stroom, musée d’anthropologie d’Anvers en Belgique, ouvre l’exposition consacrée aux objets du quotidien de la collection

du philosophe flamand JAAP KRUITHOF.
L’exposition est le résultat d’une commande passée aux artistes Guy Rombouts et Benjamin Verdonck, « United Objects » (upcylcling).
J’ai eu le plaisir de collaborer à ce projet et nous publions un livre qui reprend l’essai de Kruithof,  « Bewaren » (« Garder », 1992), une critique de la société de consommation et une défense de l’écocentrisme.
 
L’essai est prolongé d’une postface à propos de l’exposition et de la collection : «Jaap Kruithof, filosoof en hoeder der dingen. Gedachten over een ongedachte verzameling (1973-2009)/ Jaap Kruithof philosophe et berger des objets. A propos d’une collection impensée (1973-2009) », par Octave Debary.
Vous trouverez une présentation de l’exposition ici https://www.mas.be/fr/content/les-trucs

CFP: Provenance globale. Revisiter les patrimoines accaparés à l’aune de collaborations inclusives ?

Provenance globale. Revisiter les patrimoines accaparés à l’aune de collaborations inclusives ?

Cette conférence internationale se tiendra les 28-29 janvier 2021, au Palais de Rumine à Lausanne (Suisse), dans le cadre de la programmation scientifique de l’exposition « Exotic ? Regarder l’ailleurs en Suisse au siècle des Lumières ». Organisée en partenariat par l’Université de Berne, le Musée d’ethnographie de Genève, le Musée d’ethnographie de Neuchâtel et le Palais de Rumine (Lausanne), cette conférence propose de revisiter les patrimoines accaparés, quelques soient leurs natures (sciences humaines et naturelles), à l’aune de collaborations inclusives, en Suisse et ailleurs dans le monde.

Vous pouvez télécharger les appels à participation (français/anglais) à l’adresse suivante
http://theexotic.ch/?p=2012

CFP: Patrimoine Ouest saharien

Appel à contribution pour un numéro spécial de la revue L’Ouest saharien

Les patrimoines de l’ouest saharien

Direction de numéro : Olivier Schinz, Musée d’ethnographie de Neuchâtel (Suisse).

Le comité éditorial des Cahiers L’Ouest saharien

En 2018, Felwine Sarr et Bénédicte Savoy rendaient au Chef du gouvernement français leur rapport sur la question centrale de la restitution des biens patrimoniaux en Afrique (voir http://restitutionreport2018.com/). Concentrant leurs recherches sur les anciennes colonies françaises, les auteurs s’intéressent principalement au patrimoine matériel acquis par la France en Afrique de l’Ouest durant presque deux siècles (XIXe et XXe siècle). Leurs propositions audacieuses ont remis sous le feu de l’actualité la problématique générale du patrimoine africain et de ses relations avec les anciennes puissances coloniales ou celles qui, sans en être partie prenante, ont profité de cette relation historique asymétrique. A la suite à cette publication, certains pays ouest africains se sont montrés revendicateurs et proactifs sur la scène politique et idéologique tandis que d’autres ont été bien plus discrets voire absents du débat. Dans ce numéro thématique de L’Ouest saharien, nous aimerions profiter de l’effet de mode actuel autour de cette question pour investir cette thématique en ouvrant ses perspectives et en déplaçant géographiquement la focale.

 

« Patrimoine », vous avez dit « patrimoine » ?

 

Si la question de la restitution du patrimoine africain conservé en France — et plus généralement dans les pays occidentaux — est cruciale tant dans une optique politique que d’« éthique relationnelle » (pour reprendre les mots des auteurs du rapport), elle s’inscrit dans une constellation de questionnements bien plus vastes qui s’articulent autour de la notion même de patrimoine. En considérant cette dernière comme une notion oscillant entre heuristique et instrumentalisation politique ou idéologique, elle permet de comprendre d’une part le type et l’importance de la relation que des individus, des peuples, des communautés ou des nations entretiennent avec leur environnement — qu’il soit culturel ou naturel, matériel ou immatériel — et d’autre part la manière dont cette relation est travaillée, mise en scène, valorisée ou instrumentalisée à des fins idéologiques ou politiques. S’interroger sur le

« patrimoine », c’est donc tout à la fois chercher à comprendre ce que recouvre cette notion pour les uns et pour les autres, et ce qu’il est fait à cette notion et aux objets qu’elle désigne, préserve ou exclut. Autrement dit : qu’est-ce qui est considéré, ci et là, comme patrimoine ? Et quels sont les enjeux liés à la détermination de telle ou telle chose comme faisant partie du patrimoine ?

 

Une approche géographique alternative

 

La question du patrimoine est généralement étudiée dans une optique nationale : puisqu’il relève bien souvent d’enjeux pris en charge par les États-Nations qui mettent en place des politiques de définition et de préservation du patrimoine, la majorité des études s’inscrivent, de manière tout à la fois logique et pertinente, dans ce cadre. Toutefois, la spécificité même de la revue qui lance cet appel à contribution permet de questionner ou de dépasser les strictes frontières nationales. De manière évidemment comparative : quels sont les enjeux patrimoniaux dans tel ou tel pays, et comment l’analyse du rapport au patrimoine dans tel pays permet-elle de comprendre ce qui se passe chez tel autre ? Mais de manière surtout transnationale et culturelle : une des hypothèses que ce numéro aimerait explorer est qu’il existe peut-être une manière « maure », « touarègue », « peule », « sahraouie » ou « nomade »

 

de traiter la question du patrimoine, ou alors que l’influence majeure de pays étrangers ou d’individus particuliers crée des pratiques ou des idéologies relatives au patrimoine qui transcendent les limites strictes d’un État-Nation, ou alors que les formes de l’État-Nation sont peut-être instrumentalisées au service d’une de ces manières transnationale de concevoir le patrimoine. Bref, du Sénégal au Maroc, en passant par la Mauritanie, le Sahara Occidental, le Mali ou l’Algérie, comment se répondent, éventuellement se confondent, les différentes manières de penser et de vivre le patrimoine ?

 

Profondeur historique et actualité ethnographique

 

Nous cherchons à explorer cette problématique générale d’un point de vue aussi bien diachronique que synchronique : c’est l’histoire et les développements de la problématique qui nous intéressent autant que ses répercussions contemporaines. Les contributions pourront tout aussi bien apporter un regard spécifique et informé sur un moment historique spécifique (la création d’un parc national, l’ouverture et la lente mort de tel musée, etc.) que chercher à donner du sens à des réalités contemporaines. Toutes les disciplines de sciences humaines et sociales sont susceptibles d’être mobilisées dans le cadre de ce numéro : sociologie, histoire, anthropologie, sciences politiques, socio-linguistique, études littéraires, etc.

 

 

Thématiques de réflexion

 

Au sein des questions générales évoquées ci-dessus, il est possible de faire émerger différentes thématiques, qui sont comme autant de suggestions d’angles d’approches que ce numéro de L’Ouest saharien aimerait réussir à couvrir ou à découvrir.

 

1° La notion de patrimoine dans l’ouest saharien

 

De quelle manière la notion de « patrimoine » est-elle comprise, travaillée, utilisée dans les différentes régions de l’ouest saharien ? Derrière cette question générale se trouve, en tout premier lieu, une question linguistique : la notion de « patrimoine » a-t-elle une réalité dans les différentes langues de l’ouest saharien ? Quelle est l’histoire du champ sémantique du

« patrimoine » ? Quels sont les liens, les interactions, les influences entre les langues coloniales et les différentes langues locales ? L’arrivée du français ou de l’espagnol dans l’ouest saharien a-t-elle influencé la manière de voir, de décrire et de concevoir le patrimoine ?

 

Au-delà de ces questions linguistiques essentielles, cette thématique aimerait également soulever la question générale de la définition du patrimoine dans les différentes régions et dans les différents pays de l’ouest saharien. De quelle manière cette notion est-elle définie, que cela soit dans des textes normatifs ou par les actes de différentes institutions locales ? Quels sont les objets, naturels, culturels, matériels ou immatériels qui rentrent dans le cadre de cette notion de patrimoine ?

 

2° Les catégories patrimoniales internationales et leurs instrumentalisations locales

 

La question patrimoniale est largement influencée par les instances patrimoniales internationales — comme l’ICOM ou, plus largement, l’UNESCO. Cette organisation-ci, notamment, propose différentes conventions permettant de désigner et faire reconnaître par exemple un patrimoine bâti, immatériel, culinaire ou naturel. Comment les conventions internationales influencent-elles la question patrimoniale dans l’ouest saharien ? Quelle est l’importance donnée à ces conventions internationales et aux organismes qui les soutiennent ou les promeuvent ? Comment ces conventions sont-elles utilisées, instrumentalisées, parfois discutées ou rejetées par les différentes instances officielles ou officieuses ?

 

Un des objectifs de cette thématique proposée est d’explorer les éventuelles différences de perception du patrimoine dans l’ouest saharien au travers des catégories internationales. Tel pays privilégiera peut-être de mettre en valeur son patrimoine immatériel, tel autre son patrimoine naturel : que nous disent ces différentes manières d’investir les catégories internationales ?

 

3° La gestion du patrimoine dans l’ouest saharien (et ses institutions)

 

La définition d’un patrimoine est généralement une action préliminaire qui mène vers des actions ultérieures de préservation, de vivification ou de revivification, de valorisation ou, de manière plus générale, de gestion du patrimoine. Cette thématique cherche à explorer les institutions patrimoniales mises en œuvre dans les pays de l’ouest saharien (musées, bibliothèques, conservatoires de traditions orales, parcs nationaux, zoos, etc.), leur histoire et leur fonctionnement actuel. Initiatives privées comme publiques seront explorées, et le lien entre les communautés locales, l’État-Nation et la communauté internationale sera prioritairement travaillé. Quelles sont les instances, étatiques ou para-étatiques, qui ont pour mission de gérer le patrimoine ? Quels sont les moyens qui leurs sont mis à disposition ?

Quelles sont leurs actions ? Comment ces actions et ces instances sont-elles perçues et comment se placent-elles dans les jeux politiques locaux ?

 

4° La présence internationale dans la question patrimoniale de l’ouest saharien

 

Depuis un siècle au moins — sans doute plus — la question patrimoniale dans l’ouest saharien se fait, partiellement au moins, en lien avec des individus, groupes ou gouvernements étrangers à la région. On pense aux questions de collecte du patrimoine — captures d’animaux pour présentation dans des zoos locaux ou européens, constitutions d’herbiers ou de collections naturelles de références, collecte de récits, de contes, collectes d’objets, etc. — comme aux créations d’institutions diverses (musées et parc nationaux notamment) financées, pensées, parrainées et parfois réalisées en lien avec des consultants internationaux, des ONG ou des organes internationaux. Les pays que l’on imagine ou que l’on sait investis dans cette région du monde sont bien évidemment la France, mais aussi la Suisse, l’Espagne, la Chine ou le Maroc, tandis que l’UNESCO, depuis sa création, propose une quantité de services et d’actions dont l’ampleur est aujourd’hui mal cernée. Il s’agit donc ici d’explorer les relations entretenues entre les gouvernements locaux et des forces étrangères afin de clarifier et de comprendre leur importance historique et actuelle. Quelles sont les raisons d’une telle activité ? Quelles sont ses motivations, ses enjeux, ses bénéfices ? Quelles en sont ses répercussions ?

 

5° Transferts, mouvements et restitutions de patrimoine ouest saharien

Pour finir, cette cinquième thématique a pour objectif de traiter des questions liées aux mouvements du patrimoine ouest saharien. Le patrimoine, comme les êtres humains — souvent plus facilement qu’eux — voyage, s’arrête parfois longuement dans de nouvelles régions, possède une nouvelle vie, meurt, renaît… Il s’agit donc de s’intéresser aux biographies des patrimoines ouest-africains en se focalisant sur la question du mouvement et des enjeux y relatifs. C’est dans cette thématique notamment que les questions historiques ou contemporaines de restitution prennent place, comme la question des expositions temporaires et de leurs mouvements ou de la mise à disposition au monde entier, par les moyens techniques contemporains, de patrimoines virtualisables (archives, enregistrements sonores, savoir-faire, etc.). On cherchera ainsi à pister le mouvement de certains patrimoines comme à comprendre les enjeux de ces mouvements.

Délai et accueil des propositions

Les auteurs intéressés par la thématique sont priés d’envoyer un résumé de leur proposition avant le 15 mai 2020 à olivier.schinz@ne.ch et à secretariat.ouestsaharien@gmail.com. Le délai de réception des articles fini, dont le résumé aura été préalablement accepté, est fixé à fin octobre 2020.

Le calendrier de publication suivant est prévu :

□       15 mai 2020 : date limite de réception des résumés.

□       Fin mai : avis sur résumés.

□       Fin octobre : réception des textes (V1 ; max. 45 000 signes espaces, notes et biblio compris).

□       Fin décembre : transmission aux auteurs de la double évaluation anonyme de leur texte.

□       Fin février 2021 : réception version corrigée des textes (V2).

□       Fin avril : envoi éventuelles nouvelles demandes de correction aux auteurs.

□       Fin juin : réception versions finales des textes (V3).

□       Automne 2021 : publication du numéro.

Job: Le goût de la bière – Contrat doctoral région Haut-de-France/Université Picardie Jules Verne

Université Picardie Jules Verne

Le goût de la bière: renouveau brassicole et transformation des manières de boire dans les Hauts de France

Direction
Thiphaine Barthélémy
Profil et compétences recherchées
Une solide formation dans les sciences sociales (Anthropologie, sociologie notamment) est requise ainsi qu’une excellente maîtrise de la méthode ethnographique et des technologies numériques.La personne recrutée devra être à même de travailler avec ses interlocuteurs sur le terrain tout en se distanciant de leurs représentations et de leurs écrits sur le monde de la bière. Une excellente aptitude à l’analyse réflexive est donc requise.
Le maniement des méthodes quantitatives serait un atout.
Si une connaissance préalable de l’univers de la bière dans les Hauts-de-France n’est pas requise, il est attendu que la personne recrutée réside dans la région pendant le déroulement de sa thèse pour mener à bien son travail de terrain.Niveau de français requis: Compétent/Courant: Vous pouvez utiliser la langue avec aisance et facilité en argumentant sur des sujets complexes.

Niveau d’anglais requis: Intermédiaire supérieur: Vous pouvez utiliser la langue de manière efficace et vous exprimer précisément.

Présentation détaillée du projet doctoral
L’objectif de cette thèse est d’analyser les caractéristiques du renouveau de l’artisanat bras-sicole dans une région, les Hauts-de-France, où la bière jouait autrefois un rôle économique et culturel important (plus de 2000 brasseries au début du 20ème siècle) et dont la consommation reste aujourd’hui supérieure à la moyenne nationale. Dans quelle mesure toutefois le passé informe-t-il ici le présent ? Dans une perspective socio-anthropologique, il s’agit de s’interroger tant sur les circuits économiques et touristiques qui se développent autour des brasseries artisanales, leur ancrage local ou leurs dimensions internationales que sur l’émergence de nouvelles manière de boire et de types de consommateurs inédits, porteurs de nouvelles normes alimentaires.
Voir plus de détail et contact

Job: Contrat doctoral Université Picardie Jules Verne, projet CORPUS 2020-2023

L’Ecole doctorale SHS 586 de l’Université Picardie Jules Verne ouvre un contrat doctoral pour 2020-2023 sur le thème des projets culturels transmanche dans les relations anglo-européennes.

Les détails du poste ainsi que les modalités de candidature (date limite 6 juin) sont disponibles à l’adresse suivante : https://www.adum.fr/as/ed/voirproposition.pl?langue=fr&site=shsupjv&matricule_prop=30478.

 

 

Mélanie Torrent

Université Picardie Jules Verne

UFR Langues et cultures étrangères / UR UPJV CORPUS 4295

Pôle La Citadelle

10 rue des Français libres

80 000 Amiens

CFP: Colloque “Enfants et patrimoines” (Carcassonne, Ethnopôle GARAE, 8-10 déc. 2020) : appel à communications prolongé jusqu’au 30 avril 2020

Prolongation jusqu’au 30 avril 2020  

Appel à communications 

Enfants et patrimoines 

Colloque international et pluridisciplinaire

Ethnopôle GARAE

Carcassonne

8, 9 et 10 décembre 2020

Bénéficiaire de la médiation, mis en situation de jouer les médiateurs, éventuellement producteur de patrimoine, et lui-même (ou du moins sa culture) susceptible d’être patrimonialisé, l’enfant participe des principales étapes du processus d’institution patrimoniale. Certes, ces différents rôles supposent des angles d’approche, des objets, des problématisations sensiblement différents. Le pari n’en est pas moins de les appréhender d’un seul tenant, et travaillant ainsi à les décloisonner, d’aborder les partitions interprétées par les enfants non pas tant en fonction de leur position en amont, en aval ou au mitan de l’opération de patrimonialisation, mais au regard de l’écart possible entre répertoire assigné et composition libre, autrement dit, entre les manières adultes de concevoir ce que doit être et faire l’enfant en patrimoines et ce qui relève de l’initiative enfantine à proprement parler en ce domaine. Prenant pied dans cet entre-deux, l’on s’emploiera à user des représentations de l’enfant et de l’enfance comme d’un miroir susceptible de refléter des traits encore insoupçonnés de notre modernité du patrimoine et, parallèlement, l’on s’efforcera de saisir, à travers les façons de dire et de faire propres aux enfants, dans quelle mesure ces derniers agissent la notion de  patrimoine.

Les propositions (entre 2 000 et 3 000 signes) sont à adresser à sylvie.sagnes@bbox.fr et thierry.wendling@ehess.fr.

Elles devront comporter les précisions suivantes :

–        Nom, prénom du ou des auteurs

–        Statut(s) et institution(s) de rattachement

–        Adresse(s) de messagerie

–        Titre de la communication proposée

Plus de précisions http://www.garae.fr/spip.php?article496

CFP: 6e Rendez-vous ethnologique de Salagon : report aux 17 et 18 juin 2021

Le 6e Rendez-vous ethnologique de Salagon est reporté aux 17 et 18 juin 2021.

L’appel à communications sera relancé à l’automne.

MUSÉES ET RECHERCHE :

ENTRE AFFINITÉS ÉLECTIVES ET MARIAGE DE RAISON

RENDEZ-VOUS ETHNOLOGIQUE DE SALAGON

17 et 18 juin 2021

Musée de Salagon, le Prieuré, 04300 Mane

http://www.musee-de-salagon.com/

Appel à communications

En collaboration avec le CRIA et

l’IDEMEC (UMR 7307 AMU-CNRS)

« Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. » Statuts de l’ICOM, art 2 § 1

Dans cette définition[1] des musées donnée par l’ICOM (International Council Of Museums), la recherche apparaît deux fois à travers le terme « d’étude » qui ne s’applique plus à la culture matérielle uniquement comme dans les premières définitions, mais au « patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et (à) son environnement » : programme large et ambitieux qui montre à quel point le monde des musées cherche à élargir son horizon, au-delà des collections matérielles qui ont longtemps été l’unique centre de son activité.

Ce terme d’étude apparaît du reste deux fois, dans sa forme verbale et nominale. Avec le verbe, le musée est un acteur actif de la recherche qui est une de ses missions ; au travers du nom, il offre aux chercheurs des sujets ou des matériaux d’étude. On a vu au fil du temps de multiples partenariats entre l’Université et les musées : des chercheurs créer des musées, des laboratoires intégrés dans le projet muséal, des universitaires commissaires ou dont l’objet de la recherche est le musée et sa place dans la société.

Objet protéiforme, la recherche dans le musée se situe partout et nulle part : dans les informations] rassemblées pour préparer une exposition et les publications qui en rendent compte ; dans le travail des conservateurs qui documentent les œuvres ; dans les partenariats multiples entre Universités et musées… L’objet est insaisissable et ne répond pas aux mêmes définitions suivant la place où l’on se tient ou même le type de collection. Le rapport entre le concept et l’objet se déplace selon des gradients extrêmement variables : décrire et attribuer, est-ce faire de la recherche ? Comment dépasser un retour d’expérience pour alimenter une réflexion plus large ?

La recherche sur les collections et les objets, qui a été très étudiée et publiée – de la méthodologie aux méthodes d’investigation les plus innovantes – n’est pas l’objet de ce séminaire, ni l’amont de la recherche que sont l’acquisition ou, pour les musées d’ethnologie, la collecte – voire que furent autrefois les expéditions ethnographiques, lorsque les musées étaient encore le principal lieu d’institutionnalisation de l’anthropologie. Il s’agit davantage d’observer les différentes dynamiques à l’œuvre entre les acteurs et les objets (matériels ou conceptuels) qui gravitent autour des musées. Le séminaire vise à donner la parole aux personnels scientifiques, universitaires, scénographes, médiateurs, volontaires, publics qui investissent le champ de la recherche et se l’approprient chacun à sa manière à travers les collections et les nouveaux supports de médiation.

Préparer une exposition

Une exposition suppose un travail de recherche important : sur les œuvres ou les objets, mais aussi de façon plus large sur la problématique abordée. Les commissaires qui montent des expositions dans des musées de société organisent des enquêtes ethnologiques ou sociologiques, explorent les sources primaires des archives, des bibliothèques ou des fonds privés. Les musées scientifiques traduisent pour le public les avancées de la recherche fondamentale. Conservateurs et universitaires se partagent un terrain fécond selon des partenariats souvent singuliers, dont la richesse le dispute parfois à la rivalité. Les conseils scientifiques n’existent pas dans tous les musées : tutelle supplémentaire ou conseil à l’orientation, il joue un rôle complexe. Comment choisit-on un sujet d’exposition ? L’air du temps, l’exposition précédente, les rencontres, les nouvelles recherches, tout est susceptible de fournir une problématique qui va à son tour générer de la recherche ou permettre de synthétiser l’existant dans une présentation des théories qui forment l’état des connaissances au moment de l’exposition. Le public est avide d’expositions temporaires qui font événement, mais certaines belles endormies continuent de montrer une conception particulière du monde et de la science (pensons aux anciens muséums d’histoire naturelle). Car enfin les expositions rendent sensibles, bien plus que d’autres média, les rapports qu’entretiennent les sciences et le réel : il faut parfois le recul de l’exposition permanente vieillissante pour comprendre les récits que se jouent les sociétés dans les représentations muséographiques. Ce recul peut nous permettre aussi de comprendre les valeurs et les idéaux qui travaillent en sous-œuvre nos propres représentations.

Qu’écrit-on dans un catalogue ?

Le catalogue est le passage obligé d’une exposition qui vise un certain statut scientifique. L’objet est calibré. Il comprend des images (de bonne qualité et de taille suffisante) et du texte, et l’équilibre entre les deux le définit : trop de place pour les images, c’est un album, pas assez, un ouvrage scientifique. Le contenu des textes est extrêmement variable : parfois écrit par des scientifiques, parfois par des conservateurs, rarement par des médiateurs, il est souvent l’œuvre de spécialistes qui complètent le commissariat par des textes marquant là encore l’état de la recherche au moment de l’exposition. A qui sont destinés ces écrits ? Et qui les lit ? Les catalogues figurent souvent au rang des beaux livres qui trônent sur les tables basses, mis en valeur pour les illustrations et leur valeur symbolique plus que pour leur contenu. La fonction de ces catalogues, très appréciés du public, pose question, autant pour les institutions qui les produisent que pour ceux qui y publient des textes et ceux qui les regardent – à défaut de les lire.

 

Transmettre la recherche

Existe-t-il, dans un musée plus encore que dans le monde universitaire, des recherches non publiées, que l’on produit sans souhaiter (ou sans espérer) pouvoir les partager un jour avec le public ? Le musée est avant tout un lieu de transmission, où le public va découvrir ce que les commissaires ont considéré comme digne d’intérêt. Mais il ne s’agit plus de résumer sur des panneaux le contenu du catalogue. L’exposition devient la rencontre entre des idées et des supports sensoriels (parmi lesquels figurent les collections) qui permettent aux publics d’accéder aux concepts à travers une expérience qui mobilise l’être entier, et non seulement l’intelligence. Entre la recherche conceptuelle et l’exposition se positionnent les personnes dont la fonction va être de traduire, de différentes façons, la pensée en parcours, en images, en sons. Ce sont les muséographes, les scénographes et les médiateurs, pour qui la vulgarisation n’est pas seulement la simplification mais un transfert du discours dans un langage où sont convoqués les sens, le plaisir et la fameuse « aura » des œuvres d’art selon Walter Benjamin.

Mais, à l’époque de la reproductibilité technique de ces dernières, de la production massive et en série des objets du quotidien, de vastes flux culturels, de mouvements de populations et d’une progressive meilleure reconnaissance sociale de groupes minoritaires, qui détient l’autorité pour définir les objectifs et les modalités de la recherche – et, au fond, ce que doit être et faire un musée ? La question est particulièrement sensible en une époque où la notion de « participation » gagne une importance qui semble toujours croissante dans la vie sociale.  Nul doute que, à l’occasion de ce 5ème Rendez-vous Ethnologique, professionnels des musées et ethnologues trouveront matière à débattre autour de ce questionnement – central dans les débats actuels autour de l’élaboration d’une nouvelle définition du musée.

[1] Cette définition est déjà contestée dans le milieu international des musées, et la discussion qui accompagne la validation d’une définition commune montre bien les évolutions en cours :  https://icom.museum/fr/normes-et-lignes-directrices/definition-du-musee/

 

Comité organisateur

  • Jean-Yves Durand, CRIA-UMinho (Braga, Portugal)
  • Cyril Isnart, IDEMEC (Aix-en-Provence)
  • Isabelle Laban-Dal Canto, musée de Salagon (Mane)
  • Antonin Chabert, musée de Salagon (Mane)

Modalités de proposition des communications

Nous invitons ceux que le sujet intéresse, qu’ils soient universitaires, qu’ils travaillent dans un musée ou traitent de la thématique dans un autre cadre, à envoyer une proposition de communication.

Les propositions de communication sont à envoyer à Isabelle Laban-Dal Canto isabelle.laban-dal-canto@le04.fr et Antonin Chabert antonin.chabert@le04.fr sous forme numérique (Word), maximum 2 000 signes espaces compris.

Les intervenants retenus seront défrayés (voyage et hébergement).