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Seminar: Patrimoines matériels et immatériels en Asie centrale, du Sud et du Sud-Est. Rituels, Littératures de la voix, Musiques

Patrimoines matériels et immatériels en Asie centrale, du Sud et du Sud-Est.
Rituels, Littératures de la voix, Musiques

Nicole Revel & Dana Rappoport

1ÈRE J OURNÉE : L A TRANSMISSION EN ACTE DANS LES ARTS DE LA PERFORMANCE

Lundi 17 octobre 2011 (10h-17h)
EHESS, 190 avenue de France, Paris 13ème, 6ème étage, salle 640

10h-11h Nicole Revel (CNRS)
Propriétés d’immanence de la tradition épique orale comme fondement de la transmission

11h-12h Virginie Johan (Paris III)
La transmission en acte dans le théâtre Kūṭiyāṭṭam : l’exemple d’une répétition

12h-13h Gilles Delebarre (Cité de la Musique)
Une cité des musiques : construire un programme d’éducation musicale autour des musiques du monde dans un établissement public

14h30 William Tallotte (Paris IV-Sorbonne)
Les savoirs musicaux et leurs modes de transmission dans les temples du pays tamoul : l’exemple des joueurs de hautbois nāgasvaram

15h30 Avòunado Ngwâma (ethnographe)
Transmission de l’art verbal : l’exemple lissou (Marches tibétaines orientales, Nord du Myanmar, Rivière Nu Jiang, Yunnan, Confins indo-birmans et thaï-birmans)

16h30 Discussion

CENTRE ASIE DU SUD-EST (EHESS) / CERLOM (INALCO) / MUSÉE DU QUAI BRANLY

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Conference: The 4th Congres of the Asia and Pacific, Paris

The 4th Congres of the Asia and Pacific 

A biennial event, the Congress will be held in Paris on the 14th, 15th and 16th September 2011 at two locations: at the Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Belleville on the 14th and 15th September and at the Conference Centre of the Ministry of Foreign and European Affairs, Rue de la Convention on the 16th of September.

The Asia and Pacific Network links over 1,800 researchers and experts. The Congress is therefore one of the most important of the network’s activities, reflecting its vitality and interest to its members. The presentations, selected by a scientific committee, will expose a range of perspectives across the disciplines on the region. Such a platform for reflection should further reinforce the network of academic and professional expertise on Asia and the Pacific.

This fourth edition of the congress, open to a large audience on registration, will host over 600 people who will take part in some of the 55 workshops over three days. On this occasion, guests, French-speaking, European and foreign researchers, but also experts, political and social players will debate issues concerning Asia and the Pacific in a context of globalisation and the increasingly strong links that Europe is developing with the region. Analysing this region in its entirety, its development and its relationship with other parts of the world, crossing borders and broadening cultural and disciplinary perspectives is necessary for the better understanding of vast geo-cultural areas, home to 65% of the world’s population. The scientific programme of the conference provides the opportunity to take stock of existing knowledge and serves as a backdrop for exchanging ideas on new research areas and challenges.

The year 2011 is also the tenth anniversary of the Asia and Pacific Network. Established as a programme of the Foundation Maison des Sciences de l’Homme, this CNRS unit aims to further expand the European network (MedAsiaNet-Eurasiane) and consolidate its project to become a key part of a federation of research on Asia and the Pacific.

Scientific committee


Présidente : Anne Guillou (Anthropologie ; Asie du sud-est)

Alain Arrault ; Philosophie, histoire ; Chine, Taiwan
Cécile Barraud ; Sociologie,anthropologie ; Indonésie
Isabelle Charleux ; Religion et société ; Mongolie
Alain Delissen ; Histoire moderne ; Corée, Japon
Véronique Dupont ; Démographie ; Asie du Sud, Inde
Guy Faure ; Science politique ; Japon, Asie du sud-est
Andrée Feillard ; Histoire ; Indonésie
Alain Forest ; Histoire ; Cambodge
Henri-Paul Francfort ; Archéologie ; Asie centrale
Manuelle Franck ; Géographie ; Indonésie
Christophe Jaffrelot ; Science politique ; Inde
Bruno Jetin ; Economie ; Thaïlande
Loraine Kennedy ; Economie ; Inde
Catherine Poujol ; Langues et civilisation ; Asie centrale
Jean-François Sabouret ; Sociologie ; Japon
Pierre Singaravelou ; Histoire contemporaine ; Asie
Bernard Thomann ; Histoire ; Japon
Christian Huetz de Lemps ; Géographie ; Pacifique, Océan indien
Max-Jean Zins ; Science politique ; Inde et Asie du sud

 

4ème Congrès du Réseau Asie et Pacifique

http://www.reseau-asie.com/colloque/4eme-congres-2011/

 

 

 

PATRIMONIALISATIONS COLONIALES : APPROCHE TRANSVERSALE

Mercredi 14 septembre, salle 10, 15h-17h et 17h30-19h30

Ecole nationale supérieure  d’Architecture de Paris Belleville (ENSAB) 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris
RÉSUMÉ DE L’ATELIER

S’il existe à l’évidence plusieurs systèmes et nations coloniales – en y incluant la Russie et le Japon –, il existe également plusieurs modes de représentation de l’Autre colonisé et de ses cultures anciennes, d’ailleurs fréquemment désignées comme « précoloniales ». Les différentes formes de patrimonialisation  de ce passé capturé, marquent  de ce fait l’emprise idéologique et normative des systèmes de domination, et ont largement été diffusées par le biais d’instituts, écoles et sociétés savantes telles que, à titre d’exemple, l’Ecole française d’Extrême-Orient, l’Institut français d’Afrique noire ou The Royal Anthropological Institute de Grande-Bretagne.    Le terme « patrimoine » lui-même, aujourd’hui en vogue, apparait parfois comme un moyen d’échapper aux hiérarchies implicites  de la notion de « culture » et englobe  sous une matrice commune des processus de définition, de sélection, de nécessités distinctes selon les contextes idéologiques, politiques et temporels.
Au-delà de ces perceptions uniformisatrices,  cet atelier voudrait contribuer à l’analyse des  patrimonialisations de la période coloniale (1860-1960) dans un cadre  transversal.  A partir d’exemples répartis dans plusieurs aires culturelles, mettant à chaque fois en jeu un paradigme de reconnaissance et de différenciation,  il s’agira d’analyser les processus d’invention d’un patrimoine et,  partant, d’une identité,  et de tenter d’en dégager les modalités structurelles, aussi bien dans les pratiques des différents acteurs coloniaux que dans leurs effets , de la création de nouveaux mythes fondateurs aux silences et omissions qui serviront de trame aux réappropriations postcoloniales.
Ce double panel qui réunira  10 chercheurs, poursuivra une réflexion débutée durant  la journée d’étude « Le patrimoine dans les Etats post-soviétiques : un culte post-moderne des monuments ? » organisée par l’Observatoire des Etats post-soviétiques,  Inalco  (début février 2011) et s’inscrira également dans la suite de la journée d’étude  « Archéologie(s) coloniale(s) : une approche transversale » (mars 2011).

COORDINATION:     ALEXANDRA LOUMPET-GALITZINE ;
galitzine/at/msh-paris/point/fr

ATELIER 52

  1. I.                    INVENTION DES PATRIMOINES EN CONTEXTE COLONIAL

DISCUTANT :  DOMINIQUE POULOT ;
Poulot/at/univ-paris1/point/fr

«
 Le dessin, première étape d’une patrimonalisation coloniale aux Établissements français d’Océanie « 

  • Yves LELOUP,

Yves/point/leloup/at/voila/point/fr

Réseau Asie et Pacifique – Imasie, CRIS-Lyon 1

Appréhendée par les premiers circumnavigateurs européens comme élément majeur de la culture océanienne, la pirogue à balancier inspire observations, mesures, mais aussi croquis, gravures et aquarelles. Durant la période coloniale, l’attention pour cette embarcation traditionnelle se renforce ; nombre d’articles et de collections la consacrant en Occident. Parallèlement, en Océanie française, un folklore, des traditions, un patrimoine, largement réinventés par l’administration coloniale, placent la pirogue et son image au centre des célébrations populaires. Au travers des oeuvres occidentales successives nourrissant les nouvelles représentations sociales, nous analyserons les modalités et les effets de cette patrimonalisation. Conjointement, nous verrons comment certaines omissions peuvent servir la réappropriation postcoloniale

« L’invention du monument historique dans le contexte cosmopolite égyptien (1870-1890)”
•    Mercédès VOLAIT ;
mercedes/point/volait/at/inha/point/fr ;
Directrice ;
Laboratoire InVisu ;
CNRS-INHA

L’invention du monument historique, et l’institutionnalisation de sa protection entre les années 1870 et 1890, intervient en Egypte dans le sillage de “passions privées” et d’activisme préservationniste, sur le modèle français de la Commission des monuments historiques et de l’expertise savante, dans le contexte politique complexe d’une province ottomane passée sous tutelle britannique en 1882 mais dont les Antiquités représenteront durablement un pré carré français tout en impliquant des individualités d’origines nationales variées. Le cas égyptien offre ainsi
un cas spécifique de “patrimonialisation coloniale” qui complexifie les relations entre pouvoir colonial et patrimoine.

« Le Comité des antiquités turkestanais (Turkomstaris) et l’élaboration de la stratégie de patrimonialisation en Asie centrale postrévolutionnaire »
•    Svetlana GORSHENINA ;
gorsheni/at/ens/point/fr ;
Réseau Asie et Pacifique – Imasie
CNRS-FMSH

Cette communication porte sur l’histoire de l’élaboration d’un inventaire du patrimoine, essentiellement islamique, du Turkestan et de la stratégie suivie pour sa préservation dans les années 1920-1930 dans le cadre d’une institution spécialement créée dans ce but, le Comité des antiquités turkestanais (Turkomstaris). L’analyse des discours élaborés sur place et dans la métropole par les administrateurs, orientalistes et artistes ne montrera pas seulement les différences entre ces divers acteurs, mais permettra aussi de distinguer les approches propres au centre et à la périphérie de l’empire soviétique. L’ambiguïté de la situation coloniale au moment de cette patrimonialisation à la soviétique se manifeste dès la création du Comité. Dans sa stratégie, ce dernier s’est en effet attaché à réconcilier plusieurs objectifs opposés comme la lutte lancée par les Soviets contre l’islam, le refus de poursuivre les pratiques tsaristes de préservation des monuments et faire face aux critiques que les Occidentaux pourraient émettre en cas de négligences dans le domaine de la défense du patrimoine islamique. Cet épisode pourrait être également révélateur de la nature, coloniale ou non, du régime soviétique en Asie centrale.

 

” Le général Léon de Beylié, acteur singulier de la patrimonialisation indochinoise (1883-1910) »

  • Jean-François KLEIN

jeanfrancois.klein/at/gmail/point/com

Maître de conférences d’Histoire contemporaine de l’Asie du Sud-Est à l’INALCO  & Centre Roland Mousnier),

 Il s’agira d’essayer de saisir, à travers l’exemple du général Léon de Beylié (1849-1910), comment ce militaire parfois caricaturé sous les traits d’un « sabreur », se révéla un acteur zélé de la mise en patrimoine de l’Indochine, à la fois comme archéologue mais aussi comme collectionneur et mécène. Ce qui le distingue de figures saillantes qui marquèrent l’expérience orientaliste française dans la péninsule indochinoise comme Groslier, Lunet de la Jonquières, Adhémard Leclère ou encore Aymonier, c’est que Beylié ne fut pas seulement un acteur de la mise en patrimoine de l’Indochine française in situ. De fait, il contribua aussi, à la manière d’un Albert Khan, à la fois par ses collections privées et par son mécénat avec le musée de Grenoble à conserver les traces d’un artisanat vietnamien qu’il savait condamné à disparaitre à moyen terme”.

«  Le Musée missionnaire ethnologique du Latran. De la collecte à la patrimonialisation des cultures africaines et océaniennes »
•    Laurick ZERBINI ;
laurick-zerbini/at/hotmail/point/fr ;
Maîtresse de conférences en Histoire des Arts africains ;
Membre du Laboratoire de Recherche Rhône-Alpes ;
LARHRA UMR 5190, Équipe RESEA

Á la clôture de l’Exposition missionnaire vaticane de 1925, Pie XI parle de ce “grand et immense livre” qui apporta tant d’enseignements et de méthodes aux missionnaires comme aux fidèles. Cette page, qui vient de se tourner, doit ouvrir vers un nouveau chapitre qui puisse présenter de manière permanente les leçons et les perspectives de rayonnement offertes par cette Manifestation. La visite de Pie XI au musée du Latran le convainc de prolonger les pages de ce Livre par un musée missionnaire ethnologique qui sera organisé dans ce berceau même de l’action apostolique. Inauguré le 21 décembre 1927, le musée devient, pendant plus de quarante ans, le lieu de référence dans la monstration des cultures outre-mer, un outil pédagogique et éducatif destiné principalement à l’ensemble des catholiques. Mais quels sont ces “bibelots que la générosité de tant d’âmes ont accumulés” ? Nous nous proposons de porter un regard croisé sur les collections africaines et océaniennes. Pour comprendre le discours qui s’élabore sur ces deux aires culturelles, il est nécessaire d’en analyser les conditions de construction, d’examiner le type de classification élaboré par Wilhelm Schmidt et de questionner la mise en scène et la mise en ordre des objets et leurs enjeux au sein du vocable musée “missionnaire ethnologique”.

PATRIMONIALISATIONS COLONIALES – APPROCHES TRANSVERSALES
ENJEUX ET METAMORPHOSES

DISCUTANT : JEAN-FRANÇOIS STASZAK ;

Jean-Francois/point/Staszak/at/unige/point/ch ;
Professeur ;
Université de Genève ;

« Musées archéologiques en Asie dans la première moitié du XXe siècle »
•    Yoshinori ICHIKAWA ;
yoshinori/point/ichikawa/at/laposte/point/net ;
Bibliothèque de la Maison du Japon ;
Cité Internationale Universitaire de Paris

 

Selon l’ « Imagined Communities » de Benedict ANDERSON, le musée est une des trois institutions, avec le recensement et la carte, qui « ont été profondément marquées par la façon dont l’Etat colonial imaginait sa domination : la légitimité de son ascendance. »
Ce chercheur américain, spécialiste d’Indonésie, continue : « […] à ceux qu’intéresse l’histoire comparée, l’Asie du Sud-Est offre des avantages particuliers, puisque, outre le Siam qui n’a jamais été colonisé, elle comprend des territoires colonisés par la quasi-totalité des puissances impériales blanches. »
Ma communication concerne les musées archéologiques dans les colonies. J’élargis l’échelle de la comparaison en Asie orientale et particulièrement à deux établissements : le Musée Albert Sarraut à Phnom-Penh en Indochine française et le Musée du gouvernement général de Chosen à Seoul en Corée sous l’occupation japonaise. Cet agrandissement permet d’introduire le musée fondé par le colonisateur jaune. Je cherche à savoir quelles particularités possède chaque institution. Le but de ce travail est de démontrer les points communs et les différences entre ces deux musées pour contribuer à établir les caractéristiques généraux du « musée colonial ».

 S’exposer sous le regard de l’Autre :  Enjeux politiques des patrimonialisations dans le royaume bamoun (Ouest Cameroun) sous administration française
•    Alexandra LOUMPET-GALITZINE ;
galitzine/at/msh-paris/point/fr ;
Réseau Asie et Pacifique – Imasie ;
CNRS-FMSH

Entre 1928 et 1929, deux musées ouvrent dans la capitale du royaume bamoun. Le premier est le fait d’un souverain, Njoya,  à la veille de son départ en exil, tentant de légitimer continuité dynastique et droit sur le sol par l’exposition de regalia. Le second réunit des objets de lignages collectés par son principal opposant, Mosé Yeyap, bamoun christianisé et interprète de l’administration coloniale française ; cœur du nouveau quartier dit de l’Artisanat, il deviendra peu après le Musée des Arts et Traditions Bamoun, antenne locale de l’Institut Français d’Afrique Noire de Dakar.   Ces créations parallèles soulignent les enjeux essentiellement politiques des représentations de Soi sous le regard de l’Autre autant que  l’instrumentalisation de modèles coloniaux de patrimonialisation. Cette communication postule qu’ils ont également valeur paradigmatique des patrimonialisations en situation coloniale, mais aussi de leurs prolongements actuels.

« Le patrimoine colonial de l’Afrique centrale : quel avenir ? Comment revisiter l’art colonial ? » 
•    Sabine CORNELIS ;
sabine/point/cornelis/at/africamuseum/point/be ;
Chef de section Histoire du temps colonial ;
Musée Royal de l’Afrique centrale ;
Tervuren Belgique

Le Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, en Belgique, est une institution multidisciplinaire, – à la fois musée et centre de recherches -, sur l’Afrique, plus particulièrement sur l’Afrique centrale. De par son histoire – le Musée fut créé par la [pré]colonisation – le MRAC a été la cible de critiques sur sa façon de gérer et de présenter son patrimoine colonial. Depuis une dizaine d’années, le MRAC se réforme à tous points de vue (gestion du patrimoine, recherche, accès aux données, etc.). De la vision coloniale euro- centrique, et, surtout, belgo centrée pour ce qui est de la façon d’aborder l’histoire de la colonisation, le musée est passé à une recherche interculturelle et multidisciplinaire. Dans le secteur académique, plusieurs voix ont émis le souhait que le MRAC conserve son patrimoine colonial, notamment son patrimoine historique,  et en facilite l’accès et la diffusion des connaissances. Un cas d’étude sera mis en exergue, celui de l’art colonial, patrimoine controversé et partagé entre la République démocratique du Congo et la Belgique. Quelle est sa spécificité ? Comment a-t-il circulé et quelle nouvelle identité peut-il obtenir aux XXIe siècle ? Quelles opportunités et quelles entraves son étude présente-t-elle ? Quel avantage comparatif offre-t-il à des études sur les autres patrimoines issus des colonisations européennes ? Au-delà du questionnement, la communication portera également sur quelques exemples précis d’acteurs et explorera quelques contextes intéressant l’Afrique, l’Asie ou les Amériques.

« La mémoire comme pratique sociale : Héritage Immatériel et Matériel »
•    Françoise VERGES;
vergesf/at/free/point/fr;
Présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage

Dans cette contribution, Françoise Vergès revient sur trois cas de classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO : la montagne du Morne et l’Aapravasi Ghat à l’île Maurice  et à La Réunion, le maloya et Cimes et Remparts. Elle analyse comment ces lieux deviennent “patrimoine” et ce qui se construit autour du patrimoine.

« Patrimoine naturel en Afrique de l’Ouest : de l’arboretum de l’IFAN au Parc naturel Bangr Weogo (Ouagadougou, Burkina Faso) ».
•    Benoit HAZARD ;
bhazard/at/msh-paris/point/fr ;
Chargé de mission
CNRS « patrimoine africain » FMSH

Cette communication  interroge les limites de nos savoirs et fait l’état des formes d’appropriation de la « bibliothèque coloniale » par les sociétés africaines. À partir d’un retour sur la généalogie d’une forêt classée de la ville de Ouagadougou (Burkina Faso), le parc Bandr weogo, ce papier propose de montrer comment un dispositif de savoir encyclopédique, universaliste et colonial, celui de l’IFAN crée par Théodore Monod et le Museum d’Histoire Naturelle, est progressivement devenu l’emblème d’un patrimoine urbain  de la biodiversité locale. La construction d’un corpus de connaissance sur la nature et ses constructions sociales par plusieurs générations de chercheurs burkinabés, dans le cadre du parc Bandr Weogo fournit alors une illustration possible des constructions apaisées du patrimoine.

 

Summer School: June 2011: Heritage Conserved and Contested: Asian and European Perspectives

From 19-26 June 2011, the International Institute for Asian Studies will
organize a summer programme in Leiden, the Netherlands, for MA and PhD
students about “Heritage Conserved and Contested: Asian and European
Perspectives.”

This first Summer Programme in Asian Studies aims to shed light on the
various definitions, interests, and practices associated with the question
of cultural heritage in Asia and Europe.

The programme will be run by two world-renown scholars in the fields of
cultural heritage theory and cultural Asian history, respectively: Prof.
Michael Herzfeld (Harvard University) and Prof. Nira Wickramasinghe (Leiden
University).

Registration is now open!
Registration closes: 15 January 2011

For information and registration, please visit <
http://www.iias.nl/simplenews/statistics/click?p=eNoBSlwwtf9zOjY2Olwi…,

The International Institute for Asian Studies (IIAS) is a postdoctoral
research centre based in Leiden and Amsterdam, the Netherlands. Our main
objective is to encourage the interdisciplinary and comparative study of
Asia and to promote national and international cooperation in the field. The
institute focuses on the human and social sciences and on their interaction
with other sciences.
IIAS Main Office Leiden | P.O. box 9515 | 2300 RA | Leiden
IIAS Branch Office Amsterdam | Oudezijds Achterburgwal 185 | 1012 DK |
Amsterdam

Publication: Le patrimoine culturel immatériel à la lumière de l’Extrême-Orient

Internationale de l’imaginaire Nouvelle série, N° 24 : Le patrimoine culturel immatériel à la lumière de l’Extrême-Orient
Arles Actes Sud Coll. Babel, 2009

Comment la Chine, la Corée et le Japon préservent-ils leur patrimoine immatériel ? Quels systèmes de sauvegarde ont-ils développés ? Quels outils – lois, registres, répertoires… – utilisent-ils ? Au moment où la communauté internationale prend conscience de l’importance et de la valeur du patrimoine culturel immatériel, la revue Internationale de l’imaginaire se penche sur ces trois systèmes d’Extrême-Orient précurseurs, qui ont fait leurs preuves depuis des décennies. Un exposé de la genèse et de l’historique de la convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ainsi qu’une analyse critique de cette convention, complète cet ouvrage.

Publication: Envisioning Eden: Mobilizing Imaginaries in Tourism and Beyond Noel B. Salazar

Envisioning Eden: Mobilizing Imaginaries in Tourism and Beyond
Noel B. Salazar
Berghahn Books, November 2010
http://www.berghahnbooks.com/title.php?rowtag=SalazarEnvisioning
(Vol. 31, New Directions in Anthropology)

As tourism service standards become more homogeneous, travel destinations worldwide are conforming yet still trying to maintain, or even increase, their distinctiveness. Based on more than two years of fieldwork in Yogyakarta, Indonesia and Arusha, Tanzania, this book offers an in-depth investigation of the local-to-global dynamics of contemporary tourism. Each destination offers examples that illustrate how tour guide narratives and practices are informed by widely circulating imaginaries of the past as well as personal imaginings of the future.

Table of Contents
Foreword: Circulating Culture (by Prof. Em. Edward M. Bruner)
Preface
Chapter 1. Preparing a Roadmap
Chapter 2. Two Destinations, One Destiny
Chapter 3. ‘Seducation’
Chapter 4. Imaging and Imagining Other Worlds
Chapter 5. Guiding Roles and Rules
Chapter 6. Fantasy Meets Reality
Chapter 7. Coming Home

“Noel Salazar’s contribution to understanding globalization and localization processes is informed and persuasive, using tourism-the phenomenon which has turned our world into a global village-to illuminate, par excellence, the resulting intersects, overlaps, and especially clashes now dominating our shared history.”
Jafar Jafari, Founding Editor, Annals of Tourism Research

“I am very impressed with this book. It is the best ethnography of tour guide training and performance to date. Indeed its probing analyses and its many comments make a great contribution to our understanding of contemporary international and intercultural tourism. It is very well written and superbly referenced.”
Nelson Graburn, Professor Emeritus, University of California, Berkeley

“This is a lively and enjoyable book based on rigorous research which highlights the power and persuasiveness of international tourism while, at the same time, critically, it reminds us that tourism is ultimately about people and their stories.”
Mike Robinson, Director, Centre for Tourism and Cultural Change

“This book is the reference for tourism imaginaries academia was waiting for. Based on excellent ethnographic work that disentangles ‘glocal’ issues, it demonstrates that globalization divides the planet as much as bringing it together. Tourism and the encounters it generates are pertinently analyzed as central pieces of the new anthropology of glocalization.”
Maria Gravari-Barbas, Director IREST, UNESCO Chair: Culture-Tourism-Development

“…a clear, well-organized interesting piece of original research on two exceptionally interesting and productively comparable destinations. It is well placed within the tourism studies literature.”
Sally Ann Ness, Professor, University of California, Riverside

Noel B. Salazar received his PhD from the University of Pennsylvania and is a Fellow of the Research Foundation – Flanders (FWO) at the University of Leuven, Belgium. His research interests include anthropologies of (im)mobility and travel, the local–global nexus, discourses and imaginaries of Otherness, culture contacts, heritage, and cosmopolitanism.

Noel B. Salazar
Cultural Mobilities Research (CuMoRe)
Faculty of Social Sciences
University of Leuven
Parkstraat 45, bus 3615
BE-3000 Leuven, Belgium
noel.salazar@soc.kuleuven.be

PhD Performances and heritagizations in Java

Sarah Anais Andrieu

Performances et Patrimonialisations du wayang golek sundanais (Java Ouest, Indonésie)

Vendredi 3 septembre 2010 à 14h30

Salle 8

EHESS, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris

Directeur de thèse : Jean-Loup Amselle

Le jury sera composé de :

Mme Elisabeth Allès, Mr Jean-Loup Amselle, Mr Bernard Arps, Mr Robert Deliège, Mr Michel Picard

Résumé

La thèse étudie les contextes contemporains de performances du wayang golek purwa sundanais (théâtre de marionnettes en bois), ainsi que les processus de patrimonialisations dans lesquels il s’inscrit. Le travail, basé sur trois ans de recherche sur le terrain, montre que la pratique du wayang golek, éminemment populaire à Java Ouest aujourd’hui, est corrélative à une affirmation identitaire sundanaise.

Le wayang golek est d’abord présenté comme une performance, envisagée tant dans son indivisibilité intrinsèque que dans toute sa diversité et sa complexité sociale et artistique, ainsi que dans son interaction avec les autres media et pratiques qui l’entourent et la nourrissent.

De plus, cette pratique est au centre de politiques locales, nationales et internationales, notamment depuis que l’Unesco a proclamé le ‘Wayang Indonésien’ ‘Chef-d’œuvre du patrimoine culturel oral et immatériel de l’humanité’ en 2003. Ces politiques culturelles s’appuient fortement sur un paradigme de la crise et du risque.

Enfin, la patrimonialisation officielle du wayang golek semble viser à sa spectacularisation et sa folklorisation, et en fait un produit à exporter, une ressource à mobiliser et à exploiter, un capital à faire fructifier dans l’intérêt notamment économique d’une région touchée de plein fouet par les crises économiques de 1997 et fin 2008, au sein d’un Etat engagé dans un processus politique complexe de démocratisation au sortir des trente ans du régime autoritaire de l’Ordre Nouveau (1967-1998). Finalement, la réappropriation du wayang golek en tant que patrimoine tend à faire oublier que le wayang golek lui-même fonctionne déjà comme un métadiscours du patrimoine au sein de la société sundanaise.