Seminar: « Les nouveaux paradigmes de l’Archive » : 1re séance, Paris, CNAM, 30 janvier 2019

Le séminaire public « Les nouveaux paradigmes de l’Archive » est coordonné par les Archives nationales et le Conservatoire national des Arts et Métiers (laboratoire Dicen-IDF), en partenariat avec le LabEx HASTEC.

Il est ouvert aux chercheurs, jeunes chercheurs, étudiants (niveau Master) en archivistique, documentation, et traitement des Data, et professionnels des archives et du Records Management.

Il propose d’analyser les nouveaux paradigmes de l’Archive liés à la généralisation des documents numérisés ou nativement numériques et des données massives. L’enjeu est d’identifier les disruptions liées aux mutations numériques du document, aux flux de data, au rôle des algorithmes, et à l’intelligence artificielle, et d’envisager les conséquences des nouvelles productions issues de la société et des organisations publiques et privées, sur les pratiques archivistiques : comment les missions traditionnelles de collecte, de conservation, de classement et de communication s’adaptent-elles déjà et s’adapteront-elles à ces nouveaux objets ?
La première séance se tiendra le mercredi 30 janvier, 10h00-12h30, CNAM Paris (amphithéâtre Robert-Faure, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris).

Elle portera sur “Évolutions terminologiques et conceptuelles de l’archivage en environnement numérique.Changements d’échelle et de granularité”.

Information et programme complet
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Conference: “Les mondes de la généalogie. Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale”, Angers, 24-25 janvier 2019

Programme du colloque Les Mondes de la généalogie. Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale

Angers

Maison de la recherche Germaine-Tillion

24-25 janvier 2019.

Jeudi 24 janvier 2019

13h30 : Accueil des participant.e.s

14h00 : Ouverture, par Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers, TEMOS, directeur du programme EnJeu[x].

14h15 : Introduction, par Bénédicte Grailles, maîtresse de conférences en archivistique, Université d’Angers, TEMOS.

14h30-15h50 : conférence introductive, par François Weil, professeur associé à l’EHESS – De la démocratie généalogique en Amérique.

15h50-16h00 : Pause

16h00-17h30 : Séance 1 – Pratiques institutionnelles : des enjeux à l’échelle mondiale ?Présidée par Bruno Ricard, sous-directeur, Service interministériel des Archives de France.

Aliénor Samuel-Hervé (chargée de projets chez Geneanet) : L’indexation collaborative en contexte transnational, entre harmonisation et différenciation des publics généalogistes.

Élisabeth Verry (directrice des Archives départementales de Maine-et-Loire) : Les relations des services d’archives avec la société généalogique de l’Utah. Un accélérateur de démocratisation ?

Sophie Boudarel (généalogiste professionnelle) : Du challenge AZ à RootsTech, une généalogie sans frontières.

17h30 Généalogies angevines. Pratiques, fonctions et représentations du Moyen Âge à nos jours.Présentation de l’exposition en ligne réalisée par les étudiants de l’option Valorisation du patrimoine du master 2 Archives.

18h00 : Signature officielle de la création d’une antenne UNICEF Campus à l’Université d’Angers, par M. Christian Roblédo, Président de l’Université d’Angers, et M. Alain Legoux, Secrétaire général adjoint d’UNICEF France.

Vendredi 25 janvier 2019

8h30 : Accueil des participant.e.s

9h00-10h30 : Séance 2 – Faire et transmettre sa généalogie : statut et enjeux des connaissances. Présidée par Dominique Sagot-Duvauroux, directeur de la SFR Confluences.

Sandra Fontanaud (docteure en sociologie, CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) : La production des ancêtres : une pratique culturelle comme les autres ?

Maylis Sposito-Tourier (docteure en socio-anthropologie, LaSA, Université de Bourgogne) : Des généalogies ordinaires à une théorie de la transmission.

Pascal Mulet (anthropologue postdoctorant, TEMOS, Université d’Angers, programme EnJeu[x]) :Enjeux de transmission : apprentissages de la généalogie aux enfants et aux jeunes en France.

10h30-10h45 : Pause

10h45-12h15 : Conférence, par Benoît de l’Estoile, directeur de recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs, professeur d’anthropologie à l’École Normale Supérieure –Le goût du passé familial : pratiques de commémoration et appartenances.

12h30-14h00 : Déjeuner

14h00-15h30 : Séance 3 – Nouvelles pratiques de la généalogie et conceptions de la parenté. Présidée par Élisabeth Verry, directrice des Archives départementales de Maine-et-Loire.

Tiphaine Barthelemy (professeure d’anthropologie, CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) : De la quête des ancêtres à celle des « cousins ». Transformations de la fabrique généalogique dans la bourgeoisie.

Anaïs Martin (doctorante en anthropologie, CNE, EHESS) : Histoires de centimorgans. Pratiques généalogiques d’adultes conçus par don de sperme en Angleterre.

Caroline-Isabelle Caron (professeure d’histoire, Université Queen’s, Kingston) : Conceptions communes sur l’identité, l’ascendance et le passé historique dans les pratiques généalogiques nord-américaines contemporaines.

15h30-15h45 : Pause

15h45-17h15 : Séance 4 – Les généalogistes et les institutions : pratiques, ressources, histoires. Présidée par Andrea Giorgi, professeur d’archivistique, Université de Trente.

Joffrey Liénart (doctorant en histoire, CIERL, Université Libre de Bruxelles) : Les associations nationales de généalogistes belges de l’après-guerre à 1970 : parcours d’institutions concurrentes sur la scène internationale.

Charly Jollivet (docteur en archivistique, TEMOS, Université d’Angers) : Quelles généalogies et quelles archives pour la généalogie aux Comores et à Mayotte ?

Virginie Wenglenski (École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal) : JRI POLAND ou l’archivistique généalogique juive virtuelle.

17h15 : Conclusion, par Patrice Marcilloux, professeur d’archivistique, TEMOS, Université d’Angers.

Comité scientifique :

– Claudine COMBIER, maîtresse de conférences en psychologie clinique, Université d’Angers

– Yves DENÉCHÈRE, professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers, directeur de TEMOS (Temps, mondes, sociétés, FRE CNRS 2015), directeur du programme EnJeu[x]

– Hamidou DIA, chargé de recherche, Institut de Recherche pour le Développement

– Andrea GIORGI, professeur d’archivistique, Université de Trente

– Yvon LEMAY, professeur d’archivistique, Université de Montréal

– Benoît DE L’ESTOILE, directeur de recherches, CNRS

– Marie LEZOWSKI, maîtresse de conférences en histoire moderne, Université d’Angers

– Bruno RICARD, sous-directeur, Service interministériel des Archives de France

– Sylvie SAGNES, chargée de recherches, CNRS

– Élisabeth VERRY, directrice des archives départementales de Maine-et-Loire

Informations pratiques :

Pour vous rendre à la Maison de la recherche Germaine Tillion :

Bus n° 1, direction Belle-Beille, arrêt IUT

Bus n°4, direction Beaucouzé-L’Atoll / Haute Roche, arrêt Lakanal

Renseignements : nathalie.branchu@univ-angers.fr

Contacts :

– Bénédicte Grailles / maîtresse de conférences en archivistique / Université d’Angers, Temos / benedicte.grailles@univ-angers.fr

– Patrice Marcilloux / professeur d’archivistique / Université d’Angers, Temos / patrice.marcilloux@univ-angers.fr

CFP: Institutionnaliser le passé : la vie politique et sociale des collections, des archives et des musées en Méditerranée contemporaine

Institutionnaliser le passé : la vie politique et sociale des collections, des archives et des musées en Méditerranée contemporaine

Journée d’études organisée le 7 juin 2019 à Athènes par l’École française d’Athènes et le LabexMed  dans le cadre des Ateliers de la Méditerranée.

Depuis la publication de l’ouvrage Les lieux de mémoire (1984-1992), le lien entre nation et patrimoine a été abondamment travaillé. Cette journée d’étude se propose d’explorer des processus connexes à la dynamique patrimoniale classique: la formation circonstancielle et l’existence au jour le jour d’ensembles d’objets, de papiers, de lieux qui entrent également dans le champ patrimonial, bien que par des voies détournées, et dont il s’agit de retracer l’histoire et la réception, toujours particulières. La Méditerranée contemporaine offre un observatoire privilégié pour considérer ces phénomènes à l’échelle d’un vaste territoire aux frontières mouvantes et aux appartenances fluides dans un monde en perpétuelle reconfiguration entre des régimes de gouvernance, des dynamiques sociales, et des relations internationales instables.

Trois axes sont proposés à la réflexion :

  • Le mouvement des objets religieux ou séculiers d’un territoire à l’autre, d’une institution à l’autre, s’accompagne parfois de changementsdes sens, des
    usages et des appropriations qui méritent des analyses approfondies.
  • La dynamique institutionnelle conjugue souvent des projets politiques avec des initiatives privées, émanant de sociétés savantes ou des groupes de pression politiques ou des communautés ethniques ou culturelles.
  • Les destinées des archives illustrent la place centrale du contrôle de l’écriture de l’histoire, entre fermeture, élimination et interprétation, mais elles s’éclairent également de l’analyse des collections matérielles.

Calendrier et modalités de soumission :

Date limite pour le dépôt des propositions : 17 février 2019

Réponse aux participants : 3 mars 2019

Journée d’études : 7 juin 2019. La journée d’études sera suivie d’une réunion de prospective le 8 juin.

Les propositions de communication doivent être envoyées aux adresses annabelle.gallin@univ-amu.frangelos.dalachanis@efa.gr

Elles comporteront les éléments suivants :

  • titre et résumé de la communication (maximum 3000 signes)
  • CV avec une liste des travaux et publications
  • les coordonnées complètes (adresse mail, adresse postale, numéro de téléphone).

Langue des communications : français ou anglais. Connaissance du français requise.

Les frais de déplacements et d’hébergement seront couverts par le LabexMed et les repas par l’École française d’Athènes.

Comité scientifique : Tassos Anastassiadis (EFA), Angelos Dalachanis (EFA), Cyril Isnard (IDEMEC), Brigitte Marin (TELEMMe – LabexMed), Pierre Pinchon (TELEMMe), Mercedes Volait (InVisu).

Comité d’organisation : Angelos Dalachanis (EFA), Annabelle Gallin (LabexMed), Carlotta Tavormina (LabexMed).

Workshop: “Musées et droits culturels”, Rennes, Les Champs Libres – Musée de Bretagne et ICOM France, 8 février 2019

Journée d’étude 

“Musées et droits culturels”
vendredi 8 février 2019 

9h – 17h

 

À Rennes 

 

 
En savoir plus
 
Un enjeu de réflexion pour le secteur muséal français

Vendredi 8 février 2019, organisation d’une journée d’étude autour du thème “Musées et droits culturels” aux Champs Libres à Rennes.

Les droits culturels permettent de questionner l’écosystème muséal, depuis le processus d’acquisition jusqu’à la gouvernance en passant par l’implication des publics.

Cette journée d’étude proposera des clés de lecture théorique pour comprendre cette notion, tout en permettant à chacun d’échanger sur ses pratiques. Elle se terminera avec la relecture du code de déontologie d’ICOM à l’aune des droits culturels.

Intervenants :

Isabelle Anatole-Gabriel, cheffe de l’unité Europe et Amérique du Nord au Centre du Patrimoine mondial de l’Unesco

Johannes Beltz, directeur adjoint du musée Rietberg (Zurich) et membre d’ETHCOM (Comité permanent d’ICOM sur la déontologie)

Léna Boisard, chargée de mission – recherche sur les droits culturels (doctorante CIFRE Région Bretagne)

Xavier de la Selle, directeur des musées de Gadagne (Lyon)

Simon Gauchet, artiste, école parallèle imaginaire (Rennes)

Patrice Meyer-Bisch, philosophe, président de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels

Marie Pottecher, conservatrice du patrimoine et directrice du Musée Alsacien (Strasbourg)

Mathilde Schneider, directrice des musées Beauvoisine / Musée des Antiquités et Muséum d’histoire naturelle (Rouen)

Entrée libre sur inscription

 

Workshop: INP 2019 “L’excellence et la richesse du métier de restaurateur du patrimoine”, séance 1, Paris, 28 janvier 2019

En 2019, l’Institut national du patrimoine inaugure un nouveau cycle de conférences consacrées à l’excellence et la richesse du métier de restaurateur du patrimoine.

Confrontés à de nouveaux enjeux patrimoniaux, les restaurateurs développent des compétences spécifiques pour pouvoir y répondre. Les conférences mettront en lumière les savoir-faire des restaurateurs et les nombreuses connaissances auxquelles leur métier fait appel. A la fois chercheur, scientifique, enquêteur et même ingénieur, le restaurateur du patrimoine ne se contente pas de restaurer. Il participe à la recherche sur les œuvres aux côtés des scientifiques et des conservateurs et permet de reconstituer l’histoire d’un objet grâce aux recherches qu’il réalise et aux hypothèses qu’il émet. Il enrichit les connaissances sur les matériaux et élabore des stratégies et des protocoles pour assurer la conservation et la restauration des patrimoines, dans toutes leurs diversités.

Pour illustrer ces thématiques un restaurateur du patrimoine présentera au public, une fois par mois, un projet particulièrement marquant qu’il aura mené.

La séance du lundi 28 janvier aura lieu de 18 h 15 à 19 h 30

Auditorium de la galerie Colbert

2 rue Vivienne, 75002 Paris.

Programme en pièce jointe

Inscription sur le site Internet de l’INP.

La séance « Restaurer le patrimoine horloger, construire sa spécialité», sera animée par Ryma Hatahet, restauratrice du patrimoine et horlogère – Arts du Métal et Horlogerie.

Restauratrice du patrimoine diplômée en 2013 dans la spécialité « Métal » (INP, département des restaurateurs), Ryma Hatahet a rapidement eut l’idée de développer une spécialité supplémentaire pour compléter ses compétences. Elle part d’une observation simple : l’intérêt grandissant des institutions muséales pour la préservation, la gestion, la restauration et la valorisation du patrimoine technique et mécanique – notamment celui en mouvement – qu’il soit historique ou contemporain. Son propre intérêt pour les objets fonctionnels et en mouvement la pousse à consacrer son année de mémoire sur l’étude et la restauration d’un projecteur double Gaumont. Elle saisit alors que pour une compréhension entière des enjeux de conservation liés à la mécanique en mouvement (ou même statique) et son application professionnelle dans le domaine de la conservation-restauration implique de développer des savoirs spécifiques. Des savoirs qui peuvent se conjuguer, entre autres, avec les acquis du restaurateur spécialisé en objets métalliques et possédant des bases en mécanique. Elle a donc choisi de se former en horlogerie. Cet art mécanique va lui ouvrir un champ d’exercice inattendu mais également des sujets de réflexion qui vont remettre en question ses habitudes de jeune restauratrice.

La présentation évoquera son parcours de formation et présentera l’état de ses réflexions concernant la vie professionnelle du restaurateur du patrimoine spécialisé en horlogerie au travers d’exemples concrets de projets de conservation-restauration menés récemment.

Retrouvez le programme des manifestations scientifiques de l’Inp sur son site : http://www.inp.fr/Recherche-colloques-et-editions/Manifestations-scientifiques/Programmation-2019

Job: “Plateformes contributives culturelles et sociétés savantes”, Université Paris-Nanterre/CTHS, 2019

Stage “Plateformes contributives culturelles et sociétés savantes”


Ces dernières années, les institutions culturelles ont porté un intérêt croissant à la création de démarches participatives et au rôle qu’y pourrait jouer le numérique. Leur préoccupation est non seulement de mieux comprendre ces phénomènes de construction collaborative des savoirs, mais aussi d’orienter l’énergie et l’enthousiasme des amateurs vers l’enceinte des musées, archives, bibliothèques, théâtres, etc. Le Projet Wikipatrimoine, financé par le Labex Les passés dans le présent, la COMUE Université Paris Lumières et la direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture (DPRPS), vise à étudier et à encourager les nouvelles initiatives contributives pour la création, documentation et valorisation collaboratives du patrimoine culturel. Ces initiatives peuvent s’appuyer sur des plateformes ad hoc (crowdsoucing, wiki, forum, folksonomies, etc.), sur des pages ou comptes de médias sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, etc.) ou sur d’autres types d’initiatives. Dans ce cadre, les sociétés savantes peuvent jouer un rôle fondamental. Depuis des siècles, elles contribuent à la construction des savoirs historiques et culturels autour d’objets patrimoniaux. Depuis le 1834, le Comité des travaux historiques et scientifiques, institution rattachée à l’École nationale des chartes, est à la tête d’un réseau composé de plus de 3 000 sociétés savantes avec lesquelles il échange à l’occasion de son Congrès annuel ou dans le cadre de projets de recherche numériques, collaboratifs et ambitieux. Il fédère des scientifiques membres de prestigieuses institutions, des érudits locaux, de jeunes chercheurs et joue ainsi un rôle fondamental dans la construction et la transmission des savoirs.

Niveau : Master 2

Durée : 3-4 mois (possibilité de stage alterné)

Lieu : INHA et Université Paris Nanterre

Début de stage : février/mars 2019 (négociable)

Encadrement :
Marta Severo, MCF HDR, Université Paris Nanterre
Christophe Marion, Délégué général du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)

En savoir plus :

http://wikipatrimoine.parisnanterre.fr/?p=215

Publication: Fabrique du tourisme et expériences patrimoniales au Maghreb, XIX-XXIe siècles, CJB

FABRIQUE DU TOURISME ET EXPÉRIENCES PATRIMONIALES AU MAGHREB, XIXE-XXIE SIÈCLES

Rabbat, Centre Jacques-Berque, Collection Description du Maghreb, 2018.
Publication en open access sur le site du CJB 

Ce livre propose de faire un double pari qui permet de renouveler les perspectives classiques sur le tourisme et le patrimoine au Maghreb et en Méditerranée : d’une part, considérer le tourisme dans les anciennes colonies françaises nord-africaines et au-delà comme une des déclinaisons de la « situation coloniale » décrite par Georges Balandier et en décrire les implications politiques ; d’autre part, réévaluer les conséquences de la naissance et du développement concomittants des pratiques touristiques et de l’institution du patrimoine culturel autour de la Méditerranée, qui sont souvent pensées comme des champs séparés.

Fruits de rencontres et de collaborations internationales nouées au début des années 2000, les travaux réunis ici dessinent le paysage complexe, à la fois politique, idéologique et imaginaire, dans lequel une multiplicité d’acteurs, de représentations concurrentes du passé et de stratégies économiques ont continuellement forgé des usages du patrimoine et des politiques touristiques, depuis la période précoloniale jusqu’au moment des contestations des « printemps arabes ». Ces dynamiques ont eu, et ont encore, une influence déterminante sur la structuration des sociétés locales et les circulations internationales.

Pour saisir cette complexité, plusieurs perspectives disciplinaires – histoire, histoire de l’art, anthropologie – se sont associées autour d’une même ambition. Par la description fine de leurs usages et de leurs représentations des espaces, des biens et des cultures, il s’agit d’analyser comment des pouvoirs institués, des individus impliqués, des visiteurs curieux pouvaient parcourir des lieux et produire des narrations du passé. Il fallait pour cela croiser les points de vue de ces voyageurs que les sources nomment parfois touristes avec ceux des acteurs patrimoniaux qui voulaient, et veulent encore, construire le champ culturel du Maghreb.

Loin de se vouloir exhaustif, le présent volume offre des perspectives de réflexion dans trois domaines : patrimonialisation et mise en tourisme du passé antique dans la Tunisie coloniale, production de l’architecture touristique maghrébine et ses liens avec le patrimoine vernaculaire, usages culturels et touristiques des biens et des pratiques religieuses.

Job: Etude ethnographique sur les nocturnes du Musée du Louvre

Le musée du Louvre recherche un chercheur ou une chercheuse en sciences sociales afin de réaliser un terrain ethnographique portant sur un nouveau dispositif mis en place au musée : la nocturne gratuite du samedi, chaque premier samedi du mois de 18h à 21h45.

Cette nouvelle nocturne mensuelle du samedi soir (deux autres nocturnes, hebdomadaires, sont proposées au public les mercredis et les vendredis) s’inscrit dans une démarche d’élargissement et de démocratisation culturelle. Elle vise à toucher de nouveaux visiteurs, en particulier un public de proximité (francilien), de familles et de jeunes adultes et a pour vocation d’encourager la découverte des œuvres et du Palais du Louvre à travers différents dispositifs de médiation (concerts, lectures contées, visites à la lampe torche, etc.).

L’ensemble du public a accès gratuitement aux collections permanentes du Louvre (ailes Denon et Sully), l’offre de médiation, déployée dans l’aile Richelieu, étant accessible uniquement sur réservation préalable, à partir du compte Facebook du musée du Louvre.

Afin d’évaluer les appropriations de cette nouvelle offre et d’en proposer des pistes d’amélioration, le musée du Louvre conduit une étude qui a pour objectifs :

–          D’évaluer les usages des offres de médiations, les appropriations du musée et l’élargissement géographique et social du public

–          D’analyser et observer les comportements de visite

–          D’étudier la perception de la mesure et les opinions du public

Le protocole envisagé comporte deux volets complémentaires : un volet qualitatif, concerné par cet appel à candidatures, et un volet quantitatif, réalisé par le musée du Louvre. Le chercheur ou la chercheuse sera amené(e) à collaborer étroitement avec les équipes de l’unité des études et des recherches socio-économiques du musée du Louvre pour le volet qualitatif.

Missions :

Le chercheur ou la chercheuse devra réaliser des observations et des entretiens sur l’ensemble des nocturnes du samedi à partir de mars 2019 (soit 10 nocturnes de mars à décembre 2019)

–          Aux ailes Denon et Sully, afin d’observer, en complément de données quantitatives collectées par le musée, les usages et comportements du public

–          A l’aile Richelieu, de façon plus approfondie, pour appréhender les usages et la réception des nouvelles activités conçues spécialement pour ces nocturnes.

Le travail d’enquête sera réalisé conjointement avec les chargés d’études socio-économiques du musée du Louvre, avec lesquels des mises à plats et des réunions seront organisées de façon régulière tout au long de l’année 2019.

 

Livrable :

Un rapport de synthèse (30-40 pages) sous format Word.

Conditions :

–          Disponibilité impérative tous les premiers samedis du mois, en nocturne, de mars à décembre 2019

–          Doctorat ou Master 2 en sciences sociales

–          Appétence pour la sociologie de la culture et des pratiques culturelles

–          Aptitude à travailler en équipe

–          Expérience avérée en matière de réalisation de terrains ethnographiques (observations et entretiens)

–          Maîtrise de l’anglais oral dans un contexte professionnel, certains entretiens pouvant être conduits auprès de visiteurs n’étant pas de langue maternelle française.

Conditions de rémunération :

Statut d’autoentrepreneur ou appartenance à une structure permettant la rémunération (association, société de portage salarial, entreprise).

Pour postuler :

Adresser, par courriel, aux adresses mentionnées ci-dessous avant le lundi 28 janvier 10h

–          un curriculum vitae détaillé ;

–          une note d’une ou deux pages présentant la démarche méthodologique pressentie.

Contacts et renseignements concernant la mission :

morgane.mabille@louvre.fr et romain.loubie@louvre.fr

Morgane Mabille

Unité des recherches socio-économiques

Centre Dominique-Vivant Denon

Direction de la recherche et des collections

Musée du Louvre

01 40 20 58 05

Seminar: Remaniements des musées d’ethnographie, 14.01, 15h-18h, 29 rue d’Ulm Paris

 Troisième séance du séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” (EHESS – ENS), le 14 janvier 2019, entre 15 et 18h, au 29 rue d’Ulm, bâtiment Jaurès, salle 236.

Cette séance a pour thème “Remaniements des musées d’ethnographie, les cas de Hambourg et de Genève” et consistera en deux interventions :
– Barbara Plankensteiner, Museum für Völkerkunde in Hamburg: How to Reconfigure an Ethnographic Museum in Turbulent Times? 
– et Boris Wastiau, Musée d’ethnographie de Genève: Religions, science et politique : Le MEG (Genève) face à l’héritage colonial. 

Le séminaire sera introduit par les organisatrices de la séance: Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis).

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://www.facebook.com/events/325331868073795/

Au plaisir de vous y retrouver,
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald

Seminar: “Le patrimoine comme réparation”, Paris, INP/LAHIC/EHESS/Ecole du Louvre, 2019

Le patrimoine comme réparation

Séminaire commun INP / Lahic/  Ehess avec la participation de l’Ecole du Louvre, coordonné par Claudie Voisenat

Institut National du Patrimoine – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

Inscription obligatoire : manifestations.scientifiques@inp.fr

                                                                                             

 Restitutions, reconnaissances, réappropriations… Ces notions complexes et parfois polémiques se retrouvent aujourd’hui de plus en plus fréquemment au cœur des débats mais aussi des pratiques patrimoniales. L’opération d’incarnation de l’histoire et de la communauté nationale dans les monuments de la nation, mise en place au XIXe siècle, a connu un succès qui l’a portée bien au-delà de ses limites. Les critères classiques de la valeur patrimoniale, ancienneté, authenticité ou exceptionnalité ont aujourd’hui tendance à s’effacer au profit de ce que l’on appelle la valeur sociale du patrimoine qui n’est pas dans l’élément lui-même mais dans les pratiques communautaires dont il est le support. On est ainsi progressivement passé du monument historique et national au patrimoine culturel et mondial, au point que culture, patrimoine et communautés semblent désormais consubstantiels. En corollaire de cette évolution, le patrimoine est devenu un des lieux où travaille la critique post-coloniale, et pèse aujourd’hui sur lui tout à la fois une forme de reconnaissance des préjudices de l’histoire et la responsabilité d’en proposer des formes de réparation, qui pour être symboliques n’en sont pas moins efficaces. C’est à l’émergence de ces préoccupations et à leurs dimensions culturelles et politiques que seront consacrées les deux séances du séminaire de cette année. 

Séance du 18 janvier : Réparations / Restitutions

Salle Mérimée

10h-12h

– Claudie Voisenat (IIAC, MC)

Introduction. Entre réparation et domination. De quoi le patrimoine est-il l’expression ?

 – Irène Bellier (IIAC, CNRS)

Le patrimoine, un outil pour les peuples autochtones ?

14h-17h

– Stefania Capone (CéSor, CNRS)

La campagne “Rendez-nous nos objets sacrés” pour la restitution des objets de « magie noire » du musée de la police de Rio de Janeiro.

– Jessica De Largy Healy (LESC, CNRS)

L’anthropologie australianiste au prisme des restitutions : nouvelles pratiques en terrain yolngu (Terre d’Arnhem).

Séance du 11 février : Appropriations / Réappropriations

Salle Champollion

10h-12h

– Franck Mermier (IRIS, CNRS) et Anne Krebs (Musée du Louvre)

Le Louvre Abou Dhabi et les appropriations de l’universel.

13h-17h

De la réserve muséale au tukusipan wayana : restitution collaborative, réappropriation médiée et appropriation numérique – l’expérience SAWA (Savoirs autochtones des Wayana-Apalaï de Guyane).

Avec la participation de : Mataliwa Kuliyaman (membre wayana, porteur du projet), Renaud Brizard (ethnomusicologue, traitement des fonds sonores), Eliane Camargo (ethnolinguiste, spécialiste du wayana), Philippe Erikson (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, Université Paris Nanterre), Ghislaine Glasson-Deschaumes (responsable du Labex Les passés dans le présent), Vincent Hirtzel (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, CNRS), Veronica Holguin (graphiste, Miloeil), Thomas Mouzard (anthropologue, Ministère de la Culture) , Fabienne de Pierrebourg (Responsable de collection – Amérique, musée du quai Branly – Jacques Chirac, coresponsable du projet), Sara Tandar (responsable des humanités numériques Maison Archéologie et Ethnologie), Valentina Vapnarsky (ethnolinguiste, CNRS,  responsable du projet).

Séance commune avec le séminaire « Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité en France » de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/1990/