CFP: journée d’étude doctorale « Instituer le patrimoine : enjeux et limites » (Dijon, Université de Bourgogne, 24 janvier 2019)

Journée d’étude doctorale prévue à l’université de Bourgogne (Dijon)

jeudi 24 janvier 2019, 14h-00-18h00,

“Instituer le patrimoine : enjeux et limites”

org.: Katherine Landais et Anissa Mami, dans le cadre des “Transversales” du Centre Georges-Chevrier.

Texte de l’appel et modalités de candidature : http://blog.apahau.org/appel-a-communication-instituer-le-patrimoine-enjeux-et-limites-dijon-universite-de-bourgogne-24-janvier-2019/

Date limite de proposition (titre de l’intervention + résumé d’une quinzaine de lignes) : 22 octobre 2018Pour l’envoi des propositions de communication ou pour toute demande de renseignements : kat.landais@yahoo.fr et  nissa_m@live.com

Les communications retenues donneront lieu à une publication dans la revue électronique “Transversales”.

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Seminar: Séminaire CHCSC 2018-2019 “Patrimoines et patrimonialisation”

Séminaire 2018-2019 Patrimoines et patrimonialisation. Les inventions du capital historique, XIXe-XXIe siècle

organisé par la MSH Paris-Saclay et le Comité d’histoire du ministère de la Culture,

Toutes les séances se tiennent au ministère de la Culture, site des Bons-Enfants (salle Rameau), 182 rue Saint-Honoré, Paris 1er.

Séminaire CHCSC Patrimoines et patrimonialisation 2018-2019

Entrée libre sous réserve d’inscription préalable (au moins 48 h à l’avance) à l’adresse :

https://framaforms.org/seminaire-patrimoines-et-patrimonialisation-les-inventions-ducapital-historique-xix-xxie-siecles

Workshop: 7e colloque international du CFPCI : “Le patrimoine culturel immatériel est-il naturel et environnemental ?”, Vitré, 9-10 octobre 2018

7e colloque international de l’ethnopôle Centre français du patrimoine culturel immatériel / Maison des Cultures du Monde, sur le thème Le patrimoine culturel immatériel est-il naturel et environnemental ?”

dans le cadre du 22e festival de l’Imaginaire

mardi 9 et mercredi 10 octobre 2018 à Vitré, Centre culturel Jacques-Duhamel (auditorium Mozart).

La manifestation est organisé avec le soutien du ministère de la Culture/direction générale des Patrimoines et de la Ville de Vitré, en collaboration avec le Centre Georges-Chevrier de l’université de Bourgogne.

Programme : Programme_2018_PCI_Environnement

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Workshop: “Quels nouveaux défis pour la valorisation du patrimoine scientifique, technique et industriel ? », Aubervilliers, 15 novembre 2018

Journée d’étude sur les patrimoines scientifiques, techniques et industriels
“Quels nouveaux défis pour la valorisation du patrimoine scientifique, technique et industriel ? »,
15 novembre 2018 sur le site d’Aubervilliers de l’Institut national du Patrimoine (Manufacture des allumettes).Dans le cadre de l’année européenne du patrimoine culturel, cette journée organisée par le ministère de la Culture et l’Office de coopération et d’information muséales (OCIM), a pour objectif de valoriser le patrimoine scientifique, technique et industriel, autour de quatre défis :

– Développer l’attractivité du patrimoine scientifique, technique et industriel : quels rôles pour les acteurs ?

– Tourisme et impact sur le développement des territoires.

– Mémoire du travail et patrimoine scientifique, technique et industriel.

– Enjeux de société et patrimoine scientifique, technique et industriel.

Entrée libre, sur inscription préalable obligatoire : https://ocim.fr/formation/quels-nouveaux-defis-pour-la-valorisation-du-patrimoine-scientifique-technique-et-industriel/

CFP: “Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)” Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Appel à communications

Logiques de l’inventaire : classer des archives, des livres, des objets (Moyen Âge- XIXe siècle)

Université de Genève, 3-4-5 octobre 2019

Les historien-ne-s ont récemment produit des analyses fécondes et renouvelées sur les archives, les livres et les objets et leurs modes de conservation à travers le temps. Néanmoins, si l’on excepte le cas particulier des catalogues de bibliothèque, ce nouvel intérêt a rarement pris en compte l’inventaire comme un objet de recherche spécifique. Sans être vus, comme c’était le cas autrefois, comme un simple moyen pour retracer l’histoire des objets qui y sont répertoriés, les inventaires et leurs logiques restent encore largement à explorer au prisme des renouveaux de l’histoire des pratiques de l’écrit et de l’histoire des savoirs.
Ce colloque s’intéressera ainsi de façon non restrictive aux pratiques et aux gestes de mises en ordre qui donnent lieu à un document, que celui-ci soit un inventaire, un répertoire, un catalogue, un index (indice), etc. Les inventaires sont établis et utilisés dans des contextes particuliers. Ils proposent une mise en forme, une structuration, un classement d’archives, de livres ou d’objets, qui ne sont pas toujours explicites, mais qui méritent d’être considérés comme des pratiques innovantes et créatives. Inventorier révèle en effet des façons de voir ou de penser les institutions et parfois même le monde. De telles mises en ordre sont le fruit de logiques internes et de rationalités spécifiques aux acteurs, à la période et aux contextes dans lesquels elles apparaissent.
Au fil des siècles, est-ce que l’organisation des données change, est-ce que de nouvelles façons d’inventorier apparaissent ? Quelles sont les circonstances qui décident de l’établissement et des changements apportés à l’inventaire ou de sa refonte complète ? Les nécessités de gérer le volume, la quantité ou la diversité des écrits ou objets à classer sont-elles les seuls moteurs d’innovation ou les circulations, les mutations des types de données ou des objets appellent-elles la création d’instruments particuliers ? Le catalogue de bibliothèque, l’inventaire d’archives privées ou institutionnelles, les catalogues de musée ou de collections privées procèdent-ils de la même rationalité ou répondent-ils à des architectures mentales et à des objectifs différents ? Peut-on détecter des façons de répertorier qui seraient spécifiques à certaines données ou à certains objets ou encore à certaines époques et à certains contextes sociaux ? Quels sont les liens internes qui sont dressés entre les éléments qui en sont l’objet ? L’inventaire renvoie-t-il à des références qui lui sont extérieures : le lieu et les espaces de conservation des objets, des référents spatiaux relatifs aux archives, aux livres ou aux objets concernés, des éléments historiques concernant ces mêmes objets, des renvois à d’autres inventaires, des liens sociaux engageant les objets ? Quelles sont les logiques intellectuelles qui se laissent lire : listes, liens rhizomiques, arborescents, géographiques, etc. Quels types de rationalité sont visibles derrière ces « métadonnées » ? Pourquoi certains inventaires ou types d’inventaires semblent immuables et perdurent au fil du temps alors que d’autres apparaissent ou disparaissent ? Si les démarches de classement témoignent d’un ordre, qu’il soit alphabétique, thématique, chronologique, spatial, elles ne se réduisent pas à cette seule fonction de miroir. En effet, le geste d’inventorier produit un ou des effets sur ses utilisateurs, lecteurs ou encore créateurs. Dans quelle mesure la constitution d’un outil qui ordonne intellectuellement le monde, peut-il produire un effet pratique sur celui-ci ? Le geste d’inventorier produit-il des conséquences sur la gestion, l’utilisation la représentation les objets, les archives, les livres eux-mêmes ? Parallèlement à ce dont témoignent les inventaires, les organisatrices de ce colloque invitent les participant-e-s à une réflexion critique, à une lecture « en creux » des pratiques de mises en ordre. On pourra aussi s’interroger sur les données et les objets qui ne sont pas cataloguées alors qu’ils appartiennent à un même ensemble, à une même collection ou patrimoine. Il conviendra également de s’interroger sur la question de l’analyse de la matérialité des inventaires qui dévoile des contraintes contextuelles, des usages spécifiques voire des modes de raisonnement particulier des acteurs qui les produits ou les utilisent. Comment évolue cette matérialité des inventaires au fil de leur usage, lorsqu’il s’agit de prendre en compte des mutations internes et des évolutions des objets ou écrits qui sont répertoriés ? Que révèlent la mise en page, mais aussi les formes des inventaires (notes, registres, fiches) concernant les objectifs de ceux qui les ont réalisés et les usages qui en furent réellement faits ? L’analyse de la matérialité permet-elle de rendre compte de changements ou de la circulation des objets considérés ? Quels étaient les effets d’une forme matérielle particulière des inventaires sur les modes de conservations des écrits, des livres ou des objets répertoriés et sur ceux qui utilisaient ces outils ?

Les propositions de communications en anglais ou en français (environ ½ page, maximum une page) doivent être envoyées au plus tard le 20 décembre 2018 à : 
Françoise Briegel (Université de Genève) : francoise.briegel@unige.ch <francoise.briegel@unige.ch> et à Silvia Bertolin (Université de Genève) : silvia.bertolin@unige.ch <silvia.bertolin@unige.ch>
Fin février 2019 au plus tard, vous recevrez une réponse du comité scientifique concernant votre proposition.

Les contributions des intervenant-e-s pourront faire l’objet d’une publication.
Les frais de trajet et d’hôtel seront, dans la mesure du possible, pris en charge par les institutions organisatrices du colloque.

Organisation : Françoise Briegel (Université de Genève) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Valérie Theis (ENS, Paris)

Comité scientifique : Claire Angotti (Université de Reims, Champagne-Ardenne) Aude Argouse (University of Chile Santiago) Jean-François Bert (Université de Lausanne) Françoise Briegel (Université de Genève) Emmanuelle Chapron (Aix-Marseille Université) Maria Pia Donato (CNRS, Paris) Randolph C. Head (University of California Riverside) Olivier Poncet (École nationale des Chartes, Paris) Yann Potin (Archives nationales, Paris 13) Simon Teuscher (Universität Zürich) Valérie Theis (ENS, Paris) Filippo de Vivo (Birkbeck, University of London)

L’équipe de la Fondation des sciences du patrimoine

CFP: The Thrill of the Dark: Heritages of Fear, Fascination and Fantasy | Call for Papers

INTERNATIONAL CONFERENCE ANNOUNCEMENT – CALL FOR PAPERS
The Thrill of the Dark: Heritages of Fear, Fascination and Fantasy
25-27 April 2019
Birmingham, UK
www.thethrillofthedark.wordpress.com
CfP Deadline: 31 October 2018

Ironbridge International Institute for Cultural Heritage, University of Birmingham UK, in partnership with the Collaborative for Cultural Heritage and Management Policy, University of Illinois, USA and Department of Ethnology/Critical Heritage Studies Network, University of Stockholm, Sweden are pleased to announce the above conference.

Darkness is a complex concept. In a real and a metaphorical sense it invites contemplation and imagination of the sad, the unknown, the fearful and unwholesome desires. At the same time it is thrilling and strangely attractive, playing with deep and persistent cultural and metaphysical tensions of good and evil, right and wrong. Darkness provides space for hiding but also for exploration; it holds the potential for acceptance, forgiveness, or reconciliation for the haunted. Despite our apparent fear of the dark and the risks it hides, it nonetheless holds a powerful fascination which is evident in many aspects of popular culture.

Over recent years there has been tremendous interest in ‘dark heritage’ and associated ‘dark tourism’ but still we struggle with the powerful attraction of the darkness, the thrill it can provide, where (and if) we draw boundaries around its commodification, its representation, and the experiences we seek from it. Many forms of heritage function as a materialization of darkness and what it represents and offer ways of exploring how societies / communities deal with complex moral and emotional issues. Heritage sites and associated events / activities reflect both historical and fictional trauma and can act in illuminating and reconciliatory ways. Others hold onto their dark narratives to deliberately obscure and hide. Others still, play with, parody and test public sensibilities and capitalize on the idea of the thrill.

This conference seeks to explore the multiple relationships we have with the concept of darkness with reference to the legacies we create from it.
•       How is the thrill of darkness expressed through the widely framed notion of heritage?
•       How do we experience, negotiate, represent, commodify, valorise or censor the heritages of darkness?
•       What and where is the thrill of the darkness and how is it negotiated across cultures, generations and gender?
•       Why does the dark fascinate us so?

We invite researchers from the fullest range of disciplinary perspectives to consider these and other questions in an open-ended and thought-provoking manner. We welcome papers from colleagues working in anthropology, archaeology, architecture, business, education, English, ethnology, heritage, history, geography, languages, sociology and urban studies. Please provide a 300 word abstract of your intended paper/presentation no later than October 31st via our online submission platform: www.universityofbirmingham.submittable.com

For more information please visit the conference website: www.thethrillofthedark.wordpress.com
Or contact: heritageconference@contacts.bham.ac.uk

Job: Appel à candidatures pour un contrat post-doctoral EHESS-Mucem 2018-2019

Appel à candidatures pour un contrat post-doctoral EHESS-Mucem 2018-2019

Dans le cadre d’un partenariat entre le Mucem et l’EHESS, il est proposé le recrutement à compter du 1er novembre 2018 d’un chercheur post-doctorant pour un contrat d’une durée de 12 mois.
Le post-doctorant sera sous contrat à durée déterminée avec l’EHESS et sera rattaché à une unité de recherche de l’EHESS.
Il mènera ses travaux au sein de l’équipe de la conservation du Mucem et au sein du laboratoire de rattachement.
Veuillez trouver l’appel à candidature publié sur le site du MUCEM : http://www.mucem.org/media/4732
Contact : 
Aude FANLO, adjointe au responsable du département Recherche et Enseignement, MUCEM
Téléphone : 04 84 35 14 32 / Mobile : 06 42 26 52 92 / www.mucem.org

CFP: Colloque international “Patrimoine, philanthropie et mécénat, XIXe-XXIe siècle”, Paris, Sorbonne, 12-13 décembre 2019

Appel à communications pour le colloque international

“Patrimoine, philanthropie et mécénat, XIXe -XXIe siècle. Dons et legs en faveur de l’enseignement, de la recherche et des institutions de conservation” organisé par la Chancellerie des universités de Paris et la Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne (BIS) au Grand Salon de l’université de la Sorbonne, les 12 et 13 décembre 2019

Colloque_appel aÌ communications version juin 2018
Modalités de candidature
Les propositions de communication, sous la forme d’un résumé de 15 lignes maximum, accompagnées d’une notice bio-bibliographique succincte, sont à adresser à :
Stéphanie Méchine, service des archives du rectorat de Paris : ce.archives@ac-paris.fr
avant le 15 décembre 2018

CFP: Atelier doctoral “Le musée comme terrain”, Paris (EHESS/ENS) DL: 7.10

En 2018-2019, un atelier doctoral portant sur *Le musée comme terrain stratifications des héritages coloniaux*, sera proposé en lien avec le séminaire *EHESS-ENS Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée*, afin de saisir de façon concrète la nature des collections dans leur dimension matérielle.

En travaillant avec la notion de biographie des objets et des collections, on interrogera le musée sur ce qu’il peut nous apprendre de « la vie sociale » des ensembles collectés en contexte colonial entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. Cette recherche visera à appréhender, dans leurs complexités et leurs contradictions, des fonds qui constituent les traces matérielles des héritages coloniaux dans différents musées français et allemands. Chaque séance se déroulera dans une institution différente, musée ou archive, et la recherche sera organisée en collaboration avec un-e conservateur/trice du musée, un-e commissaire d’exposition, un(e) artiste ou un(e) archiviste. En s’invitant dans les coulisses de l’institution, il s’agit d’observer les différentes pratiques des professionnels du musée (classement, restauration, présentation), d’analyser en somme les processus de patrimonialisation des objets. En effet, l’anthropologie du musée vise à démêler et à transmettre les multiples épistémès qu’il recouvre et au sein desquels les objets prennent sens. Les visites organisées dans les musées donneront lieu à des études de cas approfondies qui permettront de valider l’atelier.

L’atelier s’inscrit dans l’axe « Anthropologie des héritages coloniaux » du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions et projets sont associées à l’atelier: le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’Ecole normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), la Technishe Universität de Berlin, l’Université Paris Lumières pour le projet *Glissements de terrain. Les collections mus**éales réinvesti**es par le champ de l**’art contemporain *(2017-2018) et l’Ecole des Chartes.

Il débutera le 20 novembre 2018 avec un atelier de travail dans les archives photographiques du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac et sera ouvert à un nombre limité de doctorant.e.s.

*Les doctorant.e.s intéressé.e.s doivent envoyer une courte présentation de leur recherche doctorale (max. 3 pages) et un CV, avant le 7 octobre, via email : **reecrirelepasse@gmail.com* <reecrirelepasse@gmail.com>* et * *heritage.doctoralschool@gmail.com* <heritage.doctoralschool@gmail.com>

Page facebook de l’atelier: https://www.facebook.com/events/903448683179624/

*Equipe de l’atelier:*
Felicity Bodenstein, postdoctorante Technische Universität, Berlin
Benoît de L’Estoile, directeur de recherche au CNRS, professeur à l’ENS
Damiana Otoiu, maître de conférences à l’Université de Bucarest
Dominique Poulot, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Laurella Rincon, conservatrice du patrimoine au ministère de la
Culture/École normale supérieure
Anna Seiderer, maître de conférences à l’Université Paris 8
Vincennes-Saint-Denis
Nathan Schlanger, professeur à l’École nationale des Chartes
Margareta Von Oswald, doctorante à l’EHESS

*Damiana Otoiu*

*Political Science Department*

*University of Bucharest*
8, Spiru Haret Street
010175, Bucharest 1
E-mail: damiana.otoiu@fspub.unibuc.ro
http://prof.unibuc.ro/damiana-otoiu/
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/1729//
https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/2435/

CFP: (Français suit) Edited book on Sensorial collections. Research-Museum-Art

Sensorial collections Research-Museum-Art

Call for contributions

The idea of this book is to consider the ways in which sensory experiences can be captured and reproduced by ethnographers, curators, artists and collectors, or, more broadly, all those involved in modes of transcribing the world. It is a matter of illustrating how these diverse practitioners collect senses.

The senses have occupied a growing place within the social sciences and humanities since the 2000s. In France, this trajectory was opened up with the history of smells proposed by Alain Corbin from 1982 onwards. Yet, a consideration of the senses as a means to connect with the material environment has long been limited, relegated to the backstage in works exploring taste, as inspired by the sociology of social distinction of Pierre Bourdieu (1979), or masked by the perceptible which assumes their transformation by different imaginaries (Sansot 1985). Anthropological contributions to the study of the sensory, be it taste, sound, light, shape or touch, took a considerable step forward at around about this time, notably in Anglophone literature, helping to make the sensory a subject of research in its own right (Howes 1987; 1991) and a methodological imperative (Pink 2009).

In this way, a study of the senses enables us not only to have access to contextual atmospheres and human representations but also to the motivations of action. The range of perspectives in this field are multiple, be it phenomenologically-inspired approaches, interrogating perception itself (Ingold 2000); those that take a pragmatic stance, attempting to get a close as possible to the lived experience (Hennion 2004); those that follow a more Spinozian line, with human action is understood as emotional reaction (Laplantine 2005); or more cognitive approaches (Candau 2000).Thus, sensory experiences, and equally, emotions, perceptions and sensitivities – of both the observed and the observer – have secured a firm place within the analyses of social sciences and humanities (Gélard 2016; 2017).

However, in this context of the renewal of research fields, there has been little questioning of the ways in which sensorial experiences and phenomena are collected. Barbara Kirshenblatt- Gimblett has underlined the difficulty of “showing invisible sensorial experiences” (1999) that seem to end up unavoidably with the use of visual forms to translate taste, smell and feeling. But how do we collect the senses? Which forms are used to archive sensory data? What is the impact of the uses and values of the sensorial on the collections? Does the domination of the visual over touch (Krueger 1982) call for the collection of other senses in order to maintain an intangible sensorial experience?

If a society and a culture can be understood through their way of making sense of sensorial experiences and the place that these give to the manifestations of feelings, capturing these is by no means self-evident. Involving the perceptions of the researcher and their emotions, it is an approach that seems to contradict the requirement of objectivity on which the sciences are based. Their eventual analysis is confronted by their intangibility and the passage through the filter of subjectivity. It is an approach which therefore raises major epistemological and methodological questions for the social sciences.

Transcending the social sciences, the collection of the senses also questions the arts. Of course, we are thinking here of olfactory theatre (Jaquet 2015), of eat-art, or indeed of sound art, all of which require an upfront selection of sensorial artefacts.

Yet, more generally, whether they be interactive, immersive and/or scenic, all experiential devises raise questions about the heritagisation of the sensorial to the extent to which they are not aiming the singular confrontation of a spectator with the sensitive material, but rather their coproduction and collaboration (Borillon and Sauvageot 1996). In such a way, these practices interrogate not only how the senses are captured and recorded in order to be exhibited, but also how sensory creations can themselves be inventoried and archived.

Finally, the very places that serve to conserve sensorial artefacts provoke questions about collection practices, be these collections or archives, private or public. In relation to other institutions, museums find themselves particularly sharply challenged when it comes to the sensorial. While the visual and the material have long had their place within the museum sector, other perceptive registers seem less compatible with heritage (Miguet 1998). Objects, handwritten notes and photographs from the field are often accompanied by interviews, music and background sound, yet other sensorial data could be included.

This call is for classic book chapters but, given the subject matter, proposals for sound documents or annotated photographs will also be considered, subject to these documents being free from copyright.

Three main axes structure this book in order to circumscribe the challenges of sensorial collections. The first is concerned with the processes associated with sensorial collections undertaken as part of a critical reading of the world and of the society. The second focuses on the tools and materials of these collections and the way in which these inflect scientific and artistic practices. The third interrogates the conditions and premises of their conservation, or indeed, their heritagisation.

Reference cited

Borillo Mario et Sauvageot Anne, 1996, Les cinq sens de la création : art, technologie et

sensorialité, Seyssel : Champ Vallon.

Candau Joël, 2000, Mémoire et expériences olfactives, Paris : PUF.

Corbin Alain, 1982, Le Miasme et la Jonquille. L’odorat et l’imaginaire social, XVIIIe-XIXe siècles, Paris : Flammarion, coll. « Champs ».

Eidelman Jacqueline (dir.), 2017, Inventer des musées pour demain, Rapport de la mission musées XXIe siècles, Paris : La documentation Française.

Gélard Marie-Luce, 2017, Les sens en mots. Entretiens avec Joël Candau, Alain Corbin, David Howes, François Laplantine, David Le Breton et Georges Vigarello,Paris, Pétra, Collection « Univers sensoriels et sciences sociales », Paris : Pétra.

—, 2016 « Contemporary French Sensory Ethnography », The Senses & Society (11/3) : 247-250.

Hennion Antoine, 2003, « Une pragmatique de la musique : expériences d’écoute. Petit retour en

arrière sur le séminaire “Aimer la musique” », MEI, p.31-43.

Howes David, 1987, « Olfaction and transition: An essay on the ritual uses of smell », Canadian Review of Sociology and Anthropology, 24(3), 398-416.

— (ed.) 1991, The Varieties of Sensory Experience : A Sourcebook in the Anthropology of the Senses, Toronto : University of Toronto Press.

Ingold Tim, 2000, The perception of the environment : essays on livelihood, dwelling and skill, London: Routledge.

Jaquet Chantal (dir.), 2015, L’art olfactif contemporain, Paris : Garnier.

Kirshenblatt-Gimblett Barbara, 1999, “Playing to the Senses: Food as a Performance Medium”,

Performance Research, 4, 1, pp. 1-30.

Krueger Lester, 1982, « Tactual perception in historical perspective: David Katz’s world of touch », W. Schiff and E. Foulke (dir.), Tactual Perception, a Sourcebook, Cambridge University Press, New York, pp. 1-54.

Laplantine François, 2005, Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale, Paris, Téraèdre.

Miguet Danièle, 1998, « Autour de la sensorialité dans les musées », Publics et Musées, n°13, « Public, nouvelles technologies, musées », (sous la direction de Roxane Bernier et Bernadette Goldstein), pp. 177-182.

Pink Sarah, 2009, Doing sensory ethnography, Sage Publications, Inc., United States

Sansot Pierre, 1985, La France sensible, Paris : Champ Vallon.

 

Submission criteria and timeline

Abstracts in French or English of approximately 2,500 characters, accompanied by an indicative bibliography and a brief CV should be sent as a “.doc” file by the 6 November 2018 to the following addresses:

 

mlgelard@yahoo.fr and marie-luce.gelard@parisdescartes.fr

 

This should outline the questions raised in the chapter, the materials used and the collection

methods for these materials.

Any artistic or museum experience related to the theme of sensorial collection could also be

highlighted.

Authors will be informed in December 2018 whether their proposal has been accepted.

Authors whose projects have been chosen should then send the completed article (in French or English), or the work of art or sound or image file before the 1 April 2019.

The articles and files will undergo a process of peer review and, following any demands for

corrections, final versions of the selected chapters should be submitted by the 1 July 2019.

 

Editorial committee:

Véronique Dassié (IDEMEC-CNRS-AMU)

Aude Fanlo (Mucem)

Marie-Luce Gélard (Université Paris-Descartes/IUF-Canthel)

Cyril Isnart (IDEMEC-CNRS-AMU)

Florent Molle (Mucem)

 

 

Collectes sensorielles :

Recherche-Musée-Art

Appel à contributions

L’idée de cet ouvrage est d’envisager la manière dont les expériences sensorielles peuvent être captées et restituées par les ethnographes, conservateurs, artistes ou collectionneurs, et plus largement tous ceux qui en font une modalité de transcription du monde. Il s’agit de montrer comment tous ces praticiens collectent les sens.

Les sens occupent depuis les années 2000 une place croissante dans les sciences humaines. En France, la voie a été ouverte par l’histoire des odeurs, proposée par Alain Corbin dès 1982. Mais leur prise en compte en tant que faculté d’entrer en relation avec l’environnement matériel est longtemps restée confidentielle, reléguée à l’arrière-plan des travaux sur le goût, inspirés par la sociologie de la distinction sociale ouverte par Pierre Bourdieu (1979), ou masquée par le sensible qui suppose leur déformation par des imaginaires (Sansot 1985). La portée anthropologique du sensoriel, qu’il soit saveur, odeur, son, lumière, forme, ou contact physique par le toucher, a toutefois connu à la même période un développement notable dans les recherches anglo-saxonnes, contribuant à en faire un objet de recherche à part entière (Howes 1987 et 1991) et un impératif méthodologique (Pink 2009).

L’analyse des sens permet ainsi d’accéder non seulement à des contextes d’ambiance et aux représentations humaines mais aussi aux ressorts de l’action. Les perspectives offertes sont multiples, que ce soit au nom d’approches d’inspiration phénoménologique, qui interrogent la perception elle-même (Ingold 2000), ou pragmatistes, qui entendent accéder au plus près de l’expérience vécue (Hennion 2004), ou au profit d’analyses plus spinozistes, qui prennent le parti de considérer l’action humaine comme réaction émotionnelle (Laplantine 2005), voire d’approches cognitives (Candau 2000). Désormais, les expériences sensorielles, de l’observé comme de son observateur, mais aussi avec elles le sensible, les perceptions et les sensibilités ont fait leur entrée dans l’analyse des sciences humaines (Gélard, 2016 et 2017).

Cependant, dans ce contexte de renouvellement des champs de recherche, les modalités de collecte des expériences et phénomènes sensoriels restent eux peu questionnés. Barbara Kirshenblatt-Gimblett a souligné la difficulté de « montrer des expériences sensorielles invisibles » (1999) qui semblerait renvoyer inéluctablement vers le visible pour traduire le goût, l’odeur et la sensation. Mais comment collecte-t-on les sens ? Sous quelles formes les données sensorielles sont-elles archivées ? Quelles incidences les usages et valorisations du sensoriel ont-ils sur les collectes ? La domination du visuel sur le toucher (Krueger 1982) appelle-t-elle la collecte d’autres sens pour conserver une expérience sensorielle immatérielle ?

Si une société et une culture peuvent être appréhendées à travers leur manière de rendre compte des expériences sensorielles et de la place qu’elles donnent à ces manifestations du sensible, capter ces dernières ne va pas pour autant de soi. Impliquant le ressenti du chercheur et ses émotions, la démarche semble contredire l’exigence d’objectivité sur laquelle se sont construites les sciences. Leur prise en compte se heurte également à leur immatérialité et passe par le filtre de la subjectivité. La démarche pose donc des questions épistémologiques et méthodologiques majeures aux sciences sociales.

Au-delà des sciences sociales, la collecte des sens interpelle également les arts. On pense bien sûr au théâtre olfactif (Jaquet 2015), au eat-art ou encore à l’art sonore qui supposent en amont la sélection d’artefacts sensoriels. Mais, plus largement, tous les dispositifs expérientiels, qu’ils soient interactifs, immersifs et/ou scéniques, posent la question de la patrimonialisation du sensoriel dans la mesure où ils ne visent pas la seule confrontation d’un spectateur avec des matériaux sensibles mais leur coproduction et leur partage (Borillon et Sauvageot 1996). Ces pratiques questionnent donc non seulement la captation des sens et leur enregistrement pour une mise en scène mais aussi les manières dont les créations sensorielles peuvent elles-mêmes être inventoriées et archivées.

Enfin, les lieux mêmes de conservation d’artefacts sensoriels, qu’il s’agisse de collections ou d’archives, privées ou publiques, renvoient à des pratiques de collectes. Parmi ces institutions, les musées sont confrontés avec une acuité particulière au sensoriel. Si la visualité et la matérialité ont depuis longtemps leur place dans la réflexion muséale, les autres registres perceptifs semblent moins compatibles avec le patrimoine (Miguet 1998). Aux objets, notes manuscrites et photographies de terrain se sont certes ajoutés des entretiens, pièces musicales et ambiances sonores mais d’autres données sensorielles peuvent être concernées.

Cet appel concerne des chapitres classiques mais, compte tenu de la thématique, des propositions sous forme de documents sonores ou de photographies commentées pourront être également examinées, sous réserve que ces documents soient libres de droits. Trois principaux axes structureront l’ouvrage pour baliser les enjeux de la collecte sensorielle. Le premier concernera les démarches de collectes sensorielles entreprises au nom d’une lecture critique du monde et de la société. Le deuxième concernera les outils et supports de ces collectes et la manière dont ils infléchissent les pratiques scientifiques et artistiques. Le troisième interrogera les conditions et lieux de leur conservation, voire de leur patrimonialisation.

Références citées

Borillo Mario et Sauvageot Anne, 1996, Les cinq sens de la création : art, technologie et sensorialité, Seyssel : Champ Vallon.

Candau Joël, 2000, Mémoire et expériences olfactives, Paris : PUF.

Corbin Alain, 1982, Le Miasme et la Jonquille. L’odorat et l’imaginaire social, xviiie-xixesiècles, Paris : Flammarion, coll. « Champs ».

Eidelman Jacqueline (dir.), 2017, Inventer des musées pour demain, Rapport de la mission musées XXIe siècles, Paris : La documentation Française.

Gélard Marie-Luce, 2017, Les sens en mots. Entretiens avec Joël Candau, Alain Corbin, David Howes, François Laplantine, David Le Breton et Georges Vigarello,Paris, Pétra, Collection « Univers sensoriels et sciences sociales », Paris : Pétra.

—, 2016 « Contemporary French Sensory Ethnography », The Senses & Society(11/3) : 247-250.

Hennion Antoine, 2003, « Une pragmatique de la musique : expériences d’écoute. Petit retour en arrière sur le séminaire “Aimer la musique” », MEI : 31-43.

Howes David, 1987, « Olfaction and transition: An essay on the ritual uses of smell », Canadian Review of Sociology and Anthropology, 24(3) : 398-416.

— (ed.) 1991, The Varieties of Sensory Experience : A Sourcebook in the Anthropology of the Senses, Toronto : University of Toronto Press.

Ingold Tim, 2000, The perception of the environment : essays on livelihood, dwelling and skill,  London : Routledge.

Jaquet Chantal (dir.), 2015, L’art olfactif contemporain, Paris : Garnier.

Kirshenblatt-Gimblett Barbara, 1999, “Playing to the Senses: Food as a Performance Medium”, Performance Research, 4, (1): 1-30.

Krueger Lester, 1982, « Tactual perception in historical perspective: David Katz’s world of touch », W. Schiff and E. Foulke (dir.), Tactual Perception, a Sourcebook, Cambridge University Press, New York : 1-54.

Laplantine François, 2005, Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale, Paris, Téraèdre..

Miguet Danièle, 1998, « Autour de la sensorialité dans les musées », Publics et Musées, n°13, « Public, nouvelles technologies, musées », (sous la direction de Roxane Bernier et Bernadette Goldstein) : 177-182.

Pink Sarah, 2009, Doing sensory ethnography, Sage Publications, Inc., United States

Sansot Pierre, 1985, La France sensible, Paris : Champ Vallon.

Modalités de réponse et calendrier

Les contributeurs sont invités dans un premier temps à soumettre une intention d’article d’environ 2 500 signes, accompagnée d’une bibliographie indicative, et d’un bref curriculum vitae. Le résumé présentera les questions soulevées par l’article, les matériaux utilisés et les méthodes de recueil de ces matériaux. Il pourra également présenter une expérience artistique ou muséale en lien avec le thème de la collecte sensorielle.

Ces intentions, en français ou en anglais, sont à envoyer par courriel, sous la forme d’un fichier « .doc », le 6 novembre 2018 au plus tard aux deux adresses suivantes :

mlgelard@yahoo.fr et marie-luce.gelard@parisdescartes.fr

Les auteurs seront informés au mois de décembre 2018 de la suite donnée à leur proposition..

Les auteurs dont les projets auront été retenus devront ensuite envoyer leur article complet (français ou anglais) ou une œuvre ou document sonore ou visuel avant le 1er avril 2019.

Les articles et documents feront l’objet d’une évaluation et, après d’éventuelles demandes de remaniements, les versions finales des articles sélectionnés seront à envoyer au plus tard le 1er juillet 2019.

Comité scientifique :

Véronique Dassié (IDEMEC-CNRS-AMU)
Aude Fanlo (Mucem)
Marie-Luce Gélard (Université Paris-Descartes/IUF-Canthel)
Cyril Isnart (IDEMEC-CNRS-AMU)

Florent Molle (Mucem)