Monthly Archives: April 2017

CFP: 21/05/2017 / Colloque “La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation du xviiie siècle à nos jours” / 16-17 nov. 2017

Appel à contribution


“La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation du xviiie siècle à nos jours”

Colloque International
16-17 novembre 2017
Institut national d’histoire de l’art, Paris

Date limite pour les propositions : 21 mai 2017
À l’adresse suivante : florence.duchemin-pelletier@inha.fr

De L’Abeille haytienne (Haïti, 1817) à The New Era (Sierra Leone, 1855), de la Revista de Antropofa-gia (Brésil, 1928), en passant par Black Orpheus (Nigeria, 1957) ou encore Hawar (Kurdistan, 1932) et Ngáy Nay (Viêt Nam, 1935), la revue a été et est devenue, en plusieurs lieux du monde, un support d’expression critique générateur de modernité. Elle met à l’épreuve des pratiques artistiques, littéraires et politiques singulières, et se décline à la fois en laboratoire d’expérimentation, atelier d’écriture et tribune. Souvent éphémère, opérant par touches et essais, la revue a permis à des groupes d’artistes, d’intellectuels, de structurer leurs ressources propres, leur vocabulaire, de produire une archive de la pensée et d’élaborer un récit alternatif.

Le colloque La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation de la fin du xviiie siècle à nos jours vise à accueillir des travaux dédiés à cet espace critique mondial, qu’il soit connecté ou pas, à un moment ou un autre de son histoire aux sphères artistiques et intellectuelles européennes ou marqué d’une volonté transnationale, et à sa généalogie. Ce colloque est une des manifestations du projet « Globalisation de l’art et périodiques culturels* » inauguré en 2016 à l’INHA, consacré à la valorisation des périodiques non-européens, en amont des empires coloniaux jusqu’à nos jours, tels qu’ils sont recensés et étudiés. Ce projet est constitué d’une base de données des revues en libre accès qui sera présentée à l’ouverture du colloque.

Il envisage les aires géographiques et culturelles sous l’angle de l’histoire de leur nomination et de leur distinction, mais aussi au travers des luttes communes, des cercles de sociabilités et des circulations esthétiques et conceptuelles qui les traversent. Son approche généalogique entend élargir le fait artistique à une histoire intellectuelle tout en dégageant la singularité de l’objet revue et des possibles qui s’y forment.

Nombre de revues ont disparu. Mais celles qui nous sont parvenues, ainsi que les nombreux projets de numérisation dont elles font actuellement l’objet, témoignent d’une activité éditoriale au service d’une pensée critique pratiquée à une échelle mondiale. Toutefois, les travaux consacrés à ces corpus ont peu de visibilité.

Ce colloque veut distinguer et valoriser les recherches sur ces objets pour l’étude historique et la compréhension des espaces géographiques et culturels convoqués, ainsi que leurs interrelations. Une place particulière sera accordée aux dynamiques contemporaines. Il a été précédé d’un cycle de journées d’études qui ont mis en valeur des travaux et des réflexions sur le sujet, autour de quatre temporalités, allant des révolutions de la fin du xviiie siècle au présent postcolonial, en passant par la situation coloniale et les modernismes.

Les propositions pourront s’articuler autour des axes suivants, sans y être restreintes :
– Territoires et réseaux
Histoires de collectifs, de mouvements intellectuels ; identité des auteurs ; fonctionnement des
comités ; rôle social et critique de la revue ; structures de diffusion ; lectorat…
– Formes et subversions
Rôle de la petite presse (little magazines) ; la revue comme espace ou miroir de la modernité ;
expériences esthétiques, littéraires et linguistiques ; pratiques performatives ; modalités et contraintes juridiques ; rapports à l’autorité…
– Échanges et transferts
Appropriations et détournements conceptuels ; traductions ; circulations transnationales ; régionalisme, internationalisme, panculturalisme ; diasporas…
– Enjeux théoriques et matériels de la revue
Approches méthodologiques et pluridisciplinaires ; intertextualité, rapport texte-image ; ressources et conservation (projets d’archivage et de bases de données)…
– Perspectives contemporaines
Réactivation de revues historiques ; projets transnationaux ; pratiques numériques ; multilinguisme ; open access ; nouvelles esthétiques…

Les propositions porteront sur les espaces géographiques et culturels suivants : Afrique, Afrique du Nord, Amérique centrale et du Sud, Asie, Asie de l’Ouest (Moyen Orient), Mer des Caraïbes,
Océan indien, Pacifique, territoires autochtones, ainsi, que ceux dits « continentaux », à l’exemple des espaces anglophone ou russophone, quand ils participent de dynamiques avec d’autres ensembles transnationaux.

Elles devront comporter un titre, un résumé de 300 mots en français ou en anglais, le nom de l’intervenant ainsi qu’une courte biographie.
Les langues du colloque sont l’anglais et le français en traduction simultanée.

Dates et lieux du colloque
INHA Paris, 16-17 novembre 2017, galerie Colbert, auditorium

Comité d’organisation
Zahia Rahmani, (Institut national d’histoire de l’art)
Florence Duchemin-Pelletier (Institut national d’histoire de l’art)
Aline Pighin (Institut national d’histoire de l’art)

Comité scientifique
Lotte Arndt (École supérieure d’art et design de Valence)
Marie-Laure Allain Bonilla – (Université de Bâle)
Estelle Bories (Université Paris 3)
Florence Duchemin-Pelletier (Institut national d’histoire de l’art)
Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky, MNAM/Centre Pompidou)
Émilie Goudal (CADIS–EHESS, Centre allemand d’histoire de l’art )
Anne Lafont (Institut national d’histoire de l’art)
Morad Montazami (Tate Modern)
Zahia Rahmani (Institut national d’histoire de l’art)
Devika Singh (Université de Cambridge, Centre allemand d’histoire de l’art)
Annabela Tournon (CETHA–EHESS, Centre allemand d’histoire de l’art)

* Globalisation de l’art et périodiques culturels est un projet du programme de recherche collaborative
« Globalisation, Art et Prospective », initié par l’INHA, qui regroupe un collectif plurilingue de
chercheurs et acteurs de la scène artistique. Ce projet est soutenu par le Labex CAP, en partenariat avec, la Bibliothèque nationale de France, la Médiathèque du musée du quai Branly-Jacques Chirac, la Cité de l’architecture et du patrimoine, la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges Pompidou, et la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art.

Advertisements

Seminar: “Du marché au musée” (6e séance du séminaire Réécrire le passé colonial), le 24.04, 10h-13h, MQuai Branly, salle 2

Sixième séance du séminaire

REECRIRE LE PASSE COLONIAL : ENJEUX CONTEMPORAINS DES COLLECTIONS DE MUSEE

(EHESS/ENS, Centre Maurice Halbwachs)

le 24.04.2017, de 10h-13h
Attention changement de salle:

Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, salle 2 (sous-sol), 37 Quai Branly, 75007 Paris

 

Thématique de la séance : Du marché au musée
Intervenantes: Maureen Murphy, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne et Marguerite de Sabran, Sotheby’s France.
La séance sera introduite et modérée par Felicity Bodenstein (Musée du Quai Branly – Jacques Chirac) et Damiana Otoiu (Université de Bucarest).
L’intervention de Maureen Murphy se propose de formuler une réponse à la question “L’art contemporain africain serait-il à la mode ? L’actualité artistique parisienne au prisme de l’histoire”
Maureen Murphy est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne. Ses recherches portent sur l’histoire de la réception et de la représentation des arts d’Afrique dans les musées occidentaux, sur les liens entre ces derniers et l’art moderne ainsi que sur l’art contemporain africain. Elle est notamment l’auteur de deux ouvrages, De l’imaginaire au musée. Les arts d’Afrique à Paris et à New York (1931 – 2006), Dijon, Les Presses du réel, 2009 et Un palais pour une cité. Du musée des colonies à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, Paris, Réunion des musées nationaux, 2007.

L’intervention de Marguerite de Sabran portera sur “Marché, Musées… quel(s) rapport(s)? Au cours de l’histoire moderne et dans le feu de l’actualité en matière de patrimoine, les arts d’Afrique sous le regard des musées et du marché de l’art”
Marguerite de Sabran dirige le département des arts d’Art d’Afrique et d’Océanie de Sotheby’s France depuis 2007. Elle a travaillé pour le ministère français des Affaires étrangères sur des projets culturels liés à  l’Afrique et a été commissaire, en 2010, de l’exposition Africa Rising (LVMH). Elle est l’un des coordinateurs depuis 2010 du séminaire « Métiers et acteurs du Marché de l’art », Master II, Ecole du Louvre. Elle est notamment l’auteur de « Pierre Guerre, le regard d’un collectionneur » Revue des deux Mondes, hors-série, avril 2011, p. 33-44, et de « La “Maison du pays “. L’exposition du patrimoine dans les musées privés d’Afrique de l’Ouest et du Cameroun », Cahier d’études africaines,  1999, vol. 39, numéro 155, pp. 885-903.

Le séminaire s’inscrit dans l’axe de recherche du Centre Maurice-Halbwachs sur l’anthropologie des héritages coloniaux.

Il est proposé en lien avec le projet de recherche “Museums and Controversial Collections. Politics and Policies of Heritage‑Making in Post-colonial and Post-­socialist Contexts”, financé par l’Agence Roumaine de la Recherche (2015-2017): http://www.nec.ro/research-programs/uefiscdi-cncs/te-projects/current/museums
Page web du séminaire : https://enseignements-2016.ehess.fr/2016/ue/1729/

Les prochaines séances : Pratiques artistiques et anthropologie (22.5.2017) et Recherche participative dans les collections : “communautés sources” et “diasporas” (12.6.2017).
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Margareta von Oswald.

CFP: International conference Urban cultures, Superdiversity & Intangible Heritage

In large conurbations, creativity and a broad variety of cultural and economic activities emanate. They serve as a strong pull factor for many people. Due to processes of migration, these cities are both “melting pot” and “salad bowl” with a great variety of cultural and social backgrounds and futures, and diverse ethnicities. These large urban agglomerations often struggle with social and economic challenges and volatilities due to high unemployment and sometimes also high crime rates. Projects for urban improvement usually focus on social welfare and on improving living conditions in general. This international conference will instead focus on the intangible heritage in contemporary urban contexts, discussing case studies with different approaches of how intangible heritage is practiced and used as a source fostering social cohesion and cherishing diversity in the city.

Session proposals should be submitted by 30 May 2017 and should present a specific case taking a superdiverse city in Europe as a starting point. The two-day conference will be held in Utrecht, February 2018. Interested scholars and heritage workers are invited to submit an abstract (500 words) to Albert van der Zeijden (a.t.vanderzeijden@uu.nl<mailto:a.t.vanderzeijden@uu.nl>) before May 30, 2017. Decisions will be announced on July 1, 2017, at the latest. For more information see: http://www.unesco.de/en/kultur/2017/call-for-papers-urban-cultures-superdiversity-and-intangible-heritage.html

Conference organized by the Dutch Centre for Intangible Heritage, tapis plein – Expertise Center for intangible Heritage in Flanders, FARO. Flemish Interface Center for Cultural Heritage, German Commission for UNESCO, and in cooperation with the University of Utrecht and the Free University of Brussels UNESCO Chair on critical heritage studies and safeguarding ICH, and the National Commissions for UNESCO in Belgium and the Netherlands.

Conference: “Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques. Reconfigurations locales et globales ?” / 27 et 28 avril / Galerie Colbert

colloque “Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques. Reconfigurations locales et globales ?”, sous la direction de Mamadou Diouf et Maureen Murphy, qui se tiendra les 27 et 28 avril prochains en salle Vasari de la Galerie Colbert (2 rue Vivienne – 75002 PARIS)

L’objet du colloque est d’interroger les pratiques des artistes à Dakar face aux questions soulevées par la globalisation, de scruter leur rapport au public ainsi qu’à la ville, conçue comme un carrefour stratégique. Son ambition est d’ouvrir de nouveaux territoires aux investigations tant sociologiques, économiques, politiques qu’esthétiques (simultanément ou séparément), d’identifier de nouveaux paradigmes pour avancer une réflexion critique relativement aux expositions, aux institutions, aux discours artistiques mais aussi aux acteurs qui concourent aux manifestations artistiques (créateurs, critiques d’art, journalistes, commissaires d’expositions…). Autant d’interventions qui ont des implications dans la réception de l’art contemporain caractérisée par des modes ritualisés d’exposition ; l’extraordinaire développement des biennales et des cultures spécifiques qui leur sont associées ; la professionnalisation continue du métier de commissaire d’exposition que revendique l’artiste lui-même. Ne redéfinissent-elles pas, les fonctions, de formation de l’artiste, de production de l’oeuvre d’art et de sa dissémination (magazines, revues académiques, livres et catalogues d’exposition), du musée (et de tout lieu d’exposition), du collectionneur (public ou privé, personne ou institution). Il s’agira, entre autres, d’interroger les conventions qui gouvernent les théories esthétiques et de suivre à la trace les différents rythmes et récits qui nourrissent le questionnement continuel relatif à la nature de l’art contemporain, à la place qu’y occupe et/ou qui est assignée à la production plastique contemporaine africaine, ses modes d’exposition et de commercialisation et d’identifier et de rendre compte des mécanismes de régulation des arts plastiques autant par les interventions des politiques publiques (gouvernement et institutions publiques) que privées (le marché). Penser le contemporain induit également d’interroger le « moderne ». Quel fut l’impact de la politique de Léopold Sédar Senghor en matière de création et de circulation des artistes au lendemain des Indépendances ? Quelles furent les structures de promotion et de formation des artistes dans les années 1960 et 1980 ? Et qu’en est-il aujourd’hui alors que la demande du marché se fait de plus en plus forte ? Quel rôle la Biennale de Dakar joue-t-elle localement, ainsi qu’à l’international ? Et comment les artistes se positionnent-ils par rapport aux nouveaux enjeux posés par la mondialisation ?

Programme : DakarPrintFr

Workshop: Objets dans la migration, objets en exil : statuts, usages, devenirs / 5 mai 2017, Amphi Max Weber, U. de Nanterre

Programme, argumentaire, résumés des interventions et présentation des intervenants de la journée d’étude européenne :

 OBJETS DANS LA MIGRATION, OBJETS EN EXIL : STATUTS, USAGES, DEVENIRS.

5 mai 2017, 9h15-18h  Amphithéâtre Max Weber, Université de Paris Nanterre / 200 av. de la République (au pied du RER Nanterre Université)

 Journée d’étude organisée en partenariat entre le Centre Espaces & Ecritures/ CREA (U.de Nanterre), le programme MIGROBJETS (Inalco) et NON-LIEUX DE l’EXIL

Entrée libre

Coordination scientifique : Corinne Alexandre-Garner (CREE, CREA Université de Paris-Ouest Nanterre) & Alexandra Galitzine-Loumpet (Cessma,  Migrobjets/ Inalco, Non-lieux de l’exil)

PROGRAMME

9h Café d’accueil

MATINEE

9h15 : Ouverture –  Caroline Rolland Diamond (Directrice du Directrice du Centre de Recherches Anglophones (CREA, EA 370)

 

9h30 : Introduction générale – Corinne Alexandre-Garner (CEE/CREA) & Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA, Non-lieux de l’exil & Migrobjets/ Inalco)

9h45 : RéflexionsMichel Agier (EHESS):

 

10h15 -Panel I Présidente de séance :   Geetha Ganapathy-Doré  (U. Paris 13)

10H30 : Karen Akoka (ISP / U. de Nanterre) – Deux certificats de réfugiés : carrière de « papiers »

11h : Anouche Kunth (Migrinter / CNRS) – Archive administrative et vies infimes : des intensités de papier

11h30-11h45  Pause-café

11h45 -Panel II  Président de séance : Albin Wagener (U. de Nantes)

12h : Claire Rodier (Gisti) – Les bracelets des exilés

12h30 : Eugenia Vilela (U.de Porto) –  Le gilet de sauvetage. Un objet paradoxal de l’exil

13h-14h : Buffet

APRES-MIDI

 

Panel III – Présidente de séance : Corinne Alexandre-Garner (CEE/CREA, U. Nanterre)

14h : Olivier Douville (U. de Nanterre) –  De l’objet rituel à l’objet exilique trouvé-créé

14h30 : Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky (CESSMA, Inalco) –Papiers perdus, sacs troués : objets-symptômes des demandeurs d’asile

15h : Elise Biliard & Virginia Monteforte (Projet RIMA, Malte) – Disques de musique classique et haut-parleurs : Le refus du statut de migrant par un Libanais installé à Malte.

15h30  : Pause thé

 

Panel IV –  Présidente de séance :  Isabelle Keller-Privat (U. de Toulouse)

16h15 : Esther Heboyan (U. d’Artois) – Le kandjar et le fez dans America America (1963) d’Elia Kazan

16h45 : Kadhim Jihad Hassan (Inalco)  De la rivière Buwayb au caroubier de Birwa : Exil e(s)t poésie

17h15 : Cornelius Crowley (U. Nanterre)  Synthèse et conclusions

17h45 : Débat général

 

ARGUMENTAIRE

A propos des objets, Jean Baudrillard écrit qu’ils constituent des «‘mots de passe’ par excellence» (2004). A la fois communs, participant de la société de consommation, et uniques en ce qu’ils incarnent une expérience du sujet, des tactiques spécifiques d’usage dans les espaces du passage et de l’encampement, les objets sont des acteurs des liens sociaux, articulant récits et discours, participant des habitus et des recompositions en situation de migration, d’exil et de transmission. Paradoxalement, alors qu’ils assignent une identité à l’exilé/au migrant dans les médias et l’espace public et constituent, in fine, la seule trace matérielle d’un déplacement spatial et culturel subsistant bien au-delà de l’expérience du sujet dans des sphères diversifiées (du foyer au musée), les objets dans la migration et l’exil restent encore trop peu abordés.

Or, si la culture matérielle de la migration contribue à la construction de la figure de l’exilé et du migrant, le déplacement migratoire affecte aussi bien les usages sociaux de la culture matérielle que les modalités d’emboîtement des affects autour de l’objet usuel ou trouvé, transitionnel ou hérité. Objets-sujets dans le sens où ils se tiennent parfois à la place des individus, et peuvent se substituer à eux pour témoigner d’une situation, ils sont des objets de l’histoire qui peuvent devenir également des objets-mémoires, souvent des reliques soumises à des temporalités et des statuts particuliers, parfois des ancrages qui permettent autant de réagencements créatifs et de réinscriptions dans l’ailleurs.

Dans la poursuite d’une première rencontre organisée par les programmes Migrobjets (Inalco) & Non-lieux de l’exil tenue le 21 novembre 2016  sur la construction de la figure de l’exilé à travers les objets dans l’espace narratif, cette journée d’étude voudrait élargir le champ d’analyse en croisant statuts et devenirs des objets de la migration et de l’exil dans une perspective interdisciplinaire.

Il sera demandé à chaque intervenant(e) d’articuler sa réflexion théorique autour d’un objet majeur, présent ou manquant, que celui-ci appartienne aux registres juridiques (papiers d’identité, carte de séjour, acte de naissance, récépissé de l’OFPRA, photos d’identité…), ou à celui du nécessaire ou du vital (couverture, tente, gilet de sauvetage, sacs…), ou encore de l’intime (objets donnés au moment du départ ou objet acquis ou reçus lors de la migration ), du symbolique ou du patrimonial (objets transmis, hérités, muséographiés…). C’est à partir de  la confrontation de ces expériences intérieures ou extérieures à travers les objets de l’exil/de la migration que nous tenterons de penser les manières dont les sujets en déplacement se constituent à partir et avec l’objet dans nos différents champs de recherche.

RESUMES DES INTERVENTIONS PAR PANELS :

Karen Akoka (Univ. de Nanterre) – Deux certificats de réfugié : carrière de « papiers »

Je propose de mettre en perspective deux certificats de réfugié, délivré dans les années 1970 pour le premier et dans les années 2000 pour le deuxième. Chacun d’eux peut être appréhendé comme le support matériel d’une triple histoire : celle de l’individu qui le détient, de l’institution qui le délivre et de la catégorie qu’il fait exister. Je ferai parler les spécificités, de ces deux certificats (tampons, timbres fiscaux, signatures, noms, validités etc.) en les articulant à l’histoire de leur détenteur, pour saisir dans une approche synchronique les sens dont ils peuvent être investis à des moments historiques précis. Je les ferai également dialoguer entre eux pour saisir dans un mouvement diachronique l’histoire d’un « papier » qui a fait carrière. En suivant la carrière du certificat de réfugié c’est aussi l’histoire de la transformation d’un groupe social en catégorie sociale que l’on peut retracer, ou à une échelle plus individuelle le passage d’un réfugié, sujet de sa propre histoire, à un réfugié désigné de l’extérieur. L’histoire retracée ici s’arrête d’un coup en 2004 avec la suppression du certificat de réfugié. Le support de la reconnaissance comme réfugié se transforme désormais en un signe sur le titre de séjour. C’est dès lors cette disparition qu’il conviendra de faire parler.

Anouche Kunth (CNRS) – Archive administrative et vies infimes : des intensités de papier

Ma rencontre avec des cartons poussiéreux, entreposés dans les sous-sols de l’OFPRA, a suscité une émotion sans commune mesure avec la sècheresse de la documentation qu’ils contiennent : des milliers de certificats d’identité, dressés au premier âge de l’asile moderne — l’entre-deux-guerres — par des agents arméniens en charge de représenter officiellement leurs compatriotes réfugiés en France. Cette intervention entend interroger le déplacement de sens qui s’opère autour de l’objet-certificat, devenu archive. L’étranger identifié hier dans un registre juridique est, à présent, entraperçu comme un sujet tiré de l’oubli. Un visage est donné, une filiation restituée, un nom rendu. Insensiblement, pourtant, l’attention se déplace vers les blancs, les silences, les notations marginales. Des pointillés apparaissent quand plus rien ne permet de restituer les éléments biographiques ou familiaux que le génocide de 1915 a abolis. Ce va-et-vient entre incarnation et effacement du sujet sera au cœur de la réflexion autour du certificat, objet en fuite invitant à proposer une sémiotique de l’absence à la manière de Perec face à la disparition des siens : quand il ne reste plus rien, tout se joue dans les détails.

Claire Rodier (Gisti) – Les bracelets des exilés

L’objet choisi est le bracelet en plastique qui a été mis aux poignets des exilés évacués de la jungle de Calais en octobre 2016, destiné à différencier les régions de France vers lesquelles ils allaient être transférés pour être placés dans des centres d’accueil et d’orientation. Aux quatre couleurs correspondant aux quatre régions de destination, s’en ajoutait une (jaune) pour identifier les mineurs .A la même époque, les gestionnaires du camp de la Linière (Grande Synthe) ont décidé de munir les occupants d’un bracelet bleu, désormais nécessaire pour accéder au camp, pour des raisons de sécurité. Dans les deux cas, il s’agit d’une mesure destinée à « aider » ou à « protéger » les exilés. Je m’interrogerai sur les ressorts de l’utilisation, pour la « gestion » des personnes migrantes, du bracelet de plastique, qui évoque plus le marquage d’identification en vue de contrôle, que la clef, le code ou le badge, qui sont généralement les attributs destinés à identifier les occupants d’un lieu ou d’un espace.

Eugenia Vilela (U. de Porto) – Le gilet de sauvetage. Un objet paradoxal de l’exil

Les déplacements – mouvements violents de dépossession d’une vie – inscrivent dans les corps des refugiés une cartographie sensible d’expériences qui se constitue à travers d’objets qui, dans une métamorphose singulière, passent à appartenir à une mémoire intense de l’exil. Vital pour la dangereuse traversée de la méditerranée, dans le long périple vers l’Europe, le gilet de sauvetage se constitue en tant qu’objet paradoxal. Il perturbe une typologie possible des objets de l’exil. Dans un régime violent de déplacement, entre la disparition et la présence des corps, il se transforme en trace tangible de l’exil : il peut être la seule empreinte matérielle d’un déplacement spectral, ou le reste d’un geste qui subsiste dans le silence déchainé entre un corps et un objet.

Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky (Inalco): Papiers perdus, sacs troués : objets-symptômes des demandeurs d’asile

Cette communication présente moins un objet qu’une expérience d’objet, moins un objet dans sa matérialité qu’un objet en creux. Cet objet est omniprésent dans le parcours, le discours et les représentations des demandeurs d’asile reçus en consultation dans la consultation de psychotrauma de l’hôpital Avicenne: il s’agit des papiers administratifs (récépissé, carte de séjour, passeport, etc.), dont l’obtention doit leur permettre, disent-ils, de sortir de la quête angoissante de l’asile et de leur donner la légitimité de demeurer. Ces papiers et le dossier administratif fait d’attestations et de certificats ne cessent pourtant d’être perdus, oubliés, cherchés, trop, « symptomatiquement » peut-être. Présentés comme la clé de leur délivrance, les papiers sont paradoxalement transportés dans des sacs troués. Au-delà de la précarité et de l’errance, au-delà du trauma et de ses symptômes, n’y a-t-il pas autre chose dans ces pertes et oublis ? Acte manqué ? Révolte du sujet refusant de voir leur identité réduite à un papier et rappelant que la violence de l’exil ne se limite pas à une histoire de formulaire ?

Olivier Douville (U. de Nanterre) – De l’objet rituel à l’objet exilique trouvé-créé

Je parlerai ici des objets qu’inventent ou présentent certains patients en exil qui ne font pas que les inscrire dans une identité culturelle dite d'”origine” mais sont des bricolages qui signent un parcours entre l’ailleurs et ici. Ces objets sont au croisement de plusieurs dynamiques de ruptures et de lien. Ils surgissent comme la signature de nouvelles subjectivations de la personne mais de l’Autre aussi. Je ferai le parallèle  avec les rapports aux objets dans les processus de deuil tel que j’ai pu les observer en Afrique chez des adolescents en reconstruction après une dé-socialisation violente.

Elise Billiard & Virginia Monteforte (RIMA, Malte) : Disques de musique classique et haut-parleurs : Le refus du statut de migrant par un libanais installé à Malte.

Nous voudrions ici concentrer notre regard sur A. qui a la particularité de ne pas se considérer comme un migrant comme les autres, même s’il a quitté le Liban pendant les années ‘80 et déménagé plusieurs fois. A. décrit ses objets comme « trop occidentaux », qu’ils soient ceux qu’il a pu amener avec lui ou ceux qu’il a dûlaisser derrière lui. Ces objets sont comme des reproches pour A., car ils sont la manifestation « de son statut privilégié » et du contexte sécurisé dans lequel il vit ; un privilège qui le gêne et qui en même temps lui permet de se distancier des autres migrants.

Les mots de A. nous permettent tout d’abord de réfléchir à une autre articulation des histoires d’exil. Une articulation dans laquelle l’identification ou le rejet de la catégorie “migrant” ou “exilé” par le sujet est effectuée par le sujet lui-même et non pas par la société qui l’entoure. Ainsi A. juge ses déménagements comme anodins, de même il considère ses objets comme “communs” à tout le monde et par conséquent incapables de porter son identité d’exilé

Esther Heboyan (Univ. d’Artois) : Le kandjar et le fez dans America America (1963) d’Elia Kazan

Cette histoire d’exil, qui commence dans un village d’Anatolie centrale à l’époque ottomane et s’achève à New York, est une histoire d’objets volés et d’objets auxquels on renonce. Au départ, le jeune Stavros, assoiffé de liberté et rêvant d’Amérique, reçoit les objets d’exception que sa famille juge nécessaires à sa traversée des espaces inconnus jusqu’à Constantinople. En chemin, Stavros est dépossédé de chaque objet monnayable. Il ne lui reste que sa détermination, son honneur et surtout le kandjar que sa grand-mère paternelle lui avait remis, en souvenir du grand-père et en prévision des périls du voyage. Lors du second exil à bord du paquebot en partance pour le Nouveau Monde, les espaces de passage, d’abord l’océan atlantique à l’approche de Long Island et ensuite Ellis Island, correspondent à la dépossession de deux objets symbolisant le passé : le fez et le sac en toile. Elia Kazan fait disparaître tous les objets matériels de l’exil. Le recommencement ailleurs ne semble possible qu’au prix d’un désencombrement ou d’un allègement. Le hammal de Constantinople embrasse le sol américain en toute candeur.  La mémoire de l’exil se reporte sur des objets immatériels. Les images-souvenirs tels le visage de la fiancée grecque ou la famille restée au village. Ou encore la musique grecque qui fait concurrence à la fanfare américaine et qui est la voix intérieure du protagoniste, comme une langue première qu’il ne parle plus mais qui ravive son espoir d’une vie meilleure.

Kadhim Jihad Hassan (Inalco)-  De la rivière Buwayb au caroubier de Birwa : Exil e(s)t poésie

À partir d’Ovide, Dante, Perse et de quelques poètes arabes classiques et modernes, dont notamment l’Irakien Badr Chakir Es-Sayyâb et le Palestinien Mahmoud Darwich, et en sollicitant la pensée, entre autres, d’Adorno, de Jankélévitch et d’Edward Saïd, l’auteur de cette contribution compte réfléchir sur l’exil en poésie, dans toutes les acceptions de l’expression : traversée de l’exil par des poètes, mais aussi la poésie elle-même comme parcours exilique. Une attention particulière sera prêtée à quelques objets, dans le sens élargi de ce terme, englobant quelques repères naturels et urbains par exemple.

BIO-BIBLIOGRAPHIES DES INTERVENANTS

Michel AGIER est anthropologue, directeur de recherche de classe exceptionnelle à l’Institut de Recherche pour le Développement et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l’exil, et la formation de nouveaux contextes urbains. Parmi ses nombreuses publications :   Le couloir des exilés. Être étranger dans un monde commun, éditions du Croquant 2011 ; La condition cosmopolite. L’anthropologie à l’épreuve du piège identitaire, Paris, La Découverte, 2013 ;  Un monde de camps (avec Clara Lecadet) La Découverte 2014, et dernièrement Définir les réfugiés (avec Anne-Virginie Madeira) PUF 2017. Michel Agier dirige le programme ANR Babels.

Karen AKOKA est sociologue, maitresse de conférence en science politique à l’Université Paris Nanterre et chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP). Ses recherches portent à la fois sur les circulations migratoires et les circulations entre les catégories de la migration. Son attention pour l’approche comparée dans le temps comme dans l’espace l’a plus particulièrement amenée à travailler sur les transformations historiques de la figure du réfugié et les modalités de dissociation entre réfugiés et migrants dans différents espaces nationaux. Elle a notamment publié « Pour une histoire sociale de l’asile politique en France », in Pouvoirs n°144, 2013, « Régime de confinement et gestion des migrations sur l’île de Chypre » in L’espace politique n°25, 2015 et « La demande d’asile en Israël » in Cambrezy L, et al. (dir.) L’asile au Sud, La Dispute, 2008. Elle a également co-dirigé : Migrants d’ici et d’ailleurs, du transnational au local, Poitiers, Atlantique, 2009.

Corinne ALEXANDRE-GARNER est maître de conférences HDR hors classe à l’Université Paris Ouest Nanterre, angliciste en Sciences sociales et administration et au département d’études anglo-américaines. Elle est  directrice du Centre de Recherches Espaces/Ecritures (CREE au sein du CREA, EA 370) et responsable de la Bibliothèque de Recherches Lawrence Durrell. Membre du CA de la Bibliothèque de Documentation et  d’Information Contemporaine depuis 2011, elle siège comme membre extérieur du collège de l’Ecole doctorale de l’Inalco. Elle dirige deux collections aux Presses universitaires de Paris Ouest, dont la collection transdisciplinaire de sciences humaines  « Chemins croisés » autour des thématiques de l’étranger, des frontières, des migrations et des exils.  Elle a récemment publié une biographie littéraire de Lawrence Durrell aux éditions La Quinzaine Littéraire/ Louis Vuitton, Lawrence Durrell. Dans l’ombre du soleil grec,  dans la collection Voyager avec…. Parmi ses nombreuses publications, consacrées  aux écritures de la migration  : « Penser ailleurs » dans Frontières, marges et confins, C. Alexandre-Garner (ed.), (13-27), Presses universitaires de Paris Ouest, 2008; « When Elsewhere is Home : Mapping literature as Home in Lawrence Durrell’s « Cities, Plains and People » (avec I. Keller-Privat), Etudes britanniques contemporaines, n°37, déc. 2009); « Etranges mots étrangers et langue hantée » dans L’étranger dans la langue, E. Eells, C. Berthin, J.-M. Déprat eds) Presses universitaires de Paris Ouest, 2013; « Weaving otherness in Shauna Singh Baldwin’s «Rawalpindi 1919 » and «Toronto 1962 » : « The Text as Transitional Space » dans India in Canada, Canada in India, A. Navarro Tejero and T. Gupta eds) Cambridge Scholars’ Publishing, 2013; « L’objet migratoire dans La Grande maison de Nicole Kraus » dans Multicultures et écrits migratoires, E. Sabiston (ed.), Toronto, University of York Presses, 2014; « Le récit comme lieu de l’hospitalité » dans Migrations/Translations, M. Ahmed, C. Alexandre-Garner & al., (eds)  Presses universitaires de Paris Ouest, 2015.

Elise BILLIARD est docteure en ethnologie de l’université de Provence. Elle enseigne depuis plusieurs années l’anthropologie dans divers départements de l’université de Malte. Ses recherches se sont en partie orientées vers la culture matérielle qu’elle enseigne depuis 2009 et le nationalisme maltais ; mais ce n’est qu’en 2015 avec le projet RIMA, et en association avec Virginia Monteforte, qu’elle fait de la condition de l’exilé son objet de recherche anthropologique et artistique. Depuis 2016, elle est coordinatrice pour la Fondation Valletta 2018 (Ecoc) d’un programme d’événements culturels autour du thème de l’exil et du conflit. Elle a publié plusieurs livres et articles parmi lesquels: “Tkecnir” en 2011, avec Glen Calleja ; “Transit” en 2012, avec David Pisani ; et l’année dernière: “Undertow, Poetics of Displacement” avec Virginia Monteforte.

Cornelius CROWLEY est  professeur de civilisation britannique à l’université Paris Nanterre, Département Etudes anglo-américaines, UFR LCE, membre du CREA EA 370. Publications récentes :  « Travis Bickle’s Terminal Imitation of Christ in Taxi Driver », dans Au nom du père. Les réécritures contemporaines de la Passion, Maxime Decout et Emilie Walezak (eds), Paris,  Classiques Garnier, 2017 ; « L’Angleterre au miroir de « son » foot : le stade actuel de l’Europe »,  dans Gius Gargiulo et Bernd Zielinski, Hors-jeu le » football, une identité européenne, Michel Houdiard, 2016.  A coordonné le volume 4 de la revue Angles, French Perspectives on the Anglophone World, numéro intitulé « Unstable states, mutable conditions », février 2017,  http://angles.saesfrance.org/index.php?id=205.

Olivier DOUVILLE  est psychanalyste, maître de conférences à Paris Ouest la Défense, membre du laboratoire CRPMS Université Paris Diderot-Paris7, de l’Association Française des Anthropologues,  directeur de publication de Psychologie Clinique et rédacteur en chef de Figures de la Psychanalyse. Il a travaillé en Afrique de l’Ouest à la mise en place d’équipes mobiles et de lieux d’accueil des enfants et adolescents errants et s’est impliqué dans l’accompagnement et la re-socialisation d’enfants et d’adolescents dits “soldats”. Il est notamment l’auteur de Chronologie de la psychanalyse du temps de Freud (Dunod 2009) ; Clinique psychanalytique de l’exclusion (collectif, sous sa direction, Dunod, 2012) ; Les Figures de l’Autre, pour une anthropologie clinique (Dunod 2014), Guerres et Traumas (collectif, sous sa directionn Dunod 2016), De l’adolescence errante, variations sur les-non lieux de nos modernités (nouvelle édition revue et augmentée (Edition Les Alentours de l’Expérience, 2016).

Alexandra GALITZINE-LOUMPET est anthropologue, membre du bureau de l’Association Française d’Anthropologie. MCF à l’Université de Yaoundé I (Cameroun) de 1995 à 2008, elle travaille sur la culture matérielle en lien avec la mémoire et le politique. De retour en France, elle a notamment assuré la coordination de l’ANR EsCA (Espaces de la culture chinoise en Afrique 2011-2015). Depuis 2011, ses travaux portent également sur les objets dans la migration et l’exil et l’expérience de l’exil.  Co-fondatrice du programme de recherche Non-lieux de l’exi, qu’elle dirige depuis janvier 2016, du projet Displaced Objects elle co-dirige également (avec P. Stockinger) le programme Migrobjets, Représentation et circulation des objets de la culture matérielle des exilés dans les nouveaux médias et construction de la figure du migrant dans l’espace public (Inalco). Parmi ses publications : « Exil (Objets) », Glossaire des mobilités culturelles, Z. Bernd et N. Dei Cas (eds.), Peter Lang eds. 2014, pp.188-202  ;  « Habiter l’exil : le corps, la situation, la place », Décamper, de Calais à Lampedusa, S. Lequette et D. Le Vergos dir., Edition La Découverte, pp. 116-129 . Elle est également chargée de cours à l’Inalco et à l’Université de Paris-Descartes. Elle dirige (avec Ch. Makaremi, Ch. Vollaire & E. Vilela) le séminaire EHESS Non-lieux de l’exil. Elle prépare une HDR sur le thème « Exposer l’exil ».

Geetha GANAPATHY-DORE est maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à la Faculté de droit, sciences politiques et sociales, Université de Paris 13, Sorbonne Paris Cité. Elle est l’auteur de The Postcolonial Indian Novel in English (2011). Elle a dirigé et codirigé plusieurs ouvrages parmi lesquels On the Move, The Journey of Refugees in New Literatures in English (2012), Images de la décolonisation (2013) et Projections of Paradise: Ideal Elsewheres in Postcolonial Migrant Literature (2011). Ses recherches récentes tournent autour des relations entre l’Inde de l’UE, les questions des droits humains, le développement durable et le cinéma postcolonial. Elle a traduit quelques nouvelles et des poèmes du tamoul en français. Auparavant responsable des comptes rendus de livres pour la revue Postcolonial Text, elle siège actuellement au comité éditorial d’Atlantis, la revue de l’Association espagnole d’études anglo-américaines. Elle est l’actuelle présidente de la Société d’activités et de recherches sur le monde indien.

Kadhim Jihad HASSAN, né au Sud de l’Irak, naturalisé français, Kadhim Jihad Hassan est poète, traducteur, critique littéraire et professeur des universités au département d’études arabes à l’INALCO à Paris. Il a publié, en arabe et en français, des recueils de poèmes et d’essais critiques, dont notamment : Chants de la folie de l’être et autres poèmes, traduit de l’arabe par lui-même en collaboration avec Serge Sautreau (éd. Tarabuste, 2001), et La Part de l’étranger – La traduction de la poésie dans la culture arabe (Sindbad/Actes Sud, 2007). Parmi ses traductions en arabe, La Divine Comédie de Dante, les œuvres poétiques d’Arthur Rimbaud, celles de Rainer Maria Rilke et des essais philosophiques de Gilles Deleuze et de Jacques Derrida. Il vient d’obtenir le Prix international de traduction Gherardo da Cremona.

Esther HEBOYAN est maître de conférences à l’Université d’Artois (UFR de Langues étrangères, Pôle d’Arras) depuis 1996. Ses enseignements et ses travaux portent sur le cinéma et la littérature nord-américains ainsi que sur le contact des langues et cultures. Elle est membre du centre de recherche Textes et Cultures, EA 4028. Elle a dirigé Les Variations Jarmusch (Arras : APU, Juin 2017) et co-dirigé La Poétique du genre en Asie Orientale (Arras : APU, 2012). Ses articles récents : « La poésie du hors-champ musical dans Down by Law de Jim Jarmusch : L’exemple de La promenade du maquereau de John Lurie. » in Les Variations Jarmusch ; « Passages, figurations et dé-figurations dans Stranger Than Paradise de Jim Jarmusch » in Migrations/Translations. Corinne-Alexander Garner et al. (Nanterre : Presses Universitaires Paris Ouest, 2015). Elle est également auteure et traductrice. Traduction de l’anglais : Moris Farhi, Cantates des deux continents (Songs from Two Continents, Londres : Saqi, 2011). Saint-Pourçain : Bleu autour, 2013. Traduction du turc : Nedim Gürsel, De ville en ville. Ombres et traces (Izler ve gölgeler, Istanbul : Dogan Kitap, 2005) Paris : Seuil, 2007).Fiction et poésie : « Le nchkhark de ma mère », displacedobjects.com, 2016. « Au-delà du pont de Galata » in Une enfance turque. Saint-Pourçain : Bleu autour, 2015. Beyond the Galata Bridge, Create Space, Amazon, 2016. Comme un dimanche d’août à Burgaz, Paris : Empreinte temps présent, 2011. Les Rhododendrons, Paris : Empreinte temps présent, 2009. Les Passagers d’Istanbul, Marseille : Parenthèses, 2006.

Isabelle KELLER-PRIVAT  est Maître de conférences – HDR à l’université de Toulouse II – Jean Jaurès, membre du CAS et membre associé du CREA. Elle enseigne la littérature britannique, la poésie et la traduction. Elle a publié plusieurs articles sur Lawrence Durrell, et s’intéresse également à l’œuvre de V. S. Naipaul, de Jon McGregor, de Paul Farley et de Michael Symmons Roberts. Elle a publié en 2015 aux Presses universitaires de Paris Ouest le premier essai consacré à la poésie de Lawrence Durrell : Between the Lines. L’écriture du déchirement dans la poésie de Lawrence Durrell.

Anouche KUNTH est historienne, docteur en Histoire et Civilisations de l’EHESS, chargée de recherche au CNRS (Migrinter). Elle a consacré sa thèse à l’exil en France d’Arméniens issus du monde russe, abordant ainsi l’histoire de la Grande Diaspora par l’étude d’un groupe méconnu de réfugiés arméniens, minoritaire tant par le nombre que par ses caractéristiques sociales, son vécu migratoire, ses liens avec l’émigration anti-bolchevique. Ses travaux actuels sur la dispersion des Arméniens ottomans abordent l’événement génocidaire depuis ses retombées humaines les plus irréductibles au retour à la paix. Elle est l’auteur de : Exils arméniens. Du Caucase à Paris (1920-1945), Paris, Belin, Coll. Contemporaines, 2016 ; Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance, Toulouse, L’Attribut, 2010, co-écrit avec Claire Mouradian. Elle coordonne, avec l’anthropologue Chowra Makaremi, un séminaire à l’EHESS intitulé : « Violences de masse : enquêter par l’intime. Sources, méthodes, épistémologie ».

Virginia MONTEFORTE est anthropologue et photographe. Titulaire d’un doctorat en Anthropologie sociale et Ethnologie de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (iiAC-LAIOS) en 2015 et d’un master en Ethno-Anthropologie de La Sapienza (Rome) en 2005, elle a travaillé tout d’abord dans le champ de la publication et de la traduction littéraire et ensuite comme co-directrice de projets anthropologiques-artistiques dans l’île de Malte, son terrain d’étude principal depuis 2004, avec des recherches d’anthropologie politique, littéraire et sur la mémoire sociale. Parmi ces projets, il y a Din mhix tazza (Ceci n’est pas une tasse) sur les objets de mémoire d’un groupe de femmes dans la ville de Cospicua et Rima, toujours en cours et en association avec Elise Billiard, qui aborde la migration sous différents angles (objets, discours et rhétoriques autour du sujet, convergences et sentiments communs à partir d’histoires diverses). Ces deux projets reposent sur une riche et active collaboration avec les informateurs et les artistes. Parmi les publications de Virginia Monteforte on trouve: « The facing island » préface d’une section dédiée à la littérature maltaise contemporaine dans  New Yorkers, a jazz serenade, intitulé ‘Storie, All write’, n.62-63 (2008) ; « Dal piccolo », Kieku l-ikel jitkellem/If food could speak, The right to the food, Inizjamed, Fair trade Worldfest (2009) ; « Come un’isola ricorda. Riflessioni dal fieldwork», Journal of Maltese History, Volume 1, n.2; Din mhix tazza (2013) et Undertow. Poetics of displacement (2016) dont elle est co-autrice.

Claire RODIER  est juriste, cofondatrice du réseau euro-africain Migreurop et travaille au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s). Ses recherches portent plus particulièrement sur les politiques européennes d’immigration et d’asile. Elle a participé à de nombreuses publications sur ces thèmes, codirigé l’ouvrage collectif Immigration : fantasmes et réalités (La Découverte, 2008) et collaboré à l’Atlas des migrants en Europe (Armand Colin, 2012). Derniers ouvrages parus : Xénophobie business (La Découverte, 2012) ; Migrants et réfugiés. Réponse aux indécis, aux inquiets et aux réticents (La Découverte, 2016).

Caroline ROLLAND-DIAMOND est professeure d’histoire et civilisation américaines à l’Université Paris Nanterre. Spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux aux Etats-Unis au XXe et XXIe siècles, elle est notamment l’auteure de Black America. Une histoire des luttes pour l’égalité et la justice (XIXe-XXIe siècle) (La Découverte, 2016) et de Chicago : le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression politique (Syllepse, 2011). Elle est la directrice du Centre de Recherches Anglophones (EA 370) à l’Université Paris Nanterre.

Marie-Caroline SAGLIO YATZIMIRSKY est professeur en anthropologie de l’Inde à l’INALCO, chercheur au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (UMR Paris Diderot, INALCO, IRD) et membre de l’Institut Universitaire de France. Elle est également psychologue clinicienne dans la consultation de psycho traumatologie à l’hôpital Avicenne auprès de demandeurs d’asile. 
Chercheur invité à l’Université de São Paulo (2004-2007), elle a dirigé un programme ANR sur l’exclusion sociale en Inde et au Brésil. Elle a notamment publié Dharavi: from mega slum to urban paradigm (Routledge, 2013) et Mega city slums (avec F. landy Imperial College Press, 2014). Membre du programme Non-lieux de l’exil, elle poursuit ses recherches sur les demandeurs d’asile à la croisée de l’anthropologie, de la clinique et de la psychanalyse. Ses travaux récents portent sur les réfugiés, le trauma et la culture (revues Le Débat, Anthropology and Medecine, Adolescence, Migrations Société, etc). Elle est membre du programme Non-lieux de l’exil.

Eugenia VILELA est professeur au Département de philosophie de la Faculté de lettres de l’Université de Porto (Portugal), docteur en philosophie de l’Université de Porto, et directrice du groupe de recherche Esthétique, Politique et Art de l’Institut de Philosophie. Auteur de conférences et textes dans le domaine de la Philosophie et des Arts, elle a publié, parmi d’autres textes dans des œuvres collectives, les livres “Du corps équivoque” (1998) et “Silences Tangibles. Corps, résistance et témoignage dans les espaces contemporains d’abandon” (2010). Son travail se développe dans l’espace d’intersection entre l’esthétique, la philosophie politique contemporaine et l’art. Elle est membre des programmes Non-lieux de l’exil et Migrobjets et coordonne (avec A. Galitzine-Loumpet, Ch. Makaremi, Ch. Vollaire), le séminaire EHESS Non-lieux de l’exil.

Albin WAGENER est enseignant-chercheur en sciences du langage, directeur adjoint du laboratoire CoDiRe (Construction discursive des représentations linguistiques et culturelles – EA 4643) à l’Université de Nantes. Spécialiste de l’approche critique des concepts de culture et d’identité, et notamment de leur mise en discours dans les corpus numériques ou politiques et institutionnels, il a notamment publié les ouvrages “Le débat sur l’identité nationale” (L’Harmattan, 2010) et “L’échec culturel” (Peter Lang, 2015) et prépare pour 2017 une habilitation à diriger des recherches autour d’une théorie systémique du discours appliqués aux problématiques identitaires et interculturelles. Il participe aux projets de recherche Antimoine (ANR 13 CORD 002) et Migrobjets (INALCO), tout en étant membre actif des réseaux de recherche internationaux R2DIP (Réseau de recherche des discours institutionnels et politiques) et Alternative Academia et de plusieurs comités de lecture, comme pour les revues International Journal of Intercultural Relations ou International Journal of Bias, Identity and Diversities in Education. Ancien doyen de la Faculté des Humanités de l’UCO à Angers, il est notamment professeur invité à la KUL d’Anvers (Belgique), l’Université de Luxembourg (Luxembourg) ou encore l’Université de Jyväskylä (Finlande). Ses activités peuvent être consultées sur sa page personnelle : http://albinwagener.wixsite.com/awagener

Programme Non-lieux de l’exil 2016-2017 : https://nle.hypotheses.org/3861

L’exil ne s’oppose pas à la migration, ni l’exilé au migrant ou au réfugié, mais les relie pour privilégier le vécu sur des catégorisations juridiques et politiques conjoncturelles, la subjectivité et la capacité d’action du sujet sur un statut administratif transitoire. Si la figure romantique de l’exilé a fait long feu, celles de demandeur d’asile ou du migrant participent de ses recompositions contemporaines. C’est précisément ces changements de condition,  la nécessité de renouveler l’analyse des formes d’accueil et de représentation des sujets en exil dans la durée qui réintroduisent la potentialité heuristique du concept d’exil dans le champ des études sur la migration – et permettent de réinterroger situations,  lieux et non-lieux, temporalités et imaginaires. 

Carnet de recherche : http://nle.hypotheses.org/  et facebook associé : https://www.facebook.com/NonLieuxDelExil/

Projet Displaced Objects, Programme MIGROBJETS (Inalco)
_______________________________________________
Liste de diffusion [Nonlieuxdelexil]

Pour s’abonner et gérer son abonnement :
http://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/nonlieuxdelexil

Pour se désabonner instantanément de [nonlieuxdelexil], par simple email, cliquer sur ce lien et envoyer le email sans modification :
mailto:nonlieuxdelexil-request@reseau-terra.info?subject=unsubscribe

Contact des administrateurs : nonlieuxdelexil-adm@reseau-terra.info

Education: MA Usable Pasts: Applied and Interdisciplinary History at HSE St Petersburg: deadline 1 May

International placement competition closes on 1 May
20 full-tuition domestic and international MA studentships:
Usable Pasts: Applied and Interdisciplinary History
Higher School of Economics, St Petersburg, Russia.
HSE St Petersburg, Department of History, invites domestic and international applicants to its two-year, English-language MA programme “Usable Pasts: Applied and Interdisciplinary History.” The course gives equal weight to both history and its uses. The programme offers strong research-led teaching that draws on the Department’s strength in global, comparative and transnational history, including studies of empires and nationalism, socialism, post-socialism and post-colonialism, environmental and economic history and anthropology, history of science and technology, and the anthropology of memory. Students benefit from interdisciplinary grounding in methods of historical research and textual criticism, cultural heritage and museum studies, anthropology, historical geography and geoinformation systems, digital humanities, oral history and visual methods.

We encourage strong applicants with undergraduate degrees in history as well as other fields. This English-language MA provides skills for further academic study, including PhD, as well as non-academic careers. It includes the possibility of internships in over fifty St Petersburg museums and options for Russian language training.

International placement competition runs from 1 February to 1 May 2017

Contacts: Head of programme Julia Lajus (lajus@hse.ru <mailto:lajus@hse.ru>) Coordinator Dilorom Akhmedzhanova (dakhmedzhanova@hse.ru)
Details of course: http://spb.hse.ru/en/ma/apphist/about <http://spb.hse.ru/en/ma/apphist/about>
Potential supervisors: https://spb.hse.ru/en/ma/apphist/programmefaculty

How to apply: http://spb.hse.ru/en/ma/apphist/howto <http://spb.hse.ru/en/ma/apphist/howto>

Grant: Musée du quai Branly – Jacques Chirac – Prix de thèse 2017 – Doctoral Thesis Award 2017

Prix de thèse 2017
musée du quai Branly – Jacques Chirac
 
Le département de la Recherche et de l’Enseignement du musée du quai Branly – Jacques Chirac souhaite encourager et soutenir les travaux de recherche dans les domaines des arts occidentaux et extra-occidentaux, des patrimoines matériels et immatériels, des institutions muséales et de leurs collections, de la technologie et de la culture matérielle. Les disciplines concernées sont l’anthropologie, l’ethnomusicologie, l’histoire de l’art, l’histoire, l’archéologie, les arts du spectacle et la sociologie.
 
A cette fin, deux prix de thèse pour aide à la publication d’un montant total de 8 000 euros sont attribués chaque année à deux thèses de doctorat qui se distinguent par leur intérêt scientifique et leur originalité.
 
Seront prises en compte les thèses rédigées en français ou en anglais soutenues depuis le 1er octobre 2015 (une seule candidature est possible). Cette thèse doit traiter d’un sujet lié aux champs de recherches privilégiés par le musée.
 
La sélection sera effectuée par le Comité d’évaluation scientifique du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
 
Procédure :
 
Les propositions de candidatures doivent obligatoirement être présentées par le directeur de thèse ou par une personnalité scientifique reconnue.
 
Pièces à fournir pour la constitution du dossier de candidature :
 
–              rapport de soutenance de la thèse (dans le cas de pays où le rapport de soutenance n’existe pas, merci de l’indiquer spécifiquement dans le dossier de candidature, et de joindre les rapports des examinateurs)
–              attestation de diplôme délivrée par l’université de rattachement
–              résumé de la thèse (en 10 pages maximum)
–              CV et liste des publications
–              lettre de recommandation d’une personnalité scientifique autre que le directeur de thèse
–              lettre du directeur de thèse justifiant la candidature.
–              un exemplaire de la thèse sur CD-Rom, clé USB ou autre support numérique (si possible en fichier pdf)
–              fiche de candidature, qui peut être téléchargée à l’adresse suivante :
 
Date limite de dépôt des candidatures : 3 juin 2017 (le cachet de la poste faisant foi). Le dossier est à adresser au : Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Département de la recherche et de l’enseignement, 222, rue de l’Université. 75343 Paris Cedex 07. Il peut également être déposé à l’accueil du musée aux heures d’ouverture (222, rue de l’Université, Paris 7e).
 
Pour toute question, s’adresser à : prix.these@quaibranly.fr.
 
La liste des candidats admis à concourir sera publiée le 16 juin et les résultats fin novembre, sur le site Internet du musée.
*******
 
Ph.D. thesis award 2017
musée du quai Branly – Jacques Chirac
 
The musée du quai Branly – Jacques Chirac’s Research and Higher Education Department seeks to encourage and support multidisciplinary research in the academic fields of social/cultural anthropology, ethnomusicology, art history, history, archaeology, sociology, and performance studies. The research topics concerned are: Western and non-Western arts, material and intangible heritage, museum institutions and their collections, technology, ritual performance and material culture.
To this end, two thesis awards, amounting to a total sum of 8 000 Euros, are granted each year to distinguish two outstanding doctoral theses.
Doctoral Theses can be submitted in French or in English; they must have been defended/passed after October 1st 2015 (one application only). The subject of the thesis must be relevant to the fields of interest defined above. The award winners will be selected by the musée du quai Branly – Jacques Chirac scientific assessment committee.
Procedure:
 
Applications must be presented by the thesis supervisor or by a recognized member of the scientific community.
The application must include the following documents:
– report on the defense or viva voce (in the specific case of countries where defense or viva voce reports are not required, please indicate it specifically in the application file and attach your examiners’ report)
– copy of the diploma awarded by the university
– summary of the thesis (10 pages maximum)
– CV and list of publications
– letter from the Ph. D. supervisor outlining reasons for distinguishing the thesis (either in the application form or attached to it)
– letter of recommendation by a member of the scientific community other  
  than the thesis supervisor (either in the application form or attached to it)
– copy of the thesis manuscript on a CD-Rom, a USB key or any other digital device (PDF file)
– application form to be downloaded at the following address :
Deadline for application: June 3th, 2017 (post office stamp as proof).
Please, send your application to: Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Département de la recherche et de l’enseignement, 222, rue de l’Université, 75343 Paris cedex 07 (France)
The application file may also be deposited at the musée du quai Branly – Jacques Chirac’s reception desk (222, rue de l’Université 75007 Paris) during museum opening hours.
         For further information, please contact prix.these@quaibranly.fr
The list of all the candidates whose application is eligible will be posted on the museum’s website by June 16th, and the names of the successful candidates during the last week of November.

CFP : Lieux, géo-littérature et médiations / Places, geo-literature and mediations

 

 

 

Appel à communication

 

Colloque international

Lieux, géo-littérature et médiations :

La Lorraine des écrivains dans l’espace francophone

 

30 novembre-1 décembre 2017

Université de Luxembourg – Belval

Responsable : Carole Bisenius-Penin

Après les 1ères journées d’étude internationales organisées par le Centre de recherche sur les médiations (CREM) en décembre 2016, le programme scientifique « La Lorraine des écrivains » s’achève par un colloque international sur le campus de Belval au Luxembourg. Ce projet relève également d’une coopération transfrontalière, puisqu’un partenariat a été mis en place entre l’Université de Lorraine (CREM) et l’Université de Luxembourg (the Institute of Geography and Spatial Planning-IPSE).

Pour rappel, l’objectif du programme est la mise en réseau d’opérateurs régionaux sur un territoire spécifique, afin d’assurer une visibilité nationale et transfrontalière de la Lorraine sur les activités liées au  livre, via la création d’une cartographie littéraire du territoire, à vocation culturelle et touristique, construite autour de 3 pôles : vie littéraire, création et patrimoine. Le projet repose notamment sur un volet numérique avec la mise en place d’un site web (http://lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr) proposant un panorama littéraire de la Lorraine qui inclut un recensement géolocalisé (d’auteurs, d’œuvres, de manifestations…) et une approche des activités de médiation autour des écrivains et de la littérature (base de données, entretiens, enquêtes, articles scientifiques…).

Ceci étant, pour l’édition 2017, au-delà du cas lorrain, à partir d’un périmètre géographique défini au sein de l’espace francophone, la manifestation permettra de répondre à plusieurs questions : quelles sont les médiations possibles entre littérature et territoire en fonction à la fois des créateurs, des médiateurs (politiques en charge de la culture, directeurs d’établissements culturels, organismes de soutien à la création…) et des publics ? Comment la création, tout comme le patrimoine littéraire, permettent de repenser et de dynamiser le territoire ? En somme, la littérature, sous ses différentes formes, à travers des lieux, des dispositifs, des acteurs, peut-elle constituer un vecteur de développement ?

Ce colloque privilégiera donc la problématique de la construction des liens entre territoire, espace, littérature et médiations autour de trois axes :

1) Lieux, espaces et littérature

Du paysage (Besse, 2000) à la ville (Lévy, 2006 ; Grésillon, 2008), à la « topophilie » (Tuan, 1974), à l’atlas (Moretti, 2000), au dépaysement (Bailly, 2011), à la promenade (Montandon, 2000) ou encore aux hyper-lieux (Lussault M., 2016), il s’agira d’examiner comment « l’espace vécu », imaginé par le biais de la littérature et de ses médiations permet de déchiffrer le sens des lieux et constitue des modes d’accès au monde.

2) L’attractivité territoriale et touristique de la littérature

L’objectif est de s’interroger sur la façon dont la littérature et la vie littéraire, à travers leurs aspects matériels (les œuvres, les maisons d’écrivains, les festivals, les prix…) et immatériels (les paysages littéraires, l’imaginaire des lieux…) peut constituer une ressource spécifique (Gumuchian et Pecqueur, 2007), permettant de saisir les relations qui se nouent entre création et territoires (Fournier, 2016).

3) De la médiation à la médiatisation (écrivains, institutions, publics)

Enfin, il sera intéressant de proposer des analyses sur la question de la visibilité (Heinich, 2012) des auteurs sur le territoire, en examinant notamment les multiples formes d’intervention, de présence, des écrivains (résidence d’auteurs, performance, ateliers d’écriture…) sur la scène médiatique (Meizoz, 2016). Dans cette perspective, l’enjeu portera aussi sur la manière dont les différents acteurs et publics (professionnels du livre, élus, habitants, touristes, journalistes, associations…) s’approprient la littérature hors du livre (Ruffel, 2010).

Modalités

Le colloque se déroulera le 30 novembre et 1 décembre 2017 à l’Université de Luxembourg, Campus Belval (Maison des Sciences Humaines).

La langue de travail sera le français.

Chaque participant disposera de 20 minutes pour sa présentation.

La proposition de communication (environ 5000 signes), au format Word ou PDF, ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique (profession, domaine de recherche, institution, publications) est à faire parvenir à l’adresse suivante :

carole.bisenius-penin@univ-lorraine.fr

Calendrier 

Réception des propositions (résumés) : 31 mai 2017

Réponses aux auteurs : 15 juin 2017

Réception des textes : 1er septembre 2017

(30 000 à 50 000 signes espaces non compris + résumé en 10 lignes

français et anglais + 6-7 mots clés dans les 2 langues)

Publication des actes : décembre 2017

 

Comité scientifique :

Rachel Bouvet (Université du Québec à Montréal, Canada)

Marc Brosseau (Université d’Ottawa, Canada)

Mauricette Fournier (Université Clermont Auvergne, France)

Malte Helfer (Université de Luxembourg, Luxembourg)

Bernard Lahire (ENS Lyon, France)

Bertrand Lévy (Université de Genève, Suisse)

Jérôme Meizoz (Université de Lausanne, Suisse)

Christian Schulz (Université de Luxembourg, Luxembourg)

Alain Viala (University of Oxford, Royaume Uni)

Jacques Walter (Université de Lorraine, France)

Bertrand Westphal (Université de Limoges, France)

Références bibliographiques

Bailly, J.C, 2011  Le Dépaysement, voyages en France, Paris, Éditions du Seuil.

Besse, J.-M. 2000, Voir la Terre. Six essais sur le paysage et la géographie, Arles, Actes Sud.

Brosseau M., Cambron M., 2003, « Entre géographie et littérature : frontières et perspectives dialogiques », Recherches sociographiques, vol. 44, n° 3, p. 525-547.

Claval P., 2003, Géographie culturelle. Une nouvelle approche des sociétés et des milieux, Paris, Armand Colin.

Cook I., Crouch D., Naylor S., Ryan J.R. (dir.), 2000, Cultural Turns/Geographical Turns: Perspectives on Cultural Geography, Harlow, Prentice Hall.

Dupuy L., Puyo J.-Y, 2015, De l’imaginaire géographique aux géographies de l’imaginaire. Écritures de l’espace, Presses de l’Université de Pau et des pays de l’Adour : coll. Spatialités.

Fournier, M., 2016, Développement culturel et Innovation territoriale, Clermont-Ferrand, France. [actes numériques], 2017, <http://iadt.fr/ressources/developpement-culturel-et-innovation-territoriale.html>. <halshs-01487348>

Gumuchian H., Pecqueur B., 2007, La ressource territoriale,Paris, Economica, Anthropos.

Grésillon, B., 2008, «Ville et création artistique : pour une autre géographie culturelle», Annales de Géographie (Les), n° mai-août, Armand Colin, Paris, p. 179-198.

Heinich N., 2012, De la visibilité. Excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard.

Lévy, B., « Genève, ville littéraire : de la topophobie à la topophilie », Revue des sciences humaines (RSH), Paris, 284, oct.-déc. 2006, p. 135-149.

Lussault M., 2016, Hyper-lieux. Les nouvelles géographies de la mondialisation, Paris, Seuil.

Meizoz J., 2016, La Littérature « en personne ». Scène médiatique et formes d’incarnation, Genève, Editions Slatkine.

Montandon, A., 2000. Sociopoétique de la promenade. Presses Université Blaise Pascal.

Moretti, F., Atlas du roman européen, 1800-1900, traduit de l’italien par Jérôme Nicolas, Paris, Éditions du Seuil, 2000.

Ruffel D., 2010, « Une littérature contextuelle », Littérature, n°160, p. 61-73.

Tissier J.-L. (dir), 2007, « Géographie et littérature», in Bulletin de l’Association des Géographes

français, vol. 84, n° 3, p. 243-368.

 

 

Places, geo-literature and mediations :

The Lorraine of writers in the French-speaking world

30 November-1 December 2017

University of Luxembourg – Belval

Responsible: Carole Bisenius-Penin

After the first international meeting organized by the Centre de recherche sur les médiations (CREM) in December 2016, the scientific program “La Lorraine des écrivains” concludes with an international conference on the Belval campus in Luxembourg. This project relies on a cross-border cooperation, based on a partnership between the University of Lorraine (CREM) and the University of Luxembourg (the Institute of Geography and Spatial Planning).

The aim of the program is to network regional operators in a specific territory in order to ensure a national and cross-border visibility of Lorraine on book-related activities, through the creation of a literary cartography of the territory, with a cultural and tourist vocation, built around three dimensions: literary life, creation and heritage. The project has a specific digital focus with the creation of a website (http://lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr)  which offers a database, a literary panorama of Lorraine including a geolocalized survey of authors, works and events and covers the various mediations dealing with writers and literature (database, interviews, surveys, scientific articles …).

The 2017 edition of the conference intends to go beyond the Lorraine region to consider other French-speaking territories. This change in focus offers a different context for several questions: how do creators, mediators (cultural policy officials, cultural institutions, art-supporting organizations), and audiences inform the types of mediation that exist between literature and territory? How can literary creation, or heritage, make it possible to rethink and energize the territory? In short, can literature, in its various forms, through places, devices, actors, constitute a vector of development?

This conference will therefore focus on the articulation of territory, space, literature and mediation. Three main themes are proposed :

1) Places, spaces and literature

From the landscape (Besse, 2000) to the city (Levy, 2006, Grésillon, 2008), to “topophilia” (Tuan, 1974), the atlas (Moretti, 2000), the promenade (Montandon, 2000) or hyper-places (Lussault M., 2016), it will be necessary to examine how the “inhabited space”, imagined through literature and its mediations, allows us to decipher a meaning of a place and offers forms of access to the world.

2) The territorial and touristic attractiveness of literature

Do literature and literary life constitute a specific resource (Gumuchian and Pecqueur, 2007) to understand the relations between creation and territories (Fournier, 2016). Both their material (works, writers’ houses, festivals, awards…) and immaterial (literary landscapes, places and their representations) dimensions will be considered here.

3) From mediation to mediatization (writers, institutions, audiences)

Lastly, it will be interesting to investigate the visibility (Heinich, 2012) of authors on a territory, through the multiple forms of intervention, and presence of thewriters (authors residence, performance, writing workshops…) in the medias (Meizoz, 2016). In this perspective, can also be considered the ways different actors and audiences (book professionals, elected officials, residents, tourists, journalists, associations, etc.) take literature out of the book (Ruffel, 2010).

Organization and guidelines

The conference will take place on 30 November and 1 December 2017 at the University of Luxembourg, on the Belval Campus.

The working language will be French.

Each participant will have 20 minutes to present.

The proposals (approximately 5000 characters), in Word or PDF format, as well as a brief bio-bibliographical notice (profession, research field, institution, publications) should be sent to the following address:

carole.bisenius-penin@univ-lorraine.fr

 

Schedule

Deadline for the reception of proposals (abstracts): 31 May 2017

Deadline for confirmation of acceptance or rejection: 15 June 2017

Deadline for the reception of texts: 1 September 2017

(30 000 to 50 000 signs spaces not included + abstract in 10 lines, French and English

+ 6-7 keywords in both languages)

Publication: December 2017

Reminder – CFP : Les communautés patrimoniales / Heritage Communities

Les communautés patrimoniales 
Douzième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine
Université du Québec à Montréal
28 au 30 septembre 2017
La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain invite les jeunes chercheurs à soumettre une proposition de communication dans le cadre de la Douzième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine, qui se tiendra à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) du 28 au 30 septembre prochain sous le thème des communautés patrimoniales.
Dans un monde de plus en plus mondialisé, les différentes formes que revêt la « communauté » ne cessent de se modifier, voire de s’élargir, mais au centre de cette définition, la notion de sentiment d’appartenance reste actuelle et demeure plus importante que jamais. Une illustration notoire de ce phénomène est le surgissement des communautés patrimoniales. Bien qu’il existe une multitude de définitions possibles, la Convention de Faro les définit comme une groupe de « personnes qui attachent de la valeur à des aspects spécifiques du patrimoine culturel qu’elles souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures. » Cependant, au-delà d’un simple intérêt pour un patrimoine particulier, ces communautés se réunissent afin d’induire un changement et de mettre en mouvement les mesures nécessaires afin de protéger et transmettre ce patrimoine.
À travers la notion de communautés patrimoniales, la douzième rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine tentera d’explorer les questions suivantes : qui sont les acteurs impliqués dans de tels projets et quels sont leurs rôles respectifs ? De quelles manières les communautés patrimoniales sont-elles encouragées et favorisées ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ces communautés ? Comment ces groupes fonctionnent-ils avec ou indépendamment des récits et des structures établis du patrimoine ? Ces communautés sont-elles influencées par de telles structures et, dans l’affirmative, comment ? Quels sont les défis ? Qui sont les investisseurs ? Quels sont les mécanismes de financement pour la conservation du patrimoine dans de tels cas, et comment diffèrent-ils ou répondent-ils aux modèles traditionnels de l’État providence ?
Les exemples qualifiés de réussites ou d’échecs peuvent, à cet égard, être riches en termes de connaissances. Dès lors, de nombreux défis éthiques, politiques, culturels et sociaux émergent autour de la question des communautés patrimoniales. Cette douzième Rencontre se déclinera selon trois axes principaux, mais non exclusifs :
• L’importance de la participation du public dans l’établissement des priorités régionales et nationales en ce qui concerne le patrimoine culturel : quelle place pour les communautés patrimoniales ?
• Les approches de gestion du patrimoine culturel : le rôle des communautés patrimoniales vis-à-vis les différents niveaux d’autorité publique (local, régional ou national)
• La genèse et le développement des communautés patrimoniales
Pour plus de détails, vous pouvez consulter et télécharger le texte complet de l’appel à communications à l’adresse suivante : https://patrimoine.uqam.ca/jeunes-activites/675-appel-a-communications-douzieme-rencontre-internationale-des-jeunes-chercheurs-en-patrimoine.html
Date limite (prolongée) pour soumettre une proposition : 24 avril 2017.
Call for Papers
Heritage Communities
Twelfth International Conference of Young Researchers in Heritage
Université du Québec à Montréal
September 28 – 30 september, 2017
The Canada Research Chair on Urban Heritage is pleased to inform you of the Call for Papers for the Twelfth International Conference of Young Researchers in Heritage, which will be held at the Université du Québec à Montréal (UQAM), September 28 to 30, on the theme of Heritage Communities.
In an increasingly globalized world, our definition of community may have expanded and changed, but a sense of belonging is just as important as ever. One important example of this is the phenomenon of heritage communities, which are united by cultural heritage. Although there is a multitude of possible definitions, The Faro Convention defines them as groups “of people who value specific aspects of cultural heritage which they wish, within the framework of public action, to sustain and transmit to future generations.” Beyond a simple interest in a particular heritage, then, these communities come together in order to enact change and to put into motion the necessary steps to protect and pass on that heritage about which they are passionate.
The Twelfth International Conference of Young Researchers in Heritage seeks to dive into these issues and to explore questions such as: Who becomes involved in such projects and how? How are heritage communities encouraged and fostered? What are the advantages and disadvantages of such communities? How do these groups work with or in isolation from established heritage narratives and structures? Are these communities influenced by such structures, and, if so, how? What are the challenges faced? Who are the investors and to what end(s)? What are the funding mechanisms for heritage conservation in such cases, and how do they differ from or respond to models of traditional, welfare-state funding mechanisms? Successful endeavors as well as those that have failed, can tellingly provide us with lessons for the future. Following from these ideas, this conference will seek to interrogate the ethical, political, cultural and social challenges and issues of heritage communities along three principal, but non-exclusive, axes:
• The genesis and development of heritage communities
• Integrated approaches to the management of cultural heritage: the role of heritage communities between the different levels of public authority (local, regional or national)
• The importance of public input in the establishment of regional and national priorities with respect to cultural heritage: what place is there for heritage communities?
Extended deadline for submitting a proposal: April 24, 2017.
____________________________________________________________
Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Université du Québec à Montréal
279, rue Sainte-Catherine Est, DC-1200
Montréal, Québec
H2X 1L5
514-987-3000 poste 1225

Summer University: Appel à candidature Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky, 5-13 juillet 2017

BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY

Musée national d’art moderne/CCI, Centre Pompidou

UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DE LA BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY
5 juillet – 13 juillet 2017

CENTRE POMPIDOU, PARIS

 

LES SOURCES AU TRAVAIL

Collections d’art et musées à l’épreuve du temps présent/ Art collections and museums in present times

APPEL A CANDIDATURE/ CALL FOR PAPERS

For English version, please scroll down

L’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky est un programme du Centre Pompidou qui se déroule dans l’espace public du musée. Elle a pour objet les sources de l’art moderne et contemporain : archives, documentation écrite, photographique ou filmique, témoignages, mais aussi d’autres formes d’appropriation artistique de la production documentaire. Initiative interdisciplinaire, l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky réunit de jeunes chercheur.e.s : historiens et historiens de l’art, anthropologues et sociologues, artistes, critiques, commissaires d’expositions, qui partagent un travail collectif sur les sources. Implantée dans l’espace du musée, la table-vitrine de l’Université d’été sert à la fois comme table de montage et d’exposition des éléments documentaires. Elle recueille fac-similés, reproductions, sources archivistiques et documentaires proposées ou évoquées au cours des séances. Plusieurs ateliers d’écriture rythment le parcours de l’Université d’été. Des visites dans des lieux dépositaires de sources primaires émailleront les journées de travail. Le numéro quatre du “Journal de l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky” sera tout à la fois un recueil de sources et une création graphique collective qui reflètera les débats poursuivis pendant les séances de travail.

Pour sa quatrième édition, l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky étudiera un des lieux les plus complexes du débat muséologique actuel : l’histoire stratifiée des collections consacrées à l’art du temps présent et leurs modalités d’ancrage dans l’espace muséal. En résonance avec le projet de recherche « Exposer l’histoire d’une collection : le Musée des Artistes Vivants » conduit dans le cadre du Laboratoire d’Excellence « Créations, Arts, Patrimoine » et focalisé sur la constitution au long cours des collections nationales françaises en matière d’art « contemporain », cette nouvelle édition retravaillera à la lumière des sources documentaires les manières de « faire collection » à partir du présent. Prenant comme point d’appui les lectures récentes opérées par les études en histoire du collectionnisme et les Museum studies, cette nouvelle édition s’attachera à interroger les pratiques et procédures mises en jeu dans l’élaboration d’une collection d’art contemporain et les nombreuses formes de négociation à l’œuvre dans le passage vers l’espace public de son exposition.

Les mécanismes du « faire collection » seront pensés à l’aune de différents récits historiographiques et modèles muséographiques dans une perspective comparatiste et résolument internationale, capable de saisir tous les registres de ces enjeux. Une attention particulière sera accordée aux projets novateurs du « faire collection » aussi bien dans l’extension de leurs contenus et de leurs contextes culturels, que dans leurs montages politiques, économiques et institutionnels. Quelles sont les dynamiques contemporaines du collectionnisme et leur rapport avec l’espace public du musée ? Quel est leur impact sur les institutions publiques ou privées censées accueillir et exposer le patrimoine artistique du temps présent ? Les réflexions récentes sur les enjeux de responsabilisation des politiques muséales en matière patrimoniale rendent ce débat d’autant plus indispensable. Cette nouvelle édition de l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky offrira l’occasion d’interroger les mécanismes régissant la constitution des collections : politiques d’acquisition, pratiques parallèles de constitution de collections, politiques d’accrochage et multitude des récits contextuels, collections alternatives et le rapport à l’action collective des acteurs « collecteurs » (community collecting et collectionnisme participatif), débats sur l’aliénation (deaccessioning) et la restitution, formes itinérantes ou éphémères de collection.

Ce travail critique appliqué au terrain des collections d’art vivant au sein des institutions qui les conservent et les exposent doit tenir compte non seulement d’une histoire matérielle des objets mais aussi d’autres ressorts actifs dans la construction des savoirs et des valeurs. Il sera donc également question de nomenclatures et de manières de nommer l’art vivant, d’économies institutionnelles ou parallèles et de circuits de sociabilités, de critères évaluatifs et de conventions. Corpus et pratiques documentaires étayeront ces différents régimes discursifs qui constituent et consolident le statut de l’œuvre dans son environnement de collection.

Collectionner l’art vivant à l’épreuve du temps présent pose inévitablement la mise d’une anticipation problématique de la collection d’art vivant dans sa projection future. Comment intégrer dans le discours prospectif, l’ouverture pour les déploiements créatifs futurs et leurs possibilités de faire collection, restera une question qui accompagnera les débats.

Selon son principe de travail structurant, l’Université d’été mettra à disposition des participants un ensemble de ressources documentaires conservées par la Bibliothèque Kandinsky. Elle invitera les participants à enrichir le débat en partageant les sources de travail sur lesquelles ont reposé leurs recherches et à poursuivre des opérations historiographies sur un mode critique et inventif.

Les axes thématiques sur lesquelles les propositions de candidature devront porter sont:

–         Modèles muséographiques pour les collections d’art vivant et rôle de ces derniers dans les mutations des musées d’art moderne et contemporain ;

–         Modes alternatifs de constitution et de diffusion des collections institutionnelles d’art vivant ; projets artistiques de relecture de l’histoire des collections ;

–         Economies et politiques du « faire collection » ; médiations et sociabilités entre sphères publique et le privée ;

–         Opérations et techniques de construction de la valeur, environnements documentaires, situations d’assignation de valeur esthétique, terminologies, nomenclatures, documents de référence ;

–         Profils de collectionneurs novateurs, biographies des collections et dynamique des acteurs du circuit de collecte ;

–         Politiques muséales d’acquisition de l’art du temps présent et marché de l’art : concordance, écarts, ajustements ;

–         Exposer l’histoire d’une collection ; stratégies narratives d’accrochage

PROCEDURE DE CANDIDATURE

L’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky s’adresse à un public international de jeunes historiens, historiens d’art, anthropologues, sociologues, étudiants conservateurs et artistes.

Les étudiants de troisième cycle (doctorants et post-doctorants) ainsi que les artistes qui souhaitent participer sont priés de soumettre une proposition de communication accompagnée d’un CV et d’une liste de publications. Il est nécessaire d’avoir une bonne maîtrise de l’anglais et du français.

Les propositions ne doivent pas dépasser plus de 4 500 signes ou 700 mots et peuvent être rédigées en anglais ou en français. Elles doivent être soumises dans un document de format PDF et doivent comporter le nom du candidat, ses adresses (électronique et postale), l’établissement et le pays.

Les participants devront apporter un choix de sources qui servira de support à la présentation de leur travail.

Les propositions de communication sont à adresser avant le 23 avril 2017 à l’adresse électronique :bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr

La ligne « sujet » du mail doit préciser le nom du candidat précédé de la mention Université d’été.

Les propositions seront examinées par le Comité de pilotage qui se chargera d’établir le programme définitif de l’Université d’été. Le Comité de pilotage retiendra 25 candidatures. Tous les candidats, qu’ils soient ou non retenus, seront contactés individuellement avant le 30 avril 2017.

Une contribution d’inscription de 100 € sera demandée aux participants qui bénéficieront de l’enseignement de l’Université d’été. Cette contribution couvrira un certain nombre de frais – transport vers des lieux visités, éventuels droits d’entrée dans des institutions, etc.

A l’attention des candidats qui en feront la demande, le Centre Pompidou émettra toutes attestations utiles leur permettant d’obtenir toutes bourses ou aide de financement qu’ils pourraient requérir auprès de fondations, de musées ou d’institutions universitaires ou de recherche.

The Bibliothèque Kandinsky’s Summer University is a Musée National d’Art Moderne/Centre Pompidou research program installed on the very premises of the museum. It focuses on modern and contemporary art primary sources: archives, documentary materials (both written and visual), interviews, records as well as new forms of artistic appropriation and documentary production. Interdisciplinary in format, the Summer University brings together young researchers: historians, art historians, anthropologists, sociologists, artists, critics and curators which share a collective reflection with art professionals and various scholars around primary source materials. It will be held in the museum’s space all around a conference table acting at the same time as an exhibition device displaying documents. The space will be invested with facsimiles, reproductions and archival material presented during the working sessions. Several writing workshops will rhythm the 10-days program. The editorial production of this material will be assembled under the format of a journal – ‘Journal de l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky’- both as a critical anthology registering the debates during the sessions and as a graphic experimental production. 
For its fourth edition, the Bibliotheque Kandinsky’s Summer University will address one of the most complex topics of recent museum studies: the layered history of living art collections and their integration in the museum. This edition echoes the research program « Exposer l’histoire d’une collection: le Musée des Artistes Vivants » [Exhibiting the history of a collection: le Musée des Artistes Vivants] conducted in the framework of Laboratoire d’Excellence « Créations, Arts, Patrimoine » which focuses on the long creation of French national collections of “living art”. The scope of this new edition of the Summer University will be to study, in the light of documentary resources, the ways of “collection – making”.

Built upon recent writings in the history of collections and museum studies, the Summer University will interrogate practices and procedures at stake in the laboratory of contemporary art collections and the various negotiations at work in the transition towards the public space of the exhibition.

The mechanisms of “collection-making” will be investigated under different methodological strategies and historiographical frames, through comparative readings and opening up to international contexts. A particular attention will be given to innovative projects of “collection-making”, both in content construction and in political, economic and institutional assembling. What are the contemporary dynamics of collecting and their multiple exchanges within the public space of the museum? How can we assess their impact onto the public or private institutions which capitalize them and exhibit the artistic heritage of contemporary art? Recent reflections concerning the necessary responsibilities that have to guide and motivate museum policies and heritage constructions enhance the urgency of this debate.

The Summer University will offer the platform for debate regarding the following topics: acquisition policies, parallel practices of collection-making, strategies of display and contextual narratives, alternative collections and their link to the collective action of multiple “collecting players” (for example, in the cases of community collecting and participative collection-making), debates around deaccessioning practices and restitution policies, itinerary and ephemeral ways of collecting.

This critique, applied on the very body of “living” art in the space of an institution bound to preserve and exhibit it, has to take into account not only the material history of the objects, but also other active relations in the knowledge- and value- production: terminologies, institutional economies, social circulations, evaluation criteria, conventions. Documentary resources and practices will underpin different ways of building and secure the status of the work of art in its collection environment.

Collecting living art inevitably brings up the question of a problematic anticipation of the collection in its future projection. How can we integrate the prospective discourse and the opening up to future creativities and how can we measure up their potentials in the making of a collection?

The Bibliothèque Kandinsky Summer University 2017 edition will give the opportunity to put sources ‘at work’ and to bring together young researchers, curators and artists around documentary material – for some part largely unseen. It invites researchers from all horizons to bring up their source material and to put it into debate, through historical creative and inventive writing.

The main topics application dossiers are expected to address are:

–         Models/ Case studies of museums collecting “living” art and their role in transforming modern and contemporary museums;

–         Alternative ways of institutional collection-making and diffusion of contemporary art;

–         Artist-projects and the rereading of the history of collections

–         Economies and policies of “collection-making”; mediation and sociality practices between the public and the private sphere;

–         Value construction, documentary environments, ways of assigning aesthetic value, terms and norms; referential documents

–         Innovative collectors, collection biographies and circulating dynamics in the collection – making

–         Acquisition policies and the museum, art market and living art: harmonies, gaps, adjustments;

–         Exhibiting the history of a collection; narrative strategies of display.

APPLICATION PROCEDURE

The Bibliothèque Kandinsky’s Summer University is aimed at young historians, art historians, anthropologists, sociologists, curators, graphic designers and artists at large.

Post-graduate students (PhD candidates, PhDs, post-doctoral researchers), artists and curators who wish to take part in the Summer University are invited to submit a proposal and CV which should clearly assess the candidate’s language proficiency. In order to apply is important to have a good command in both English and French.

The proposal (4,500 characters/700 words) may be written either in English or in French. It should be submitted in the form of a PDF document and should include the applicant’s name, postal and electronic addresses, the country the candidate belongs to, and the institution the candidate is affiliated with.

Candidates are expected to bring along a selection of sources used in their research.

The proposal dossier will be sent to: bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr by April, the 23rd.

The proposals will be evaluated by a scientific committee, in charge of drawing up the final Summer University program. The Committee will retain 25 projects.
All applicants, whether selected or not, will be personally contacted before April, 30th 2017.

A participation of € 100 will be required from each participant, who will be provided with tuition. The participation will cover transportation on site and eventual institutional entries.
If requested, the Centre Pompidou will be able to issue any required certificate in order to apply for scholarship or funding from foundations, museums, universities or research institutes.

COMITE DE PILOTAGE/ SCIENTIFIC COMMITEE

Didier Schulmann, conservateur, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Nicolas Liucci-Goutnikov, conservateur en charge de la coordination scientifique, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Mica Gherghescu, historienne de l’art, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Johanne Lamoureux, directrice du département des études et de la recherche, INHA, professeure titulaire d’art contemporain et de méthodologie à l’université de Montréal

Sara Martinetti, historienne de l’art, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

Scarlett Reliquet, historienne de l’art et responsable de programmation culturelle, Musée d’Orsay

Alice Thomine, conservatrice en chef, Musée d’Orsay

 

Vous pouvez adresser vos demandes de renseignements à l’adresse/ For any inquiry, please write to::

bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr

Tel : +33 (0)1 44 78 46 65