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Grant: Master 2021-2022_Anthropologie visuelle et PCI

BOURSES DE MASTER 2021/2022

Anthropologie visuelle et patrimoine culturel immatériel en France

En partenariat avec le master « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle
» de l’université Paris Nanterre, la direction générale des patrimoines et de
l’architecture du ministère de la Culture (délégation à l’Inspection, la
recherche et l’innovation) propose d’attribuer deux bourses de master sur les
thématiques liées au patrimoine culturel immatériel et à l’ethnologie de la
France.

Les bénéficiaires de ces bourses se verront attribuer un financement de 2 500
€ (financement de master 1, renouvelable une fois en master 2).

Les bénéficiaires devront mener un travail de recherche par le film sur une
pratique culturelle incluse ou en voie d’inclusion dans l’Inventaire du
patrimoine culturel immatériel en France .

La direction générale des patrimoines et de l’architecture pourra faciliter
l’accès au terrain et assurera le suivi du travail de recherche avec les
responsables du master.

—Calendrier et procédure de candidature

Les personnes souhaitant répondre à cet appel soumettront impérativement leur
candidature au master 1 « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle » de
l’université Paris Nanterre (procédure standardisée eCandidat du 6 mai au 28
mai ).

Elles devront en outre envoyer séparément, au plus tard le 2 juin 2021, une
lettre de motivation argumentée et développée indiquant leur intérêt pour les
problématiques anthropologiques et les approches cinématographiques en lien
avec les thématiques du patrimoine culturel immatériel.

Cette lettre de motivation doit être envoyée dans courriel adressé au
responsable du master (dmottier@parisnanterre.fr) avec « Bourse Master PCI »
comme objet.

Après une première phase de sélection sur dossier (documents déposés sur
eCandidat et lettre de motivation envoyée par courriel), des auditions par
visioconférences pourront se dérouler la semaine du 21 juin 2021 pour retenir
les deux candidatures lauréates.

Attention. Le projet de recherche à inclure dans le cadre de la procédure
eCandidat ne doit pas nécessairement être en lien avec la thématique du
présent appel.

Le choix définitif du terrain de recherche sera arrêté en dialogue avec les
différents partenaires.

—Attendus

En fin de master 1, il est attendu des lauréats qu’ils réalisent un film
documentaire d’une quinzaine de minutes et qu’ils rédigent un rapport de
recherche. La bourse pourra ensuite être reconduite au niveau du master 2 pour
amplifier le travail de réalisation et de recherche.

> Le master « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle »

Ce master s’adresse aux étudiantes et aux étudiants ayant suivi une formation
préalable en sciences humaines et sociales et/ou en études cinématographiques
qui souhaitent s’initier à la recherche de terrain par la réalisation de films
documentaires et se former à une perspective de recherche qui relève de
l’anthropologie visuelle. Sa principale ambition est de pratiquer et de penser
l’anthropologie autrement, en images et en sons, tout en concourant à une
réflexion théorique sur la pratique du cinéma documentaire. Conçu de manière
bi-disciplinaire, anthropologie et études cinématographiques, l’offre de
formation s’inscrit dans le double esprit d’un apprentissage à la réalisation
et d’une réflexion théorique, épistémologique et méthodologique. Il s’agit,
comme le souhaitait Jean Rouch lorsqu’il a créé ce master à l’université Paris
Nanterre en 1976, de former au cumul des compétences : filmer soi-même sur le
terrain étudié, monter ses images, défendre ses stratégies de mise en scène et
mener une réflexion savante sur la manière dont le film contribue au
renouvèlement des savoirs anthropologiques. En complément des enseignements,
ce master de recherche en anthropologie visuelle organise régulièrement des
rencontres avec des professionnels (dans les domaines de la réalisation, de la
production, du montage, de la prise de vue et de sons, de la programmation,
etc.). Tout concourt ainsi à sensibiliser aux aspects les plus divers de
l’anthropologie visuelle, afin que le film devienne un instrument de recherche
et de découverte, un moyen d’expression et le support d’une réflexion
anthropologique sur le monde contemporain.

https://formations.parisnanterre.fr/fr/catalogue-des-formations/master-lmd-05/cinema-et-audiovisuel-master-JWQDSR84/cinema-documentaire-et-anthropologie-visuelle-JXBK15UJ.html

> Le patrimoine culturel immatériel en France

La France a ratifié en 2006 la Convention de l’Unesco du 17 octobre 2003 pour
la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI). Sa mise en œuvre est
conduite par la délégation à l’Inspection, la recherche et l’innovation
(direction générale des Patrimoines et de l’architecture), notamment du fait
de ses compétences en ethnologie (arrêté du 17 novembre 2009). On entend par
patrimoine culturel immatériel : « l’ensemble des pratiques, expressions ou
représentations qu’une communauté humaine reconnaît comme faisant partie de
son patrimoine dans la mesure où celles-ci procurent à ce groupe humain un
sentiment de continuité et d’identité. Ces pratiques concernent
principalement, mais de manière non exclusive, les traditions orales,
musicales ou chorégraphiques, les jeux et sports traditionnels, les
manifestations festives, les savoir-faire artisanaux, les savoirs et savoir-
faire liés à la nature et l’univers. » L’implication des personnes ou groupes
porteurs d’un patrimoine culturel immatériel est la condition première de la
sauvegarde de ce patrimoine, conformément aux objectifs de la convention.
Moins qu’une valeur construite par expertise sur des critères tournés vers le
passé, l’exceptionnalité et l’immuabilité en vue de sa « démocratisation », le
patrimoine culturel prend ainsi une valeur sociale, anticipatrice et créative,
par un processus de démocratie participative. L’ethnologie, discipline
scientifique de référence pour l’identification et la sauvegarde du PCI,
fournit un apport méthodologique, documentaire, critique et théorique. Pour
les sciences sociales ce patrimoine se présente comme un nouveau champ de
recherche pragmatique et épistémologique.

https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel

Seminar: Ce que patrimoine veut dire – Public Folklore in the United States: Institutions, Infrastructure, and Ideas, 13 avril 2021

« Public Folklore in the United States: Institutions, Infrastructure, and Ideas »

13 avril 2021 à 17h30 – [En ligne et en anglais] / Séminaire de recherche « Ce que patrimoine veut dire »

Conférence de Michelle L. Stefano, Ph.D., Folklife Specialist at the American Folklife Center in the Library of Congress, Washington

The presentation explores the “public folklore” system in the United States for safeguarding and promoting what is commonly called “folklife” (or living cultural traditions and practices), a concept comparable to “intangible cultural heritage”. This exploration begins at the national level, tracing the development of a nationwide public folklore infrastructure via efforts of the Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage, the Folk and Traditional Arts Program of the National Endowment for the Arts, and the American Folklife Center, since the late 1960s. It then follows the infrastructure to the state and local levels through an examination of particular programs of Maryland Traditions, the folklife program of the state of Maryland, bringing to light guiding principles – such as reflexivity and collaboration – and common areas of activity of U.S. public folklorists. Activities discussed relate to folklife festivals, apprenticeship programs, ethnographic research and documentation, and archives. As shown, U.S. public folklore is a system that in large part serves to support a multitude of local-level, community-based collaborations in sustaining folklife.


Si les organisations internationales, telles que l’UNESCO ou l’ICOM travaillent depuis des décennies à l’élaboration de définitions communes pour le patrimoine ou pour les musées, les politiques patrimoniales sont avant tout fortement ancrées dans des contextes nationaux et locaux. Elles sont profondément liées à des histoires nationales et leur organisation comme leur conduite s’inscrivent, pour chaque pays, dans la question bien plus large du rôle de l’Etat au sein de la société.

Tenter des comparaisons terme à terme des politiques patrimoniales revient bien souvent à risquer le contresens, si n’est prise en compte, en amont de la comparaison, la question de la conception du patrimoine qui s’élabore au sein de chaque pays.

On se propose, dans le cadre de ce séminaire, inauguré en 2020 et organisé en partenariat par l’INP et le Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (Lahic – iiAC), de tenter sinon un tour du monde des conceptions du patrimoine, du moins une pérégrination à travers différents pays ou aires culturelles, du Japon à la Chine, en passant par l’Afrique et les pays Baltes. Les séances consacrées aux différentes aires géographiques seront précédées par une séance portant sur les questions méthodologiques et épistémologiques de l’approche comparée des conceptions du patrimoine en droit et en anthropologie. 

Inscription obligatoire sur le site de l’INP,  pour recevoir les codes d’accès Zoom

Les conférences sont enregistrées et accessibles sur le site de l’INP www.inp.fr ou sur la chaîne SoundCloud de l’INP https://soundcloud.com/institut-national-du-patrimoine

Seminar: Séminaire Dé-patrimonialisations séance 5

La 5ème séance du séminaire « Dé-patrimonialisations » se tiendra le vendredi 16 avril 2021 de 14h à 16h en distanciel en suivant ce lien : https://rdv3.rendez-vous.renater.fr/seminaire-de-patrimonialisation-introduction
Cette séance intitulée « Abandons et désaffections » verra intervenir Michel Rautenberg (Univ. Jean Monnet – CMW) et Denis Chevallier (MUCEM) . La séance sera animée par Ana Basta (ULL2 – LADEC).

Vous trouverez ci-dessous la programmation des autres séances.
Merci de vous inscrire par un simple mail afin de recevoir directement les informations pour les prochaines séances. r.bertrand@univ-lyon2.fr et mathilde.bielawski@univ-lyon2.fr.
Séminaire « Dé-patrimonialisations » 2020-2021 / LADEC – ED483Organisation : Romain Bertrand (ULL2-LADEC) – Mathilde Bielawski (ULL2-LADEC) Programme amené à évoluer sous réserve de l’évolution des consignes sanitaires
16 avril 2021Denis Chevallier (MUCEM) & Michel Rautenberg (Univ. Jean Monnet-CMW)Disc : Ana Basta (ULL2-LADEC)14h- 16h Abandons et désaffections du patrimoine.
21 mai 2021 – séance conclusiveJulien Bondaz (ULL2-LADEC) & Bianca Botéa (ULL2-LADEC)Disc: Romain Bertrand (ULL2-LADEC)14h- 16h Faire, défaire, ne-pas-faire les patrimoines.
–Mathilde Bielawski et Romain Bertrand,Doctorant.e.s au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (LADEC)Université Lumière Lyon 2

Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations, 15 avril 2021

La prochaine séance du séminaire Mémoires et patrimonialisations des migrations aura lieu jeudi 15 avril de 12h50 à 17h avec le lien suivant : sur zoom
Elle se tiendra UNIQUEMENT EN DISTANCIEL
ATTENTION: Il est strictement interdit de partager ce lien sur les réseaux sociaux 
https://sciencespo.zoom.us/j/94718394260?pwd=SGFnL29MNWFpUzZ6ZUFvZlhqTWloZz09
ID de réunion : 947 1839 4260
Mot de passe : 400040
(voir le détail en fin de mail)

Merci à celles et ceux qui ne seraient pas inscrits sur http://listsem.ehess.fr/courses/334/requests/new de s’inscrire (L’inscription vaut pour l’année). 

  Nous écouterons entre 13h et 15h :  Luba Jurgenson (“Eur’ORBEM” (Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane), Sorbonne Université/CNRS)) :« Vestiges et paysages du Goulag. Un patrimoine en question  »Résumé :Si les vestiges des camps du Goulag se font de plus en plus rares, l’identification des lieux de détention, de concentration et de massacre a progressé au cours des dernières décennies. Certains ont fait l’objet de patrimonialisation, d’autres, perdus dans la nature ou dans le paysage urbain, ont été identifiés par des acteurs de la mémoire (chercheurs, réseaux associatifs), sans avoir nécessairement statut de « lieux de mémoire », et ont parfois été capturés par l’objectif de photographes professionnels (Tomasz Kizny) ou amateurs. On tentera d’approcher la notion de patrimoine au prisme spécifique de l’héritage du Goulag en questionnant les politiques de la conservation des traces du passé en Russie, mais également la valeur potentiellement universelle de ces lieux et les formes alternatives de patrimonialisation: archives sonores ou production photographique et filmique (artistique et documentaire). 
Puis la séance sera ouverte à la présentation des travaux d’étudiantes et d’étudiants. Nous écouterons de 15h à 17 h : 
Léa Payet : Des requêtes aux contestations anti coloniales : interpeller le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer entre 1963 et 1981″.
Résumé : Les « vieilles colonies », la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, et la Réunion deviennent en 1946 des départements d’outre-mer. Les études postcoloniales soutiennent que l’Empire français ne s’est pas terminé par la départementalisation de ces territoires. Depuis 1946, certaines politiques publiques concernant la démographie, le service militaire et la migration ont mis en évidence la persistance des politiques coloniales. En 1963, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer (BUMIDOM) a été créé et a organisé la migration de 200 000 personnes du département d’outre-mer vers la métropole. Des artistes, militants, politiciens et des migrants s’expriment voire contestent ces politiques. Mes recherches sont fondées sur l’observation et l’analyse de ces réactions.
Jean-Raphael Deutsch : ” La Police des Questions Juives (Octobre 1941-Juillet 1942) Une police “latérale” au service de politiques antisémites »
Résumé :  L’étude concerne plus particulièrement deux groupes de policiers, l’un est situé en zone occupée, agissant à Paris et en Région parisienne, davantage en lien avec les polices allemandes;l’autre est situé à Limoges en zone non occupée, plus proche de Vichy. Il s’agit d’en analyser le recrutement, le fonctionnement, les “activités” c’est-à -dire tout ce qui concerne la traque des juifs, les relations avec les différentes polices et les administrations françaises et allemandes jusqu’à la dissolution de la PQJ et son intégration à la police..

  • Michèle Baussantdirectrice de recherche au CNRSISP, Fellow ICM
  • Marina Chauliacanthropologue au ministère de la Culture (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes), chercheure au IIAC-LACI, Fellow ICM
  • Irène Dos Santos, chargée de recherche au CNRS, URMIS, chercheure associée au IIAC/LACI et Centro em Rede de Investigaçao em Antropologia (Lisbonne), Fellow ICM
  • Catherine Perronchargée de recherche, CERI – Sciences Po
  • Évelyne Ribertchargée de recherche au CNRS, IIAC-LACI, Fellow ICM

3e jeudi du moisde 13 h à 17 h

Renseignements :Évelyne Ribert, IIAC-LACI, ribert@ehess.fr
https://enseignements.ehess.fr/2020-2021/ue/334

Publication: Les Réveillés. Fonds d’archives sur l’ethnomusicologie de la France

Les Réveillés : ethnographies musicales des territoires français et francophones, 1939-1984

40 000 documents  accessibles via DidómenaUn fonds quasi inédit de matériaux d’enquêtes sonores, graphiques, photographiques et textuels


Conservés et numérisés par le Mucem et les Archives nationales, les documents aujourd’hui mis à la disposition du grand public et des chercheurs, musiciens et associations, sont les fruits de l’inlassable travail de recherche et de collecte des ethnomusicologues Claudie Marcel-Dubois (1913-1980) et Maguy Pichonnet-Andral (1922-2004), mené dans la France rurale sur plus de 45 ans, depuis la “mission de folklore musical en Basse-Bretagne” (1939) jusqu’à l’enquête sur le Carnaval de Basse-Terre (Guadeloupe, 1984). Florence Neveux (IIAC), Marie-Barbara Le Gonidec (CNRS Héritages UMR 9022, Cergy Paris Université, ministère de la Culture) et François Gasnault, conservateur du patrimoine (CNRS InVisu UAR3103, INHA) ont piloté le projet Les Réveillés et établi 36 « collections » correspondant à autant d’enquêtes de terrain dont la genèse, le déroulement et l’exploitation à chaud sont ainsi reconstitués. Lire l’entretien… Aujourd’hui hébergés par Didómena (EHESS)Les Réveillés disposeront très prochainement d’un site propre, progressivement enrichi de contenus rédactionnels qui éditorialiseront les données et d’articles proposant un parcours thématique transversalement aux collections : Musiques des territoires ; Instruments de musique populaire ; Pratiques vocales ; Danses et pratiques festives.

Worksho: “Patrimonios alimentarios en América Latine” – Séminaire SHACAL du 16/04

Séance du séminaire d’anthropologie SHACAL de l’IHEAL le vendredi 16 avril prochain à 14h.
Celle-ci sera consacrée à la présentation de l’ouvrage suivant :PATRIMONIOS ALIMENTARIOS EN AMÉRICA LATINARECURSOS LOCALES, ACTORES Y GLOBALIZACION(https://www.editions.ird.fr/produit/626)
Nous recevrons pour l’occasion les éditeurs de l’ouvrage Nasser Rebaï (PRODIG), Anne-Gaël Bilhaut (UASB/IFEA), Esther Katz (IRD) et Myriam Paredes (FLACSO Ecuador). La discussion sera animée par Céline Morançay (ULB), Emmanuelle Ricaud Oneto (EHESS) et Consuelo Hernandez Valenzuela (Université Sorbonne Nouvelle).
La séance se tiendra en espagnol. Pour y participer, merci de vous inscrire à l’adresse suivante afin de recevoir le lien de connexion sur Zoom : nathan.pecout-le-bras@sorbonne-nouvelle.fr

En espérant vous y retrouver nombreuses et nombreux, bien à vous,
Nathan Pécout–Le BrasIHEAL CREDA – Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle

Seminar: Maxime Toutain, Les reliques du baraquement. Culte des orichas et mémoires de l’esclavage au central Méjico (Matanzas, Cuba)

La prochaine séance du séminaire Anthropologie à Nanterre aura lieu mardi 6 avril, de 10h à 12h.Maxime Toutain (LISST, université Toulouse – Jean Jaurès) interviendra sur Les reliques du baraquement. Culte des orichas et mémoires de l’esclavage au central Méjico (Matanzas, Cuba).La discussion sera assurée par Emma Gobin (Université Paris 8, LAVUE).La séance aura lieu intégralement par visioconférence, en suivant ce lien:https://meet.jit.si/Anthopologie%C3%A0Nanterre

Conference: Poétique et politique de la ruine au cinéma et au théâtre depuis 1945 – 2 avril 2021

Poétique et politique de la ruine au cinéma et au théâtre depuis 1945
Poetics, Politics and the Ruin in Cinema and Theatre since 1945

Colloque international organisé dans le cadre du projet Temps réinventés : cinéma, antiquités, archéologie (ICAAR) du labex Les passés dans le présent en partenariat avec l’Université d’Oxford

2 avril 2021 (OXFORD, via zoom, inscription :apgrd@classics.ox.ac.uk
22 novembre 2021 (PARIS-NANTERRE)

Résumé L’antiquité a été largement mobilisée en Europe dans l’entre-deux guerres – le classique servant la cause d’un « retour à l’ordre » de plus en plus perçu comme nécessaire après les hérésies avant-gardistes – et elle a été au coeur, grâce à des manipulations inédites orchestrées par le pouvoir, des idéologies fasciste et nazie qui ont mené au désastre de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. L’objet premier de ce colloque est d’étudier la manière dont les processus artistiques et les oeuvres théâtrales et cinématographiques européennes enregistrent les répercussions historiques et artistiques de ce traumatisme, dans la manière dont elles réinventent l’antiquité, et plus précisément dans la manière dont elles en travaillent les ruines, tant poétiquement que politiquement.

Programme complet : http://passes-present.eu/fr/poetique-et-politique-de-la-ruine-au-cinema-et-au-theatre-depuis-1945-poetics-politics-and-ruin

CFP: Entre arts et patrimoines – Colloque international – 13-15 décembre 2021

Appel à communications

Entre arts et patrimoines

Colloque international

Ethnopôle GARAE

GIS Patrimoines en partage

Carcassonne, du 13 au 15 décembre 2021

Les termes « art » et « patrimoine » renvoient à des dispositifs (au sens où l’entend Foucault) de mise en valeur des biens d’exception[1]. S’ils participent tous deux du traitement particulier qui préside à la délimitation de ce qui relève du champ de la Culture (au sens malrucien du terme), si l’un et l’autre supposent, pour les objets concernés, une reconnaissance sociale et symbolique de leur qualité artistique ou patrimoniale, et si aujourd’hui le périmètre de leur application respectif tend à s’élargir toujours davantage à de nouveaux objets, ils se différencient pourtant l’un de l’autre. Ainsi, les mondes de l’art sont-ils gouvernés par un régime de singularité radical qui fait de l’œuvre l’expression la plus personnelle de son créateur et de la réception esthétique une expérience très intime, l’une et l’autre, de fait, génératrices de distinction, tandis qu’en patrimoine la subjectivation s’avère davantage affaire de collectifs et déportée de l’objet aux porteurs, lesquels se posent eux-mêmes en vecteurs de patrimoine, leur revendication d’un droit à la patrimonialisation s’inscrivant pleinement dans notre modernité des « droits culturels ». À y regarder de près ainsi que s’y est employée Nathalie Heinich[2], les deux dispositifs peuvent même à la limite apparaître comme antinomiques, la patrimonialisation s’apparentant à une désartification. En effet, en se diversifiant, en mobilisant d’autres ressources (la science, l’histoire, l’ethnologie), le patrimoine n’est plus, comme il l’était originellement, adossé aux monuments historiques considérés comme chefs-d’œuvre artistiques.

Ce faisant, la littérature scientifique attachée à analyser ces processus de mise à distance des biens d’exception que sont l’artification et la patrimonialisation ne fait pas toujours très nettement le distinguo, tendant assez communément à user plutôt indifféremment de l’un et l’autre termes. Certes, en paraphrasant Daniel Fabre, l’on peut dire que ces dispositifs, apparus à des moments distincts de notre histoire occidentale, entretiennent aujourd’hui des rapports qui sont moins d’élimination que de réemploi[3]. En d’autres termes, les deux dispositifs coexistent, agissent de concert, et de façon concourante comme le fait remarquer Charlotte Pescayre à propos de la maroma (à savoir un ensemble de pratiques circassiennes mexicaines), dont la patrimonialisation tire de l’artification concomitante un supplément d’« anoblissement »[4]. Mais les deux dispositifs peuvent tout aussi bien confronter leurs différences et produire des effets moins cumulatifs qu’hétérogènes, voire discordants, ce que montre Sylvie Beaud à propos des masques nuo, lesquels en Chine se prêtent, sous l’égide des administrateurs, à une patrimonialisation corollaire de l’affirmation de l’état-nation tandis qu’en France, aux yeux des conservateurs et des collectionneurs, ils relèvent bien davantage de la catégorie des arts premiers[5]. De même, l’art aborigène australien a-t-il fait l’objet de réceptions divergentes, quoiqu’observables dans les seules limites du périmètre national et bien qu’impliquant d’autres types acteurs que ceux aperçus à l’instant. Ainsi, dans des années 1980, la patrimonialisation de l’art traditionnel indigène a-t-elle eu pour corollaire la stigmatisation des artistes aborigènes contemporains, taxés d’inauthenticité. Or ces derniers se réclamaient autant de leurs aînés que de l’Art, refusant par conséquent de reconnaître quelque solution de continuité que ce soit entre les deux types d’expression, les œuvres du désert autant que leur art des villes pouvant prétendre, selon eux, à la dignité que confère l’onction de l’institution artistique[6].

Comme dans les quelques exemples qui précèdent, c’est précisément au point où les deux mouvements d’institution en art et en patrimoine hésitent, convergent ou divergent que nous souhaitons ancrer la réflexion au cours de ce colloque : là où les deux processus interviennent successivement ou simultanément ; là où l’un conforte les effets de l’autre ou au contraire là où ils se parasitent, se contrarient ; là où, encore, ils agissent dans des directions différentes, faisant passer un même bien à travers des frontières catégorielles distinctes. Plus ou moins confuse ou maîtrisée, l’impulsion donnée à ces glissements pluriels opérant de bas en haut au sein des hiérarchies culturelles semble tout particulièrement favorisée dans le contexte qui est le nôtre, marqué au coin par l’affirmation d’un « nouveau régime de patrimonialité »[7] (ou, pour le dire avec les nuances que d’aucuns tiennent à apporter, d’un « nouveau régime de patrimonialisation »[8]), celui que suppose l’assomption du PCI (patrimoine culturel immatériel). Les domaines consacrés de cette nouvelle catégorie de patrimoine (arts du spectacle, savoir-faire, artisanat) ne sont-ils pas également ceux à partir desquels s’opère la consécration comme art, ainsi qu’en font état ethnologues et sociologues[9] ?

Privilégiant ce présent singulier de la Culture, les propositions de communications veilleront à bien resserrer la focale sur des cas mettant en scène la coexistence (en diachronie et / ou en synchronie) des deux dispositifs de mise en valeur des biens d’exception, art et patrimoine.

L’attention portera, avec plus ou moins d’insistance en fonction des terrains abordés, sur les points suivants :

–       les biens concernés, que leur arrimage premier, dans l’une ou l’autre des catégories, art ou patrimoine, soit fermement établi, ou que leur identification soit plus incertaine comme on l’observe pour les productions de « l’Autre de l’Art » ;

–       les acteurs impliqués, individus et institutions (notamment les musées) engagés dans les processus de qualification, disqualification ou de requalification des biens ;

–       les modalités qu’emprunte/nt la/les conversion/s, sans perdre de vue par ailleurs les freins ou les obstacles éventuels opposés à l’ascension des biens sur l’une et/ou l’autre échelles de la légitimité, les solutions de contournement qui se font jour ; notamment, les situations de médiation feront l’objet d’une attention toute particulière qu’il s’agisse d’importer en art des injonctions telle la participation des publics, ou que l’on recoure à l’artiste pour donner à voir le patrimoine autrement ;

–       les circulations (transits, transferts, inclusion, exclusion, abandon, récupération, etc.) d’une catégorie à l’autre et les enjeux qui s’y attachent ;

–       les catégories elles-mêmes, art et patrimoine : leur appréhension, par le sens commun ou par le droit, dans un ou des contextes culturels donnés, l’infléchissement subi par leur caractérisation dans ces situations de déplacement, d’entre deux ou d’hybridation, voire l’apparition d’un autre type de dispositif.

Pour résumer à grands traits, il s’agira, à travers les rapprochements, frôlements, frottements, recouvrements, croisements, ou collisions qui se font jour entre art et patrimoine, de se donner l’opportunité d’appréhender ce que l’art fait au patrimoine et inversement. Cela étant, au-delà des instantanés aux contours plus ou moins nets produits par ce jeu de miroir, l’on espère plus fondamentalement découvrir ou plutôt redécouvrir, sous un nouveau jour, les logiques à l’œuvre au cœur de nos dispositifs de mise en valeur et, outre la manière dont s’actualise l’agencement de ces ressorts, leur arraisonnement à une axiologie en phase avec les désirs de Culture et de pérennité au cœur de notre postmodernité.

Comité scientifique 

Emanuela Canghiari, chargée de rechercheFRS-FNRS, ISPOLE, UCLouvain

Fernanda Célis, doctorante, Institut d’Histoire de l’Art et Muséologie, Université de Neuchâtel

Nathalie Cerezales, régisseur / assistante à la direction, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet

Octave Debary, professeur, Université de Paris, directeur du CANTHEL, Centre d’Anthropologie Culturelle

Cécile Guillaume-Pey, chargée de recherches CNRS, CEIAS, Paris

Véronique Moulinié, directrice de recherches CNRS, Héritages, Cergy-Pontoise

Pénélope Patrix, postdoctorante, Centre des Estudos comparatistas, Universidade de Lisboa

Sylvie Sagnes, chargée de recherches CNRS, Héritages, Cergy-Pontoise

Gaspard Salatko, post-doctorant, Fondation des sciences du Patrimoine

Calendrier et modalités de soumission

Lancement de l’appel à communication : 1er avril 2021

Date limite de soumission des propositions (résumé de 2 000 signes maximum, espaces compris, précisant la problématique, le cas d’étude, la méthodologie employée) : 15 mai 2021

Les propositions seront adressées aux deux adresses suivantes :

ethnopolegarae.cbellan@orange.fr

sylvie.sagnes@cnrs.fr

Les propositions reçues seront transmises de façon anonyme au comité scientifique pour évaluation.

Réponse du comité scientifique et sélection des communications retenues : mi-juin 2021

Les propositions retenues devront donner lieu à un texte le plus abouti possible à la veille du colloque, de façon à pouvoir être communiquées aux modérateurs, accompagnées d’une note biobibliographique de manière à faciliter le travail des modérateurs. Ces premières versions devront être transmises au plus tard le 15 novembre 2021. Dans l’optique d’une publication collective, les versions définitives seront attendues pour le 31 janvier 2022.


[1] Daniel Fabre, « La pérennité », in Nathalie Heinich, Jean-Marie Schaeffer & Carole Talon-Hugon (dir.), Par-delà le beau et le laid. Enquêtes sur les valeurs de l’art. Rennes, Presses universitaires de Rennes,coll Æsthetica, 2014 : 83-104.

[2] Nathalie Heinich, La fabrique du patrimoine. « De la cathédrale à la petite cuillère », Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Ministère de la Culture, 2009 ; « L’Inventaire : un patrimoine en voie de désartification ? », in Nathalie Heinich, Roberta Shapiro (dir.), De l’artification. Enquêtes sur le passage à l’art, Paris, Éditions de l’EHESS, 2012 : 193-210 ; « Quand y-a-t-il désartification ? », Cités, n°75, 2018 : 25-32.

[3] Daniel Fabre, « L’ordinaire, le familier, l’intime, loin du monument », in Claudie Voisenat & Christian Hottin (dir.), Le Tournant patrimonial, Paris, MSH, 2016 : 43-58.

[4] Charlotte Pescayre, « La maroma mexicaine contemporaine : patrimoine ou “cirque indigène” ? », Terrain, n° 64, 2015 : 3-15.

[5] Sylvie Beaud, « Masques de Chine, visages du nuo : du patrimoine à l’art premier », Ateliers d’anthropologie, 43, 2016, [En ligne]

[6] Géraldine Le Roux, « Regards d’artistes sur les processus de patrimonialisation et de commercialisation de la culture aborigène », Journal de la Société des Océanistes, 134, 2012 : 85-94.

[7] Laurier Turgeon, « Introduction. Du matériel à l’immatériel. Nouveaux défis, nouveaux enjeux », Ethnologie française, 40(3), 2010: 389-399.

[8] Jean Davallon, « De l’œuvre d’art à l’objet patrimonial », Communication & langages, n° 202, 2019 : 133-152.

[9] Nathalie Heinich, Roberta Shapiro (dir.), De l’artification. Enquêtes sur le passage à l’art, Paris, Éditions de l’EHESS, 2012

Workshop: L’architecture du XXe siècle : reconnaître, restaurer, transmettre, 15 avril 2021

Journée d’études
“L’architecture du XXe siècle : reconnaître, restaurer, transmettre”,organisée par Docomomo France et la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, qui se tiendra le jeudi 15 avril 2021, de 10h à 18h.

Cette deuxième journée d’études de Docomomo France propose autour des trois termes reconnaître, restaurer, transmettre, de donner la parole aux maîtres de l’ouvrage, usagers, architectes, représentants des institutions patrimoniales et du monde associatif qui tentent d’œuvrer dans un contexte législatif renouvelé depuis l’adoption de la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine de 2016 et l’instauration du nouveau label Architecture Contemporaine Remarquable.
Progamme et détails :
https://www.docomomo.fr/actualite/journee-detudes-docomomo-france-larchitecture-du-xxe-siecle-reconnaitre-restaurer

La journée sera retransmise en direct sur la chaîne Youtube et la page Facebook de Docomomo France, ainsi que sur celles de la Cité de l’architecture et du patrimoine.
Vous pouvez par ailleurs vous inscrire à l’événement afin de bénéficier d’un rappel la veille de la journée.