Monthly Archives: February 2017

Seminar: Écologie des collections – séance 4, “Matérialité et intentionnalité – autour de “Petite philosophie du constat d’état” (Jean-Pierre Cometti)”

La quatrième séance du séminaire “Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales” aura lieu jeudi 2 mars, de 10h à 13h, en salle 1 au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Cette séance sera consacrée à l’exploration des relations entre les concepts de matérialité et d’intentionnalité, à partir de la discussion de leurs usages dans les pratiques de conservation et de restauration. Nous nous intéresserons, plus précisément, aux différentes acceptions de ces notions observables entre, d’une part, les professionnels de la conservation-restauration et, d’autre part, les chercheurs en sciences sociales travaillant sur l’art, ses objets et ses acteurs. Le texte du philosophe de l’art Jean-Pierre Cometti, « Petite philosophie du constat d’état », publié en appendice de son ouvrage Conserver / Restaurer. L’œuvre d’art à l’époque de sa préservation technique (paru en 2015), offrira un point de départ à la discussion. Les deux interventions en offriront chacune une lecture, rapportée à des analyses de cas.Yaël Kreplak, sociologue, reviendra sur quelques matériaux empiriques recueillis lors d’une ethnographie des activités de conservation au Musée national d’art moderne, pour examiner l’organisation pratique de la production d’un constat. Gaspard Salatko, anthropologue et enseignant à l’École supérieure d’art d’Avignon, élaborera une réflexion sur la dimension d’enquête du constat, en s’appuyant sur la présentation de travaux de recherche d’étudiants en conservation-restauration. La discussion de leurs présentations par Arnaud Dubois (anthropologue), Stéphanie Elarbi (restauratrice) et Patricia Falguières (historienne de l’art) permettra d’ouvrir la réflexion à la prise en compte de ces enjeux dans une logique interdisciplinaire.

Vous trouverez en PJ un texte de présentation plus détaillé de la séance, le texte de Jean-Pierre Cometti, ainsi que des travaux des intervenants qui pourront servir de support à la séance.

*** J’attire également votre attention sur le fait que la prochaine séance du séminaire, initialement prévue le jeudi 6 avril, a été reportée à la date du mercredi 26 avril, 10h-13h, en salle 3.***

Le séminaire est ouvert à toutes les personnes intéressées. Toutes les informations sur le programme de l’année sont disponibles ci-dessous.

Dans l’attente du plaisir de vous y retrouver,

Bien cordialement,

Tiziana Beltrame, Frédéric Keck et Yaël Kreplak

 

Séminaire « Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales »

musée du quai Branly-Jacques Chirac, 218 rue de l’Université, 75007 Paris

1er jeudi du mois, 10h-13h – 3 novembre 2016, 8 décembre 2016, 2 mars 2017, 6 avril 2017, 4 mai 2017, 8 juin 2017. La séance de janvier aura lieu le jeudi 19, 14h-17h

Salle de cours 1 (sauf séance 2, salle de cours Auvent, et séance 3, salle de cours 2)

 

Organisation : Tiziana Beltrame, Frédéric Keck, Yaël Kreplak

Contacts : belletrame@gmail.com, frederic.keck@quaibranly.fr, yael.kreplak@gmail.com

 

Séminaire organisé avec le soutien du Labex CAP

 

Argumentaire

Partant du constat d’un intérêt de plus en plus partagé aujourd’hui pour ce qui relevait des coulisses des institutions muséales, ce séminaire voudrait explorer l’hypothèse suivante : après les temps de la création et de la réception, désormais largement étudiés, s’impose la prise en compte d’un temps intermédiaire, celui de la conservation, comprise au sens large comme l’ensemble des pratiques d’étude, de valorisation et de préservation des objets des collections.

Fondé sur le dialogue entre chercheurs (anthropologues, sociologues, historiens, philosophes) et professionnels (conservateurs, restaurateurs, documentalistes, archivistes, régisseurs), ce séminaire sera ainsi l’occasion d’esquisser les contours d’une nouvelle approche de l’institution muséale, caractérisée par une sensibilité aux pratiques concrètes – d’exposition, de documentation, de stockage, de restauration, de médiation.

Au fil des séances, par des études de cas et dans une démarche comparative, il s’agira d’apporter un éclairage particulier sur les enjeux actuels auxquels sont confrontés les institutions muséales dans la gestion de leurs collections en mettant en œuvre une approche écologique, sensible aux relations entre les œuvres, les personnes, les infrastructures et les environnements.

 

Chaque séance sera structurée autour de deux présentations, qui seront commentées par deux ou trois discutants, dans une perspective interdisciplinaire, avant une discussion plus large avec les participants du séminaire.

 

Programme (sous réserve de modifications)

 

Séance 1. 03/11/16

Écologie des collections papier

Intervenant.e.s : Christine Jungen (LESC), Franck Leibovici (Archives Michaux)

Discutant.e.s : Mica Gherghescu (Bibliothèque Kandinsky / Centre Pompidou), Yann Potin (Archives Nationales) et Clothilde Roullier (Archives nationales)

 

Séance 2. 08/12/16  – La séance aura lieu en salle Auvent

La biosécurité dans les laboratoires et les musées : vers une écologie de la conservation

Intervenants : Frédéric Keck (LAS / musée du quai Branly), Morgan Meyer (Agro Paris Tech / LISIS)

Discutant.e.s : Sophie Houdart (LESC)

 

Séance 3. 19/01/17- La séance aura lieu salle de cours 2, de 14h à 17h

Objets et avatars : autour de l’environnement numérique

Intervenants : Philippe Charlier (UVSQ), Christophe Moulhérat (MQB)

Discutants : Jérôme Denis (CSI), Emmanuel Kasarhérou (MQB)

 

Pas de séance en février

 

Séance 4. 02/03/17

Autour de « Petite philosophie du constat d’état » (Cometti, 2016) : matérialité et intentionnalité

Intervenant.e.s : Yaël Kreplak (Labex Patrima / FSP), Gaspard Salatko (EHESS)

Discutant.e.s : Arnaud Dubois (Musée des arts et métiers), Stéphanie Elarbi (MQB), Patricia Falguières (EHESS)

 

Séance 5. 26/04/17 – La séance aura lieu salle de cours 3, de 10h à 13h

Changement de date : la séance, initialement prévue le 6 avril, aura lieu le 26 avril

La conservation en pratiques : nouveaux regards sur les activités professionnelles

Intervenantes : Léonie Hénaut (CSO), Mélanie Roustan (MNHN)

Discutant.e.s : Étienne Anheim (EHESS), Ivan Clouteau (École supérieure d’art des Pyrénées) ; Sophie Duplaix (MNAM) (sous réserve)

 

Séance 6. 04/05/17

Ethnographie des musées d’ethnographie

Intervenantes : Tiziana Beltrame (LESC), Margareta von Oswald (EHESS / Humboldt Universität)

Discutants : (en cours de programmation)

 

Séance 7. 08/06/17

Bilan de l’année

 

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Publication: Sébastien Boulay e Francisco Freire (dirs.) 2017, “Culture et Politique dans L’Ouest Saharien. Arts, Activisme et Êtat dans un Espace de Conflits”

Sébastien Boulay  e Francisco Freire (dirs.), 2017, Culture et Politique dans L’Ouest Saharien. Arts, Activisme et Êtat dans un Espace de Conflits, Igé: Éditions de l’Étrave.

La Région Ouest-Saharienne est aujourd’hui souvent décrite comme un espace d’instabilité politique «endémique» : sécession du nord Mali en 2012 et renversement d’amadou toumani touré, regain de tensions au Sahara occidental où l’irrésolution du conflit s’éternise, mouvements et figures d’émancipation en Mauritanie qui dénoncent le rôle des élites politiques et religieuses dans la reproduction d’un ordre social foncièrement inégalitaire. Partant d’enquêtes de terrain récentes, cet ouvrage offre une analyse inédite de la façon dont les changements politiques actuels dans la région s’opèrent dans des univers culturels définis, examine comment les pratiques du pouvoir se redessinent avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles technologies de communication, dévoile l’importance de l’argument culturel et des productions artistiques dans les luttes collectives. Dans une région où l’accès au terrain est souvent complexe à négocier, cet ouvrage offre de nouvelles approches des dynamiques sociopolitiques à l’oeuvre, proposées par une nouvelle génération internationale de chercheurs se situant au croisement de l’anthropologie, de l’histoire, de la science politique et des études littéraires.

Sébastien Boulay est anthropologue, maître de conférences à l’université Paris Descartes, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de la Sorbonne, et membre du Centre Population & Développement (UMR 196 CEPED).

Francisco Freire est anthropologue, responsable du programme ERC «CapSahara» (2017-2021), Centro em Rede de Investigação em Antropologia (CRIA), Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa (FCSH/NOVA).

Database: Critiques d’art-Labex CAP

Images intégrées 1

Le Labex CAP a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du site internet et de la base de données Bibliographies de critiques d’art francophones, qui réunit les bibliographies primaires dans leur état le plus définitif d’une trentaine d’auteurs ayant exercé la critique d’art des années 1860 aux années 1930, accompagnées des bibliographies secondaires et du référencement des fonds d’archives disponibles.
Le programme, lancé il y a plus de trois ans, a été financé par le Labex CAP, la Comué Hésam, l’Université Paris 1 et l’HiCSA. 
Son aboutissement n’a été possible que grâce à l’investissement et la motivation de toute une équipe de recherche, et tout particulièrement d’Anne-Sophie Aguilar et Lucie Lachenal, collaboratrices scientifiques du programme, sans l’implication, la rigueur et l’excellence desquelles il n’aurait jamais pu voir le jour.
De même, ce programme a été porté par un esprit collectif et une équipe interdisciplinaire : Eléonore Challine pour la critique photographique, Christophe Gauthier pour la critique cinématographique, Eléonore Marantz Jaen pour la critique architecturale.
Le site et de la base de données ont été conçus par Orélie Desfriches-Doria et Gérald Kembellec, qui a par la suite rejoint le comité d’organisation du programme et ainsi fait de ce nouvel outil mis à disposition des chercheurs une véritable collaboration entre sciences de l’information et de la communication (SIC) et histoire de l’art inscrite dans les problématiques les plus actuelles des humanités numériques. Le graphisme du site a été créé par Perrine Baltz et Juan-Mauro Bozzano en a mis en oeuvre la version web. En tant que responsable du pôle numérique de l’UFR 03 de l’Université Paris 1, Vincenzo Capozzoli a assuré avec son équipe la construction des pages critiques et des métadonnées de la base.
Il est également important de souligner le travail mené par la cinquantaine de collaborateurs et collaboratrices scientifiques étudiants, du master 1 au doctorat, qui ont patiemment édité, complété et corrigé les bibliographies. Nous les remercions donc infiniment de ce travail, de même que du travail de saisie, mené principalement par Anne-Sophie Aguilar, Thomas Busciglio, Esther Jakubec et Stéphanie Prenant.
Nos remerciements s’adressent également à Zinaida Polimenova qui a accompagné et soutenu ce programme depuis ses débuts.
Nous souhaitons également remercier tous les chercheurs qui, en nous permettant d’éditer leur bibliographie, nous ont fait confiance et ont partagé notre vision ouverte et collective de la recherche.
Le site internet que nous mettons à disposition des chercheurs propose deux types d’interrogation :
– un accès par critique (onglet « critiques ») qui propose pour chaque critique trois documents .pdf : la bibliographie primaire, la bibliographie secondaire et les fonds d’archives disponibles. Ces documents ont été réalisés à partir de bibliographies existantes qui ont été éditées et complétées par l’équipe de recherche. Sont pour l’instant en ligne les .pdf d’une quinzaine de critiques, les suivants seront mis en ligne dans les jours à venir.
– un accès par la base de données (onglet « rechercher »). Cette base de données réunit toutes les références des bibliographies primaires des auteurs traités sur le site. Elle compte aujourd’hui plus de 16700 références réunissant les bibliographies de : Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Gabriel-Albert Aurier, Charles Baudelaire, Léonce Bénédite, George Besson, Jacques-Emile Blanche, Félix Bracquemond, Ricciotto Canudo, Marcel Carné, Jules-Antoine Castagnary, Champfleury, Robert Demachy, Maurice Denis, Jean Dolent, Edmond Duranty, Félix Fénéon, André Fontainas, Charles Joseph Imbert, Frantz Jourdain, Marius-Ary Leblond, André Lhote, Georges Limbour, Roger Marx, Joséphin Péladan, Léon Rosenthal, Gustave Soulier, Félix Vallotton et Teodor de Wyzewa. La base est interrogeable par l’ensemble des champs (auteur, titre, année, type de document, titre de revues, etc.) qui sont également combinables.
Une journée d’études inaugurale de lancement du site et de la base aura lieu le 31 mars 2017 à l’auditorium de l’INHA. Nous vous en joignons le programme et serions ravis de vous y accueillir.
Un colloque international intitulé « Une nouvelle histoire de la critique d’art à la lumière des humanités numériques ? » aura lieu les 17-18 et 19 mai prochains à l’Ecole du Louvre, à la galerie Colbert et à l’Ecole nationale des Chartes.
Vous pouvez également suivre l’actualité du programme de recherches sur sa page Facebook.
En vous souhaitant une belle découverte du site,
Bien cordialement,
Catherine Méneux, Marie Gispert et toute l’équipe de recherche du programme Bibliographies de critiques d’art francophones


 

Workshop: « Monumentalisation du pouvoir et espace public dans les Balkans et en Méditerranée » | 1er mars | MMSH

Journée d’études co-organisée par le l’UMR TELEMMe, la Fondation Camargo et le LabexMed sur le thème :
« Monumentalisation du pouvoir et espace public dans les Balkans et en Méditerranée ».
Elle se tiendra le mardi 1er mars à la MMSH d’Aix-en-Provence, salle Duby.
Programme : je-1er-mars-2017

Publication: Colloque final FABRIQ’AM en ligne – La fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui

Colloque final FABRIQ’AM – La fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui 

Nuevos Mundos Mundos Nuevos

Vidéos fractionnées de chaque intervention
texte de l’introduction générale
textes d’introduction pour chaque session
résumés en plusieurs langues accompagnés de mots-clé pour chaque intervention.

https://nuevomundo.revues.org/30467#culture-modes-d-emploi-la-patrimonialisation-a-l-epreuve-du-terrain

Culture : modes d’emploi. La patrimonialisation à l’épreuve du terrain

Coord. par Anath Ariel de Vidas et Valentina Vapnarsky

CFP: International Symposium on Museology Research (III SInPeM)

Call for papers and posters

  III International Symposium on Museology Research (III SInPeM):

   “The future of museus and the museums of the future”

     São Paulo, Brazil – 7 a 9 denovembro

Organized by the Graduate Programme in Museology of the University of São Paulo (PPGMUS USP)
Scientific Committee:

Alice Semedo, University of Porto (Portugal)
Ana Gonçalves Magalhães, Museum of Contemporary Art of USP (Brazil)
Camilo de Mello Vasconcellos, Museum of Archaeology and Ethnology of USP (Brazil)
Diana Vidal, School of Education USP (Brazil)
Luís Gerardo Morales, National School of Conservation, Restoration and Museography of the
National Institute of Anthropology and History (Mexico)
Márcia de Almeida Rizzutto, Physics Institute of USP (Brazil)

In the third edition of the International Symposium of Research on Museology, we intend to discuss the role of museums in contemporary world. Nowadays reality is a very complex one, involving not only migratory fluxus and cultures – which until recently did not have a place in the traditional notion of museum – but also, and more importantly, the experience with the virtual world, and new digital media. Furthermore, we have faced a boom of creation of new museums in territories never thought before, and the growth of museum’s audience – due to the incorporation of museums in the cultural and tourist industry. Museums seem to be dealing with at least four layers of demands: They have to educate, mainly bygetting involved with local community; they have to promote alterity and debate on themes of contemporaneity in a global platform; they have to adapt themselves to the needs of management in the scale of the cultural industry; and they still have to preserve material culture for the long duration. From this framework, we invite applications of research developed in the following topics:
The making of collections in various fields of knowledge
Museum curatorship today
Museum Art and education today
Museological Project and Planning
Interdisciplinary Reserch in Museums
History of museums and of Museology
Museums and Society
Museums and Globalization
   Submission of proposals:
Proposal (500 words) should be sent to the selecting committee in one of the following
languages: Portuguese, Spanish or English.
APPLICATION FORM IN ATTACHMENT
The application form with the proposal should be sent to:
Application deadline: March 30,2017.
Publication of the result of the selection: May 10, 2017.

Workshop: “Art global et périodiques culturels : l’entre-deux-guerres” le 1er mars – INHA

Journée d’étude “Art global et périodiques culturels : l’entre-deux-guerres

Mercredi 1er mars 2017 – 9H30-18H30

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

_____
“Art global et périodiques culturels” est un projet des domaines de recherche Arts et architecture dans la mondialisation et Programme Observatoire : Global Art Prospective consacré au recensement et à l’étude des périodiques des empires coloniaux à nos jours. Il traite des dynamiques historiques et critiques qui, par l’exercice de la revue, se sont développées et se développent à l’échelle mondiale. Envisageant le rôle matriciel du périodique à la fois comme laboratoire d’expérimentation et lieu d’archivage d’une pensée en gestation, il donnera lieu à un colloque international en novembre 2017, lui-même précédé de quatre temps forts sous la forme de journées d’études.

Dédiée chacune à un moment historique signifiant dans l’histoire globale, elles distingueront ce qu’il y a de circulations, de singularités ou communautés d’intentions d’une société émettrice à l’autre. Ces journées se veulent un espace de recherche collaborative croisant des zones géographiques et culturelles susceptibles de faire émerger d’autres modalités d’approche de l’histoire et de ses objets.

 

En partenariat avec le Labex CAP, la bibliothèque Kandinsky, le musée du quai Branly – Jacques Chirac, la Cité de l’architecture et du patrimoine et le collectif Global Art Prospective

Responsables scientifiques

  • Florence Duchemin-Pelletier (INHA)
  • Zahia Rahmani (INHA)

Intervenants

  • Estelle Bories (université Paris 3)
  • Isabelle Pouzet (université Rennes 2)
  • François Guillemot (CNRS – sous réserve)

Review: Museus e Patrimônio: des traductions exemplaires

La littérature muséale brésilienne est en plein développement: périodiques qui naissent et s’affirment même dans des universités éloignées des grandes métropoles culturelles, thèses de doctorat publiées, ouvrages de théorie et compte-rendus de pratiques de terrain, éditeurs qui prennent le risque de publier des travaux en direction d’un public dispersé et encore peu connu, tout cela suit et accompagne la multiplication des cours universitaires de muséologie de tous niveaux et des colloques professionnels et scientifiques.

Aujourd’hui, je tiens à signaler une publication originale, car il s’agit de traductions en portugais de textes en langue française. Comme André Desvallées a publié il y a plus de trente ans le célèbre “Vagues” où se trouvent des traductions de textes importants de la nouvelle muséologie écrits dans plusieurs langues, comme Maurizio Maggi, dans les années 1990-2000 a essayé de faire traduire en italien des textes anglais ou français, et de traduire en anglais des textes italiens, Manuelina Duarte et Carolina Ruoso ont voulu contribuer ainsi à l’échange d’expériences et de concepts.

Il s’agit de : Museus e Patrimônio, experiências e devires, que Manuelina et Carolina ont coordonné. Editora Massangana, Fundação Joaquim Nabuco, Recife, 2016, 158p.

Il faut saluer cette initiative, pour l’effort consenti par les traducteurs/trices et les coordinatrices, qui ont vaincu, avec leurs propres moyens, la Tour de Babel muséologique.  Pour avoir moi-même bénéficié de traduction de certains de mes textes en portugais ou en italien, je puis témoigner de l’efficacité de la traduction pour la circulation des idées et du retour pour l’auteur traduit en termes d’échanges et de partages avec ses lecteurs dans d’autres zones linguistiques.

Certes, il y a encore beaucoup à faire pour la diffusion de ces ouvrages dont le marché étroit n’intéresse guère les grands éditeurs. C’est vrai dans tous les pays d’ailleurs. Et l’édition numérique, moins chère et plus accessible, n’est pas encore réellement entrée dans les mœurs muséologiques.

Donc merci à Manuelina et à Carolina de leur initiative réussie. Et qu’elle donne des idées à d’autres….

Publication: Hervé Munz. La transmission en jeu. Apprendre, pratiquer, patrimonialiser l’horlogerie en Suisse

Hervé Munz
La transmission en jeu. Apprendre, pratiquer, patrimonialiser l’horlogerie en Suisse
Editions Alphil Presses universitaires suisses
ISBN:978-2-88930-082-2

« Dans l’horlogerie suisse, la tradition, c’est le savoir-faire », m’avait fait remarquer un horloger sur un stand de la Foire professionnelle de Bâle. « Seulement, avait-il poursuivi, ce savoir est secret. C’est notre arme la plus efficace pour nous différencier des concurrents. Vous, l’anthropologue, vous n’y aurez pas accès ! »
J’ai eu beau multiplier les prises de contact et les tentatives de rencontre avec les acteurs de la branche, il est vrai que, partout, je me suis cogné au secret et à ses multiples manifestations : silences, rétention d’informations, clauses de confidentialité, propriété intellectuelle, restriction d’accès, exclusivité… À force de persévérance, je suis finalement parvenu à mener un travail d’immersion de quatre années dans ce monde.
Situé à la croisée de l’anthropologie des savoirs, des techniques et du patrimoine, le présent ouvrage propose une analyse complète de l’industrie horlogère helvétique en restituant le point de vue des gens qui la vivent au quotidien et en faisant apparaître une des tensions qui l’anime actuellement.
Alors qu’il n’a jamais autant été question de transmission du savoir-faire et de patrimoine, nombreux sont les horlogers qui s’inquiètent pour la passation de leur métier et de ses spécificités dont ils craignent la perte inéluctable. Posant un regard sur l’actualité et l’histoire récente de cette industrie, ce livre est une invitation à comprendre ce qui a progressivement façonné un tel état de fait.

CFP: Ex-situ : faire vivre l’archéologie au musée et dans les expositions

Ex-situ : faire vivre l’archéologie au musée et dans les expositions

Colloque – 20 et 21 octobre 2017

 

Comité organisateur : Dominique Poulot (Paris 1), Felicity Bodenstein (Musée du Quai Branly), Delphine Morana Burlot (Paris 1)

 

Le développement de l’archéologie fondée sur l’étude du site a permis de mobiliser un imaginaire porté sur un passé matériel d’une grande diversité. Dans les galeries princières et les cabinets d’antiquaire, les objets anciens représentaient depuis la Renaissance les éléments transmis et précieux d’une antiquité idéalisée. Porteurs de normes esthétiques et d’un sens historique interprété à l’appui des textes classiques, ils s’offraient au regard, la plupart du temps, sans provenance exacte. Avec la découverte d’Herculanum et de Pompéi au xviiie siècle, se révèlent la puissance du site et le désir de redécouvrir une antiquité tangible. Ces sites figés dans le temps ont fourni des éléments relevant de tous les aspects de la vie quotidienne, jusqu’au corps de leurs habitants matérialisés par les célèbres moulages réalisés à l’initiative de Fiorelli (1863).

La possibilité de retrouver le passé dans toute sa matérialité et un nouveau goût pour le spectacle public président à l’idée d’évoquer les découvertes archéologiques loin des sites mêmes, ex situ donc, pour le plus grand plaisir des curieux cosmopolites. La transposition et la traduction des matériaux et des données du site en ville imposèrent des défis importants. Si l’exposition avait souvent été critiquée comme l’éloignement définitif et mortifère des objets de leur milieu d’origine, le fait archéologique incita à surmonter ou à suppléer à cette perte par des stratégies diverses permettant d’activer l’imaginaire des visiteurs et d’évoquer les mondes perdus en lien avec des collections extraites du sol.

L’imaginaire à la fois poétique et politique de la découverte archéologique, transparaît dans de nombreuses présentations proposées dans les musées et les expositions temporaires à visée archéologique ou marchande. En mêlant la présence d’objets plus ou moins restaurés avec des dispositifs scénographiques divers, comprenant notamment des décors peints, le visiteur est invité à entrer dans un passé rematérialisé à partir des traces du terrain. Cette invitation au voyage se retrouve également dans le développement concomitant du roman archéologique. Une volonté de monumentalité croissante, et une politique d’expansion archéologique amène à une échelle d’exportations toujours plus grande, portant sur des ensembles monumentaux, décors sculptés ou architecturaux. Les restaurations de groupes sculptés fragmentaires privilégient souvent l’aspect esthétique d’ensemble plutôt que l’exactitude archéologique.

Au cours du xxe siècle, on assiste à l’abandon progressif des grands décors et un respect croissant pour le fragment « authentique », mais aussi à la volonté d’une restitution des processus scientifiques de l’archéologie avec des dispositifs pédagogiques plus spécifiques. Toutefois, le goût du spectaculaire ne disparaît pas et conduit jusqu’à la création de dispositifs immersifs pour les visiteurs qui évoluent dans une présentation à 360°, reproduisant un paysage de l’Antiquité avec ses monuments restitués. Les dioramas, à la mode au xixe siècle, réapparaissent aujourd’hui avec des procédés numériques, panoramas digitaux (Panoramas de Yadegar Asisi : 2006 Rome 312 et 2011 Pergamon ; Exposition « sites éternels », 2016) ou projection de photographies sur les murs (Expo Pompéi, Montréal 2016).

Plusieurs thèmes peuvent désormais être mis en avant par rapport à cette expérience du passé ex situ :

–       l’histoire matérielle des mises en scène qui visent à évoquer un contexte archéologique et leur réception par le public,

–       la présence de l’humain au musée (mannequins, momies, performances ou spectacles) et notamment les questions que ces présentations peuvent éventuellement soulever,

–       enfin, les phénomènes plus contemporains d’immersion du spectateur dans des sites archéologiques disparus par l’intermédiaire de dispositifs pédagogiques analogiques (plans, maquettes, décors reconstitués) et le rôle des nouvelles technologies numériques.

 

Les propositions de communication seront en lien avec les thèmes proposés et n’excéderont pas 3000 signes. Elles seront accompagnées d’un CV d’une page et seront envoyées sous format Word avant le 15 avril 2017 à l’adresse suivante : exsitu.antiquities@gmail.com

 

 

 

Ex-situ : bringing archaeology to life in museums and exhibitions

Conference – 20 -21 October 2017

 

Organising committee: Dominique Poulot (Paris 1), Felicity Bodenstein (Musée du Quai Branly), Delphine Morana Burlot (Paris 1)

 

The development of archaeology as a discipline based on fieldwork was accompanied by a new vision of the past in all its material diversity. Since the Renaissance, ancient objects that could be found in princely galleries and antiquarian cabinets represented an idealized past through elements that had mainly been handed down from generation to generation. Generally devoid of specific provenance, they provided aesthetic norms and were interpreted with the aid of classical texts. The discovery of Pompeii and Herculaneum revealed the power of the site itself and fuelled the desire to discover a more tangible antiquity. Frozen in time, they provided elements relevant to all aspects of daily life, and even the bodies of those who died were materialized thanks to casts made by Fiorelli (1863).

The ambition to recreate this past ex situ, far from the original sites for a curious cosmopolitan audience, was encouraged by this possibility of recovering the past in all its diverse materiality as well as by a new taste for commercial public spectacle. But the transposition and translation of site materials and field results presented significant challenges. Exhibitions and museums, often criticized for the manner in which the detach objects from an original context, and the deadening effect that this can produce found a resource in archaeology to help overcome or make up for the loss of meaning incurred by displacement. A wide range of strategies were developed to activate the visitor’s imagination and to evoke the lost worlds related to the collections extracted from the ground.

The multitude of presentations provided by museums and temporary exhibitions illustrate the poetics and politics involved in imagining the past through the lens of archaeological discoveries. They combine the presence of more or less heavily restored and manipulated objects with diverse kinds of scenic strategies, that seek to amplify the visitors experience of the traces provided by fieldwork. A similar invitation to travel back in time can be found in the development of archaeological novel. A growing desire for monumentality and a strong policy of archaeological expansion led to the extraction of materials at an ever larger scale with groups of sculptures and even major architectural ensembles making their way into museums.

However over the course of the Twentieth century, one observes a steady decline in such monumental ensembles and decors and the establishment of a form of reverence for the “authentic” fragment. But another trend also attempted to bring the science of archaeological work into the museum with a more specifically pedagogical approach. The desire for the spectacular also continued to flourish and can be found again in recent 360° digital creations that seek to immerse the visitor in antique landscapes and recreated monuments. The principal of the panorama, so fashionable in the Nineteenth century has indeed been experiencing something of a comeback (Yadegar Asisi Panoramas : Rom 312 (2006) and Pergamon (2011) ; sites éternels (2016) with the use of large scale photography (Pompei exhibition, Montréal 2016).

Several themes can potentially be dealt with in this examination of archaeology ex situ :

–       the material history of presentations that seek to evoke and archaeological context and their public reception.

–       the presence of the human body (mannequins, mummies, or indeed performances) and the specific ethical problems that they increasingly raise.

–       contemporary efforts to produce immersive environments with digital media but also pedagogical tools such as the use of maps, models etc.

Abstracts of no more 3000 characters, with a one page C.V. should be sent to exsitu.antiquities@gmail.com before the 15th of April, 2017.