Monthly Archives: November 2014

Workshop: Patrimoines religieux, cultures nationales et pratiques touristiques. Approches comparatives en Méditerranée – XIX-XXe siècles

Patrimoines religieux, cultures nationales et pratiques touristiques. Approches comparatives en Méditerranée – XIX-XXe siècles
11-12 décembre 2014
Universidade de Évora
Colégio do Espírito Santo, sala 124
Évora – Portugal

Argumentaire :

La dernière rencontre du programme Envimed « Tourisme et patrimoine au Maghreb, XIXe-XXIe siècles » interrogera les superpositions entre la valorisation patrimoniale des biens religieux, leur utilisation dans les rhétoriques coloniales et post-coloniales des États-nations et leur importance dans l’économie du tourisme en Méditerranée. Les temples antiques, synagogues, églises et mosquées du Maghreb, de l’Europe du sud et de la Méditerranée orientale ont été l’objet d’une mise en tourisme et d’une patrimonialisation précoces. Ces usages profanes des lieux de culte ont suscité des réactions divergentes de la part des institutions religieuses, des croyants et des acteurs du patrimoine, entre adaptation, rejet et accommodement : recherche archéologique parfois sélective, visites contrôlées des mosquées au Maroc, tourisme des racines séfarades, lien entre politiques de conservation et orientalisme architectural, contestation et renouveau du patrimoine colonial, émergence patrimoniale et touristique des minorités. En choisissant une approche pluridisciplinaire (histoire, anthropologie, histoire de l’art, architecture et conservation du patrimoine entre autres), il s’agit d’esquisser une comparaison historique et géographique sur les usages du religieux dans les politiques culturelles au sens large, en tenant compte des avancées récentes sur l’histoire sociale et culturelle du patrimoine et du tourisme.

On s’interrogera particulièrement sur les quatre points suivants :

– la place des biens religieux (objets mobiliers, architecture, sites, rituels) dans la politique des États-nations pendant et après les périodes coloniales, dans les contextes métropolitains comme dans les territoires extra-européens ;

– l’émergence et la compétition de différents passés religieux dans les pratiques patrimoniales et les pratiques touristiques, en prenant en considération les usages sociaux de l’orientalisme, les hégémonies politico-religieuses et la variabilté des affiliations confessionnelles attribuées aux biens religieux ;

– le rôle des institutions religieuses et des minorités confessionnelles et la manière dont elles se positionnent dans ce jeu social, politique et culturel entre organisations internationales, entrepreneurs privés locaux et monde diasporique ;

–  les formes de discours et de mises en image du religieux dans les dispositifs culturels (musées, monuments, sociétés érudites, classements et inventaires, publications de conservation) et touristiques (guides édités, office de tourisme, routes et circuits, tourisme religieux)

 

11 décembre 2014

10h00 : Visite guidée de Évora

12h30 : Repas

14h30 : Accueil

Colette Zytnicki, FRAMESPA, Université Jean Jaurès

Fernanda Olival ou Ana Cardoso dos Matos (direction du CIDEHUS.UE)

14h45 Introduction

Cyril Isnart, IDEMEC UMR 7303 CNRS AMU et CIDEHUS

Atelier 1 – Situations coloniales. Les biens religieux et le colonialisme

Modérateur: Colette Zytnicki

15h00 : Le tourisme religieux en Tunisie en situation coloniale. Pèlerinage, tourisme et pratiques patrimoniales

Lassaâd Dandani (Laboratoire Régions et Ressources Patrimoniales de Tunisie)

15h45 : La Compagnie Générale Transatlantique et l’invention d’un circuit touristique religieux au Maghreb durant la période coloniale. Deuxième moitié XIXème siècle-XXème siècle

Afrâa Hannachi (Laboratoire Régions et Ressources Patrimoniales de Tunisie Manouba)

16h30 : Pause

17h00 : L’architecture comme aide-mémoire. Juifs et musulmans dans les villes du Maroc au XXe siècle

Nuno Mora (CRIA-UNL)

 

12 décembre 2014

 

Atelier 2 – La religion comme ressource culturelle aujourd’hui. Stratégies patrimoniales et biens religieux

Modération : Stéphane Michonneau

10h00 : Les potentialités du patrimoine religieux dans le sud du Portugal. La patrimonialisation des lieux de culte

Antónia Fialho Conde, CIDEHUS-UE

10h45 : La religion comme culture. Les modèles muséologiques de la religion au Portugal

Maria Isabel Roque (Université Catholique Portugaise)

11h30 : Pause

12h00 : Tourisme spirituel au Maroc : état de sa patrimonialisation et perspectives de développement

Zoubir Chattou (École Nationale d’Agriculture de Meknès et Centre Jacques Berque)

12h45 : Repas

Atelier 3 – Le patrimoine religieux et ses frontières. Politique, religion et identité

Modération : Cyril Isnart

15h00 : Médiations musicales Gnawa et processus de patrimonialisation

Meriem Alaoui Btarny (Université de Nice Sophia et Centre Jacques Berque)

15h45 : Le pèlerinage de la Ghriba de Djerba. Entre pratique cultuelle et expression culturelle

Afef Mbarek (Laboratoire Régions et Ressources Patrimoniales de Tunisie)

16h30 : Pause

17h00 : Concurrences patrimoniales. Les lieux saints musulmans comme sites touristiques dans le sud de la Jordanie

Norig Neveu (IFPO, Amman)

17h45 : Conclusion et regards sur la patrimonialisation de la Terre Sainte

Sossie Andézian, IACC-LAHIC, CNRS


Collaboration: 

Centro Interdisciplinar de História, Culturas e Sociedades da Universidade de Évora (Portugal)

Instituto da Investigação e Formação Avançada da Universidade de Évora (Portugal)

École des hautes Études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid)

Programme Envi-Med (CNRS, Ministère des affaires étrangères et du développement international, France)

Fundação para a Ciência e a Tecnologia (Portugal)

Groupe de recherche Patrimoine (Faculté des lettres, des arts et des

humanités de l’université de la Manouba, Tunisie)

UMR 5136 (FRAMESPA, Toulouse

Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (Tunis)

Centre Jacques-Berque (Rabat, Maroc)

Câmara Municipal de Évora (Portugal)

CFP: RESET – Appels à contributions: n°6 – Patrimoine et patrimonialisation numériques

Appels à contributions: n°6 – Patrimoine et patrimonialisation numériques

Numéro coordonné par Francesca Musiani et Valérie Schafer

La notion de « patrimoine numérique » promue par l’Unesco en 2003 dans sa Charte sur la conservation du patrimoine numérique désigne aussi bien le patrimoine numérisé que des ressources « d’origine numérique » (« qui existent uniquement sous leur forme numérique initiale »). Cette double acception implique d’emblée de penser le patrimoine numérique autant dans la continuité et la longue durée, que dans la rupture. Elle invite en effet à saisir en quoi le numérique peut faire patrimoine, mais aussi la manière dont le patrimoine est saisi par le numérique, et à prolonger des réflexions en sciences sociales sur la « question patrimoniale » et sur ce que constituent aujourd’hui la notion de patrimoine elle-même et sa « réinvention »Au moyen d’analyses empiriques, ce numéro souhaite contribuer à éclairer les politiques de construction, de gestion et de développement du patrimoine numérique, les acteurs et enjeux de sa patrimonialisation.
 

Les propositions de contributions sont attendues pour le 15 décembre 2014.

Digital Heritage and Heritagization
Issue edited by Francesca Musiani and Valérie Schafer 

The notion of ‘digital heritage’ outlined by UNESCO in 2003, in the frame of its Charter for the Preservation of Digital Heritage, designates both “digitized” and “born digital” resources (the latter being defined as resources for which “there is no other format but the digital object”). This dual meaning entails a reflection on digital heritage that is able to encompass continuity and long-term processes, as well as ruptures and breakdowns. Indeed, it calls for reflections about the ways in which digital resources can become or be qualified as heritage, but also about the ways in which heritage is ‘appropriated’ by the digital world. It therefore invites to pursue reflections, grounded in the social sciences, such as those on the ‘heritage question’ and what constitutes today the notion of heritage itself, as well as its ‘reinvention’By means of empirical investigations, this issue of RESET wishes to contribute to shed light on the policies that shape, manage and develop digital heritage, as well as the actors and the issues underlying processes of heritagization.

 


Deadline for abstract submission: December 15, 2014.

Lien: http://www.journal-reset.org/index.php/RESET/announcement/view/8

 

Seminar: Nicolas Adell, « Aux Arts et Sciences Réunis ». Faire et savoirs en patrimoine

Prochain séminaire d’AREAS (Association de Recherche et d’Echanges en Anthropologie et en Sociologie).

Nicolas Adell, Maître de conférences en anthropologie. Université de Toulouse – Jean Jaurès LISST – Centre d’anthropologie sociale

« Aux Arts et Sciences Réunis ». Faire et savoirs en patrimoine 

4 décembre, 18h-20h, Salle des actes de l’Hôtel Fumé (Université de Poitiers).

Jeudi 4 décembre
Nicolas Adell
Maître de conférences en anthropologie. Université de Toulouse – Jean Jaurès LISST – Centre d’anthropologie sociale
« Aux Arts et Sciences Réunis ». Faire et savoirs en patrimoine

Résumé

Le propos de la conférence sera de déplier deux dossiers de mise en patrimoine de savoirs et de savoir-faire dont la mise en résonance devrait permettre d’ouvrir des questions générales liées aux phénomènes actuels de « patrimonialisation de l’immatériel ». Sera ainsi présenté d’une part le processus ayant conduit l’inscription du « Compagnonnage : réseau de transmission de savoirs et des identités par le métier » sur Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco. D’autre part, un ensemble d’initiatives visant à la constitution d’un patrimoine immatériel scientifique en France seront décrites. Les deux dossiers posent, par des entrées différentes et selon des enjeux dissociés, un même type de problème : qu’est-ce que patrimonialiser des savoirs dès lors que l’on considère insuffisante la constitution de répertoires de recettes, de formules ou de propositions pour « faire patrimoine » ? Comment rendre compte du fait qu’un savoir ou un savoir-faire ne sont jamais autre chose que des performances situées et qui ne se prêtent à la généralisation (à la patrimonialisation) qu’au prix d’un appauvrissement de leur matière ?

Séminaires AREAS 

 Association de Recherche et d’Échanges en Anthropologie et en Sociologie

Lieu: UFR SHA, salle des actes, 8 rue René Descartes, 86 000 Poitiers

Programme 2014/2015

Transmissions et patrimonialisations des savoir-faire

 

Jeudi 9 octobre 2014
Annabel Vallard, Chargée de recherches postdoctorales, FNRS / Université Libre de Bruxelles – Laboratoire d’anthropologie des mondes contemporains.
Ces passions textiles entre pratiques entrepreneuriales, patrimonialisations et politiques culturelles au Laos

Jeudi 6 novembre 2014

Amélie Nicolas, sociologue, maître-assistante associée à l’école nationale d’architecture de Nantes

De la Navale nantaise au Parc des Chantiers : mémoires ouvrières, patrimoines industriels et projet urbains contemporains

Jeudi 4 décembre
Nicolas Adell Maître de conférences en anthropologie. Université de Toulouse – Jean Jaurès LISST – Centre d’anthropologie sociale
« Aux Arts et Sciences Réunis ». Faire et savoirs en patrimoine

Jeudi 5 février 2015
Sébastien Galliot. Chercheur associé au CREDO (Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie). Conseiller scientifique de l’exposition « Tatoueurs, Tatoués », Musée du Quai Branly.
Les tatouages polynésiens: quand patrimonialisation ne rime pas avec transmission

Jeudi 12 mars 2015
Virginie Kollmann-Caillet, Conservatrice du patrimoine. Musée du peigne et de la plasturgie
Patrimoine industriel et savoir faire : du terrain au musée

Pour tout renseignement, pour recevoir les annonces de séminaire et suivre les activités d’AREAS, écrivez-nous à: areas.poitiers@gmail.com

Conférence: “Revendications et contestations patrimoniales” – 11-13 déc 2014

Affiche colloque_patrimoine-2

 

ProgrammeRCP-anglais-2

ProgrammeRCP-FRAN-2

Conference: les Ruines de la Patrimonialisation 1 Rio – the Ruins of the Heritagization 1 Rio

scriptions en ligne: goo.gl/1UuwNG
Programme: http://www.museudeartedorio.org.br/pt-br/evento/seminario-internacional-ruinas-da-patrimonializaca

(english version below)

Veuillez trouver ci dessous et ci joint les informations concernant la conférence internationale “Les Ruines de la Patrimonialisation”qui se déroulera à Rio de Janeiro les 24, 25 et 26 novembre 2014. Elle sera suivie d’une conférence à Paris en mars 2015 dont nous vous transmettrons le programme ultérieurement.

Ces conférences sont le fruit d’un partenariat entre les laboratoires brésiliens leU-PROURB-UFRJ et Geoppol-PPGG-UFRJ; leLaboratoire Architecture Anthropologie LAA (LAVUE UMR CNRS 7218) et le laboratoire d’excellence LABEX CAP.

Please find attached and below information for the interdisciplinary and international conferences  “Ruins of the Heritagization” , which will take place in Rio de Janeiro the 24, 25 & 26th November 2014. The second one will take place in Paris in march 2015; we will give send you the programm after.

These events are organized by the brazilians research teams leU-PROURB-UFRJ and Geoppol-PPGG-UFRJ, the french research team Laboratoire Architecture Anthropologie LAA (LAVUE UMR CNRS 7218) and the laboratoire d’excellence LABEX CAP.

Symposium : Labex CAP / Le temps suspendu

Le temps suspendu
Art contemporain et temps hors de l’histoire

Colloque tenu à l’INHA, lundi 15 et mardi 16 décembre 2014


Dans le cadre du Labex CAP / Pôle “Processus créatifs”, thème “Les temps de l’art”

L’unité de recherche ACTH – Art contemporain et temps de l’histoire (Ensba Lyon / CEHTA-EHESS Paris) s’interroge depuis 2009 sur le rapport entre art contemporain et régimes de temporalité historique – là où l’art élabore, par ses moyens propres, la remise en question d’une conception progressive et linéaire du temps historique.
Comment les œuvres peuvent-elles faire signe aux formes de l’expérience historique contemporaine, notamment à celles qui défient la figurabilité de l’événement historique, sa possibilité d’élaboration ou de mémoire? Comment parviennent- elles à saisir la temporalité paradoxal de certains événements historiques, rencontrant là les travaux de ceux qui, tel Foucault, ont conçu l’événement non pas comme fait historique, mais comme «point d’intersection» entre plusieurs «vitesses, durées et lignes d’histoire»?
L’art contemporain peut être le laboratoire d’exploration de ces intersections et, par l’inventivité de la forme, réussir à dépasser la réduction médiatique de l’événement à une icône. Il a maintes fois su saisir la condition historique de la modernité tardive en ce qu’elle a de paradoxal dans l’expérience d’un temps suspendu, dépourvu de toute idée de progression ou de causalité.
Le colloque s’intéressera aux formes plastiques qu’a prise cette suspension temporelle, que celles- ci aient consisté à restituer, par le travail de l’art, le hors-temps des noyaux traumatiques de l’histoire, ou qu’elles aient matérialisé la temporalité itérative et biologique
d’une histoire naturelle échappant à l’échelle et à la temporalité humaines.
Il sera le lieu de présentation d’objets artistiques (films, vidéos et travaux plastiques) et de discussions développées à partir de l’expérience partagée des œuvres et des interventions théoriques les prenant pour objet.
INHA, Institut national d’histoire de l’art,  Auditorium, 15 et 16 décembre 2014
2, rue Vivienne ou 6, rue des Petits-Champs 75002 – Paris
Métro: Bourse ou Palais Royal-Musée du Louvre
Entrée libre
Programme
Lundi 15 décembre
09h00 – Accueil des intervenants
09h30 – Ouverture de séance
Giovanni Careri (directeur du CEHTA-EHESS Paris), Philippe Dagen (directeur du Labex CAP) et Emmanuel Tibloux (directeur de l’Ensba Lyon)
Modération: Giovanni Careri
10h00 – Ralph Ubl (Université de Bâle, eikones Bildkritik) Promiscuous Entropy
11h00 – Pause
11h15 – A Journey That Wasn’t de Pierre Huyghe → Projection Film Super 16 mm et HD transféré sur HD, couleur, 2005, 22 min
A Journey That Wasn’t fusionne deux événements dont Huyghe est l’initiateur: une expédition en Antarctique afin de découvrir une créature albinos qui, selon certaines rumeurs, existerait sur une île polaire inconnue ayant émergé lors du retrait des glaces, et une reconstitution de ce voyage selon un principe d’équivalence. Un orchestre symphonique «joue» la forme de cette île reproduisant ainsi ce voyage par un concert et un jeu de lumières qui a eu lieu sur la patinoire de Central Park en octobre 2005.
11h45 – Bernhard Rüdiger (artiste, directeur de recherche ACTH, Ensba Lyon) Trans-codage et forme : l’art du concret
12h45 – Pause déjeuner
Modération : Angela Mengoni
14h00 – Schnittstelle de Harun Farocki → Projection Vidéo Beta SP, couleur, 1995, 23 min
Farocki a produit pour l’exposition «Le monde après la photo» au Musée d’art moderne de Lille en 1995 une installation pour deux écrans. Dans Schnittstelle, Farocki s’interroge sur sa propre production documentaire et pose le problème de ce que cela veut dire de travailler avec des images déjà existantes au lieu d’en produire toujours de nouvelles. Le titre joue sur le mot « Schnitt » ou «coupe», qui se réfère autant au lieu de travail du cinéaste, la table de montage, qu’au lieu où l’homme se sert de son ordinateur via un clavier et une souris, la section-homme-machine.
14h30 – Marie Voignier (artiste, enseignante et coordinatrice du pôle images-mouvement à l’Ensba Lyon) Harun Farocki, mots images. Une discussion à partir de Schnittstelle (Section)
15h30 – Philippe-Alain Michaud (conservateur aux collections cinémas, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou) Qu’est-ce qu’un bateau?
16h30 – Pause
17h00 – La Région Centrale de Michael Snow → Projection en présence de l’auteur. Film 16 mm, couleur, 1971, 180 min
La Région Centrale est un film tourné exclusivement par une caméra installée sur un dispositif mécanique qui la dirige dans tous les sens, lui permettant de tourner sur 360° dans tous les axes, face à un paysage naturel du Quebec. Le pied gyroscopique qui bouge la caméra, réalisé par Pierre Abeloos, était conçu pour être activé par la bande son du film. Pour des questions techniques, il a été activé à distance par Michael Snow, en suivant une partition générale, sans que le cinéaste eût la possibilité de voir ce qu’il était en train de filmer. Le film se présente donc comme une série de longs plans-séquences qui ne sont interrompus que par le signal visuel de la fin de chaque bobine de 16 mm.
Présentation: Luca Acquarelli (Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lille 3, Unité de recherche ACTH)
Mardi 16 décembre
09h00 – Accueil des intervenants
Modération : Antonio Somaini (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
09h30 – Discussion en présence de Michael Snow (artiste)
Discutant : Thomas Léon (artiste, Unité de recherche ACTH)
10h30 – Pause
10h45 – La Mesure Minérale de Fabien Giraud et Raphaël Siboni → Projection Vidéo HD, couleur, 2012, 52 min
Si le cinéma s’est inventé comme enregistre- ment des mouvements du monde, réglant la cadence de ses images sur la fréquence du vivant, comment alors filmer le minéral et la singularité de son temps propre ? Tourné à l’aide d’une caméra de super ralenti dans la Galerie de Minéralogie du Muséum national d’histoire naturelle, ce film nous montre un musée devenu pierre, et la possibilité de notre propre absence.
11h45 – Discussion en présence de Fabien Giraud et Raphaël Siboni (artistes)
Discutant : Bénédicte Duvernay (doctorante en histoire de l’art au CEHTA, Unité de recherche ACTH)
12h45 – Pause déjeuner
Modération: Bernhard Rüdiger
14h00 – Angela Mengoni (Université IUAV, Venise, Unité de recherche ACTH) «Aucun sens, aucune clémence, aucune compassion». Histoire naturelle et persistance du sens chez Gerhard Richter
15h00 – Markus Klammer (Université de Bâle) Traumatic Avant-Garde. Palindromic Time in Guy Debord’s In girum imus nocte et consumimur igni
16h00 – Pause
16h15 – Heiner Goebbels (Compositeur et metteur en scène) «It’s beautiful here, my eyes can wander, I’m alone with my thoughts» (Adalbert Stifter, Indian summer)
Discutant: Jennifer Lauro Mariani (doctorante au CEHTA-EHESS et à l’Institut d’Études Théâtrales – Paris 3, Unité de recherche ACTH)
18h00 – Clôture du colloque
ACTH
Art contemporain et temps de l’histoire est un projet de recherche animé par des artistes diplômés de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, des doctorants du Centre d’histoire et de théorie des arts (CEHTA/CRAL) de l’EHESS de Paris et des artistes et des chercheurs associés, sous la direction de l’artiste Bernhard Rüdiger (Ensba Lyon) et de l’historien de l’art Giovanni Careri (CEHTA-EHESS Paris).
Le groupe s’est constitué en 2004 autour de problématiques sur la construction du réel dans l’art contemporain. Depuis 2009, son noyau de recherche porte sur le rapport entre art contemporain et mise en forme de régimes d’historicité. Ce thème a été approfondi par des workshops, conférences et colloques organisés avec plusieurs partenaires parmi lesquels: «L’histoire mise en forme par le travail de l’art» (Ensba Lyon 2009) et «La question du trauma dans l’interprétation du passé» (avec l’atelier «Les usages publiques du passé» – EHESS Paris 2012).
L’ensemble des projets et publications de l’unité de recherche ACTH est consultable sur: www.ensba-lyon.fr/recherche/acth

Symposium : “Comment faire et arpenter l’histoire de Nanterre? Naissances d’une université” – Lundi 24 novembre 2014

Le premier colloque du projet “Faire et arpenter l’histoire de l’université de Nanterre” se tient lundi 24 novembre toute la journée sur le campus.

Informations ci-dessous

50ans-labex-invitation-final-web

Programme – Colloque Comment faire et arpenter l’histoire de Nanterre – 241114

Workshop: Événements du labex Les passés dans le présent – Semaine du 17 au 21 novembre 2014

Workshop – Call for Papers 

The making of cultural policies in Turkey and the post-ottoman spaces. Circulations, territories, and actors 

Institut Français des Etudes Anatoliennes, Galatasaray Üniversitesi, Istanbul 

16-17 April 2015 

The implementation of public policies for culture is closely related to the construction and consolidation of nation-states (Poirrier 2011). In Turkey too, the young Republic’s first actions in the realm of culture were dictated by the imperative of national construction against the outside environment and inside turmoil both perceived as hostile. Thanks to a strong centralisation, supported locally by the governorates offices, the people houses, etc., the construction and diffusion of a national culture has gone hand in hand with the negation of the non Turco-Muslims identities and the minimisation – or folklorisation – of regional and local specificities (for e.g. Ada & Ince 2009; Öztürkmen). In Turkey as elsewhere (Thiesse 2001), exchanges and circulations played an important role in the construction of national culture and the way of conceiving the role of culture and cultural policies (for e.g. Işiksel & Szurek 2014). This is well illustrated for example in the transformation of Ottoman cultural institutions in republican one, with a firmly Western repertory (Kataoğlu 2009).

Today, the debates on cultural policy are renewed in the context of globalisation or of the negotiation for Turkey’s adhesion to the European Union. These debates take place not only within public institutions but also within the private sector and associative world. With the economic liberalisation from 1980 onwards, state institutions progressively (and partly) withdraw from the cultural sector (Polo & Üstel 2014). This is shown for example by the greater opening towards private actors. In parallel, culture has now a great economic dimension and is more and more used as a tool of development, of growth, or of tourism. The initiatives aiming to encourage ‘democratization’, ‘cultural diversity’, or the localisation of

cultural policies also go hand in hand with. One witnesses a diversification of actors involved in the making of cultural policies (private, associative, international); one also witnesses the circulation of objects, ideas, instruments, or practices and modes of action, bringing together new stakes for culture and cultural policies.

This workshop takes place in the framework of the research project “Trans-Acting Matters: Areas and Eras of a (Post-)Ottoman Globalization” (ANR-12-GLOB-003). In this workshop on the making of cultural policies we wish to question the ways in which the circulations participate in the construction of cultural policies in Turkey today as well as to rethink the earlier cultural policies and actions from the late Ottoman Empire onwards. The workshop aims to rethink the co-production of cultural policies, of their spaces and territories, as well as the plurality of the conceptions of culture carried by cultural policies.

Thinking about trans-acting and trans-action, we aim to take into account in the study of the making of cultural policies in Turkey the multiple forms and uses of circulations. Considering the exchanges beyond the one-way diffusion, the importation, and the imposition, it also brings further the interrogations on the concepts of “Westernization” as “Europeanization”. Focusing on trans-acting is also a way of deconstructing the operations of transfer of policies (Dumoulin and Saurruger 2010) and to question the “models” of cultural policies, the “best practices”, the phenomena of cultural co-operations, or of translations.

1. The co-production of cultural policies 

Trans-acting is first heard as an “acting together”. The workshop will focus on the phenomena of hybridity (Abélès 2008, Appadurai 1996), of connections, and associations of various actors (Callon & Latour 1981) which co-produce original forms of cultural policies. The workshop will also pay attention to the resistances and to the places and moments where connections and associations are not made or do not work.

The workshop will focus on the trans-acting actors: how are the tools, the instruments, the individuals, the language, or the ideas that circulate “trans-making” the cultural policies? The workshop will be interested in all the actors involved in the establishment of a cultural action/policy, whether coming from the public sphere (Ministry of Culture and Tourism and dependent agencies, local Directorate, prefectures, municipalities, Türkiye Sanat Kurumu ;

Döner Sermaye İşletmesi Merkez Müdürlüğü), the private’s one (families, banks, SALT, galleries, businesses, publishing houses), associations and foundations (İstanbul Kültür Sanat Vakfı; Anadolu Kültür, local associations; etc.); whether they are collective or individual actors; based in Turkey or abroad.

The workshop will pay attention to the instruments of action and public policies and to their circulations, uses, adaptations, or transformations. The project, the agency, tangible and virtual tools such as Internet, translations (including manuals, guidebooks, or booklets), co-operations, are example of such instruments. The workshop will also focus on moments of trans-action such as festivals, seminars, professionals training, etc.

2. The Conceptions and Uses of Culture 

Such focus on the co-production of cultural policies also lead to the study of the impact of trans-action on the conceptions of culture. How do the circulations participate to the redefinition of the conception of culture? The workshop aims to discuss how cultural actions and cultural policies re-define, transform, or reproduce the conceptions and uses of culture. Culture is not used only for national identity construction; it is not limited to a “high culture”. Various forms and uses of culture have taken shape: culture as entertainment, culture for tourism, culture for democratization and cultural diversity, culture for economic or territorial and local development, culture as a mode of governance (Karaca, 2009). How are these conceptions of culture brought together? How do they coexist or hybridize? Where and when?

3. Spaces and territories of cultural policies 

Trans-acting is also understood as “acting in a transnational space”. If the transfer involves “a location prior to the release or contact,trans-acting emphasizes the relational configuration itself as part of the action – and hence of the identification of actors” (Aymes & Gourisse).

The study of connections, hybridizations and associations will help to deconstruct the making of cultural policies in a global space of circulation. The workshop will pay attention to the plurality of spaces and scales. It will be attentive both to the ways in which sites and places are connected, and to the question of scales, their productions and interplays. The workshop will focus on the international movement of actors and international standards and norms, their adaptations and appropriations in various sites and places. For example, the workshop will pay attention to the process of “metropolization” of cultural policies or to the development of local cultural policies (for example with the adoption of the Agenda 21 for culture, with the uses by various actors of cultural policies for local development or in the

making of territorial identities). It will also focus on the establishment of networks and on the role of media and of Internet in these circulations. The workshop does not call for so-called “top-down” policies’ analysis; it rather calls for an analysis focusing on the ways the actors, the tools, and the modes of action move from one site to another and interplay; on the way these interplays co-produce cultural actions and policies. The workshop will be attentive to the various movements and circulations, not only in the direction of Turkey, but also from Turkey (for e.g. with the Yunus Emre centres, Tandem projects, and different cultural cooperations, etc.).

We invite the submission of papers that question the ways in which the circulations participate in the construction of cultural policies in Turkey today as well as to rethink the earlier cultural policies and actions from the late Ottoman Empire onwards. Papers dealing with these issues in the countries of the ex-Ottoman Empire are also welcomed. Papers can focus for example on:

– The role of a / some specific actors in the making of cultural policies

– The study of a specific project/policy/instrument (its making, evolution, circulation, uses) or cultural action or events

– The making of cultural policy locally (actors, uses and conceptions of culture)

– The languages of policy and processes of translation

References

Abélès M., Anthropologie de la globalisation, Paris, Payot, Rivages, 2008.

Appadurai A., Modernity At Large: Cultural Dimensions of Globalization. Minneapolis: University of Minnesota Press, 1996.

Aymes M., Gourisse B., « Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane », Document Scientifique ANR (unpublished).

Serhan A. et Ince H. A. (ed.) Introduction to Cultural Policy in Turkey, Istanbul, Bilgi University Press, 2009.

Callon M., Latour B., « Unscrewing the big Leviathan : how actors macrostructure reality and how sociologists help them to do so » in Knorr Cetina K., and Cicourel A. (dir.) Advances in Social Theory and Methodology : Toward and integration of Micro and Macro-sociologies, London, Routledge and Kegan Paul, 1981.

Dumoulin, L., Saurugger, S., « Les policy transfer studies : analyse critique et perspectives », Critique internationale, 48/3, 2010.

Işiksel G. et Szurek E. (dir.), Turcs et Français. Une histoire culturelle, 1860-1960, Paris, PUR, 2014

Karaca B., “Governance of or through culture? Cultural policy and the politics of culture in Europe”, in Focaal – Journal of Global and Historical Anthropology, Vol. 2009, No.55, 27-40p.

Katoğlu M., “The Institutionalization of High Art as a Public Service in the Republican Era”, in Ada S., Ince A. (eds), Introduction to Cultural Policy in Turkey, İstanbul Bilgi University Press, 2009.

Latour B., Changer de société, refaire de la sociologie, Paris, La découverte, 2006.

Öztürkmen A., “The role of people’s houses in the making of national culture in Turkey”, in New Perspectives on Turkey, 1994, 11, pp. 159-181.

Poirrier P. (dir.) (2011), Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde. 1945-2011, Paris, La Documentation française.

Polo J-F. et Üstel F., « Les nouvelles orientations de la politique culturelle Turque : à la recherche d’un modèle conservateur alternatif ? », Pôle Sud, 41, 2014, à paraître.

Thiesse A-M., La création des identités nationales en Europe XIIIème-XXème siècles, Paris, Le Seuil, 2001.

Abstracts and proposals 

Abstracts should not exceed 500 words. They should include the key questions, the methodology, information about the conceptual approach, and references. They have to be sent before January 15th 2015 to: transcultur@gmail.com

All abstracts should be submitted in English or French. The presentations will be either in English or in French. Acceptance will be notified by early February.

Selected authors will be asked to submit their complete papers by 1 April 2015.

Papers shall not exceed 40.000 signs (including spaces, notes and bibliography).

Scientific and Organizing Committee 

Muriel Girard (ENSA Marseille)

Cilia Martin (IFEA-Istanbul)

Jean-François Polo (Galatasaray Üniversitesi – Science Po Rennes)

Clémence Scalbert Yücel (IFEA-Istanbul & University of Exeter)

Füsun ÜSTEL (Galatasaray Üniversitesi)

Lydia Zeghmar (IFEA-Istanbul)

Contacts : 

transcultur@gmail.com

Seminar: “Patrimoine et anthropologie, quoi de neuf ? Actualité d’un domaine de recherche”, uB, Dijon

Patrimoine et anthropologie, quoi de neuf ?
Actualité d’un domaine de recherche

Séminaire du Centre Georges Chevrier, Université de Bourgogne
Sous la direction de Jean-Louis Tornatore
Organisé avec le soutien de la MSH de Dijon

En 1996, l’historien Jean Chesneaux pointait les limites de l’histoire historienne : à n’être tournée que sur le seul passé et à oublier que celui-ci « n’a de réalité que dans le mouvement du temps », elle risquait de se rendre aveugle au fait même d’habiter le temps. En ce sens, estimait-il, « le passé et l’histoire sont bien trop importants pour être laissés aux seuls historiens ». Cette critique participait chez Chesneaux d’une réflexion sur le droit au temps, sur le déni dont il était l’objet et sur la nécessité de sa reconquête : il invitait à travailler l’épaisseur du présent plutôt qu’à céder aux sirènes d’un « présentéisme » « qui tronçonne le temps en dissociant passé, présent et avenir », de telle manière à faire du temps un lieu fort de notre culture politique.

En un sens, le développement, dans ces mêmes années 1990, d’une ethno-anthropologie du patrimoine était susceptible de répondre en partie à cette exigence : en étendant le patrimoine à l’immatérialité culturelle, le patrimoine ethnologique avait assuré l’entrée des ethnologues dans le champ patrimonial et leur avait permis de porter leur regard sur le travail d’élaboration de la valeur patrimoniale, que ce soit autant pour des êtres du passé – bâtiments, vestiges archéologique, coutumes, etc. – que pour des entités diversement présentes auxquelles des personnes et des collectifs accordent du prix. En somme, non seulement le patrimoine comme ce qui nous vient du passé et est configuré par l’histoire et comme ce qui instaure une présence du passé dans le présent, mais avant tout le patrimoine comme ce qui compte, ce qui réfère et participe à l’actualité des collectifs – en est partie-prenante –, et formate des partenariats singuliers entre humains et non-humains (culture, nature, politique, etc.). S’ouvrait ainsi la possibilité de faire valoir et de saisir la densité du présent non pas réduit à de l’espace mais considéré « dans le temps ».

Significativement, cependant, l’anthropologie était alors confrontée au même problème d’incomplétude que Chesneaux avait relevé à propos du travail des historiens. Tout comme ceux-ci devaient abandonner leur monopole sur le passé, ceux-là voyaient menacé leur monopole sur la culture. Le fait était pointé par Daniel Fabre, dès les années 2000, sous le thème de « l’institution de la culture » : l’ethno-anthropologue n’était plus celui qui découvrait et exposait les cultures des autres, mais devait désormais composer avec les acteurs eux-mêmes, conscients de leur propre culture, l’explicitant et l’exposant. L’anthropologue brésilienne, Manuela Carneiro da Cunha développait une idée proche en mettant en tension culture et « culture » : d’un côté « la toile invisible à laquelle nous sommes suspendus », de l’autre un « métadiscours réflexif sur la culture ». Et précisément, le patrimoine devenait un enjeu fort, et le moyen, de ce phénomène de cristallisation. Est-ce à dire au final qu’avec l’avènement du « temps du patrimoine » (Fabre) la culture serait devenue bien trop importante aux yeux de ses pratiquants pour être laissée aux seuls anthropologues ?

Il n’en demeure pas moins – ou alors est-ce pour cela ? – que l’anthropologie du ou des patrimoines a constitué, depuis une quinzaine d’années, un domaine en plein développement qui a contribué à une certaine dynamisation de l’anthropologie, en même temps qu’il a participé, avec d’autres disciplines, au décloisonnement des études patrimoniales et à une saisie du fait patrimonial contemporain en situations très diverses à la fois dans et hors des institutions du patrimoine – ce qui d’ailleurs ne laisse pas de suggérer que le patrimoine est devenu bien trop important pour être laissé aux seuls conservateurs. En somme, ce séminaire voudrait interroger les apports de l’anthropologie à l’analyse des phénomènes patrimoniaux contemporains : à partir de travaux qui ont approché des phénomènes de patrimonialisation dans des domaines aussi divers que la religion, l’immigration, le monde urbain, l’écologie, le vivant, l’art ou le numérique, il s’agirait de comprendre comment l’anthropologie s’y est construite une légitimité certaine et comment elle a pu se positionner par rapport au double affranchissement, administratif et scientifique, qui caractérise le patrimoine aujourd’hui.

Programme

Toutes les séances se déroulent un vendredi de 14h à 17h dans la salle de séminaire de la MSH de Dijon (6, esplanade Erasme, 21000 Dijon) – sauf le 10 avril : amphithéâtre de la MSH.

12 décembre 2014- L’institution de la culture : le temps du patrimoine

Anath Ariel de Vidas (Cnrs, CERMA-Mondes Américains, Paris)
Voyage en patrimonologie amérindienne : « Le projet FABRIQ’AM »

Sylvie Sagnes (Cnrs, IIAC-LAHIC, Paris)
Au miroir de la médiation : le présent du patrimoine

30 janvier – Culte et patrimoine

Sossie Andézian (Cnrs, IIAC-LAHIC, Paris)
Lecture anthropologique de l’inscription au patrimoine mondial d’un site religieux : l’Église de la Nativité à Bethléem (2012)

Cyril Isnart (Cnrs, IDEMEC, Aix-en-Provence)
Culture et « culture » religieuses. Manuela Carneiro da Cunha chez les Catholiques

20 Février – Les patrimoines à l’heure du numérique

Michel Rautenberg (Université de Saint-Étienne, Centre Max Weber) et Sarah Rojon (Centre Max Weber)
La production du patrimoine par les amateurs à l’heure du numérique.

Laurier Turgeon (Université Laval, Québec, Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique)
La médiation du patrimoine culturel (immatériel et matériel) à l’aide des nouvelles technologies : à propos de l’application mobile « Découvrir Québec ».

20 mars – Un patrimoine de l’immigration ?

Noël Barbe (Drac de Franche-Comté et Cnrs, IIAC-LAHIC)
Figures de l’immigré et démocratie patrimoniale.

Hélène Bertheleu (Université François Rabelais, Tours, CITERES-CoST) et Véronique Dassié (Cnrs, IDEMEC)
Un patrimoine de l’immigration ? Entre engagements mémoriels et enjeux politiques.

10 avril – Que faire du patrimoine culturel immatériel ?

Olivia Angé (SDCG, Université de Wageningen, Pays-Bas) (sous réserve)
Entre misère économique et merveille culturelle. Le troc comme patrimoine immatériel dans les hautes terres andines.

Ellen Hertz (Institut d’ethnologie, Université de Neuchâtel, Suisse)
Reconnaissance, ambivalence, vengeance : le patrimoine culturel immatériel est une relation. L’expérience suisse.

29 mai – Le patrimoine devant le vivant

Isabelle Arpin (IRSTEA, Labex Innovation et territoires de montagnes, Grenoble)
La patrimonialisation des espèces dites remarquables. L’exemple du bouquetin.

Elise Demeulenaere (Cnrs, UMR Eco-anthropologie et Ethnobiologie, MNHN, Paris)
Patrimonialiser un paysage culturel vivant. Le cas des terrasses agroforestières konso (Ethiopie)

12 juin – Art, mémoire et patrimoine

Octave Debary (Université de Paris Descartes, IIAC-LAHIC)
L’art de se passer des objets : travail de mémoire et art contemporain.

Ariela Epstein (LISST-CAS, Université de Toulouse 2)
De la peinture murale à la ruine industrielle, un parcours en anthropologie politique des paysages uruguayens.

 

 

CFP: Culture(s) in Sustainable Futures | 6-8 May 2015 | Helsinki

CALL FOR PAPERS

International Transdisciplinary Conference

Culture(s) in Sustainable Futures:  theories, policies, practices

May 6-8, 2015 | Helsinki, Finland

Is culture the fourth pillar of sustainability alongside the ecological, economic and social aspects? How does culture act as a catalyst for ecological sustainability, human well-being and economic viability?  What would our futures look like if sustainability was embedded in the multiple dimensions of culture?

This landmark conference explores the roles and meanings of culture in sustainable development. The new ideas generated in the conference will inform and advance understandings of sustainability with cultural studies and practices, and vice versa. The invited speakers of the conference are internationally well-known scholars and actors in this field:http://www.culturalsustainability.eu/helsinki2015/speakers

Call For Papers open October 20 to December 5, 2014

We invite proposals for paper presentations in 19 sessions within the following four thematic streams:

THEORIES, CONCEPTUAL APPROACHES AND METHODOLOGIES

  • Linking cultural and natural: Cultural ecosystem services, biocultural diversity, capabilities
  • Framing culture(s) in sustainable development: Breaking the boundaries
  • Developing assessment tools for measuring culture in sustainable development: Theoretical and practical approaches
  • Landscape as heritage: A central idea for the role of culture in sustainability?
  • The role of participative and perceptive maps in building and preserving sustainable culture(s)

INCORPORATING CULTURE IN SUSTAINABLE DEVELOPMENT POLICIES

  • Operationalizing culture in the sustainable development of cities
  • Culture and politics of development: Ethical challenges
  • Cultural and creative industries and sustainable development: Miracle or myth?
  • The role of cultural policy/ies in sustainable development
  • Governing cultural heritage – governing the future? The role of cultural heritage in sustainable development

CULTURAL AND ECOLOGICAL TRANSITIONS AND TRANSFORMATIONS

  • Values in place: The interior dimension of sustainability
  • Local movements in sustainable transitions
  • Local museums and heritage sites: What roles in community transitions?
  • The roles of design in the quest for sustainable futures
  • Cultures of using and disposing

CRAFTING AND GRAFTING URBAN AND RURAL ENVIRONMENTS

  • The nature-culture nexus for more sustainable and just protected areas
  • Strategic gardening: Mobilizing cultural aspects of gardening in sustainable development
  • The transformative potential of cultural and artistic endeavours for sustainable rural futures
  • Artistic urban interventions: A sustainable urban heritage?

For further information about the individual sessions within these thematic streams, please see:
http://www.culturalsustainability.eu/helsinki2015/sessions-1

Proposals from all disciplines will be considered, provided they make an original academic contribution to the study of culture and sustainability and explicitly analyse multiple dimensions of culture in sustainable development. The abstracts (250-300 words) should be submitted through an online submission system.

SEE ALSO:

  • Call for transdisciplinary panels for debates on a specific theme among scientists, policymakers, and practitioners.
  • Call for contributions for posters, artistic expressions and performances to explore the relationship between culture and sustainability through different presentational forms, employing the methods of science and/or arts.

For further information, please see:
http://www.culturalsustainability.eu/helsinki2015/Call-for-proposals

Selected full papers and other contributions will be published in conference proceedings and in a book within the recently launched book series “Routledge Studies in Culture and Sustainable Development.”

The conference is organised by the COST Action “Investigating Cultural Sustainability” (www.culturalsustainability.eu) and hosted by the University of Jyväskylä, Department of Social Sciences and Philosophy.

Submit your proposal and join the dialogue!