Monthly Archives: February 2015

Workshop: Challenging Colonial Legacies Today Museums and Communities in Australia and eastern Africa

Challenging Colonial Legacies Today
Museums and Communities in Australia and eastern Africa

Organised by The British Museum in association with the Menzies Centre for Australian Studies,   Kings College London

Time and Date: Saturday 2nd May 2015 10am – 5pm

Location: British Museum

Price: £10 or £5 Concession

Timed to coincide with the ‘Indigenous Australia: Enduring Civilisations’ exhibition, this one-day conference will bring together an international panel of speakers to consider how museums in both the metropole and the periphery of what was ‘empire’ are challenging colonial legacies through contemporary museum practice. Through a comparative focus on Australia and East Africa, the conference will consider the contribution which museums and their collections can make in building new and strong local communities.

Speakers:

Conference Chair:

Professor Howard Morphy (Australian National University)  Australia
Dr Jilda Andrews (Australian National University/National Museum of Australia)  Off-country: the cultural life of collected material
Dr Louise Hamby (Australian National University)  Makarra­ta: Bringing About Understanding
Dr Ian Coates (Head Curator, National Museums of Australia)  Old Objects Made New
Dr John Carty (Australian National University)  Collecting Country: some conceptual challenges from Australia in museums, heritage and history  Eastern Africa
Dr Sada Mire (University of East Anglia)  Title: TBC
Professor Annie Coombes (Birbeck, University of London)  Photography Against the Grain: Rethinking the Colonial Archive in Kenyan Museums
The Africa Programme (British Museum)  Speakers and Title: TBC
Nelson Abiti (University of East Anglia/Uganda Museum) and Dr John Giblin (Head of Africa Section: British Museum)  Post-Conflict Community Heritage and the Uganda Museum  Full conference timings, abstracts and booking information to be announced shortly.

For all other enquiries please email Rachael Murphy: rmurphy@britishmuseum.org

Publication: Mémoire et nouveaux patrimoines

MÉMOIRE ET NOUVEAUX PATRIMOINES
Cécile Tardy et Vera Dodebei (dir.)
Brésil / France | Brasil / França
En quoi le patrimoine immatériel affecte-t-il la notion de patrimonialisation ? La reconnaissance patrimoniale de spécificités locales est-elle conciliable avec un contexte mondial d’homogénéisation ? Comment construire une connaissance distanciée sur une mémoire conflictuelle et récente ? Les médiations documentaires et numériques se réduisent-elles à un rôle de conservation ou d’illustration des patrimoines ? N’assurent-elles pas la continuité de la mémoire sociale de patrimoines disparu…

Workshop: Patrimonialisation et régimes d’historicité II. Le secret, Paris, Lundi 2 mars 2015

Journée d’étude Fabriq’am

PATRIMONIALISATION ET RÉGIMES D’HISTORICITÉ (II) 

LE SECRET

Lundi 2 mars de 10 heures à 18 heures, à l’EHESS (avenue de France), salle du conseil B

Nous avons au cours du projet Fabriq’am exploré différentes modalités de « mises en oubli » suscitées par la patrimonialisation (la substitution de rituels, l’opposition, l’euphémisation ou l’éradication de la violence de certaines pratiques par exemple). Mais mettre en patrimoine suppose parfois aussi de taire volontairement pour différents motifs : la peur, la honte, la fierté, la colère, des formes de résistance, l’affirmation d’un frontière dans un monde qui se veut globalisé, ou bien au contraire la volonté de masquer des particularités afin de pouvoir s’y insérer et de pouvoir mener des revendications.

L’objectif de cette journée est de réfléchir sur le « secret » dans un contexte de patrimonialisation et avec la volonté de conférer une importance au contenu du secret et de ne pas réduire son analyse à l’étude seule de sa forme (voir Adell 2014). Différents aspects seront abordés :

  • Les liens entre l’oubli et le secret : comment penser l’articulation ou les glissements entre le fait d’oublier et le secret dans les cas où l’idéal de la patrimonialisation (idéal communautaire, démocratique, de justice, d’équilibre et de réciprocité, d’harmonie avec la nature etc. selon) n’est pas compatible avec certaines pratiques indigènes (peines de mort, combats rituels violents, attaques sorcelaires par exemple) ; comment penser cette articulation encore, dans les cas de violence politique (Voir Robin 2013) et notamment quand « le devoir de mémoire » a donné lieu à des processus de patrimonialisation ?
  • Les conceptions et les rapports à la temporalité et à l’ancestralité, les modes de constructions mémorielles à travers l’étude des liens entre histoire orale et les archives notamment.
  • Voiler et dévoiler :dévoiler n’est pas que dire, tandis que cacher ne se résume pas à taire ; inversement taire n’est pas forcément cacher et garder secret (voir (Adell op. cit., Armanet 2011). Il s’agira de s’interroger sur les rapports entre le contenu et la forme du secret ainsi que sur la transmission et le contrôle de la diffusion d’information (contrôler cette diffusion au sein d’un processus de patrimonialisation est-ce garder un secret ? Le secret peut-il supporter un dévoilement graduel ?). Mais au delà, l’étude du secret interroge sur les frontières qu’il estompe ou qu’il affirme entre des groupes et par là renvoie intimement à des enjeux identitaires et politiques qu’il conviendra d’explorer dans sa dimension à la fois synchronique et historique (Voir Demanget 2014).
  • Patrimoine, secret et trace :certaines pratiques (des rituels funéraires, des techniques narratives) visent à effacer des traces, à faire disparaître ou à dissimuler et font en sorte qu’il n’y ait pas de transmission possible. Comment penser alors leur patrimonialisation ? Peut-on patrimonialiser ce qui a disparu intentionnellement ? Nous mettrons en parallèle des cas où des pratiques fondées sur l’oubli et le secret n’ont jamais été patrimonialisées et d’autres fondées sur le contrôle de la diffusion d’informations (certains codes culturels sont dévoilés, d’autres non) afin de réfléchir sur l’articulation entre secret, patrimoine et trace tout en considérant les différentes échelles de ce processus. Enfin, nous nous demanderons si inversement, la patrimonialisation ne peut pas être vécue comme un dispositif qui a révélé des secrets ?
  • Les émotions : elles semblent jouer un rôle cardinal dansles processus qui conduisent des groupes à « faire des secrets ». Il s’agira ici de mieux déterminer quelles peuvent être ces émotions, d’examiner leur rôle (dans quelle mesure sont-elles des embrayeurs de réflexivité ? par exemple) et de s’interroger sur l’articulation entre expression émotionnelle, discours et pratiques.

 

  • L’anthropologue et le secret : quel estle rôle de l’anthropologue et quelle prise de risque dans l’anthropologie et l’ethnographie du secret (Voir Graham M. Jones 2014) dans un contexte de patrimonialisation ?

 

PROGRAMME

 

10h : accueil des participant

10h20

Laurence Charlier (anthropologue associée au MA)

Présentation

10h30

Montserrat Ventura i Oller (Universitat Autònoma de Barcelona)

La tradition à l’envers : passé et futur dans un exemple équatorien

Si l’oubli  peut être considéré comme une façon de remémorer autrement, dès qu’on essaye de comprendre la place de l’oubli dans les sociétés tournées vers l’avenir on peut concevoir le patrimoine, moins comme une célébration d’un fait du passé, que comme une mise à l’avant de certains paradigmes que la société s’efforce de sauvegarder.  Ainsi, la séance portera sur une catégorie d’événements, tels que le silence, la discrétion, ou l’excès de parole en tant qu’éléments clés du devenir social, à partir de l’ethnographie de la société Tsachila de l’Équateur, afin de proposer un nouveau regard pour penser les actes de patrimonialisation.

11h15

Pause

11h30

Anath Ariel de Vidas (Directrice de Recherche, MA)

L’histoire omise.  Tradition orale, histoire transcrite et patrimonialisation dans un village nahua au Mexique.

L’exposé explorera les réactions des habitants d’un village de culture nahua au Mexique au texte de l’anthropologue sur l’histoire de cette localité qui comprend des événements historiques qui avaient été réduits au silence. Les échanges autour de ce texte ont révélé, entre autres modes de relation à l’histoire locale, aussi celui qui omet certains événements historiques dont la mémoire n’est plus transmise. L’analyse de la réception de ce texte soulève la question du type d’histoire que les habitants souhaitent adopter dans le processus de transcription de leur mémoire collective ou, en d’autres termes, la question de la relation entre la tradition orale, le secret, l’oubli, la honte et les sources historiques explorées par la chercheuse. En mettant en perspective l’histoire omise avec celle qui est transmise, l’analyse de l’omission d’événements historiques peut servir d’ouverture épistémologique afin de comprendre les notions locales du patrimoine, et par extension, une position collective sur les changements historiques.

12h15

Magali Demanget, (Maîtresse de conférence, Université Paul-Valéry Montpellier)

Le trésor secret du chamanisme. Paradoxes de la mise en patrimoine dans la Sierra Mazatèque (Mexique)

Il s’agira d’interroger l’attitude observée dans la société mazatèque qui consiste simultanément à cacher et à exhiber certains aspects du chamanisme local (acteurs mythiques locaux, usages rituels des champignons sacrés, oraisons/chants chamaniques). L’une des qualités « patrimoniales » de ces aspects fut d’avoir été occultés dans le cours de l’Histoire et d’être toujours au centre de pratiques tangibles. Cette qualité de secret garantit une continuité souterraine courant aussi bien dans la synchronie de relations sociales contemporaines que dans le fil d’un temps long (en lien avec l’héritage préhispanique). En même temps, dans cette perspective patrimoniale, l’existence du secret, du fait de sa mise en écriture, est avant tout discursive. Ici, le secret constitue la plus value du patrimoine culturel local en étant  rattaché à l’idée d’un bien précieux, un trésor qui peut être dérobé, un reste demeuré caché, préservé mais aussi sauvegardé, au sens de gardé vivant. La supposée continuité affichée sur les scènes patrimoniales paraît  cependant, dans le cadre  pragmatique des relations sociales, élaborée à partir de ruptures, de mésalliances, de rapports d’inclusion/exclusion. Si je me suis attachée par ailleurs à l’existence « positive » du secret comme patrimoine, il s’agira ici d’aborder la face caché de cette exhibition : qu’est-ce qui est soustrait à la patrimonialisation ? Les motifs de cette soustraction sont-ils conscients ? En quoi la valeur de ce qui est soustrait diffère-t-elle de ce qui est montré ? Qui sont les acteurs, et surtout quelles sont les circonstances de ces pratiques de dissimulation ? Ces interrogations nous conduiront à explorer un « contenu » du secret indissociable de son existence pragmatique.

13h

Déjeuner

14h

Vincent Hirtzel (Chargé de recherche, LESC)

Discrétion, camouflage et secret(s) : la politique de frontière yurakaré

En prenant l’exemple  d’une parentèle  yurakaré (piémont andin bolivien), cet exposé examinera comment le secret peut être analysé comme l’extrémité d’un continuum de stratégies de résistance « travaillant » l’interface du « dehors » et du « dedans ».  Les difficultés et les surprises de l’enquête  ethnographique menée en son sein (qui seront elle-mêmes restituées dans leur épaisseur historique) serviront à ébaucher une réflexion sur les nécessaires transformations des rapports frontaliers auxquels peuvent conduire les processus de patrimonialisation. Dans quelle mesure l’effort patrimonial repose-t-il sur un monde utopique de « libre-circulation », sans frontière « épaisse » ? Dans quelle mesure est-il tributaire, par ailleurs, sur le registre politique, de la dilution « acceptable » de l’altérité ?

14h45

Laurence Charlier (Anthropologue associée au MA) et Claude Legouil (sociologue associé au CREDAL)

« Le mythe nous a trompé ». Les archives révélées, Nord Potosi, Bolivie (titre provisoire)

15h30

Pause

15h45

Ariela Epstein (post-doctorante LISST)

« On-dit » et réponses évasives, la non-écriture d’un morceau d’histoire en contexte de patrimonialisation

Comme toute construction patrimoniale, celle de l’ancienne usine Anglo (Fray Bentos, Uruguay) et du quartier ouvrier qui l’entoure, implique une écriture du passé. Le processus institutionnel à l’œuvre a posé des balises dans le temps : la mémoire mise en avant est celle de l’usine en marche, et celle de la vie ouvrière, jusqu’à la fermeture de l’établissement. L’ethnographie du présent de ce quartier oblige pourtant à interroger un autre moment historique, celui de la dictature militaire, qui correspond, juste après la fermeture de l’usine, à l’expulsion de presque tous les habitants du quartier Anglo. Mon travail interroge alors ce passé qui en « réveille » un autre, et tente de saisir les enjeux actuels des différentes mémoires de ce lieu.

 

16h30

Nathalie Manrique (Anthropologue affiliée au LAS)

Secrets, simulacres et exhibitions. Noces et pratiques funéraires chez les Gitans d’Andalousie

Chez les Gitans d’Espagne, deux champs de pratiques sont tenus pour secrets : ceux liés au mariage et ceux associés à la mort. Seuls des Gitans sont, en principe, autorisés à connaître les détails de la défloration de la mariée, à poser leur regard sur les « trois roses » et à se laisser envelopper par la mélodie de l’Alboreá (ou Yeli) considérée comme étant le patrimoine essentiel des Gitans (déclarée Patrimoine Immatériel de l’Humanité par l’Unesco en 2010). Le secret semble ainsi perpétuer fondamentalement la frontière entre les Gitans et les non-Gitans. D’autre part, à la mort d’un Gitan, l’existence de cet individu est officiellement oubliée pour et par tous. Plusieurs techniques d’oubli sont donc instaurées dont la mise en place du secret. Ce dernier s’adresse essentiellement aux proches parents du défunt qui doivent s’assurer que le surnom de leur cher disparu ne soit plus prononcé. Dans ces deux champs, le secret semble donc œuvrer de manière distincte : d’un côté, le silence serait imposé pour marquer et perpétuer la frontière entre « ceux qui savent » (les Gitans) et « ceux qui ne savent pas » (les non-Gitans) et de l’autre, pour dissimuler un contenu pourtant connu de tous pour qu’il sombre ainsi dans l’oubli.

L’étude de simulacres de mariages devenus des patrimoines touristiques à l’échelle internationale (Procession des Gitans lors de la Semaine Sainte de Grenade et pèlerinage de la Vierge de Cabra à Cordoue), montre que le rôle de ces secrets est moins la construction d’une frontière entre initiés et non-initiés que l’occasion de révéler à chaque Gitan, par l’intermédiaire de différents codes, les statuts, très mobiles, de chacun au sein de la communauté. Ces codes se transmettent d’une génération à l’autre perpétuant, de manière parallèle, la distinction entre Gitans et non-Gitans. Lors d’un décès, le secret permet d’exclure le défunt de tout type de transmission (matérielle ou symbolique) aux générations qui suivent. Les secrets gitans agissent à la fois pour la transmission et pour l’exclusion de celle-ci. Ils révèlent donc l’importance de l’ « intimité culturelle », celle qu’on se réserve pour l’entre soi, pour le bon fonctionnement interne du groupe et reflètent une identité fondée sur la seule transmission communautaire et jamais individuelle.

17h15

Débat

Discutant

Emmanuel de Vienne (Maître de conférence, Nanterre Université)

Organisation

Laurence Charlier

laurencecharlierzein@gmail.com

Bibliographie

Adell, N., 2014, Introduction. Faire le secret, Mondes contemporains, N°5, p. 3-10.

Armanet, E., 2011, Le ferment et la grâce. Une ethnographie du sacré chez les Druzes d’Israël, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail.

Demanget, M., 2014, La patrimonialisation de l’occulte. Secret chamanique et écriture en terres mazatèques (Mexique), Mondes contemporains, N°5, p. 29-51.

Graham M. Jones, 2014, Secrecy, Annual Review of Anthropology, Vol. 43 : 53-69 (Volume publication date October 2014), First published online as a Review in Advance on June 24, , DOI: 10.1146/annurev-anthro-102313-030058.

Harrison R., 2013, Forgetting to remember, remembering to forget: late modern heritage practices, sustainability and the ‘crisis’ of accumulation of the past

International Journal of Heritage Studies,
Vol. 19, No. 6, 579–595, http://dx.doi.org/10.1080/13527258.2012.678371

Robin V., 2013, (Re)jouer l’histoire de la guerre, revivre le massacre. Performance carnavalesque et processus mémoriels dans les Andes d’Ayacucho (Pérou), Droit et cultures, 66, p. 103-124, http://droitcultures.revues.org/3174

Conference: One Day Conference-Challenging Colonial Legacies Today: Museums and Communities in Australia and eastern Africa

Challenging Colonial Legacies Today:

Museums and Communities in Australia and eastern Africa

 

Organised by The British Museum in association with the Menzies Centre for Australian Studies,

 Kings College London

Challenging Colonial Legacies Today Advert 18_02_2015

Time and Date: Saturday 2nd May 2015 10am – 5pm

Location: British Museum

Price: £10 or £5 Concession

Timed to coincide with the ‘Indigenous Australia: Enduring Civilisations’ exhibition, this one-day conference will bring together an international panel of speakers to consider how museums in both the metropole and the periphery of what was ‘empire’ are challenging colonial legacies through contemporary museum practice. Through a comparative focus on Australia and East Africa, the conference will consider the contribution which museums and their collections can make in building new and strong local communities.

Speakers:

Conference Chair: Professor Howard Morphy (Australian National University)

Australia

•       Dr Jilda Andrews (Australian National University/National Museum of Australia)

Off-country: the cultural life of collected material

•       Dr Louise Hamby (Australian National University)

Makarra­ta: Bringing About Understanding

•       Dr Ian Coates (Head Curator, National Museums of Australia)

Old Objects Made New

•        Dr John Carty (Australian National University)

Collecting Country: some conceptual challenges from Australia in museums, heritage and history

Eastern Africa

•       Dr Sada Mire (University of East Anglia)

Title: TBC

•       Professor Annie Coombes (Birbeck, University of London)

Photography Against the Grain: Rethinking the Colonial Archive in Kenyan Museums

•       The Africa Programme (British Museum)

Speakers and Title: TBC

•       Nelson Abiti (University of East Anglia/Uganda Museum) and Dr John Giblin (Head of Africa Section: British Museum)

Post-Conflict Community Heritage and the Uganda Museum

Full conference timings, abstracts and booking information to be announced shortly.

For all other enquiries please email Rachael Murphy: rmurphy@britishmuseum.org

Publication : Régionalismes littéraires et artistiques comparés : Québec/Canada – Europe

Centre de recherche sur les médiations
Communication, langue, art, culture
 (EA 3476, université de Lorraine/université de Haute-Alsace)
 Maison des sciences de l’homme Lorraine

(USR 3261 CNRS)

Avis de parution 

Aurélien Boivin, Hans-Jürgen Lüsebrink et Jacques Walter (dirs)

Régionalismes littéraires et artistiques comparés
Québec/Canada – Europe

PUN-Éditions universitaires de Lorraine, coll. Questions de communication • Série actes, 2015, 308 pages, 20,00 €

Pour commander

http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100314990


Présentation

Issu d’une coopération interdisciplinaire et internationale, ce volume présente le phénomène du régionalisme dans une triple perspective. D’abord ses formes d’expression culturelles, en particulier littéraires et artistiques, souvent négligées aux dépens des dimensions politiques, économiques et administratives. Puis des questionnements comparatistes visant à mettre en lumière les aspects convergents, mais aussi divergents et spécifiques, des régionalismes au Québec, au Canada et en Europe. Enfin, des relations entre les différentes manifestations du régionalisme, reliées entre elles par des filiations et des transferts culturels, en particulier entre la France et le Québec, mais aussi entre d’autres aires.


Sommaire

Aurélien Boivin, Hans-Jürgen Lüsebrink, Jacques Walter – Penser les régionalismes littéraires et artistiques

Approches théoriques et conceptuelles

Armin von Ungern-Sternberg – Qu’est-ce que le régionalisme littéraire ?
Gertrude Cepl-Kaufmann – Aspects d’une exploration comparatiste de l’histoire culturelle des régions
Günter Scholdt – Le régionalisme littéraire dans la zone transfrontalière franco-allemande. Contribution à l’édification d’une typologie
David Karel – Trois entraves à l’étude du régionalisme

Régionalismes transatlantiques

Michel Grunewald – D’Anthinea à L’étang de Berre. Régionalisme et nationalisme chez Charles Maurras
Olivier Dard – Régionalisme et politique : l’exemple de la Jeune Droite de l’entre-deux-guerres au début des années 50
Aurélien Boivin – Régionalisme transatlantique : Henri Pourrat, René Bazin, Charles-Ferdinand Ramuz et Damase Potvin
Brigitte Nadeau – Albert Tessier, intermédiaire culturel entre le régionalisme de Frédéric Mistral et le Canada français

Ancrages socio-culturels des régionalismes

Maurice Lemire – Aspects comparés du régionalisme français et canadien-français
York-Gothart Mix – La référence socioculturelle régionale dans les calendriers populaires germano-américains du XVIIIe et du XIXe siècles
Hans-Jürgen Lüsebrink – Identité régionale et médias populaires : espace régional, mémoire historique et modernité culturelle dans les almanachs canadiens-français, 1918-1939
Kenneth Landry – « Other days, other ways » : la diffusion de quelques « classiques », du régionalisme littéraire québécois par des traductions anglaises, 1921-1929
Denis Saint-Jacques, Marie-Josée des Rivières – Une nouvelle phase du régionalisme littéraire canadien-français
Hélène Destrempes – Régionalisme et différenciation identitaire dans les écrits acadiens (1880-1930)
Christophe Bardin – L’Art nouveau et la question identitaire régionale. L’exemple de l’École de Nancy
Frank Wilhelm – Le projet des Cahiers luxembourgeois et ses manifestations littéraires dans l’entre-deux-guerres : une tentative d’élever le discours régionaliste au niveau d’un discours international
Jacques Walter – La dynamique lorraine de l’édition de témoignages sur le camp de la Neue Bremm en 1945

Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations

La prochaine séance du séminaire “Mémoires et patrimonialisations des migrations”  aura lieu vendredi 27 février  2015  de 15h à 17h, salle des artistes, 96 bd Raspail, 75006

Nous écouterons :

Angeline Escafré Dublet (Laboratoire Triangle, Université Lyon-II/Louis-Lumière) : « Culture et immigration: une comparaison franco-américaine »

Résumé : Alors que les États-Unis se conçoivent comme une nation d’immigrés, la France, qui est aussi un ancien pays d’immigration, n’a pas accordé le même statut à cette expérience dans son récit national. Ces situations contrastées se reflètent dans une patriomialisation distincte du fait migratoire dans chacun des pays. L’immigration n’y est pas célébrée de la même manière, n’y occupe pas la même place dans la culture de masse, et ceci peut s’observer à l’analyse comparée de deux musées comme le Musée d’Ellis Island à New York et la Cité nationale de l’histoire de l’immigration en France. La présentation reviendra sur l’historiographie américaine mais aussi sur l’usage politique de l’idée de nation de l’immigration aux États-Unis pour éclairer les choix muséographiques qui ont ensuite été réalisés.

Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues. En espérant vous y retrouver nombreux

Cordialement

Evelyne Ribert

Présentation du séminaire

Depuis 2010, le séminaire « Mémoires et patrimonialisations des migrations » a engagé une réflexion sur les mécanismes qui visent à transformer les mémoires singulières des migrations en une forme de patrimoine. Alors que les années précédentes ont majoritairement porté sur le cas français, nous allons cette année introduire une dimension comparative internationale en nous intéressant à la façon dont sont patrimonialisées les mémoires des migrations dans différents pays. Si divers travaux existent sur la France, moins connues sont les situations dans les pays étrangers, qui permettent d’interroger le poids du contexte national, historique et social dans ces processus et confèrent à la problématique proposée une portée comparative essentielle. Assiste-t-on à la diffusion d’un modèle commun ou constate-t-on de fortes disparités ? Comment s’articulent le cas échéant mémoires des émigrations et mémoires des immigrations ? Quelle influence exercent, en France comme à l’étranger, les recommandations en la matière des instances internationales comme l’UNESCO et l’adoption des standards qu’elles instaurent, notamment concernant les groupes minoritaires ? Une attention particulière sera accordée à deux dimensions : d’une part la façon dont les collectifs se saisissent des outils éventuellement mis à disposition par les pouvoirs publics pour mettre en récit (et en image) une histoire d’émigration/immigration, d’autre part la question du religieux dans la constitution de « patrimoines de l’immigration », qui en France, apparaît souvent comme un point aveugle des travaux. Une journée d’étude commune sur le thème des médiations du patrimoine de l’immigration, largement ouverte sur les comparaisons internationales, sera aussi organisée en collaboration avec Anne Monjaret et Sylvie Sagnes qui animent le séminaire Anthropologie des médiations du patrimoine à l’EHESS.

Séances suivantes

Thème  2 : Comparaisons internationales : musées

13 mars 2015 Irène dos Santos (IIAC/CEM) : « Intégrer la communauté déterritorialisée: le musée de la ‘diaspora’ au Portugal »

27 mars 2015 Renaud Hourcade (CRAPE, IEP de Rennes) “Mémoires et reconnaissance : la patrimonialisation de l’esclavage en France”

10 avril 2015 : séance ouverte pour la présentation des travaux des étudiants

22 mai 2015 : Laurence Gourievidis (Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand) : (titre provisoire) : “La représentation des migrations du XIXe siècle des Highlanders écossais dans les musées écossais et australiens”

12 juin 2015 : Conclusion générale

Renseignements : Évelyne Ribert, IIAC-CEM, courriel : ribert(at)ehess.fr ou tél. : 01 40 82 75 42.

Pour des informations sur le séminaire et le programme des séances : http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2014/ue/886/

Seminar: Patrimoine industriel et savoir-faire

AREAS a le plaisir de vous inviter à ses deux prochains événements :

–       Le jeudi 12 mars nous aurons le plaisir de recevoir Virginie Kollman-Caillet – conservatrice du patrimoine au musée de la plasturgie et du peigne, Oyonnax – pour une intervention intitulée «  Patrimoine industriel et savoir-faire : du terrain au musée » ( 18-20h, Salles des actes de l’Hotel Fumé, UFR SHA, Poitiers).

–       Le jeudi 2  avril se tiendra une journée d’étude à l’Espace Mendès France intitulée «  Patrimoine et sciences sociales » (9h30-17h30, Espace Mendès France, Poitiers). Nous aurons le plaisir de recevoir à cette occasion à la fois des enseignants-chercheurs et des professionnels de terrain (Cf. programme).

 

CFP: Journee d’etude Fabiq’am “Territoires et identites” – 13 mai 2015

Appel à communications

Journée d’étude Fabriq’am du 13 mai 2015

 

Territoires et identités : une approche patrimoniale

organisée par V. Boyer et E. Stoll

Bondaz, Graezer Bideau, Isnart et Leblon[1] soulignent que ce qui est en jeu dans le champ contemporain du patrimoine est « la mutation d’un bien ordinaire en bien distingué » (2014: 11). Le déploiement par les États de politiques territoriales nous semble susceptible d’être appréhendé en ces termes. En effet, ces politiques « distinguent », c’est-à-dire cherchent à valoriser certains espaces en leur conférant un statut administratif spécifique, en les affectant à un usage particulier (parc naturel, réserve indienne ou écologique, etc.) et leur attribuant des moyens humains et financiers propres. En d’autres termes, la mosaïque territoriale que l’on observe sur les représentations cartographiques correspond à un découpage juridique réel ou désiré, lequel se négocie à différentes échelles (du local à l’international) et entre différents acteurs (populations, tiers secteur, institutions publiques, intérêts privés, organisations professionnelles, etc.).

Certains de ces territoires sont constitutionnellement corrélés à une identité ethnique (Indien par exemple) tandis que d’autres sont associés à une activité spécifique (extraction de latex) ou au maillage administratif (município). Or, dans un contexte où « penser patrimoine » est devenu un leitmotiv pour cet ensemble très diversifié d’acteurs, l’appartenance territoriale tend à être essentialisée dans des termes « identitaires », même si elle a été conçue au départ sous une autre modalité : une réserve « écologique » abrite des « populations traditionnelles », donc spécialistes d’un artisanat; un município est “indien” parce que c’était autrefois une « républica de indios ». L’inscription spatiale et l’énoncé de l’identité semblent ainsi imbriqués dans des raisonnements circulaires.

Pour s’imposer comme des acteurs dont l’action patrimoniale est “légitime” ou qui sont “dignes” de patrimonialisation, les populations locales et leurs relais élaborent des récits sur le passé et “la tradition” qui se veulent spatialement ancrés et incontestablement singuliers. Le processus de traduction, de négociation et de transformation est fonction de leur insertion dans un champ politique local et leur interlocution avec divers acteurs externes, institutionnels ou pas. Il vise à rendre incontestables leurs prétentions territoriales, et la « distinction » de leur espace de vie vis-à-vis de voisins proches qui ne sont pas toujours des « étrangers ».

Cette journée d’étude entend examiner les rapports entre identité et territoire qui se jouent autour de la patrimonialisation en partant d’exemples ethnographiques latino-américains, et dans une perspective qui s’attache à restituer les conditions de l’émergence de tels phénomènes

Nous proposons deux axes de réflexion :

1) Acteurs du champ politique et négociations patrimoniales

2) Lectures de l’espace, objets du patrimoine, territorialités

Merci de nous envoyer vos propositions par retour de mail, à em_di_sto@yahoo.com et/ou veronique.boyer@ehess.fr

 

[1] BONDAZ, Julien, GRAEZER BIDEAU, Florence, ISNART, Cyril, LEBLON, Anaïs, « Relocaliser les discours sur le « patrimoine » »,in : Les vocabulaires locaux du « patrimoine » : traductions, négociations et transformations, Berlin, Lit, 2014, p. 9-30. Le livre a été présenté lors de la journée Fabriq’am du 7 janvier 2015.

 

CFP : Midas journal

MIDAS journal is a interdisciplinary and reflexive journal dedicated to the study of museums, with peer-review, published twice a year and is fully open access. MIDAS is based in Portugal and has an international scope.

MIDAS has a new call for papers till March 31st. We hope Respatrimoni can help us disseminate the information, in case you find it within your scope.

***

MIDAS – Museum Interdisciplinary Studies is launching a call for papers for issue 6 for publication in Autumn 2015. This issue will include a thematic dossier under the theme “Museums, Discourse and Power” with Paulo Simões Rodrigues (University of Évora, Portugal), and Laurajane Smith (Australian National University) as guest editors.

All accepted articles will undergo a double peer-review. Articles should not exceed 6 000 words (without bibliography) or ca. 40 000 characters (with spaces). It must follow the classical structure of an academic paper. Articles should include abstract, keywords and the biography of the author(s). More information at: http://midas.revues.org/390?lang=en

Deadline: March 31st, 2015. Send your text to: revistamidas@gmail.com

Museums, Discourse and Power

Throughout their History, museums have established discourses about the cultural significance of their collections through the selection, reception, classification, cataloguing, and exhibition of objects. These discourses were – and still are – determinant for the creation of collective memories as well as for establishing the ways in which societies deal with the past in the present. They also contribute actively to shape social, moral, political and ideological values. By doing so, museums were and are not only institutions of power but also instruments of power. With the theme “Museums, Discourse and Power”, we intend to gather and publish a group of articles about the relation between Museums and Power, and about the relevance of that relation in the past as well as for contemporary societies.

Themes

Priority will be given to articles, which approach the theme according to the following topics:

– Museums and Globalization;
– Museums and Post-Colonialism;
– Museums and National Identities;
– Museums and Immigrations, Emigrations and Migrations;
– Museums and Cultural and Heritage Politics;
– Museums and Propaganda;
– Museums and Education;
– Museums and their Communities;
– Museums from the Point of View of their Users (includes visitor studies, community, critiques, etc.);
– Museums, Art and Historiography;
– Museums, Art and Gender;
– Museums and Patronage;
– Museums and Communication;
– Museums and Technology.

Brief CVs of guest editors:

Paulo Simões Rodrigues has a PhD in Art History by the University of Évora (Portugal) and a Master in Art History by New University of Lisbon. Integrated Researcher of the Centre for the History of Art and Artistic Research (CHAIA) of the University of Évora, member of the Centre HERCULES – Cultural Heritage, Studies and Conservation, and Assistant Professor of the History department of the same university. At the present time is director of CHAIA, of the Museology master and assistant director of the Art History PhD course. Main scientific research areas: Art History and Art Theory of the 19th and 20th centuries, Art Historiography, History of Architecture and Urbanism (19th and 20th centuries), Heritage History and Theory. Current research projects: City and Spectacle: a vision of pre-earthquake Lisbon (a virtual recreation, with Second Life Technology, of the city of Lisbon destroyed by the 1755 earthquake; Connecting Cities, online platform dedicated to the History Architecture and Urbanism (CHAIA).

Laurajane Smith is professor and head of the Centre of Heritage and Museum Studies, School of Archaeology and Anthropology, the Australian National University. She previously held positions at the University of York, UK, the University of New South Wales, Sydney, Charles Sturt University, Albury-Wodonga, Australia. Her research interests include understanding heritage as a performative process. She has authored Uses of Heritage (2006) and Archaeological Theory and the Politics of Cultural Heritage(2004), and co-authored Heritage, Communities and Archaeology (2009, with Emma Waterton). Her edited books include Heritage, Labour and the Working Classes (2011, with Paul A. Shackel and Gary Campbell), Representing Enslavement and Abolition in Museums (2011, with G. Cubitt, R. Wilson and K. Fouseki), and Intangible Heritage (2009, with Natsuko Akagawa), all with Routledge. She is editor of the International Journal of Heritage Studies and co-general editor (with William Logan) of the Routledge Series Key Issues in Cultural Heritage.

Publication : Vues de l’autre, voix de l’objet. Matérialiser l’immatériel dans les musées

Pour info, le numéro de la revue Anthropologie et Sociétés intitulé « Vues de l’Autre, voix de l’objet : matérialiser l’immatériel dans les musées », 38-3, 2014 vient de paraître.

sommaire : A&S 38-3 – AVIS de parution