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CFP PATRIMOINES URBAINS EN RÉCITS 8e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine Montréal, 27-29 septembre 2012

Appel à communication
PATRIMOINES URBAINS EN RÉCITS
8e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine
Montréal, 27-29 septembre 2012
Université du Québec à Montréal

Depuis 2005, les Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine invitent chaque année la relève scientifique à présenter ses recherches sur divers aspects de la patrimonialisation, alternativement au Québec et en France, sous la tutelle scientifique de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (Luc Noppen et Lucie K. Morisset, Université du Québec à Montréal) et de ses partenaires, PARVI, le groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines ainsi que le Forum canadien de recherche publique sur le patrimoine. En 2012, du 27 au 29 septembre, l’Université du Québec à Montréal sera l’hôte de la Huitième Rencontre, sous la direction scientifique de Marie-Noëlle Aubertin et Marie-Blanche Fourcade. Intitulée Patrimoines urbains en récits, cette édition des Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine s’intéressera plus particulièrement aux récits qui constituent, accompagnent, servent et transforment le paysage urbain.
Le patrimoine est récit. Sans lui, les objets, les lieux et les pratiques souffrent d’une déficience de sens, d’un manque de souffle et de vitalité (anima). Qu’il prenne la forme de discours, de mythes, d’histoires ou de mémoires, le récit participe à toutes les étapes de la patrimonialisation. Il est également objet de patrimoine soit à titre de preuve d’une reconnaissance, soit pour lui-même, en raison de sa propre valeur culturelle, à l’exemple de la littérature, des traditions populaires, mais aussi des archives textuelles, iconographiques et audiovisuelles. On peut dès lors invoquer sa double nature, à la fois matière et instrument, qui alimente et transcende en même temps le processus de construction de sens patrimonial. Le récit manifeste son pouvoir dans les démonstrations qui mènent à la sélection et à la reconnaissance aussi bien que dans les stratégies de médiations et les gestes d’appropriation qui installent durablement l’attachement patrimonial. Le récit appartient à tous : institutions, experts, citoyens ou touristes qui manient, dans le consensus ou le conflit, une même grammaire. Cette grammaire, qui peut faire et défaire le patrimoine, renseigne de manière privilégiée sur les représentations, les expériences et relations générées par la patrimonialisation. En quelque sorte, le récit nous permet d’accéder à la condition humaine du patrimoine.
Le contexte urbain apparaît des plus fertiles pour aborder les multiples formes des récits et leurs rôles dans la patrimonialisation. La densité des représentations, les transformations incessantes du paysage et la mobilité sans cesse croissante permettent de saisir la ville comme un laboratoire dans lequel les récits s’imbriquent, se métissent, s’opposent et se composent. La ville tient également un discours à la fois comparatif et réactif sur ce qui lui est étranger, à savoir les autres villes ou la campagne. Par le récit, elle investit ces imaginaires et tente de se définir contre l’autre ou à travers lui. Mode de résistance aux projets d’aménagement, stratégie de sauvegarde face à la menace de destruction de hauts lieux, support de cristallisation de souvenirs d’une ville disparue ou en voie de l’être, outil de médiation pour l’exploration urbaine, le récit se modèle et s’utilise à chaque étape de production et de transformation du patrimoine ainsi que dans ses multiples usages.
En abordant le patrimoine urbain par le paradigme du récit, nous proposons de mettre en lumière la complexité de la patrimonialisation mise en tension au cœur des questions de temps, d’espace, d’identité, de politique, et de culture, mais également de l’analyser de manière transversale en y conjuguant la diversité des séquences de la patrimonialisation et des territoires concernés à la plurivocalité des acteurs impliqués. Plus précisément, nous souhaitons saisir le rôle – la contribution – du récit dans la patrimonialisation et d’identifier, dans une tentative de narratologie patrimoniale, les caractéristiques et les modes de fonctionnement des récits patrimoniaux. Quelle est la contribution du récit au patrimoine et comment opère-t-il? Existe-t-il des figures narratives propres au patrimoine ou des éléments récurrents qui ancreraient une spécificité patrimoniale? Quels sont les usages du récit? Que nous disent les récits sur ceux qui les produisent et les utilisent? Telles sont quelques-unes des questions qui pourront être partagées.
Nous invitons les jeunes chercheurs de toute discipline à soumettre des intentions de communication qui présenteront des études de cas impliquant un ou plusieurs types ou ensembles de récits à partir desquels pourront être développées des pistes de réponses théoriques aux questions précédemment posées. Les intentions de communication (titre, résumé de 500 mots maximum, courte notice biographique) devront être envoyées par courriel au plus tard le 15 avril 2012 à Marie-Blanche Fourcade (fourcade.marie-blanche@uqam.ca). Les propositions seront évaluées par un comité scientifique en fonction de leur pertinence thématique, de l’originalité de leur questionnement ainsi que de la qualité générale de leur argumentaire.
Les frais de déplacement des jeunes chercheurs pourront être partiellement subventionnés, selon les disponibilités budgétaires. La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain pourra aussi offrir quelques bourses de voyage aux intervenants.
Revues par un comité éditorial, de nombreuses contributions issues des six premières rencontres ont été publiées dans des ouvrages collectifs; les actes de la septième rencontre sont en préparation et il est prévu que les communications de cette huitième rencontre fassent l’objet d’un semblable projet d’édition.

Call for papers
URBAN HERITAGE AS NARRATIVE
Eighth Annual International Conference of Young Heritage Researchers
Montreal, September27th -29th, 2012
Université du Québec à Montréal

Each and every year since 2005, alternating between Quebec and France, the international conferences of young heritage researchershaveinvited up-and-comingscientists to presentresearch projects on various aspects of heritagization under the scientific supervision of theCanada Research Chair on Urban Heritage (Luc Noppen and Lucie K. Morisset,Université du Québec à Montréal)and its partners, PARVI, the groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines, and theCanadian Forum for Public Research on Heritage. In 2012, from September 27 to 29, theUniversité du Québec à Montréal will host the eighth suchconference, under the scientific supervision ofMarie-Noëlle Aubertin and Marie-Blanche Fourcade. EntitledUrban Heritage as Narrative,this edition of theInternational Conference of Young Heritage Researcherswillfocus on the narratives that constitute, accompany, serve and transform the urban landscape.
Heritage is narrative. Without it, objects, places and practices suffer from a lack of meaning, deprived as they areof energy and vitality (anima).Whether in the shape of discourse, myths, stories or memoires, narrative accompanies heritagization every step of the way.It is also considered to be heritage as a form of recognition, or for its intrinsic cultural value, for exampleas regards literature and popular tradition,as well as textual, iconographic or audiovisual archives. At this point,we can invoke its dual nature, both material and instrumental, which feeds and at the same time transcends the process ofconstructing heritage meaning. Narrative reveals itspower in the demonstrations that lead to selection and recognition as well as inmediation strategies and acts of appropriation that foster an ongoing attachment toheritage. Narrative belongs to all concerned, i.e. to the institutions, experts, citizens and tourists who handle, in situations of consensus or conflict,the very same grammar. This grammar, which can make or break heritage, provides inside information concerning the representations, experiences and relationships generated by heritagization. In a way, narrative allows us to access the human condition inherent inheritage.
The urban context would appear to be the most fertile ground upon which to address the multiple forms ofnarrativeand their role in heritagization.A density of representations, incessant transformations of landscape and ever increasing mobilityreveal the city as a laboratory in which narratives overlap, interweave, square off, and are composed. The city also holds a comparative and reactive discourse concerning what is foreign to it, both other cities and the countryside. Through narrative, it occupies these imaginary realms and attempts to define itself in opposition to or through the other.Whether as a way of resisting development projects, a preservation strategy to counteract the threatened destruction of important landmarks, support for the crystallization of memories of a lost city or a city in the process ofdisappearing, or a mediation tool used for urban exploration, narrative takes shape and is called upon at each stage of heritage production and transformation and in its many and varied uses.
By broaching the subject of urban heritage through the narrative paradigm, we propose to highlight the complexity of heritagization as the intense focus of issues of    time, space, identity, politics, and culture,and also to analyse it transversally by adding the diversity of sequencing of heritagization and of the territories concernedto the multiplicity of voices of the actors involved.More specifically, we wish to understand the role, i.e. the contribution, of narrative in heritagization and to identify, in an attempt to construct a heritage narrative-ology, the characteristics and modes of operation of heritage narratives. What is the contribution ofnarrative toheritage and how does it operate? Are there any specific heritage narrative figuresor recurring elements that might form the basis of heritage specificity? What are the uses of narrative? What do narratives tell us about those who produce and use them? These are some of the questions that participants can share.
We invite young researchers from all disciplines to submit abstracts thatpresent case studies involving one or many types or groupings of narratives, from which the beginnings of theoretical answers to the aforementioned questions may be developed. The abstracts (title, maximum 500-word summary, and short biography) must be sent by email no later than April 15th, 2012 to Marie-Blanche Fourcade (fourcade.marie-blanche@uqam.ca). The proposals will be evaluated by a scientific committee based on their thematic pertinence, the originality of their questioning, and the general quality of their arguments.
Travel costs incurred by young researchers may be partially subsidized, subject to budgetary restrictions.The Canada Research Chair on Urban Heritage may also offer some travel grants to participants.
Reviewed by an editorial board, many contributions from the first six meetings were published in anthologies; the proceedings of the seventh meeting are being prepared, and the papers of this eighth meeting will normally be the focus of a similar publishing project.

Convocatoria
PATRIMONIOS URBANOS EN NARRACIÓN
8vo Encuentro internacional de jóvenes investigadores en patrimonio
Montreal, 27-29 septiembre 2012
Universidad de Québec en Montreal

Desde el año 2005, los Encuentros internacionales de jóvenes investigadores en patrimonio invitan cada año a investigadores principiantes a presentar sus investigaciones sobre diversos aspectos de la patrimonialización. Estos eventos tienen lugar alternativamente en Francia y en Québec, bajo el auspicio científico de la Cátedra de investigación de Canadá en patrimonio urbano (LucNoppen et Lucie K. Morisset, Universidad de Québec en Montreal) y sus colaboradores PARVI (Grupo interuniversitario de investigación sobre los paisajes de la representación, la Ciudad y las identidades urbanas) y el Foro canadiense de investigación pública en patrimonio. Del 27 al 29 de septiembre del 2012, la Universidad de Québec en Montreal recibirá la octava edición de los Encuentros internacionales de jóvenes investigadores en patrimonio bajo la dirección científica de Marie-NoëlleAubertin et Marie-BlancheFourcade. Intitulada Patrimonios urbanos en narración, esta edición se focalizará sobre las narraciones que constituyen, acompañan, sirven y transforman el paisaje urbano.

El patrimonio es una narración. Sin ella, los objetos, lugares y prácticas sufren de una deficiencia de significado y de vitalidad (anima). Que sea bajo la forma de discursos, mitos, historias o memorias, la narración participa de todas la etapas de la patrimonialización. La narración es también un objeto de patrimonio, ya sea como evidencia de un reconocimiento o su propio valor cultural, en la literatura, o en las tradiciones populares por ejemplo, pero también en los archivos textuales, iconográficos y audiovisuales. Por lo tanto, se puede evocar a su doble naturaleza, materia e instrumento, que participa y al mismo tiempo transciende el proceso de construcción del significado patrimonial. La narración manifiesta su fuerza en las demostraciones que conducen a la selección y el reconocimiento, así como en las estrategias de mediación y en los gestos de apropiación que constituyen un apego duradero. La narración le pertenece a todos: instituciones, expertos, ciudadanos o turistas que usan, con consenso o con conflicto, una misma gramática. Esta gramática, que puede hacer y deshacer el patrimonio, informa de manera privilegiada sobre las representaciones, las experiencias y las relaciones generadas por la patrimonialización. En otros términos, la narración nos permite tener acceso a la condición humana del patrimonio.

El contexto urbano aparece como uno de los más ricos para abordar las múltiples formas de las narraciones y sus diferentes papeles en la patrimonialización. La densidad de las representaciones, las transformaciones permanentes del paisaje y el aumento de la movilidad permiten considerar la ciudad como un laboratorio donde la narraciones se cruzan, se mezclan, se oponen y se producen. La ciudad conlleva también una narración a la vez comparativa y reactiva sobre lo que es ajeno, es decir, las otras ciudades o el campo. Con la narración, ella puede llenar estos imaginarios e intentar definirse en contra del otro o a través de él. Modo de resistencia a los proyectos de ordenamiento, estrategia de salvaguardia frente a la amenaza de destrucción de lugares importantes, soporte para la cristalización de memorias de una ciudad desaparecida o en proceso de desaparición, herramienta de mediación para la exploración urbana, la narración se adapta y se usa en cada etapa de producción y de transformación del patrimonio como de sus múltiples usos.

Con este acercamiento al patrimonio urbano a través del paradigma de la narración, proponemos destacar la complejidad de la patrimonialización, en tensión en el cruce de las consideraciones de tiempo, de espacio, de identidad, de política y de cultura. También proponemos un análisis transversal que conjugue la diversidad de las secuencias de la patrimonialización y de los territorios implicados con las múltiples voces de los actores involucrados. Queremos entender el papel, el aporte, de la narración en la patrimonialización e identificar las características y los modos de funcionamiento de las narraciones patrimoniales por una tentativa narratología patrimonial. ¿Cuales son los aportes de la narración al patrimonio y cómo funciona? ¿Existen figuras narrativas propias al patrimonio o elementos recurrentes que fundarían una especificad patrimonial? ¿Cuales son los usos de la narración? ¿Que nos dicen las narraciones sobre quienes las producen y las usan? Estas son algunas de las preguntas que podrían ser exploradas y compartidas.

Invitamos a los jóvenes investigadores de todas las disciplinas académicas a proponer comunicaciones, en francés o en inglés, que presenten estudios de caso involucrando uno o varios tipos o conjuntos de narraciones que permiten iniciar el desarrollo de respuestas teóricas a las preguntas planteadas anteriormente. Las propuestas de comunicaciones (titulo, resumen de 500 palabras máximo y corta biografía) deber ser enviadas por correo electrónico antes del 15 de abril del 2012 a Marie-BlancheFourcade (fourcade.marie-blanche@uqam.ca). Las propuestas serán revisadas por un comité científico y evaluadas según su pertinencia temática, su originalidad en el cuestionamiento y su calidad en general.

Los gastos de viaje de los jóvenes investigadores podrán ser parcialmente financiados según los recursos disponibles. La Cátedra de investigación de Canadá en patrimonio urbano ofrecerá también algunas becas de viaje para los participantes.

Revisadas por un comité editorial, muchas de las contribuciones de los 6 encuentros previos fueron publicadas en libros colectivos. La publicación de los artículos del séptimo encuentro está en preparación y prevemos que las comunicaciones de este octavo encuentro sean igualmente publicadas.

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CALL FOR PAPERS
Urban Issues in Patrimonialization
Session presented and co-chaired by
Lucie K. Morisset, professor, Department of Urban and Tourism Studies
Luc Noppen, professor, Canada Research Chair on Urban Heritage
University of Quebec in Montreal, Canada
Session proposal for the Association of Critical Heritage Studies Inaugural Conference
to be held at the University of Gothenburg, Sweden, June 5-8, 2012
In contemporary cities, patrimonialization, i.e., the fabrication of patrimony or heritage in its various discur-
sive or material aspects, gives rise to specific issues linked to the particularities of city living, social environ-
ments, and urban development. More specifically, the conjunction of the processes of symbolic investment
that have defined built patrimony for more than two centuries and of economic development processes in a
context of metropolization and the rethinking of urban functions, increasing mobility, and worldwide compe-
tition among cities seems to be reflected in changes to the practices and very notion of patrimony. Light-
years removed from the reified-in-itself historical monument and the traditional institutions that consecrated
it, patrimony now seems fated instead to rely on external constructs ranging from citizen empowerment to
community or real estate recalibrations. In this context, it functions either as an instrument of change, or as
a discourse on the urban environment.
Beyond rupture patrimoniale (Rautenberg), machinerie patrimoniale (Jeudy), the heritage game (Pea-
cock and Rizzo), and further still from the perils of Choay’s “capacity to build,” it turns out that patrimony’s
proliferation in public space and other spheres of human activity has highlighted what might be called, in
Austin’s sense (How to Do Things with Words), patrimony’s performative character, i.e., the double character-
istic of the patrimonial utterance, that of having no truth value and of performing some kind of action: in this
case, we observe that urban patrimony does not merely change the meaning of the built whole it is applied to,
it also changes the nature of the object it concerns and the subject that gives it life (Morisset). Above and
beyond the post-1968 social struggles that used the defence of this or that block of houses as a basis for
affirming a new form of social cohesion, patrimony began by consolidating its role as a lever for citizen’s
demands, particularly through presentism (Hartog), patrimondialisation (Gravari-Barbas), and a shrinking of
territorial frames of reference that has given rise to “little worlds that surround us,” i.e., the elevation of peo-
ple’s mere proximity to a declaration of identity. At this level, that of the city dweller, patrimony becomes the
medium for political constructs and the identifying marker for those who represent it. Elsewhere, patrimony
supports economic development of the territory using its cultural connotations to set a given city apart
amidst “the chorus of globalization.” A form of currency, it can support profound economic transformations
linked to the older principles of urban requalification, but now channelled by business, particularly in tourist
districts. Or by contrast it might provide a neighbourhood with “urban infra-sutures” (Dlandstudio), but-
tressed by community dimensions inherent in the definition of patrimony: at this point patrimonialization is
motivated no longer by aesthetics or exceptionality, but by social meaning and notions of community appro-
priation, giving rise to local development without reversing habitual processes.
This session seeks to examine these three ways of performatively uttering the subjects and objects of
built patrimony—patrimonialization—in the urban environment, from a transdisciplinary perspective. By more
specifically targeting either citizens’ discourse on “their” patrimony or operations relating to the attribution of
patrimony-based social and property values, we hope to interrogate the transformation of patrimonial arte-
facts, the instrumentalization of patrimonial performativity, and the impact of these two contemporary di-
mensions of urban patrimony on the notion of patrimony itself. From this perspective, and with an eye to
evaluating the issues and impacts of urban patrimony’s performativity, proposals for papers might examine
such topics as the effects of real estate valuation strategies in urban sites on the World Heritage List; local
development projects based on the use value of the patrimony or, more generally, the semantic transfor-
mations brought about by such conversions; campaigns to save built elements or complexes for their patri-
monial value, and so forth.
Please email abstracts no later than January 10th to
Bosse Lagerqvist (Conference Organisation Committee),
with cc to Lucie K. Morisset (session organizer):

Workshop: GROUPES MINORITAIRES, CONFLITS ET POLITIQUES PATRIMONIALES Jeudi 8 décembre 2011 ENSA Paris Val-de-Seine

Cycle de rencontres

Conflits de mémoire et de représentations chez les acteurs du patrimoine urbain : France – Roumanie – Turquie

Ce cycle de rencontres scientifiques vise à approcher la question des acteurs du patrimoine urbain (au sens large et au-delà des monuments classés ou historiques) et celle des conflits de mémoire que la patrimonialisation engendre.

Cette thématique sera déclinée en quatre sous-thèmes qui donneront lieux à quatre rencontres-débats en 2011 et 2012, autour de « la gouvernance dans les politiques et pratiques patrimoniales », « des groupes et populations minoritaires face aux politiques patrimoniales », de « l’articulation des échelles et des enjeux locaux du patrimoine », et enfin, « des acteurs émergents du patrimoine ».

A partir du croisement et de la confrontation des travaux de chercheurs et des points de vue d’acteurs (édiles, acteurs du patrimoine : associations, artistes, architectes…), seront abordées les questions des identités collectives, des enjeux locaux et de leur adéquation ou non avec les stratégies municipales, nationales et supranationales, celle  des conflits liés au patrimoine et à sa définition, celles des compétences et des marge de manœuvre des acteurs, de leurs intérêts et influences, de la prise de décision et de la réception.

Les communications des acteurs et chercheurs invités sur des cas spécifiques aux trois contextes ouvriront à des débats avec le public.

Ces rencontres sont ouvertes à tous, étudiants, chercheurs, acteurs, associatifs, habitants…

Projet
cofinancé par la MSH Paris-Nord, l’Ambassade de France en Roumanie, l’UMR CNRS
7218 LAVUE, l’ANR Transtur, les laboratoires Mosaïques et Centre de recherche
sur l’habitat, et soutenu par l’Ecole d’architecture Paris Val-de-Seine.

http://heritage.hypotheses.org/

2ère journée d’étude

Groupes minoritaires, conflits et politiques patrimoniales

Jeudi 8 décembre 2011

ENSA Paris Val-de-Seine (Salle des
expositions)

3-15, Quai Panhard et Levassor, 75013 Paris

M
14, RER C – station : Bibliothèque François Mitterand

Lors de cette seconde journée, seront abordées les politiques et pratiques patrimoniales en rapport avec la question « des groupes et populations minoritaires face aux politiques patrimoniales » dans les trois contextes nationaux. C’est la mémoire des lieux et des groupes sociaux, comme constitutive de leurs identités et de leur projection dans l’avenir, qui sera ici posée. Nous proposerons de mettre en exergue les contradictions qui résident actuellement dans le double rôle de l’héritage bâti, à la fois comme stratégie de développement urbain et comme cadre de vie des groupes, parfois minoritaires, qui contribuent souvent à la conservation de ses significations.
Quelle est la prise en compte de ces groupes dans la valorisation du patrimoine urbain, et quel est leur rôle effectif ? Seront appréhendés ici le rapport profane au patrimoine ainsi que la question des compétences et des marges de manoeuvre d’acteurs, dont il faudra interroger l’accès à la parole publique, tout comme la question de la réception des décisions. Quels sont les impacts des politiques patrimoniales sur les groupes sociaux – les éventuelles résistances générées – et sur les identités locales ? Au-delà, il s’agira de
poser la question  des conflits liés au patrimoine et à sa définition.

9h-9h15 :
Accueil des participants

9h15 :
Introduction de la journée : Muriel Girard (ENSA de Marseille, UMR LAVUE, CETOBAC)

Session 1 : Traces, mémoire, patrimoine et groupes minoritaires

9h30 : Vincent Veschambre (ENSA de Lyon, UMR EVS) : Les “traces-mémoires” selon Patrick  Chamoiseau : penser l’accès des minorités au conservatoire de l’espace

10h : Céline Barrère (ENSAP de Lille, UMR LAVUE) : Les hôtels meublés de l’Est parisien comme milieu de mémoire de l’immigration.

10h30 : Cilia Martin (EHESS-CETOBAC) : Les usages concurrentiels du passé à Istanbul : l’exemple d’une mémoire territorialisée à Kurtuluş.

11h-11h20 : Pause-Café

11h20-12h : Débat

12h-13h30 : Déjeuner

Session 2 : Les minorités face aux politiques patrimoniales et  urbaines

13h30 : Catalin Berescu (Université d’architecture et d’urbanisme Ion Mincu de Bucarest) : On memory as nomadism.

14h : Chloé Salembier (Université catholique de Louvain, Laboratoire d’anthropologie prospective) : Acteurs en conflit dans le quartier de Rahova-Uranus à Bucarest.

14h30 : Korhan
Gümüş, (Architecte, Président de Human Settlements Association) : Analyse comparée des interventions publiques à Istanbul : les projets de transformation urbaine à Sulukule et Tarlabasi au regard du projet de réhabilitation de Fener et Balat soutenu par la Commission
européenne.

15h-15h15 : Pause Café

Session 3 : Le patrimoine à la croisée de référents identitaires pluriels et conflictuels

15h15 :
Daniel Le Couédic (Institut de GéoArchitecture, Université de Bretagne Occidentale) :
Invention, usage et reconnaissance d’un patrimoine identitaire : l’exemple de la Bretagne.

15h45 :
Clémence Scalbert-Yücel, (Université
d’Exeter, Exeter Centre for Ethno-political Studies et Institute of Arabic and
Islamic Studies) : Pratiques discursives
et politiques patrimoniales à Diyarbakir : Reconstruction d’une ville
multiculturelle et kurde.

16h15 :
Bianca Botea-Coulaud (Université Lumière Lyon 2) : Les horizons d’attente du patrimoine. Configurations patrimoniales dans différents contextes
multiethniques en Roumanie.

16h45-18h : Débat

18h-19h
Diffusion du film : “Ne luptam cu morile de vant” [Se battre contre des moulins à vent] de Chloé Salembier.

Conference: Entretiens du patrimoine et de l’architecture « Patrimoines et architectures des métropoles durables » – 9 et 10 novembre 2011 – Théâtre de la Cité internationale, Paris

Entretiens du patrimoine et de l’architecture 

«  Patrimoines et architectures des métropoles durables »

– 9 et 10 novembre 2011 –

Théâtre de la Cité internationale, Paris

Mercredi 9 novembre

 

9 h 00

Accueil par Stéphane Paoli, journaliste à France Inter, modérateur des Entretiens du patrimoine et de l’architecture

Ouverture par Bertrand-Pierre Galey, directeur, adjoint au directeur général des patrimoines, chargé de l’architecture, ministère de la Culture et de la Communication

Introduction générale par Nicolas Michelin, architecte urbaniste, président des Entretiens du patrimoine et de l’architecture

Les métropoles dans tous les sens

Ecouter les métropoles, Le son des villes, Jean-François Augoyard, directeur de recherche au CNRS

Dessiner les métropoles, extraits de Taxandria, film de François Schuiten, créateur de bandes-dessinées, et Benoît Peeters, écrivain

Raconter les métropoles, par Jean-Baptiste Minnaert, professeur d’histoire de l’art contemporain, université de Tours

Cartographier les métropoles, visuels de Djamel Klouche, architecte urbaniste

Lire les métropoles, par Michel Lussault, professeur de géographie, président de l’université de Lyon

Photographier les métropoles, images de Claire Chevrier, photographe

Ecrire les métropoles, par Sébastien Marot, écrivain

Filmer les métropoles, extraits des Cities Symphonies, films d’avant-garde des années vingt à la gloire des métropoles

Débat

14h30

Les énergies patrimoniales

Le patrimoine, une ressource pour les métropoles, introduction par Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef, inspecteur général des monuments historiques

Berlin, métropole du patrimoine “ intermédiaire ”, par Gabi Dolff-Bonekämper, professeur de conservation du patrimoine urbain à la Technische Universität de Berlin, Allemagne

Deltametropolis, patrimoine et changement climatique en Hollande, par Marieke Kuipers, chargée du patrimoine architectural du XXe siècle, agence du patrimoine culturel du ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sciences des Pays-Bas

Bordeaux, un territoire en mutation

Table-ronde en présence d’Alain Juppé, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, maire de Bordeaux et d’Anne-Marie Civilise, présidente de Renaissance des cités d’Europe 

Débat
Lille Métropole : Le Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut, un musée de métropole, par Sophie Lévy, directrice du musée et Manuelle Gautrand, architecte

 

La place du patrimoine dans le projet du Grand Paris, par Bertrand Lemoine, architecte, directeur de l’Atelier international du Grand Paris, Bruno Fortier, architecte urbaniste et Nicole Meyer-Rodrigues, directrice de l’Unité archéologique de la Ville de Saint-Denis

Débat

Conclusion par Nicolas Michelin architecte urbaniste, président des Entretiens du patrimoine et de l’architecture et Stéphane Paoli, journaliste à France Inter, modérateur des Entretiens du patrimoine et de l’architecture

Jeudi 10 novembre 2011

9h00

Patrimoines vécus, patrimoines perçus

 

Introduction par Daniel Fabre, directeur d’études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales

Patrimoines vécus, par Rabah Ameur-Zaïmeche, réalisateur, Karima Berriche, directrice du centre social Agora et Sylvie Clair, directrice des archives de la Ville de Marseille

Patrimoines perçus, par Maud Le Floc’h, urbaniste, scénariste, pOlau, pôle des arts urbains, Laurent Petit, psychoanalyste urbain, agence nationale de psychanalyse urbaine et Alexandre Field, architecte, Les chemineurs

Débat

Métropole et création artistique, par Olivier Muzellec, plasticien, et Franck Larère, chargé de mission, Non-lieu, et Gabi Farage, architectes, Bruit du frigo et Julien Beller, architecte, 6B

Montfermeil : un équipement culturel pour revendiquer l’appartenance à la métropole, par Xavier Lemoine, maire de Montfermeil et Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, sénateur de la Seine-Saint-Denis

 

Intervention de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

14h00

Patrimoines modes d’emploi
Processus de patrimonialisation : l’exemple du Havre, par Bernard Toulier, conservateur général du patrimoine

 

Lyon-Saint-Etienne ou la globalité par Alexandre Chemetoff, architecte, urbaniste, paysagiste, Anne Dubromel, directrice de la Région Urbaine de Lyon et Pierre Franceschini, chef du Service territorial de l’architecture et du patrimoine du Rhône

Patrimoine, régénération et le métropole : l’expérience de Liverpool au XXIe siècle, par Colum Giles, directeur de la recherche urbaine, English Heritage, Angleterre

Shanghaï  : politique patrimoniale et développement métropolitain, par Wu Jiang, vice-président de l’université Tongji de Shanghai, Chine, et Alain Marinos, inspecteur général des patrimoines

Débat

Conclusion par Nicolas Michelin, architecte urbaniste, président des Entretiens du patrimoine et de l’architecture

Clôture par Philippe Bélaval, directeur général des patrimoines, ministère de la Culture et de la Communication

CFP: [S’]Approprier la ville. Du patrimoine urbain aux paysages culturels

[English follows]
Une ville peut-elle encore être plus scandinave, plus française, plus espagnole? Ou plus montréalaise, plus londonienne, plus parisienne? Ce colloque international, [S’]Approprier la ville. Du patrimoine urbain aux paysages culturels, invite à discuter des instruments de la planification urbaine, des outils de la patrimonialisation et des autres moyens mis en œuvre afin de, par delà les faiseurs d’image, penser comment s’aménage le vivre et le devenir-ensemble dans un milieu de vie suffisamment intégrateur et représentatif pour susciter l’attachement et l’appropriation de ses citoyens d’aujourd’hui et de demain. Il s’agit, en d’autres mots, de réfléchir de concert au devenir-ensemble et à l’avenir du génie du lieu.
On invite les chercheurs, les décideurs et les praticiens à soumettre une proposition de communication avant le 20 octobre 2011 à : colloqueville@uqam.ca.
Les frais de déplacement et de séjour des participants pourront être assumés par l’organisation du colloque. Un argumentaire détaillé décrivant l’évènement est disponible à l’adresse suivant :  http://www.patrimoine.uqam.ca/upload/files/nouvelles/Appel_a_comm_LaVille_BecomingTogether.pdf.
_____________________
Is it still possible for a city to be more Scandinavian, French, or Spanish? Can it be more Montrealesque? Londonian? Parisian? This international symposium, Taking ownership of the city: “Becoming together” from urban heritage to cultural landscape, is an invitation to talk about how urban planning instruments, heritagization tools and other means might help us to go beyond the image makers and consider how to design for “living together” and “becoming together” in an environment sufficiently inclusive and representative to allow today’s and tomorrow’s citizens to appropriate it and make it their own. It is, in other words, an opportunity to collectively consider this “becoming together” and the future of the genius loci.
Researchers, practitioners and decision-makers are invited to submit a paper proposal before October 20th 2011 to: colloqueville@uqam.ca.
Travel and accommodations fees in Montreal can be covered by the symposium organization. For the detailed presentation of the event : http://www.patrimoine.uqam.ca/upload/files/nouvelles/Appel_a_comm_LaVille_BecomingTogether.pdf

PhD grant: Images iconiques et images virtuelles dans la patrimonialisation des régions post-industrielles : le cas des agglomérations de Cardiff et de Saint-Etienne

Allocation Doctorale de Recherche 2011, Région Rhône-Alpes
Université de Lyon, Ecole doctorale 483 de Sciences sociales,
Université Jean Monnet Saint-Etienne

Images iconiques et images virtuelles dans la patrimonialisation des régions post-industrielles : le cas des agglomérations de Cardiff et de Saint-Étienne

PhD Grant Details

CFP Memory and City Conference

Call for Papers – DEADLINE EXTENDED

“MEMORY AND CITY CONFERENCE”

Johannesburg – 14-16th September 2011

 

Please send via email a 500-1000 word abstract in any language to Mr. Thibault Hatton (comm.research@ifas.org.za), mentioning your name and affiliation, and specifying in the subject of the email “Memory and City proposal_YOUR NAME” BEFORE APRIL 25th.

 

The language of the conference will be English, but we might organize sessions in French provided we have enough proposals in this language.

 

Circulation of the call: Feb 9th – April 25th

Selection of the papers: May 2011

Feedback to the authorsMay 25th 2011

 

 

Conference Description :

 

With a few exceptions (for example some cities on the Swahili coast, see Abungu 1998), the issue of heritage in Africa remains, in academic literature as well as among institutions in charge of the economic valorisation of heritage, very much attached to rural areas and societies. African cities, still widely considered alien in the landscape of a continent essentialized as rural ever since colonisation (Coquery-Vidrovitch 1993, Freund 2007), are nonetheless important spaces for the construction of memory and heritage (which are not necessarily interchangeable terms). The topic of urban memory and its meaning in the making of neighbourhood identities and development strategies (linked to tangible and intangible heritage) produced by local and municipal governments and international donors, has only recently come under investigation by researchers in Africa. What image of these neighbourhoods is promoted and for what purpose? What selections and processes operate, as far as representations of these neighbourhoods are concerned, so that they acquire, in the long run, distinctive traits and stereotypes? In cities experiencing rapid transformation, often connected to new patterns of migration and mobility, what is the role of memory and nostalgia in the making of local identities? To what extent does this nostalgia serve the purpose of regeneration/gentrification policies – a phenomenon that has been particularly prevalent in Johannesburg?

In South Africa, memorial efforts since the democratic transition have mainly focused on the evocation of the (mostly urban) battlegrounds of the struggle : emblematic areas and neighbourhoods wiped out during the forced removals and resettlement policies led by the Apartheid regime (such as Red Location, Sophiatown, District 6), are today the object of memory enterprises which are, arguably, intended  to contribute to the construction  of a national identity rooted in memories of violent abuses committed under Apartheid (Saunders & Kros 2004, Didier et al. 2007). The question of the link between these memorialised neighbourhoods and the population currently living in them has, however, not yet been explored in depth. Above all, not only do these evocations of memory tend to occlude contradictory voices (Nieftagodien 2009) but little space is left for “ordinary” memories (as described by Hayden 1995). What space do ordinary, everyday or unspectacular memories have in the making of territorial identities? How do they articulate with grand memorial narratives promoted for the sake of national identity?

The event will consist of a two day colloquium, organized at the University of Witwaterstrand (Wits) and University of Johannesburg (UJ); one day of site visits to some of emblematic neighbourhoods of Johannesburg as far as the subject of urban memory in South Africa is concerned; and a film screening and debate at the Alliance Francaise in Johannesburg. It is anticipated that the academic fields represented will range from urban history, geography, anthropology, heritage studies and urban sociology. The intention is to go beyond the frame of “African studies” and to connect experiments and reflections from all corners of what is now a global issue: for instance, the recent progress of French memory collection works in the Paris suburbs, under the impetus of the DIV (Inter-ministerial Delegation for the City) since 2005, reflects the relevance of the theme even for cities that would appear to have come to terms with the issue of memory a long time ago. This would allow us to put into perspective the specificities of research work on memory in “African cities”. We hope to initiate a real dialogue between researchers on this topic.

Suggested sessions for the colloquium:

Session 1: Memory, heritage and development

 

The themes approached in this session concern the status of urban memory as heritage in Africa. The notion of urban history and memory is often used as an instrumental tool of socio-economic development strategies, initiated both by international donors and local governments.  This use of heritage raises several questions about the kinds of narratives that are chosen as representative of memory, and which are occluded or seen as less useful; as well as questions regarding who has the power to use memory and for what purposes.  The issue of nostalgia (of what, of whom?) in regeneration processes for instance will be under specific scrutiny in this panel: nostalgia appears nowadays to be a global construct (Appadurai 1996), participating in the worldwide circulation of urban models, and it is put to use in various urban development strategies, from gentrification to the setting up of cultural precincts.

Session 2: Theories and methodologies in urban heritage

This session will seek to unpack some of the problematics and debates around theoretical bases and methodologies for studying and inscribing memory in cities, in Africa and elsewhere. What kind of discourses and languages exist for speaking about memory? What does it mean to study “The African City” in this way? What kind of methods, both traditional and new or inter-disciplinary, exist and are being developed as means of studying urban and neighbourhood memory, including oral history, visual anthropology, different forms of mapping, and so forth (for instance the work of Dibwe in Lumumbashi, 2008, and Jewesiewicki 1982)? This session invites both methodological critiques and the sharing of new methods and theories in the study of urban memory.

Session 3: Mobility, migrations, memory

The acceleration in patterns of economic migration, forced migration  and the rapid growth of cities and urban populations  over the past 20 years has made African cities important transit spaces with major implications for  identities and the construction of  urban imaginaries (see for instance the ANR programme 2006 “MITRANS” on transit migrations in Johannesburg): this session will  reflect on the role of memory and life histories in the integration process of migrants in the city, with a particular focus on migrant neighbourhoods or enclaves.

Session 4: The politics of urban memory

This session will approach a well-documented theme in South Africa and will try to put its hypothesis to the test in other urban contexts. Under this theme we invite reflection  on the articulation between grand narratives and national or collective memories,  and what could be termed “ordinary”, neighbourhood or local memory, including private archives and localised oral histories.  How do processes of power and politics impact on the construction of memory in cities? Whose voices and which narratives are heard, and how are they represented? Who holds ownership of urban memory and what does this tell us about balances of political power, both on large and small scales?

Organization committee:

Dr. Sophie DIDIER, French Institute of South Africa (Research Director)

Prof. Natasha ERLANK, University of Johannesburg (Department of Historical Studies)

Naomi ROUX, University of the Witwatersrand (School of Arts)

Dr. Mfaniseni SIHLONGONYANE, University of the Witwatersrand (School of Architecture and Planning)

 

CFP Workshop: “Villes , patrimoine, histoire. La Russie dans le contexte européen”, Paris, ENS, 3 juin 2011

Une Journée d’études sur le thème : Villes, mémoire, patrimoine, La Russie dans le contexte européen aura lieu à l’ENS-Paris le vendredi 3 juin 2011.

Le développement intensif des villes russes sous le signe de la « globalisation » a mis en péril, ici comme ailleurs, l’héritage urbain.Des milieux professionnels et des associations citadines sonnent l’alarme. Bien qu’ancienne, cette politique de destruction contraste aujourd’hui à la fois avec le « fétichisme du patrimoine » des villes occidentales et avec la profusion de monuments commémoratifs dans les villes de l’Europe centrale et orientale, au point de poser la question de la particularité culturelle du rapport au passé et à l’Histoire. On se propose de dégager les différents facteurs à l’oeuvre (intérêts économiques et politiques, vision étiolée de l’Histoire, délitement des liens sociaux) et d’analyser l’interprétation qui leur est donnée en réfléchissant à la transmission du savoir historique dans la pratique urbaine.

Si le thème de cette Journée se trouve dans le champ de vos études, vous êtes chaleureusement invités à y prendre part. Les propositions de contribution, accompagnées d’une brève présentation du sujet, doivent être adressées à : ewa.berard@ens.fr avant le 15 mars. Les interventions ne devront pas dépasser 25 minutes

Ewa Bérard

CFP: 7e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine

La patrimonialisation de l’urbain
7e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine
Institut de Géoarchitecture, Université de Bretagne occidentale
5-7 octobre 2007
Contexte
Depuis 2005, les Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine invitent annuellement étudiants, doctorants, docteurs et postdoctorants à conférer sur divers aspects de la patrimonialisation, alternativement au Québec et en France, sous la tutelle scientifique de la Chaire de Recherche du Canada en patrimoine urbain de l’Université du Québec à Montréal et de ses partenaires. En 2011, la Septième rencontre, dévolue à la patrimonialisation de l’urbain, se tiendra du 5 au 7 octobre à Brest, sous le parrainage de l’Institut de Géoarchitecture, institution hôte (Université de Bretagne occidentale). Patrick Dieudonné est le directeur scientifique de l’événement, co-organisé par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (Luc Noppen, Université du Québec à Montréal), par le groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines (Lucie K. Morisset, Université du Québec à Montréal) et par le Forum canadien de recherche publique sur le patrimoine. La coordination scientifique de l’événement a été confiée à Lyne Bernier (lbernier@internet.uqam.ca) et Yann Le Fur (yann.lefur@geoarchi.net).
La date limite pour soumettre une proposition est le 15 avril 2010. Pour ce faire, veuillez envoyer le titre de votre proposition, un résumé d’un maximum de 500 mots (à prévoir pour une communication d’une durée de vingt minutes) et une courte notice biographique. Les propositions seront évaluées par un comité scientifique en fonction de leur pertinence par rapport au thème, de l’originalité de leur questionnement ainsi que de la qualité générale de leur argumentaire.
Les frais de déplacement des intervenants pourront être partiellement subventionnés, selon les disponibilités budgétaires. La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain pourra aussi offrir quelques bourses de voyage aux intervenants.
Revus par un comité éditorial, des articles issus des cinq premières Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine ont été publiés dans des ouvrages collectifs dédiés à cette fin ; les actes de la sixième rencontre sont en préparation. Il est prévu que les communications de cette septième rencontre fassent l’objet d’un projet d’édition semblable.

Argumentaire
Attribuée par Françoise Choay à Gustavo Giovannoni (Vecchie città ed edilizia nuova ou L’urbanisme face aux villes anciennes, 1931), l’invention du patrimoine urbain a longtemps permis de répondre à une quête double, scientifique et professionnelle. C’est ainsi que la pensée du patrimoine a progressivement épousé l’échelle des études territoriales, notamment consacrées par la Charte de Venise en 1964. L’historiographie du patrimoine, depuis, observe le délaissement des approches limitées aux objets, au bénéfice d’une considération pour les rapports spatiaux et humains qui, tout autour du monument, font l’urbain. Ainsi les objectifs diverses lois sur les secteurs sauvegardés, les arrondissements historiques et leurs épigones se trouvent-elles validées par la connaissance scientifique.
Par delà les tensions entre progrès et mémoire, ou entre modernité et préservation, qu’implique l’union conceptuelle de la ville et du patrimoine, la notion de patrimoine urbain recouvre un moment épistémologique qui dépasse la simple conciliation entre le vocabulaire et les pratiques respectives de l’institution des monuments historiques d’une part, de l’urbanisme d’autre part. En effet, il semble que les relations entre urbanité et patrimoine (ou urbain et patrimonial, urbs et patrimonialité) se soient intensifiées et complexifiées dans le temps. Le « patrimoine urbain » s’affirme ainsi comme une catégorie du savoir autant que comme une désignation performative.
Mais s’il transforme ce qu’il touche, le patrimoine urbain peut-il doter d’urbanité ce qui n’en possédait pas ? Dans les villages, les banlieues et les campagnes, le patrimoine pourrait-il d’ailleurs faire office de symbole de ville ? Qualifier l’urbain ? Le « patrimoine naturel » qui parsème de biodiversité les « trames vertes et bleues » des plans d’aménagement est-il moins urbain ?
L’extension et la densification du patrimoine urbain incitent aussi à interroger sa position parmi d’autres phénomènes. Si certaines manifestations s’avèrent apparemment exclusives au patrimoine urbain — le patrimoine de proximité par exemple —, peut-on parler d’une spécificité de la patrimonialité urbaine ? Et qu’en est-il de l’urbanité patrimoniale ?
À travers la notion de patrimoine urbain, cette septième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine veut interroger les relations historiques et contemporaines, harmoniques ou dysphoriques, entre le patrimoine et la ville en tant qu’objet doté de sens. En considérant la question sous l’angle des mécanismes ou des phénomènes de patrimonialisation, nous proposons d’explorer par diverses études de cas la constitution épistémologique ou sémantique du patrimoine urbain. Mais nous souhaitons aussi cerner les enjeux — qu’ils ressortissent au symbolique ou à l’action —, que ce patrimoine représente dans les divers territoires et échelles de ses manifestations.
Le patrimoine urbain et son corolaire, la ville patrimoniale, appellent-ils une manière ou une pensée particulière de patrimonialisation ? Existe-t-il des dispositifs sociaux, économiques ou culturels spécifiques au patrimoine urbain ? Dès lors que s’atomise la nation, qui articulait l’institution et la conception du patrimoine, au profit de territoires de référence, tantôt réduits au « petit monde qui nous entoure », tantôt étendus à l’universel et à l’humanité, quel destin envisager pour le patrimoine urbain et ses constituantes ? Tandis que nos conceptions patrimoniales font la belle part au citoyen, aux pratiques, voire à l’immatériel, quel rôle tiennent les espaces de la ville, son habitat, ses habitants ? Quels ont été et quels sont les critères et les valeurs de la patrimonialisation urbaine ? Le patrimoine urbain est-il une marque de civilité ? Et est-il plus artificiel que le patrimoine naturel ? Enfin, comment, au plan des acteurs, au plan des mécanismes ou au plan des objets, se situent respectivement ce qu’il conviendrait d’appeler le « patrimoine de ville » et le « patrimoine des champs » ?

Imaginaires urbains, Saint-Etienne, France, 3-4 march 2011

JEUDI 3 MARS 2011
8h30-9h Accueil-Inscription.

9h-9h30 Introduction
Michel Rautenberg, Centre Max Weber – CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.

9h30-12h45 Session 1 : Des imaginaires imposés dans les espaces publics
Discutant : Jean-Louis Tornatore, Université Paul Verlaine de Metz.
La fabrique d’un récit de la ville renouvelée : le projet urbain de l’île de Nantes et ses
« conteurs d’espaces ».
Amélie Nicolas, Cens, Université de Nantes.
Problematic Narratives as « operateur » of the regional imagination: The Problem of the
South Wales Valleys. (L’intervention sera traduite en français).
Heike Doring, Wales Institute for Social and Economic Research Data and Methods
WISERD et Bella Dicks, Université de Cardiff.
Les imaginaires urbains en Bulgarie contemporaine : sur l’expérience du terrain à
Sandanski et Béléné.
Velislava Petrova, Université de Sofia.
Bucarest post-socialiste ? Articulations et persistances des images de la « transition ».
Filippo Zerilli, Université de Cagliari.

12h45 Repas.

14h15-17h30 Session 2 : L’opérativité sociale des images et imaginaires personnels
Discutant : Pascale Pichon, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Les opérateurs d’imaginaire de l’ombre et de la lumière.
Benedicte Lefebvre, Clersé – CNRS, Université Lille1.
Monstration, esthétisation, détournement et patrimonialisation : quatre opérateurs de
l’imaginaire mobilisés par des artistes à propos d’une ville post-industrielle (SaintÉtienne,
France).
Sandra Trigano, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Les images habitantes. Retour sur la réalisation du film Habiter.
Jacques Roux, CMW-CNRS, Saint-Étienne.
La Ricamarie ville images et au-delà des accessibilités courantes les mondes sensibles.
André Peyrache, CMW-CNRS, Saint-Étienne.

VENDREDI 4 MARS 2011

8h45-9h Accueil

9h-12h15. Session 3 : Conflits d’imaginaire
Discutant : Ivaylo Ditchev, Université de Sofia.
La transmission et la circulation des images liées au passé industriel et minier : le cas du
Soleil, quartier stéphanois.
Corine Védrine, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Les opérateurs de l’imaginaire urbain à l’oeuvre dans la refonte du paysage urbain et la
réévaluation des passés à Berlin.
Marie Hoquet, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
La place du monument dans l’imaginaire urbain postcommuniste
Ivaylo Ditchev, Université de Sofia.
Cementing identity – « Skopje 2014 ». (L’intervention sera traduite en français).
Goran Janev, Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity,
Göttingen.

12h 15 Repas

13h45-15h15. Session 4 : L’indifférence aux opérateurs institutionnels d’imaginaire
Discutant : George Gay, Crenam-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Gibellina Nuova : de l’utopie aux ruines.
Anna Juan Cantavella, CMW-CNRS, Saint-Étienne.
Peut-on approcher l’indifférence à la culture par l’enquête ?
Pascal Vallet, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.

15h15-15h30 Conclusion et suites.

Corine Védrine, CMW-CNRS, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.