Monthly Archives: April 2012

Publication: L’invention de l’écomusée. Genèse du parc d’Armorique (1957-1997)

Rosemarie Lucas, 2012, Presses Universitaires de Rennes.

Le parc d’Armorique a fêté ses 40 ans d’existence en 2010. Revenir sur ses origines et son histoire permet d’éclairer les étapes fondamentales de développement des concepts de parc naturel régional et d’écomusée. Une expérience difficile qui ne permet pas l’aboutissement d’un projet écomuséographique, mais qui aura contribué à concevoir le patrimoine comme un outil dynamique de développement et à l’installer dans l’actualité.

Avec une préface de Philippe Dubé.

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Publication: Les objets ont-ils un genre?

Anstett, E. & Gélard, M.-L;, 2012, Les objets ont-ils un genre? culture matérielle et production sociale des identités sexuées, Paris, Armand Colin Recherches.

Les recherches menées sur la culture matérielle ont depuis une vingtaine d’années largement interrogé les usages sociaux des objets, en étudiant leur dimension économique, religieuse, politique ou symbolique. Pourtant, et de façon assez paradoxale si l’on songe à la façon dont s’est déployé le champ des Gender Studies depuis les années 1970, la question de savoir si les objets ont un genre n’a jamais été posée en tant que telle, pas plus que celle de savoir ce que le genre faisait aux objets. C’est précisément sur ces questions que se sont penchés les auteurs de cet ouvrage, qui ont souhaité interroger la production sociale des identités sexuées en partant de la culture matérielle. Ouvrage interdisciplinaire,Les objets ont-ils un genre ? rassemble ainsi les contributions d’anthropologues, d’ethnologues, de sociologues et de conservateurs de musées qui se sont appuyés sur l’étude d’un ou d’une série d’objets (outils, vêtements, bijoux, ustensiles) pour examiner comment et dans quelle mesure ces artefacts participaient à la construction des identités sexuées. Cet ouvrage invite à cet égard à l’exploration des multiples interactions entre culture matérielle et construction du genre, et ce, dans les configurations sociales et culturelles contemporaines extrêmement diverses mais toujours directement mises en lumière par la fabrication et l’usage de ces objets.

Élisabeth Anstett est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre de l’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux).
Marie-Luce Gélard est anthropologue, maître de conférences à l’université Paris- Descartes et membre du CANTHEL (Centre d’anthropologie culturell

Seminar: “Mises en scènes et en récits, spectacles et musées : objets à enjeux”

Animé par Thierry Bonnot (chargé de recherche au CNRS) et Bernard Müller (chercheur, IRIS [Institut de Recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux]):

10 avril, 10-12 heures,  salle de cours 1 du musée du quai Branly

Sally Price, « Autour du musée du quai Branly »

Sally Price est historienne de l’art et ethnologue. Diplômée de Harvard, elle a enseigné à Paris et vit aujourd’hui en Martinique. Son histoire des enjeux et controverses qui ont abouti à l’ouverture du pavillon des Sessions en 2000 et au musée du quai Branly en 2006 a été publiée en anglais en 2007. L’édition française (Denoël 2011) ajoute une postface de 25 pages pour commenter les cinq premières années du MQB. L’apport essentiel de cet ouvrage est de pointer la singularité du fonctionnement de l’ « État culturel » en France. Bon nombre des questions essentielles auxquelles la France est confrontée aujourd’hui sont donc abordées ici â la place de l’immigration, les fondements de la citoyenneté, la laïcité et bien d’autres. Une nouvelle édition d’un précédent livre de Sally Price, Arts primitifs ; regards civilisés, vient de sortir en mars (Éditions ENSB-a, « D’art en questions », version poche, 9 euros). Lus ensemble, ces deux livres dressent un tableau du regard porté sur ce que Malraux appelait les arts primordiaux  et nous aident à comprendre les enjeux qui se cachent derrière le succès populaire du musée du quai Branly. Ce séminaire sera l’occasion de revoir les arguments concernant les priorités adoptées par le musée pour rendre hommage à ce que Jacques Chirac appelait « les trois quarts de l’humanité ».
Sally Price

For personal background, bibliographic references, and access to articles, click here http://www.richandsally.net
For a link to my most recent book, click on Paris Primitivehttp://www.amazon.com/Paris-Primitive-Jacques-Chiracs-Museum/dp/0226680703/ref=pd_bbs_sr_1/104-1002636-3159149?ie=UTF8&s=books&qid=1188735835&sr=8-1  (English)
or
Au musée des illusionshttp://www.amazon.fr/Au-mus%C3%A9e-illusions-rendez-vous-manqu%C3%A9/dp/2207261840/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1315394896&sr=1-1  (French)

Dans la continuité de l’année précédente et de notre réflexion sur les mises en scènes et en récits dans différents domaines, comme le rituel et le théâtre, l’écriture et le musée, nous aborderons la question des objets se trouvant au cœurs d’enjeux politiques et symboliques dans différents contextes. Les objets présents dans les sociétés humaines sont des faits sociaux complexes, ambivalents et indéterminés, qui interagissent entre eux et avec les individus et les collectifs qui se les approprient, les manipulent, les admirent et les font circuler. Certains sont devenus supports mémoriels et leur avenir suscite les polémiques. Les enjeux naissent de leur histoire, dont la connaissance est partagée, et de l’attachement que portent à ces objets des individus et des groupes sociaux entretenant avec eux une relation plus ou moins durable. Au carrefour de différentes disciplines, nous nous intéresserons aussi bien à des objets de musée qu’à des cas emblématiques de tensions entre États, aussi bien à des objets du quotidien soulevant des enjeux locaux ou familiaux qu’à des objets de collection dont la valeur est produite par la complexité de leur parcours et sa narration. Les thèmes de la mémoire, des patrimoines et des musées seront donc centraux pour notre propos, mais l’art contemporain aura également sa place dans sa faculté à produire ou à (re)générer des enjeux autour d’objets insignifiants.

Seminar: Beyond Modernity. Do Ethnography Museums Need Ethnography?

European Project RIME [Ethnography Museums & World Cultures]
International Colloquium – Dedicated to the memory of Ivan Karp

Museo Nazionale Preistorico Etnografico “L. Pigorini” Rome, Italy
April 18th – 20th, 2012

Conferenza Stampa
INVITO

Ho il piacere di invitarLa alla Conferenza Stampa di presentazione del Colloquio Internazionale Beyond Modernity. Do Ethnography Museums Need Ethnography? / Oltre la Modernità: i musei etnografici hanno bisogno di etnografia?, che si terrà il giorno:

Giovedì 12 aprile 2012 alle ore 11,00
presso la Chiesa di Santa Marta, Piazza del Collegio Romano 5, Roma

Interverranno:

Patrizio Fondi
Ministro Plenipotenziario, Ministero per i Beni e le Attività Culturali

Pierluigi Borghini
Presidente EUR S.p.A.

Luigi La Rocca
Soprintendente al Museo Nazionale Preistorico Etnografico “Luigi Pigorini”
Vito Lattanzi
Responsabile del Progetto RIME per l’Italia, Museo Nazionale PreistoricoEtnografico “Luigi Pigorini”

Elisabetta Frasca
Comitato organizzatore Progetto RIME

Sandra Ferracuti
Comitato organizzatore Progetto RIME

Ufficio stampa:
Patrizia Mari – Communication & Press Officer – European Project RIME (Culture Programme) – http://www.rimenet.eu
Soprintendenza al Museo Nazionale Preistorico Etnografico “L. Pigorini”
Piazzale Marconi, 14 – 00144 Roma – Italia
Tel. +39 (0) 6 54952269
(cell. 3381534743)
e-mail: patrizia.mari@beniculturali.it
http://www.pigorini.beniculturali.it
http://www.facebook.com/museo.luigi.pigorini

Servizio di Informazione e Comunicazione
Direttore – Gianfranco Calandra
gianfranco.calandra@beniculturali.it
Museo Nazionale Preistorico Etnografico “Luigi Pigorini”
Piazza G. Marconi, 14 – 00144 Roma EUR
tel. 0654952269 – fax 0654952310
http://www.pigorini.beniculturali.it
http://www.facebook.com/museo.luigi.pigorini
s-mnpe.comunicazione@beniculturali.it

Call for paper: Heritage, Tourism and Museums:New Perspectives From Anthropology

Xiamen, China

1st-3rd, june, 2012

Since the Convention Concerning the Protection of the World Cultural and Natural Heritage was approved by UNESCO in1972, heritage protection agenda had been arousing both national and local attention; meanwhile, with the process of globalization and developments of new technologies, mass tourism gained ascending interests and popularity as a new life style throughout the globe; new museum theories and practices, even the phenomenon of museumization step on the world stage at the same time, too. The encounter of heritage, tourism and museum, however, is not just historical haphazard. Through pursuits of heritage, tourism destinations and museums, we can clearly see the efforts of people trying to seek Other Places for temporary breaks to deal with the rapid social changes. The senses of nostalgia brought by heritage, remoteness by tourism, and stability by museum became refuges from our society with full of modernity and mobility. Multiple issues generated by the encounter of heritage, tourism and museum in this specific era have yet to be fully explored by academic world, such as history and past, modernity and nostalgia, identity and others, culture property and indigenous issues, cultural performance and authenticity, etc.
This symposium takes credit for the first time in China that comprehensively discusses the popular issues of heritage, tourism and museum. Domestic and oversea outstanding scholars will discuss this theme deeply and thoroughly from anthropological perspectives. We hope this symposium will set modeling approaches to explore the frontiers of Anthropology. We are honored to have Professor Nelson Graburn of University of California, Berkeley, Professor PENG Zhaorong of Xiamen University, and Professor WANG Sung-Shan of Taipei National University of the Arts to give us keynote speeches.

We sincerely welcome papers that not only conceive heritage, tourism or museum to be an independent social phenomenon or a fixed space, but also take into account the contexts, processes, meanings of those phenomena, as well as the mutual relationships among them; not only concern specific perspectives of different groups/individuals on heritage, tourism and museum, but also explore the cultural/institutional production of those perspectives. We are looking for papers that put efforts on theoretical analyses, as well as those ones involved in applied research.
We encourage submissions from cross disciplinary perspectives and different approaches exploring (but not limited to) the themes below:
Anthropological application in the mass-tourism age
Heritage/memory/history/past/nostalgia
Heritage ecology and integrated conservation
The dialectic relationship between heritage tourism and museum tourism
Heritage, museums and the construction of nation-state
Museum exhibition and heritage preservation
Musumization and cultural pluralism
Indigenous articulations
Capitalization of heritage and development of the cultural industry
Visual ethnographies on topics of heritage, tourism, and (or) museums

 

Planning schedule:
Deadline for the submission of proposals:
March 20th, 2012: Submission of topics and abstracts;
April 20th, 2012: Submission of the full text (in Chinese or in English)
April 30th, 2012: Selection and formal invitation letters to authors.
Symposium schedule:
June 1st, Friday:
Daytime (9 am-5 pm): registration; Evening: 6 pm: reception dinner.
June 2nd, Saturday:
Morning (8 am-12 am): opening ceremony and keynote speeches; visiting museum of anthropology, XMU.
Afternoon (2 pm-6 pm): current sessions;
Evening (8 pm-9 pm): visiting the World Intangible Cultural Heritage “Nanyin” drama club and enjoy Nanyin performances.
June 3rd, Sunday:
Morning (8 am-12 am):current sessions;
Afternoon (2 pm–6 pm): go to Xiamen Shinegood Museum, current sessions and museum visiting;
Evening (7pm-10pm): farewell party at Xiamen Shinegood Museum; back to hotels in Xiamen University at 11pm.
Contact information:
NIU Yan: anthro@xmu.edu.cn (conference affairs)
symposium201206@gmail.com (email for submitting papers)

There will be no registration fee for the symposium. The organizers will pay for participants’ meals, accommodation and local transportation, etc. Participants will pay for their own traveling fares to and from Xiamen.

Newest information will be updated on the website of Department of Anthropology and Ethnology: http://anthro.xmu.edu.cn

Call for paper:Turning food into Heritage in France and worldwide/ La patrimonialisation alimentaire en France et dans le monde

Vendredi 15 juin 2012

Résumé :

Le deuxième numéro de la revue en ligne Food Geography porte sur le thème de la patrimonialisation alimentaire. Il s’agit d’interroger de façon critique le concept même de patrimoine alimentaire, ses usages sociaux, sa politisation et sa marchandisation.

Argumentaire :

Les patrimoines alimentaires se réfèrent à un ensemble d’éléments matériels et/ou immatériels, liés à des systèmes agroalimentaires, à des usages sociaux et à des pratiques alimentaires relevant d’un héritage partagé et d’un bien culturel collectif. Pour certains ils se composent de produits agricoles, de savoirs, de savoir-faire et de pratiques mobilisés pour les produire, les transformer, les distribuer et les consommer (Bessière et Tibère, 2011). Pour d’autres, la notion de patrimoine alimentaire a encore été trop peu travaillée et doit parvenir « à se dégager du champ restrictif du marketing des produits et des territoires qui l’a trop largement investi, et ce, au détriment de la véritable dimension culturelle dont elle est porteuse » (Csergo, 2011).

Dans l’histoire de l’alimentation, les acteurs des filières agroalimentaires (producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs) ont cherché à établir un lien entre des productions et leur lieu d’origine, revendiquant un ancrage culturel et territorial. Dans ce contexte, la notion de patrimoine alimentaire est rapidement devenue un objet d’aspirations et de controverses sociales, politiques, mais aussi scientifiques : un support de constructions identitaires, un vecteur de reconnaissance sociale et un instrument de développement territorial.

Il s’agit dans ce deuxième numéro de Food Geography d’interroger de façon critique le concept même de patrimoine alimentaire, ses usages sociaux, sa politisation et sa marchandisation. Cet appel à contribution se structure autour des trois axes suivants :

  • Patrimonialisation et innovation.

Le patrimoine alimentaire étant un patrimoine vivant, la question de l’innovation interpelle le chercheur quant à la nature même du patrimoine alimentaire et de sa préservation face à des logiques d’innovations territoriales et sectorielles.

  • La labellisation comme un vecteur de patrimonialisation

Peut-on dire que le label fait patrimoine dans un contexte de multiplication des signes de qualité et de médiatisation croissante des objets patrimoniaux biologiques et culturels ?

  • La mise en marché du patrimoine.

Il s’agit ici d’analyser l’instrumentalisation marchande d’un patrimoine immatériel culturel et sa valorisation.

 

Bibliographie

Bessiere B. et Tibere L., 2011, « Innovation et patrimoine alimentaire en Midi-Pyrénées », Anthropology of food, n°8, En ligne, URL : http://aof.revues.org/index6759.html

Csergo J., 2011, « La gastronomie dans les guides de voyage : de la richesse industrielle au patrimoine culturel, France XIXe-début XXe siècle », In Situ, n°15 En ligne, URL : http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=csergo-1321

Modalités de proposition

Date limite de soumission

Les textes proposés sont à envoyer :

  • avant le 15 juin 2012

  • à : revue.geofood@gmail.com

 

Pour connaître les normes de publication : http://www.geofood-association.com/

Modalités d’évaluation

Les propositions sont soumises, de manière anonyme, à deux lecteurs parmi les membres du comité scientifique qui donnent un avis (publiable en l’état, publiable sous réserve de modifications, non publiable).
En cas de désaccord entre les deux, le texte proposé est soumis à un troisième lecteur, qui déterminera l’avis rendu.

Coordinatrices du numéro

  • Delphine Vitrolles, docteur en géographie, Laboratoire d’Etudes Rurales (Univ. Lyon 2)
  • Alexine Fontaine, doctorante en histoire, Laboratoire d’Etudes Rurales (Univ. Lyon 2)

Comité scientifique de la revue

  • Nicolas Baumert, professeur associé (université de Nagoya, Japon), docteur en géographie
  • Alexine Fontaine, doctorante en histoire, Laboratoire d’Etudes Rurales, Université Lyon 2
  • Caroline Le Goffic, maître de conférences en droit, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm)
  • Vincent Marcilhac ATER, docteur en géographie, ENeC UMR 8185
  • Lydie Menadier, docteur en géographie, UMR Metafort et CERAMAC
  • Sidonie Naulin, ATER, doctorante en sociologie, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (Cachan), GEMASS
  • Jean-Baptiste Noe, professeur d’histoire et de géographie, docteur en histoire
  • Kilien Stengel, enseignant à l’université François Rabelais de Tours, au sein de l’IEHCA (Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation)
  • Delphine Vitrolles, ingénieur-agronome (ISARA-Lyon), docteur en géographie, LER Université Lyon 2, UMR Innovation/CIRAD
Contact
  • Delphine Vitrolles
    courriel : dvitrolles (at) gmail [point] com

 

Séminaire:”Tourisme : Recherches , Institutions, Pratiques”

Prochaine séance :
jeudi 05 avril 2012

Marta Amico
(doctorante EHESS)
Labelliser les nomades sur le plateau du désert. Négociations festivalières et rencontres touristique en “zone rouge” de Tombouctou

Marta AMICO est doctorante en anthropologie à l’EHESS de Paris. Ses recherches portent sur les musiques touarègues contemporaines et leur insertion dans un réseau mondialisé. Son exposé explorera les représentations touristiques et les recompositions identitaires produites sur le plateau d’un festival qui se tient dans le désert de Tombouctou. Une attention particulière sera consacrée au rôle du festival comme vecteur d’images et d’expériences positives du désert dans un contexte de tensions géopolitiques aiguës.

Séminaire : Tourisme, Recherches, Institutions, Pratiques
Saskia Cousin (Paris 1), Nadège Chabloz (EHESS), Anne Doquet (IRD), David Dumoulin (Paris 3)
IREST, Centre Albert Châtelet, 6, rue Jean Calvin, 75006 Paris,
1er et 3ème jeudi, salle 214, de 17h00 à 19h00
info : Saskia.Cousin@univ-paris1.fr
La chaine des intermédiaires : experts, guides, médiateurs, go-between et cultural brokers.
Pour cette saison 7, nous examinerons la chaine des intermédiaires qui permettent la circulation des touristes, des images et des objets du tourisme. Agents de voyages, guides, experts, petits « entrepreneurs économico-culturels», scientifiques : nous étudierons la place et le rôle de ces différents opérateurs qui, explicitement, ou non, participent de et à la dimension socio-culturelle de la mondialisation. Une place importante sera donnée aux guides et à l’analyse des interactions qu’ils suscitent lorsqu’ils sont tenus de transmettre, voire d’incarner, l’identité culturelle recherchée par les touristes. Le séminaire sera aussi l’occasion d’interroger et de tester la pertinence, dans le contexte du tourisme, des notions de médiateurs, de go-between ou de cultural brokers travaillées par la sociologie et l’anthropologie des sciences. Comme à notre habitude, nous croiserons les enquêtes ethnographiques, historiques et audiovisuelles. Nous nous intéresserons également aux supports matériels et immatériels produits et / ou mis en circulation par ces intermédiaires : livres, sites internet, artisanat à destination des touristes.
Programme provisoire susceptible de modifications
3/11 : Saskia Cousin (Paris 1), “Des go-between aux cultural-brokers. A propos des intermédiaires”. Anne Doquet (IRD) : “les oubliés de la rencontre touristique: histoire de guides au Mali”.
17/11 : Alice Aterianus-Owenga (CREA, U. Lyon 2), Rappeurs, slammeurs, culturals brokers. Des médiateurs hip-hop des “identités culturelles” au Gabon. Les nouvelles écritures de soi, documentaire, 52 min., Institut gabonais de l’image et du son, 2010. Projection du film et débat avec la réalisatrice.
1/ 12 : Michel Rautenberg (U. de Lyon), “Production et circulation des images dans la patrimonialisation. Eléments pour une problématisation à partir de quelques exemples en Bulgarie et dans la région stéphanoise”.
15/12 : Julie manfredini (Centre d’histoire sociale de Paris 1), “le Syndicat d’initiative, acteur principal du tourisme réceptif en France: le cas de la ville d’Hyères dans les années 1930.”
5/01 : José Huerta, Une semaine à Parajuru, documentaire, 53 min., 2009. Projection de film et débat avec le réalisateur.
02/02 :  Alex Bonche, Tchoumpa, les enfants du tourisme, documentaire, 30 mn, 1999. Projection de film et débat avec le réalisateur.   + Amandine Southon (EHESS), “Guide de voyages équitables et solidaires au Pérou: entre intermédiaires de la rencontre touristique et courtiers en développement”.
16/02 : Sébastien Gadal (OVSQ / UVSQ), “SIG – démarches et outils intégrateurs de projets d’aménagement et de valorisation touristiques internationaux multi-acteurs’.
1/03 : Mahalia Lassibile (U. de Nice), “WoDaaBe et touristes comme co-traducteurs culturels : regards croisés sur une scène de danse au Niger”.
15/03 : François Wassouni, (U. de Ngaoundéré, Cameroun), “Artisanat, tourisme et promotion de l’image de la ville de Maroua à travers le monde de la période coloniale française à nos jours”.
5/04 : Marta Amico (EHESS), “Labelliser les nomades sur le plateau du désert. Negociations festivalieres et rencontres touristiques en “zone rouge” de Tombouctou”.
3/05 : Yannick Fer & Gwendoline Malogne-Fer (GSRL, CNRS-EPHE), Du Club Med à l’église : tourisme, religion et renouveau culturel. Projection de film et débat avec les réalisateurs.
17/05 / Simone Abram (Leeds Met. U. ), “‘And the Law? Lawyers and holiday properties. Another kind of intervention”.
31/05 : Aurélie Condevaux (CREDO), “Les “Masters of Ceremonies’ des performances touristiques polynésiennes: entre humour et stéréotypes”. Clara Duterme (LISST-CASS, Toulouse), “Guides et témoins : Evoquer le conflit armés dans le cadre de circuits touristiques locaux au Guatemala”.
7/06 : Emilie Dalage (U. de Lille 3), “Reconnaitre une ‘ville créative’ : communication touristique, visites guidées et expérience touristique”.
21/06 : Madina Regnault (EHESS), “Imaginaires empruntés : le rôle des go-between dans le circuit de l’artisanat touristique à La Réunion et à Mayotte”.

Seminar:Le local dans la valorisation et mise en scène des patrimoines

IRD/MNHN/CEMAF/CRBC

Organisateurs : Marie-Christine Cormier-Salem (géographe, IRD), Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, CNRS), Yves Girault (muséologue, MNHN),  Dominique Guillaud (géographe/géographie culturelle, IRD), Bernard Roussel (ethnobotaniste, MNHN)
Ce séminaire, après avoir exploré les processus de construction des patrimoines naturels dans les pays du Sud,  propose maintenant de mettre plus particulièrement l’accent sur les nouvelles formes de valorisation des patrimoines, tant naturels que culturels.
Le séminaire s’intéressera aux recompositions sociales, aux réorganisations spatiales et institutionnelles, aux problèmes de conservation de la diversité biologique et culturelle, de transmission des savoirs et savoir-faire locaux face à la valorisation et la mise en scène des patrimoines locaux dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue durée.
Les interventions s’attacheront à décrire et analyser le jeu des acteurs, leurs actions et leurs discours dans les processus de validation et de mise en scène des objets patrimoniaux qui se rapportent aux territoires, aux ressources, aux savoirs et aux savoir-faire. Les analyses interrogeront aussi les stratégies qu’ils recouvrent.
Une attention particulière sera accordée aux choix effectués par les communautés lorsqu’elles donnent à voir leur culture, leur histoire ou leur cadre de vie (notamment dans une perspective de  valorisation touristique). Les opérations de muséologie qui présentent souvent une interface plus institutionnelle ainsi que les instrumentalisations marchandes ou politiques du patrimoine – de la quête de l’identitaire à la construction nationale – seront aussi étudiées sous l’angle du local.
Les approches pluridisciplinaires, associant en particuliers les sciences humaines et sociales aux sciences de la nature, seront privilégiées et permettront par exemple de mieux saisir les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges globalisés et dans des situations de conflits d’accès et d’usage.

Prochaine séance – Mardi 10 avril 2012 au MNHN – 14H30 à 17H00
« Amphithéâtre de Paléontologie»
Entrée par la galerie de paléontologie
2 rue Buffon – Paris 5ème – Métro Austerlitz

Intervention  – Nathalie NOEL-CADET*  – (LCF, CNRS/Univ. de le Réunion)
« Processus de patrimonialisation d’objets culturels à la Réunion :  l’auto-patrimonialisation de la Grande Chaloupe, les dynamiques sociales  de sa reconnaissance patrimoniale »
Résumé :

La présente recherche s’inscrit dans le programme PAREGO : « Patrimoine, Ressources et Gouvernance en Afrique orientale, australe et dans l’Océan Indien » impulsé par IRD. Elle a pour objectif de comprendre les processus de patrimonialisation d’objets culturels à la Réunion en portant un regard sur l’évolution des acteurs du processus par une approche historique, argumentative et l’analyse des médiations pouvant donner sens à l’objet patrimonialisé dans une mémoire collective.
Pour la  présente communication nous verrons, à travers l’exemple réunionnais du site de la Grande Chaloupe, comment le processus d’auto-patrimonialisation porté par différents acteurs a influencé les instances officielles à inscrire le site comme un patrimoine réunionnais. Ainsi la discussion portera sur l’idée que la patrimonialisation ne peut plus uniquement se définir selon une logique institutionnelle a postériori mais plutôt dans une dynamique sociale dont la synergie territoriale en délimite les modes d’appropriation à travers des enjeux multiples (de développement, politiques, identitaires…). Ce projet est mené en collaboration avec Loran HOARAU (Historien et consultant en patrimoine).

* Nathalie Noël-Cadet est Maître de Conférence en information et communication au laboratoire LCF (CNRS- Université de la Réunion).

Renseignement – Contact : Ludivine Goisbault –  paloc@mnhn.fr –  Tél : 01.40.79.36.70

Muséum National d’Histoire Naturelle – UMR 208 «  Patrimoines Locaux » – MNHN/IRD –  Département Hommes, Natures, Sociétés –  57 rue Cuvier  – CP 26 – 75231 Paris cedex  05 – http://www.paloc.ird.fr

Call for paper:Convocatoria para presentación de comunicaciones para el VIII Congreso “El futuro de los proyectos patrimoniales y museísticos: innovaciones en tiempos de crisis”

“Ondare- eta museo-proiektuen etorkizuna: berrikuntzak krisialdian”
VIII. Kongresua. Komunikazioak aurkezteko deialdia

VIIIème Congrès « L’avenir des projets patrimoniaux et muséologiques : innovations en temps de crise »
Appel à communications

Filosofia eta Hezkuntza Zientziak Fakultateko Areto Nagusian
Facultad de Filosofía y Ciencias de la Educación. UPV/EHU
Donostia-San Sebastián (Gipuzkoa)

18 y 19 de Octubre de 2012 – 2012ko Urriaren 18 eta 19an – 18 et 19 Octobre 2012

Convocatoria VIII Congreso “El futuro de los proyectos patrimoniales y museísticos: innovaciones en tiempos de crisis”

En la década de los 60 del pasado siglo se inició un intenso debate en el campo del patrimonio cultural y de los museos que cuestionó la función social y el significado cultural de las infraestructuras patrimoniales y museísticas, además de sus prácticas y métodos de trabajo tradicionales. De este proceso nacieron nuevas concepciones del patrimonio cultural, mucho más abiertas y amplias que las representadas por el patrimonio histórico-artístico o monumental. Esto condujo a la aparición de nuevas formas de infraestructuras patrimoniales como, por ejemplo, los ecomuseos, los museos de barrio, los museos locales, los centros de interpretación, los museos de arqueología industrial o los parques arqueológicos. En el ámbito teórico uno de sus mayores exponentes fue la Nueva Museología.

“Identidad”, “democracia cultural”, “participación social”, “territorio”, “desarrollo local”, “foro”, “pluridisciplinaridad” o “valor simbólico” de los bienes culturales son conceptos que se afianzaron en el campo patrimonial y museístico. Estos dieron lugar a un número importante de nuevos proyectos o trajeron la renovación de los ya existentes. Sin embargo, muchos de los proyectos han entrado en crisis con el paso del tiempo.

Por un lado, su legitimación sociocultural ha languidecido. En las actuales sociedades diversas y complejas, muchas infraestructuras patrimoniales no han actualizado su propuesta museológica y museográfica, perdiendo en gran medida su función social y significado cultural. No han sido capaces de readaptarse a los nuevos intereses de las sociedades locales y del público. Si no se reinventan, su viabilidad está en entredicho. Solamente su propia historia legitimará su continuidad y aquella perderá significación con el tiempo.

Por otro lado, en otras muchas iniciativas patrimoniales y museísticas ha primado la dimensión económica. Especialmente en el ámbito político y administrativo se ha considerado que los museos y el patrimonio cultural podrían ser un importante motor económico del desarrollo local. Se ha buscado reproducir, aquí y allá, el Efecto Guggenheim. Sin embargo, la actual crisis económica, al menos en muchos países de Europa, está poniendo en cuestión el futuro de esas iniciativas. Con una exigua vinculación social, con un apoyo político decreciente y unas expectativas económicas no confirmadas, estos proyectos necesitan también reinventarse.

Así nos encontramos en un periodo de reinvención patrimonial y museística  -Alcalde, G; Boya, J. y Roigé, X. (2010) Museus d’avui: els nous museus de societat–. Partiendo de iniciativas concretas, el objetivo de este congreso es analizar y debatir sobre nuevas propuestas museológicas y museográficas que legitimen la función social y el significado cultural de esas infraestructuras culturales. El congreso sigue en cierta medida el lema del Día Internacional de los Museos propuesto para este año por el ICOM: “Museos en un mundo cambiante. Nuevos retos, nuevas inspiraciones”. Como se indica en uno de los temas elegidos para el Día: hay que innovar para responder a los cambios sociales y adaptarse a las expectativas de sus visitantes y comunidades.

El congreso contará con las secciones de ponencias invitadas y de comunicaciones libres.

Características de las comunicaciones
Las comunicaciones tratarán estudios de caso realizados en los campos relacionados con los objetivos del congreso.
Se aceptarán hasta un máximo de 8 comunicaciones.

Selección de comunicaciones
Los interesados deberán enviar un resumen adjuntando la siguiente información: autor, institución, título, resumen entre 500 y 800 palabras, en cualquier de los idiomas oficiales del congreso (castellano, euskera y francés). El plazo para el envío de propuestas finalizará el día 31 de Mayo de 2012.
El resumen deberá contener tres secciones: a) Aproximación teórica y metodología empleada, b) Descripción de la experiencia o el estudio de caso, y c) Bibliografía.
Dirección de contacto: actividades.oiasso@irun.org
Para cualquier consulta, pueden dirigirse al teléfono del Museo Romano Oiasso 943.63.93.53.

Proceso de selección
El comité de selección estará integrado por personal cualificado procedente del mundo universitario y del mundo de los museos.
La selección se resolverá en el mes de Junio. El texto de las comunicaciones seleccionadas se deberá enviar antes del 1 de Octubre de 2012.
Este contendrá las siguientes secciones: a) aproximación teórica y metodología empleada, b) descripción de la experiencia o el estudio de caso,  c) conclusiones y d) bibliografía. Extensión: 30.000-35.000 caracteres.
Para la publicación de las comunicaciones será obligatoria la presencia de los autores en el Congreso.

“Ondare eta museo-proiektuen etorkizuna: berrikuntzak krisialdian” VIII. Kongresua. Deialdia

Aurreko mendeko 60ko hamarkadan eztabaida itzela piztu zen museoen eta kultur ondarearen arloan. Zenbaitek museo- eta ondare-azpiegituren funtzio soziala eta esanahi kulturala zalantzan jarri zituen, baita beraien jarduerak eta ohiko lan metodoak ere. Eztabaida horrek eraginda, kultur ondareari buruzko kontzeptu berri batzuk sortu ziren; ondare historiko-artistikoarenak eta monumentalarenak baina askoz zabalagoak eta irekiagoak. Honek guztiak ondare-azpiegitura berriak ekarri zituen, besteak beste, ekomuseoak, auzo-museoak, toki-museoak, interpretazio-zentroak, industria arkeologiari buruzko museoak edo parke arkeologikoak. Arlo teorikoan, adierazle garrantzitsuenekoa Museologia Berria izan zen.

Horrelako kontzeptuak finkatu ziren museo- eta ondare-arloan: “identitatea”, “kultur demokrazia”, “gizarte parte-hartzea”, “lurraldetasuna”, “toki garapena”, “eztabaida-lekua”, “diziplina aniztasuna” edo kultur ondasunen “balio sinbolikoa”. Kontzeptu horiek proiektu berri asko eragin zituzten edo zeudenak aldarazi zituzten. Dena dela, horietako proiektu asko krisialdian sartu dira denbora aurrera joan ahala.

Alde batetik, beraien legitimazio soziokulturala ahuldu egingo da. Egungo gizarte anitz eta konplexuetan, ondare-azpiegitura askok ez ditu eguneratu beraien proposamen museologikoa eta mueografikoa. Era honetan, beraien gizarte funtzioa eta kultur esanahia galdu ditu hein handi batean. Ez dira gai izan tokiko gizarteen eta publikoen interes berrietara berregokitzen. Bersortzen ez badira, beraien bideragarritasuna kolokan egongo da. Beraien historiak euren jarraipena legitimatuko du bakarrik, eta, denboraren poderioz, jarraipen horrek garrantzia galduko du.

Bestetik, zenbait museo- eta ondare-azpiegiturak arlo ekonomikoa izan dute leheneste. Kontsideratu da, arlo politikoan eta administratiboan bereziki, museoak eta kultur ondarea eragile ekonomiko garrantzitsuak izan litezkeela toki garapenean. Guggenheim Efektua errepikatzen saiatu dira han eta hemen. Baina egungo krisialdi ekonomikoa, Europan behintzat, kultur ekimen horien etorkizuna kolokan jartzen ari da. Gizarte atxikimendu eskasak, babes politiko beherakorrak eta itxaropen ekonomiko ez baieztatuek ekarri dute kultur proiektu horiek bersortzeko beharra ere.

Beraz, museo- eta ondare-bersortzearen garaian gaude -Alcalde, G; Boya, J. eta Roigé, X. (2010) Museus d’avui: els nous museus de societat–. Ekimen zehatzetan oinarrituz, kongresu honen helburua da kultur azpiegitura horiek legitimatzen dituzten proposamen museografiko eta museologiko berriak aztertzea eta proposamen horiei buruz eztabaidatzea. Neurri batean kongresu honek jarraitzen du ICOMen aurtengo Museoen Nazioarteko Egunaren leloa: “Museoak mundu aldakorrean. Erronka berriak, goiargi berriak”. Egun horretarako aukeratu direnenetako gai batek dioen bezala: gizarte aldaketei aurre egiteko berrikuntzak egin behar dira, eta baita herrien eta bisitarien itxaropenetara egokitu ere.

Kongresuak bi atal izango ditu. Alde batetik, ponentzi konbidatuak izango dira eta, bestetik, komunikazio askeak.

Komunikazioen ezaugarriak
Kongresuaren helburuekin zer ikusirik duten ikerketa kasuak edo proiektuak landu beharko dituzte komunikazioek.
Guztira, 8 komunikazio onartuko dira.

Komunikazioen hautaketa
Komunikazio-egileek laburpen bat bidaliko beharko dute honako informazioarekin: egilea(k), erakundea(k), izenburua, laburpena – 500 eta 800 hitz artean – eta posta elektronikoa. Hizkuntz ofizialak gaztelania, euskara eta frantsesa dira. Komunikazioen proposamenak bidaltzeko epea 2012ko Maiatzaren 31n bukatuko da.
Laburpenak honako hiru atal izan beharko ditu: a) erabilitako hurbilketa teorikoa eta metodologikoa, b) ikerketa kasuaren edo proiektuaren deskribapena, eta c) bibliografia.
Harremanetarako helbidea: actividades.oiasso@irun.org

Edozein galdera dela eta, Oiasso Erromatar Museoarekin harremanetan jar daiteke. Telefonoa 943.63.93.53 da.

Hautatzeko prozesua
Unibertsitateko eta museoko adituek osatuko dute batzorde zientifikoa.
Hautaketa ekainean egingo da. Hautatutako komunikazioen idazlanak 2012ko Urriaren 1a baino lehen bidali beharko dituzte egileek.
Idazlanak honako atalak azaldu beharko ditu: a) erabilitako hurbilketa teorikoa eta metodologikoa, b) ikerketa kasuaren deskribapena, c) ondorioak, eta d) bibliografia. Komunikazioen luzapena 30.000-35.000 karakterekoa izango da.
Komunikazioa argitaratu ahal izateko, egileak kongresuan azaldu beharko du nahitaez.

VIIIème Congrès « L’avenir des projets patrimoniaux et muséologiques : innovations en temps de crise »
Appel à communications

Durant les années 1960, un débat intense fut amorcé dans le champ du patrimoine culturel et muséologique. Il questionna la fonction sociale et la signification culturelle des infrastructures patrimoniales et muséologiques ainsi que leurs pratiques et méthodes de travail traditionnelles. À l’intérieur de ce processus, s’élaborèrent de nouvelles conceptions du patrimoine culturel beaucoup plus ouvertes et larges que celles qui provenaient du patrimoine historique-artistique ou monumental. Cela contribua à l’apparition de nouvelles formes d’infrastructures patrimoniales comme par exemple les écomusées, les musées de quartier, les musées locaux, les centres d’interprétation, les musées d’archéologie industrielle ou bien les parcs archéologiques. Au niveau théorique, un de ses principaux développements fut la Nouvelle muséologie.

« Identité », « démocratie culturelle », « participation sociale », « territoire », « développement local », « forum », « pluridisciplinarité » ou « valeur symbolique » des biens culturels sont autant de concepts qui ont pris appui sur le champ patrimonial et muséologique. Ils ont donné lieu à un nombre important de nouveaux projets ou bien ils ont contribué à la rénovation de ceux qui existaient déjà. Cela étant, de nombreux projets sont entrés en crise au fil du temps.

D’un côté, leur légitimation culturelle s’est affaiblie. Dans les sociétés actuelles diversifiées et complexes, de nombreuses infrastructures patrimoniales n’ont pas remis à jour leur proposition muséologique et muséographique, perdant ainsi, dans une large mesure, leur fonction sociale et leur signification culturelle. Elles n’ont pas su s’adapter aux nouveaux intérêts des sociétés locales et du public. Si elles ne sont pas réinventées, leur crédibilité sera mise à mal. C’est seulement leur propre histoire qui légitimera leur continuité et celle-ci risque de perdre sa signification avec le temps.

D’un autre côté, dans de nombreuses initiatives patrimoniales et muséologiques, la dimension économique a prévalu. Cela s’est produit principalement dans les domaines politique et administratif où l’on a considéré que les musées et le patrimoine culturel pouvaient être un moteur important du développement culturel. On a cherché à reproduire ici ou là l’Effet Guggenheim. Néanmoins, la crise économique actuelle est en train de mettre en question, du moins dans certains pays d’Europe, le futur de ces initiatives. Avec une faible implication sociale, un appui politique décroissant et des perspectives économiques qui ne sont pas confirmées, ces projets ont aussi besoin d’être réinventés.

Nous nous trouvons ainsi dans une période de réinvention patrimoniale et muséologique –Alcalde, G ; Boya, J. y Roigé, X (2010) Museus d’avui: els nous museus de societat-. En partant d’initiatives concrètes, l’objectif de ce congrès est d’analyser et de débattre à propos des nouvelles propositions muséologiques et muséographiques qui légitiment la fonction sociale et la signification culturelle de ces infrastructures culturelles. Le congrès suit, dans une certaine mesure, la devise du Jour International des Musées proposée cette année par ICOM : « Musées dans un monde changeant. Nouveaux défis, nouvelles inspirations ». Comme cela est indiqué dans un des thèmes choisis pour le Jour : il faut innover pour répondre aux changements sociaux et s’adapter aux perspectives des visiteurs et des communautés.

Le congrès intégrera des conférences invitées et des communications libres.

Caractéristiques des communications
Les communications traiteront d’expériences ou d’études de cas réalisées dans des champs en lien avec les objectifs du congrès.
Un maximum de 8 communications sera accepté.

Sélection des communications
Les interessés devront envoyer un resumé auquel il ajouteront les informations suivantes : auteur, institution, titre, resume entre 500 et 800 mots, dans la langues officielle du congrès (castillan, euskara et français) de leur choix. Le délai pour l’envoi des propositions est fixé au 31 Mai 2012.
Le résumé doit contenir trois sections: a) l’approche théorique et méthodologique, b) une description de l’étude de cas, et c) bibliographie.
Adresse : actividades.oiasso@irun.org
Pour toute information complémentaire, téléphoner au Museo Romano Oiasso : +34 943 63 93 53

Processus de sélection
Le comité de sélection sera composé de personnes qualifiées provenant du monde universitaire et du monde des musées.
La sélection aura lieu avant le mois de Juin. Les textes des communications sélectionnées devront être envoyés avant le 1 octobre 2012.
Le texte aura les sections suivantes: a) l’approche théorique et méthodologique, b) une description de l’étude de cas, c) les conclusions et d) la bibliographie. Il aura 30.000-35.000 signes.
Seules les communications des auteurs présents au congrès seront publiées.

Oiasso Erromatar Museoa / Museo Romano Oiasso
Eskoleta, 1. 20302 Irun (Gipuzkoa)
http://www.oiasso.com