Monthly Archives: April 2019

Séminaire Critical Heritage Studies – 13 mai 2019 – Table-ronde Un mariage à problèmes? Histoire et actualité du couple patrimoine et développement

Dernière séance du séminaire 2018-2019

Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité (Europe, Asie, Monde)
organisé par Caroline Bodolec (CECMC-CCJ), Cyril Isnart (IDEMEC) et Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

lundi 13 mai 2019
13-16 heures

EHESS
54 bd Raspail
salle A07_51
75006 Paris

Table-ronde
Un mariage à problèmes? Histoire et actualité du couple patrimoine et développement

avec la participation de Irène Bellier (IIAC-LAIOS), Julie Garnier (CITERES-Université de Tours), Anaïs Leblon (Université Paris VIII-LAVUE), Élise Démeuleneare (Centre Alexandre Koyré)

Workshop: Table ronde et Assemblée générale de PSF le 25 mai 2019 à Paris

Assemblée générale & Table ronde
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/ Construire des ponts entre les hommes /
Assemblée générale
&
Table ronde
Le samedi 25 mai 2019, de 10h à 14h30.
Patrimoine sans frontières organise dans le cadre de son Assemblée générale une table ronde sur :
Le rôle des patrimoines dans la création d’espaces de citoyenneté.
L’assemblée générale suivie de la table-ronde se dérouleront dans la salle du 6ème, à la Maison des Sciences Économiques (Paris I – CNRS) au 106 Boulevard de l’Hôpital 75013 Paris.
Métro : Campo formio (ligne 5).
10H-10H45 : Assemblée Générale annuelle

Au cours de l’assemblé générale nous aurons l’occasion de revenir sur les activités de Patrimoine sans frontières en 2018 et début 2019, de présenter les rapports moral et financier, de désigner les membres du conseil d’administration et de réfléchir ensemble à l’avenir de l’association.
L’assemblée générale est ouverte à tout le monde. C’est un moment idéal pour venir nous rencontrer.

11H-13H : Table ronde

Le rôle des patrimoines dans la création d’espaces de citoyenneté.

Discours d’ouverture : Xavier Greffe, Président de Patrimoine sans frontières.
Modératrice : Véronique Zamant, Architecte DPLG, docteure en aménagement de l’espace et urbanisme (UMR 7218).

Interventions :
Les espaces culturels de Bamiyan
Sara Noshadi, Ancienne Chef de programme national de culture et économie créative, Bureau de l’UNESCO pour l’Afghanistan. Coordinatrice de l’Initiative Mossoul, Cabinet de la Directrice générale de l’UNESCO.

Quand échanger construit un espace de citoyenneté, le cas de Patrimoine en partage.
Romain Bijeard, Expert sur les questions de mémoire sociale et de patrimoine.

Patrimoine en Partage au Liban
Joumana Timery, Présidente de l’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Tripoli.

Meet my Mamma
Donia Souad Amamra, Fondatrice et directrice.

L’insertion par le patrimoine : un plus pour le développement des territoires.
Sabrina Righetti, Docteure en Archéologie, Archéologie et Sciences de l’Antiquité (UMR 7041).

13h-14h30 : Buffet
Tous les participants peuvent assister à l’assemblée générale et sont cordialement invités au buffet.
Merci de nous indiquer dès à présent si vous serez des nôtres en nous écrivant directement ou bien en remplissant le formulaire.

Rappel : vous êtes tous chaleureusement conviés à participer à notre assemblée générale ; toutefois, seules les personnes à jour de leur cotisation seront en mesure de voter. Le renouvellement de l’adhésion peut se faire le jour de l’AG, en espèce, par chèque, ou par paiement électronique. 

Au plaisir de vous retrouver bientôt.

Exhibition: O apego ao vivo – Musée d’histoire de la médecine – Paris

O APEGO AO VIVO

L’attachement au vivant

Mauro Fainguelernt, Artiste brésilien Octave Debary, Anthropologue, Université Paris Descartes

Exposition

17 mai 2019-19 juin 2019

Comment les sociétés construisent-elles des formes de réparation du monde en réponse à la perte ou à la destruction de leur histoire et de leur savoir ? En archivant leurs brisures, collectant leurs fragments. La mémoire est leur deuxième chance. L’artiste brésilien, Mauro Fainguelernt, travaille depuis de nombreuses années sur les liens entre la disparition de la nature et la sauvegarde des savoirs du monde. Il présente au Musée d’Histoire de la Médecine deux séries de travaux, l’une touchant à la disparition de la culture Krahô (Indiens d’Amazonie) et l’autre à celle de la nature, Parole.

La première série montre des visages dont la culture est en sursis et qui trouve dans des lieux d’exposition (un musée, un théâtre) des espaces de revendication, comme de relégation. La seconde série fait irruption dans le temps de la nature, des images de mots recouverts de miel d’abeilles. Ces surgissements sont propres à fabriquer des souvenirs. Un art du souvenir pour que l’on puisse les regarder, paisiblement ou dans le fracas du vivant, et leur exprimer notre attachement. Pour rompre les silences de l’histoire. Tenter, enfin, de reprendre la parole.

Musée d’histoire de la médecine
de l’Université Paris Descartes
12 rue de l’école de médecine
75006 Paris

Publication : “Processus de patrimonialisation”, n° 24 de la revue “Tétralogiques”, 2019

Le n° 24, intitulé “Processus de patrimonialisation”, de la revue en ligne Tétralogiques vient de paraître sous la direction de Sophie Le Coq, maître de conférences au département de Sociologie, de l’université Rennes 2 (LIRIS EA 7481).

Accéder aux articles : http://www.tetralogiques.fr/spip.php?rubrique26

CFP: Colloque “Le chantier cathédral en Europe” : date de soumission des communications repoussée au 10 mai 2019

La direction générale des Patrimoines (ministère de la Culture) et le Centre André-Chastel, avec le soutien du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe », de l’Institut national du Patrimoine et de l’Observatoire des patrimoines Sorbonne Université, organisent à Paris (auditorium de l’INP), du 23 au 25 octobre 2019, un colloque international intitulé “Le chantier cathédral en Europe : diffusion et sauvegarde des savoirs, savoir-faire et matériaux du Moyen Âge à nos jours”.

Il prolonge, en élargissant, dans l’espace et dans le temps, son champ d’étude, le dépôt auprès de l’UNESCO, par 18 ateliers de cathédrales de 5 pays européens, d’une candidature commune, « Les techniques artisanales et les pratiques coutumières des ateliers de cathédrales en Europe », au Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

À cette manifestation scientifique, proposant de questionner – sur le temps long et au prisme de la notion de circulation des savoirs -, la spécificité et la richesse des savoir-faire techniques, les modalités de transmission des métiers et les principes d’innovation technologique, qui, depuis l’origine et jusqu’à nos jours, caractérisent les chantiers des cathédrales, le récent sinistre survenu à la cathédrale Notre-Dame de Paris confère une résonance singulière.

La date-butoir d’envoi des propositions de communications, initialement fixée au 20 avril, est repoussée au vendredi 10 mai 2019.

Les contributions sont à adresser à :
– Isabelle Chave (direction générale des Patrimoines) : isabelle.chave@culture.gouv.fr
– Étienne Faisant (Centre André-Chastel/labEx EHNE) : labexehne7@hotmail.com  et  etienne.faisant.2@paris-sorbonne.fr

Appel à communications et modalités de soumission des propositions

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel/Actualites/Appel-a-communications-colloque-Le-chantier-cathedral-en-Europe-2019

 

Conference: ‘What’s Missing? Collecting and Exhibiting Europe’ at MEK Berlin, 26-28 June 2019

CONFERENCE WHAT’S MISSING? COLLECTING AND EXHIBITING EUROPE  26-28TH JUNE 2019 AT MUSEUM EUROPäISCHER KULTUREN – STAATLICHE  MUSEEN ZU BERLIN
On the occasion of its 20th birthday the MEK – Museum Europäischer  Kulturen – Staatliche Museen zu Berlin hosts the conference ‘What’s  Missing? Collecting and Exhibiting Europe’. The conference focuses on  blank spots: Which objects, narratives, methods and actors have not  been paid any (or enough) attention to and are missing in our museum  reflections on contemporary daily lives and societies in Europe?

Numerous European collections and museums with objects of everyday  life are going through processes of transformation – from historical  folklore, national and sometimes ethnically orient-ed to contemporary,  European and transculturally designed institutions. In this process,  the his-torical collections are both a blessing and a curse: They form  the basis of existence for these mu-seum types – but the collections  themselves and/or their ‘traditional’ narrative framings do not  sufficiently represent current social developments or complex pasts.  How can these museums adequately account for new socio-political  contexts, especially against the background of pre-sent theoretical  debates, which conceptualize things, actors, spaces and routes as  closely entan-gled? In addition, the political “European project” is  being increasingly called into question and conflicting ideas about  European identity/identities and cultural heritage are being strongly  communicated in many arenas. What social role do museums – and  especially the (former) folk-lore museums – want to play in these  debates of Europe in transition? How can a re-interpretation and  contemporization of collections and exhibitions through  (post-)migratory, queer, decolonial, fugitive, dis/abled or other  marginalized lenses be established in mainstream museum work?

‘What’s Missing?’ would like to provide a platform for museum  practitioners and theoreticians, fostering exchange about identifying,  challenging and including blank spots in the practices of museums who  strive for a reflexive and critical “Europeanisation”.

DEADLINE FOR REGISTRATION: JUNE, 10TH, 2019 VIA MEK@SMB.SPK-BERLIN.DE   CONFERENCE FEE (TO BE PAID ON LOCATION): 20 € REGULAR/10 € REDUCED  FOR STUDENTS, TRAINEES AND JOB-SEEKERS   CONVENORS: IRIS EDENHEISER, ELISABETH TIETMEYER   CONFERENCE LOCATION: DAHLEM MUSEUMS, LANSSTRAßE 8, 14195 BERLIN

/The conference is funded by Fritz Thyssen Stiftung, Verein der  Freunde des Museums Europäischer Kulturen e.V. (Association of Friends  and Sponsors of the MEK) and Stiftung Preußischer Kulturbesitz./

Links:
——
[1]
https://www.smb.museum/en/museums-institutions/museum-europaeischer-kulturen/events/conference-whats-missing-collecting-and-exhibiting-europe.html

CFP: La restitution des biens culturels africains : une question toujours en débat

Les Cahiers du Celhto, n°005, décembre 2019

Appel à contribution

La restitution des biens culturels africains : une question toujours en débat

Argumentaire général :

En Afrique et en Europe notamment, ces dernières décennies ont été marquées par des débats emprunts de vives controverses entre les anciennes colonies et les anciennes métropoles sur des réalités en lien avec la colonisation. L’une des premières grandes questions en débat dans ce cadre fut et reste encore la restitution d’archives dites coloniales aux pays anciennement colonisés ou la déclassification de certains fonds jusqu’ici non-consultables. Les controverses sur cette question ont connu leur paroxysme lorsque récemment, à la faveur d’une forte campagne médiatique, une polémique scientifique[1]est née à l’aune de la publication de l’ouvrage de Philippe Artière et alii intitulé, Sexe, Race, et Colonies[2], produit sur la base des archives particulières liées à la domination sexuelle pendant la période coloniale.

L’autre question non moins importante ayant connu un regain d’intérêt est celle de la rétrocession aux Africains, des objets d’art ou plus globalement, des biens culturels « pillés » par les explorateurs coloniaux de tous acabits. En effet, suite à la demande du président béninois Patrice Talon adressée à la France en 2016 par laquelle il sollicitait la restitution des biens emportés lors de la prise d’Abomey, c’est à Ouagadougou, le 28 novembre 2017, que le président français Emmanuel Macron, alors en visite officielle,  annonça sa volonté de faire restituer par la France à l’Afrique de façon définitive ou temporaire, sur les cinq années à venir (2018-2022), les dizaines de milliers de biens culturels « pillés » pendant la colonisation, bien entendu sous certaines conditions à étudier[3]. En mars 2018, à l’occasion d’une visite du président béninois patrice Talon à l’Élysée, Emmanuel Macron en profita pour annoncer la mise sur pied d’une commission de réflexion et de consultation devant se pencher sur la question. Dirigée par la française Bénédicte Savoy et le Sénégalais Felwine Sarr, la commission réussit à rendre sa copie dans les délais impartis. Revenant sur les recommandations contenues dans le rapport, Jeune Afrique, dans sa parution du 21 novembre 2018, écrit :

Dans leurs recommandations, les auteurs du rapport préconisent «la restitution rapide» des objets prélevés en Afrique par la force ou « présumés acquis dans des conditions inéquitables ». Rentrent dans cette définition les objets saisis « lors d’affrontements militaires », ceux acquis « par des personnels militaires ou administratifs actifs sur le continent pendant la période coloniale (1885-1960) ou par leurs descendants ». Idem pour les pièces récupérées « lors de missions scientifiques antérieures à 1960 ». Les objets « oubliés » – c’est-à-dire qui avaient été prêtés par des institutions africaines à certains musées pour des expositions ou des campagnes de restauration mais n’ont jamais été rendus – sont aussi concernés[4].

Considérée comme révolutionnaire du fait que, c’est la première fois qu’un sujet qui se traitait jusque-là au cas par cas à l’échelle de l’Europe venait d’être évoqué dans une approche globale, cette démarche macronienne a ravivé les débats sur la question. Que ce soit les médias internationaux ou des journaux crédibles, chacun y allait de son sel. C’est ainsi que Jeune Afrique y a consacré plusieurs de ses parutions dont on peut citer, entre autres, ceux portant les titres respectifs suivants : « Restitution des biens culturels africains : où en est réellement l’Europe ? » (du 17 novembre 2017) ; « Restitution du patrimoine africain : des grandes annonces aux actes » (du 18 octobre 2 à18) ; « Culture : ce qu’il faut retenir du rapport commandé par Macron sur la restitution du patrimoine africain » (du 21 novembre 2018).

À travers ces différentes publications, on comprend aisément que le débat sur la restitution des biens culturels à l’Afrique est relativement ancien. Déjà en 1981, la question avait été posée par certains pays africains sans grand succès. Le journal a également évoqué les différentes approches initiées en la matière aussi bien par le Royaume Uni, l’Allemagne, que par la Belgique… ayant conduit soit à la réticence des pays bénéficiaires de la spoliation des biens culturels, au motif que les conditions n’étaient pas réunies pour la rétrocession, soit à la restitution vaille que vaille de quelques-uns de ces biens de façon symbolique, à l’instar de la statuette d’oiseau rendue en 2003, au Zimbabwe par le musée ethnologique de Berlin ou encore de l’Obélisque d’Axoum, spolié par Mussolini en 1937 et restitué en 2005 par l’Italie à l’Éthiopie[5].

Du côté des pays africains, l’Unesco s’est montrée favorable à les accompagner dans cette bataille, et pour cause ! L’institution onusienne s’est appuyée sur sa propre convention de 1970 ayant pour objet d’obliger les États signataires à restituer le patrimoine sorti illicitement (pillages, trafics, etc.) aux États propriétaires. La bataille ainsi engagée a conduit notamment dans les pays de l’Union européenne à l’amélioration du cadre juridique devant régir la procédure de rétrocession. Mais, l’une des polémiques reste le devenir de ces biens une fois rendus aux propriétaires. En effet l’Afrique dispose-t-elle  de musées dignes de ce nom pour assurer la conservation, dans les normes internationales, de ces biens une fois leur restitution opérée? Cette question vaut son pesant d’or. Car, lorsqu’on observe l’état de certains espaces muséaux sur le continent africain, on est en droit de se demander où seront stockés ces biens culturels dont on réclame tant le retour. Des exceptions existent cependant : le Gabon et le Sénégal,  Libreville et Dakar venant d’ouvrir, pour le premier le nouveau musée national d’arts et traditions et  pour le second, le grand musée des civilisations noires.

Le Centre d’études linguistiques et historiques par tradition orale (CELHTO), qui se veut à l’avant-garde des grands débats sur les questions culturelles sur le continent africain a décidé de saisir la balle au bond pour apporter sa contribution scientifique. Voilà pourquoi il a décidé de consacrer le cinquième numéro de sa revue Les Cahiers du CELHTO à cette question d’actualité, suivant les axes non-exhaustifs ci-après :

–                Typologie des biens culturels et leurs conservations ;

–                Contextes historiques de « pillage » des biens culturels africains : acteurs et stratégies ;

–                L’historicité de la question de restitution des biens culturels à l’Afrique ;

–                Des tentatives de rétrocession réussies ou échouées ;

–                Le cadre juridique de la restitution des biens culturels à l’Afrique ;

–                Le financement de la restitution des biens culturels ;

–                La conservation des biens culturels restitués à l’Afrique ;

–                La protection des biens culturels contre le pillage ;

–                La rétrocession des archives coloniales ;

–                Etc.

Calendrier

  Du 10 janvier au 31 mai 2019 : réception des articles;

  Du 1er juin au 30 septembre 2019 : évaluation des articles ;

 Du 1er au 30 octobre 2019 : correction par les auteurs des articles retenus ;

 Novembre 2019 : travail de rédaction ;

 Fin décembre 2019 : parution de la revue en version papier.

NB : Ce numéro sera consacré pour les 2/3 au thème retenu (soit 10 articles) et pour le 1/3 aux Varia (soit 5 articles). Pour les deux rubriques, seuls les 15 meilleurs manuscrits retenus par le Conseil scientifique de la revue seront publiés. Les auteurs sont invités à rédiger leur manuscrit selon les normes de la revue Les Cahiers du CELHTO, ci-dessous. Le non-respect scrupuleux de ces normes est éliminatoire.

Les manuscrits doivent être envoyés aux adresses suivantes : cahiers.celhto@gmail.com avec copie à publications@celhto.org

Les Cahiers du Celhto, n°005, December 2019

Call for papers

Theme: The restitution of African cultural property: a subject still under debate

 

General argument:

In Africa and Europe in particular, these last decades have been marked by controversial debates between the former colonies and the former cities on realities related to colonization. One of the first major issues under debate in this context was and still is the recovery of so-called colonial archives to formerly colonized countries or the declassification of some cultural artifacts which were previously not accessible. The controversies on this issue reached their climax when recently, as the result of a strong media campaign, a scientific controversy arose in light of the publication of the book by Philippe Artière et alii titled, Sex, Race, and Colonies, produced on the basis of special records related to sexual domination during the colonial period.

The other no less important issue that has been revived is the recovery of art objects or more generally, cultural objects “looted” by all types of colonial explorers to Africans.

Indeed, following the request by the Beninese President Patrice Talon for the recovery of objects taken during the capture of Abomey addressed to France in 2016, it is in Ouagadougou, November 28, 2017, that the French president Emmanuel Macron, then on an official visit, announced his will to have France return to Africa permanently or temporarily, over the next five years (2018-2022), tens of thousands of cultural objects “looted” during colonization, of course under certain conditions to be determined.

In March 2018, during a visit by Beninese President Patrice Talon to the Elysee, Emmanuel Macron took the opportunity to announce the establishment of a commission of reflection and consultation to address the issue. Led by a French woman, Bénédicte Savoy, and a Senegalese man, Felwine Sarr, the commission managed to complete its report on time. Returning to the recommendations contained in the report, Jeune Afrique, in its publication of November 21, 2018, writes:

In their recommendations, the authors of the report advocate “the prompt recovery” of objects taken in Africa by force or “presumed to have been acquired under unfair conditions”. Included in this definition are objects seized “during military confrontations”, those acquired “by military or administrative personnel active on the continent during the colonial period (1885-1960) or by their descendants”. Same for objects recovered “during scientific missions prior to 1960”. “Forgotten” objects – that is, those that have been loaned by African institutions to some museums for exhibitions or restoration campaigns but have never been returned – are also concerned.[6].

Considered as revolutionary because it is the first time that a subject that had been treated on a case-by-case basis across Europe had been evoked in a global way, this Macronian approach has revived debates on the issue. Whether it was the international media or credible newspapers, everyone was interested. Thus, Jeune Afrique  devoted several of its publications, among which are those bearing the respective titles « Restitution des biens culturels africains : où en est réellement l’Europe ? » (Novembre17  2017) ; « Restitution du patrimoine africain : des grandes annonces aux actes » (Octobre 18, 2 to18) ; « Culture : ce qu’il faut retenir du rapport commandé par Macron sur la restitution du patrimoine africain » (November 21, 2018).

Through these various publications, it is easy to understand that the debate on the recovery of cultural objects to Africa is relatively old. Already in 1981, the subject was raised by some African countries without much success. The paper also referred to the different approaches initiated in this area by the United Kingdom, Germany, as well as by Belgium … leading either to the reticence of the countries who benefited from the theft of cultural objects, on the grounds that the conditions were not met for the recovery of the objects, or the symbolic recovery of some of these goods, like the bird statue returned in 2003, to Zimbabwe by the ethnological museum of Berlin or even the Aksum Obelisk, plundered by Mussolini in 1937 and returned in 2005 by Italy to Ethiopia[7].

On the side of African countries, Unesco has shown support to accompany them in this battle, and for good reason! The UN institution relied on its own 1970 convention to oblige signatory states to return to the owner states, objects that were illicitly taken (looting, trafficking, etc.). The battle led to the improvement of the legal framework governing the retrocession process, in particular in the countries of the European Union. But, one of the controversies remains the future of these objects once returned to the owners. Indeed, does Africa have museums worthy of the name to ensure the conservation, in international standards, of these objects once they have been returned? This question is worth its weight in gold. Because, when one observes the state of certain museums on the African continent, one is entitled to wonder where these cultural objects will be stored whose recovery has been requested. Exceptions exist however: Gabon and Senegal, Libreville and Dakar have firstly just opened a new national museum of arts and traditions and secondly, the great museum of black civilizations.

 

The Centre for linguistic and historical studies by oral tradition (CELHTO), which is at the forefront of major debates on cultural issues on the African continent, has decided to grab the ball and make a scientific contribution. This is why he decided to devote the fifth issue of his journal Cahiers du CELHTO to this topical issue, along the following non-exhaustive lines:

–       Typology of cultural property and their conservation;

–       The historical contexts of the “looting” of African cultural property: actors and strategies;

–       The history of the question of the restitution of cultural property to Africa;

–       Successful or failed retrocession attempts;

–       The legal framework for the restitution of cultural property to Africa;

–       The financing of the restitution of cultural property;

–       The conservation of cultural property returned to Africa;

–       The protection of cultural property against looting;

–       The recovery of the colonial archives;

–       Etc.

Timeframe

ü  From January 10 to May 31, 2019: receipt of papers;

ü  From June 1st to September 30th, 2019: evaluation of papers;

ü  From 1st to 30th October 2019: correction by the authors of the selected papers;

ü  November 2019: work on drafting paper;

ü  End of December 2019: publication of the journal in paper version.

NB: Two thirds of this issue will be dedicated to the chosen theme (i.e. 10 articles) and 1/3 to Varia (i.e. 5 articles). For both sections, only the 15 best manuscripts selected by the journal’s Scientific Council will be published. Authors are invited to write their papers in line with the standards of the journal Les Cahiers du CELHTO, below. The clear disregard of these standards will result in disqualification.

Papers should be sent to the following addresses: cahiers.celhto@gmail.com copied to publications@celhto.org

[1] Philippe Artières, « Sexe, Race et Colonies : livre d’histoire ou beau livre ? », Libération, 30 septembre 2018 ; Kaoutar Harchi, « Quand l’art est l’autre nom de la violence », Le nouveau magazine littéraire, 12 octobre 2018.

[2] Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Pascal Blanchard, Jacques Martial, Achille Mbembe, Leïla Slimani, Christelle Taraud et Dominic Thomas (dir.), Sexe, race et colonies, Paris, La Découverte, 2018.

[3] Viviane Forson, Le point Afriquehttp://afrique.lepoint.fr/culture/restitution-des-biens-culturels-africains-ou-en-est-reellement-l-europe-17-11-2018-2272210_2256.php, consulté le 22 décembre 2018 à 19h47.

[4] Alain Aka, https://www.jeuneafrique.com/668966/culture/culture-ce-quil-faut-retenir-du-rapport-commande-par-macron-sur-la-restitution-du-patrimoine-africain/ consulté le 22 décembre 2018 à 20h15.

[5] Idem.

[6] Alain Aka, https://www.jeuneafrique.com/668966/culture/culture-ce-quil-faut-retenir-du-rapport-commande-par-macron-sur-la-restitution-du-patrimoine-africain/ Accessed on December  22, 2018 at 20h15.

 

[7] Idem.

Conference: Les sémiophores des traites et des esclavages // 9-10 mai 2019, Bordeaux

ondes Américains et le CERMA sont heureux de vous inviter au

Colloque international

Les sémiophores des traites et des esclavages

Jeudi 9 mai et vendredi 10 mai 2019

Dix ans après l’inauguration du parcours “Bordeaux, le commerce atlantique et l’esclavage”, cette 7ème édition des Rencontres atlantiques propose d’analyser les traces matérielles des esclavages et des traites en termes de sémiophores. La notion, développée par Krzysztof Pomian (1987) et reprise ensuite par François Hartog (2003), permet d’appréhender les processus de patrimonialisation des traces matérielles du passé et de les inscrire dans leur historicité, d’en questionner les silences et les multiples formes de réécriture.
Programme

Jeudi 9 mai – 9 h – 17 h 30

Matin : Musées et mémoriaux

Après-midi : Patrimonialiser les esclaves : approches anthropologiques
Vendredi 10 mai – 9 h – 17 h

Matin : Polysémie des collections

Après-midi : L’exposition des traites et des esclaves

Comité d’organisation

Christian Block (Musée d’Aquitaine), Myriam Cottias (CNRS / LC2S / CIRESC), Céline Flory (CNRS / Mondes Américains / CIRESC), François Hubert (ancien directeur du musée d’Aquitaine), Katia Kukawka (Musée d’Aquitaine), Yoann Lopez (Ville de Bordeaux) et Anna Seiderer (Université Paris 8)

Musée d’Aquitaine
Auditorium du musée d’Aquitaine
20 Cours Pasteur
33000 Bordeaux

♦ Voir le programme complet

Education: Université d’été Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle), 3-5 juillet 2019 Madrid – Casa de Velázquez

– JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne

Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle)

3JUILLET – 5JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Inscriptions jusqu’au 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)

Coord. : Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid), Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université), Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez), Dominique POULOT (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Universidad Autónoma de Madrid, UMR 7307 IDEMEC, CNRS / Aix-Marseille Université, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Coll. : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Inscription obligatoire
Date limite d’inscription :
 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Dates de l’Université d’été : 3-5 juillet 2019

Lieu :
Casa de Velázquez
C/. Paul Guinard, 3
28040 Madrid – España

Présentation

Le musée et son accès ouvert au grand public matérialisent un rapport à la fois symbolique et effectif entre l’État et les citoyens, une « raison muséale » qui, comme l’a montré D. Poulot1, engage la création d’identités démocratiques et des régimes de légitimations en constantes mutations. L’institution muséale, qui se fonde sur un régime de propriété publique des biens culturels et un partage égalitaire de ces biens symboliques, possède en Europe des origines très diverses et entretient des héritages plus ou moins sensibles avec les imaginaires politiques collectifs d’Ancien Régime. Le cas français est en cela singulier, car il a imposé, pendant la période révolutionnaire de la Convention (1793-94), une rupture fondatrice, articulant à l’autorité muséale un projet de profonde refondation de l’identité et de la souveraineté du peuple.

Nous proposons d’aborder l’histoire contemporaine des rapports entre musée et démocratie au cours du XXe et au début du XXIe siècle dans l’Europe du Sud, en privilégiant l’analyse des institutions muséales en lien avec le régime de souveraineté populaire dont elles tirent leur origine et leur justification, tout en prenant en compte la diversité de ces imaginaires et des systèmes démocratiques, dans une perspective transnationale.

L’aire à la fois géographique et culturelle de l’Europe du Sud offre en effet un champ d’étude particulièrement fécond, puisque la diversité des expériences de ruptures et transitions démocratiques au XXe siècle (France Espagne, Grèce, Italie, Portugal, ancienne Yougoslavie) permettent d’observer les enjeux et les modes d’investissement variés du musée dans la refondation contemporaine de la citoyenneté démocratique. En regard de la France et de l’Italie, qui font partie des premiers pays fondateurs de la CEE, il s’agira de mieux saisir les régimes de singularité des rapports entre musées et démocratie dans le cadre européen, pour les pays du Sud notamment qui sont entrés dans l’espace européen au cours des années 1980 et 1990 et ont accompli des processus de démocratisation rapides. Dans le contexte institutionnel, comme dans le champ des revendications associatives et culturelles des minorités (ethniques, politiques, professionnelles, sexuelles, migratoires coloniales, etc. ), la compétition ou les conflits muséographiques structurent de manière forte les attentes et les imaginaires muséaux. À l’image des (re)fondations des sociétés démocratiques du Sud de l’Europe, le champ des pratiques muséographiques se présente à la fois comme un lieu d’élaboration d’une identité nouvelle se voulant consensuelle et comme un lieu de négociation, parfois douloureuse, des différentes mémoires et des différentes identités qui voudraient s’y exprimer. Cette perspective ancrée sur le Sud de l’Europe cherche à ouvrir un nouveau questionnement plus global des institutions muséales à partir de la notion même de Sud, pour étudier à partir de ses marges les reconfigurations matérielles, architecturales, administratives et professionnelles d’un espace culturel démocratique européen. Cet angle de réflexion, lié au Southern turn, vise à étudier les circulations, les réinvestissements ou la reconceptualisation de pratiques muséales à l’échelle globale et dans une logique Sud / Sud.

Enfin, la diversité et les mutations des institutions muséales (musées d’art, musées d’histoire, musées de société…) offriront un autre angle d’approche pour analyser, à l’époque actuelle, les processus de représentation et de légitimation des identités démocratiques en construction ou en crise. Privilégiant l’étude des relations entre musées et démocratie, nous porterons aussi une attention particulière aux transformations les plus récentes des identités et des valeurs démocratiques, depuis la fin de la Guerre Froide et notamment dans le cadre d’une crise actuelle de la représentation démocratique. Dans un début de XXIe siècle si visiblement marqué par des phénomènes que W. Brown a qualifiés de « dé-démocratisation » globalisée2, le musée est à la fois investi par des logiques d’entreprise, mais il constitue aussi un lieu central de démocratie réelle, à travers l’essor de la muséologie sociale et des politiques de participation, qui cherche à réorganiser collectivement des possibles démocratiques et un partage populaire des biens culturels communs.

Capital symbolique, capital politique, capital économique et capital culturel participent à l’institution muséale : leurs logiques, leurs modes d’interactions, leurs évolutions et leurs contradictions feront l’objet de cette université d’été destinée à la fois, à des doctorants ou à des post-doctorants, ainsi qu’à étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé et à des professionnels, désirant compléter leurs connaissances. Le musée comme pratique, comme utopie, mais aussi comme promesse démocratique pourra être abordé à partir de champs disciplinaires divers. Les études muséales peuvent en effet être investies par des chercheurs issus de l’histoire politique, l’histoire des institutions culturelles, des cultural studies, des sciences politiques, de l’histoire de l’art, de la sociologie, l’anthropologie ou la philosophie.

1. Dominique Poulot, Une histoire des musées de France, XVIIIe-XXe siècles. Paris, La Découverte, coll. « L’espace de l’Histoire », 2005.
2. Wendy Brown, Undoing the Demos. Neoliberalism’s Stealth Revolution, Cambridge, MA, MIT Press, 2015.

Conférenciers et formateurs

  • Manuel BORJA-VILLEL (Directeur du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía)
  • Alexandra BOUNIA (University of the Aegean)
  • Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Noemí DE HARO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Nélia Susana DIAS (Instituto Universitário de Lisboa)
  • Beatriz HERRÁEZ (Directrice d’ARTIUM, Centro Museo-Vasco de arte contemporáneo, Vitoria)
  • Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université)
  • Jesús Pedro LORENTE LORENTE (Universidad de Zaragoza)
  • Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez)
  • Bojana PISKUR (Conservatrice du Musée d’art moderne de Ljubljana)
  • Ilaria PORCIANI (Università di Bologna)
  • Dominique POULOT (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)

Organisation

L’Université d’été se déroulera sur 3 journées de travail en présence de spécialistes de cette thématique. Ces journées s’articuleront autour de conférences le matin, suivies d’un débat avec l´ensemble des candidats sélectionnés, et d’ateliers au choix des candidats inscrits selon les disponibilités, et animés par des conférenciers et des formateurs. Certaines visites spécifiques seront programmées au sein du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, en collaboration avec le Département des collections du musée.

Les débats et les interventions se dérouleront en espagnol, français, italien ou en anglais.

Les participants (25 maximum) assisteront à des conférences méthodologiques ou historiographiques et à des ateliers pratiques.

Conditions pratiques

Cet appel à candidatures s’adresse principalement à des doctorants et à des post-doctorants. Il s’adresse également à des étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé. La sélection des 25 participants se fera en fonction du dossier académique du candidat, de son profil de formation et connaissance des langues. Une priorité sera accordée aux candidats préparant une thèse et dont les travaux de recherche s’inscrivent dans les champs thématiques de ces journées. Pour cela, ils devront présenter une lettre de motivation, en expliquant les raisons de leur candidature (500 mots maximum).

À compter du 31 mai 2019, les candidats seront informés du résultat de la sélection. Les candidats sélectionnés seront ensuite informés de la procédure à suivre. À l’issue de l’université d’été, les candidats recevront un certificat de présence.
Le prix de l’inscription est de 80 euros (à travers le système de paiement Paypal).

Il comprend :

  • le logement à Madrid (en chambre double partagée), 4 nuits, pour les candidats qui en font la demande et qui ne résident pas à Madrid.
  • Les déjeuners, 3 jours

Les frais de déplacements et les dîners sont à la charge des participants.

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Education: Salagon – Stage de formation du patrimoine immatériel – 8 au 12 juillet 2019

Semaine de formation au Patrimoine culturel immatériel est organisée du 8 au 12 juillet 2019 à Salagon.

Pour cette nouvelle édition, le thème est “Histoires de fruits: Patrimoine culturel immatériel et valorisation de produits agricoles locaux”.

http://www.musee-de-salagon.com/fileadmin/mediatheque/salagon/documents/Documents_generaux/2019/Formation_Salagon_PCI_juillet_2019.pd