Category Archives: International and national conference

Conference: “À quoi sert le patrimoine culturel immatériel ?”, Granville (France), 1er-3 février 2018

Colloque “À quoi sert le patrimoine culturel immatériel ?

Granville (salle des Congrès du Centre Archipel)

1er au 3 février 2018

Conçue par La Fabrique de patrimoines en Normandie, ethnopôle du ministère de la Culture, avec la collaboration de la Direction régionale des affaires culturelles de Normandie, de l’Office du PCI et de l’association France-PCI, la manifestation a reçu le label “Année européenne du patrimoine 2018”.

Ce colloque prend place dix ans après les premiers inventaires du patrimoine culturel immatériel (PCI) en France, à un moment où le PCI en tant que champ d’action apparaît entrer dans une période de maturité. Au regard des expériences et des retours d’expérimentations diverses dont on dispose aujourd’hui, le PCI s’est incontestablement ancré dans le fonctionnement des territoires et des groupes sociaux. Il prend régulièrement une envergure médiatique, non dénuée d’effets, au gré de l’inscription par l’Unesco de certaines de ses manifestations au patrimoine de l’humanité. À l’échelle nationale, les inventaires se sont développés et mobilisent des collectifs aux contours extrêmement variés. Sur le plan patrimonial, les lignes ont bougé : pluridisciplinarité, redéfinition du rôle des chercheurs, participation active des groupes et des communautés à l’identification et à la mise en valeur des manifestations significatives de leur être au monde. Par ailleurs, on s’interroge sur les façons de patrimonialiser pratiques et représentations, en tenant compte de leurs croisements avec les éléments matériels et sans compromettre leur caractère évolutif et vivant.

Ces opérations de sauvegarde du PCI sont inséparables des dynamiques sociales, économiques, politiques et territoriales qui les soutiennent et qui s’en nourrissent. C’est pourquoi, à l’heure où ses manifestations apparaissent de plus en plus appréhendées comme des ressources, cette manifestation scientifique invite à une réflexion pour mieux saisir à quoi sert le patrimoine culturel immatériel. Le sujet sera considéré sous ses aspects géopolitiques, en s’intéressant à ses terrains d’expression et de valorisation et en abordant les effets et les problématiques éthiques de cette patrimonialisation. Il s’agit de contribuer au nécessaire questionnement permanent du rôle des acteurs impliqués. L’action patrimoniale y puise son sens.

Téléchargez le programme détaillé
http://zephyrin.culture.fr/download.php?file=9fa4fa36d6daea0b2ed0045805b18989

Renseignements et inscriptions
Isabelle GUERRAND et Edwige FERET, par courriel (conservation@lafabriquedepatrimoines.fr) ou par téléphone (02 31 93 25 79)

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Workshop: “La moralisation de la culture : enjeux, dynamiques et effets”, Montpellier, 13-14 décembre 2017

Journées d’étude : “La moralisation de la culture : enjeux, dynamiques et effets”

organisées à l’université Paul-Valéry Montpellier III (site Saint-Charles 2, salle des Caryatides), les 13 et 14 décembre 2017, dans le cadre du programme commun “Moralisation de la culture” du IIAC-Lahic, du LERSEM-CERCE et de l’université de Montpellier III.

De nos jours, de multiples phénomènes signalent l’existence d’un traitement grandissant de la culture et des groupes et biens qui la représentent sous un angle moral. Bien qu’elle ne soit pas nouvelle, cette moralisation de la culture est cependant particulièrement perceptible depuis la fin de la seconde guerre mondiale et est allée se renforçant à la suite des décolonisations, des demandes de reconnaissance des droits de diverses minorités, de la promotion du modèle du multiculturalisme, etc.
Si elle demeure étroitement liée à l’existence de rapports de domination et d’injustices touchant des individus et des collectifs, cette moralisation n’est pas, dans les faits, structurée autour de la simple opposition entre le bien et le mal, le vice et la vertu, donnant lieu à une célébration de la valeur de la ou des culture(s). Cette valeur est aussi corrélée aux mécanismes du capitalisme, aux cadres sociopolitiques des États-nations, et elle est aussi contestée, notamment de nos jours où la référence à l’appartenance culturelle acquiert une certaine ambivalence.
Ces journées réunissent différents chercheurs, anthropologues, autour de l’examen de ces processus de moralisation de la culture, de leurs enjeux, de leurs dynamiques et de leurs effets.

Entrée libre.

Téléchargez le programme :

http://zephyrin.culture.fr/download.php?file=697cd6246366bda4eb8f9435f174c30d

Workshop: “Le Patrimoine religieux dans les Afriques”, 8-9 déc., Paris

Programme Colloque “Le patrimoine religieux dans les Afriques. Mobilisations patrimoniales et religieuses en miroir”, qui se tiendra les 8 et 9 décembre prochains au Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse à Paris:

Affiche Patrimoine

Programme colloque Patrimoine compressed

Workshop: « Quelles relations entre la maison et le musée ? Cultures matérielles et mémoires domestiques »

Journées d’étude internationales « Quelles relations entre la maison et le musée ? Cultures matérielles et mémoires domestiques » , organisées les 30 novembre et 1 décembre 2017 sur le site Pouchet du CNRS, à Paris. Ces deux journées réuniront 11 interventions réparties en quatre sessions thématiques.
Programme détaillé de l’événement et argumentaire de ces journées: Programme Entier-Final-JE-Maison-Musee2017

Symposium: EAA annual meeting 2018 and heritage

The call for sessions of the European Association of Archaeologists Annual Meeting to be held in Barcelona on 5-8 September 2018 is now open https://www.e-a-a.org/eaa2018. It will close on 10 November. For the submission of sessions only a title and an abstract are needed. A minimum of two organisers, each of them residing in a different country, is required.

Sessions have to be adscribed to a main overarching theme, but basically all topics are included in these six themes. Several of these themes are related to heritage. The EAA 2018 themes are:

  1. Theories and methods in archaeology
  2. The archaeology of material culture, bodies and landscapes
  3. Mediterranean seascapes
  4. Archaeology and the future of cities and urban landscapes
  5. Archaeology and the European Year of Cultural Heritage
  6. Museums and the challenges of archaeological heritage in 21st century

 

 

Symposium: “Gastro-politique & Patrimoine alimentaire”, Paris, 16-17 novembre 2017

Ci-joint, le programme du colloque international “Gastro-politique & Patrimoine alimentaire : récits, pratiques, valeurs”, organisé par l’ANR Food Herit, avec le soutien de l’Institut de recherche pour le développement, les jeudi 16 et vendredi 17 novembre 2017 au Muséum national d’histoire naturelle (Paris Ve) : Colloque_Gastro-politique_Patrimoine alimentaire_2017

Conference : ARCHÉOLOGIE EN MUSÉE ET IDENTITÉS NATIONALES EN EUROPE (1848-1914)

A l'occasion du 150e anniversaire de son inauguration, le Musée d"Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye organise un colloque :

Archéologie en musée et identités nationales en Europe (1848-1914)

Un héritage en quête de nouveaux défis au 21e siècle

Il se déroulera au théâtre Alexandre Dumas à Saint-Germain-en-Laye, du 6 au 8 décembre 2017.

Vous trouverez ci-joint le programme et la fiche d’inscription.
Renseignements et inscription clement.serain.ext@culture.gouv.fr

Toutes les informations sont disponibles sur notre site à l’adresse suivante :
http://musee-archeologienationale.fr/actualite/archeologie-en-musee-et-identites-nationales-en-europe-1848-1914.

Seminar: Sébastien Gobert / Présentation-dédicace de Looking for Lenin – INALCO 30 octobre

Dans le cadre du séminaire de Master ” Les mondes du patrimoine : Regards sur les conceptions patrimoniales à travers le monde “,

Sébastien Gobert, Journaliste indépendant basé à Kiev, viendra présenter l’ouvrage dont il est co-auteur, avec Niels Ackermann, Looking for Lenin, publié aux Editions Noir sur Blanc en 2017. 

Le lundi 30 octobre à 18h à Inalco (2 rue de Lille, 75007 Paris)

Il proposera une conférence intitulée ” Réflexions sur la décommunisation en Ukraine “. 

Pour en savoir plus sur l’ouvrage : http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/looking-for-lenin-niels-ackermann-9782882504722

Les photographies publiées dans l’ouvrage ont aussi fait l’objet d’une exposition présentée aux Rencontres d’Arles cet été. 

Une séance de dédicaces de l’ouvrage est prévue à l’issue de la conférence. 

La conférence est gratuite est ouverte à tous !

Workshop: Labels et autres procédés normatifs du PCI, Paris, 10 novembre 2017

Labels et autres procédés normatifs
du patrimoine culturel immatériel

Atelier international de recherche en droit comparé

10 novembre 2017
Médiathèque Françoise Sagan
8 rue Léon Schwartzenberg, 75010 Paris

NOTE CONCEPTUELLE

À partir de la fin du XXe siècle, le label devient un outil commun du champ patrimonial. Il embrasse l’ensemble de la chaîne patrimoniale. Des labels ont ainsi été créés pour les structures de création (« Centre de création chorégraphique national »), les institutions (« Centre culturel de rencontre »), les lieux (« Jardin remarquable »), les biens immobiliers (« Vieille maison française ») et les biens mobiliers (« bateau d’intérêt patrimonial »). Les labels patrimoniaux se déploient, non seulement au niveau national, mais aussi au niveau régional et international. Cette prolifération rapide des labels s’est produite sans réel agencement. Il n’existe pas encore de droit des labels patrimoniaux, comme il peut en exister dans les domaines agricoles et alimentaires. L’usage du terme « label », dans le champ patrimonial, renvoie donc à une réalité éclatée. La création de labels patrimoniaux répond en effet à des besoins très divers, tels que la promotion du tourisme, la protection d’une activité économique, ou encore la mise en valeur d’une catégorie de patrimoine. En conséquence, le processus de labélisation se traduit par des techniques juridiques très variées, pouvant comprendre par exemple l’enregistrement, par une personne privée, d’un signe distinctif garantissant des qualités ou des caractéristiques, mais tout aussi bien une décision de classement prise par une personne publique ou une organisation internationale. L’inscription de sites sur la liste du patrimoine mondial est en effet bien souvent assimilée, en pratique, à l’attribution d’un « label Unesco ».

Si les démarches de labélisation ont été étudiées en détail dans le contexte du patrimoine matériel, ce n’est en revanche pas encore le cas dans celui du patrimoine culturel immatériel. Pourtant, de nombreux aspects du patrimoine culturel immatériel se prêtent à la labélisation. Dans le domaine de l’artisanat et de la gastronomie, les communautés enregistrent des indications géographiques pour préserver des savoir-faire traditionnels artisanaux ou culinaires. Le mastiha de l’île de Chios est par exemple protégé par une appellation d’origine contrôlée. Mais, les labels peuvent également valoriser des lieux associés à des éléments du patrimoine culturel immatériel. La Wallonie a institué, en ce sens, le label « Bistrot de Terroir » pour promouvoir la production artisanale alimentaire. Les acteurs du patrimoine culturel immatériel peuvent aussi bénéficier de labels. Le Centre Français du Patrimoine Culturel Immatériel (CFPCI) est par exemple devenu en 2016 un « ethnopôle ». La labellisation peut, au-delà de son effet différenciateur, emporter l’application de mesures de sauvegarde effectives. Le label français « Entreprises du Patrimoine Vivant », attribué depuis 2005 « aux entreprises qui détiennent […] un savoir-faire rare, renommé ou ancestral », ouvre droit par exemple à deux crédits d’impôt. De la même façon, certaines distinctions officielles remplissent des fonctions similaires à celles du label, notamment les désignations inspirées des systèmes de trésors vivants. Enfin, le label le plus convoité, en matière de patrimoine culturel immatériel, reste celui de l’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

L’étude de la technique du label en lien avec le patrimoine culturel immatériel invite à une réflexion approfondie sur la nature juridique et les traits caractéristiques du label. La création et l’utilisation de labels soulèvent en effet des questions complexes, notamment celle du respect du principe de participation des communautés dans l’établissement et la gouvernance des labels, celle concernant l’effectivité des labels sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, et leur articulation, lorsqu’ils se superposent sur un même élément. Il s’agit ainsi de questionner le processus de labélisation pour comprendre, aussi bien les bénéfices qu’il apporte en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, que les risques qu’il comporte. Parmi ces risques, les plus importants sont certainement, d’une part, ceux de normalisation et de hiérarchisation du patrimoine culturel immatériel et, d’autre part, ceux d’exclusion de porteurs de tradition. Un label peut à l’usage fragmenter la pratique d’un élément du patrimoine culturel immatériel et, par voie de conséquence, porter atteinte aux droits culturels des personnes exclues de son bénéfice. L’atelier Osmose a pour objet d’aborder l’ensemble de ces questionnements à travers des études de cas concrets et des analyses juridiques.

PROGRAMME

Atelier Osmose Atelier Osmose

Accueil
9h00-9h30

9h30 – Ouverture de l’atelier de recherche
Marie Cornu, Directrice de recherche, Institut des Sciences sociales du Politique (ISP)
Anita Vaivade, Professeure adjointe en théorie de la culture, Académie de la Culture de Lettonie

10h00 – La normativité des outils de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : premiers résultats
Noé Wagener, Maître de conférences en droit public, Université Paris-Est Créteil

10h30 – Étude de techniques juridiques utilisées aux États-Unis
Clea Hance, Doctorante en droit, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, École normale supérieure de Cachan

  • Discutants

Tim Curtis, Secrétaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, UNESCO
Vincent Négri, Chercheur à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP)

Pause
11h00-11h30


11h30 – Lists and logos for the intangible – German lessons of hierarchy and exclusion

Sophie Schönberger, Professeure de droit public, Université de Constance

12h00 – Les outils juridiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Italie
Sabrina Urbinati, Chercheuse associée, Université degli Studi di Milano-Bicocca

  • Discutants

Jérôme Fromageau, Président, Société internationale pour la recherche sur le droit du patrimoine culturel et le droit de l’art (ISCHAL)
Marc Jacobs, Directeur, Flemish Interface Center for Cultural Heritage (FARO) (sous réserve)

Déjeuner
12h30-14h00

14h00 – Procédés normatifs et Inventaire français du PCI : autour d’un bilan typologique en 2017
Isabelle Chave, Adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, Direction générale des patrimoines, Ministère de la culture

14h30 – Le titre de maître d’art en Lettonie

Liga Abele, Doctorante, Académie de la Culture de Lettonie

  • Discutants

Francesca Cominelli, Maître de conférences en sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Noé Wagener, Maître de conférences en droit public, Université Paris-Est Créteil

Pause
15h00-15h30

15h30 – La certification, des semences : vers une biodiversité contrainte ?
Thierry Linck, Directeur de Recherche, INRA – SAD

16h00 – Indications géographiques et produits non agricoles : le cas des tapisseries d’Aubusson
Audrey Aubard, Consultante, Aubard Consulting, Secrétaire Générale de l’Association française des indications géographiques industrielles et artisanales (AFIGIA)

  • Discutants

Marina Calvo Pérez, Doctorante en anthropologie, Université Paris Nanterre
Sabrina Urbinati, Chercheuse associée, Université degli Studi di Milano-Bicocca

17h00- Clôture
Anita Vaivade, Professeure adjointe en théorie de la culture, Académie de la Culture de Lettonie

Inscription obligatoire : https://goo.gl/forms/LQq1lsssRO4P5SK12 “

Workshop: « Quelles relations entre la maison et le musée ? Cultures matérielles et mémoires domestiques »

Journées d’étude internationales « Quelles relations entre la maison et le musée ? Cultures matérielles et mémoires domestiques » , organisées le 30 novembre et 1 décembre 2017 sur le site Pouchet du CNRS, à Paris. Ces deux journées réuniront 11 interventions réparties en quatre sessions thématiques.
Programme détaillé de l’événement et argumentaire de ces journées : Programme Entier-Final-JE-Maison-Musee2017
Florencia Munoz Ebensperger, pour le comité d’organisation.