Category Archives: International and national conference

Conference: Collecting: modus operandi, 1900-1950

Collecting: modus operandi, 1900-1950

15 February 2019 – 16 February 2019
Fundação Calouste Gulbenkian
Main Building – Room 1
Av. de Berna, 45A
Lisbon, Portugal

In 2019 the Calouste Gulbenkian Museum and the Art Library will have been open for 50 years. Gulbenkian was known as ‘Mr. 5%’, who wanted ‘only the best’, but this conference seeks to go beyond the biographical, or the anecdotic, and to consider Gulbenkian in the light of a wider context, with papers that reflect new research into the ways in which collectors worked, their networks, and their relationship with their collection, its accessibility and its future, and that go beyond single-case studies of individual owners, seeking instead more transversal studies into how collectors worked and how they mirrored the period in which they lived. The questions of the role played by museums, by art agents and intermediaries, as well as by the markets, will also be addressed.

Registration: collecting@gulbenkian.pt

This conference will be transmitted live via the Calouste Gulbenkian Foundation’s Facebook page.

 

Programme

 

DAY 1 – Friday, 15 February

09:15
Welcome
Penelope Curtis, Calouste Gulbenkian Museum

9:30-11:30
Panel 1: Calouste Gulbenkian: as model or anomaly?
Chair Peter Fuhring, Fondation Custodia, Paris

Keynote introduction: Calouste Gulbenkian, an overview
Jonathan Conlin, University of Southampton

Private collections for public benefit: three Anglo-Irish case studies
Inge Reist, The Frick Collection, New York

‘Sarcophagi were a drug on the market’: Ancient Egyptian objects between antiquarianism and modernity in the 1920s
Tom Hardwick, Houston Museum of Natural Science

Gulbenkian cast as dramatical subject; Ravadjian
Diana J. Kostyrko, Australian National University, Canberra

11:30-11:45
Coffee break

12:00-13:15
Panel 2: Between scholarship and acquisition
Chair Jorge Rodrigues, Calouste Gulbenkian Museum

he modus operandi of art historians as collectors: the case of Kenneth Clark’s personal study collection
Sarah Coviello, The Warburg Institute, London

From connoisseurship to knowledge: collectors and art dealers as researchers
Magdalena Bialonowska, Royal Castle in Warsaw-Museum

13:30-14:45
Lunch break

15:00-17:00
Panel 3: Comparative profiles
Chair João Carvalho Dias, Calouste Gulbenkian Museum)

Keynote: Private collections for public benefit: the American model
Inge Reist, The Frick Collection, New York

Cook and Gulbenkian: links between two remarkable art collections
Maria João Neto, Vera Mariz, ARTIS, University of Lisbon

Sir Hugh Lane (1875-1915)
Margarita Cappock, Dublin City Gallery The Hugh Lane

 

DAY 2 – Saturday, 16 February

9:30-11:00
Panel 4: Museums and their agents
Chair Nuno Vassallo e Silva, Calouste Gulbenkian Museum

Wilhelm von Bode and the Florentine art dealer Elia Volpi: taste, strategies and works of art traded for the Berliner Museum and collectors
Patrizia Cappellini, phD student, Università degli Studi di Udine

‘Give me your counsel!’ The British Museum and private collectors of Renaissance art, 1900-1914
Eloise Donnelly, British Museum, London

Two lives in the Italian picture trade, 1917-1919: Harold Woodbury Parsons, Bernard Berenson, and the firm of Duveen’s
Eliot W. Rowlands (independent art consultant)

11:30-11:45
Coffee break

11:30-13:15
Panel 5: Markets:Diaspora and displacement
Chair Jessica Hallett, Calouste Gulbenkian Museum

Selling Byzantium. Parisian art dealers at the beginning of the twentieth century
Francesco Lovino, Center for Early Medieval Studies, Brno

The E.R.R database and the recreation of Nazi-looted Islamic art collections in Paris
Inês Fialho Brandão, Exiles Memorial Centre, Estoril – Cascais City Council

Objects in diaspora: the acquisitions of Anastácio Gonçalves during and after the 2nd World War
Ana Anjos Mântua, Casa-Museu Dr. Anastácio Gonçalves, Lisbon

13:30-14:45
Lunch break

15:00-17:00
Panel 6: Patterns of collecting: analysing the language of description
Chair Ana Barata, Art Library, Calouste Gulbenkian Foundation

New perspectives on bibliographical repertories as a tool for research into the history of collecting: the case of Elizabeth Gardner’s ‘Bibliographical Repertory of Italian Private Collections’
Sarah Ferrari, Università degli Studi di Padova

The ORION project – Art collections and collectors in Portugal
Vera Mariz, ARTIS, University of Lisbon

The ‘language of description’ in Parisian auction catalogues, from the 1830s through 1939, and its impact on hammer prices
Léa Saint-Raymond, PhD student, Université Paris Nanterre

17:00
Discussion and round up
Inge Reist, The Frick Collection; Peter Fuhring, Fondation Custodia and Léa Saint-Raymond, Université Paris Nanterre

18:00
Closing thanks
Penelope Curtis

Advertisements

Seminar: Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité 11 février

11 février 2019

Séminaire commun
INP / Lahic/ Ehess / Ecole du Louvre
Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité
https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/1990/

coordonné par Claudie Voisenat

Institut National du Patrimoine
2 rue Vivienne
75002 Paris

Inscription obligatoire : manifestations.scientifiques@inp.fr

Restitutions, reconnaissances, réappropriations… Ces notions complexes et parfois polémiques se retrouvent aujourd’hui de plus en plus fréquemment au cœur des débats mais aussi des pratiques patrimoniales. L’opération d’incarnation de l’histoire et de la communauté nationale dans les monuments de la nation, mise en place au XIXe siècle, a connu un succès qui l’a portée bien au-delà de ses limites. Les critères classiques de la valeur patrimoniale, ancienneté, authenticité ou exceptionnalité ont aujourd’hui tendance à s’effacer au profit de ce que l’on appelle la valeur sociale du patrimoine qui n’est pas dans l’élément lui-même mais dans les pratiques communautaires dont il est le support. On est ainsi progressivement passé du monument historique et national au patrimoine culturel et mondial, au point que culture, patrimoine et communautés semblent désormais consubstantiels. En corollaire de cette évolution, le patrimoine est devenu un des lieux où travaille la critique post-coloniale, et pèse aujourd’hui sur lui tout à la fois une forme de reconnaissance des préjudices de l’histoire et la responsabilité d’en proposer des formes de réparation, qui pour être symboliques n’en sont pas moins efficaces. C’est à l’émergence de ces préoccupations et à leurs dimensions culturelles et politiques que seront consacrées les deux séances du séminaire de cette année.

Appropriations / Réappropriations
Salle Champollion

10h-12h
Franck Mermier (IRIS, CNRS) et Anne Krebs (Musée du Louvre)
Le Louvre Abou Dhabi et les appropriations de l’universel

13h-17h
De la réserve muséale au tukusipan wayana : restitution collaborative, réappropriation médiée et appropriation numérique – l’expérience SAWA (Savoirs autochtones des Wayana-Apalaï de Guyane).

Avec la participation de : Mataliwa Kuliyaman (membre wayana, porteur du projet), Renaud Brizard (ethnomusicologue, traitement des fonds sonores), Eliane Camargo (ethnolinguiste, spécialiste du wayana), Philippe Erikson (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, Université Paris Nanterre), Ghislaine Glasson-Deschaumes (responsable du Labex Les passés dans le présent), Vincent Hirtzel (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, CNRS), Veronica Holguin (graphiste, Miloeil), Thomas Mouzard (anthropologue, Ministère de la Culture) , Fabienne de Pierrebourg (Responsable de collection – Amérique, musée du quai Branly – Jacques Chirac, coresponsable du projet), Sara Tandar (responsable des humanités numériques Maison Archéologie et Ethnologie), Valentina Vapnarsky (ethnolinguiste, CNRS, responsable du projet).
http://passes-present.eu/…/sawa-savoirs-autochtones-wayana-…

Conference: Rencontre Mondiale Patrimoines,Sciences et Technologies, Paris, 13-16 février 2019

L’institut de France accueillera la Rencontre mondiale Patrimoines, Sciences et Technologies du 13 au 16 février 2019. Organisée par l’Académie des sciences, le CNRS et son laboratoire IPANEMA, sous l’égide du Groupe Interacadémique pour le Développement, la Rencontre mondiale se tiendra dans le cadre prestigieux du 3 Mazarine, nouvel auditorium de l’Institut de France. Elle comprendra deux événements principaux, un colloque scientifique et une journée de tables rondes ouverte à tous les publics, accompagnés de plusieurs ateliers satellites en Île-de-France. Près de 2000 personnes sont attendues sur l’ensemble de la Rencontre.

14–15 février 2019, Colloque scientifique Frontiers in Heritage Science

Il réunira des scientifiques de renommée internationale du domaine des matériaux anciens. Les intervenants proposeront une synthèse constructive des travaux actuels et des perspectives futures pour la recherche sur les matériaux du patrimoine. Cette synthèse sera une ressource précieuse pour définir les agendas stratégiques de recherche des institutions participantes. Les inscriptions au colloque scientifique sont ouvertes.

INSCRIPTION

 

16 février 2019, Journée de tables rondes ouvertes à tous les publics Patrimoines, enjeux d’avenir

Scientifiques, acteurs institutionnels et professionnels des patrimoines dialogueront avec le public lors de quatre tables rondes abordant défis actuels et perspectives d’avenir dans le domaine des patrimoines et ouvrant ainsi les recherches à la société. Les inscriptions aux tables rondes sont ouvertes.

INSCRIPTION 

 

Contexte

Le patrimoine culturel et naturel est au cœur de nos sociétés. Rendre ces patrimoines plus accessibles à tous, les protéger et mieux les connaître sont essentiels à une meilleure compréhension de notre histoire et favorisent le dialogue entre les cultures. À travers des secteurs comme le tourisme et les industries de création, la recherche scientifique sur les patrimoines engendre des retombées économiques importantes. Ces secteurs constituent un vivier d’emplois nouveaux, à différents niveaux de formation et dans des domaines aussi variés que la restauration du patrimoine, la diffusion des résultats de la recherche dans l’enceinte des musées ou encore l’instrumentation.

La recherche sur les matériaux anciens (matériaux de la paléontologie, de l’archéologie et du patrimoine culturel) connaît actuellement un profond renouveau. De nouvelles thématiques de recherche émergent, à l’image de l’étude des environnements anciens qui permet de mieux comprendre des mécanismes comme la fossilisation et l’impact des sociétés sur leur milieu. Ce renouveau passe également par le développement de nouvelles méthodes, tel qu’en imagerie (scanner 3D, laser, grands instruments…) ou en sciences des données, des applications à de « nouveaux objets » comme les protéines anciennes (protéomique) et les matériaux patrimoniaux très altérés. Par son interdisciplinarité, la recherche sur les patrimoines révolutionne les modes de collaboration entre sciences expérimentales, sciences de l’homme et sciences de l’environnement.

Ces questionnements scientifiques nouveaux seront au cœur de la Rencontre mondiale Patrimoines, Sciences et Technologies. Cette Rencontre s’inscrit dans la mission du Groupe Interacadémique pour le Développement de mobiliser les savoirs pour le développement. Un accent fort sera placé sur la région Méditerranéenne et sur les nouveaux métiers du patrimoine. La Rencontre mondiale se tient également dans le cadre de la mise en place de l’infrastructure européenne E-RIHS (European Research Infrastructure for Heritage Science). Elle bénéficie du soutien de la Commission européenne (projets E-RIHS PP et IPERION CH) et de la Région Île-de-France (DIM Matériaux anciens et patrimoniaux).

Académies partenaires

Académie des sciences* (France), Académie des beaux-arts (France), Académie des inscriptions et belles-lettres* (France), Académie des technologies* (France), Académie algérienne des sciences et technologies* (Algérie), Österreichische Akademieder Wissenschaften (Autriche), Académie nationale des sciences, arts et lettres* (Bénin), Hrvatska akademija znanosti i umjetnosti* (Croatie), Accademia Nazionale dei Lincei* (Italie), Lebanese Academy of sciences* (Liban), Koninklijke Nederlandse Akademievan Wetenschappen (Pays-Bas), Akademie věd Českérepubliky (République tchèque), Royal Society (Royaume-Uni), Kungliga Vetenskapsakademien (Suède).

*académies membres du Groupe Interacadémique pour le Développement représentées lors de la Rencontre mondiale.

Lieu

3 Mazarine, auditorium de l’Institut de France

75006 Paris – France

Le 3 Mazarine

Construit au dessus des remparts médiévaux de Philippe Auguste et situé sous la verrière où l’on battait la monnaie depuis 1789, le 3 Mazarine est appelé à devenir l’un des principaux lieux d’expression et de transmission des savoirs en France. Son esthétique contemporaine s’inscrit harmonieusement dans l’ensemble architectural de l’ancien Collège des quatre nations. Les technologies de pointe dont il est équipé offrent un cadre idéal pour la Rencontre mondiale Patrimoines, Sciences et Technologies.

Organisateurs scientifiques

Loïc Bertrand, Denis Gratias, Philippe Janvier

Conseil scientifique international

Michael Alram, Daniel Asmar, Catherine Bréchignac, Jelena Dukic, Jean-Pierre Ezin, Henri-Paul Francfort, Michèle Gendreau-Massaloux, Nicolas Grimal, François Guinot, Kerstin Lidén, Isabelle Pallot-Frossard, Tatjana Petrasova, Dominique Perrault, Antonio Sgamellotti, Abderrahmane Tadjeddine, Stéphanie Thiébault, John Wood, Maria Grever

Comité local d’organisation

Christian Auboyneau, Loïc Bertrand, Philippe Boncour, Bénédicte Charbonnel, Marion Doucet, Denis Gratias, Dalila Hebbadj, Jean-Paul Itié, Philippe Janvier, Tsiory Razafindrabe, Pierre Salzi-Bouaziz.


http://www.g-i-d.org/fr/zone-euro-mediterraneenne/actualites/item/371-rencontre-mondiale-patrimoines-sciences-et-technologies 

Conference: “Les mondes de la généalogie. Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale”, Angers, 24-25 janvier 2019

Programme du colloque Les Mondes de la généalogie. Diffusions et transformations d’une pratique amateur à l’échelle transnationale

Angers

Maison de la recherche Germaine-Tillion

24-25 janvier 2019.

Jeudi 24 janvier 2019

13h30 : Accueil des participant.e.s

14h00 : Ouverture, par Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers, TEMOS, directeur du programme EnJeu[x].

14h15 : Introduction, par Bénédicte Grailles, maîtresse de conférences en archivistique, Université d’Angers, TEMOS.

14h30-15h50 : conférence introductive, par François Weil, professeur associé à l’EHESS – De la démocratie généalogique en Amérique.

15h50-16h00 : Pause

16h00-17h30 : Séance 1 – Pratiques institutionnelles : des enjeux à l’échelle mondiale ?Présidée par Bruno Ricard, sous-directeur, Service interministériel des Archives de France.

Aliénor Samuel-Hervé (chargée de projets chez Geneanet) : L’indexation collaborative en contexte transnational, entre harmonisation et différenciation des publics généalogistes.

Élisabeth Verry (directrice des Archives départementales de Maine-et-Loire) : Les relations des services d’archives avec la société généalogique de l’Utah. Un accélérateur de démocratisation ?

Sophie Boudarel (généalogiste professionnelle) : Du challenge AZ à RootsTech, une généalogie sans frontières.

17h30 Généalogies angevines. Pratiques, fonctions et représentations du Moyen Âge à nos jours.Présentation de l’exposition en ligne réalisée par les étudiants de l’option Valorisation du patrimoine du master 2 Archives.

18h00 : Signature officielle de la création d’une antenne UNICEF Campus à l’Université d’Angers, par M. Christian Roblédo, Président de l’Université d’Angers, et M. Alain Legoux, Secrétaire général adjoint d’UNICEF France.

Vendredi 25 janvier 2019

8h30 : Accueil des participant.e.s

9h00-10h30 : Séance 2 – Faire et transmettre sa généalogie : statut et enjeux des connaissances. Présidée par Dominique Sagot-Duvauroux, directeur de la SFR Confluences.

Sandra Fontanaud (docteure en sociologie, CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) : La production des ancêtres : une pratique culturelle comme les autres ?

Maylis Sposito-Tourier (docteure en socio-anthropologie, LaSA, Université de Bourgogne) : Des généalogies ordinaires à une théorie de la transmission.

Pascal Mulet (anthropologue postdoctorant, TEMOS, Université d’Angers, programme EnJeu[x]) :Enjeux de transmission : apprentissages de la généalogie aux enfants et aux jeunes en France.

10h30-10h45 : Pause

10h45-12h15 : Conférence, par Benoît de l’Estoile, directeur de recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs, professeur d’anthropologie à l’École Normale Supérieure –Le goût du passé familial : pratiques de commémoration et appartenances.

12h30-14h00 : Déjeuner

14h00-15h30 : Séance 3 – Nouvelles pratiques de la généalogie et conceptions de la parenté. Présidée par Élisabeth Verry, directrice des Archives départementales de Maine-et-Loire.

Tiphaine Barthelemy (professeure d’anthropologie, CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) : De la quête des ancêtres à celle des « cousins ». Transformations de la fabrique généalogique dans la bourgeoisie.

Anaïs Martin (doctorante en anthropologie, CNE, EHESS) : Histoires de centimorgans. Pratiques généalogiques d’adultes conçus par don de sperme en Angleterre.

Caroline-Isabelle Caron (professeure d’histoire, Université Queen’s, Kingston) : Conceptions communes sur l’identité, l’ascendance et le passé historique dans les pratiques généalogiques nord-américaines contemporaines.

15h30-15h45 : Pause

15h45-17h15 : Séance 4 – Les généalogistes et les institutions : pratiques, ressources, histoires. Présidée par Andrea Giorgi, professeur d’archivistique, Université de Trente.

Joffrey Liénart (doctorant en histoire, CIERL, Université Libre de Bruxelles) : Les associations nationales de généalogistes belges de l’après-guerre à 1970 : parcours d’institutions concurrentes sur la scène internationale.

Charly Jollivet (docteur en archivistique, TEMOS, Université d’Angers) : Quelles généalogies et quelles archives pour la généalogie aux Comores et à Mayotte ?

Virginie Wenglenski (École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal) : JRI POLAND ou l’archivistique généalogique juive virtuelle.

17h15 : Conclusion, par Patrice Marcilloux, professeur d’archivistique, TEMOS, Université d’Angers.

Comité scientifique :

– Claudine COMBIER, maîtresse de conférences en psychologie clinique, Université d’Angers

– Yves DENÉCHÈRE, professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers, directeur de TEMOS (Temps, mondes, sociétés, FRE CNRS 2015), directeur du programme EnJeu[x]

– Hamidou DIA, chargé de recherche, Institut de Recherche pour le Développement

– Andrea GIORGI, professeur d’archivistique, Université de Trente

– Yvon LEMAY, professeur d’archivistique, Université de Montréal

– Benoît DE L’ESTOILE, directeur de recherches, CNRS

– Marie LEZOWSKI, maîtresse de conférences en histoire moderne, Université d’Angers

– Bruno RICARD, sous-directeur, Service interministériel des Archives de France

– Sylvie SAGNES, chargée de recherches, CNRS

– Élisabeth VERRY, directrice des archives départementales de Maine-et-Loire

Informations pratiques :

Pour vous rendre à la Maison de la recherche Germaine Tillion :

Bus n° 1, direction Belle-Beille, arrêt IUT

Bus n°4, direction Beaucouzé-L’Atoll / Haute Roche, arrêt Lakanal

Renseignements : nathalie.branchu@univ-angers.fr

Contacts :

– Bénédicte Grailles / maîtresse de conférences en archivistique / Université d’Angers, Temos / benedicte.grailles@univ-angers.fr

– Patrice Marcilloux / professeur d’archivistique / Université d’Angers, Temos / patrice.marcilloux@univ-angers.fr

Conference: La dation en paiement d’oeuvres d’art”, Paris, Musée Picasso, 10-11 janvier 2019

Colloque “La dation en paiement d’œuvres d’art”
Musée national Picasso-Paris (5 rue de Thorigny, 75003)
10 et 11 janvier 2019
Commission interministérielle des dations
ministère de la Culture (service des Musées de France),
Institut des sciences sociales du politique (ENS Paris-Saclay / Université Paris-Nanterre / CNRS)
Musée Picasso.
“Cinquante ans après l’adoption de la loi sur la dation en paiement d’œuvres d’art, dispositif d’enrichissement des collections publiques, quarante ans après la dation instituante du musée national Picasso, quel bilan dresser de ce mode original d’acquisition ? Il a permis d’intégrer de nombreux chefs-d’œuvre dans le patrimoine public, conservés et présentés tant dans des musées que dans des bibliothèques. Dans ce questionnement, ce colloque entend faire dialoguer différentes approches et analyses, celles des juristes du droit du patrimoine, celles des historiens d’art et conservateurs, celles encore des praticiens et des différents acteurs, dont la Commission des dations et les institutions affectataires. L’étude de la dation raconte aussi une certaine histoire des collections et de l’art pris dans sa haute valeur historique ou artistique. Les thématiques sont envisagées sous cette perspective interdisciplinaire. Ce colloque s’inscrit aussi dans les réflexions autour de la mémoire des lois. Ces dates anniversaires sont l’occasion de revenir sur la genèse du texte et de comprendre l’usage qu’en font les acteurs publics et privés.”

Entrée sur inscription préalable obligatoire : http://isp.cnrs.fr/limesurvey/index.php/625125

Conference: Fabriques de patrimoines littéraires Extensions des collections de monographies illustrées de poche, Louvain

Fabriques de patrimoines littéraires

Extensions des collections de monographies illustrées de poche

13-15 Décembre 2018 – KU Leuven

s. dir. Mathilde Labbé, David Martens & Marcela Scibiorska

 

Les années 1940 et 1950 sont un moment de profondes mutations dans le champ éditorial français. Dans un contexte marqué par une volonté de démocratisation de l’accès à la culture, l’adoption d’un nouveau format, porteur à la fois d’une évolution technique et d’une révolution des usages et des publics, apparaît comme le vecteur de tous les possibles. Le livre de poche, bien qu’il ne soit pas à proprement parler apparu en 1935 avec la maison Penguin Books, devient un format incontournable dans tous les secteurs de l’édition.

C’est à ce moment que les collections de monographies consacrées aux écrivains, modèle éditorial datant du XIXe siècle, prennent véritablement leur essor du fait de l’introduction d’une importante iconographie et de l’établissement d’un modèle économique à succès. L’inventeur de ce modèle innovant, Pierre Seghers, met sur le marché, en 1944, avec « Poètes d’aujourd’hui », une collection qui devient à la fois le moteur de sa maison d’édition et une formule en vogue combinant essai critique et biographique, anthologie et iconographie. D’autres maisons d’édition récupéreront et adapteront cette formule, à commencer par les Éditions du Seuil, avec la collection « Écrivains de toujours » ou encore, en conférant une place plus centrale encore à l’iconographie, les « Albums de la Pléiade » de Gallimard. Ce modèle critique fera florès durant une quarantaine d’années, avant de progressivement disparaître du paysage éditorial francophone. Ce n’est qu’autour des années 1980 que les collections de Seghers et du Seuil voient leurs ventes ralentir, au moment où un nouveau modèle, à la fois plus coûteux et plus proche de l’ouvrage pédagogique que de l’essai critique, entre sur le marché, avec en particulier, en 1985 les « Découvertes Gallimard », véritable outil de vulgarisation destiné au grand public, qui conserve des Albums Pléiade le prestige du papier glacé et de l’illustration couleur.

Ce colloque a pour objectif de se pencher sur l’histoire de ce modèle critique depuis le XIXe siècle ainsi que sur les diverses mutations processus de transferts et d’imitation de dont il a pu faire l’objet, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, ainsi que dans d’autres domaines combinant diffusion du savoir (artistique, scientifique, musical…) à l’intention d’un large public et fabrique du patrimoine culturel.

 

Ce colloque constitue la rencontre de clôture du projet de recherche « La Fabrique du patrimoine littéraire. Les collections de monographies illustrées de poche en France (1944-2014) ». Il a pour finalité la publication d’un ouvrage de référence sur le sujet. Son programme a été expressément élaboré en fonction de cette finalité. Dans cette perspective, le colloque sera l’occasion de mettre en discussion les différentes études ponctuelles destinées à constituer un ensemble à la fois cohérent et aussi complet que possible. De façon à tirer parti des acquis de la recherche menée à bien, l’ensemble des travaux (publiés ou non) préalablement réalisés dans le cadre de ce projet collectif seront mis à la disposition des participants.

 

 

 

Programme 

 

Jeudi 13

9h30 – Accueil des participants

10h – Mathilde Labbé, David Martens et Marcela Scibiorska – Introduction

 

Généalogies

Les collections illustrées consacrées aux écrivains et combinant introduction et extraits d’œuvres apparaissent dès la seconde moitié du XIXe siècle. Quelles sont leurs formes et leurs finalités au sein du catalogue des maisons d’édition qui les promeuvent ? Quelles conceptions de la littérature et de la figure de l’écrivain véhiculent-elles ?

11h – Jean-Yves Mollier (Université Versailles Saint-Quentin) : L’écrivain illustré ou de l’œuvre à l’homme, la starisation dans les collections littéraires de la première moitié du XXe siècle

 

Positions

Dès les années 1960, le besoin se fait sentir, au sein même des éditions Seghers, de diversifier la collection en la subdivisant (de « Poètes d’aujourd’hui » vont naître « Poètes et chansons », « Ecrivains d’hier et d’aujourd’hui », mais aussi « Cinéma d’aujourd’hui »). Cette galaxie de collections fait des émules au Seuil, qui ont commencé par copier la collection mère pour en faire « Ecrivains de toujours ». Cette première collection est rapidement suivie par une collection de collections intitulée « Microcosmes », et qui regroupe, outre « Écrivains de toujours », « Solfèges », « Maîtres spirituels », « Petite planète », etc.

14h – Hervé Serry (CNRS – Université Paris 8) : L’organisation des collections aux éditions du Seuil. Les tensions d’une stratégie d’entreprise

15h – Marie Gaboriaud (Università degli studi di Genova) : La collection « Solfèges » (1956-1980) : quel panthéon musical pour la France d’après-guerre ?

Pause

16h15 – Marcela Scibiorska (Université de Lausanne) : Les Albums au sein de « la Pléiade » : une patrimonialisation en deux temps

 

Vendredi 14

Migrations

Dans d’autres pays francophones, spécialement désireux, en raison de leur situation périphérique, de façonner pour leur compte leur patrimoine littéraire et culturel, les collections françaises fournissent des modèles qui sont repris et adaptés. Quels sont les principes issus des modèles qui sont conservés ? Quelles sont les éventuelles innovations apportées ? Il convient de remarquer également le travail d’expansion internationale réalisé par une maison comme les Éditions du Seuil : les archives témoignent d’une politique active de revente des ouvrages à des collections étrangères, qui puisent parfois dans ce catalogue des monographies sur des auteurs de leur propre langue.

9h – David Martens (KU Leuven – MDRN) : La collection « Documents iconographiques » de Pierre Cailler. Un patrimoine littéraire en image

10h – Christine Rivalan Guégo (Université Rennes 2) : Une collection à succès de monographies d’écrivains ? Un défi pour l’édition en Espagne

Pause

11h15 – Carmen Van den Bergh (Universiteit Leiden & KU Leuven – MDRN) : Italian writers monumentalized in editorial collections and series: a crossed look on the Castori and the Meridiani

 

Orientations

Au sein d’une même collection, certaines orientations ne laissent pas de se dégager, qui témoignent de la diversité des inclinations des éditeurs. Quelle est la place des autrices dans ces séries, celle de certains groupes ou mouvements (romantisme, surréalisme, nouveau roman), des écrivains francophones (et de certaines catégories d’entre ceux) ?

14h – Mathilde Labbé (Université de Nantes) : L’École de Rochefort chez Seghers : une patrimonialisation collective ?

15h – Claire Ducournau (Université Paul-Valéry Montpellier) : Césaire et Senghor « poètes d’aujourd’hui » chez Seghers : la Négritude en sa patrimonialisation

Pause

16h15 – Claire Lozier (University of Leeds) : Le « poète d’aujourd’hui » et le dramaturge « de tous les temps ». Jean Genet chez Seghers

17h15 – Marianne Di Benedetto (Université Rennes II) : Du décloisonnement à la diffraction d’une collection : entrée de la chanson dans « Poètes d’aujourd’hui »

 

Samedi 15

Extensions

Ces collections se développent durant une phase de l’histoire culturelle marquée par la démocratisation et la diversification des supports et des médiums. Ceci explique que certains éditeurs construisent leurs collections dans une relation étroite avec d’autres médiums, qu’il s’agisse de s’intéresser à d’autres types de créations que la littérature, par exemple le Septième art (collection « Cinéma d’aujourd’hui » chez Seghers), de proposer des disques ou des cassettes ou d’intégrer au sein des volumes des textes issus d’entretiens.

9h – David Gullentops (Vrije Universiteit Brussel) : Jean Cocteau dans « Poètes d’aujourd’hui »

10h – Pierre-Marie Héron (Université de Montpellier) : La collaboration de l’INA à la collection « Qui êtes-vous ? » (La Manufacture)

Pause

11h15 – Selina Follonier (Université de Lausanne) : La collection de monographies audiovisuelles Un siècle d’écrivains : patrimoine littéraire et télévision

12h15 – Discussion conclusive avec Olivier Bessard-Banquy

Conference: “L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports et enjeux”, Mémorial de Caen, 27-28 mars 2019

Caen
27 et 28 mars 2019
L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports et enjeux
L’entrée du colloque est gratuite, mais nécessite une inscription préalable.

Ce colloque est le second volet du colloque “De Verdun à Caen : l’archéologie des conflits contemporains”, dont le premier volet s’est tenu à Verdun du 11 au 13 octobre 2018.

Pour le comité d’organisation,
Vincent Carpentier, Cyril Marcigny, Jean-Luc Leleu, Cyrille Billard

L’archéologie des conflits contemporains :

méthodes, apports, enjeux

Colloque international

27-28 mars 2019 à Caen (Calvados, Normandie)

 

Auditorium du Mémorial de Caen

 

Entrée libre

Archéologie des conflits contemporains.jpg

Conference: “L’innovation dans le patrimoine. Nouvelles lectures et pratiques patrimoniales : la région des Pays de la Loire au miroir de l’Europe”, Angers, 29-30 novembre 2018

Les trois universités ligériennes d’Angers, du Mans et de Nantes organisent les jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2018, à l’université d’Angers (campus Saint-Serge), un colloque intitulé “L’innovation dans le patrimoine. Nouvelles lectures et pratiques patrimoniales : la région des Pays de la Loire au miroir de l’Europe”, autour d’une trentaine d’intervenants universitaires et professionnels de la culture et du patrimoine, ligériens et européens, et de trois thématiques : les “nouvelles frontières” du patrimoine, la place de la technologie numérique dans la chaîne patrimoniale, le patrimoine dans la production de territoires de référence.

Pour en savoir plus : http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/facultes-et-instituts/esthua/colloque-patrimoine.html
Entrée gratuite, sur inscription préalable, à l’adresse : colloque.patrimoine-innovation @ univ-angers.fr

Workshop: 2e Journée de la Recherche au Musée du Louvre, Paris, 28 novembre 2018

Pour la deuxième année consécutive, la direction de la Recherche et des Collections du Musée du Louvre organise une Journée de la Recherche.

Destinée à présenter quelques-uns des projets de recherche menés par les équipes scientifiques du musée et leurs partenaires, cette journée organisée à l’Auditorium du Louvre le 28 novembre 2018 est ouverte à tou.te.s, en libre accès, dans la limite des places disponibles.

Cette année, les deux thématiques abordées seront « Collectionner, collectionneurs, collectionnisme » et « Pourquoi étudier et analyser les matériaux ? ».

Programme détaillé, ci-dessous, et à cette adresse : https://www.louvre.fr/journee-de-la-recherche

2e Journée de la recherche au Musée du Louvre

28 novembre 2018

Voulue comme un rendez-vous annuel, la Journée de la recherche au musée du Louvre est l’occasion de présenter la recherche spécifique menée dans un musée comme le Louvre. Cette journée s’articulera autour de deux tables-rondes :

–          « Collectionner, collectionneurs, collectionnismes » animée par Salvatore Settis et Jannic Durand, qui sera consacrée à l’histoire des collections : Comment ont-elles été constituées ? Quelles personnalités ont été des acteurs de la constitution de nos collections : les archéologues, les collectionneurs, les donateurs, les marchands, … ? Comment sont-elles le reflet de l’histoire du goût ?

–          « Pourquoi  étudier et analyser les matériaux ? » animée Isabelle Pallot-Frossard et Etienne Anheim. Seront abordées les questions de provenances, des techniques et de leur évolution, des ateliers, de la datation, de la copie. Les interventions se feront à deux voix, un chercheur du musée du Louvre et son partenaire chercheur au C2RMF, au LRMH et Laboratoire d’Expertise du Bois et de Datation par Dendrochronologie, Besançon.

10h – Ouverture : Jean-Luc Martinez, président directeur du musée du Louvre

10h15 – Collectionner, collectionneurs, collectionnisme

Animateurs de la table-ronde : Salvatore Settis, président du Conseil scientifique du musée du Louvre et Jannic Durand, directeur du département des Objets d’art

Introduction de la table-ronde : Salvatore Settis

Les collectionneurs

10h30 – Laurence Lhinares, chargée de recherche au département des Arts graphiques et Louis-Antoine Prat, historien d’art, président de la société des Amis du Louvre

His de la Salle, un collectionneur, donateur et passeur

10h40 – Laurent Haumesser, conservateur au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines :

Campana dans l’Italie du Risorgimento : le collectionneur et l’affirmation du patrimoine italien

10h50 – Néguine Mathieux, conservateur, chef du service de l’Histoire du Louvre à la direction de la recherche et des collections :

Les collectionneurs d’antiques au XIXe siècle, histoire du marché de l’art

Les musées et la constitution des collections

11h – François Bridey, conservateur au département des Antiquités orientales

Les misions archéologiques et la constitution des collections de musée : l’exemple de Roland de Mecquenem

11h10 – Stéphane Loire, conservateur au département des Peintures

L’inventaire Napoléon, histoire des collections du Louvre et des musées européens

11h20 : Intervention de Jannic Durand

11h30 – 12h30 : Débat

14h30 – Pourquoi  étudier et analyser les matériaux ?

Animateurs  de la table-ronde : Isabelle Pallot-Frossard, membre du Conseil scientifique du musée du Louvre, directrice du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France et Etienne Anheim, membre du Conseil scientifique du musée du Louvre, directeur d’études de l’EHESS

 

Introduction de  la table-ronde : Isabelle Pallot-Frossard

Techniques de création

14h45 – Annabelle Collinet, ingénieur d’étude au département des Arts de l’Islam et David Bourgarit, ingénieur de recherche au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

ISLAMETAL- Archéométallurgie de la collection du monde iranien médiéval

Ateliers de production

15h – Caroline Thomas, conservateur au département des Antiquités égyptiennes et Lucile Brunel, doctorante au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

Vatican Coffin Project : Étude des cercueils égyptiens du début de la Troisième Période Intermédiaire

Provenance des matériaux

15h15 – Pierre-Yves Le Pogam, conservateur au département des Sculptures et Lise Leroux, ingénieur de recherche au Laboratoire de recherche des Monuments Historiques

Etude de la provenance des sculptures d’albâtre créées en France entre le XIVe et le XVIe,

Datation et authenticité

15h30 – Frédéric Dassas, conservateur au département des Objets d’art et Didier Pousset, archéodendromètre au Laboratoire d’Expertise du Bois et de Datation par Dendrochronologie, Besançon

Le mobilier Boulle

Conservation et restauration

15h45 – Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Eugène-Delacroix et  Bruno Mottin, conservateur au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

Les fresques d’Eugène Delacroix à Valmont

16h : Intervention d’Etienne Anheim

16h15 – 17h15 : Débat

17h15 – Conclusion Jean-Luc Martinez

Conference: Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contextes de crises

Les nouveaux  enjeux  patrimoniaux  en contextes  de crises. Les dynamiques du droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel
19 et 20 novembre 2018
Colloque organisé à l’initiative de la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) à l’occasion des 20ans de la ratification par la France de la Convention de l’UNESCO de 1970 et du premier anniversaire de la ratification du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954.
La protection et la préservation des sites et biens culturels en situation de crise sont des domaines d’intervention donnés comme importants parla directrice générale de l’UNESCO. Dans un contexte de désastres patrimoniaux, qu’il s’agisse des destructions volontaires ou encore des pillages, du trafic illicite de biens culturels à grande échelle notamment en provenance de pays en situation de crise ou de conflit armé,il est utile de revenir sur l’efficacité du système de prévention et de lutte contre cette criminalité culturelle et sur la place des instruments déployés à différents niveaux. Dans cette dernière décennie, on observe que le corpus normatif s’est considérablement enrichi que ce soit au plan international (avec en particulier de nouvelles ratifications de la Convention de 1970sur les importations, exportations et transferts illicites de biens culturels, avec l’adoption de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité del’ONU attachées à la lutte contre le terrorisme en lien avec la question patrimoniale), au plan européen avec la refonte de directives sur la restitution des biens culturels et la Convention du Conseil de l’Europe sur les aspects criminels liés au trafic de biens culturels (Convention de Nicosie, mai 2017), sans compter l’évolution des lois nationales sous l’influence de ces avancées multiples du droit international. Elles marquent aussi une évolution des politiques publiques dans la perception des enjeux internationaux,en particulier dans l’attention portée au patrimoine d’autrui. Dans l’idée que se dessine une responsabilité collective des États en matière de protection du patrimoine, la question des risques climatiques doit évidemment être prise en considération.Dans le même temps, un certain nombre d’Etats ont adopté ou réformé leurs lois,notamment la France, l’Allemagne et l’Italie.Dans ce mouvement convergent, on observe une montée en puissance des outils dans ces différents niveaux d’intervention, ce qui fait tout l’intérêt d’une réflexion sur la façon dont ils se coordonnent, s’articulent, se complètent et sur le besoin d’évolution de la norme. Quelles sont les failles et fragilités de ce système multiniveaux ? La dimension prospective est importante. De ce point de vue, l’idée est de se pencher non pas seulement sur l’édiction de règles aux différents niveaux (sur le droit vu d’en haut) mais également très concrètement sur leur mise en œuvre, qui implique un certain nombre d’administrations, le ministère de la Culture, la police, les douanes, la gendarmerie.La dimension opérationnelle est cruciale. La considération de l’apport du droit international dans l’évolution des instruments de protection du patrimoine culturel, suppose de s’intéresser à la façon dont il diffuse dans les différents espaces de construction du droit, que ce soit l’Europe,ou encore les Etats.