Category Archives: International and national conference

Conference: Fabriques de patrimoines littéraires Extensions des collections de monographies illustrées de poche, Louvain

Fabriques de patrimoines littéraires

Extensions des collections de monographies illustrées de poche

13-15 Décembre 2018 – KU Leuven

s. dir. Mathilde Labbé, David Martens & Marcela Scibiorska

 

Les années 1940 et 1950 sont un moment de profondes mutations dans le champ éditorial français. Dans un contexte marqué par une volonté de démocratisation de l’accès à la culture, l’adoption d’un nouveau format, porteur à la fois d’une évolution technique et d’une révolution des usages et des publics, apparaît comme le vecteur de tous les possibles. Le livre de poche, bien qu’il ne soit pas à proprement parler apparu en 1935 avec la maison Penguin Books, devient un format incontournable dans tous les secteurs de l’édition.

C’est à ce moment que les collections de monographies consacrées aux écrivains, modèle éditorial datant du XIXe siècle, prennent véritablement leur essor du fait de l’introduction d’une importante iconographie et de l’établissement d’un modèle économique à succès. L’inventeur de ce modèle innovant, Pierre Seghers, met sur le marché, en 1944, avec « Poètes d’aujourd’hui », une collection qui devient à la fois le moteur de sa maison d’édition et une formule en vogue combinant essai critique et biographique, anthologie et iconographie. D’autres maisons d’édition récupéreront et adapteront cette formule, à commencer par les Éditions du Seuil, avec la collection « Écrivains de toujours » ou encore, en conférant une place plus centrale encore à l’iconographie, les « Albums de la Pléiade » de Gallimard. Ce modèle critique fera florès durant une quarantaine d’années, avant de progressivement disparaître du paysage éditorial francophone. Ce n’est qu’autour des années 1980 que les collections de Seghers et du Seuil voient leurs ventes ralentir, au moment où un nouveau modèle, à la fois plus coûteux et plus proche de l’ouvrage pédagogique que de l’essai critique, entre sur le marché, avec en particulier, en 1985 les « Découvertes Gallimard », véritable outil de vulgarisation destiné au grand public, qui conserve des Albums Pléiade le prestige du papier glacé et de l’illustration couleur.

Ce colloque a pour objectif de se pencher sur l’histoire de ce modèle critique depuis le XIXe siècle ainsi que sur les diverses mutations processus de transferts et d’imitation de dont il a pu faire l’objet, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, ainsi que dans d’autres domaines combinant diffusion du savoir (artistique, scientifique, musical…) à l’intention d’un large public et fabrique du patrimoine culturel.

 

Ce colloque constitue la rencontre de clôture du projet de recherche « La Fabrique du patrimoine littéraire. Les collections de monographies illustrées de poche en France (1944-2014) ». Il a pour finalité la publication d’un ouvrage de référence sur le sujet. Son programme a été expressément élaboré en fonction de cette finalité. Dans cette perspective, le colloque sera l’occasion de mettre en discussion les différentes études ponctuelles destinées à constituer un ensemble à la fois cohérent et aussi complet que possible. De façon à tirer parti des acquis de la recherche menée à bien, l’ensemble des travaux (publiés ou non) préalablement réalisés dans le cadre de ce projet collectif seront mis à la disposition des participants.

 

 

 

Programme 

 

Jeudi 13

9h30 – Accueil des participants

10h – Mathilde Labbé, David Martens et Marcela Scibiorska – Introduction

 

Généalogies

Les collections illustrées consacrées aux écrivains et combinant introduction et extraits d’œuvres apparaissent dès la seconde moitié du XIXe siècle. Quelles sont leurs formes et leurs finalités au sein du catalogue des maisons d’édition qui les promeuvent ? Quelles conceptions de la littérature et de la figure de l’écrivain véhiculent-elles ?

11h – Jean-Yves Mollier (Université Versailles Saint-Quentin) : L’écrivain illustré ou de l’œuvre à l’homme, la starisation dans les collections littéraires de la première moitié du XXe siècle

 

Positions

Dès les années 1960, le besoin se fait sentir, au sein même des éditions Seghers, de diversifier la collection en la subdivisant (de « Poètes d’aujourd’hui » vont naître « Poètes et chansons », « Ecrivains d’hier et d’aujourd’hui », mais aussi « Cinéma d’aujourd’hui »). Cette galaxie de collections fait des émules au Seuil, qui ont commencé par copier la collection mère pour en faire « Ecrivains de toujours ». Cette première collection est rapidement suivie par une collection de collections intitulée « Microcosmes », et qui regroupe, outre « Écrivains de toujours », « Solfèges », « Maîtres spirituels », « Petite planète », etc.

14h – Hervé Serry (CNRS – Université Paris 8) : L’organisation des collections aux éditions du Seuil. Les tensions d’une stratégie d’entreprise

15h – Marie Gaboriaud (Università degli studi di Genova) : La collection « Solfèges » (1956-1980) : quel panthéon musical pour la France d’après-guerre ?

Pause

16h15 – Marcela Scibiorska (Université de Lausanne) : Les Albums au sein de « la Pléiade » : une patrimonialisation en deux temps

 

Vendredi 14

Migrations

Dans d’autres pays francophones, spécialement désireux, en raison de leur situation périphérique, de façonner pour leur compte leur patrimoine littéraire et culturel, les collections françaises fournissent des modèles qui sont repris et adaptés. Quels sont les principes issus des modèles qui sont conservés ? Quelles sont les éventuelles innovations apportées ? Il convient de remarquer également le travail d’expansion internationale réalisé par une maison comme les Éditions du Seuil : les archives témoignent d’une politique active de revente des ouvrages à des collections étrangères, qui puisent parfois dans ce catalogue des monographies sur des auteurs de leur propre langue.

9h – David Martens (KU Leuven – MDRN) : La collection « Documents iconographiques » de Pierre Cailler. Un patrimoine littéraire en image

10h – Christine Rivalan Guégo (Université Rennes 2) : Une collection à succès de monographies d’écrivains ? Un défi pour l’édition en Espagne

Pause

11h15 – Carmen Van den Bergh (Universiteit Leiden & KU Leuven – MDRN) : Italian writers monumentalized in editorial collections and series: a crossed look on the Castori and the Meridiani

 

Orientations

Au sein d’une même collection, certaines orientations ne laissent pas de se dégager, qui témoignent de la diversité des inclinations des éditeurs. Quelle est la place des autrices dans ces séries, celle de certains groupes ou mouvements (romantisme, surréalisme, nouveau roman), des écrivains francophones (et de certaines catégories d’entre ceux) ?

14h – Mathilde Labbé (Université de Nantes) : L’École de Rochefort chez Seghers : une patrimonialisation collective ?

15h – Claire Ducournau (Université Paul-Valéry Montpellier) : Césaire et Senghor « poètes d’aujourd’hui » chez Seghers : la Négritude en sa patrimonialisation

Pause

16h15 – Claire Lozier (University of Leeds) : Le « poète d’aujourd’hui » et le dramaturge « de tous les temps ». Jean Genet chez Seghers

17h15 – Marianne Di Benedetto (Université Rennes II) : Du décloisonnement à la diffraction d’une collection : entrée de la chanson dans « Poètes d’aujourd’hui »

 

Samedi 15

Extensions

Ces collections se développent durant une phase de l’histoire culturelle marquée par la démocratisation et la diversification des supports et des médiums. Ceci explique que certains éditeurs construisent leurs collections dans une relation étroite avec d’autres médiums, qu’il s’agisse de s’intéresser à d’autres types de créations que la littérature, par exemple le Septième art (collection « Cinéma d’aujourd’hui » chez Seghers), de proposer des disques ou des cassettes ou d’intégrer au sein des volumes des textes issus d’entretiens.

9h – David Gullentops (Vrije Universiteit Brussel) : Jean Cocteau dans « Poètes d’aujourd’hui »

10h – Pierre-Marie Héron (Université de Montpellier) : La collaboration de l’INA à la collection « Qui êtes-vous ? » (La Manufacture)

Pause

11h15 – Selina Follonier (Université de Lausanne) : La collection de monographies audiovisuelles Un siècle d’écrivains : patrimoine littéraire et télévision

12h15 – Discussion conclusive avec Olivier Bessard-Banquy

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Conference: “L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports et enjeux”, Mémorial de Caen, 27-28 mars 2019

Caen
27 et 28 mars 2019
L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports et enjeux
L’entrée du colloque est gratuite, mais nécessite une inscription préalable.

Ce colloque est le second volet du colloque “De Verdun à Caen : l’archéologie des conflits contemporains”, dont le premier volet s’est tenu à Verdun du 11 au 13 octobre 2018.

Pour le comité d’organisation,
Vincent Carpentier, Cyril Marcigny, Jean-Luc Leleu, Cyrille Billard

L’archéologie des conflits contemporains :

méthodes, apports, enjeux

Colloque international

27-28 mars 2019 à Caen (Calvados, Normandie)

 

Auditorium du Mémorial de Caen

 

Entrée libre

Archéologie des conflits contemporains.jpg

Conference: “L’innovation dans le patrimoine. Nouvelles lectures et pratiques patrimoniales : la région des Pays de la Loire au miroir de l’Europe”, Angers, 29-30 novembre 2018

Les trois universités ligériennes d’Angers, du Mans et de Nantes organisent les jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2018, à l’université d’Angers (campus Saint-Serge), un colloque intitulé “L’innovation dans le patrimoine. Nouvelles lectures et pratiques patrimoniales : la région des Pays de la Loire au miroir de l’Europe”, autour d’une trentaine d’intervenants universitaires et professionnels de la culture et du patrimoine, ligériens et européens, et de trois thématiques : les “nouvelles frontières” du patrimoine, la place de la technologie numérique dans la chaîne patrimoniale, le patrimoine dans la production de territoires de référence.

Pour en savoir plus : http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/facultes-et-instituts/esthua/colloque-patrimoine.html
Entrée gratuite, sur inscription préalable, à l’adresse : colloque.patrimoine-innovation @ univ-angers.fr

Workshop: 2e Journée de la Recherche au Musée du Louvre, Paris, 28 novembre 2018

Pour la deuxième année consécutive, la direction de la Recherche et des Collections du Musée du Louvre organise une Journée de la Recherche.

Destinée à présenter quelques-uns des projets de recherche menés par les équipes scientifiques du musée et leurs partenaires, cette journée organisée à l’Auditorium du Louvre le 28 novembre 2018 est ouverte à tou.te.s, en libre accès, dans la limite des places disponibles.

Cette année, les deux thématiques abordées seront « Collectionner, collectionneurs, collectionnisme » et « Pourquoi étudier et analyser les matériaux ? ».

Programme détaillé, ci-dessous, et à cette adresse : https://www.louvre.fr/journee-de-la-recherche

2e Journée de la recherche au Musée du Louvre

28 novembre 2018

Voulue comme un rendez-vous annuel, la Journée de la recherche au musée du Louvre est l’occasion de présenter la recherche spécifique menée dans un musée comme le Louvre. Cette journée s’articulera autour de deux tables-rondes :

–          « Collectionner, collectionneurs, collectionnismes » animée par Salvatore Settis et Jannic Durand, qui sera consacrée à l’histoire des collections : Comment ont-elles été constituées ? Quelles personnalités ont été des acteurs de la constitution de nos collections : les archéologues, les collectionneurs, les donateurs, les marchands, … ? Comment sont-elles le reflet de l’histoire du goût ?

–          « Pourquoi  étudier et analyser les matériaux ? » animée Isabelle Pallot-Frossard et Etienne Anheim. Seront abordées les questions de provenances, des techniques et de leur évolution, des ateliers, de la datation, de la copie. Les interventions se feront à deux voix, un chercheur du musée du Louvre et son partenaire chercheur au C2RMF, au LRMH et Laboratoire d’Expertise du Bois et de Datation par Dendrochronologie, Besançon.

10h – Ouverture : Jean-Luc Martinez, président directeur du musée du Louvre

10h15 – Collectionner, collectionneurs, collectionnisme

Animateurs de la table-ronde : Salvatore Settis, président du Conseil scientifique du musée du Louvre et Jannic Durand, directeur du département des Objets d’art

Introduction de la table-ronde : Salvatore Settis

Les collectionneurs

10h30 – Laurence Lhinares, chargée de recherche au département des Arts graphiques et Louis-Antoine Prat, historien d’art, président de la société des Amis du Louvre

His de la Salle, un collectionneur, donateur et passeur

10h40 – Laurent Haumesser, conservateur au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines :

Campana dans l’Italie du Risorgimento : le collectionneur et l’affirmation du patrimoine italien

10h50 – Néguine Mathieux, conservateur, chef du service de l’Histoire du Louvre à la direction de la recherche et des collections :

Les collectionneurs d’antiques au XIXe siècle, histoire du marché de l’art

Les musées et la constitution des collections

11h – François Bridey, conservateur au département des Antiquités orientales

Les misions archéologiques et la constitution des collections de musée : l’exemple de Roland de Mecquenem

11h10 – Stéphane Loire, conservateur au département des Peintures

L’inventaire Napoléon, histoire des collections du Louvre et des musées européens

11h20 : Intervention de Jannic Durand

11h30 – 12h30 : Débat

14h30 – Pourquoi  étudier et analyser les matériaux ?

Animateurs  de la table-ronde : Isabelle Pallot-Frossard, membre du Conseil scientifique du musée du Louvre, directrice du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France et Etienne Anheim, membre du Conseil scientifique du musée du Louvre, directeur d’études de l’EHESS

 

Introduction de  la table-ronde : Isabelle Pallot-Frossard

Techniques de création

14h45 – Annabelle Collinet, ingénieur d’étude au département des Arts de l’Islam et David Bourgarit, ingénieur de recherche au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

ISLAMETAL- Archéométallurgie de la collection du monde iranien médiéval

Ateliers de production

15h – Caroline Thomas, conservateur au département des Antiquités égyptiennes et Lucile Brunel, doctorante au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

Vatican Coffin Project : Étude des cercueils égyptiens du début de la Troisième Période Intermédiaire

Provenance des matériaux

15h15 – Pierre-Yves Le Pogam, conservateur au département des Sculptures et Lise Leroux, ingénieur de recherche au Laboratoire de recherche des Monuments Historiques

Etude de la provenance des sculptures d’albâtre créées en France entre le XIVe et le XVIe,

Datation et authenticité

15h30 – Frédéric Dassas, conservateur au département des Objets d’art et Didier Pousset, archéodendromètre au Laboratoire d’Expertise du Bois et de Datation par Dendrochronologie, Besançon

Le mobilier Boulle

Conservation et restauration

15h45 – Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Eugène-Delacroix et  Bruno Mottin, conservateur au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

Les fresques d’Eugène Delacroix à Valmont

16h : Intervention d’Etienne Anheim

16h15 – 17h15 : Débat

17h15 – Conclusion Jean-Luc Martinez

Conference: Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contextes de crises

Les nouveaux  enjeux  patrimoniaux  en contextes  de crises. Les dynamiques du droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel
19 et 20 novembre 2018
Colloque organisé à l’initiative de la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) à l’occasion des 20ans de la ratification par la France de la Convention de l’UNESCO de 1970 et du premier anniversaire de la ratification du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954.
La protection et la préservation des sites et biens culturels en situation de crise sont des domaines d’intervention donnés comme importants parla directrice générale de l’UNESCO. Dans un contexte de désastres patrimoniaux, qu’il s’agisse des destructions volontaires ou encore des pillages, du trafic illicite de biens culturels à grande échelle notamment en provenance de pays en situation de crise ou de conflit armé,il est utile de revenir sur l’efficacité du système de prévention et de lutte contre cette criminalité culturelle et sur la place des instruments déployés à différents niveaux. Dans cette dernière décennie, on observe que le corpus normatif s’est considérablement enrichi que ce soit au plan international (avec en particulier de nouvelles ratifications de la Convention de 1970sur les importations, exportations et transferts illicites de biens culturels, avec l’adoption de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité del’ONU attachées à la lutte contre le terrorisme en lien avec la question patrimoniale), au plan européen avec la refonte de directives sur la restitution des biens culturels et la Convention du Conseil de l’Europe sur les aspects criminels liés au trafic de biens culturels (Convention de Nicosie, mai 2017), sans compter l’évolution des lois nationales sous l’influence de ces avancées multiples du droit international. Elles marquent aussi une évolution des politiques publiques dans la perception des enjeux internationaux,en particulier dans l’attention portée au patrimoine d’autrui. Dans l’idée que se dessine une responsabilité collective des États en matière de protection du patrimoine, la question des risques climatiques doit évidemment être prise en considération.Dans le même temps, un certain nombre d’Etats ont adopté ou réformé leurs lois,notamment la France, l’Allemagne et l’Italie.Dans ce mouvement convergent, on observe une montée en puissance des outils dans ces différents niveaux d’intervention, ce qui fait tout l’intérêt d’une réflexion sur la façon dont ils se coordonnent, s’articulent, se complètent et sur le besoin d’évolution de la norme. Quelles sont les failles et fragilités de ce système multiniveaux ? La dimension prospective est importante. De ce point de vue, l’idée est de se pencher non pas seulement sur l’édiction de règles aux différents niveaux (sur le droit vu d’en haut) mais également très concrètement sur leur mise en œuvre, qui implique un certain nombre d’administrations, le ministère de la Culture, la police, les douanes, la gendarmerie.La dimension opérationnelle est cruciale. La considération de l’apport du droit international dans l’évolution des instruments de protection du patrimoine culturel, suppose de s’intéresser à la façon dont il diffuse dans les différents espaces de construction du droit, que ce soit l’Europe,ou encore les Etats.

AAC Colloque Vivre et faire vivre le Moyen Age

Appel à communications

 

Vivre et faire vivre le Moyen Âge

 

Colloque international et pluridisciplinaire

 

organisé par

l’Ethnopôle GARAE (Carcassonne) et le LERASS (Université Paul Sabatier, Toulouse)

 

Carcassonne, 19-20-21 juin 2019

 

 

 

Depuis son invention par les humanistes du XVème siècle, le Moyen Âge habite l’imaginaire occidental et se pare, en fonction des préoccupations propres à chaque période, d’attraits ou de travers variables. Synonyme d’obscurantisme et de barbarie au temps de la Renaissance et des Lumières, il excite les imaginations romantiques qui l’associent à l’enfance de la civilisation[1]. Sous la Troisième République, alors que les tenants de l’ordre politique et religieux d’Ancien Régime le célèbrent en tant qu’âge d’or de la monarchie et de la chrétienté, les chantres de la laïcité et de la démocratie l’exècrent, érigeant en repoussoir le fanatisme et la tyrannie qu’il incarne à leurs yeux. Tous néanmoins s’accordent pour en faire un chapitre essentiel de notre roman national, y compris les plus sévères à son égard qui entrevoient dans ces âges sombres les signes avant-coureurs et salutaires de la modernité républicaine, tel le mouvement communal. S’y recrutent ainsi nombre de héros consensuels, telle Jeanne d’Arc, élevée au rang d’emblème de l’identité française[2]. D’une instrumentalisation l’autre, plus ou moins dans le même temps, minorités et autonomistes produisent d’autres médiévalismes, comme inverses, pour refuser le caractère univoque du récit national et le mythe du progrès[3]. À l’heure de la globalisation et de son corollaire, la crise du sentiment d’appartenance nationale, la portée politique de ce recours au passé médiéval, loin de s’affaiblir, s’actualise[4]. Occupée à écrire son roman continental, l’Union européenne en quête de racines excipe de Charlemagne comme des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, pour (se) convaincre de son unité millénaire. D’une échelle l’autre, le Moyen Âge est par ailleurs appelé au secours de la guerre civilisationnelle que se livrent l’Occident et les mouvements islamistes, tous les belligérants quel que soit leur camp nourrissant leur rhétorique médiatique, les uns de « croisades » à conduire en même temps que d’un « retour au Moyen Âge » à conjurer, les autres de « croisés » à combattre.

 

Cela étant, aujourd’hui sans doute plus qu’hier, l’on se méprendrait à aborder l’invocation du passé médiéval sous le seul angle de ses incidences politiques ou géopolitiques. Le suggère en tous cas l’extension du spectre de ses usages, dans les domaines du jeu[5], de la fête[6], de l’offre touristique[7], etc. (qui n’exclut pas, bien au contraire, la régénération de ses « réceptions » en littérature, au cinéma, au théâtre, en architecture, ou encore dans les arts plastiques) aussi bien que la diversité des enjeux qui leurs sont associés (localistes, sociaux, culturels, économiques, etc.). Les nouvelles manières de « faire sens » que ces évolutions signalent à notre attention vont à l’évidence de pair avec l’avènement d’une autre image du Moyen Âge. Les connotations négatives qui lui sont depuis si longtemps attachées malgré les mérites qu’on a pu concomitamment lui reconnaître, tendent à s’estomper jusqu’à conduire au constat d’une « métamorphose »[8]. Selon Christian Amalvi, celle-ci trouve l’une de ses raisons d’être dans le détachement des doctrines et des traditions confessionnelles instituées, et, conséquemment, dans le moindre écho que rencontre aujourd’hui le combat pour la laïcité. Si, de fait, l’affaiblissement de ce débat profite au Moyen Âge que d’aucuns associaient volontiers à l’intolérance et à l’enrégimentement religieux, il n’explique pas seul ce revirement. Y contribuent par ailleurs, nous dit l’historien, le regard porté par les historiens contemporains, nettement moins disqualifiant que par le passé, et les efforts de vulgarisation dont ont bénéficié leurs travaux auprès du grand public. Mais l’assomption du Moyen Âge doit aussi beaucoup aux nouvelles conceptions du Temps et de l’Histoire apparues avec la fin des utopies totalitaires. Les crises ne sont plus tant regardées comme des ruptures, préludes aux tables rases du passé, que perçues comme des « dénouements »[9], ponctuant une marche du temps complexe, tournée non seulement vers le passé mais aussi vers le futur. Forçant quelque peu le trait en soutenant que « le passé est devenu notre utopie », Christian Amalvi donne la mesure de ce renversement qui participe de la faveur actuelle que rencontre le Moyen Âge.

 

Cet engouement revêt des formes dont le déploiement, loin des « centres de savanterie professionnelle », et donc affranchi de « l’influence de la science professionnelle »[10], inspire méfiance aux médiévistes, lesquels regardent « cette représentation imaginaire privée et subjective des mondes passés, une représentation que l’on pourrait appeler médiévalisante, comme naïve et immédiate »[11].  Abandonnant l’historien à « son érudition et [à] sa hauteur de vue »[12], on le laissera juger de cet « historicisme populaire »[13] et de sa plus ou moins grande conformité à l’historicisme scientifique dont lui-même se revendique, ainsi que du passé qui en procède, selon lui « anhistorique »[14] ou « non-historique »[15], « fantasmé ou folklorique »[16].  Car l’on peut tout aussi bien appréhender le passé ainsi produit pour ce qu’il est, en l’occurrence « une esthétique, une atmosphère »[17], « un passé purement aspectuel, poétique ou dramatique »[18]. Adoptant cette perspective, Gil Bartholeyns montre que le cinéma, à l’instar de la littérature, se préoccupe moins de faire œuvre d’historien que d’user du « caractère exogène des situations pour exprimer une vérité humaine qui transcende précisément l’histoire »[19]. Parallèlement, cet historien des cultures visuelles se penche sur les jeux de rôles grandeur nature et, convaincu de l’inanité de toute interprétation du phénomène en termes d’ « actualisation historique », il propose de considérer le Moyen Âge comme « un opérateur ludique », doté d’ « une fonction créatrice »[20]. Fort du constat que le Moyen Âge « est un moyen et non une fin »[21], il identifie « une troisième espèce vivante du passé »[22], distincte de l’histoire et de la mémoire, nous invitant dans la foulée à « entreprendre une anthropologie des pratiques du passé »[23].

 

Dans la même perspective, les sciences de l’information et de la communication (SIC) ont ouvert, depuis une dizaine d’années, un champ de recherche sur les médiévalismes et leurs circulations dans l’espace public aujourd’hui. Parmi les premiers, Gérard Chandès, a envisagé ces questions de manière théorique en proposant en 2007 un modèle sémio-pragmatique d’information et de communication appliqué aux représentations du Moyen Age.[24] Les résurgences néo médiévales ou transmédiévales, sont une réalité contemporaine indéniable que d’autres chercheurs en SIC ont cherché à mettre au jour. Ces travaux sur la symbolique médiévale et la prégnance contemporaine de la « sémiosphère transmédiévale » dessinent peu à peu les modalités et les finalités des relations que la modernité (c’est-à-dire nous) entretient avec le Moyen Âge (c’est à dire une altérité) à travers une kyrielle de documents d’objets ou de dispositifs médiateurs. Cette étude des discours à thématiques médiévales dans la culture contemporaine s’appuie sur les traces symboliques et matérielles du Moyen Age et ce qu’en disent différents protagonistes. Ce faisant ils observent les représentations et re-sémantisations du Moyen Age dans les documents, les événements et les manifestations à sujets médiévalisants d’aujourd’hui. Les thématiques de l’historiographie médiévale, la chevalerie, la féodalité, la foi, l’héroïsme, etc. sont réutilisés et chargés de sens nouveaux. Les processus de communication et les objets hétérogènes ainsi mis au jour sont observés dans leurs « croisements symboliques ». Les phénomènes communicationnels aussi divers que la publicité[25], la musique ou le théâtre[26], les reconstitutions médiévales[27], la communication institutionnelle transmédiatique[28] constituent un corpus dont il convient de déceler les enjeux et les contours tout en montrant comment naissent et circulent les stéréotypes néomédiévaux ou se crée une typologie des discours transmédiévaux déterminant « les signes élémentaires de ce qui peut être perçu comme “médiéval” hors du champ de l’érudition »[29]. Des formes manifestes de Moyen Age circulent dans l’espace public de la culture et du patrimoine. Ces formes figuratives simples comme le cercle, le créneau ou la croix « ne sont pas seulement un véhicule (de l’identité médiévale), mais aussi un pilote (du discours néo médiéval) autrement dit elles ne servent pas seulement à dupliquer le discours médiéval, mais plus encore à le répliquer »[30] .

 

Marchant dans les pas de ses chercheurs en anthropologie, en sociologie ou en sciences de l’information et de la communication, nous aurons en premier lieu soin d’apporter au tableau des médiévalismes contemporains les nuances qui s’imposent. Ainsi nous semble devoir être corrigée l’impression d’un grand partage entre historicismes, savant et populaire. Sans contester la pertinence de ces polarités ainsi que leur utilité heuristique, nous prendrons acte de l’absence de solution de continuité et, partant, d’une réalité plus feuilletée dont témoignent un certain nombre d’enquêtes récentes[31]. En effet, la reconstitution historique, et plus largement l’histoire vivante, mêlent plus ou moins les genres. Tout en sachant bien faire le départ entre « reconstitution » et « évocation », entre savoir scientifique et culture populaire, et jouer de ces distinctions pour se démarquer les uns des autres, les praticiens du Moyen Âge concernés allient, dans des proportions variables, travail de recherche et simple quête de vraisemblance, reproduction à l’identique et approximations, histoire événementielle et histoire de la vie quotidienne, intervention au sein de l’institution patrimoniale (musée, monument, etc.) et prestation pour l’industrie touristique, dialogue avec les publics et goût de l’entre-soi, déconstruction des représentations et reconduction des stéréotypes, didactisme et divertissement, incitation à la participation et invitation à une consommation passive, etc. Or c’est précisément ces situations d’« entre-deux » que nous nous proposons d’explorer plus avant à l’occasion de ce colloque, sans perdre de vue le continuum dans lequel elles s’inscrivent, de l’expérimentation archéologique la plus soucieuse d’exactitude scientifique aux med fan gameslivrés aux imaginations les plus débridées.

 

Car dans leur diversité et complexité, toutes ces manières de ressusciter le Moyen Âge ne sont pas sans évoquer les tensions, sinon les contradictions, observables au cœur de notre présent du patrimoine. Qu’est-ce à dire ? Analysant, dans une perspective historique et anthropologique, les rapports des sociétés occidentales à la pérennité, Daniel Fabre a bien mis en évidence le fait que l’avènement relativement récent du « patrimoine »[32], après celui du « monument » au XIXème siècle, n’a pas entraîné la substitution du premier (chronologiquement parlant) par le second, mais a plutôt donné lieu à un phénomène de superposition, dans un rapport qui est moins d’élimination que de réemploi[33]. De fait, coexistent les logiques quelque peu antinomiques dont procèdent les deux « dispositifs » (au sens foucaldien du terme) : entre autres, l’extension des limites du patrimonialisable jusqu’aux limites de l’immatériel, l’affirmation du droit des « communautés » à patrimonialiser ou encore la prééminence accordée à l’expérience dans l’appropriation et la jouissance des biens patrimonialisés constituent quelques-unes des tendances propres à contredire le principe de l’onction monumentale, quant à elle prérogative de l’État et réservée aux seuls emblèmes d’une histoire nationale, laquelle ne se transmet bien que par le truchement du récit. Les médiations, situées au mitan de la chaîne patrimoniale et formant de fait ce nœud où se rencontrent, s’entremêlent, voire se fertilisent les représentations portées par les experts et les publics, donnent tout particulièrement bien à voir ce présent contrasté. Du reste, plus qu’elles n’en forment l’observatoire idéal, elles en semblent le symptôme, ne serait-ce qu’en tant que « démarche vers (de) l’autre »[34] propre à concilier les impératifs de démocratisation et de démocratie culturelles, respectivement assignables à l’un et l’autre paradigmes[35]. Pour en revenir aux médiévalismes qui nous occupent, nul doute, au regard de ce que les premières études en ont révélé, qu’ils sont au diapason de notre passé présent et des médiations qui lui sont consubstantielles. Voire en donnent-ils le la.

 

L’objet de ce colloque, « Vivre et faire vivre le Moyen Âge », qui pour faire droit aux médiévalismes contemporains, s’intéressera à leurs différentes expressions, aux acteurs qui s’en revendiquent, aux enjeux qui les sous-tendent, tentera de cerner cet archétypisme dont nous faisons ici l’hypothèse. Mais plutôt que de viser l’inventaire exhaustif des pratiques, des praticiens et des intentions, il nous paraît plus pertinent d’encourager, dans le  sillage des  heritage studies, et ce à partir d’enquêtes situées, des angles d’approche encore peu usités, tels la place faite aux femmes, le rôle assignés aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces (artefacts, monuments, archives, etc.) et agissent sur leur représentation. La diversité de ces entrées, adossée à la perspective résolument pluridisciplinaire et comparatiste qui présidera à cette rencontre, permettra de multiplier et de croiser les points de vue de manière à mieux appréhender ces médiévalismes et à mieux comprendre la manière dont ils s’inscrivent, tout en saillance, dans notre modernité patrimoniale.

 

 

 

 

Comité scientifique

 

–        Christian Amalvi, PR en Histoire contemporaine, Université Paul Valéry, Montpellier, CRISES

–        Tiphaine Barthélémy de Saizieu, PR en anthropologie et sociologie, Université de Picardie – Jules-Verne, CURAPP-ESS

–        Laure Barthet, Conservateur du Musée Saint-Raymond, Toulouse

–        Gérard Chandès, PR en SIC, Université de Limoges, CeReS

–        Patrick Fraysse, MCF HDR en SIC Université Paul Sabatier Toulouse 3, LERASS

–        Manon Istasse, ethnologue, chargée de recherches FNRS, LAMC, Université libre de Bruxelles

–        Daniel Jaquet, Université de Berne, Institut d’Histoire et Musée militaire, Château de Morges et ses musées

–        Laurent Macé, PR Histoire, Université Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA – Terrae.

–        Gérard Régimbeau, PR en SIC, Université Montpellier 3 Paul Valéry, LERASS-CERIC

–        Sylvie Sagnes, ethnologue, CR CNRS, IIAC – Equipe Lahic, présidente de l’Ethnopôle GARAE

–        Claudie Voisenat, ethnologue, chargée de mission pour la recherche, ministère de la Culture, mise à disposition du CNRS, IIAC – Équipe Lahic

 

Note aux candidats

 

Les propositions de communication devront être adressées au plus tard le 19 novembre 2018 à l’adresse suivante : colloque.medievalisme@gmail.com

Elles devront répondre aux normes suivantes :

–        Nom, prénom du ou des auteurs

–        Statut(s) et institution(s) de rattachement

–        Adresse(s) de messagerie

–        Titre de la communication proposée

–        Résumé de la proposition, de 2 000 signes maximum

 

Les propositions reçues seront évaluées de façon anonyme par le comité scientifique. Des réponses seront rendues dans le courant de la deuxième quinzaine de décembre 2018.

 

Les propositions retenues devront donner lieu à un texte le plus abouti possible à la veille du colloque, de façon à pouvoir être communiquées aux modérateurs. Ces premières versions devront être transmises au plus tard le 1er juin 2019. Dans l’optique d’une publication collective, les versions définitives seront attendues pour le 20 septembre 2019.

 

 

 

[1] Durand-Le Guern Isabelle, Le Moyen Âge des romantiques, PUR, Rennes, 2001 ; G. Keller Barbara, 1994, The Middle Ages Reconsidered: Attitudes in France from the Eighteenth Century through the Romantic Movement, New York, Peter Lang.

[2] Amalvi Christian, Le Goût du MoyenÂge, Plon, Paris, 1996.

[3] Voir par exemple : Soula René, Les Cathares entre légende et histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXème siècle à nos jours, Institut d’Études Occitanes, Toulouse, 2005 ;Karine-Larissa Basset, Le légendaire sarrasin en France. Configurations et histoire d’un contre-récit national, Grenoble, Centre alpin et rhodanien d’ethnologie, 2006.

[4] Carpegna Falconieri Tommaso di, Médiéval et militant. Penser le contemporain à travers le Moyen Âge, (traduit de l’italien par Michèle Grévin)Publications de la Sorbonne, Paris, 2015.

[5] Eidôlon, « Le Moyen Âge en Jeu », n°86, 2009.

[6] Histoire et Images médiévales, « Ils font revivre le Moyen Âge », n°24, 2011.

[7] ESPACES tourisme et loisirs, « L’imaginaire du Moyen Âge, facteur d’attractivité touristique », n° 312, 2013.

[8] Amalvi Christian, « Du Moyen-Âge barbare au Moyen-Âge matrice de la modernité : histoire d’une métamorphose historiographique. Du romantisme à l’histoire des mentalités 1830-2015 », Perspectives médiévales. Revue d’épistémologie des langues et littératures du Moyen Âge, 37, 2016 [en ligne] https://journals.openedition.org/peme/9550

[9] Ruffel Olivier, Le dénouement, Lagrasse, Verdier, 2005.

[10] Rider Jeff, « L’utilité du Moyen Âge », Itinéraires LTC, 3, 2010 : 40.

[11] Ibid. : 41.

[12] Bartholeyns Gil, « Loin de l’Histoire », Le Débat, Vol 5, n° 177, 2013 : 118.

[13] Ridder, op. cit. : 42.

[14] Ibid. : 41.

[15] Bartholeyns, op. cit. : 117.

[16] Ibid. : 118.

[17] Ibid. : 117.

[18] Ibid. : 117.

[19] Bartholeyns Gil, « Le passé sans l’histoire. Vers une anthropologie culturelle du temps », Itinéraires LTC, 3, 2010 : 53.

[20] Ibid. : 58.

[21] Bartholeyns Gil et Bonvoisin Daniel, « Le Moyen Âge sinon rien. Statut et usage du passé dans le jeu de rôles grandeur nature », in Élodie Burle-Errecade et Valérie Naudet (dir.),Fantasmagories du Moyen Âge. Entre médiéval et moyenâgeux, Aix-Marseille, Presses universitaires de Provence, 2014 : 54.

[22] Bartholeyns, 2013, op. cit. : 118.

[23] Bartholeyns, Bonvoisin, op. cit. : 55.

[24] Chandès Gérard, SEMIO/SPHERE/TRANS/MEDIEVALEUn modèle sémiopragmatique d’information et de communication appliqué aux représentations du moyen âge, Université de Limoges – Centre d’Etudes et de Recherches Sémiotiques Édition entièrement revue, mise à jour et augmentée de l’étude originale rédigée en 2004-2005 pour un dossier d’Habilitation à Diriger la Recherche (Université de Poitiers, 2006), 2007, [en ligne] http://epublications.unilim.fr/revues/as/pdf/4783

[25] Bocquet Martine, Communication des entreprises et des institutions : Un regard médiéval, Paris, L’Harmattan, 2015.

[26] Deramond Julie,  « Les cantiques sur Jeanne d’Arc, ou quand l’Église fait sa publicité (1870-1920) », Le Temps des Médias, n°17, 2011 : 21 -29.

[27] Paris Emmanuel, « Fêter le Moyen Âge en l’absence de ces vestiges », Espaces, n°312, 2013 : 102-112 ; ou Fraysse Patrick, « Images du Moyen-Age dans la ville : l’inscription spatiale de médiévalité », Communication et langages, n°171, 2012 : 3-18.

[28] Bideran Jessica De, Bourdaa Mélanie, Argod Pascale, Bernard Katy, « Les voies d’Aliénor ou la construction d’un médiévalisme transmédiatique », dans revue ¿ Interrogations ?, n° 26, Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge, 2018, [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Les-voies-d-Alienor-ou-la

[29] Chandès Gérard, « Réplicateurs visuels et sonores du monde néo médiéval », in Vincent Ferré (dir.), Médiévalisme, modernité du Moyen Âge, Paris, L’Harmattan, 2010 : 396.

[30] Ibid. : 168.

[31] Tuaillon Demésy Audrey, La re-création du passé : enjeux identitaires et mémoriels, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013 ; « Mémoire, histoire et patrimoine. Une illustration : la pratique de l’histoire vivante médiévale », Émulations, n°11, 2013 : 2-8 ; « L’histoire vivante médiévale. Pour une ethnographie du “passé contemporain” », Ethnologie française, Vol 44, n°4, 2014 : 725-736 ; « La cuisine des reconstitutions historiques : réinventer l’alimentation du passé », Anthropologie et Sociétés, 42(1), 2018 : 289–309 ; Fraysse Patrick, « Les mises en scène du Moyen Âge dans les fêtes populaires médiévales », Communication & langages, n°191, 2017 : 29-50 ; Fraysse Patrick, Barthet Laure, « Muret 2013, reconstitution d’une bataille médiévale méridionale oubliée », ¿Interrogations ?, n° 26, Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge, 2018 [En ligne] http://www.revue-interrogations.org/Muret-2013-reconstitution-d-une

[32] Voisenat Claudie, « Le tournant patrimonial », in Claudie Voisenat & Christian Hottin (dir.), Le Tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, MSH, 2016 : 17-41.

[33] Fabre Daniel, « L’ordinaire, le familier, l’intime, loin du monument », in Claudie Voisenat & Christian Hottin (dir.), Le Tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, MSH/MC, 2016 : p. 43-58.

[34] Caillet Élisabeth, « L’ambiguïté de la médiation culturelle : entre savoir et présence », Publics et Musées, n° 6, 1994 : 60.

[35] Sagnes Sylvie, « Au miroir de la médiation : le présent du patrimoine », Le patrimoine comme expérience. Implications anthropologiques, (sous la direction de Jean-Louis Tornatore), MSH, Paris, à paraître.

Conference: POEM Opening Conference programme

Programme of the POEM Opening Conference
Participatory Memory Practices: Connectivities, Empowerment, and Recognition of Cultural Heritages in Mediatized Memory Ecologies

Date: 13.-14.12.2018
Venue: Museum der Arbeit (Wiesendamm 3, 22305 Hamburg, Germany)

Thursday 13.12.18
12:00                  Registration
13:00-13:15       Welcome addresses
13:15-13:45       Introduction of the POEM project by Gertraud Koch (POEM Coordinator, University of Hamburg, Germany)
13:45-14:30       Keynote by Susanne Wessendorf (London School of Economics, United Kingdom)
Pitfalls and promises of researching super-diversity

14:30-15:15       Keynote by Gisela Welz (Goethe University Frankfurt/Main, Germany)
“A common cultural basis for a European demos?” Heritage making and participatory memory practices in Europe

15:15-15:30       Coffee Break & Poster Presentation of POEM partner organisations

15:30-16:15       Block 1.1: Building connectivities through institutions

Isto Huvila & Inge Zwart (Uppsala University, Sweden)
Professional take on participation

Maria Economou & Franziska Mucha (University of Glasgow, United Kingdom)
Crowdsourcing of cultural heritage digital collections through gamification

Maria Economou & Cassandra Kist (University of Glasgow, United Kingdom)
The role of museums’ social media for the engagement with arts and culture

Elisabeth Tietmeyer & Susanne Boersma (Stiftung Preußischer Kulturbesitz, Germany)
Collaboration and incorporation of vulnerable groups in professional participatory memory work

16:15-17:45       Block 1.2: Building connectivities through institutions & discussion

Stefan Benedik (House of Austrian History, Austria)
Beyond digital collecting – participatory experiments in the house of Austrian history’s online museum

Emily Oswald (University of Oslo, Norway)
“See where this is?” A local history museum’s Facebook concept and the use of historical photographs for reminiscing on social media

Dagmar Brunow (Linnaeus University, Sweden)
Recognizing ethnic and social minorities in audiovisual archives in Europe: archival challenges, community ethics and inclusive heritage

17:45-18:00       Coffee break & poster presentation of POEM partner organisations

18:00-19:00       Transfer
19:00-20:30       Social Event (tba)
20:30                  Reception

Friday 14.12.2018
09:00-09:45       Block 2.1: Connectivities built by people and groups

Theopisti Stylianou-Lambert & Lorenz Widmaier (Cyprus University of Technology, Cyprus)
Sharing vs. collecting? Perceptions of photographs online

Rachel Charlotte Smith & Asnath Paula Kambunga (Aarhus University, Denmark)
Future memory making: Prototyping (post-) colonial imaginations with Namibian youth

Ton Otto & Anne Chahine (Aarhus University, Denmark)
Future memory making: Co-creating (post-) colonial imaginations with youth
from Greenland and Denmark

Ross Hall & Eleni-Aikaterini Moraitopoulou (Ashoka, United Kingdom)
Young people empowerment and social inclusion through PMW in Ashoka Changemaker Schools

Theopisti Stylianou-Lambert & Myrto Theocharidou (Cyprus University of Technology, Cyprus)
Uses of digital cultural heritage databases for people’s memory and identity work

09:45-11:15       Block 2.2: Connectivities built by people and groups & discussion
Özge Çelikaslan (Karlsruhe University of Arts and Design, Germany)
Politics of memory in the case of collective counter-archive practices

Dahlia Mahmoud & Elisabeth Stoney (Zayed University, Abu Dhabi)
Community, creative practice and sharing marginal narratives

Špela Ledinek Lozej (Institute of Slovenian Ethnology, Slovenia)
Collaborative inventory – participatory linking of cultural heritage collections in the Slovenian-Italian cross-border region

11:15-11:30       Coffee Break & Poster Presentation of POEM partner organisations
11:30 -12:15     Block 3.1: Connectivities built by memory modalities
Gertraud Koch & Quoc-Tan Tran (University of Hamburg, Germany)
Memory modalities in diverse types of memory institutions

Gertraud Koch & Jennifer Krueckeberg (University of Hamburg, Germany)
Modalities of personal memory work

Isto Huvila & Dydimus Zengenene (Uppsala University, Sweden)
Managing participatory ecologies of memory modalities

Gertraud Koch & Angeliki Tzouganatou (University of Hamburg, Germany)
Internet ecologies of open knowledge as future memory modalities

12:15-13:00       Lunch
13:00-14:30       Block 3.2: Connectivities built by memory modalities & discussion
Sandra Trostel (Independent filmmaker, digital storyteller)
Documentary film as a freely available cultural asset – a case study on the project “All creatures welcome”

Susanna Ånäs (Open Knowledge Foundation Finland and Wikimedia, Finland)
Wikidocumentaries – a micro history wiki for citizen historians

Sónia Vespeira de Almeida & Sónia Ferreira (FCSH‐Universidade Nova de Lisboa, Portugal)
Portuguese exiles in Europe. Uses of the past and participatory memory

Olle Sköld & Ina-Maria Jansson (Uppsala University, Sweden)
How videogamers make memory: a study of memory work in videogame communities and the opportunities and pitfalls of its inclusion in the collections of public memory institutions

14:30-14:45       Coffee break & poster presentation of POEM partner organisations
14:45-15:30       Closing session
16:00                  Guided Museum tour (in English)

This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation
programme under the Marie Skłodowska-Curie grant agreement No. 764859.

European Training Network “POEM”
University of Hamburg
Institute of European Ethnology/Cultural Anthropology
Grindelallee 46 | 20146 Hamburg | Germany

phone: +49 (0)40 42838-9942
mail: poem.gwiss@uni-hamburg.de<mailto:poem.gwiss@uni-hamburg.de>
web: https://www.poem.uni-hamburg.de/<https://nam03.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.poem.uni-hamburg.de%2F&data=02%7C01%7C%7Cdb126aab09d84d259ae408d6342980d4%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C636753750192842238&sdata=AzfXfdxRrlCH9lnzfCprAuhPdx5qIYbMNtePpvItTok%3D&reserved=0>
twitter: POEM_H2020<https://nam03.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Ftwitter.com%2FPOEM_H2020&data=02%7C01%7C%7Cdb126aab09d84d259ae408d6342980d4%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C636753750192842238&sdata=MB4sCWNvP80xAtnKxkcEk%2FWkGqaj5qO5opw%2FlKIj3jk%3D&reserved=0>

Conference: “Héritage sportif et dynamique patrimoniale” Congrès européen CESH/Carrefour SFHS, 2018, Bordeaux

18e Carrefour d’histoire du Sport (SFHS)
22e Congrès du Comité Européen d’Histoire du Sport (CESH)
http://www.colloque-bordeaux2018.eu/wp-content/uploads/2018/10/Programme-7.pdf
29, 30 et 31 octobre 2018 à Bordeaux.

Environ 90 communications, et 10 conférences plénières ou table-rondes
entre le Musée d’Aquitaine, la Maison des sports
et la Faculté des STAPS de l’université de Bordeaux,
sur le thème “Héritage sportif et dynamique patrimoniale”

Site internet et projet scientifique:
http://www.colloque-bordeaux2018.eu/

Seminar: Séminaire Patrimoine et Patrimonialisation. Rencontre du 23 novembre 2018

La séance du 23 novembre aura pour thème La patrimonialisation aux marges de l’art.

 

Nous aurons le plaisir d’accueillir :

Sophie Maisonneuve,

Patrimonialisation : une histoire de la musique comme marchandise

Arnaud Baubérot,

Le rock au musée. Une culture jeune et rebelle peut-elle devenir objet de patrimoine ?

Giuseppina Sapio,

Patrimonialiser la “trivialité” : la collection de films d’amateurs du Forum des images

Stéphanie Louis,

Le cinéma, par ailleurs… Les différents prismes de patrimonialisation du cinéma au XXe siècle

Géraldine Leroux,

Regards d’artistes sur la patrimonialisation de l’art océanien

Alain Bouillet,

Des dangers encourus par l’Art Brut le temps venu de sa reconnaissance ?

Horaires : de 10 h à 13 et de 14 h à 17 h 30

Salle Rameau, Ministère de la culture, 182 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Ces rencontres sont ouvertes au public sous réserves d’inscription préalable (au moins 48 h à l’avance) à l’adresse: https://framaforms.org/seminaire-patrimoines-et-patrimonialisation-les-inventions-du-capital-historique-xix-xxie-siecles

Conference: 12e colloque de l’IEHCA, “L’alimentation comme patrimoine culturel : enjeux, processus et perspectives”, Tours, 15-17 novembre 2018

12e colloque de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA)
“L’alimentation comme patrimoine culturel : enjeux, processus et perspectives”
organisé à l’hôtel de ville et à la Ville Rabelais à Tours, les 15-17 novembre 2018, dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine culturel, avec le soutien de la direction générale des Patrimoines.
http://iehca.eu/fr/actualites-agenda/l-alimentation-comme-patrimoine-culturel-enjeux-processus-et-perspectives 
Renseignements : Sylvie Valette & Loïc Bienassis
loic.bienassis@iehca.eu
contact@iehca.eu

Pour en savoir plus sur les activités de recherche de l’IEHCA : www.iehca.eu