Monthly Archives: January 2021

Conference: “Architecture et patrimoines : nouveaux risques, nouvelles réponses” 3-4 mars 2021

Colloque “Architecture et patrimoines : nouveaux risques, nouvelles réponses

Mercredi 3 et jeudi 4 mars 2021

En ligne

Colloque de la direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture, en partenariat avec l’Institut national du patrimoine.

La manifestation portera sur les «nouveaux» risques pesant sur les patrimoines, entendus au sens le plus large, incluant les dimensions matérielle, immatérielle, numérique et naturelle. Elle traitera des risques qui sont apparus ou se sont renforcés depuis le début du siècle, résultant de catastrophes naturelles ou de facteurs anthropiques− intentionnels ou non−, sur leur accélération, leur accumulation, leur convergence, ainsi que sur les réponses apportées aujourd’hui par la communauté des professionnels et plus largement, par l’ensemble des acteurs du patrimoine culturel.

Le thème promeut une approche globale de la conservation du patrimoine. Il souhaite mettre en avant les réseaux interdisciplinaires de connaissances et de compétences, issus à la fois de la pratique sur le terrain et de la recherche (en sciences expérimentales, en sciences humaines et sociales et en sciences du numérique), ainsi que les actions et les politiques conçues pour apporter des solutions et assurer, face à ces nouveaux risques, la sauvegarde et la transmission d’un patrimoine accessible à tous.

Compte-tenu des contraintes sanitaires le colloque se tiendra en ligne.

Programme et formulaire d’inscription sur le site du ministère de la Culture :

https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Connaissance-des-patrimoines/Actualites/Architecture-et-patrimoines-nouveaux-risques-nouvelles-reponses

Ministère de la Culture

Délégation à l’inspection, à la recherche et à l’innovation (DIRI)

Seminar: Les collections vivantes au prisme des sciences humaines et sociales, 27 janvier 2021

Séminaire Collections vivantes (Muséum-EHESS)Les collections vivantes au prisme des sciences humaines et sociales

Organisateurs : Mathilde Gallay-Keller, Doctorante EHESS, LAS-Paloc, Dominique Juhé-Beaulaton, Directrice de recherche CNRS, CAK, Serge Reubi, Maître de conférences MNHN, CAK, Mélanie Roustan, Maître de conférences MNHN, Paloc

Contacts : mathilde.gallaykeller@ehess.frserge.reubi@mnhn.frmelanie.roustan@mnhn.frdominique.juhe-beaulaton@mnhn.fr,

Séance 5. Mercredi 27 janvier 2021

14h30-17h30

Humains et microbes. Enjeux des collections de micro-organismes prélevés sur l’humain

En discussion : Les collections de microbes peuvent-elles être un élément de réponse face aux maladies humaines, mais aussi face à la crise de la perte de la diversité ? Nous explorerons quelques tentatives de gestion mondialisée des micro-organismes par le biais de collections, qu’il s’agisse de collections de microbes pathogènes pour l’humain, ou au contraire de collections de micro-organismes bénéfiques sur la santé humaine. Ces collections invitent-t-elles à remettre en cause nos représentations du corps humain, de la santé, de l’environnement, ainsi que nos relations aux micro-organismes ? La prétention de ces collections à l’universel est-elle soutenable ? La séance permettra d’historiciser les relations des humains aux microbes, en montrant l’évolution des raisons de créer des collections de microbes au 20ème et au 21èmesiècle.

Invité(e)s :

Alexis Zimmer, Maître de conférences en Histoire et politique de la santé et de l’environnement aux 19e et 20e siècles. Université de Strasbourg, Département d’Histoire des sciences de la Vie et de la Santé (DHVS). 

À la recherche des microbiotes perdus. Collecter, cultiver et conserver une biodiversité « en danger»

Frédéric Vagneron, Maître de conférences en Histoire de la médecine et de la santé. Université de Strasbourg, Département d’Histoire des sciences de la Vie et de la Santé (DHVS).

Le monde perdu de Paul Hauduroy. Heurs et malheurs de la collection internationale lausannoise de types microbiens (1944-1970)

Résumés et bibliographie indicative :

Alexis Zimmer, « À la recherche des microbiotes perdus. Collecter, cultiver et conserver une biodiversité « en danger»«  : Les recherches actuelles sur le microbiome humain — le génome des populations microbiennes résidant dans notre corps, mais plus largement l’écosystème complexe de ces micro-organismes, également appelé microbiote — révèlent une catastrophe négligée : de nombreuses créatures microbiennes et parasitaires avec lesquelles les organismes humains entretenaient des relations symbiotiques ont disparu ou sont en passe de disparaitre. En d’autres termes, la crise écologique, l’effondrement de la biodiversité qui caractérise notre époque, serait également à l’œuvre dans nos corps. En même temps, depuis 2013, les collectes et les analyses de microbiotes de populations de « chasseurs-cueilleurs » se sont multipliées. Ces recherches attestent d’une plus grande richesse et variété des microbiotes intestinaux dans ces communautés, par rapport à ceux des populations occidentales et urbaines. Ces recherches font l’hypothèse que cette richesse et cette variété expliquent la moindre fréquence des maladies « chroniques » qui affectent ces populations. Cependant, selon certaines estimations, d’ici 2050, plus de deux milliards et demi de personnes auront quitté leur mode de vie dit « traditionnel » pour rejoindre les modes de vie urbains. Face à cette situation, et « tant qu’il est encore temps », des chercheurs du MIT ont lancé une vaste campagne de collecte et de conservation de microbiotes intestinaux auprès de populations supposées relativement indemnes des modes de vie occidentaux : le Global Microbiome Conservancy. 

L’enjeu n’est autre que de construire, sur le modèle de la réserve mondiale de semences du Svalbard en Norvège, une banque de souches microbiennes qui « représente la collection la plus complète de bactéries intestinales humaines au monde ; sert de ressource unique et sur le long terme pour la recherche sur le microbiome ; préserve l’héritage d’exception de groupes indigènes dont les modes de vie traditionnels sont mis en danger par la globalisation et le changement climatique. »

À partir d’entretiens et d’analyses de la littérature scientifique, notre présentation cherche à interroger ce sauvetage d’échantillons biologiques de populations censées disparaître au profit de celles censées demeurer. Il s’agira notamment de questionner l’articulation de ces pratiques de conservation aux environnements plus larges et aux histoires dans lesquels les microbiotes et les populations rencontrées sont plongés.

Brives Charlotte et Zimmer Alexis, « Un tournant microbien ? », Revue d’anthropologie des connaissances (à paraitre en 2021).

Zimmer Alexis, «These are not only collections. Microbiotic collapse and salvage biology», in Charlotte Brives, Matthäus Rest, Salla Sariola (eds.), With Microbes, 2021, Mattering Press, Manchester.

Zimmer Alexis, « Collecter, conserver, cultiver des microbiotes intestinaux. Une biologie du sauvetage », Écologie et Politique, dossier « Sur les traces de la santé environnementale » coordonné par Renaud Bécot, Stéphane Frioux et Anne Marchand, 2019, n°58, p. 135-150.

Frédéric Vagneron, « Le monde perdu de Paul Hauduroy. Heurs et malheurs de la collection internationale lausannoise de types microbiens (1944-1970)«  : Créée en 1944, à Lausanne à l’initiative du bactériologiste Paul Hauduroy, la collection de types microbiens a connu un succès aussi bref qu’éphémère. Établie bien avant même la création de la Fédération mondiale des collections de cultures (WFCC), elle a été parrainée par l’Académie suisse des sciences médicales, l’UNESCO et l’Union internationale des sociétés de microbiologie, puis par l’OMS. Au milieu des années 60, la collection suisse est devenue le « Centre international d’information et de distribution des cultures types ». Pour encourager la recherche médicale, améliorer et harmoniser la taxonomie bactérienne, ou fournir des souches pour des interventions de santé publique, le projet a cherché à lyophiliser autant de micro-organismes pathogènes pour l’homme que possible. Cinquante ans plus tard, la mémoire du Centre a presque disparu. La collection, qui compte plusieurs milliers de souches et de feuilles de carton, a été dispersée ou détruite.

A partir des archives des acteurs de ce projet pionnier, cette présentation éclaire d’abord les temporalités de ce projet (celle des organismes biologiques, des porteurs du projet, des pratiques scientifiques), puis les infrastructures scientifiques, techniques et humaines qui ont permis cet échange international d’organismes et régi sa courte durée de vie. Comme d’autres projets de collecte menés simultanément (Landecker 2007 ; Radin 2017), la collection de Lausanne permet de s’interroger sur le statut historique des bioarchives accumulées pendant la Guerre froide et sur les fragiles intérêts internationaux qu’elles portent, sur les conditions scientifiques, matérielles et politiques des pratiques de collecte et de conservation, et dans le cas de Lausanne, sur leur possible disparition.

Vagneron Frédéric, « Médecine. Approches médicales de la transmission des maladies (16e-20e siècles) », avec Patrice Bourdelais, in Béatrice Delaurenti, Thomas Le Roux (eds.), Contagions. Influence, contamination, propagation. Regards pluriels sur un processus historique, à paraître en 2021, éditeur à déterminer, version française et anglaise.

Vagneron Frédéric, « D’une pandémie mondiale au spectre d’une crise globale : le centenaire de la grippe « espagnole » revisité », Ler Historia, 2018, 73, 21-43.

Vagneron Frédéric, « Surveiller et s’unir ? Le rôle de l’OMS dans les premières mobilisations internationales autour d’un réservoir animal de la grippe », Revue d’Anthropologie des Connaissances, 2015, vol. 9, 2, p.139-162.

Bibliographie complémentaire :

Landecker Hannah, Culturing Life: How Cells Became Technologies, 2007, Cambridge, Harvard University Press.

Radin Johanna, Life on Ice, A history of New Uses for Cold Blood, 2017, Chicago, The University of Chigago Press

Lien d’accès pour la séance du mercredi 27 janvier, 14h30-17h30 « Humains et microbes. Enjeux des collections de micro-organismes prélevés sur l’humain » : https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a9e2f9ab5e8574e95a3f8cfbf1bc2ffa0%40thread.tacv2/1611585090938?context=%7b%22Tid%22%3a%22d0e03c67-e3f8-40c1-a4c9-42041d74b08e%22%2c%22Oid%22%3a%2227ede5c1-2686-43c6-b473-ea52811af419%22%7d.

Grant: Prix de thèse, Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage a lancé l’édition 2021 de son prix
de thèse.

Ce prix récompense une thèse en sciences sociales et humaines soutenue en
langue française avant le 31 décembre 2020 portant sur l’histoire des traites,
de l’esclavage et des abolitions à l’époque coloniale ou sur leurs
conséquences dans le monde actuel.

L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 8 février 2021.

Tous les renseignements sont disponibles ici :
https://memoire-esclavage.org/le-prix-de-thes

CFP: Singuliers. Objets des minorités en Europe et en Méditerranée

Singuliers. Objets des minorités en Europe et en Méditerranée

Séminaire nomade 2021-2022

Mucem, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée

IDEMEC, UMR 7307 Aix Marseille Université CNRS

Appel à communication

Séance 1 – France
24 mars 2021 – 11h00-18h00

Mucem, Marseille

Org. Cyril Isnart

UMR IDEMEC, Aix Marseille Université CNRS

Mucem, Département recherche et enseignement

cyril.isnart@mucem.org

Présentation

Quels objets sont mobilisés dans les luttes de reconnaissance culturelle des groupes minorisés ethniques, linguistiques, politiques, professionnels, sexuels ou religieux en Europe et en Méditerranée ? Le séminaire nomade Singuliers. Objets des minorités en Europe et en Méditerranée, porté par le Mucem et l’IDEMEC, rassemble des membres des communautés minorisées, des spécialistes de sciences sociales et des professionnels du patrimoine pour étudier, par l’objet, les choix et les stratégies que certains groupes minorisés mettent en œuvre pour représenter leurs expériences du monde et leurs cultures. Le séminaire promeut une double approche liant l’analyse politique de la patrimonialisation et les études sur la matérialité. Il invite également les participants à une écriture collaborative inédite entre sciences sociales, conservation et activisme culturel. En s’inscrivant à chaque séance dans un contexte régional différent, d’abord en France avec le Mucem et l’IDEMEC, puis dans différents pays méditerranéens en association avec des UMIFREs et des Écoles françaises, le séminaire met en place une approche comparative ambitieuse afin de mieux saisir les modalités de l’action patrimoniale des minorités autour de la Méditerranée.

Argument

Les objectifs du séminaire se déclinent en trois volets complémentaires qui viennent renouveler l’approche classique du patrimoine en sciences humaines, en mettant au cœur des questionnements la dimension matérielle, les approches critiques du patrimoine, ainsi que la voix des acteurs minoritaires eux-mêmes.

1. Material turn

Le séminaire souhaite interroger les pratiques patrimoniales des groupes minorisés en mobilisant le material turn des sciences sociales, qui analyse la place des objets, leur fabrication et leur fonction dans le monde humain. Les musées universels occidentaux, les écomusées, les musées de société et les musées des sociétés savantes ont fondé leur méthodologie et leur légitimité sur des liens construits entre la matérialité des collections et les narrations scientifiques ou politiques que cette dernière rendait possible. Mais peu à peu, les études matérielles se sont autonomisées dans le champ muséologique, laissant la conservation et la médiation aux mains de spécialistes souvent différents. Il s’agira ici de revenir sur le rôle et le poids des dimensions matérielles des objets des minorités dans les collections muséales et dans les revendications minoritaires contemporaines.

2. Approches critiques du patrimoine

Le séminaire ouvre également une voie de réflexion qui enrichit les analyses critiques sur le patrimoine, qui ont surtout traité des instrumentalisations politiques des emblèmes nationaux, en modifiant la focale d’observation du fait national vers la sphère des groupes minorisés. La revendication patrimoniale des groupes, considérés comme subalternes, des États-nations constitue une des attaques les plus vives envers les politiques culturelles qui se trouvent ainsi mises à mal par la redéfinition des récits du passé et des symboles qui les incarnent. Penser le patrimoine de manière critique ne peut plus se résumer aujourd’hui à la déconstruction des discours nationaux, mais l’analyse doit également porter sur les usages contestataires, émancipateurs et subversifs du patrimoine et de ses dispositifs les plus classiques.

3. Les voix des minorités

Enfin, le séminaire entend donner toute sa place à la parole et aux pratiques des acteurs des patrimonialisations en contexte minorisé. Souvent empêchée par les structures de domination politique étatique, l’expression des revendications culturelles des minorités se trouve confrontée à des stratégies subtiles d’effacement ou de contournement. Cependant les groupes savent parfois créer les conditions de leur prise de parole dans l’espace public, en prenant des risques politiques majeurs. La contestation des récits patrimoniaux passe souvent par des manifestations ou des procès, par des tentatives d’infléchissement des politiques culturelles ou par des activités patrimoniales autonomes. Le séminaire est conçu pour donner à entendre ces voix dans une sorte de tiers-lieu qui facilite, légitime et autorise la prise de parole des minorités, en mettant à profit les expériences collaboratives et de co-écriture entre chercheurs, conservateurs et membres des communautés que les sciences humaines expérimentent depuis une vingtaine d’années.

Règles de soumission pour la séance 1 – France à Marseille

La première séance se déroulera au Mucem à Marseille, le 24 mars 2021. Le séminaire se déplacera ensuite dans différentes institutions de recherche sur les rives de la Méditerranée entre 2021 et 2022 pour interroger ces différents contextes locaux.

L’appel à communication pour la séance 1 – France fixe comme règles de réponse :

– la formation d’un duo rassemblant un spécialiste de sciences sociales ou un professionnel du patrimoine avec un membre d’un groupe minorisé en France.

– un dossier constitué d’une présentation des auteurs de 100 mots, d’une image d’un objet issu d’une minorité (pouvant appartenir à une collection muséale), et d’un résumé de communication de 500 mots décrivant l’objet, sa fonction, ses usages et justifiant son insertion dans le séminaire Singuliers.

Date limite de soumission pour la séance 1 – France : 24 février 2021 à cyril.isnart@mucem.org.

Les frais de voyage et de logement seront pris en charge par les institutions organisatrices si la réunion pourra se tenir en présentiel à Marseille, selon les consignes sanitaires en vigueur. Elle se déroulera en ligne si les déplacements ne sont pas autorisés.  

Workshop: Complexo Cultural da Festa de Iemanjá _ Fortaleza e Belo Horizonte

Iemanjá e suas festividades são patrimônio cultural imaterial em Fortaleza e em Belo Horizonte. O que as celebrações para a Rainha do Mar têm (ou não) em comum nessas cidades? O encontro tem como objetivo gerar reflexões sobre as celebrações e seus processos de registro nas duas cidades a partir das pesquisas e dos inventários. A roda de conversa coloca em perspectiva a geração de conhecimento sobre a produção de inventários de festejos afro-ameríndios. Esse é o nosso convite, junte-se a nós na sala meet.google.com/poi-heez-tkc para ouvir a/o antropóloga/o Fernanda de Oliveira e Jean dos Anjos, no dia 28 de janeiro às 19h.

A Fernanda Oliveira é antropóloga e coordenou a pesquisa do Registro da Festa de Iemanjá em Belo Horizonte, incluindo a formação e mobilização da proposta de auto-registro pelo povo da Umbanda da cidade, incluindo-se como povo, pois além de antropóloga é afrorreligiosa.

Jean Souza dos Anjos é Macumbeiro, artista, fotógrafo, antropólogo, pesquisador do Laboratório de Antropologia Imagem (LAI/UFC). Foi coordenador da pesquisa para o Registro da Festa de Iemanjá em Fortaleza.  

Workshop: Le patrimoine au temps du confinement – 29 janvier 2021

Le patrimoine au temps du confinement. Conserver la mémoire d’une histoire à écrire

[En ligne]  29 janvier 2021 de 9h30 à 18h / Journée d’études

En mars 2020, la France entrait dans une phase inédite de son histoire récente : le confinement commençait pour se terminer deux mois plus tard. Parmi les nombreuses initiatives imaginées pour que la vie professionnelle, culturelle et éducative se poursuive, celles proposées par les  institutions patrimoniales ont été particulièrement innovantes et ont favorisé la participation de la société civile.

Au-delà de la diffusion des ressources et la transmission des connaissances à un public large, les institutions ont sollicité les citoyens pour des collectes participatives dans le but de recueillir les traces de l’évènement : traces écrites, photographiques, témoignages ou objets symboliques. Le but était également de commencer à conserver la mémoire de cet événement exceptionnel pour peut-être en construire l’histoire et déjà proposer un récit.

La journée d’études fera intervenir les représentants de ces institutions muséales ou centres d’archives qui ont organisé les collectes et les chercheurs, historiens, sociologues, qui travaillent déjà à l’interprétation des traces de cet événement historique.

PROGRAMME : http://www.inp.fr/Recherche-colloques-et-editions/Actualites/Le-patrimoine-au-temps-du-confinement.-Conserver-la-memoire-d-une-histoire-a-ecrire

Inscription obligatoire pour pouvoir suivre les débats en direct : https://www.eventbrite.fr/o/institut-national-du-patrimoine-31780391325

La manifestation est enregistrée et sera accessible sur la chaîne Youtube de l’INP : https://www.youtube.com/channel/UCmw7JXA9zlAxDjBT8pSLEcg

CFP: Prolongation 8 février 2021, Le Musée de société aujourd’hui, héritage et mutation

Appel à proposition d’articles pour le n°39 de la revue Culture & Musées : Le Musée de société aujourd’hui, héritage et mutation sous la direction de Fabien Van Geert (Université Sorbonne Nouvelle) et Mathieu Viau-Courville (Fontys University of Applied Sciences), à paraître en juin 2022.
https://journals.openedition.org/culturemusees/5342

Publication: Heritage and Religion in East Asia

Wang, S. L., Rowlands, M., & Zhu, Y. (Eds.). (2020). Heritage and Religion in East Asia. Routledge.

https://www.routledge.com/Heritage-and-Religion-in-East-Asia/Wang-Rowlands-Zhu/p/book/9780367468125

Heritage and Religion in East Asia examines how religious heritage, in a mobile way, plays across national boundaries in East Asia and, in doing so, the book provides new theoretical insights into the articulation of heritage and religion.

CFP: Heritage out of Control: Inheriting Waste, Spirits and Energies online workshop

Heritage out of Control:
Inheriting Waste, Spirits and Energies

ONLINE WORKSHOP MAY 17-19, 2021

KEYNOTE SPEAKERS

Anne Berg AsstProfessor of History at University of Pennsylvania School of Arts and Sciences

Birgit Meyer Professor of Religious Studies at Utrecht University

Oyeronke Oyewumi Professor of Sociology, Africana & Gender Studies Stony Brook University

Stirring debates on what is worth preserving, what is dismissible and what needs to be dismantled, heritage has become a hotspot for political discussions as well as historical and anthropological research. Shaped by secular and religious structures of thinking that are rooted in imperial, colonial and national legacies, heritage sites have been important locations for establishing a common understanding of the past and present. It also operates as an upholder of the distinctions between the secular and the religious that are key to modern statehood. Focusing on the absences, affective dissonances and the ensuing silent consensuses produced by the materiality of heritage, we aim to destabilize the place-oriented, static and secularized notions that abound in debates on heritage. Exposing the power dynamics embedded in the spatial materiality of the secularized space of heritage, we would like to shift the focus onto the undesirables: spirits, energies and waste. The attention to the nonhuman agents affords us ways to disturb the material limits of supposed meaning-making processes and challenge the abstract public that heritage presupposes. We assert that this focus has the potential to destabilize the imposed genealogies and lineages that bolster not only the notion of heritage but also how it shapes understandings of the past, present and possible futures.

By exploring the beyonds and the in-betweens of the tangible-intangible divide according to which heritage has been widely discussed, the workshop is a call for broadening the theoretical, epistemological and methodological purchase of the spatial aspects of heritage-making. We welcome abstracts from a variety of disciplinary backgrounds (including anthropology, comparative literature, religious studies, history, art history, geography, sociology and area studies) on, but not limited to, the following questions and themes:

·        How can we think about waste and wasteland as heritage? Under what circumstances does the material heritage turn into waste? What is it that turns waste into heritage?

·        Considering empire’s and nation state’s intimate relation to violence and destruction, how does waste(land) as an unwanted and stubborn material legacy expose discomforting imperial and colonial pasts? Can waste operate as a Mahnmal?

·        How do we make sense of the presence of spirits and energies in relation to heritage? What accounts for the ambivalence (some find it acceptable, others objectionable) around the incorporation of spirits and energies in/as heritage?

·        How can we think about the pastness of what is exhibited in museums and public monuments considering the vitality and presence of spirits and energies?

·        How does the intimate relationship between spirits and energies operate in relation to the abstract public that heritage presupposes?

We welcome papers that engage with the limitations of the notion of heritage by stretching its conceptual materiality and thereby rethink classical heritage sites such as museums, monuments, palaces and spaces of worship.

Please send abstracts of maximum 250 words to heritageoutofcontrol@gmail.com by February 28, 2021. Accepted participants will be notified by March 15, 2021. Submission of a maximum 2000 words draft paper to pre-circulate amongst the participants is due on April 30, 2021.

Organizers

Annika Kirbis Kirbis@mmg.mpg.de

Doctoral Fellow at the Max Planck Institute for the Study of Ethnic and Religious Diversity

Serawit B. Debele Serawit@envisionit.co.uk

Junior Research Group Leader Africa-Multiple Cluster of Excellence University of Bayreuth

Çiçek İlengiz Ilengiz@mmg.mpg.de

Postdoctoral Fellow at the Max Planck Institute for the Study of Ethnic and Religious Diversity

Workshop: Vivian Luiz Fonseca, Le Patrimoine immatériel au Brésil et les manifestations afro-brésiliennes : le cas de la capoeira

La revue Brésil(s) a le plaisir de vous inviter aux « Midis de Brésil(s) »

séminaire mensuel pour le débat brésilianistecoordonné par Octavie Paris, Sylvain Souchaud et Mônica Raisa Schpun

Lundi 25 janvier 2021, de 16h à 18h

*** En visioconférence ***
Vivian Luiz Fonseca

Professeur à la Fondation Getulio Vargas (FGV-CPDOC-Capes-Print)
& à l’Université de l’Etat de Rio de Janeiro (UERJ), invitée à Mondes américains/CRBC-EHESS
Le Patrimoine immatériel au Brésil et les manifestations afro-brésiliennes : le cas de la capoeira
Cette conférence analyse l’institution et l’application de la politique de préservation du patrimoine immatériel au Brésil, en particulier pendant le gouvernement Lula (2003-2010). Je me concentrerai sur le cas de la capoeira, classée en 2008, afin de réfléchir à la diversité des acteurs sociaux et aux nombreux enjeux impliqués dans les initiatives de préservation. Pour les défenseurs de son classement (y compris deux ministres de la Culture brésiliens), la capoeira a été identifiée comme une manifestation culturelle afro-brésilienne. Cette « reconnaissance » est toujours défendue comme une mesure de réparation politique. Dans ce sens, au-delà des débats sur la catégorie « patrimoine immatériel », le classement de la capoeira nous permet de comprendre les enjeux de la patrimonialisation par l’État des manifestations culturelles afro-brésiliennes et la façon dont les mouvements sociaux s’en approprient.

Inscriptions obligatoire auprès de
monica-raisa.schpun@ehess.fr    
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