Monthly Archives: May 2018

Job: Collections ethnographiques Bordeaux, CDD

Ingénieur de recherche en CDD, Directeur.rice adjoint.e de structure muséale et Responsable de la gestion et de la valorisation des collections scientifiques et artistiques universitaires , BAP F

https://www.u-bordeaux.fr/Universite/Carrieres-et-emplois/Offres-d-emploi/Ingenieur-de-recherche-en-CDD-Directeur.rice-adjoint.e-de-structure-museale-et-Responsable-de-la-gestion-et-de-la-valorisation-des-collections-scientifiques-et-artistiques-universitaires-BAP-F

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Publication: MIDAS #9 online

O 9.º número da revista MIDAS acaba de ser publicado. Encontra-se disponível em acesso aberto aqui: https://journals.openedition.org/midas/1319
The latest edition of MIDAS journal is now available online in open access: https://journals.openedition.org/midas/1319


MIDAS 09 – “Varia”
Sob a coordenação de Alice Semedo, Ana Carvalho, Pedro Casaleiro, Paulo Simões Rodrigues e Raquel Henriques da Silva
Artigos
Ana Rita Costa
Análise da utilização de coleções digitais: o caso do Museu Nacional de Machado de Castro
Simão Mateus e Cristiana Vieira
Life canvas: biological illustration as biographical evidence of illustrators’ and researchers’ careers
Ana Mehnert Pascoal
Breve reflexão sobre o património artístico da Faculdade de Medicina da Universidade de Lisboa
Olaia Fontal Merillas, Inmaculada Sánchez-Macías e Jesús Cepeda Ortega
Personas y patrimonios: análisis del contenido de textos que abordan los vínculos identitarios
Notações
Conceição Serôdio
Contributos para uma gestão integrada dos acervos nos museus portugueses
Joana d’Oliva Monteiro e Emília Ferreira
Dicionário biográfico de museólogos: contributos para a história dos museus e da museologia portuguesa
Ana Carvalho, Alexandre Matos e Manuel Morais Sarmento Pizarro
Competências para a transformação digital nos museus: o projecto Mu.Sa
Recensões críticas
Cesar Agenor Fernandes da Silva
Rodrigo Christofoletti, org. – Bens Culturais e Relações Internacionais: O Patrimônio como Espelho do Soft Power
Inês Lourenço
Ana Carvalho – Museus e Diversidade Cultural: Da Representação aos Públicos
Joana d’Oliva Monteiro
Duarte Manuel Freitas – Museu Machado de Castro: Memorial de um Complexo Arquitectónico Enquanto Espaço Museológico (1911-1965)
Ana Carvalho
Antos, Zvjezdana, Annette B. Fromm e Viv Golding, eds. – Museums and Innovations

Seminar: Son-collecté. Pratiques, écoutes et silences de l’enquête sono-graphique – 30 mai 2018 – Mucem, Marseille

Séminaire du Pôle Recherche-Musée

Collecte ethnographique dans les musées de société

 

Mucem – IDEMEC (AMU-CNRS)

Avec le soutien du Ministère de la Culture – Direction Générale du Patrimoine – Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique

 

Mercredi 30 mai 2018

11h-18h

Mucem – I2MP – salle Meltem

Entrée basse du Fort Saint Jean (Tour du Roi René)
201 quai du port
13002 Marseille

Marseille

Entrée gratuite sur inscription à i2mp@mucem.org

 

Sixième séance : Son collecté. Pratiques, écoutes et silences de l’enquête sono-graphique

Les enquêtes ethnographiques ont mis à contribution l’enregistrement du son au fur et à mesure du développement des technologies de captation sonore. Aux notes manuscrites et aux photographies de terrain se sont ajoutés des corpus faits d’entretiens, de pièces musicales, d’ambiances sonores qui ont acquis dans les dernières décennies un statut archivistique à part entière. Parallèlement, des dispositifs spécifiques de diffusion de ce type de collectes se sont inventés, qui ont contribué à faire entrer le sonore ethnographique dans le champ du patrimoine, et notamment dans les musées de sociétés. La numérisation et l’internet ont impulsé une deuxième phase de ce mouvement qui se caractérise par une plus grande disponibilité et une plus grande variété des usages des sources sonores. À partir de ce rapide et synthétique historique, cette séance du séminaire interrogera la collecte du sonore et par le sonore dans le monde des musées et à ses frontières.

Coordinateurs de la séance : Véronique Dassié (ethnologue, Idemec), Aude Fanlo (adjointe au responsable du département recherche et enseignement, Mucem), Cyril Isnart (ethnologue, Idemec) et Florent Molle (conservateur, Mucem).

Mercredi 30 mai 2018

 

11h00 : Bienvenue et introduction

11h15 : Son-patrimoine

Discutants

Cyril Isnart, Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparitive, Aix-en-Provence

Florent Molle, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille

  1. « Réveiller » les enquêtes ethnomusicologiques du MNATP : éditer/évaluer le « corpus des musiques ethniques de la France »

François Gasnaut et Marie-Barbara Le Gonidec, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain-Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture, Paris

Le projet Les Réveillées vise l’édition scientifique d’un corpus d’une quarantaine d’enquêtes ethnomusicologiques menées par les spécialistes du musée-laboratoire des ATP (1939-1982) : transformer de la sorte un trésor inaccessible ou peu intelligible en archives ouvertes et interconnectées, est-ce le comble de la patrimonialisation ou le retour d’un bien commun au domaine public ?

  1. Le fabuleux destin des archives sonores : pratiques d’une phonothèque de recherche

Hélène Giudicissi, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence

La phonothèque de la MMSH présentera le dispositif et le cadre de bonnes pratiques qui lui permettent d’offrir un nouveau destin à l’enquête de terrain en sciences sociales et humaines et de participer ainsi à un « bien commun » scientifique.

  1. Muséographier les jubilations sonores : plus de bruit

Marc Touché, CNRS, Paris

Enquêter, collecter, scénographier, exposer des sociabilités et modes de vie de petits groupes d’amateurs cooptés, autogérés et volontaristes. Quelle place pour les pratiques sonores (auditives et vibratoires) dans mes enquêtes-collectes et expositions sur les questions des musiques amplifiées d’une part et des skateurs d’autre part, auprès de plusieurs musées dont le Mnatp/MuCEM et le Mupop (musée des musiques populaires à Montluçon)?

12h45 Déjeuner

14h30 Son-vérité

Discutants

Nicolas Ellias, Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative, Aix-en-Provence

Kristel Amellal, Museon Arlaten, Arles

  1. Des bandes et des voix : éléments matériels de l’histoire orale au XXe siècle

Christelle Rabier, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Centre Norbert Elias, Marseille

De l’étudiant transcripteur au téléphone portable, l’histoire orale en Amérique du Nord et en Europe a fait usage de nombreux outils d’enregistrement et d’archivage au cours du XXe siècle. Revenir sur l’histoire de ces instruments invite à saisir les usages et les fonctions d’une source de la discipline historique, qui est aussi un geste historien.

  1. L’archéologie du paysage sonore ou comment rendre sonore l’archive

Mylène Pardoen, Maison des Sciences de l’Homme de Lyon-Saint-Etienne, Lyon

L’archéologie du paysage sonore analyse et étudie les ambiances sonores du passé et propose des modèles en vue de leur diffusion. La fouille d’une volumineuse documentation hétérogène permet d’établir une première esquisse et c’est grâce au numérique que l’archéologue peut redonner vie à ce passé sonore.

  1. Avignon 3D. IMAPI. Interprétation musicale en acoustique patrimoniale immersive

Julien Ferrando, PRISM Perception, Représentations, Image, Son, Musique, Aix-en-Provence et Marseille

Ce projet cherche à recréer virtuellement l’acoustique d’un lieu patrimonial majeur en son 3D binaural : la chapelle pontificale du palais des papes d’Avignon. L’objectif est de permettre à des interprètes de se confronter à une « auralité » patrimoniale aujourd’hui disparue. IMAPI incite la porosité entre pratiques musiciennes et musicologiques, comme deux pratiques croisées.

16h00 Pause

16h30 Son-collecté

Discutantes

Elisabeth Cestor, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille

Péroline Barbet, Lyon

  1. Capture, analyse et diffusion des sons d’histoire naturelle

Jerôme Sueur, Muséum national d’Histoire naturelle, Institut Systématique Evolution et Biodiversité, Paris

Depuis presque 70 ans, les bioacousticiens, les écoacousticiens, les naturalistes et les artistes captent des sons biologiques du chant des oiseaux aux manifestations des écosystèmes naturels. Je présenterai les principes de chaque maillon de leur étude en illustrant mon propos à l’aide d’études et de collections numériques entreprises au Muséum national d’Histoire naturelle.

  1. De la collecte à l’archivage de fragments sonores

Sylvie Laroche Laure Brayer, Cresson, Grenoble

Réalisés au sein du laboratoire AAU-Cresson, deux méthodes (l’écoute réactivée et  l’audio-guide) et un outil d’archivage (Cartophonies), seront présentés afin de révéler  les manières dont les fragments sonores peuvent contribuer à construire une  connaissance complexe et sensible des territoires habités.

  1. A música portuguesa a gostar dela própria

Tiago Pereira, artiste vidéaste, Lisbonne

Depuis 2011, le projet A música portuguesa a gostar dela própria est une entreprise de collectage vidéo de musique portugaise. Il s’agit de revaloriser des cultures musicales peu visibles jusqu’alors, en utilisant les réseaux sociaux et la technique du mix. Rassemblant plus 3.000 vidéos aujourd’hui, le projet a donné lieu à de multiples rencontres et événements au Portugal et ailleurs.

18h00 Fin

Publication: J. Roda, Se réinventer au présent. Les judéo-espagnols de France. Famille, communauté et patrimoine musical

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Se réinventer au présent
Les judéo-espagnols de France
Famille, communauté et patrimoine musical

Jessica Roda

Presses universitaires de Rennes, 2018

Un grand nombre de Juifs, immigrés en France au début du XXe siècle, sont considérés comme les garants d’une culture et d’une langue ayant pris racine en Espagne médiévale. Mais que sont devenus ces hommes et ces femmes après le tourment de la Shoah et surtout, dans le cadre d’une immigration préconisant l’assimilation à la culture française? En montrant le rôle fédérateur de la musique dans cette communauté, cet ouvrage présente une ethnographie multisite de la vie judéo-espagnole française.

Avec une préface de Edwin Seroussi

Anthropologue et ethnomusicologue formée entre la France et le Canada, Jessica Roda est spécialiste de la vie contemporaine juive en France et au Québec. Ses recherches portent sur la création et la représentation des identités religieuses à la suite de ruptures de filiation, la patrimonialisation musicale ainsi qu’au dialogue interculturel et inter-religieux. Après avoir travaillé avec les Judéo-espagnols et les Séfarades du Maroc, elle s’intéresse à la vie juive ultra orthodoxe (Montréal et New York), ethnographie l’ayant conduite à interroger les défis auxquels font face ces communautés en matière de parenté, de sexualité, de genre et de culture populaire.

Prix UQÀM-Respatrimoni 2014

Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal

Respatrimoni – Réseaudes chercheurs sur les patrimonialisations 

Presses Universitaires de Rennes

Conference: “Patrimoine culturel de l’Europe @ 2018”, Colloque International (Paris 4-5 juin 2018)

 Le Patrimoine Culturel de l’Europe @ 2018

Réexaminer un concept – redéfinir ses enjeux

(Paris, 4-5 Juin 2018, Institut national d’histoire de l’art/INHA, salle Vasari 1er étage)

International Conference – Colloque international

Centre André Chastel, Sorbonne Université, Paris

Conception: Michael Falser, professeur invité

Description :

Le « Patrimoine Culturel de l’Europe » en 2018 : Vers une Approche Globale et Transculturelle

Le tournant vers le « global » et le « transculturel » dans les disciplines de l’histoire de l’art et de l’architecture et dans les études du patrimoine culturel nous aide à remettre en question la supposée fixité territoriale, esthétique et artistique de l’entité appelée « Europe », et plus spécifiquement les taxonomies, valeurs et modes d’explication qui ont été intégrés au cœur du concept de patrimoine culturel « européen » et pris comme universels.

En prenant en compte les récents processus d’accélération des échanges et de la circulation à l’échelle mondiale des biens, personnes et idées, ce colloque entend reconstituer ce que pourrait être l’« européen », ce concept traditionnel de l’analyse, en situant l’européen et le non européen dans une relation réciproque afin de dégager un cadre conceptuel plus ouvert et non hiérarchique.

Webpage :

The Cultural Heritage of Europe @ 2018. Re-Assessing a Concept – Re-defining its Challenges (Paris, 4-5 June 2018)

http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr/actualites/le-patrimoine-culturel-de-leurope-2018-reexaminer-un-concept-redefinir-ses-enjeux

CFP: Récits de ville. Usages de l’histoire et changement urbain

Récits de ville. Usages de l’histoire et changement urbain

Paris – Ivry-sur-Seine

6-7 juin 2019

Colloque organisé par Groupe Transversal “Usages de l’histoire et devenirs urbains” du LABEX Futurs Urbains (Université Paris-Est, France) et Instituto Universitario de Urbanística de l’Université de Valladolid (Espagne)

Calendrier de l’appel à communications 

Date limite des propositions : 15 juin 2018

Retour des évaluations et renvoi d’acceptation aux auteurs : 15 octobre 2018

Dates du colloque : 6-7 juin 2019

 

Format des propositions de communication 

Les propositions de communication attendues devront être écrites en français, espagnol ou anglais, et comporter un titre précis, une présentation d’une vingtaine de lignes minimum (750 à 1 000 signes, espaces compris). Elles seront accompagnées d’un court CV de l’auteur/auteure.

Elles seront envoyées à : recitsdeville@institutourbanistica.com avant le 15 juin 2018.

 

Présentation 

Des mythes de fondation antiques au storytelling contemporain, d’innombrables récits accompagnent le processus d’urbanisation planétaire. Le changement dans les villes n’est pas en effet un processus linéaire, et les sociétés urbaines mettent abondamment en récit ses péripéties. À ce phénomène assez bien connu, l’appel à communication qui suit ajoute l’hypothèse que de tels récits ont joué un rôle important dans l’accompagnement des mutations urbaines et qu’ils entretiennent des relations complexes et dialectiques avec les projets, plans d’aménagement, opérations de reconstruction, rénovation, politiques ou mobilisations urbaines en général c’est-à-dire toutes modalités de transformation intentionnelle ou subie des villes. L’objectif du colloque sera donc d’éclairer assez précisément le rapport entre ces narrations et les enjeux propres au changement urbain et à l’urbanisme.

En ce sens, les récits forment un usage de l’histoire, et la recherche urbaine ne peut pas simplement les considérer comme oeuvres littéraires, même s’ils révèlent de la fiction. Ils constituent une dimension de la fabrique de la ville qui s’inscrit dans des temporalités et des représentations que l’on peut rapporter aux différents protocoles de transformation urbaine, dans un cadre réglementaire ordinaire (plans d’urbanisme, régulation…) ou exceptionnel (opérations d’aménagement…), en continuité (protection patrimoniale, renouvellement urbain…) ou en rupture (expansion urbaine, rénovation…), partiel (histoire de quartier, des communautés habitantes…) ou global (de la petite ville à la métropole…). Il y a dans toutes ces situations un intérêt à rapprocher, le temps d’un colloque, les études pluridisciplinaires qui prennent pour objet ou plus simplement qui mobilisent ces récits de ville, avec la fabrique de l’urbain.

Trois entrées sont ici proposées, dans lesquelles pourront s’inscrire tout ou partie des propositions de communication :

Production, actualisation, transmission ou le récit comme consensus 

Qu’il soit produit dans le cadre d’une commande publique liée au pouvoir de bâtir ou en dehors de tout cadre institutionnel, le récit de ville vise à établir un portrait permettant d’identifier des repères, des hauts-lieux, des acteurs qui déterminent un devenir urbain. Mais quelle analyse et quelle interprétation intellectuelle et matérielle en faire ? Comment également analyser la construction sociale et politique de leur production ? Comment décrire les professionnels habilités à le produire (architectes, urbanistes, aménageurs, maîtres d’oeuvre, élus mais aussi conservateurs du patrimoine, historiens, hagiographes, écrivains, professionnels de la communication) ? Comment restituer enfin les circulations entre eux, l’entrecroisement ou la concurrence des légitimités, l’articulation entre le récit fondamental ou définitif et le récit appliqué aux opérations urbaines ? Il est donc important dans un premier temps d’identifier, à travers les convergences, comment ces récits construisent les consensus.

Conflits, effacements, oublis ou le récit comme lieu de mémoire 

Si le récit de ville contribue à sa façon au travail de mémoire, passant par le tri des événements (fondations, résistances, reconstructions, libérations, soulèvements populaires, etc.) et la sélection des lieux et des personnages qui ont fait la ville, il a pour envers et complément la discordance. Mais, au-delà de l’opposition désormais classique en sciences humaines entre discours des vainqueurs et silence des vaincus, comment restituer les processus d’effacement ou d’oubli à l’oeuvre dans certains récits de ville officiels ? À l’heure du numérique, le récit de ville ne courtil pas le risque de se confondre avec une accumulation sans fin de données factuelles qui relativisent toute forme d’histoire urbaine ? Le trop plein de passés rend le récit informe et ouvre la porte aux oublis. Travailler le récit c’est donc mettre en perspective l’avant du tournant numérique mais aussi réinterroger les modalités de l’oubli. Que, à cet égard, peuvent nous apprendre les situations d’amnésie urbaine ou urbanistique, les récits flous ou effacés ?

Enjeux, projets et appropriations ou le récit comme instrument 

L’hypothèse de départ de ce colloque est que le récit de ville forme une « narratologie articulée », c’est-à-dire tournée ou orientée vers la production urbaine. Est-ce que cependant tous les récits de ville fabriquent de l’imaginaire bâtisseur ? Les appels insistants actuellement en France à la constitution d’un « récit métropolitain » témoignent de cet enjeu : mais peut-on dire pour autant qu’il est entendu ? Et par qui ? Les récits peuvent-ils cependant s’affranchir des récits existants et que font-ils des récits antérieurs de la transformation urbaine qui ont pu aussi s’appuyer sur des infrastructures fortes (murailles, boulevards, places royales, …) ?

Ne dit-on pas par exemple des « plans d’urbanisme » qu’ils ont aussi pour fonction de donner sens au devenir des villes, de rassembler dans une charte commune les décisions prises, et en quelques sortes de contribuer à l’élaboration d’un grand récit du changement urbain ? Il y a par ailleurs la question des usages politiques de ces récits de ville, c’est-à-dire la manière dont les acteurs qui ont en charge la production des villes s’approprient le passé et le reconfigurent. Au-delà des questions épistémologiques, il y a celles de la nature des connaissances produites de leur statut et de leur assemblage, de leur rapport avec l’héritage urbain et à la mémoire collective, à l’identité des villes et aux politiques voire aux institutions qui les portent.

En soulignant la diversité des objets envisageables, nous devons aussi insister sur la variété des approches disciplinaires également possibles : tous les domaines de la recherche urbaine ont à voir avec les récits de ville : géographie, histoire, sociologie, mais aussi savoirs de l’architecture, de l’urbanisme ou de l’ingénierie… In fine, considérer le récit de ville comme instrument de transformation c’est poser la question de ce que les savoirs de l’urbain font « au » et « du » récit de ville. Le terme encore un peu confus de « diagnostic » témoigne d’une quête d’opérationnalité de l’histoire urbaine qui semble encore éloignée des pratiques d’une discipline qui privilégie la lente immersion dans les archives. Peut-on à travers la figure du récit et de ses mutations retrouver un usage social de l’histoire urbaine et des sciences humaines et sociales sur la ville ?

CFP: “Crise économique, patrimoine culturel et musées”, Saint-Sébastien, 18-19 octobre 2018

Appel à communications du congrès “Crise économique, patrimoine culturel et musées”, prévu les 18-19 octobre 2018 à Saint-Sébastien

Organisé par les universités de Barcelone, du Pays basque, de Lyon 2 et de Toulouse III et les musées Oiasso (Irun) et San Telmo (Saint-Sébastien).

Première circulaire 

La chute de la banque Lehman Brothers en 2008 représente le début de la crise financière et économique actuelle. Considérée comme la plus grave depuis la Grande Dépression, ses effets ont été désastreux: coupes dans les budgets publics, mesures d’austérité, chômage, endettement, ralentissement de la consommation, pauvreté, accroissement des inégalités, etc … Comme l’a indiqué l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 Juillet 2009, la crise a eu de graves répercussions sociales, politiques et économiques. Bien évidemment, le secteur de la culture, en général, et celui du patrimoine culturel, en particulier, n’ont pas échappé à ces effets. 

Bien que certains pays aient tenté de maintenir leur niveau de financement public dans le secteur de la culture et dans les sous-secteurs du patrimoine culturel et des musées, la plupart l’ont réduit de façon drastique. Le nombre et la dimension des initiatives patrimoniales et muséales ont considérablement diminué, aggravé en outre par la chute de la consommation culturelle, des dons et des parrainages. En conséquence, le domaine du patrimoine et des musées est actuellement dans une situation où il doit se réinventer, en développant de nouvelles pratiques et stratégies. 

Cependant, en matière de financement public, la réduction de ce dernier n’est pas uniquement due aux problèmes économiques résultant de la crise. C’est également le fait de raisons idéologiques liées à la mise en place de politiques neo-libérales dans les dernières décennies du XXsiècle qui préconisent une moindre intervention de l’Etat dans les affaires culturelles. Dans ce sens, la crise économique n’a fait qu’accélérer certaines tendances déjà initiées au siècle dernier. 

Dans ce contexte, l’objectif de ce congrès est d’analyser et de débattre des nouvelles politiques, stratégies et pratiques qui se développent dans le champ des musées et du patrimoine culturel suite à la crise financière et économique. Plus précisément, il vise à aborder les thématiques suivantes: 

– Les nouvelles politiques patrimoniales et muséales résultant de la crise financière et économique. 

– Les changements dans la gestion publique des biens culturels. 

– Les conséquences de la crise et transformations de la consommation culturelle, des pratiques de dons et de parrainages liés au domaine patrimonial et muséal. 

– Les nouvelles stratégies mises en oeuvre pour la conservation, la gestion et la diffusion des biens culturels. 

– Les changements dans la gestion des infrastructures patrimoniales et muséales. 

– Le marché du travail dans le domaine patrimonial et muséal: conséquences de la crise et transformations. 

Le congrès comprendra des conférences d’invités et des communications libres. 

Le délai d’envoi des propositions est fixé au 4 juin 2018. 

Adresse pour l’envoi des propositions : actividades.oiasso@irun.org 

Une confirmation de réception de la proposition sera systématiquement envoyée. 

Les propositions doivent répondre aux critères suivants : 

– Elles devront répondre à l’une ou à plusieurs des questions posées dans l’appel à propositions. 

– Elles devront être fondées sur une étude de cas. 

– Elles devront forcément comprendre les quatre axes suivants : a) objectifs, b) approche théorique et méthodologie, c) Description de l’expérience ou étude de cas, et d) bibliographie.  

– L’ensemble de la proposition, intégrant les quatre axes, comprendra entre 800 et 1 000 mots. 

– Les propositions peuvent être présentées dans l’une des trois langues officielles du congrès (castillan, euskara, français). 

Processus de sélection 

– Le comité de sélection sera composé d’experts qualifiés provenant du monde universitaire ainsi que de celui des musées et du patrimoine. 

– Un maximum de 8 communications sera accepté 

– La sélection sera finalisée en juin. 

– Les textes des communications sélectionnées devront être envoyés avant le 18 octobre 2018. 

– Pour la publication des communications, la présence des auteurs au congrès est obligatoire. 

– Les textes des communications devront compter de 7 000 à 7 500 mots. 

– Les normes de publication seront transmises pour les propositions retenues. 

Plus d’information: 943.63.93.53 – actividades.oiasso@irun.org

Seminar: OPUS – Ruines. Entre oubli, nostalgie et réappropriations

L’Observatoire des Patrimoines de Sorbonne Université (OPUS) vous invite à la prochaine séance du cycle de séminaires de recherche OPUS 2017-2018 :

Patrimoines et patrimonialisations

Ruines. Entre oubli, nostalgie et réappropriations

mardi 15 mai 2018 – de 9h30 à 12h30

Muséum national d’Histoire naturelle – Amphithéâtre Rouelle – 47 rue Cuvier – 75005 Paris

  • L’iconographie des ruines romaines à la Renaissance : aux origines de l’archéologie moderne et d’une conscience patrimoniale

Emmanuel LURIN (Centre Chastel, Sorbonne Université)

L’intervention sera centrée sur les dessins d’architecture, les images d’antiquités et les différentes formes d’iconographie savante (vues topographiques, reconstitutions architecturales, descriptions antiquaires) qui témoignent d’une étude raisonnée des vestiges antiques à Rome à la Renaissance. Quelle est la place des “ruines” dans ces représentations ? Que percevait-on des sites archéologiques ? Comment appréciait-on l’ancienneté des bâtiments au regard des autres enjeux historiques, artistiques ou théoriques ? Peut-on déjà parler d’une méthode archéologique dans les milieux antiquaires et d’une forme de conscience patrimoniale dans le domaine de la législation, les politiques d’aménagement et le discours public ?

  • Devant la ruine

Jean-Louis Tornatore (Université de Bourgogne et Centre Georges Chevrier (UMR 7366 cnrs-uB)

Est-il encore possible de postuler une esthétique des ruines et de les célébrer comme espaces d’inattendu, de liberté et de transgression ou bien comme lieux de mémoire, de fantômes et de fantasmes, alors qu’il est devenu évident que nous vivons dans un monde en ruine, sous menace d’effondrement ? Est-il seulement possible de ne pas se retourner pour ne pas en interroger les causes et pointer les responsabilités de la dévastation ? Est-il alors possible de se projeter en avant pour se défaire de l’ombre de ces sombres sentinelles de la modernité ?

Renseignements et inscription en ligne : https://www.institut-opus.fr/evenements/seminaire-opus-ruines-entre-oubli-nostalgie-et-reappropriations/

Workshop: “Le numérique : outil d’étude de la valeur patrimoniale !”, Charenton-le-Pont, 31 mai-1er juin 2018

Journées d’étude prospectives

31 mai-1er juin 2018

“Le numérique : outil d’étude de la valeur patrimoniale !”

Plus de 25 communications de chercheurs/experts/scientifiques/industriels… viendront témoigner de leurs pratiques du numérique pour l‘étude de la valeur de notre patrimoine : capitaliser, analyser et valoriser.

Comment enrichir les approches de demain : quelle(s) nouvelle(s) méthodologie(s) ? Quel périmètre pour les outils numériques ? Quels formats de données interopérables ? Quels nouveaux métiers ? Comment valider les résultats ?

 

Programme synthétique 

Jeudi 31 mai 2018

o   9h30 – accueil

o   10h – Introduction aux journées d’étude

o   10h15 – Keynote sur les pratiques numériques

o   10h45 – Session 1 « Archéologie : du terrain de fouilles au bureau virtuel »

o   14h30 – Session 2 « Bâti, territoires et industries : restitutions virtuelles 3D »

o   18h – Fin de la journée 1

Vendredi 1 juin 2018

o   9h – Keynote sur la notion de modèle 3D

o   9h30 – Session 3 « Structuration des données numériques »

o   14h – Session 4 « Le numérique pour l’inspection / la restauration »

o   15h30 – Session 5 « Le point de vue des Musées »

o   16h45 – Conclusion et perspectives des journées d’études

o   17h – Fin de la journée 2

Plus d’infos sur : https://reseed.ls2n.fr/fr/journee-detudes/

Programme complet sur : https://reseed.ls2n.fr/wp-content/uploads/sites/22/2018/04/Programme-V3resumes.pdf

 

Gratuité pour tous car nous souhaitons ces 2 jours ouverts, en mode open-contribution de chercheurs et de professionnels.

Inscription conseillée sur Evenbrite – https://www.eventbrite.com/e/journees-detudes-scientifiques-prospectives-le-numerique-outil-detude-de-la-valeur-patrimoniale-tickets-43472244654

 

Lieu : Auditorium de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – 94220 Charenton-le-Pont

CFP: CMNH Postgraduate Conference 2018. Time, Memory and Conflict: Critical Approaches. University of Brighton, 6th July 2018

Time, Memory and Conflict: Critical Approaches

An interdisciplinary, one-day conference at the University of Brighton, 6th July 2018

9.30-5pm in M2 Boardroom, Grand Parade

http://arts.brighton.ac.uk/re/mnh/centre-events/postgraduate-conferences/time,-memory,-and-conflict-critical-approaches<redir.aspx?REF=ouOOKoOIRNCWiF6S1HNgFEpKQucK3sTeAaH4sgot3lNkNpdaC7HVCAFodHRwOi8vYXJ0cy5icmlnaHRvbi5hYy51ay9yZS9tbmgvY2VudHJlLWV2ZW50cy9wb3N0Z3JhZHVhdGUtY29uZmVyZW5jZXMvdGltZSwtbWVtb3J5LC1hbmQtY29uZmxpY3QtY3JpdGljYWwtYXBwcm9hY2hlcw..>

Organised by the Centre for Memory, Narrative and Histories, University of Brighton

Research on the complex inter–relations between past, present and future in the time after political violence often leads us to question and push the boundaries of established theories and methods. Increasingly, work in this area reflects a critical awareness of the different modalities of time and memory within and across various post-conflict contexts. That being said, more can be done to further methodological and theoretical links between different approaches to studying time, memory and conflict. This can take the form ofresearch into unexplored contexts, or critical reflections on established frameworks and debates.

Bringing together scholars from an array of different intellectual fields, this conference aims to encourage a set of conversations on how we might approach and understand the multi-directional interplay between experiences and representations of a ‘past’ that in many ways is not ‘over’, but which overshadows the present and complicates the imagining of the future. Key questions and areas of exploration are: What are the ethical and political commitments of research in post-conflict contexts? How does this research relate to questions of positionality? How might new research areas or critical reflections on established practical and theoretical approaches further our understanding of time, memory and conflict?

Keynote Address: ‘Post-conflict Futures: Temporal Orientations After Catastrophe”, Prof. Rebecca Bryant, University of Utrecht, Netherlands:

Suggestions for paper themes as follows:

*   Affect and the emotional afterlives of conflict

*   Spatial approaches to time, conflict and memory

*   Ruins and Ruination

*   Dynamics of power in post-conflict memory

*   Contested temporalities

*   Queering time and memory

*   Historical justice and reconciliation

*   The politics of researching post-conflict contexts

*   ‘New topics’ in post-conflict studies

*   Contested heritage/sites of memory

*   Critical oral history

*   Interventions in entrenched debates

*   Conflict experience, the body, and its legacies

Please submit your abstract by Friday 8thJune 2018 to timememoryconflict@gmail.com

We welcome proposals of no more than 300 words for 20-minute papers. Abstracts from postgraduate researchers and early-career scholars are particularly encouraged.

The event will be free of charge, but places are limited.