Monthly Archives: January 2018

Seminar: “Archives et patrimoine de l’ethnologie de la France” (IIAC / AN / INP / DGP)

Programme du séminaire 2018 « Archives et patrimoine de l’ethnologie de la France » à l’Institut national du patrimoine

Coordination : Yann Potin (AN) et Christian Hottin (INP)

Archives et patrimoines de l’ethnologie de la France

Dans le cadre du programme Bérose, le CNRS (UMR IIAC 8177), les Archives nationales, l’Institut national du patrimoine et la Direction générale des patrimoines organisent en partenariat un séminaire de recherche sur le thème : « Archives et patrimoines de l’ethnologie de la France (1945-1975) ». Il est conçu comme la continuité du séminaire « Lieux et acteurs de l’ethnologie de la France (1945-1975) : archives et réseaux, entre recherche et patrimoine » (2015-2017). Les rencontres se donnent pour objectif de penser les interactions renforcées entre les logiques de collecte, de conservation et de constitution d’archives dans l’élaboration du patrimoine ethnologique, dans un monde à la fois post-rural et post-industriel et numérique.

Dates : le jeudi de 17 h 30 à 19 h ; 22 février, 8 mars, 29 mars, 12 avril, 17 mai, 14 juin 2018

Lieu : INP – Salle Champollion – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

22 février 2018
Regards sur le patrimoine oral, contes et récits légendaires. Sa préservation dans les collectes et les archives
séance animée par Jacques Berlioz, directeur de recherche CNRS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), avec Alice Joisten et Nicole Belmont, Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS

8 mars 2018
Au gré du don des archives : le fonds Françoise Héritier aux Archives nationales
Guillaume Frantzwa, conservateur aux archives du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères,Yann Potin, chargé d’études documentaires, Archives nationales, et Amélie Hurel

29 mars 2018
1975, année ethnologique suivi de Ethnologies au rapport, de Soustelle à Benzaïd (1974-1980)
Philippe Joutard, historien, recteur d’académie honoraire et professeur émérite d’histoire moderne de l’Université de Provence Aix-Marseille puis Christian Hottin, directeur des études, INP, et Yann Potin

12 avril 2018
Le muséologue exposé : Georges-Henri Rivière au MuCEM
Marie-Charlotte Calafat, adjointe du département des collections et des ressources documentaires, MuCEM, Pascal Riviale, chargé d’études documentaires aux Archives nationales, Germain Viatte, conservateur général du patrimoine honoraire, en présence de Jean-François Leroux-Dhuys (exécuteur testamentaire de Georges-Henri Rivière)

17 mai 2018
De « l’urgence » à « la rénovation » et à « l’effondrement » : motifs et mobiles des chantiers collectifs en ethnologie de la France rurale »
Florence Weber, professeur des universités, directrice des études au département de sciences sociales de l’Ecole Normale Supérieure – Centre Maurice Halbwachs

14 juin 2018
Archives branchées pour ethnologues en ligne
Isabelle Chave, adjointe au chef du département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, Eric Jolly, directeur de l’Institut des mondes africains – CNRS, Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS – IIAC– Lahic, responsable de Bérose, et Marie-Dominique Mouton, Labex Les passés dans le présent

Infos pratiques

Formulaire d’inscription (obligatoire) en ligne (site INP ) : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfI0YxTKDfBG3_Wd-SlPbBZMs1PAJC_intmngJP_PY6nx2Sjg/viewform

Contact : Yann Potin (potin.yann@gmail.com)

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Seminar: Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives (AN / BnF / INP)

Programme du séminaire 2018 “Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives”, soutenu par le LABEX CAP, qui associe, sous le patronage de l’Institut national du Patrimoine, les Archives nationales (département Education, Culture et Affaires sociales-DECAS) et la Bibliothèque nationale de France (Mission pour la gestion de la production documentaire et des archives).

Coordination : Christian Hottin (INP), Anne Leblay-Kinoshita (BNF) et Yann Potin (AN)

Archives du patrimoine écrit / Patrimoine écrit des archives

Dates : Le jeudi, de 16h à 18h : les 15 février, 15 mars, 5 avril, 3 mai, 31 mai et 28 juin

Lieu : Institut national du Patrimoine, salle Champollion, 2 rue Vivienne – 75002 Paris

La mission pour la gestion de la production documentaire et des archives de la Bibliothèque nationale de France, les Archives nationales (Département Éducation, Culture et Affaires sociales) et l’Institut national du Patrimoine organisent un séminaire commun d’histoire croisée et comparée des pratiques de patrimonialisation de l’écrit.

Archives et bibliothèques constituent deux modes de conservation et de valorisation des documents écrits : le terme générique, et général de « patrimoine écrit », de création très récente (adopté par le service du Livre et de la lecture en 2004), émane du monde des bibliothèques et semble parfois désigner paradoxalement tout patrimoine écrit hors du champ archivistique.

Tout se passe comme si le patrimoine écrit et le patrimoine archivistique étaient deux entités parallèles s’ignorant mutuellement. Ce dispositif contradictoire est le produit d’une histoire que ce séminaire entend aborder à partir de la formation et des pratiques professionnelles, des enjeux politiques et juridiques et des fonctions assignées à la mise en archives et à la collecte des documents écrits.

A partir des archives produites depuis leur fondation (ou refondation) respective durant la Révolution française par les différents services des Archives et de la Bibliothèque nationale, l’approche comparée des pratiques d’enregistrement et de mémoire interne sur la longue durée vise à appréhender en miroir, parfois brisé, l’histoire des deux conservatoires nationaux de l’écrit, par ailleurs associés, sinon confondus, dans les représentations collectives.

Ces deux institutions représentent toutefois deux modalités distinctes, jusqu’à la contradiction, de mise en patrimoine de l’écrit. En situation de concurrence directe au cours du XIXe siècle, la Bibliothèque et les Archives nationales ont progressivement forgé leur périmètre patrimonial, à la fois distinct et parallèle, associé à des pratiques de collecte, de conservation et de communication tour à tour analogues et opposées.

Le séminaire se propose, pour une première année d’expérimentation, en six séances, le jeudi de 16h à 18h, d’explorer les modalités d’une comparaison entre les archives de la Bibliothèque nationale de France et celles des Archives nationales, à partir de grands thèmes ou typologies fonctionnelles : entrées des fonds et acquisitions, conditionnement des documents, questions de cotations, organigrammes et gestions des personnels, relations avec les publics (demande de recherche, prêts, consultation et gestion des lecteurs), expositions de documents, etc.

15 février 2018
Pour une histoire croisée du Patrimoine écrit, entre bibliothèques et archives
séance d’introduction par Anne Leblay-Kinoshita, cheffe de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, Bibliothèque nationale de France (BnF), Yann Potin, chargé d’études documentaires aux Archives nationales (AN), Anne Pasquignon, adjoint au directeur des Collections pour les questions scientifiques et techniques, BnF, et Philippe Barbat, directeur de l’INP

15 mars 2018
Histoire comparée de l’administration des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale (1790-1870)
Marie Galvez, archiviste paléographe, conservateur à la BnF, et Denise Ogilvie, conservateur en chef aux Archives nationales-Centre Jean Mabillon

5 avril 2018
Enregistrer les fonds : la question des archives des entrées et des acquisitions
Clément Arnaud, Archives départementales de Seine-et-Marne, Christophe Gauthier, professeur d’histoire du livre et des médias contemporains (XIXᵉ-XXIᵉ siècles) à l’École Nationale des Chartes, Cécile Robin, chargée d’études documentaires aux AN, et Isabelle Le Masne de Chermont, directrice du département des manuscrits, BnF

3 mai 2018
Bâtiments d’archives et de bibliothèques face à leur archives courantes et définitives
Jean-Luc Bichet, architecte, coordinateur bâtiment de Pierrefitte-sur-Seine, AN, et Christian Hottin, directeur des études du département des conservateurs, INP

31 mai 2018
Mémoriser la consultation et le lectorat : l’enregistrement des recherches et les archives de la communication
Claire Béchu, chargée de mission pour la diffusion scientifi que, AN, Emmanuel Rousseau, directeur des fonds, AN, et Jacqueline Sanson, présidente de la Société française d’archéologie et ancienne directrice générale de la BnF

28 juin 2018
Exposer le patrimoine écrit : documenter et archiver la mise en vitrine des archives et des manuscrits
Ariane James-Sarrazin, conseillère scientifique à l’Institut national d’histoire de l’art, et Eve Netchine, directrice du département des Cartes et plans, BnF

Publication: Paysannerie et patrimonialisations dans les Sud

Bulletin de l’association des géographes français

Paysanneries et patrimonialisation dans les Suds. Ressources, conflits, arrangements

Peasantry and patrimonialization in the Global South. Resources, conflicts, arrangements
Sous la direction de Bénédicte Thibaud et Rémi Bénos

CFP: Bibliothèque Kandinsky Summer University 2018, Centre Pompidou Paris. PRIMARY SOURCES AT WORK. Artists’ publishing practices: from the studio to the library (and back again)

 

BIBLIOTHEQUE KANDINSKY SUMMER UNIVERSITY
2 – 13 July 2018

CENTRE POMPIDOU, PARIS

Primary sources at work.

Artists’ publishing practices: from the studio to the library (and back again)

 

CALL FOR PAPERS

CFP final UEBK 18

 

The Bibliothèque Kandinsky’s Summer University is a Musée National d’Art Moderne/Centre Pompidou research program installed on the very premises of the museum. It focuses on modern and contemporary art primary sources: archives, documentary materials (both written and visual), interviews, records, as well as new forms of artistic appropriation and documentary production. Interdisciplinary in format, the Summer University brings together young researchers: historians, art historians, anthropologists, sociologists, artists, critics and curators who share a collective reflection with art professionals and various scholars around primary source materials. It will be held in one of the museum rooms, around a conference table, used at the same time as a workspace and an exhibition device for the display of documents. Facsimiles, reproductions, and archival material will be unfolded in the space during the working sessions. Several writing workshops will rhythm the program, as well as visits to various documentary collections. Editorial work is at the heart of the Summer University: a new issue of the “Journal de l’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky”—conceived both as a critical anthology based on the debates during the sessions and as an experimental production—will be released at the end of the session. 
“Everything in the world exists to end up in a book.” Stephane Mallarmé’s famous words have lastingly marked the experiments with as well as the research on artists’ publications, inspiring definitions, appropriations, and modes of activation. In an extended attempt to draw the borders of these particular genres, Ulises Carrión once remarked that “artists have started publishing books and magazines, distributing them, managing galleries and other art centres, organizing cultural events that involve various media and specialized professions. In other words, they have abandoned the sacred realm of art and entered the wider, less well contoured field of culture.”

For its fifth session, Bibliothèque Kandinsky’s Summer University will address the plural phenomenon of publishing in the art field in all its diversity. It will seek to capture the various networks, exchanges, contexts, and the multiple geographies that inform the creative decisions at stake in this variegated production. It will also echo the recent reflexions on the status and evolution of the artists’ book caught between the imperatives of digital turn and alternative editorial strategies, and discuss the contours of an extremely versatile genre. Indeed, artists’ publications resist any restrictive classification, as one can’t help but notice, amongst their specificities, the formal singularities and unremitting ingeniousness of their varied production methods.

Flexible in nature, artists’ publications and editions will be confronted to different approaches: history of the book, media studies, visual communication theories, graphic design… Rather than fixing a dynamic field, these disciplines have opened up new fields of investigation, dealing with production methods and exhibition strategies, amongst other examples. The communication proposals will have to address the very multiplicity of formats, techniques and mediums that are essential to the art of publishing: artists’ books and periodicals, fanzines, underground production, multiples, photobooks, architecture books, catalogues conceived by curators, ephemera and hybrid editorial practices, digital experiments, e-books by artists, DIY and self-publishing. Cases studies are expected on historical productions, producers and/or institutions, while alternative propositions are welcomed, dealing with the positions artists can take—notably as publishers—, their editorial practices, as well as the complex status of printed matter in art, in relation to the different artistic and technical cultures which are negotiated on the very body of the book.

From underground engagement to patrimonial status, the Summer University will address the circuits and economies at stake in artistic editorial practices. What are the tactics of content production that are mobilized? What kind of creative writing is invented? What kind of bibliographical description could appropriately be envisioned? How knowledge production circuits (in the academia or the arts) affect the published object? How to work with economic risks and market pressure? What kinds of education and pedagogy inspire—or are inspired by—editorial creativity? How to consider authorship when books constantly play with their self-referential nature, and are at the same time the products of collaborative efforts? What kind of “collection-making” for objects that move merrily between the library, the museum, independent spaces and their digital avatars? As Carrión has left to imagine, the artists’ publication is often just a small fragment from a bigger picture. As a space for political engagement and social agency it is also a space for drawing the possibility of collective construction. How do these practices inform artistic creation itself, beyond the editorial field? What kind of critical interpretation do they suggest?

The Bibliothèque Kandinsky Summer University 2018 will bring together young researchers, curators and artists around documentary material from the library itself—for some part largely unseen—and give its participants the opportunity to put sources ‘at work’. It also invites researchers from all horizons to bring up their source material and to put it into debate, through historical, creative and critical discussion.

APPLICATION PROCEDURE

The Bibliothèque Kandinsky’s Summer University is aimed at young fellows (PhD candidates, PhDs, PostDocs): historians, art historians, anthropologists, sociologists, curators, librarians, graphic designers and artists at large.

Application file:

– written proposal (4,500 characters/700 words) either in English or in French, in PDF format.
– CV which should clearly assess the candidate’s language proficiency. In order to apply is important to have a good command in both English and French.

Candidates are expected to bring along a selection of sources used in their research.

The proposal dossier will be sent to: bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr by 4th March 2018.

The proposals will be evaluated by a scientific committee, in charge of drawing up the final Summer University program. The Committee will retain 25 projects.
All applicants, whether selected or not, will be personally contacted before March 16th, 2018.

A participation of € 150 will be required from each participant, who will be provided with tuition. The participation will cover transportation on site and institutional entries.
If requested, the Centre Pompidou will be able to issue any required certificate in order to apply for scholarship or funding from foundations, museums, universities or research institutes.

SCIENTIFIC COMMITEE

Aurélien Bernard, bibliothécaire en charge des imprimés contemporains, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Mica Gherghescu, historienne de l’art, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Stéphanie Rivoire, conservatrice des fonds et collections, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Didier Schulmann, conservateur, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris

Benjamin Thorel, historien de l’art, École supérieure des Beaux-Arts de BordeauX/fondateur de Section 7 Books / After 8 Books

For any inquiry, please write to:

bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr

Tel : +33 (0)1 44 78 46 65

 

Seminar: “Écologie des collections” et séance du 8 février 2018, musée du quai Branly

Programme du séminaire « Écologie des collections. Nouvelles perspectives sur les pratiques muséales » , qui se tiendra au musée du quai Branly-Jacques Chirac : Programme Ecologie des collections_séminaire 2018C

Pour la deuxième année, le séminaire creusera la perspective d’une écologie des collections, dans une démarche interdisciplinaire et comparative, rassemblant professionnels de la conservation et chercheurs, en prenant appui sur des études de cas. Nous y aborderons cette année les enjeux liés à la conservation des matières plastiques (séance 1), les usages des nouvelles ressources numériques pour l’étude des œuvres (séance 2) et les modalités de la conservation du vivant, à travers le cas de la taxidermie (séance 3).

Lien vers le programme 2016-2017 :

http://labexcap.fr/wp-content/uploads/2016/10/Programme-seminaire-Ecologie-des-collections.pdf

 

La première séance, « Écologie des collections plastique », aura lieu jeudi 8 février, 10h-13h, au musée du quai Branly (salle 1).

Nous y examinerons les modalités de conservation des polymères, notamment les matières plastiques, selon deux registres différents : le monde de l’art et celui du déchet.

Nos deux invités seront Gilles Barabant, responsable de la filière art contemporain, département restauration du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), et Baptiste Monsaingeon, socio-anthropologue, auteur de Homo Detritus. Critique de la société du déchet (Paris, Le Seuil, 2017).

Leurs interventions seront discutées par Frédéric Keck, anthropologue, directeur de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Les séances sont ouvertes à toute personne intéressée : pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter.

Job: Patrimoine & outils numériques

Offre de post-doctorat (12 mois, renouvelable jusqu’à 36 mois), financé par le projet GeoCompostelle  en partenariat avec Makina Corpus sur la « création d’outils numériques pour la gestion et la valorisation du patrimoine». Le projet vise à créer une plateforme collaborative pour gérer un bien culturel et valoriser l’ensemble des informations auprès du grand public.

PostDoc_GeoCompostelle_2018_LISST

Le post-doctorat se déroulera dans les locaux du LISST à la Maison de la Recherche, au sein de l’équipe Dynamiques Rurales.

Merci de transmettre un CV détaillé, une lettre de motivation (et sélection de deux travaux de recherche) avant le 18 février 2018.

Seminar: Patrimoine et patrimonialisation du cinéma / 31 janvier à l’ENS Ulm

31 janvier 2018 : Ciné-concerts (1)

Karol Beffa (ENS) : Quelques réflexions sur la pratique de la composition et de l’improvisation en ciné-concert (séance à l’ENS, rue d’Ulm, salle des Actes).

L’entrée est libre mais pour des raisons de sécurité il faudra vous présenter à la guérite à l’entrée de l’ENS et laisser votre nom.

Séminaire « Patrimoine et patrimonialisation du cinéma »

 

 

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. Poursuivant les réflexions entamées lors du colloque de novembre 2016 à l’École des chartes, le séminaire continue depuis 2017 d’étudier la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques et des enjeux de patrimonialisation à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans. La saison 2017-2018 sera principalement centrée sur la question des « manifestations » : festivals généralistes ou spécialisés, ciné-concerts, reconstitutions de séances et salles de cinéma.

 

École nationale des chartes

Salle Delisle, 65 rue de Richelieu, 75002 Paris

Métro Bourse, Pyramides ou Palais-Royal

17h-19h

11 octobre 2017 : Festivals (1)

Marie Frappat (Labex CAP / ENC / Paris-Diderot) : « Films retrouvés, films restaurés » : le festival « CinéMémoire » (1991-1997) ou la mise en scène du patrimoine cinématographique au tournant du centenaire.

6 décembre 2017 : Festivals (2)

Stefano Darchino (Paris 8) : Cannes Classics et les autres sections de films restaurés dans les festivals généralistes : histoire et enjeux.

31 janvier 2018 : Ciné-concerts (1)

Karol Beffa (ENS) : Quelques réflexions sur la pratique de la composition et de l’improvisation en ciné-concert (séance à l’ENS, rue d’Ulm, salle des Actes).

14 mars 2018 : Ciné-concerts (2)

Céline Pluquet (Paris 8) : De la partition originale à l’improvisation, quel accompagnement musical pour le cinéma muet ?

2 mai 2018 : Reconstitutions de séances

Anne-Marie Quévrain (Les Amis de Méliès) : Interpréter une projection foraine de films retrouvés de Méliès : soixante ans d’expériences menées par Madeleine Malthête-Méliès et ses proches.

Claude Bertemes (Cinémathèque du Luxembourg) : Un patrimoine sous influence : l’expérience du « Crazy Cinématographe » et ses résonances à l’ère du tout-à-l’image.

6 juin 2018 : Salles

Dimitri Vezyroglou (Paris 1) : Enjeux culturels et politiques de la patrimonialisation d’une salle de cinéma (1917-)1967-2017 : le cas du Studio d’Athènes ou comment un anniversaire peut en cacher un autre

Le séminaire reprendra pendant l’année 2018-2019.

 

oundtable discussion: Patrimoine industriel / Table ronde “Industries, que faire de cet héritage ?”, Annecy, 6 février 2018

Table ronde “Industries, que faire de cet héritage ?”
mardi 6 février 2018 à 18h, L’îlot-S – CAUE 74 – 7 esplanade Paul Grimault – 74000 Annecy

Cette table ronde est en résonance avec l‘exposition “INDUSTRIES EN HERITAGES“, entre paysages et architecture visible, à L’Îlot-S à Annecy jusqu’au 28 février 2018.
L’approche croisée des intervenants invités permettra d’aborder les spécificités de l’architecture industrielle, de questionner sa patrimonialisation et d’en mesurer sa dimension sociale. Le travail scientifique et les photographies présentées dans l’exposition créée par le service Patrimoines et Inventaire général de la Région Auvergne-Rhône-Alpes poseront la problématique et les contours du patrimoine industriel. A partir d’exemple nationaux et locaux, cette rencontre  ermettra d’échanger sur ce travail de mémoire, composante indissociable des projets de restauration, réhabilitation ou transformation qui porte en lui des aventures humaines et un imaginaire collectif.

Intervenants :
– Jean-Bernard Cremnitzer, architecte, enseignant à l’école d’architecture de Rouen, membre du conseil d’administration du CILAC
– Nadine Hatilim-Dubois, chercheure Région Auvergne-Rhône-Alpes, direction de la Culture et du Patrimoine, service Patrimoines et Inventaire général, commissaire de l’exposition « Industries en héritages »
– Vincent Veschambres, directeur du Rize à Villeurbanne
– Jean Boutry, ancien maire de Cran-Gevrier, membre de l’association des Forges de Cran
– Eric Dessert, photographe, Région Auvergne-Rhône-Alpes, direction de la Culture et du Patrimoine, service Patrimoines et Inventaire général

Inscriptions sur : culture@caue74.fr
(merci d’indiquer vos coordonnées complètes et le nombre de personnes)

Plus d’infos sur l’expo Industries en héritage sur www.caue74.fr

Videos: Journées professionnelles 2017 “Participer/participez ! Patrimoines est dispositifs participatifs” : les vidéos sont en ligne !

Les captations vidéos des journées professionnelles des 5 et 6 octobre 2017 “Participer / Participez ! Patrimoines et dispositifs participatifs”, organisées par la direction générale des Patrimoines (DPRPS/DPP), en collaboration avec l’Institut national du Patrimoinesont en ligne.

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Thematiques/Connaissance-des-patrimoines/Thematiques-de-recherche/Patrimoine-et-societe/Patrimoines-et-dispositifs-participatifs-videos

FA: école doctorale “Processus de patrimonialisation”, EPA, Porto-Novo [DL: 1er mars]

ECOLE D’ETE DOCTORALE
Processus de patrimonialisation, usages et « muséification » du passé
Porto-Novo, Bénin (17-31 juillet 2017)

Les processus de patrimonialisation ou la revendication d’un héritage dans le cadre d’une (re)construction nationale, locale et /ou ethnique sont des phénomènes complexes. Dans les périodes de transition historique, les enjeux sont multiples et la fragilité du contexte politique est un riche terreau pour un renouveau des rapports à la représentation du passé. Pour comprendre ces processus, il faut mobiliser des savoirs en histoire, en anthropologie, en archéologie, en sciences politiques, en histoire de l’art, et en muséologie. Leur décryptage nécessite une collaboration interdisciplinaire, qui n’est pas toujours aisée à instaurer dans le cadre institutionnel existant dans le domaine de la recherche, construit autour de disciplines distinctes. Le but principal de cette école d’été est de créer un espace de formation des doctorants et d’échange interdisciplinaire entre des chercheurs travaillant sur les processus de patrimonialisation, les usages et la « muséification » du passé en lien avec la construction nationale (ou plus largement identitaire).

L’école thématique prendra la forme d’une formation à la recherche en sciences sociales. La première édition fut organisée à Istanbul, à l’Institut Français d’Études Anatoliennes (juin-juillet 2016), la deuxième au Cap, en collaboration avec Iziko Museums of South Africa et l’Institut Français d’Afrique du Sud (juillet – août 2017).

Nous organisons notre troisième université d’été à Porto-Novo, avec un groupe de doctorants et d’artistes sélectionnés suite à un appel à candidatures. L’école a une double finalité. Premièrement, une finalité scientifique : mener une réflexion sur les processus de patrimonialisation (notamment en contexte postcolonial, post-dictatorial et à l’issue des conflits politiques), sur les usages et la « muséification » du passé en lien avec la construction nationale. Deuxièmement, l’école a une finalité pédagogique : proposer aux doctorants d’effectuer un court stage de terrain ethnographique, leur permettant de pratiquer différentes méthodes de recherche en sciences sociales et politiques.

Format de l’école
L’école comporte plusieurs volets :

– des enseignements dispensés par des professeurs provenant des institutions partenaires, mais également par des professeurs invités. Les enseignements porteront tant sur la méthodologie de la recherche, que sur des sujets comme l’histoire des politiques urbaines/ des musées/ des recherches archéologiques au Bénin. Aux cours et ateliers « classiques » s’ajouteront des discussions informelles quotidiennes avec les étudiants tout au long de l’école, pour les aider à remanier leur projet, à élaborer les guides d’entretiens, à trouver des références bibliographiques ou des sources documentaires, etc.
un atelier pratique d’anthropologie visuelle

– des visites guidées de la ville, des musées et de sites patrimoniaux

– une enquête de terrain proprement dite : des « équipes » de trois étudiants réaliseront une recherche de terrain (entretiens, observation participante, recherche dans les archives nationales centrales ou locales/ privées, etc.)

– un atelier de pratiques curatoriales, en collaboration avec l’Ecole du Patrimoine Africain (EPA) et le Centre culturel Ouadada, dans lequel les doctorants apprendront à concevoir une exposition, du projet scientifique muséographique jusqu’à la mise en place des partenariats et des dispositifs de médiation.

– l’école thématique sera close par une présentation des résultats de cette recherche préliminaire, sous une forme choisie par les doctorants : présentation orale, poster scientifique, exposition photographique/ multimédia (extraits d’entretiens, matériel vidéo), projet de film documentaire ou happening dans un musée/ atelier d’artiste.

Contenu scientifique :
Les cours et les projets de recherche des doctorants se déploieront sur quatre axes principaux, à savoir : 1. les politiques urbaines et les politiques de la mémoire, 2. les constructions muséographiques, 3. les pratiques artistiques contemporaines, 4. les pratiques archéologiques.

1. Les enseignements mettront en discussion les représentations du passé dans le tissu urbain de Porto-Novo. L’intention est d’inviter les étudiants à mener une réflexion sur la manière dont l’espace urbain lui-même (re)présente différentes narrations historiques et construit la mémoire culturelle de la ville et de la « nation » : comment gère-t-on/ efface-t-on la mémoire du passé ? Quels sont les enjeux symboliques et politiques des projets d’aménagement urbain imaginés par les différents régimes politiques ? Comment reconstruit-on la ville (post)coloniale ? Comment des « sites » spécifiques (lieux, événements clés pour l’histoire du colonialisme, de l’esclavage mais aussi pour les royautés et les religions) deviennent des lieux de l’oubli, de l’amnésie politique ou sociétale ou, en reprenant la formule de Nora, des « lieux de mémoire » ?

2. Les doctorants seront invités à s’interroger sur les processus de réécriture, renégociation, réappropriation du passé colonial à partir des collections muséales. On vise à aider les étudiants à comprendre, explorer et développer des pratiques curatoriales liées à la mise en exposition des collections d’objets historiques, « ethnographiques » ou d’art. Les cours et les visites des musées problématiseront les pratiques de « savoir-pouvoir » inhérentes à la construction des archives, la production des sources ainsi que leur utilisation pour l’écriture de l’histoire.

3. Ensuite, on interrogera les pratiques artistiques qui se positionnent par rapport à ces métamorphoses de l’espace urbain, à l’amnésie politique ou sociétale. En rencontrant des artistes contemporains, en visitant des musées et des espaces artistiques, on examinera les enjeux esthétiques, politiques et épistémologiques de la rencontre entre l’art contemporain et les politiques urbaines et muséales.

4. Finalement, on interrogera la production des savoirs sur le passé à travers les pratiques archéologiques, leur mise en valeur et la particularité de leur histoire au Bénin.

Professeurs :
Les enseignements et les ateliers méthodologiques seront donnés par des spécialistes en anthropologie urbaine, politique et visuelle, en histoire de l’art et de l’archéologie, en sociologie politique, en géographie urbaine et en art. Liste (non-exhaustive) des professeurs: Leonce Raphaël AGBODJELOU, Porto-Novo; Nodicao BACHALOU, Abomey; Gérard BASSALE, Centre culturel Ouadada ; Gaëlle BEAUJEAN, Musée du quai Branly Jacques Chirac (TBC); Felicity BODENSTEIN, Technische Universität, Berlin ; Théodore DAKPOGAN, Porto-Novo ; Benoît De L’ESTOILE, ENS/CNRS ; Gabin DJIMASSE, Abomey; Stephan GOLDRAJCH, Bruxelles; Didier HOUENOUDE, Université Abomey-Calavi; Estelle LECAILLE, Mòsso, Bruxelles ; Thierry OSSOU, Porto-Novo ; Damiana OTOIU, Université de Bucarest ; Bénédicte SAVOY, Technische Universität, Berlin (TBC); Anna SEIDERER, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis ; Marie ZOLAMIAN, Liège.

Les doctorants auront la possibilité de rencontrer non seulement des chercheurs (anthropologues, archéologues, sociologues, historiens de l’art, etc.) mais également des artistes, des professionnels des musées, des architectes ou urbanistes. Ils pourront aussi bénéficier des ressources qui seront mises à leur disposition par l’Université d’Abomey Calavi, l’Ecole du Patrimoine Africain, les Archives nationales et les musées de Porto-Novo (Musée d’ethnographie Alexandre Senou Adandé et le Palais Honme).

Sélection des participants :
Les candidats devront envoyer une brève présentation de leur recherche doctorale (2-3 pages plus bibliographie et sources) et un CV, en français ou en anglais, avant le 1er mars 2018 à heritage.doctoralschool@gmail.com. L’école se déroulera en langue française. Le résultat de la sélection des candidatures sera transmis deux semaines après la date limite.

Co-organisateurs :
Felicity BODENSTEIN, Technische Universität, Berlin,
Didier HOUENOUDE, Université Abomey-Calavi,
Damiana OTOIU, Université de Bucarest,
Anna SEIDERER, Université Paris 8, Vincennes – Saint-Denis.

Détails logistiques et financiers :
La participation à l’école thématique est gratuite, et des bourses de voyage seront disponibles pour un nombre limité d’étudiants. Des financements seront notamment disponibles pour les étudiants de la région.  Lors de l’envoi de votre dossier de candidature, veuillez nous indiquer si vous souhaitez bénéficier d’une telle aide. Les autres participants devront couvrir leurs propres frais de transport et de logement.

Institutions partenaires :
Ecole du Patrimoine Africain, Porto-Novo
Université Abomey-Calavi, Cotonou
Centre culturel Ouadada, Porto-Novo
Technische Universität, Berlin, Kunstgeschichte der Moderne, projet Translocations
Université Paris Lumières, projet Glissements de terrains : Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain
Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, projet Les musées comme terrain : stratifications et relectures contemporaines des héritages coloniaux en France et en  Allemagne
Ecole normale supérieure, Département de Sciences Sociales
Centre Maurice Halbwachs
Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA), Université Paris8/ Vincennes, Saint-Denis
Humboldt-Universität zu Berlin, The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage (CARMAH)
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, le centre HiCSA (Histoire culturelle et sociale de l’art)
Le Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales (CEREFREA Villa Noël), Université de Bucarest, l’axe de recherche Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé
Mòsso, Plateforme indépendante pour l’art contemporain, Bruxelles