Author Archives: respatrimoni

Publication: Armand Kpoumie Ncahre, Le rituel Nguon chez les Bamoun du Cameroun, L’Hamattan

LE RITUEL NGUON CHEZ LES BAMOUN DU CAMEROUN

Enjeux de patrimonialisation, stratégies identitaires et ambitions touristiques

Armand Kpoumie Nchare

Préface de Dominique Royoux – Postface d’Ibrahim Mbombo Njoya

Cette recherche en géographie sociale et culturelle porte sur Nguon, un grand festival et un rassemblement culturel multiséculaire des Bamoun au Cameroun. Avec des publics différenciés et dans des temporalités complémentaires mais distinctes, Nguon est à la fois un festival et une ritualisation de la coutume et du sacré du royaume bamoun, maintenu durant l’époque coloniale puis depuis l’avènement de la République du Cameroun. Le potentiel d’attractivité touristique naturel et patrimonial de ce territoire, le Noun, peut-il être exploité sans que la structure sociétale bamoun n’en soit trop déséquilibrée ?
https://www.editions-harmattan.fr/livre-le_rituel_nguon_chez_les_bamoun_du_cameroun_enjeux_de_patrimonialisation_strategies_identitaires_et_ambitions_touristiques_armand_kpoumie_nchare-9782343222448-69625.html

Conference: Cultural Heritage Beyond the West – Online – 3 mai 2021 à 19h

Panel Cultural Heritage Beyond the West – Online – 3 mai 2021 à 19h

Co-organisé par Prof. Dr. Ilse Sturkenboom et Jun. Prof. Dr. Antoinette Maget Dominicé, au sein du cycle de conférence #zukunftderkunstgeschichte organisé par l’Institut d’histoire de l’art de la Ludwig-Maximilians-Universität à Munich.

Cultural Heritage Beyond the West s’interrogera sur les différents concepts qui déterminent le/un patrimoine culturel et influencent sa réception, en abordant les dimensions temporelles et identitaires de l’inclusion et de l’exclusion d’objets patrimoniaux.

Interviendront lors de cette discussion

Prof. Zeynep Aygen (Mimar Sinan Universität Istanbul): West versus Ost. Die Kunstgeschichte und Architekturgeschichte des Anderen

Prof. Ronny Vollandt (LMU München): Jüdisches Kulturgut im Nahen Osten. Zugang, Erschließung und Bewahrung

Prof. Silvia Naef (Universität Genf): Moderne arabische Kunst als (Kunst)erbe. Anhaltspunkte und Fragen

Inscription sur

https://lmu-munich.zoom.us/meeting/register/tJMkd–gpzMiHtR4l_-tHIU_2d2gUBj3Mdtn

Programme complet et informations complémentaires sur https://www.kunstgeschichte.uni-muenchen.de/veranstaltungen/zukunft/index.html

Veuillez noter que l’ensemble des conférences se déroulera en allemand.

Publication: “Patrimoines alimentaires en Amérique latine” / Séminaire SHACAL (IHEAL-CREDA) 16 AVRIL

A l’occasion de la publication de l’ouvrage “Patrimonios alimentarios en América Latina : recursos locales, actores y globalización” (lien), le “Séminaire Anthropologie Historique de l’Amérique latine : Colonialités / Altérités” (SHACAL) de l’IHEAL/CREDA organise, le 16 avril 2021 de 14h à 17h, un événement de lancement en ligne. Il sera l’occasion de discuter (en espagnol) des études de cas publiées dans cet ouvrage et d’aborder les enjeux sociaux et culturels de l’alimentation en Amérique latine (lien)

Les inscriptions pour assister au séminaire en ligne sont à adresser à Nathan Pécout–Le Bras, coordinateur de l’évènement, à l’adresse suivante: nathan.pecout@gmail.com  

Seminar: État des lieux du patrimoine culturel immatériel en Guadeloupe

L’État (Direction des affaires culturelles), le Conseil Régional et le Conseil
Départemental se sont engagés en 2020 pour un projet de sauvegarde et de
valorisation du patrimoine culturel immatériel (PCI) de la Guadeloupe doté
d’une enveloppe de 100 000 € annuels sur 3 ans.

Cette convention tripartite s’inscrit dans les ateliers des assises de
l’outre-mer (2018) en Guadeloupe, qui prônaient une plus ample prise en compte
du patrimoine culturel immatériel par les politiques publiques.

L’association Ile du Monde, s’est vu confier par les institutions une mission
d’étude pour établir un état des lieux du PCI en Guadeloupe. Elle a ainsi
réalisé 68 entretiens individuels, 31 captations vidéo et 3 journées de
consultations publiques qui ont permis d’identifier 344 éléments du patrimoine
culturel immatériel présents sur l’archipel.

Le rapport documente les pratiques, fixe leur niveau de vitalité et dégage les
pistes de travail pour le projet de protection et de valorisation. Le document
de plus de 600 pages est disponible sous www.iledumonde.org/rapport-pci-
guadeloupe

La presse est cordialement invitée, au webinaire de présentation du rapport
par l’équipe Ile du Monde, qui se tiendra sur la plateforme ZOOM

le 15 avril 2021 à 16 h :

Cliquer sur ce
lien :https://u-paris.zoom.us/meeting/register/tZEtcOyrrzMpH9VUdc-D4PWP4hAydOdMBecA

Inscrire : nom, prénom et mél. Inscription approuvée automatiquement et mél de
confirmation

Webinaire
État des lieux du patrimoine culturel immatériel en Guadeloupe

Jeudi, 15 avril, de 16h00 à 17h30 (heure de Guadeloupe)

22h00 à 23h30 (heure de Paris)
S’inscrire :

Programme:

16h00: Présentation des intervenants. Mot d’accueil.

16h10: Présentation du rapport “État des lieux de la connaissance et de la
valorisation du PCI de Guadeloupe. 2019-2020″. Pepe Pastor. Association île du
Monde.

16h25: Inventaire français du PCI. Fiche: “Chants de labour dans les pratiques
et rituels du charronnage ancestral sur l’île de Marie-Galante
(Guadeloupe)” (Hubert Godefroy, Écomusée de Marie-Galante, et Lucie Saban,
Association Patrimoine Vivant de Marie-Galante).

16h35: Intervention DAC, Région.

16h45: Projet Plateforme web participative PCI Guadeloupe. Daniel Ortiz,
Simone Tortoriello. Association île du Monde.

17h00: Questions
Rapport et documentaire État des lieux du PCI guadeloupéen
Fiche d’inventaire “Chants de labour à Marie-Galante”

Seminar: “Du Monument au Patrimoine culturel immatériel : quelles communautés patrimoniales dans les Hauts de France ?”

Séminaire transdisciplinaire :
« Patrimoines : mises en récit, tourisme, appropriations »

Du Monument au Patrimoine culturel immatériel :
quelles communautés patrimoniales dans les Hauts de France ?

22 avril 2021

Co-organisé par
Tiphaine Barthelemy, PR Anthropologie / sociologie CURAPP-EES (Picardie)
Nathalie Gauthard, PR Arts du spectacle / Ethnoscénologie, Textes et cultures
– Praxis et esthétique des arts (Artois)
Sophie-Anne Leterrier, PR Histoire contemporaine, CRHES (Artois)
Marie Clémence Régnier, MCF Littérature, Textes et Cultures – TransLittéraire
(Artois)

A partir d’exemples pris dans les Hauts de France… mais aussi ailleurs, cette
seconde journée d’étude s’interrogera sur la notion de communauté
patrimoniale, sur la diversité de ses manifestations et par là sur les
processus de « bottom/ up » qui seraient aujourd’hui à l’œuvre dans la
fabrique des patrimoines, tant matériels qu’immatériels.

Programme

Jeudi 22 Avril 2021 / 9h30-16h00 via ZOOM

Matin

9h30 – 10h00 Introduction
Mot de bienvenue de Xavier Boniface, directeur de l’EDSHS
Brève présentation par les organisatrices du séminaire

10h00 – 12h30
Sophie-Anne Leterrier (présidente), Nathalie Gauthard (discutante)

Thomas Mouzard : Recherche en sciences sociales & sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel – chercheurs & communautés patrimoniales

Julie Léonard : La communauté « fest-noz » : une communauté patrimoniale
éphémère ?

Discussion : 20 mn
Pause : 10 mn

Jean-François Grevet : De la fabrique et des usages de l’histoire et du
patrimoine brassicole des Hauts de France

Claire Sainte-Beuve : La notion de « communauté patrimoniale » en droit
international et européen : les ambiguïtés d’une innovation jugée nécessaire

Discussion : 20 mn

12h30 – 13h30 Pause

Après-midi

13h30 – 16h00
Marie-Clémence Régnier (présidente), Aline Hémond (discutante)

Bastien Durand-Toulouse : La patrimonialisation de la bière dans les Hauts
de France : entre héritage et transformation

Véronique Hochedé : Les fêtes médiévales dans les Hauts-de-France : mises en
scène du passé par les associations locales

Tiphaine Barthelemy : Où est passé le PCI dans l’Aisne ?

Discussion générale : 30 mn

Sylvie Sagnes : Présentation du nouveau GIS Patrimoine en partage

Conclusion: Tiphaine Barthelemy, Nathalie Gauthard, Sophie-Anne Leterrier,
Marie Clémence Régnier

Intervenant.e.s :

Tiphaine Barthelemy, Professeure en anthropologie et sociologie à l’UPJV,
membre du Centre universitaire de recherche sur l’action publique et le
politique, épistémologie et sciences sociales (CURAPP-ESS, UMR 7319),
s’intéresse à la diversité des processus de patrimonialisation
dans les sociétés contemporaines, à partir des activités des sociétés savantes
et des associations patrimoniales en Picardie. Elle a publié en 2014 « La
patrimonialisation ou la vie. Une enquête auprès des dockers en 1989 », in
Barthelemy, T., Combessie, P. Fournier, LS. et
A.Monjaret , Ethnographies plurielles, déclinaison selon les disciplines ,
Paris, CTHS.

Bastien Durand-Toulouse est doctorant en Anthropologie sociale et ethnologie
au CURAPP-ESS à l’UPJV. Après un premier master en études américanistes, il a
ensuite obtenu un second master d’Anthropologie, spécialisé en patrimoine
culturel immatériel (PCI), au cours duquel il a
travaillé sur la patrimonialisation de plats régionaux dans le Lot (46). Dans
sa thèse intitulée « Le goût de la bière : renouveau brassicole et
transformation des manières de boire dans les Hauts-de-France », financée par
la région Hauts-de-France, il s’intéresse aux questions de
patrimonialisation, de transmission, d’alimentation, et d’évolution des
pratiques contemporaines.

Nathalie Gauthard est Professeure en Arts du spectacle / ethnoscénologie à
l’université d’Artois (Arras). Spécialiste du carnaval et des fêtes
traditionnelles. Elle a publié « Fêtes, mascarades, carnavals. Circulations,
transformations et contemporanéité (dir.) aux Éditions L’Entretemps en 2014 et
son prochain livre Enquêter en carnaval. Méthodologies créatives autour d’un
plaisir partagé (co-dir.), paraîtra prochainement. Fondatrice et membre de la
Société Française d’Ethnoscénologie – SOFETH, agréé ONG pour le PCI par
l’UNESCO, elle est également directrice de publication de la revue
L’Ethnographie : création, pratiques, publics.
https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/

Jean François Grevet est Maître de conférences en histoire contemporaine à
l’Institut Supérieur du Professorat et de l’Education-Université de Lille.
Membre du Centre de Recherche et d’Etudes-Histoire et Sociétés de l’Université
d’Artois (UR 4027) et membre associé de l’IRHiS-
université de Lille, ses recherches portent principalement sur l’histoire et
le patrimoine des entreprises, des mondes automobiles et portuaires, des
transports et de la logistique et des mondes brassicoles (XIXe-XXIe siècles).
Jean-François Grevet, « Crédit inter-entreprises
et financement de l’innovation automobile: Berliet (1897-1914) ou la fin du
mythe de l’autodidacte autofinancé », in Michel Lescure, Le crédit inter-
entreprises en Europe. Une perspective historique, Paris, IGPDE/CHEFF, 2019,
p. 133-148.

Aline Hémond est Professeure d’anthropologie à l’Université de Picardie-Jules
Verne. Anthropologue américaniste (Amériques du Centre et du Nord ; sociétés
nahuas et interethniques du Mexique), elle s’intéresse notamment au patrimoine
alimentaire en relation avec les dynamiques de l’autochtonie, ainsi qu’au
patrimoine alimentaire migrant (avec l’exemple mexicain aux Etats-Unis). Elle
a également effectué des enquêtes sur la circulation transatlantique des
produits et techniques culinaires américains (avec l’exemple du chocolat dans
le nord de la France et en Belgique). Elle fait partie du réseau
ResPatrimoni : https://respatrimoni.wordpress.com/aline-hemond/. Elle a publié
en 2019 :
« Bruges, la chocolate story et le ChocoBar : remettre au goût du jour les
saveurs aztèques et mayas du chocolat », In : Les goûts du chocolat dans le
monde, Vincent Marcilhac & Valentine Tibère (dir.), Editions L’Harmattan.
Collection : « Questions alimentaires et gastronomiques »,
Paris, p. 123-151. [présentation ouvrage :
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64666]

Véronique Hochedé est doctorante en anthropologie à l’université de Picardie
Jules Verne (CURAPP-ESS, UMR 7319). Elle mène actuellement une enquête dans
les Hauts-de-France dans le cadre d’une thèse portant sur l’espace de la
reconstitution et de la fête médiévale. Ses recherches interrogent les
pratiques et les enjeux de ces mises en scène du médiéval.

Sophie- Anne Leterrier est Professeure à l’université d’Artois depuis 2003.
Son travail de recherche porte principalement sur les pratiques musicales
populaires au XIXe siècle. Le projet Musicarchives (projet de valorisation des
fonds musicaux concernant les chansons en patois du Nord-Pas de Calais de la
médiathèque Levy de Lille) y a notamment été consacré en 2015. Vous trouverez
le détail de ses travaux sur son
site : http://www.sophieanneleterrier.fr/musique.html

Julie Léonard est l’auteure d’une thèse sur la patrimonialisation du fest-noz
en Bretagne comme exemple d’action régionale s’appuyant sur la Convention pour
la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (UPJV, 2019). Depuis 2013,
elle est responsable du pôle des inventaires
du PCI au sein de l’association Bretagne Culture Diversité. Elle intervient
également, depuis 2017, au sein de différents masters professionnels en
Bretagne sur la thématique du PCI. Ses recherches actuelles portent notamment
sur les pardons et pèlerinages en Bretagne. Elle a publié
« Les clés de la chapelle : ethnographie du regard patrimonial »,
Tétralogiques, n°24, 2019, p. 125-142 [en ligne].

Thomas Mouzard est anthropologue, chargé de mission pour le pilotage de la
recherche en ethnologie & pour le PCI, à la délégation Inspection, recherche
et innovation, ministère de la Culture (direction générale des patrimoines).
Il a travaillé de 2012 à début 2018 en Guyane, pour la commune de Awala-
Yalimapo, puis dans le Sud en tant que conseiller à l’ethnologie à la DAC. Il
s’agissait alors de soutenir et penser la politique culturelle en situation
postcoloniale, à l’articulation entre autochtonie, créolisation, migration et
marronnage. De 2000 à 2011, il a conduit une recherche universitaire sur la
créativité rituelle comme matrice d’intersubjectivité à Madagascar. Il co-
dirige la collection Ethnologie de la France et des mondes contemporains (MSH/
MC). Il publie en 2020 (avec G. Wiels) Marronnage, l’art de briser ses
chaînes, éd. Loco-Maison de l’Amérique latine.

Marie-Clémence Régnier est maître de conférences à l’université d’Artois. Ses
recherches portent sur la construction de la figure de l’écrivain et de
l’histoire littéraire dans les maisons-musées, les musées et les expositions
littéraires, et plus largement sur les interactions entre
littérature, patrimoine et culture médiatique moderne depuis le XVIII e
siècle.

Claire Sainte-Beuve est doctorante en Droit public (CURAPP-ESS UMR 7319) à
l’UPJV ; sa thèse porte sur la notion de patrimoine en droit international
public (dir. Mouloud Boumghar). Dans le prolongement d’un stage au Comité du
patrimoine mondial de l’U.N.E.S.CO., elle a
particulièrement étudié la notion de patrimoine culturel et la façon dont elle
a été traitée et développée en droit international et européen. Elle a publié
« Diversité et patrimoine culturels : Réflexions autour de la mise en oeuvre
de la Convention du patrimoine mondial », in E. Lagrange, S. Oeter, R.
Uerpmann-Wittzack (eds), Cultural Heritage and International Law. Objects,
Means and Ends of International
Protection, Springer, 2018.

Sylvie Sagnes est chargée de recherche au CNRS et membre de l’UMR Héritages.
Après l’exploration de l’imaginaire des « racines », conduite dans le cadre de
sa thèse, elle s’est intéressée aux passions du passé qui animent nos
contemporains en s’interrogeant sur les acteurs impliqués, les réceptacles de
la valeur culturelle (histoire, monument, archive, vestige archéologique,
folklore, littérature, etc), la médiation et les enjeux identitaires inhérents
à la jouissance des biens distingués. Présidente de l’Ethopôle GARAE à
Carcassonne, elle co-dirige la collection Ethnologie de la France et des
mondes contemporains (MSH/MC), coordonne l’un des axes du chantier
scientifique Notre-Dame de Paris (CNRS/MC) et est à l’origine du GIS
Patrimoine en partage.

Renseignements et inscriptions : tiphaine.barthelemy@u-picardie.fr

Grant: Master 2021-2022_Anthropologie visuelle et PCI

BOURSES DE MASTER 2021/2022

Anthropologie visuelle et patrimoine culturel immatériel en France

En partenariat avec le master « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle
» de l’université Paris Nanterre, la direction générale des patrimoines et de
l’architecture du ministère de la Culture (délégation à l’Inspection, la
recherche et l’innovation) propose d’attribuer deux bourses de master sur les
thématiques liées au patrimoine culturel immatériel et à l’ethnologie de la
France.

Les bénéficiaires de ces bourses se verront attribuer un financement de 2 500
€ (financement de master 1, renouvelable une fois en master 2).

Les bénéficiaires devront mener un travail de recherche par le film sur une
pratique culturelle incluse ou en voie d’inclusion dans l’Inventaire du
patrimoine culturel immatériel en France .

La direction générale des patrimoines et de l’architecture pourra faciliter
l’accès au terrain et assurera le suivi du travail de recherche avec les
responsables du master.

—Calendrier et procédure de candidature

Les personnes souhaitant répondre à cet appel soumettront impérativement leur
candidature au master 1 « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle » de
l’université Paris Nanterre (procédure standardisée eCandidat du 6 mai au 28
mai ).

Elles devront en outre envoyer séparément, au plus tard le 2 juin 2021, une
lettre de motivation argumentée et développée indiquant leur intérêt pour les
problématiques anthropologiques et les approches cinématographiques en lien
avec les thématiques du patrimoine culturel immatériel.

Cette lettre de motivation doit être envoyée dans courriel adressé au
responsable du master (dmottier@parisnanterre.fr) avec « Bourse Master PCI »
comme objet.

Après une première phase de sélection sur dossier (documents déposés sur
eCandidat et lettre de motivation envoyée par courriel), des auditions par
visioconférences pourront se dérouler la semaine du 21 juin 2021 pour retenir
les deux candidatures lauréates.

Attention. Le projet de recherche à inclure dans le cadre de la procédure
eCandidat ne doit pas nécessairement être en lien avec la thématique du
présent appel.

Le choix définitif du terrain de recherche sera arrêté en dialogue avec les
différents partenaires.

—Attendus

En fin de master 1, il est attendu des lauréats qu’ils réalisent un film
documentaire d’une quinzaine de minutes et qu’ils rédigent un rapport de
recherche. La bourse pourra ensuite être reconduite au niveau du master 2 pour
amplifier le travail de réalisation et de recherche.

> Le master « Cinéma documentaire et anthropologie visuelle »

Ce master s’adresse aux étudiantes et aux étudiants ayant suivi une formation
préalable en sciences humaines et sociales et/ou en études cinématographiques
qui souhaitent s’initier à la recherche de terrain par la réalisation de films
documentaires et se former à une perspective de recherche qui relève de
l’anthropologie visuelle. Sa principale ambition est de pratiquer et de penser
l’anthropologie autrement, en images et en sons, tout en concourant à une
réflexion théorique sur la pratique du cinéma documentaire. Conçu de manière
bi-disciplinaire, anthropologie et études cinématographiques, l’offre de
formation s’inscrit dans le double esprit d’un apprentissage à la réalisation
et d’une réflexion théorique, épistémologique et méthodologique. Il s’agit,
comme le souhaitait Jean Rouch lorsqu’il a créé ce master à l’université Paris
Nanterre en 1976, de former au cumul des compétences : filmer soi-même sur le
terrain étudié, monter ses images, défendre ses stratégies de mise en scène et
mener une réflexion savante sur la manière dont le film contribue au
renouvèlement des savoirs anthropologiques. En complément des enseignements,
ce master de recherche en anthropologie visuelle organise régulièrement des
rencontres avec des professionnels (dans les domaines de la réalisation, de la
production, du montage, de la prise de vue et de sons, de la programmation,
etc.). Tout concourt ainsi à sensibiliser aux aspects les plus divers de
l’anthropologie visuelle, afin que le film devienne un instrument de recherche
et de découverte, un moyen d’expression et le support d’une réflexion
anthropologique sur le monde contemporain.

https://formations.parisnanterre.fr/fr/catalogue-des-formations/master-lmd-05/cinema-et-audiovisuel-master-JWQDSR84/cinema-documentaire-et-anthropologie-visuelle-JXBK15UJ.html

> Le patrimoine culturel immatériel en France

La France a ratifié en 2006 la Convention de l’Unesco du 17 octobre 2003 pour
la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI). Sa mise en œuvre est
conduite par la délégation à l’Inspection, la recherche et l’innovation
(direction générale des Patrimoines et de l’architecture), notamment du fait
de ses compétences en ethnologie (arrêté du 17 novembre 2009). On entend par
patrimoine culturel immatériel : « l’ensemble des pratiques, expressions ou
représentations qu’une communauté humaine reconnaît comme faisant partie de
son patrimoine dans la mesure où celles-ci procurent à ce groupe humain un
sentiment de continuité et d’identité. Ces pratiques concernent
principalement, mais de manière non exclusive, les traditions orales,
musicales ou chorégraphiques, les jeux et sports traditionnels, les
manifestations festives, les savoir-faire artisanaux, les savoirs et savoir-
faire liés à la nature et l’univers. » L’implication des personnes ou groupes
porteurs d’un patrimoine culturel immatériel est la condition première de la
sauvegarde de ce patrimoine, conformément aux objectifs de la convention.
Moins qu’une valeur construite par expertise sur des critères tournés vers le
passé, l’exceptionnalité et l’immuabilité en vue de sa « démocratisation », le
patrimoine culturel prend ainsi une valeur sociale, anticipatrice et créative,
par un processus de démocratie participative. L’ethnologie, discipline
scientifique de référence pour l’identification et la sauvegarde du PCI,
fournit un apport méthodologique, documentaire, critique et théorique. Pour
les sciences sociales ce patrimoine se présente comme un nouveau champ de
recherche pragmatique et épistémologique.

https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel

Seminar: Ce que patrimoine veut dire – Public Folklore in the United States: Institutions, Infrastructure, and Ideas, 13 avril 2021

« Public Folklore in the United States: Institutions, Infrastructure, and Ideas »

13 avril 2021 à 17h30 – [En ligne et en anglais] / Séminaire de recherche « Ce que patrimoine veut dire »

Conférence de Michelle L. Stefano, Ph.D., Folklife Specialist at the American Folklife Center in the Library of Congress, Washington

The presentation explores the “public folklore” system in the United States for safeguarding and promoting what is commonly called “folklife” (or living cultural traditions and practices), a concept comparable to “intangible cultural heritage”. This exploration begins at the national level, tracing the development of a nationwide public folklore infrastructure via efforts of the Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage, the Folk and Traditional Arts Program of the National Endowment for the Arts, and the American Folklife Center, since the late 1960s. It then follows the infrastructure to the state and local levels through an examination of particular programs of Maryland Traditions, the folklife program of the state of Maryland, bringing to light guiding principles – such as reflexivity and collaboration – and common areas of activity of U.S. public folklorists. Activities discussed relate to folklife festivals, apprenticeship programs, ethnographic research and documentation, and archives. As shown, U.S. public folklore is a system that in large part serves to support a multitude of local-level, community-based collaborations in sustaining folklife.


Si les organisations internationales, telles que l’UNESCO ou l’ICOM travaillent depuis des décennies à l’élaboration de définitions communes pour le patrimoine ou pour les musées, les politiques patrimoniales sont avant tout fortement ancrées dans des contextes nationaux et locaux. Elles sont profondément liées à des histoires nationales et leur organisation comme leur conduite s’inscrivent, pour chaque pays, dans la question bien plus large du rôle de l’Etat au sein de la société.

Tenter des comparaisons terme à terme des politiques patrimoniales revient bien souvent à risquer le contresens, si n’est prise en compte, en amont de la comparaison, la question de la conception du patrimoine qui s’élabore au sein de chaque pays.

On se propose, dans le cadre de ce séminaire, inauguré en 2020 et organisé en partenariat par l’INP et le Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (Lahic – iiAC), de tenter sinon un tour du monde des conceptions du patrimoine, du moins une pérégrination à travers différents pays ou aires culturelles, du Japon à la Chine, en passant par l’Afrique et les pays Baltes. Les séances consacrées aux différentes aires géographiques seront précédées par une séance portant sur les questions méthodologiques et épistémologiques de l’approche comparée des conceptions du patrimoine en droit et en anthropologie. 

Inscription obligatoire sur le site de l’INP,  pour recevoir les codes d’accès Zoom

Les conférences sont enregistrées et accessibles sur le site de l’INP www.inp.fr ou sur la chaîne SoundCloud de l’INP https://soundcloud.com/institut-national-du-patrimoine

Seminar: Séminaire Dé-patrimonialisations séance 5

La 5ème séance du séminaire « Dé-patrimonialisations » se tiendra le vendredi 16 avril 2021 de 14h à 16h en distanciel en suivant ce lien : https://rdv3.rendez-vous.renater.fr/seminaire-de-patrimonialisation-introduction
Cette séance intitulée « Abandons et désaffections » verra intervenir Michel Rautenberg (Univ. Jean Monnet – CMW) et Denis Chevallier (MUCEM) . La séance sera animée par Ana Basta (ULL2 – LADEC).

Vous trouverez ci-dessous la programmation des autres séances.
Merci de vous inscrire par un simple mail afin de recevoir directement les informations pour les prochaines séances. r.bertrand@univ-lyon2.fr et mathilde.bielawski@univ-lyon2.fr.
Séminaire « Dé-patrimonialisations » 2020-2021 / LADEC – ED483Organisation : Romain Bertrand (ULL2-LADEC) – Mathilde Bielawski (ULL2-LADEC) Programme amené à évoluer sous réserve de l’évolution des consignes sanitaires
16 avril 2021Denis Chevallier (MUCEM) & Michel Rautenberg (Univ. Jean Monnet-CMW)Disc : Ana Basta (ULL2-LADEC)14h- 16h Abandons et désaffections du patrimoine.
21 mai 2021 – séance conclusiveJulien Bondaz (ULL2-LADEC) & Bianca Botéa (ULL2-LADEC)Disc: Romain Bertrand (ULL2-LADEC)14h- 16h Faire, défaire, ne-pas-faire les patrimoines.
–Mathilde Bielawski et Romain Bertrand,Doctorant.e.s au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (LADEC)Université Lumière Lyon 2

Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations, 15 avril 2021

La prochaine séance du séminaire Mémoires et patrimonialisations des migrations aura lieu jeudi 15 avril de 12h50 à 17h avec le lien suivant : sur zoom
Elle se tiendra UNIQUEMENT EN DISTANCIEL
ATTENTION: Il est strictement interdit de partager ce lien sur les réseaux sociaux 
https://sciencespo.zoom.us/j/94718394260?pwd=SGFnL29MNWFpUzZ6ZUFvZlhqTWloZz09
ID de réunion : 947 1839 4260
Mot de passe : 400040
(voir le détail en fin de mail)

Merci à celles et ceux qui ne seraient pas inscrits sur http://listsem.ehess.fr/courses/334/requests/new de s’inscrire (L’inscription vaut pour l’année). 

  Nous écouterons entre 13h et 15h :  Luba Jurgenson (“Eur’ORBEM” (Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane), Sorbonne Université/CNRS)) :« Vestiges et paysages du Goulag. Un patrimoine en question  »Résumé :Si les vestiges des camps du Goulag se font de plus en plus rares, l’identification des lieux de détention, de concentration et de massacre a progressé au cours des dernières décennies. Certains ont fait l’objet de patrimonialisation, d’autres, perdus dans la nature ou dans le paysage urbain, ont été identifiés par des acteurs de la mémoire (chercheurs, réseaux associatifs), sans avoir nécessairement statut de « lieux de mémoire », et ont parfois été capturés par l’objectif de photographes professionnels (Tomasz Kizny) ou amateurs. On tentera d’approcher la notion de patrimoine au prisme spécifique de l’héritage du Goulag en questionnant les politiques de la conservation des traces du passé en Russie, mais également la valeur potentiellement universelle de ces lieux et les formes alternatives de patrimonialisation: archives sonores ou production photographique et filmique (artistique et documentaire). 
Puis la séance sera ouverte à la présentation des travaux d’étudiantes et d’étudiants. Nous écouterons de 15h à 17 h : 
Léa Payet : Des requêtes aux contestations anti coloniales : interpeller le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer entre 1963 et 1981″.
Résumé : Les « vieilles colonies », la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, et la Réunion deviennent en 1946 des départements d’outre-mer. Les études postcoloniales soutiennent que l’Empire français ne s’est pas terminé par la départementalisation de ces territoires. Depuis 1946, certaines politiques publiques concernant la démographie, le service militaire et la migration ont mis en évidence la persistance des politiques coloniales. En 1963, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer (BUMIDOM) a été créé et a organisé la migration de 200 000 personnes du département d’outre-mer vers la métropole. Des artistes, militants, politiciens et des migrants s’expriment voire contestent ces politiques. Mes recherches sont fondées sur l’observation et l’analyse de ces réactions.
Jean-Raphael Deutsch : ” La Police des Questions Juives (Octobre 1941-Juillet 1942) Une police “latérale” au service de politiques antisémites »
Résumé :  L’étude concerne plus particulièrement deux groupes de policiers, l’un est situé en zone occupée, agissant à Paris et en Région parisienne, davantage en lien avec les polices allemandes;l’autre est situé à Limoges en zone non occupée, plus proche de Vichy. Il s’agit d’en analyser le recrutement, le fonctionnement, les “activités” c’est-à -dire tout ce qui concerne la traque des juifs, les relations avec les différentes polices et les administrations françaises et allemandes jusqu’à la dissolution de la PQJ et son intégration à la police..

  • Michèle Baussantdirectrice de recherche au CNRSISP, Fellow ICM
  • Marina Chauliacanthropologue au ministère de la Culture (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes), chercheure au IIAC-LACI, Fellow ICM
  • Irène Dos Santos, chargée de recherche au CNRS, URMIS, chercheure associée au IIAC/LACI et Centro em Rede de Investigaçao em Antropologia (Lisbonne), Fellow ICM
  • Catherine Perronchargée de recherche, CERI – Sciences Po
  • Évelyne Ribertchargée de recherche au CNRS, IIAC-LACI, Fellow ICM

3e jeudi du moisde 13 h à 17 h

Renseignements :Évelyne Ribert, IIAC-LACI, ribert@ehess.fr
https://enseignements.ehess.fr/2020-2021/ue/334

Publication: Les Réveillés. Fonds d’archives sur l’ethnomusicologie de la France

Les Réveillés : ethnographies musicales des territoires français et francophones, 1939-1984

40 000 documents  accessibles via DidómenaUn fonds quasi inédit de matériaux d’enquêtes sonores, graphiques, photographiques et textuels


Conservés et numérisés par le Mucem et les Archives nationales, les documents aujourd’hui mis à la disposition du grand public et des chercheurs, musiciens et associations, sont les fruits de l’inlassable travail de recherche et de collecte des ethnomusicologues Claudie Marcel-Dubois (1913-1980) et Maguy Pichonnet-Andral (1922-2004), mené dans la France rurale sur plus de 45 ans, depuis la “mission de folklore musical en Basse-Bretagne” (1939) jusqu’à l’enquête sur le Carnaval de Basse-Terre (Guadeloupe, 1984). Florence Neveux (IIAC), Marie-Barbara Le Gonidec (CNRS Héritages UMR 9022, Cergy Paris Université, ministère de la Culture) et François Gasnault, conservateur du patrimoine (CNRS InVisu UAR3103, INHA) ont piloté le projet Les Réveillés et établi 36 « collections » correspondant à autant d’enquêtes de terrain dont la genèse, le déroulement et l’exploitation à chaud sont ainsi reconstitués. Lire l’entretien… Aujourd’hui hébergés par Didómena (EHESS)Les Réveillés disposeront très prochainement d’un site propre, progressivement enrichi de contenus rédactionnels qui éditorialiseront les données et d’articles proposant un parcours thématique transversalement aux collections : Musiques des territoires ; Instruments de musique populaire ; Pratiques vocales ; Danses et pratiques festives.