Author Archives: respatrimoni

Conference: Les sémiophores des traites et des esclavages // 9-10 mai 2019, Bordeaux

ondes Américains et le CERMA sont heureux de vous inviter au

Colloque international

Les sémiophores des traites et des esclavages

Jeudi 9 mai et vendredi 10 mai 2019

Dix ans après l’inauguration du parcours “Bordeaux, le commerce atlantique et l’esclavage”, cette 7ème édition des Rencontres atlantiques propose d’analyser les traces matérielles des esclavages et des traites en termes de sémiophores. La notion, développée par Krzysztof Pomian (1987) et reprise ensuite par François Hartog (2003), permet d’appréhender les processus de patrimonialisation des traces matérielles du passé et de les inscrire dans leur historicité, d’en questionner les silences et les multiples formes de réécriture.
Programme

Jeudi 9 mai – 9 h – 17 h 30

Matin : Musées et mémoriaux

Après-midi : Patrimonialiser les esclaves : approches anthropologiques
Vendredi 10 mai – 9 h – 17 h

Matin : Polysémie des collections

Après-midi : L’exposition des traites et des esclaves

Comité d’organisation

Christian Block (Musée d’Aquitaine), Myriam Cottias (CNRS / LC2S / CIRESC), Céline Flory (CNRS / Mondes Américains / CIRESC), François Hubert (ancien directeur du musée d’Aquitaine), Katia Kukawka (Musée d’Aquitaine), Yoann Lopez (Ville de Bordeaux) et Anna Seiderer (Université Paris 8)

Musée d’Aquitaine
Auditorium du musée d’Aquitaine
20 Cours Pasteur
33000 Bordeaux

♦ Voir le programme complet

Advertisements

Education: Université d’été Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle), 3-5 juillet 2019 Madrid – Casa de Velázquez

– JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Musée et démocratie dans l’Europe Méditerranéenne

Art, histoire et citoyenneté (XXe – XXIe siècle)

3JUILLET – 5JUILLET 2019
Madrid – Casa de Velázquez
Université d’été

Inscriptions jusqu’au 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)

Coord. : Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid), Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université), Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez), Dominique POULOT (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Universidad Autónoma de Madrid, UMR 7307 IDEMEC, CNRS / Aix-Marseille Université, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Coll. : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Inscription obligatoire
Date limite d’inscription :
 25 mai 2019 – 17h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Dates de l’Université d’été : 3-5 juillet 2019

Lieu :
Casa de Velázquez
C/. Paul Guinard, 3
28040 Madrid – España

Présentation

Le musée et son accès ouvert au grand public matérialisent un rapport à la fois symbolique et effectif entre l’État et les citoyens, une « raison muséale » qui, comme l’a montré D. Poulot1, engage la création d’identités démocratiques et des régimes de légitimations en constantes mutations. L’institution muséale, qui se fonde sur un régime de propriété publique des biens culturels et un partage égalitaire de ces biens symboliques, possède en Europe des origines très diverses et entretient des héritages plus ou moins sensibles avec les imaginaires politiques collectifs d’Ancien Régime. Le cas français est en cela singulier, car il a imposé, pendant la période révolutionnaire de la Convention (1793-94), une rupture fondatrice, articulant à l’autorité muséale un projet de profonde refondation de l’identité et de la souveraineté du peuple.

Nous proposons d’aborder l’histoire contemporaine des rapports entre musée et démocratie au cours du XXe et au début du XXIe siècle dans l’Europe du Sud, en privilégiant l’analyse des institutions muséales en lien avec le régime de souveraineté populaire dont elles tirent leur origine et leur justification, tout en prenant en compte la diversité de ces imaginaires et des systèmes démocratiques, dans une perspective transnationale.

L’aire à la fois géographique et culturelle de l’Europe du Sud offre en effet un champ d’étude particulièrement fécond, puisque la diversité des expériences de ruptures et transitions démocratiques au XXe siècle (France Espagne, Grèce, Italie, Portugal, ancienne Yougoslavie) permettent d’observer les enjeux et les modes d’investissement variés du musée dans la refondation contemporaine de la citoyenneté démocratique. En regard de la France et de l’Italie, qui font partie des premiers pays fondateurs de la CEE, il s’agira de mieux saisir les régimes de singularité des rapports entre musées et démocratie dans le cadre européen, pour les pays du Sud notamment qui sont entrés dans l’espace européen au cours des années 1980 et 1990 et ont accompli des processus de démocratisation rapides. Dans le contexte institutionnel, comme dans le champ des revendications associatives et culturelles des minorités (ethniques, politiques, professionnelles, sexuelles, migratoires coloniales, etc. ), la compétition ou les conflits muséographiques structurent de manière forte les attentes et les imaginaires muséaux. À l’image des (re)fondations des sociétés démocratiques du Sud de l’Europe, le champ des pratiques muséographiques se présente à la fois comme un lieu d’élaboration d’une identité nouvelle se voulant consensuelle et comme un lieu de négociation, parfois douloureuse, des différentes mémoires et des différentes identités qui voudraient s’y exprimer. Cette perspective ancrée sur le Sud de l’Europe cherche à ouvrir un nouveau questionnement plus global des institutions muséales à partir de la notion même de Sud, pour étudier à partir de ses marges les reconfigurations matérielles, architecturales, administratives et professionnelles d’un espace culturel démocratique européen. Cet angle de réflexion, lié au Southern turn, vise à étudier les circulations, les réinvestissements ou la reconceptualisation de pratiques muséales à l’échelle globale et dans une logique Sud / Sud.

Enfin, la diversité et les mutations des institutions muséales (musées d’art, musées d’histoire, musées de société…) offriront un autre angle d’approche pour analyser, à l’époque actuelle, les processus de représentation et de légitimation des identités démocratiques en construction ou en crise. Privilégiant l’étude des relations entre musées et démocratie, nous porterons aussi une attention particulière aux transformations les plus récentes des identités et des valeurs démocratiques, depuis la fin de la Guerre Froide et notamment dans le cadre d’une crise actuelle de la représentation démocratique. Dans un début de XXIe siècle si visiblement marqué par des phénomènes que W. Brown a qualifiés de « dé-démocratisation » globalisée2, le musée est à la fois investi par des logiques d’entreprise, mais il constitue aussi un lieu central de démocratie réelle, à travers l’essor de la muséologie sociale et des politiques de participation, qui cherche à réorganiser collectivement des possibles démocratiques et un partage populaire des biens culturels communs.

Capital symbolique, capital politique, capital économique et capital culturel participent à l’institution muséale : leurs logiques, leurs modes d’interactions, leurs évolutions et leurs contradictions feront l’objet de cette université d’été destinée à la fois, à des doctorants ou à des post-doctorants, ainsi qu’à étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé et à des professionnels, désirant compléter leurs connaissances. Le musée comme pratique, comme utopie, mais aussi comme promesse démocratique pourra être abordé à partir de champs disciplinaires divers. Les études muséales peuvent en effet être investies par des chercheurs issus de l’histoire politique, l’histoire des institutions culturelles, des cultural studies, des sciences politiques, de l’histoire de l’art, de la sociologie, l’anthropologie ou la philosophie.

1. Dominique Poulot, Une histoire des musées de France, XVIIIe-XXe siècles. Paris, La Découverte, coll. « L’espace de l’Histoire », 2005.
2. Wendy Brown, Undoing the Demos. Neoliberalism’s Stealth Revolution, Cambridge, MA, MIT Press, 2015.

Conférenciers et formateurs

  • Manuel BORJA-VILLEL (Directeur du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía)
  • Alexandra BOUNIA (University of the Aegean)
  • Jesús CARRILLO CASTILLO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Noemí DE HARO (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Nélia Susana DIAS (Instituto Universitário de Lisboa)
  • Beatriz HERRÁEZ (Directrice d’ARTIUM, Centro Museo-Vasco de arte contemporáneo, Vitoria)
  • Cyril ISNART (CNRS / UMR 7307 IDEMEC, Aix-Marseille Université)
  • Jesús Pedro LORENTE LORENTE (Universidad de Zaragoza)
  • Nicolas MORALES (EHEHI, Casa de Velázquez)
  • Bojana PISKUR (Conservatrice du Musée d’art moderne de Ljubljana)
  • Ilaria PORCIANI (Università di Bologna)
  • Dominique POULOT (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)

Organisation

L’Université d’été se déroulera sur 3 journées de travail en présence de spécialistes de cette thématique. Ces journées s’articuleront autour de conférences le matin, suivies d’un débat avec l´ensemble des candidats sélectionnés, et d’ateliers au choix des candidats inscrits selon les disponibilités, et animés par des conférenciers et des formateurs. Certaines visites spécifiques seront programmées au sein du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, en collaboration avec le Département des collections du musée.

Les débats et les interventions se dérouleront en espagnol, français, italien ou en anglais.

Les participants (25 maximum) assisteront à des conférences méthodologiques ou historiographiques et à des ateliers pratiques.

Conditions pratiques

Cet appel à candidatures s’adresse principalement à des doctorants et à des post-doctorants. Il s’adresse également à des étudiants inscrits en 2ème année de Master, dont le projet de recherche est déjà avancé. La sélection des 25 participants se fera en fonction du dossier académique du candidat, de son profil de formation et connaissance des langues. Une priorité sera accordée aux candidats préparant une thèse et dont les travaux de recherche s’inscrivent dans les champs thématiques de ces journées. Pour cela, ils devront présenter une lettre de motivation, en expliquant les raisons de leur candidature (500 mots maximum).

À compter du 31 mai 2019, les candidats seront informés du résultat de la sélection. Les candidats sélectionnés seront ensuite informés de la procédure à suivre. À l’issue de l’université d’été, les candidats recevront un certificat de présence.
Le prix de l’inscription est de 80 euros (à travers le système de paiement Paypal).

Il comprend :

  • le logement à Madrid (en chambre double partagée), 4 nuits, pour les candidats qui en font la demande et qui ne résident pas à Madrid.
  • Les déjeuners, 3 jours

Les frais de déplacements et les dîners sont à la charge des participants.

Date limite d’inscription : 25 mai 2019 – 17 h (heure de Madrid)
Accéder au formulaire d’inscription

Education: Salagon – Stage de formation du patrimoine immatériel – 8 au 12 juillet 2019

Semaine de formation au Patrimoine culturel immatériel est organisée du 8 au 12 juillet 2019 à Salagon.

Pour cette nouvelle édition, le thème est “Histoires de fruits: Patrimoine culturel immatériel et valorisation de produits agricoles locaux”.

http://www.musee-de-salagon.com/fileadmin/mediatheque/salagon/documents/Documents_generaux/2019/Formation_Salagon_PCI_juillet_2019.pd

 

Publication: “Normer l’oubli”, sous la dir. de Vincent Négri et Isabelle Schulte-Tenckhoff, Paris, IRJS éd., 2019

Issu d’une démarche interdisciplinaire, qui associe anthropologues, sociologues, juristes, historiens et politistes, sur les questions de mémoire, d’oubli et de patrimoine, l’ouvrage Normer l’oubli, vient de paraître, avec des contributions de Jean-François Bayart, Riccardo Bocco, François-Louis Coste, Adele Esposito, Pierre-Marie Dupuy, Fabien Marchadier, Vincent Négri, Patricia Paramita Ohnmacht, Daniel Palmieri, Milena Pellegrini, Xavier Perrot, Carse Ramos, Davide Rodogno, Isabelle Schulte-Tenckhoff, Dacia Viejo Rose et Eric Wyler.

NORMER L’OUBLI

sous la direction de  Vincent Négri & Isabelle Schulte-Tenckhoff

Collection Les voies du droit – IRJS éditions

Parution : 01/2019 — ISBN : 9 782919 21-883

Les textes réunis dans cet ouvrage interdisciplinaire posent des jalons pour analyser les parcours, spontanés ou contraints, de l’oubli et explorer les asymétries entre mémoire et oubli, les deux notions n’étant pas le miroir l’une de l’autre. L’oubli n’est pas que le filtre d’une mémoire surabondante ou la part des souvenirs effacés ; l’oubli est également une norme sociale et juridique. Mais dans l’entreprise de normer l’oubli se jouent aussi la négation des droits et les rapports complexes, si ce n’est inextricable, entre oubli et différence. C’est alors la question des stratégies institutionnelles ou politiques, et leurs échecs, qui se dévoilent dans cette entreprise dès lors que resurgit le passé. Certes le droit et, partant, la société résistent, allant jusqu’à institutionnaliser l’oubli et en cultiver les bienfaits, armé notamment par la prescription et l’amnistie. Toutefois, de cette fiction juridique – fiction instituante – qui provoque la mise en oubli ou l’effacement, subsiste la trace de la gomme ou la cicatrice.

https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/parutions/30255-normer-l-oubli

Job: Post-doc in Digital Heritage and Cultural History – University of Oslo

A Post-Doctoral Research Fellowship in Digital Heritage and Cultural  History has become available at IKOS, University of Oslo.
You will find the call here:
https://www.jobbnorge.no/en/available-jobs/job/167137/post-doctoral-research-fellowship-in-digital-heritage-and-cultural-history
The submission deadline is 28. April 2019

Workshop: “Quel droit au patrimoine (des autres) ?”, Paris, Musée de l’Homme, 13 mai 2019

Paris, Musée de l’Homme, lundi 13 mai 2019
Auditorium, 18h – 21h
Saison EN DROITS ! au Musée de l’Homme
 
Quel droit au patrimoine (des autres) ?
 
Projection/débat autour du film « L’Afrique collectionnée »
 
Dans le cadre de sa saison En Droits ! et à l’occasion de la célébration des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Musée de l’Homme, en partenariat avec l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP), propose d’investir la question du droit au patrimoine. Alors que l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme offre à chacun « le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent », quelle est la nature et la portée de ce droit culturel dans les processus d’appropriation ou de réappropriation du patrimoine culturel ? A partir de la projection du film de Christian Lajoumard L’Afrique collectionnée, un débat sur le droit au patrimoine, sur ses figures juridiques et ses multiples représentations, réunira Geneviève Koubi, professeur de droit public, Isabelle Schulte-Tenckhoff, anthropologue et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe.
17h45 – Accueil du public & Présentation de la soirée par André Delpuech, directeur du Musée de l’Homme & Vincent Négri, chercheur à l’ISP
18h – Projection publique du film L’Afrique collectionnée de Christian Lajoumard, en présence du réalisateur
19h – Débat public avec Geneviève Koubi, professeure de droit public (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), Isabelle Schulte-Tenckhoff, professeure émérite d’anthropologie (IHEID, Genève), professeure associée à McGill University (Montréal), Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe.



Project: Soutien aux films documentaires en anthropologie audiovisuelle et/ou sur le patrimoine culturel immatériel, ministère de la Culture (DGP)

Avec son nouvel appel à projets 2019, la direction générale des Patrimoines (département du Pilotage de la recherche) soutient la réalisation de films documentaires, en vue de développer la recherche en anthropologie visuelle et/ou de sensibiliser au patrimoine culturel immatériel par le langage cinématographique.

Les projets présentés, d’une durée de 24 mois maximum à compter de la notification, doivent concerner le territoire français (hexagone et outre-mer), soit exclusivement, soit dans le cadre d’une approche comparative. Les projets de séries, de capsules vidéo ou de webdocs ne sont pas éligibles.

* Texte de l’appel à projets et modalités de candidature :

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-ethnologique/Soutien-a-la-creation-audiovisuelle/Appel-a-projets-de-films-documentaires/Appel-a-projets-2019-de-films-documentaires-en-anthropologie-visuelle-et-sur-le-patrimoine-culturel-immateriel-en-France

* Date-limite d’envoi des dossiers (uniquement par voie électronique) :

Vendredi 7 juin 2019

* Soutien au montage des projets et des dossiers techniques à l’appui :

Une demi-journée d’information et d’échanges est organisée, le mardi 14 mai 2019 (de 14 h à 17 h), au ministère de la Culture (182 rue Saint-Honoré, Paris 1er).

La présentation de l’appel à projets y sera suivie d’interventions méthodologiques, illustrées d’extraits de films, par Gilles LE MAO, producteur, Geoffrey LACHASSAGNE, réalisateur et documentariste, et Baptiste BUOB, chercheur en anthropologie filmique et réalisateur.

Inscription préalable obligatoire auprès de Thomas MOUZARD (DGP-DPRPS) : thomas.mouzard@culture.gouv.fr

Seminar: SAET L’espace au Musée (Chine

La prochaine séance du séminaire Anthropologie des espaces et des territoires
L’Asie orientale en perspective
 
aura lieu le
Lundi 15 Avril 2019
de 13h à 16h
Maison des Sciences humaines
Salle A07_37 (7ème étage)
54 bd Raspail 75006 Paris
 
Katiana Le Mentec
(Chercheuse en anthropologie au CNRS, UMR CCJ)
 
interviendra sur le sujet suivant :
 
Ethnographier un musée local.
Les représentations des espaces transformés et disparus
au musée de Yunyang (Chongqing, Chine)
 
Argumentaire introductif
En s’appuyant sur les résultats d’une enquête ethnographique portant sur le musée de Yunyang, ses fondateurs et ses visiteurs, cette communication abordera principalement trois thèmes. Une question de méthodologie d’abord : comment, en Chine contemporaine, peut-on ethnographier un espace public clôt tel un musée ouvert à tous gratuitement? Les deux autres thèmes examinés sont liés aux dispositifs de représentation de l’espace local mis en place dans les expositions d’une part et au travers de l’architecture d’autre part. 
Pour examiner les modes de représentations de l’espace mais aussi les interactions des visiteurs avec ces dispositifs lors de leur expérience muséale, le cas du musée de Yunyang, comté rural et montagneux, est particulièrement heuristique. Premier musée de l’histoire de Yunyang, il fut inaugurée en 2012 dans une ville nouvelle, déplacée dans son intégralité entre 1998 et 2004 à partir du site originel localisé 30 kilomètres en aval du Long Fleuve (Yangzi). La formation du réservoir du barrage des Trois Gorges (entre 2003 et 2009), à l’origine de ce déplacement, a impliqué une série de transformation de l’espace régional (topographie, paysage, chef-lieu, mais aussi de nombreux villes et villages) incluant l’immersion des bords du fleuve sur une altitude de près de cinquante mètres. Que ce soit sous la forme de plans, de cartes, de photographies intégrés aux expositions mais encore de motifs symboliques intégrés à l’architecture muséale, ce sont certaines manières d’envisager tant les lieux actuels que ceux précédent l’immersion des terres qui sont proposés dans cet espace public et donnés à voir aux visiteurs du musée, fréquenté principalement par des locaux. Nous verrons que, lors des visites, ces derniers peuvent ignorer certaines de ces représentations visuelles de l’espace, ou choisir d’en saisir certaines, en se les ré-appropriant.
Lien vers l’annonce : https://cecmc.hypotheses.org/52560
 

Lectures d’accompagnement pour la séance
:

John Carty, “Yiwarra Kuju, ou comment l’espace a été transformé en lieu au National Museum of Australia”, in Anthropologie et Sociétés, vol. 38, n° 3, 2014, p. 207-230.

Gérard Lenclud (1995) L’ethnologie et le paysage. Questions sans réponse”, in Voisenat [dir.] Paysage au pluriel, p2-17. accessible ici : https://books.openedition.org/editionsmsh/654

Katiana Le Mentec, « Barrage des Trois-Gorges : exposer le monde local après l’immersion. Genèse et programme du premier musée de Yunyang », Gradhiva [En ligne], 16 | 2012  accessible ici : https://journals.openedition.org/gradhiva/2469

Programme du séminaire pour la suite de l’année :

Lundi 20 mai (13h-16h, salle A07_37) – Alice Doublier : Naturaliser le patrimoine. Ressources, territoires et matériaux dans l’artisanat japonais contemporain.
Ce séminaire est organisé par Claire Vidal (Maîtresse de conférence à l’Université de Lyon 2), Mary Picone (Maîtresse de conférence à l’EHESS) et Katiana Le Mentec (chercheuse au CNRS)
Site de présentation du séminaire : https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/2785/
Contact : katianalementec(at)protonmail.com

Seminar: Critical Heritage Studies. Épistémologie, réception, actualité 15 avril 2019

Prochaine séance du séminaire
Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité (Europe, Asie, Monde)

Caroline Bodolec (CECMC-CCJ), Cyril Isnart (IDEMEC), Claudie Voisenat (IIAC-LAHIC)

lundi 15 avril 2019
13-16 heures

EHESS
54 bd Raspail
salle A07_51
75006 Paris

Patrimoine et communs

Jean-Louis Tornatore
Hériter, s’attacher, faire commun… un scénario contre-hégémonique du patrimoine

Marie Cornu
Genèse et présentation du Dictionnaire des biens communs, Paris, Puf, 2017.

CFP: Revue In Situ – Revue des patrimoines / appel à contributions : “Le patrimoine des écoles d’art : regards croisés France/Italie”

In Situ – Revue des patrimoines

Appel à contributions

Le patrimoine des écoles d’art : regards croisés France/Italie

Coordination scientifique
Morwena Joly-Parvex, conservateur du patrimoine au Centre des monuments nationaux, en collaboration avec Hélène Palouzié (DRAC Occitanie) et Sarah Linford (Accademia di Belle Arti di Roma)

Ce numéro d’In Situ s’articulera autour de plusieurs axes :
– Le patrimoine des écoles d’art du territoire français s’est-il constitué en rapport ou indépendamment du modèle parisien ? Le modèle italien est-il également influent en dehors de Paris ?
– L’exemple italien : comment se sont constituées les collections des écoles d’art par rapport aux écoles (accademie) de Rome et de Florence ?
– Le patrimoine contemporain : quel est le rôle des modèles français et italiens dans les écoles étrangères en cours de constitution ? quel avenir pour le patrimoine des écoles d’art et de design ? quelle valorisation ? quels enjeux ? Quelle réflexion mener sur la « patrimonialisation » en cours, au sein des écoles d’art, de support pédagogiques ou de productions d’élèves ?

Propositions de contributions
Les articles proposés peuvent être de différents ordres : soit synthétiques et/ou comparatifs, soit davantage centrés sur la description d’une collection, à condition qu’ils soient largement illustrés. Ils doivent contenir une part inédite de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne peuvent reprendre la totalité d’un article déjà paru.

Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer avant fin avril 2019 un résumé de votre proposition de 1 500 signes au maximum, ainsi qu’un court CV par voie postale :
Ministère de la Culture
Direction générale des Patrimoines
Revue In Situ
6 rue des Pyramides
75001 Paris
A l’attention de Françoise Cosler

Ou par courriel : francoise.cosler@culture.gouv.fr

Envoyer une copie de votre proposition à : morwena.joly-parvex@monuments-nationaux.fr, selinford@gmail.com et helene.palouzie@culture.gouv.fr

Les textes eux-mêmes sont attendus pour le mois de septembre 2019.
La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes

Les recommandations aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de
l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., sont consultables sur le site de la revue :
https://journals.openedition.org/insitu/401