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Job: Etude ethnographique sur les nocturnes du Musée du Louvre

Le musée du Louvre recherche un chercheur ou une chercheuse en sciences sociales afin de réaliser un terrain ethnographique portant sur un nouveau dispositif mis en place au musée : la nocturne gratuite du samedi, chaque premier samedi du mois de 18h à 21h45.

Cette nouvelle nocturne mensuelle du samedi soir (deux autres nocturnes, hebdomadaires, sont proposées au public les mercredis et les vendredis) s’inscrit dans une démarche d’élargissement et de démocratisation culturelle. Elle vise à toucher de nouveaux visiteurs, en particulier un public de proximité (francilien), de familles et de jeunes adultes et a pour vocation d’encourager la découverte des œuvres et du Palais du Louvre à travers différents dispositifs de médiation (concerts, lectures contées, visites à la lampe torche, etc.).

L’ensemble du public a accès gratuitement aux collections permanentes du Louvre (ailes Denon et Sully), l’offre de médiation, déployée dans l’aile Richelieu, étant accessible uniquement sur réservation préalable, à partir du compte Facebook du musée du Louvre.

Afin d’évaluer les appropriations de cette nouvelle offre et d’en proposer des pistes d’amélioration, le musée du Louvre conduit une étude qui a pour objectifs :

–          D’évaluer les usages des offres de médiations, les appropriations du musée et l’élargissement géographique et social du public

–          D’analyser et observer les comportements de visite

–          D’étudier la perception de la mesure et les opinions du public

Le protocole envisagé comporte deux volets complémentaires : un volet qualitatif, concerné par cet appel à candidatures, et un volet quantitatif, réalisé par le musée du Louvre. Le chercheur ou la chercheuse sera amené(e) à collaborer étroitement avec les équipes de l’unité des études et des recherches socio-économiques du musée du Louvre pour le volet qualitatif.

Missions :

Le chercheur ou la chercheuse devra réaliser des observations et des entretiens sur l’ensemble des nocturnes du samedi à partir de mars 2019 (soit 10 nocturnes de mars à décembre 2019)

–          Aux ailes Denon et Sully, afin d’observer, en complément de données quantitatives collectées par le musée, les usages et comportements du public

–          A l’aile Richelieu, de façon plus approfondie, pour appréhender les usages et la réception des nouvelles activités conçues spécialement pour ces nocturnes.

Le travail d’enquête sera réalisé conjointement avec les chargés d’études socio-économiques du musée du Louvre, avec lesquels des mises à plats et des réunions seront organisées de façon régulière tout au long de l’année 2019.

 

Livrable :

Un rapport de synthèse (30-40 pages) sous format Word.

Conditions :

–          Disponibilité impérative tous les premiers samedis du mois, en nocturne, de mars à décembre 2019

–          Doctorat ou Master 2 en sciences sociales

–          Appétence pour la sociologie de la culture et des pratiques culturelles

–          Aptitude à travailler en équipe

–          Expérience avérée en matière de réalisation de terrains ethnographiques (observations et entretiens)

–          Maîtrise de l’anglais oral dans un contexte professionnel, certains entretiens pouvant être conduits auprès de visiteurs n’étant pas de langue maternelle française.

Conditions de rémunération :

Statut d’autoentrepreneur ou appartenance à une structure permettant la rémunération (association, société de portage salarial, entreprise).

Pour postuler :

Adresser, par courriel, aux adresses mentionnées ci-dessous avant le lundi 28 janvier 10h

–          un curriculum vitae détaillé ;

–          une note d’une ou deux pages présentant la démarche méthodologique pressentie.

Contacts et renseignements concernant la mission :

morgane.mabille@louvre.fr et romain.loubie@louvre.fr

Morgane Mabille

Unité des recherches socio-économiques

Centre Dominique-Vivant Denon

Direction de la recherche et des collections

Musée du Louvre

01 40 20 58 05

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Seminar: Remaniements des musées d’ethnographie, 14.01, 15h-18h, 29 rue d’Ulm Paris

 Troisième séance du séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée” (EHESS – ENS), le 14 janvier 2019, entre 15 et 18h, au 29 rue d’Ulm, bâtiment Jaurès, salle 236.

Cette séance a pour thème “Remaniements des musées d’ethnographie, les cas de Hambourg et de Genève” et consistera en deux interventions :
– Barbara Plankensteiner, Museum für Völkerkunde in Hamburg: How to Reconfigure an Ethnographic Museum in Turbulent Times? 
– et Boris Wastiau, Musée d’ethnographie de Genève: Religions, science et politique : Le MEG (Genève) face à l’héritage colonial. 

Le séminaire sera introduit par les organisatrices de la séance: Damiana Otoiu (Université de Bucarest) et Anna Seiderer (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis).

Le séminaire “Réécrire le passé colonial : enjeux contemporains des collections de musée”  s’inscrit dans l’axe « Musées et héritages coloniaux» du Centre Maurice Halbwachs, CMH (CNRS, École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, ENS/ PSL Research University). D’autres institutions sont associées au séminaire : le Département d’histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Département d’Arts Plastiques de l’Université Paris 8 Vincennes Saint Denis, le Département de sciences sociales de l’École normale supérieure, Humboldt-Universität zu Berlin (The Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage), l’Université Paris Lumières pour le projet « Glissements de terrain. Les collections muséales réinvesties par le champ de l’art contemporain », le CIERA pour le projet « France et Allemagne face aux héritages coloniaux : relectures contemporaines des collections de musée » et l’axe de recherche « Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé » du Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales, Université de Bucarest.

Page facebook de la séance: https://www.facebook.com/events/325331868073795/

Au plaisir de vous y retrouver,
L’équipe du séminaire: Felicity Bodenstein, Benoît de L’Estoile, Damiana Otoiu, Dominique Poulot, Laurella Rinçon, ‎ Anna Seiderer, Nathan Schlanger, Margareta von Oswald

Seminar: “Le patrimoine comme réparation”, Paris, INP/LAHIC/EHESS/Ecole du Louvre, 2019

Le patrimoine comme réparation

Séminaire commun INP / Lahic/  Ehess avec la participation de l’Ecole du Louvre, coordonné par Claudie Voisenat

Institut National du Patrimoine – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

Inscription obligatoire : manifestations.scientifiques@inp.fr

                                                                                             

 Restitutions, reconnaissances, réappropriations… Ces notions complexes et parfois polémiques se retrouvent aujourd’hui de plus en plus fréquemment au cœur des débats mais aussi des pratiques patrimoniales. L’opération d’incarnation de l’histoire et de la communauté nationale dans les monuments de la nation, mise en place au XIXe siècle, a connu un succès qui l’a portée bien au-delà de ses limites. Les critères classiques de la valeur patrimoniale, ancienneté, authenticité ou exceptionnalité ont aujourd’hui tendance à s’effacer au profit de ce que l’on appelle la valeur sociale du patrimoine qui n’est pas dans l’élément lui-même mais dans les pratiques communautaires dont il est le support. On est ainsi progressivement passé du monument historique et national au patrimoine culturel et mondial, au point que culture, patrimoine et communautés semblent désormais consubstantiels. En corollaire de cette évolution, le patrimoine est devenu un des lieux où travaille la critique post-coloniale, et pèse aujourd’hui sur lui tout à la fois une forme de reconnaissance des préjudices de l’histoire et la responsabilité d’en proposer des formes de réparation, qui pour être symboliques n’en sont pas moins efficaces. C’est à l’émergence de ces préoccupations et à leurs dimensions culturelles et politiques que seront consacrées les deux séances du séminaire de cette année. 

Séance du 18 janvier : Réparations / Restitutions

Salle Mérimée

10h-12h

– Claudie Voisenat (IIAC, MC)

Introduction. Entre réparation et domination. De quoi le patrimoine est-il l’expression ?

 – Irène Bellier (IIAC, CNRS)

Le patrimoine, un outil pour les peuples autochtones ?

14h-17h

– Stefania Capone (CéSor, CNRS)

La campagne “Rendez-nous nos objets sacrés” pour la restitution des objets de « magie noire » du musée de la police de Rio de Janeiro.

– Jessica De Largy Healy (LESC, CNRS)

L’anthropologie australianiste au prisme des restitutions : nouvelles pratiques en terrain yolngu (Terre d’Arnhem).

Séance du 11 février : Appropriations / Réappropriations

Salle Champollion

10h-12h

– Franck Mermier (IRIS, CNRS) et Anne Krebs (Musée du Louvre)

Le Louvre Abou Dhabi et les appropriations de l’universel.

13h-17h

De la réserve muséale au tukusipan wayana : restitution collaborative, réappropriation médiée et appropriation numérique – l’expérience SAWA (Savoirs autochtones des Wayana-Apalaï de Guyane).

Avec la participation de : Mataliwa Kuliyaman (membre wayana, porteur du projet), Renaud Brizard (ethnomusicologue, traitement des fonds sonores), Eliane Camargo (ethnolinguiste, spécialiste du wayana), Philippe Erikson (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, Université Paris Nanterre), Ghislaine Glasson-Deschaumes (responsable du Labex Les passés dans le présent), Vincent Hirtzel (ethnologue, spécialiste de l’Amazonie, CNRS), Veronica Holguin (graphiste, Miloeil), Thomas Mouzard (anthropologue, Ministère de la Culture) , Fabienne de Pierrebourg (Responsable de collection – Amérique, musée du quai Branly – Jacques Chirac, coresponsable du projet), Sara Tandar (responsable des humanités numériques Maison Archéologie et Ethnologie), Valentina Vapnarsky (ethnolinguiste, CNRS,  responsable du projet).

Séance commune avec le séminaire « Critical Heritage Studies. Épistémologies, réception et actualité en France » de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/1990/

Workshop: Le sacré dans le patrimoine, Paris

Institut national du patrimoine

Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220 : CNRS / ENS Paris Saclay / Université Paris Nanterre)

Le sacré dans le patrimoine

4 février 2019

Institut national du patrimoine

Auditorium Colbert

2 rue Vivienne

75002 Paris

Cette journée d’études est le fruit d’une rencontre inédite entre des étudiants en droit du patrimoine et droit de l’art – doctorants à l’ISP – et des élèves conservateurs de l’INP, issus de toutes les spécialités.

Sacré et patrimoine façonnent deux expériences de l’interdit, qui ressortissent aussi bien à des normes juridiques qu’à un ensemble de principes intériorisés : défense de voir, de toucher, de circuler librement… L’ensemble de ces règles sont productrices de sens et de valeur spécifiques pour les objets et les usages dont ils s’emparent. Ces deux espaces semblent s’ignorer, le patrimoine procédant d’une définition juridique objective, si ce n’est d’une construction sociale objectivée, tandis que le sacré naît d’un ensemble de croyances subjectives. La particularité de cette journée d’étude est de questionner cette distinction. Les interactions entre patrimoine et sacré, leurs convergences comme leurs écarts, créent un faisceau de dynamiques complexes, entre complémentarité, recouvrement et contradiction.

Pour analyser ces dynamiques, deux axes seront abordés : comment les pratiques patrimoniales se saisissent‐elles du sacré et, en regard, comment le sacré s’incarne‐t‐il dans des usages du patrimoine ?

Les pratiques patrimoniales face au sacré

Ces interactions, qu’il s’agisse d’exposer, de restaurer, de fouiller ou même de vendre le sacré, peuvent produire un chevauchement de statuts qui n’est pas sans susciter des questionnements et des difficultés, du point de vue du droit comme de la conservation. Administrer le sacré en patrimoine devient alors un enjeu de cohabitation ou d’aménagement entre ces deux espaces, leurs usages et règles respectifs. Quelles transactions sont alors possibles, sinon souhaitables, voire impératives, entre le culturel et le cultuel ?

Les usages sacrés du patrimoine

La réciproque est autrement délicate, quand le sacré fait irruption dans l’espace patrimonial. L’accueil du sacré des individus dans l’espace patrimonial se révèle autant multiforme que plurivoque, tantôt niant tantôt renforçant la patrimonialité des objets et des usages.

La plus étonnante peut‐être de ces interactions est aussi la plus intestine, lorsque la patrimonialisation est elle‐même créatrice de sacré. Si le rôle de la vitrine de musée, qui isole et protège l’oeuvre, est bien connu, qu’en est‐il des pratiques professionnelles qui organisent la fétichisation des biens culturels, jusque dans des espaces de conservation fermés au public ? Les institutions patrimoniales, en créant ces néo‐reliques, ne renouvellent‐elles pas – n’excèdent‐elles pas – alors leur fonction, notamment au regard du droit et de la fonction qui leur a été assignée ?

Comité scientifique :

Lorena Audouard, Ronan Bretel, Laure Coupillaud, Kevin Daligault, Xavier de Saint

Chamas, Sophie Dutheillet de Lamothe, Alice Fabris, Alexandre Girard‐Muscagorry, Cléa Hance, Amélie Hurel, Mathilde Labatut, Inès Lamouri, Amandine Lizot, Maud Marron‐Wojewodzki, Delphine Miroudot, Juliette Patron, Anna Pirri, Apolline Sans, Honoré Tchatchouang, Pierre Triomphe, Joëlle Vaissiere ; avec le concours de Vincent Négri

9h00 – Accueil du public

9h15 – Mots d’accueil & Présentation de la journée d’études

Christian Hottin & Vincent Négri

9h30 – Propos liminaires – Introduction au sacré dans le patrimoine

Nathalie Cerezales (docteure en histoire de l’art)

10h00‐12h30 – Les pratiques patrimoniales face au sacré

1. Des transitions, du sacré au patrimonial

▪ Le sacré comme modèle propriétaire

Inès Lamouri, doctorante en droit public (Serdeaut/Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

▪ La conservation du patrimoine cultuel à l’épreuve du droit local : le cas du patrimoine consacré

alsacien‐mosellan

Louis‐Napoléon Panel, conservateur des monuments historiques

(Pause)

2. Administrer le sacré

▪ Est‐ce profaner que préserver ? Les pratiques de conservation matérielle et leur impact sur les

objets sacrés

Éléonore Kissel, Responsable du pôle Conservation‐restauration (Musée du quai Branly ‐

Jacques Chirac)

▪ L’exploration archéologique du sacré

Loréna Audouard, élève‐conservateur (Institut national du patrimoine) & David Lavergne,

conservateur (SRA/DRAC PACA)

▪ Le marché de l’art confronté au sacré

Ronan Bretel, doctorant en droit privé (Institut des Sciences sociales du Politique)

14h00‐17h00 – Les usages sacrés du patrimoine

1. L’irruption du sacré

▪ Le sacré comme une arme ; les revendications de biens sacrés

Alice Fabris, doctorante en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique) & Amandine

Lizot, doctorante en droit public (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Institut des Sciences

sociales du Politique)

▪ De la religion au musée à la religion du musée : translocations patrimoniales et autorité

muséale

Jean Rey‐Regazzi, doctorant en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et

conservateur à l’Univers culturel de Saint‐Sulpice (Montréal)

▪ La place du sacré dans la reconnaissance du patrimoine culturel immatériel

Cléa Hance, doctorante en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique & Centre

d’histoire culturelle des sociétés contemporaines)

(Pause)

2. Reliques patrimoniales, une nouvelle sacralité ?

▪ Dans les coulisses des institutions patrimoniales : enquêtes sur l’ordinaire des oeuvres

Yaël Kreplak, sociologue, chercheuse associée au CERLIS (Université Sorbonne Nouvelle et Paris

Descartes) et au CEMS‐IMM (EHESS)

▪ Du trésor des chartes au trésor national : une notion à double lecture

Amélie Hurel, élève‐conservateur (Institut national du patrimoine) & Kevin Daligault, doctorant

en droit public (Institut des Sciences sociales du Politique)

▪ Les labels : une nouvelle identité patrimoniale ?

Apolline Sans (Institut des Sciences sociales du Politique)

17h00 – Conclusion

Christian Hottin, directeur des études et de la recherche à l’INP

Informations pratiques

La journée d’étude a été coproduite par l’Institut national du patrimoine et l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220 : CNRS / ENS Paris Saclay / Université Paris Nanterre).

Accès

Institut national du patrimoine

6, rue des Petits‐Champs ou 2, rue Vivienne ‐ 75002 Paris

Métro : Bourse (ligne 3) / Palais Royal (lignes 1 et 7) / Pyramides (lignes 7 et 14)

Bus : 21, 27, 29, 39, 48, 67, 95

Contact

manifestations.scientifiques@inp.fr

Tél. : 01 44 41 16 41

Site Internet : www.inp.fr

Crédit photo :

Soldats de la 57ème Brigade (19ème Division) assistant à la messe dans la cathédrale en ruine de Cambrai,

13 octobre 1918. Photo ‐ McLellan, David (Second Lieutenant) © Ministry of Information First World War Official

Collection

Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations 17 janvier 2019

https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/726/

La prochaine séance du séminaire de l’IIAC/LACI  Mémoires et patrimonialisations des migrations aura lieu le jeudi 17 janvier 2019, de 13h à 17h, salle AS1-24 (54 bd Raspail, 75006 Paris)

Il est animé par :

  • Michèle Baussantchargée de recherche au CNRS (ISP)
  • Marina Chauliacanthropologue au ministère de la Culture, DRAC Rhône-Alpes, chercheure à l’IIAC/LACI
  • Irène dos Santoschargée de recherche au CNRS (URMIS, Paris-Diderot)
  • Catherine Perron, chargée de recherche à la FNSP, Sciences Po (CERI)
  • Évelyne Ribertchargée de recherche au CNRS (IIAC-LACI)
  •    Katja Hrobat Virloget (University of Primorska Faculty of Humanities, Slovenia) : « At Home but Foreigners. Silenced memories on “Istrian exodus” from ex-Yugoslavia » 

Discutante : Fatmata Kamara

Résumé : When Yugoslavia gained the nationally mixed territory of Istria after WWII 90% of mainly Italian-speaking population emigrated, while the emptied towns were settled by people from Slovenia and rest of Yugoslavia. Deriving from the research of memories of the present day population of Istria the presentation will reflect on conflicting memories on the so called “Istrian exodus”, its reasons and silences, on the social boundaries in the new Istrian society, questions of (contested) heritage and place attachment.

.   Catherine Perron  (CERI) :  “Du patrimoine allemand perdu à la suite de “la fuite et l’expulsion” d’Europe centrale et orientale au patrimoine commun européen. Rhétorique et pratiques ».

Discutante : Daria Vedenyapina

Résumé: Mon intervention a pour objectif de présenter un travail en cours, à la croisée des réflexions sur la mémoire des migrations forcées en Europe (et à sa périphérie)  et les appropriations/ captations patrimoniales (pratiquées notamment durant la période coloniale par les puissances européennes) et l’opportunité d’une restitution voire la possibilité de construire une « nouvelle éthique relationnelle » (rapport Sarr Savoy 2018) à partir de la médiation établie par ces objets culturels.  Partant du cas des Allemands expulsés d’Europe Centrale et Orientale, il s’agira de s’interroger sur le statut à accorder au patrimoine compris comme les artefacts culturels : objets (archives, bibliothèques, œuvres d’art ou du quotidien), monuments (administratifs, religieux, statues, cimetières, habitat, etc) qu’ils furent contraints de laisser derrière eux, ainsi que sur l’environnement légitime de ces objets.

Nous verrons à la fois à la manière dont la perte a été pensée et instrumentalisée par le groupe dit des « expulsés » et par l’État allemand qui les a accueillis après la guerre ; et la manière dont, dans les pays d’Europe Centrale, ce patrimoine qui témoigne de la présence passée des groupes expulsés a été invisibilisé sous les régimes communistes puis progressivement redécouvert à la faveur des changements de régime et enfin réinterprété comme un « patrimoine commun », susceptible de lier les Allemands et leurs voisins orientaux dans un cadre européen. Au-delà de la rhétorique européenne, une attention particulière sera portée à la questions des pratiques liées à ce nouveau partage des responsabilités pour un patrimoine.

Job: Musée national de l’Education – recrutement

Le Musée national de l’Education recrute un Chargé de conservation et de recherche. L’annonce est en ligne ici : https://www.reseau-canope.fr/recrutement/offre.html?tx_cndpvacancy_vacancy%5Buid%5D=27&cHash=8dde42bf7dad2831702feb4912896953 , n’hésitez pas à la diffuser autour de vous. 
Nicolas Coutant
Directeur adjoint du Musée National de l’Education
Centre de ressources
6 rue de Bihorel
76000 Rouen
Nos collections en ligne sur www.munae.fr/collections

Publication: Culture & Musées, 31 (dossier : Entre création et médiation : les résidences d’écrivains et d’artistes)

Culture & Musées, 31

« Entre création et médiation : les résidences d’écrivains et d’artistes »

Carole Bisenius-Penin (coord.)

Accès libre

https://journals.openedition.org/culturemusees/1512

PRÉSENTATION

Les résidences, en tant que dispositif de soutien à la création littéraire ou artistique, mêlé à des stratégies territoriales – du local à l’international  –, sont un objet culturel paradoxalement encore peu exploré d’un point de vue scientifique malgré son historicité. Leur forme, instable et composite en fonction de leurs objectifs et de leurs partenaires, est structurée par un principe hybride, souvent en tension, entre création et médiation. La question de la place de l’artiste dans la société et dans son rapport aux publics est ainsi analysée du point de vue des caractéristiques du dispositif résidentiel.

SOMMAIRE

Seminar: Patrimoines et patrimonialisation. Les inventions du capital historique XIXe – XXIe siècles

Séminaire Patrimoine et patrimonialisations

“Patrimoines et société de consommation”

Vendredi 11 janvier à partir de 13 h 30 (Ministère de la Culture)

Michela Badii

Processus de patrimonialisation et enjeux politiques : de la labellisation à la dé-labellisation des produits alimentaires. Une ethnographie multisituée en Toscane

Philippe Le Guern

BèèèèèèBreizh ! patrimonialisation des races locales et enjeux identitaires. Le cas des moutons d’Ouessant et des Landes de Bretagne

Olivier Petit

Comprendre la tension entre patrimonialisation et marchandisation des ressources en eau : l’apport de l’économie du patrimoine

MINISTÈRE DE LA CULTURE

182 RUE SAINT-HONORÉ 75001 PARIS

SALLE RAMEAU

INSCRIPTION GRATUITE ET OBLIGATOIRE À L’ADRESSE :

https://framaforms.org/seminaire-patrimoines-et-patrimonialisation-les-inventions-du-capital-historique-xix-xxie-siecles

CONTACT : stephane.olivesi@uvsq.fr

Seminar: Non-lieux de l’exil / IRIS-EHESS : séances du 9 et 14 janvier 2019

– le mercredi 09 janvier 2019  – EXIL : INTERAGIR DANS LES QUARTIERS POPULAIRES

avec Madjid  MESSAOUDENE (élu / Saint-Denis),  Jessy CORMONT (sociologue),  Zouina MEDDOUR (Dir. du pôle développement, vie sociale et citoyenne, vie des quartiers/ Stains). Coordination : Christiane Vollaire (philosophe) – 17h-20h salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris

Présentation des intervenants et de la séance : https://nle.hypotheses.org/5016

– le lundi 14 janvier 2019 – EXIL : INTERPRETER, INTERAGIR / DISPOSITIFS D’ARTISTES,  avec Emmanuel GUILLAUD, Malik NEJMI et Guy WOUETE, artistes. Discutante : Dominique MALAQUAIS (historienne de l’art, critique). Coordination : Alexandra Galitzine-Loumpet – 17-20h salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris

Présentation des intervenants et de la séance : https://nle.hypotheses.org/5150

Entrée libre, comme toujours.

Nous vous rappelons également la parution du hors-série Subjectivités face à l’exil : positions, réflexivités et imaginaires des acteursJournal des Anthropologues, déc. 2018.

Sommaire et commande : https://nle.hypotheses.org/4929

CFP: Rappel “Des possibles façons d’habiter” – Rendez vous ethnologique de Salagon – 20-21 juin 2019

Des possibles façons d’habiter
 20-21 juin 2019
Musée de Salagon – Mane
 
En collaboration avec le CRIA et l’IDEMEC (UMR 7307 AMU-CNRS)

 

 

     

Des possibles façons d’habiter

 

Dans un essai fondateur, Tim Ingold proposait d’examiner les multiples relations que nous fabriquons avec les êtres et choses qui nous environnent pour saisir les multiples façons d’être au monde que nous développons[1]. Il nommait ce programme « the dwelling perspective », en postulant qu’une des grandes affaires des humains en société consiste à créer des liens, des attachements, des contacts harmonieux avec l’environnement et  les autres êtres vivants. En revenant quelques années plus tard sur sa perspective[2], il se repent d’une lecture par trop hédoniste, pacifique et consensuelle de l’habiter comme pratique relationnelle, en intégrant dans sa réflexion la politique, les conflits et les difficultés qui affleurent dans des démarches qui sont le plus souvent socialement négociées. La maison, le chez soi, le territoire se posent dans nos vies comme des projets d’amélioration de nos conditions physiques et psychologiques, marqués par l’imagination, les désirs ou la volonté d’émancipation, mais également comme des lieux contestés, aux prises avec la domination économique, les oppositions sociales et les contraintes politiques.

On pourrait décliner à l’envie les pistes de recherche autour de cette perspective renouvelée de l’habiter, mais l’optique du rendez-vous ethnologique de Salagon privilégie les échanges entre les mondes de l’ethnologie, des musées et des acteurs du patrimoine. C’est pourquoi la ligne directrice et transversale de ce rendez-vous est une description des possibles façons d’habiter et de parler de nos logements, nos maisons, nos immeubles, nos quartiers. Elle s’articule avec les regards sur la culture matérielle, les analyses des structures sociales et les expériences muséographiques contemporaines qui irriguent les réflexions du rendez vous depuis sa première édition. Une série de qualificatifs permet alors de réfléchir à la thématique.

Maison matérielle. Habiter c’est créer matériellement un espace où se trouver, rester, dormir. Ces maisons appellent d’abord des descriptions fines des techniques de construction, des choix esthétiques singuliers ou appropriés, des multiples sources d’approvisionnement en meubles et matériaux, de l’intelligence matérielle à l’œuvre, des choix idéologiques, comme dans l’auto ou l’éco-construction et des collaborations entre architectes, techniciens et clients. Elles nourrissent un panorama des postures techniques et symboliques que l’on peut comparer, exposer, publier, et dont on peut suivre l’évolution dans le temps et l’espace. 

Maison sensorielle. Habiter c’est engager des corps et des sens dans des lieux, plus ou moins configurés par les humains, qui conditionnent le développement, les transformations et la perception de soi et des autres. Par la mobilisation de l’ensemble des sens dans la construction et les usages des lieux d’habitation, les corps et ses perceptions révèlent les capacités humaines à sentir le monde, mais également l’adaptation biologique à nos environnements. Ils font également jouer différentes formes de mémoire, en mobilisant les souvenirs sensoriels des lieux et participent ainsi de leur représentation.

Maison symbole. Habiter c’est aussi qualifier, élire ou subir un « chez soi » qui renvoie à une identité sociale et culturelle, qui matérialise des orientations politiques, morales ou religieuses. Les lieux de mémoire ou les musées sont une des déclinaisons possibles de ces maisons symbole, mais les maisons de famille, à une autre échelle, jouent également ce rôle d’identification. Habiter c’est ainsi reconnaître le soi et le non-soi, définir le local ou l’exotique, activer des stratégies d’attachement ou se défendre d’une assignation non-consentie.

Maison commune. Habiter c’est construire et entretenir des liens avec des « autres » plus ou moins éloignés : fonder et abriter une famille, rassembler les citoyens ou les fidèles dans un lieu commun, recueillir sous un même toit des gens en difficulté,  exalter le soi collectif contre ou avec d’autres collectifs, faire de l’art dans une friche, refonder une société alternative comme pour certains néo-ruraux, mais également entrer dans des dynamiques de voisinage qui impliquent des manière coexister et de partager des lieux communs.

Maison éphémère. Habiter c’est également vivre temporairement dans un lieu, de gré ou de force, sans nécessité ou possibilité d’enracinement à long terme dans un habitat. Le touriste loge à l’hôtel, en Airbnb ou en camping-car, le nomade sous une yourte ou dans une caravane, le randonneur au refuge ou sous une tente, le déplacé dans des camps qui durent, le pèlerin au couvent, le hors-la-loi dans le maquis. Habiter le mouvement et l’éphémère n’est donc pas une situation inhabituelle.

Maison contestée.  Habiter c’est prendre place, s’approprier un espace, le défendre contre les autres, le valoriser pour les siens et le conquérir ou le détruire si nécessaire. Des habitants peuvent être délogés par les politiques coloniales, les spoliations au nom du progrès et du développement, les destructions pendant les conflits armés, les crises immobilières du début du XXIe siècle. D’autres s’installent pour défendre un droit minimal au logement et la diversité démocratique comme dans les ZAD, ou souhaitent reconquérir des maisons dont l’héritage est problématique et remet en jeu l’histoire familiale et collective. 

Maison racontée. Habiter c’est rendre compte de l’expérience même d’habiter, mettre des mots, des images, des sons sur les épreuves, les sentiments, les cahots, les joies que provoquent notre vie dans un lieu donné. Comment raconte-t-on la vie dans une maison, que montrent les peintres du domestique, quelle place le cinéma accorde-t-il au rapport au lieu de vie ? Les façons de parler de sa maison, de son lieu, de son territoire sont multiples et déploient peut-être des pratiques artistiques et créatives dont il faut mesurer l’originalité et les particularités.

Maison pensée.  Habiter c’est réfléchir sur soi. Entre la décoration intérieure, le do it yourself, la geste des « starchitectes » et les pratiques muséologiques se déploie un éventail de modalités de penser pratiquement et de parler théoriquement de nos logements et de nos façons d’y vivre. Le simple fait que nous puissions parler réflexivement de nos expériences, mettre en débat, proposer et expérimenter, ajoute une dimension complémentaire aux seules productions artistiques.

Maison palimpseste. Habiter dans le temps long un espace ou s’y installer au début, c’est modifier les espaces, les circulations, les fonctions, les attributs de sa maison. Au gré des évolutions des technologies, des valeurs morales, des goûts esthétiques, une maison est une page déjà écrite sur laquelle des occupants viennent inscrire leurs propres nécessités et leurs propres modes d’usage. La maison témoigne alors autant de son passé que de son présent et fonctionne comme le palimpseste de nos manières de vivre.

Ces multiples facettes de la maison se croisent et se superposent toujours dans les maisons que nous fréquentons et que nous habitons. Elles permettent de mieux appréhender la diversité de nos manières d’habiter, même si le sujet n’est pas nouveau dans la littérature académique et le monde du patrimoine. La fabrication du « chez soi », les façons d’y vivre, les manières de le transformer dessinent un ensemble de pratiques, de savoirs, de valeurs dont l’ethnologie de l’Europe a tôt fait un objet d’étude central (enquête sur l’architecture rurale, musée des maisons en plein air, intérieurs domestiques). Les musées, de l’archéologie antique dans les musées universels aux period rooms, en passant par les expositions monographiques d’architectes, ont su mettre en exposition les maisons et l’habiter. Les parcs naturels habités ont ouvert de nouvelles voies dans les politiques de conservation. Des centres de recherche travaillent aujourd’hui sur l’espace, l’aménagement, les ambiances urbaines.  Des citoyens actifs se battent pour défendre des lieux de vie, des espaces humanisés, des écosystèmes agricoles.

Et chacun de nous, dans la vie quotidienne, parcourt, aménage, valorise son habitat, réfléchit aux façons de mieux y vivre – aidé par Ikea, les vides greniers, les héritages, les envies de faire soi-même et poussé, pour certains, par les urgences climatiques et le destin tragique annoncé de notre planète. L’écart est certes grand entre le napperon de crochet de tante Hélène et la bibliothèque en série suédoise, entre l’envie de repeindre le salon et le désir d’opter pour une maison passive. Mais toutes ces petites choses et ces souhaits parfois inaccessibles nous disent sans doute quelque chose d’essentiel de notre rapport au lieu dans lequel se passe nos vies, notre volonté de maîtriser notre environnement le plus immédiat et le plus intime.

Cyril Isnart, CNRS, IDEMEC (Aix-en-Provence)

 
Comité organisateur
 
Jean-Yves Durand, CRIA-UMinho (Braga, Portugal)
Cyril Isnart, IDEMEC (Aix-en-Provence)
Isabelle Laban-Dal Canto, musée de Salagon (Mane)
Antonin Chabert, musée de Salagon (Mane)
 
Nous invitons ceux que le sujet intéresse, qu’ils soient universitaires, qu’ils travaillent dans un musée ou traitent de la thématique dans un autre cadre, à envoyer une proposition de communication.

 

Les propositions de communication sont à envoyer à Isabelle Laban-Dal Canto isabelle.laban-dal-canto@le04.fr et Antonin Chabert antonin.chabert@le04.fr

 

avant le 15 janvier 2019
sous forme numérique (Word), maximum 2 000 signes espaces compris.

 

 

Les intervenants retenus seront défrayés (voyage et hébergement).
 

 

 

Musée de Salagon, le Prieuré, 04300 Mane


[1] Ingold, T. 2000. The Perception of the Environment: Essays on Livelihood, Dwelling and Skill. Routledge, London.
[2] Ingold, T. 2005, « Epilogue: Towards a Politics of Dwelling », Conservation and Society, 3 (2) : 501–508.