Grant: Bourse pour l’étude des collections océaniennes des musées français 2018-2019

Bourse Anthony Meyer pour l’étude des collections océaniennes du musée du quai Branly – Jacques Chirac et des musées français

2018-2019

Appel à candidatures

Créée à l’initiative de la Galerie Anthony Meyer, avec le soutien des Amis du musée du quai Branly-Jacques Chirac et de la Société des Océanistes, la bourse soutient une recherche sur les collections océaniennes conservées dans les musées en France métropolitaine et dans les départements, territoires et collectivités d’outre-mer.

La bourse 2018-2019, dont le montant est de 6 000 euros, est destinée à couvrir, d’une part, les frais associés à l’enquête de terrain et/ou au travail d’archives nécessaires à la documentation des collections des musées et, d’autre part, le travail d’analyse et de rédaction nécessaire à la présentation et la mise en valeur des informations ainsi rassemblées. La recherche peut concerner une œuvre, une série d’objets ou d’images (estampes, photographies, etc.), une collection, des fonds d’archives (y compris sonores ou audiovisuelles) ou des ouvrages anciens.

Les dossiers de candidature seront examinés par un comité scientifique composé de chercheurs et de conservateurs. Elles sont ouvertes aux chercheurs non statutaires et aux étudiants, à partir du niveau M2.

Peuvent se porter candidates les personnes justifiant d’une compétence reconnue dans le traitement et l’analyse de collections extra-européennes ou possédant une expérience significative dans les domaines de l’histoire de l’art, de l’ethnographie ou de l’archéologie.

Attendus

Le travail attendu de la part du/de la lauréat.e consiste en un rapport sur la recherche effectuée et une proposition d’article en français de 60 000 signes maximum, accompagné d’illustrations si possible libres de droit. L’article sera publié dans le Journal de la Société des Océanistes après avis du comité de lecture de la revue. Un résumé de 5 000 signes sera également rédigé pour être publié dans la revue Jokkoo des Amis du Musée du quai Branly.

Montant et modalités de versement de l’allocation perçue par les lauréats

Le montant de la bourse, 6 000 euros net, seront payables en deux fois sans charge. Le premier versement après la proclamation des résultats représentant 60% du montant, le second versement est conditionné par la remise du rapport et de la proposition d’article.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :

o  le formulaire de candidature,

o  un curriculum vitae, comportant la formation suivie par le-a candidat-e et une liste des travaux et publications

o  un programme de recherche succinct (15 000 signes maximum) incluant un bref descriptif des recherches effectuées et une proposition de recherche dans laquelle le candidat s’attachera à préciser le sujet (définition du corpus, du fonds ou de la collection étudié, aire géoculturelle…), la nature des recherches envisagées (travail de terrain, documentation scientifique…), la méthodologie proposée et les enjeux scientifiques du projet

o  un calendrier prévisionnel précis des étapes du travail

o  une estimation des dépenses envisagées

o  une lettre de recommandation de son directeur de recherche ou d’une personnalité scientifique reconnue.

 

Modalités d’envoi des dossiers de candidatures

Le dossier de candidature et la lettre de recommandation, qui seront envoyés séparément, devront obligatoirement être envoyés avant le samedi 8 septembre 2018, à minuit :

L’ensemble des documents composant le dossier de candidature sera enregistré dans un seul fichier enregistré selon le modèle suivant : NOM DU CANDIDAT_Boursesmeyer_2018.pdf

  • et par courrier postal (avec mention « Candidature Bourses Anthony Meyer » portée sur l’enveloppe), à :

Société des Océanistes

222 rue de l’Université

75343 Paris cedex 07

 

Proclamation des résultats

Le nom des lauréats sera communiqué sur le site web de la Société des océanistes au cours de la première quinzaine du mois d’octobre 2018 :http://www.oceanistes.org/oceanie/

Toutes les informations sur http://urlz.fr/7nLL 

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Conference: Archiving Intangible Cultural Heritage & Performing Arts – EPF Lausanne – 6-10 août

Archiving Intangible Cultural Heritage & Performing Arts
A Symposium and Summer School for Living Traditions
Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)

Symposium :  6-7 August 2018 
Info and registration: https://emplus.epfl.ch/page-156471-en.html

The documentation, reproduction and presentation of immaterial cultural forms, such as performances and rituals, pose significant theoretical and technological challenges. This symposium and summer school examines strategies for encoding, retrieving and re-enacting intangible heritage in ways that allow these archives to be ‘alive’ in the present, by joining historical materials with creative visualizations derived from advanced documentation processes including motion capture, motion-over-time analytics, 3D reconstruction, panoramic and high-speed video. The gathering brings together world leaders in the research, documentation, preservation and public engagement with intangible cultural heritage through digital means. The trans-disciplinary event will appeal to seasoned scholars, museum practitioners, and PhD students of cultural heritage, performance studies, European and Chinese martial arts, as well as those interested in new technologies for recording ephemeral traditions.

It aims to:(1) explore new models for data curation of intangible cultural heritage and performing arts;(2) engage with new strategies for the ‘re-enactment’ of living archives for public audiences;(3) create innovative tools and opportunities for technology transfer;(4) stimulate the network of digital intangible heritage practitioners across the world.
Registration: Free at https://emplus.epfl.ch/page-156473-en.html
Deadline: July 15th

PhD students:

A limited number of travel bursaries are available for non-local PhD students. There will also be an opportunity for PhD students to present their research in a poster session.

Summer School : 8-10 august 2018
 
The symposium will be followed by a partner event: International Council of Museums (ICOM), International Committee for Documentation (CIDOC), Training and Practical Workshop, 8-10 August 2018.
For more information contact :
Lia Costiner at lia.costiner@epfl.ch.

Laboratory for Experimental Museology| ArtLab

Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Switzerland​​

Grant: Labex CAP : bourses Immersion

Appel à candidatures / Bourses Immersion

Date limite : le 3 septembre 2018

Le Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (LabEx CAP), annonce l’attribution par voie de concours de cinq bourses « Immersion » pour l’année 2019.

Le programme « Immersion » est un dispositif nouveau et original à double visée. Il contribue à la formation professionnelle des doctorants qui s’orientent vers les métiers de la culture en rapport avec la recherche universitaire. Il vient également en appui au développement des départements recherche des musées et à la réalisation des projets de recherche des institutions patrimoiniales membres du Labex CAP.

Le dispositif « Immersion » consiste donc à mettre en mouvement les liens entre les jeunes chercheurs et les musées par un travail d’expertise et de recherche. L’intégration des musées pour une durée de dix mois peut prendre des formes diverses : préparation scientifique d’une exposition, travail de recherche sur des fonds, des réserves, des archives etc. Les étudiants bénéficient de l’acquis d’une véritable expérience professionnelle auprès d’une structure patrimoniale ou muséale ; inversement, les musées approfondissent, par la recherche, la mise en place de leur programmation et/ou la valorisation de leurs fonds.

Conditions d’admission

Candidats : les candidats doivent être inscrits en thèse prioritairement dans un des établissements d’enseignement supérieur membre du Labex CAP : EHESS, EPHE, ENC, ENSCI, ENSA Paris La Villette, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Des candidats inscrits dans d’autres établissements peuvent également postuler.

Institutions d’accueil (voir les profils : liens actifs ci-dessous) pour 2019

– Centre Pompidou

– Cité de l’architecture et du Patrimoine

–  Musée du Louvre

–  Musée Picasso

– Sèvres : manufacture et musée nationaux

Calendrier de recrutement

→ Date de lancement du concours : le 29 juin 2018

→ Date de clôture – dépôt des candidatures : le 3 septembre 2018

→ Phase d’admission (auditions*) : courant septembre 2018

*Chaque institution forme un jury d’admission comprenant des personnels internes et des membres du bureau du Labex CAP. Les candidats sont auditionnés au sein de chacune des structures d’accueil où ils postulent.

Durée du recrutement, date de prise de fonction, nature du contrat

→ Le contrat proposé est d’une durée de 10 mois.

→ La prise de fonction s’effectuera à partir du 2 janvier 2019 (2/11/2018 pour la Cité de l’architecture et le Musée du Louvre)

→ Contrat de travail de catégorie B (technicien de recherche non enseignant).

Dossier de candidature

Le dossier de candidature complet (Immersion_Musee_Nom.PdF) devra être envoyé au plus tard le 3 septembre 2018 à 16h00 au bureau du Labex CAP :zinaida.polimenova@univ-paris1.fr

Le dossier comprend :

→ le projet de la thèse (3 à 5 pages)

→ une lettre de motivation sous forme de projet personnel en lien avec le profil de poste proposé : il est demandé de valoriser le lien entre le sujet de thèse du candidat et les missions que le musée souhaite lui confier

→ un curriculum vitae

→ photocopie du dernier diplôme obtenu

→ éventuellement une publication (PDF)

→ deux lettres de recommandation rédigées par des chercheurs et des personnalités reconnues du monde des arts et de la création

 

Critères de sélection

→ L’adéquation du profil des candidats (parcours, compétences scientifiques) et de leur projet de thèse avec le profil recherché par les institutions partenaires du Labex CAP.

→ La motivation des candidats.

Conference: ‘Time, Memory and Conflict: Critical Approaches’. 6th July 2018, M2, Grand Parade. University of Brighton.

CMNH PG Conference.

Time, Memory and Conflict: Critical Approaches

Friday 6th July, 9:30am – 5pm, M2, Grand Parade, University of Brighton

An interdisciplinary, one-day conference at the University of Brighton

Research on the complex inter–relations between past, present and future in the time after political violence often leads us to question and push the boundaries of established theories and methods. Increasingly, work in this area reflects a critical awareness of the different modalities of time and memory within and across various post-conflict contexts. That being said, more can be done to further methodological and theoretical links between different approaches to studying time, memory and conflict. This can take the form of research into unexplored contexts, or critical reflections on established frameworks and debates.

Bringing together scholars from an array of different intellectual fields, this conference aims to encourage a set of conversations on how we might approach and understand the multi-directional interplay between experiences and representations of a ‘past’ that in many ways is not ‘over’, but which overshadows the present and complicates the imagining of the future. Key questions and areas of exploration are: What are the ethical and political commitments of research in post-conflict contexts? How does this research relate to questions of positionality? How might new research areas or critical reflections on established practical and theoretical approaches further our understanding of time, memory and conflict?

http://arts.brighton.ac.uk/research/cmnh/centre-events/postgraduate-conferences/time,-memory,-and-conflict-critical-approaches<redir.aspx?REF=ZmIACYRapckBvB5LJMw7GGI_qSa0yfxdz53MXG2dutcwywx9kdrVCAFodHRwOi8vYXJ0cy5icmlnaHRvbi5hYy51ay9yZXNlYXJjaC9jbW5oL2NlbnRyZS1ldmVudHMvcG9zdGdyYWR1YXRlLWNvbmZlcmVuY2VzL3RpbWUsLW1lbW9yeSwtYW5kLWNvbmZsaWN0LWNyaXRpY2FsLWFwcHJvYWNoZXM.>

Book a place:

https://www.eventbrite.co.uk/e/time-memory-and-conflict-critical-approaches-tickets-47417160002<redir.aspx?REF=a5hsDstGW6EIWnWfDFBTxX14C5EiOSLryqdayMsNcPgwywx9kdrVCAFodHRwczovL3d3dy5ldmVudGJyaXRlLmNvLnVrL2UvdGltZS1tZW1vcnktYW5kLWNvbmZsaWN0LWNyaXRpY2FsLWFwcHJvYWNoZXMtdGlja2V0cy00NzQxNzE2MDAwMg..>

Keynote Address: Prof. Rebecca Bryant, University of Utrecht, Netherlands: ‘Post-conflict Futures: Temporal Orientations After Catastrophe”.

9.30 – 10.00 Registration

10.00 – 10.15 Welcome

10.15 – 11.45 Panel 1 – Representations of conflict pasts

Kasia Tomasiewicz (University of Brighton) ‘Changing representation of the Second World War in the Imperial War Museum, London’

Marco Sottilotta (University of Rome) ‘Contested Heritage and Regimes of Historicity. Past, Present and Future in the Kingdom of Buganda’

Ian Cantoni (University of Brighton) ‘Spaces of liminality: On the threshold of memory at the Mémorial du Camp de Rivesaltes’

11.45 – 12.00 Tea and Coffee

12.00 – 13.30 Panel 2 – Generational memory of conflict

Kate Newby (University of Brighton) “Nothing happened to me”: The ‘speakable’ and ‘hearable’ in personal narratives of youth experience during the Northern Irish conflict, 1969-1998’

Silvia Menendez Alcalde (The Centre for Justice and Peacebuilding) ‘The sociocultural impact of the Spanish 1977 Amnesty Law: A Generational Perspective’

Lisa van Dijck (Independent Researcher) Generational memory and the Second World War

13.30 – 14.15 Lunch

14.15 – 15.15 Panel 3 – Exclusion and the ‘Politics of Forgetting’

Peter Morgan (University of Brighton) ‘The British discourse on the mass killing of civilians during the Armenian genocide of WW1’

Alice Tofts (University of Nottingham) ‘To silence or prompt memory: The case of private photographs of victims of Nazi persecution.”

15.15 – 15.30 Tea and Coffee

15.30 – 16.30 Keynote Address Rebecca Bryant (University of Utrecht)

16:30 Closing Remarks

Registration:
The event is free, but you must register in order to attend.

Venue:

M2 Boardroom, Grand Parade Building, 68-72 Grand Parade, Brighton BN2 0JY.

The Grand Parade building is located in the centre of Brighton, almost opposite the Royal Pavilion, and about 10 minutes’ walk from Brighton station.

Dr Sam Carroll
Research Centre Administrator
Centre for Memory, Narrative and Histories
School of Humanities
10-11 Pavilion Parade
University of Brighton
Brighton
BN2 1RA
United Kingdom

CFP: On Common Grounds? Researching Public Engagements of Museums and Heritage, Berlin, October 1-5, 2018

Call for Applications

On Common Grounds? Researching Public Engagements of Museums and Heritage

October 1-5, 2018


Dear colleagues,

the Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage (CARMAH)
and Hochschule für Technik und Wirtschaft (HTW) in Berlin invite early
career researchers (PhD- and Postdoc- level) as well as heritage
practitioners who have conducted applied research (e.g. artistic
research, evaluation) to apply for the TOPOI-funded workshop “On Common
Grounds? Researching Public Engagements of Museums and Heritage Sites”
in Berlin, Germany, from October 1-5 2018.

For more information and the application sheet, please click here. You can also directly download the application form here.

Applications are to be sent to gramrikk@hu-berlin.de no later than
July, 23rd 2018.

Travel and expenses for accommodation will be provided to all selected
participants. To contribute to global justice in academia, we aim to invite an equal  number of researchers from the Global North and South.

We are looking forward to receiving your application. Please  spread widely!

CFP: Colloque international “Les réparations, de la Préhistoire à nos jours : cultures techniques et savoir-faire”, Paris, 17-18 juin 2019

Les réparations, de la préhistoire à nos jours :

cultures techniques et savoir-faire

Colloque international

Paris, 17-18 juin 2019

 

Comité d’organisation : Gianenrico Bernasconi (Musée international d’horlogerie/université de Neuchâtel), Guillaume Carnino (UTC/COSTECH), Liliane Hilaire-Pérez (université Paris 7-EHESS/ICT-CAK), Olivier Raveux (CNRS/TELEMME), Larissa Zakharova (EHESS/CERCEC/CNRS/CEFR de Moscou)

Les propositions (max. 1000 signes) accompagnées d’un CV devront être envoyées au plus tard le 30 septembre 2018 aux adresses suivantes :

liliane.perez@wanadoo.fr

larisazakharova@gmail.com

Les communications et les discussions auront lieu en français ou en anglais.

Le colloque donnera lieu à une publication.

Pour en savoir plus : https://techniqcak.hypotheses.org/4197

 

La réparation est un moment particulier de la « biographie d’un objet» (Appadurai, Kopytoff), qui, sorti du circuit du marché lors de son achat, revient dans le monde des échanges à la suite d’un accident, de l’usure ou d’un défaut, en raison des pénuries ou des engagements politiques en faveur de la consommation durable. Cette mobilité engendre des savoirs et des savoir-faire, mobilise des professions et des sociabilités, souvent genrées, révèle l’organisation d’un système de production, largement appuyé sur des réseaux de sous-traitance et des ateliers décentralisés, y compris à l’époque contemporaine. Même au cœur des processus électroniques, censés pourtant mal se prêter aux appropriations, se nichent des savoir-faire incorporés complexes, ciments culturels de milieux professionnels établis (Callén). Les créations récentes de sites de réparation pour matériel électronique, lesrepair cafés, attestent la vigueur de ces pratiques mais aussi l’émergence de nouvelles logiques consuméristes. Les réflexions renouvelées depuis une génération sur la restauration des objets techniques dans les musées rejoignent ces interrogations sur « la vie des objets » (Bonnot) en posant la question de la limite entre l’intervention réparatrice et la préservation de traces d’usages, limite qui marque la distinction entre objet fonctionnel (réparation) et objet d’art (restauration).

Le registre matériel foisonne d’exemples de réparation à toutes les époques. Dès lePaléolithique, les sociétés ont réparé les silex taillés, soit pour affûter les outils tranchants, soit pour produire d’autres outils. Il convient alors de distinguer ce qui est de l’ordre de la réparation pour conserver l’usage désiré à l’objet, et ce qui est associé à un véritable recyclage à l’aide d’une matière première partiellement mise en forme.analyse des objets réparés nous permet aussi d’appréhender les raisons des réparations et d’approcher les valeurs attribuées par chaque société aux objets en question. Dans certains cas, il peut s’agir de réparations d’un objet ayant suscité une charge de travail considérable, dans d’autres, la valeur symbolique de ces objets a suscité un besoin de les conserver, comme le montre le cas des matériaux céramiques en archéologie.

L’écart est à souligner avec les travaux historiques. Si l’histoire de la consommation, en plein essor depuis une génération, a fait une large place aux ventes d’articles de seconde main, à la prolongation de la vie des objets dans les sociétés de pénurie et aux circuits de récupération, le thème des réparations n’a pas été souvent abordé. De même, l’intérêt pour le réemploi dans des approches croisant l’anthropologie, l’ethnologie, la sociologie, l’archéologie et l’histoire des techniques n’a pas ouvert la voie à l’étude des gestes, des lieux, des savoirs et des circuits de réparation. Les archives d’entreprises suggèrent pourtant sur la longue durée, l’ampleur des réparations dans les entreprises artisanales et manufacturières, parfois au long de circuits intercontinentaux. Des études récentes sur le XVIIIesiècle européen montrent l’importance de ces techniques quotidiennes et répétées dans la reconfiguration des identités de métier autour de logiques opératoires et dans l’émergence de secteurs de production transverses, par exemple pour la fourniture de pièces de rechanges et d’attaches. C’est un pan de l’histoire de la rationalisation du travail qui est ainsi approché, comme le montraient déjà les études sur l’artillerie (Alder) ou sur la construction navale (« Du raccommodage naît l’industrie », disait Hélène Vérin). Les techniques de réparation participent du concept de « technology’s middle ground », décrivant l’émergence d’une culture technique qui se définit comme « an ambiguous space between production and consumption» (Borg).

Alors que la transformation des modes de production au XIXe siècle à travers l’interchangeabilité des pièces conduit à une « discipline » de la réparation, au XXesiècle l’obsolescence programmée instaure un nouveau rapport à l’objet qui exclut toute possibilité de réparation – non sans transformer les missions assignées aux ingénieurs. Cette disparition de la réparation a suscité les réactions de sociologues dès les années 1960 (Packard) et plus récemment, de collectifs de consommateurs (et de leurs avocats, ainsi contre Apple en 2003), de journalistes (Slade), voire d’industriels soucieux d’une économie durable (Warneret alii). Mais si l’ère de la consommation de masse diffuse la culture du jetable en Occident, l’idéologie communiste met au contraire en valeur les cultures techniques centrées sur les usages prolongés des objets au nom de l’inventivité, de rationalisation et de la valeur du travail humain. Dans les pays du bloc communiste, l’école secondaire forme les filles aux travaux de confection et de réparation des vêtements et les garçons au bricolage avec des objets en bois et en d’autres matériaux (Golubev, Smolyak). Des magazines et des clubs promeuvent des savoir-faire de réparation parmi les amateurs, tandis que des centres de réparations regroupent des ateliers spécialisés en appareils électroménagers, vêtements, chaussures, etc. Les défauts de fonctionnement de l’industrie planifiée, avec ses ruptures de stock et ses rebuts systématiques, sont ainsi compensés par des circuits de réparation amateurs et professionnels et par un trafic de pièces de rechange au marché noir (Siegelbaum).

La thématique ouvre sur la place du geste technique pour restaurer et pérenniser la fonctionnalité des objets – en somme, le rôle de l’humain dans la technique. L’industrialisation occidentale a elle-même suscité des réflexions critiques sur la fuite en avant du progrès et la déshumanisation qui l’accompagne. Au XIXe siècle, alors que la mécanisation et la course à la puissance et à la vitesse conduisent à sacraliser les techniques et à évincer le facteur humain, le réparateur se pose comme idéal culturel de l’homme moderne, capable de maîtriser la machine. La place de la réparation à l’heure de la mécanisation est révélatrice de partis pris en faveur de l’appropriation de la machine par l’homme. Ce sont dès lors les milieux de technologues soucieux de la qualité des objets, de leur fiabilité, de leur sécurité (comme au Conservatoire des arts et métiers) qui, par leur souci des réparations et de l’entretien, réintroduisent des descriptions et des analyses du geste dans l’écrit technique, et développent aussi un intérêt pour les collections techniques les plus variées, ouvertes sur le quotidien et les micro-inventions, en lien avec le métier nouveau de mécanicien (Dufaux).

Cette culture technique de la réparation, qui a accompagné l’intensification de la production (artisanale et industrielle) et qui a reçu sa théorisation (Simondon) pose la question des temporalités de ces techniques. Sont-elles assimilables à un registre traditionnel ou participent-elles de savoir-faire nouveaux ? Les cultures de réparation ordinaires dans les pays du Sud et en Asie sont emblématiques de temporalités multiples et croisées. Les travaux sur les réparations en Afrique montrent ici la voie (Speranza). Le récurage, le ponçage, le vernissage sont des actes traditionnels qui anticipent la dégradation et s’inscrivent dans une économie de l’entretien, suggérant la nécessité d’étudier les rythmes – et les mots (Roulon-Doko) – de cette activité complexe, occasionnelle et/ou régulière, conjuguant le court terme et le long terme de la vie des objets (Dupré). Mais la situation actuelle de pays tels le Ghana soumis au déversement de produits électroniques des pays développés, réparés pour la revente ou récupérés (décharges), pose la question de l’articulation de ces pratiques intensives nouvelles, expression d’une domination économique évidente, avec les celles traditionnelles inscrites dans d’autres logiques. De plus, s’il est habituel de considérer les réparations comme participant de l’économie dite informelle (Cheneau-Loquay), cependant, les dernières décennies brouillent la frontière entre les circuits des objets dans les pays riches et les pays pauvres du fait de l’émergence de la culture de la réparation en tant que démarche écologique et engagement citoyen en faveur deslow consumption. L’économie du recyclage et de la récupération traduit une préoccupation institutionnalisée – mais questionnée (Monsaingeon) – pour l’environnement s’ajoutant aux pratiques individuelles de réparation (Anstett et Ortar).

Enfin, la réparation est une opération réflexive, dont le but n’est pas seulement le rétablissement d’une fonction dérangée ou d’une enveloppe abîmée, mais aussi l’enquête des causes des dysfonctionnements, qui s’inscrit à travers l’amélioration et le perfectionnement des dispositifs, dans les pratiques de l’innovation (Jackson). Au-delà, la réparation ressurgit aujourd’hui de façon inattendue, en tant que revendication d’intelligibilité technique mettant à mal le topos de la séparation entre activités manuelles et intellectuelles : cette reconfiguration inviterait à repenser nos conditions d’accès à la réflexivité comme étant originellement et toujours déjàtechnologiques(Crawford).

Ce colloque propose d’interroger l’évolution des pratiques et des cultures de réparation dans la longue durée, dans la perspective globale et comparative. Une approche par aires géographiques doit permettre de repérer des circulations de savoir-faire de réparation d’une région à une autre. Il s’agit d’examiner les lieux de réparation (des manufactures, des usines, des docks et des cales, des ateliers, des clubs, des cafés, des garages, chez soi, etc.), les figures du réparateur (de l’amateur jusqu’au professionnel), les manières dont on envisage la fonctionnalité des objets lors des réparations (réparation comme restauration ou réparation comme transformation), et les savoirs pratiques mobilisés. L’objet est au cœur de notre démarche – sa matérialité, ses circulations, sa biographie, permettent de saisir les contextes culturels dans lesquels inscrire la réparation.

 

Bibliographie indicative

Ken Alder, Engineering the Revolution. Arms and Enlightenment in France, 1763-1815,Princeton, Princeton University Press, 1997

Janet Ambers, Holding it all together: ancient and modern approaches to joining, repair and consolidation, Londres, Archetype Publications, 2009

Elisabeth Anstett & Nathalie Ortar (dir.) La deuxième vie des objets. Recyclage et récupération dans les sociétés contemporaines. Paris, Pétra, 2015

Arjun Appadurai (ed.),The Social Life of Things.Commodities in Cultural Perspective, Cambridge, Cambridge University Press, 1996

Andrea Baier, Tom Hansing, Christa Müller, Karin Werner (éd.),Die Welt reparieren.Open Source als postkapitalistische Praxis, Bielefeld, transcript, 2016

Géraldine Barron,Edmond Pâris et l’art naval. Des pirogues aux cuirassés, à paraître

Philippe Bihouix,L’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable, Paris, Seuil, 2014

Thierry Bonnot,La vie des objets. D’ustensiles banals à objets de collection, Paris, MSH, 2002

Kevin Borg,Auto Mechanics: Technology and Expertise in Twentieth-Century America(Baltimore: The Johns Hopkins University Press, 2007

Bianca Callén, « Donner une seconde vie aux déchets électroniques. Économies informelles et innovation socio technique des marches »,Techniques & Culturen° 65-66 « Réparer le monde. Excès, reste et innovation », 2016, p. 206-219

AnnieCheneau-Loquay, « Rôle joué par l’économie informelle dans l’appropriation des TIC en milieu urbain en Afrique de l’Ouest »,Netcom, 22-1/2, 2008, p. 109-126

Matthew B. Crawford,Éloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, Paris, La Découverte, 2009

Marie-Claude Dupré, « La réparation en Afrique : un moment de la vie des objets », in Gaetano Speranza éd.,Objets blessés. La réparation en Afrique, Paris, Musée du quai Branly, 2007, p. 29-37

Lionel Dufaux,L’Amphithéâtre, la galerie et le rail. Le Conservatoire des arts et métiers, ses collections et le chemin de fer auxixesiècle, Rennes, PUR, 2017

Alexey Golubev, Olga Smolyak, « Making selves through making things.Soviet do‑it‑yourself culture and practices of late Soviet subjectivation »,Cahiers du monde russe, n° 54/3-4, 2013, p. 517-541

Marie Goyon « L’obsolescence déprogrammée : prendre le parti des choses pour prendre le parti des hommes. Fablabs, makers et repair cafés »,Techniques & Culturen° 65-66 « Réparer le monde. Excès, reste et innovation », 2016, p. 235-239

Jamie Furniss, Frédéric Joulian, Yann Philippe Tastevin dir., dossier « Réparer le monde : Excès, reste et innovation »,Techniques & Culture, n°65, 2016

Liliane Hilaire-Pérez,Lapièce et le geste.Artisans, marchands et savoirs techniques à Londres au XVIIIesiècle, Paris, Albin Michel, collection « L’Évolution de l’Humanité », 2013

Steven J. Jackson, « Rethinking Repair », in Tarleton Gillespie, Pablo Boczkowski, Kirsten Foot (ed.),Media Technologies: Essays on Communication, Materiality and Society, Cambridge MA, MIT Press, 2014, p. 221-239

François Jarrige (dir.),Dompter Prométhée.Technologies et socialismes à l’âge romantique (1820-1870),Besançon,Presses universitaires de Franche-Comté, 2016

Igor Kopytoff, “The Cultural Biography of Things: Commoditization as Process”, in Arjun Appadurai (ed.),op. cit., p. 64-91

Stefan Krebs, Gabriele Schabacher, Heike Weber (éd.),Kulturen des Reparierens. Dinge-Wissen-Praktiken, Bielefeld, Transcript, 2018

Baptiste Monsaingeon,Homo détritus, Paris, Seuil, 2017

Vance Packard, The Waste Makers, D. McKay Co.,1960

Paulette Roulon-Doko, « Les mots de la réparation » in Gaetano Speranza éd.,Objets blessés. La réparation en Afrique, Paris, Musée du quai Branly, 2007, p. 19-23

YvanSchulz, « Réassemblages marginaux au cœur de la “Mecque duhardware” »,Techniques & Culture, 67, 2017, p.84-99

Lewis H. Siegelbaum,Cars for Comrades. The life of the Soviet Automobile, Ithaca, Londres, Cornell University Press, 2008

Giles Slade,Made to Break. Technology and Obsolescence in America, Harvard, Harvard University Press, 2007

Gaetano Speranza éd.,Objets blessés. La réparation en Afrique, Paris, Musée du quai Branly, 2007

Yann Philippe Tastevin,Autorickshaw : émergence et recomposition d’une filière entre l’Inde, l’Égypte et le Congo, Paris, éditions Karthala, collection « Terre et gens d’Islam », sous presse

Yann PhilippeTastevin, « Des chars à bœufs aux plateformes mobiles de forage »,Techniques & Culture, 67 | 2017, 196-211

Hélène Vérin,La gloire des ingénieurs. L’intelligence technique du XVIeau XVIIIesiècle, Paris, Albin Michel, 1993

Charles Warner, Paul Phillips, André Santos, Bianca Pimenta, « Evaluation of zero waste places projects 2009–2010 in England »,Proceedings of the Institution of Civil EngineersWaste and Resource Management, vol. 168, 2015,p. 14-25

 

 

Comité scientifique

Alexandre Bertaud (univ. Bordeaux Montaigne/Ausonius), Régis Bertholon (Haute école-ARC, Neuchâtel), Thierry Bonnot (CNRS/IRIS), Marie-Sophie Corcy (Musée des arts et métiers), Cecilia D’Ercole (EHESS/ANHIMA), Lionel Dufaux (Musée des arts et métiers), Anne Gerritsen (Univ. of Warwick/Global History and Culture Centre), Anne-Catherine Hauglustaine (Musée de l’air et de l’espace du Bourget), François Jarrige (Univ. de Bourgogne/Centre Chevrier), Régis Huguenin-Dumittan (Musée international d’horlogerie, La Chaux-de-Fonds), Pierre Lamard (UTBM/RECITS), Thomas Le Roux (CNRS/CRH), Sylviane Llinares (Univ. Bretagne occidentale/GIS Histoire et sciences de la mer), Sigrid Mirabaud (Institut national du patrimoine/Laboratoire de recherche), Nathalie Ortar (Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie/LAET-ENTPE), Yann Philippe Tastevin (CNRS/LISST Toulouse), Marie Thébaud-Sorger (CNRS/Centre Koyré), Hélène Vérin (CNRS/Centre Koyré), Koen Vermeir (CNRS/SPHERE), Catherine Verna (Univ.Paris 8, CRH), Heike Weber (Univ. of Karlsruhe), Bing Zhao (CNRS/CRCAO).

CFP: journée d’étude “Sociétés savantes, patrimoines et inventaires”, Rouen, 10 novembre 2018

Journée d’étude et de rencontre CTHS / Sociétés savantes, Rouen, 10 novembre 2018

Sociétés savantes, Patrimoines et inventaires

Histoire, acteurs, politiques et perspectives des politiques d’inventaire des patrimoines naturel et archéologique

Appel à communication et participation

Organisateurs

– CTHS Section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle

– Réunion des Musées métropolitains Rouen-Normandie

– La Fabrique des savoirs

Les inventaires faunistiques, floristiques, géologiques et archéologiques sont au cœur des préoccupations d’un grand nombre de sociétés savantes. Il s’agit là d’une activité traditionnelle de ces sociétés. La collecte de données par les naturalistes amateurs a accompagné la professionnalisation des sciences naturelles, à laquelle elle a fourni et continue de fournir un très grand nombre d’observations.

Aujourd’hui, ce travail est devenu une mission reconnue par les pouvoirs publics. À ce titre, les sociétés savantes occupent une place essentielle dans les dispositifs locaux et nationaux d’inventaire et de préservation de la biodiversité.

Cette activité est identifiée sur le plan administratif et réglementaire. Des conventions sont signées sur plusieurs années avec les communes, métropoles et autres afin d’avoir une vue d’ensemble de la biodiversité sur un territoire donné. D’ailleurs, dans la plupart de ces sociétés savantes, certains de leurs membres participent dans les régions aux conseils scientifiques du patrimoine naturel (CSRPN), aux commissions du patrimoine géologique (CRPG), au conseil scientifique du Conservatoire des espaces naturels, etc. Des sociétés savantes bénéficient de subventions au titre des divers partenariats et missions autour de cette question de l’inventaire.

Toutefois, dans un environnement évolutif (développement des sciences participatives, création de l’Agence française de la biodiversité, situation financière des collectivités locales…), tout un ensemble de questions nouvelles se posent à ces sociétés savantes actrices des politiques d’inventaire.

Dans cette perspective, le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), à travers sa section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, propose une journée d’étude et de rencontre « Histoire, acteurs, politiques et perspectives des politiques d’inventaire des patrimoines naturel et archéologique ».

Quatre thèmes principaux ont été retenus pour cette manifestation scientifique :

  • Le cadre historique des pratiques d’inventaire
  • Les sociétés savantes et les politiques publiques actuelles d’inventaire du patrimoine naturel et archéologique
  • Les sociétés savantes et l’État, les financements, la réglementation, l’organisation
  • Valorisation et préservation du patrimoine des sociétés savantes, les collections naturalistes

Le CTHS invite les responsables et membres des sociétés savantes des régions Normandie, Hauts-de-France et Île-de-France à participer à cette journée, que ce soit en proposant une communication ou en prenant part aux discussions.

Les propositions de communications sont à adresser avant le 1er octobre 2018, à Jérôme Tabouelle (jerome.tabouelle@metropole-normandie-rouen.fr) coordinateur de la journée.

Les inscriptions simples peuvent être enregistrées dès maintenant.

https://cthsshstai.hypotheses.org/115#more-115

CFP: POEM Opening Conference “Participatory Memory Practices: Connectivities, Empowerment, and Recognition of Cultural Heritages in Mediatized Memory Ecologies.” (13.-14-12.2018)

Call for Papers: POEM Opening Conference

Participatory Memory Practices: Connectivities, Empowerment, and Recognition of Cultural Heritages in Mediatized Memory Ecologies

Date: 13.-14.12.2018

Place: Museum der Arbeit, Hamburg / Germany

Proposal Deadline: 15.09.2018

(pdf-version: https://www.poem.uni-hamburg.de/en/_pdf/2018-06-12-cfp-poem-opening-conference.pdf)

Diverging forces across European societies – most visible in both the contemporary nationalist movements and Islamist radicalization – place particular relevance on social and cultural inclusion. Culture may cultivate both integrative and disruptive forces; in this light heritage experts, policy makers, social entrepreneurs, and other facilitators are seeking to establish inclusive memory politics for envisioning possible futures of how we should remember our past in Europe. The recognition of “difficult” and dissonant traditions and the contestation of public memory in respect to the representation of colonial traditions and immigration, multiculturalism and transnational history, non-Christian religious heritages in European societies, female heritages, or the inclusion of deprived groups are important issues in this debate. Being part of the public memory is crucial for envisioning positive futures, acknowledging people’s and groups’ history, identity, belonging, and membership. Furthermore, questions of eligibility play an important role in relation to public support or redemption, for partaking in economic outcomes, or in relation to questions on ownership of cultural heritage resources.

Participatory memory work (PMW) is a framework for examining the strategies and practices of public memory institutions – libraries, archives, and museums – as well as of individuals and groups in their everyday life. PMW means the inclusion of diverse memories across social situations (gender, socio-economic status, education, migration, etc.) into public memory work. It means to acknowledge these diverse memories as a significant part of the history, the heritage, and the contemporary life in Europe. Aiming for a socially inclusive public memory, concepts of European cultural citizenship are increasingly debated and experimented widely with participatory approaches in public memory institutions. At the same time, new memory ecologies have emerged with networked media infrastructures and their extensive uses, in mediatized, globally connected societies. The Internet and social media are “natural” parts of self-representation, marketing, or audience communication of public memory institutions; large scale digital heritage initiatives demarcate the transformation activities towards digital cultural production.

However, the participatory turn in memory work, essential for a socially inclusive public memory, turns out to be not as easy to implement in practice. Aside from the established memory institutions, people and groups explore Internet platforms for commemoration and sharing personal texts, photos, or videos and collaboratively contribute to an emergence of open access “archives” of everyday life. The diverse platforms, e.g. YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, etc., broadly attract people and groups for contributing cultural materials, articulating their views of history/histories and enfolding personal and group-related memory practices. Even though they are public, these Internet “archives” are beyond the scope of public memory politics and institutions; they are run for economic purposes in private ownership. The accessibility of these “archives” is regulated by business models and remains unclear towards the future. Connecting personal and group-related memory work in the public to participatory memory politics is thus confronted with legal and economic obstacles, ethical issues, as well as with discontinuities and gaps of individual and institutional social practices of memory work. This highlights the changed technical, organizational, and legal modalities of doing participatory memory work for social inclusive memory politics.

The call invites contributions on how the various developments in memory work can be brought together for facilitating participatory memory practices. How do memory practices of stakeholders overlap? Which connectivities can be built across individual and institutional practices of memory work? How do media matter for connecting different memory practices across people and groups as well as institutions? How can empowerment become an integral factor in public memory work? What modes of recognition and inclusion are adequate? How can they be organised to develop their full potential for envisioning European futures? How does this affect the making and unmaking of heritage? What competences do people and groups need for making their particular traditions relevant in the public memory? How can private and shared memories of a group on the Internet be collected and integrated in public memory institutions?

The conference addresses a multidisciplinary and international group of scholars and experts from memory institutions, civil society, policy makers, social entrepreneurs, the coding community, and creative industries.

Proposals should not exceed a length of 600 words and include bios of max. 200 words. Please send your proposal until September 15th 2018 to poem.gwiss@uni-hamburg.de<mailto:poem.gwiss@uni-hamburg.de>.

POEM has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 764859.

University of Hamburg

POEM H2020 project

Prof. Dr. Gertraud Koch (POEM Coordinator)

c/o Institute of European Ethnology/Cultural Anthropology

Edmund-Siemers-Allee 1 | 20146 Hamburg | Germany

phone: +49 (0)40 42838-6515

mail: poem.gwiss@uni-hamburg.de<mailto:poem.gwiss@uni-hamburg.de>

web: https://www.poem.uni-hamburg.de/

Job: Urgent! Stage postdoctoral Université Laval, Canada, Logiciel Unity pour l’interprétation interactive du patrimoine avec hololens

SOUTIEN SALARIAL POUR STAGE POSTDOCTORAL

APPEL DE CANDIDATURES 2018-2019

PROGRAMMATION UNITY POUR HOLOLENS

PROJETS D’INTERPRÉTATION DU PATRIMOINE

10 000$Can pour 3 mois – 20 000$Can pour 6 mois – 30 000$Can pour 9 mois

Date limite : avant 23 h, le mercredi 27 juin 2018

Constitution du dossier :

  1. lettre du candidat expliquant son expérience dans l’usage du logiciel unity pour la programmation de projets d’interprétation interactive du patrimoine avec hololens et les motifs du choix de travailler au Laboratoire d’enquête ethnologique et de multimédia (LEEM :www.leem.ulaval.ca) et Laurier Turgeon;
  2. description du projet (environ 3 pages, interligne simple);
  3. liste des activités proposées par le stagiaire (recherches, conférences, ateliers);
  4. attestation de soutenance de thèse;
  5. CV et copie du relevé de notes des 2e et 3e cycles;
  6. coordonnées de deux personnes capables d’évaluer le projet;

Critères : Excellence du dossier, qualité du projet, intégration du projet aux thèmes de la programmation du Centre et activités proposées pendant la durée du stage.

Date limite de dépôt du dossier : Les demandes doivent nous parvenir au plus tard avant 23 h, le mercredi 27 juin 2018. Les résultats seront communiqués mi-juillet au plus tard.

Soutien salarial reçu par le/la candidat(e) : Selon les conventions collectives en vigueur, le/la candidat(e) recevrait ainsi un salaire de : – 10 000$ pour 3 mois – 20 000$ pour 6 mois – 30 000$ pour 9 mois. À l’Université Laval, le contrat est toujours établi pour un stage de 35h/semaine. Le montant reçu par le/la candidat(e) est imposable. Toutefois, un stagiaire étranger peut, sous certaines conditions, faire une demande d’exemption d’impôt (Consultez le site du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour obtenir les informations).

Transmettre votre dossier en msword à : Laurier Turgeon, Directeur du LEEM, Université Laval (courriel :Laurier.Turgeon@hst.ulaval.ca)

CFP: ESfO 2018, panel “Beyond Inequalities. Museums as Experimental Hubs for Balancing Inequalities”

ESfO 2018 (Cambridge 7-10 décembre 2018)
Panel « Beyond Inequalities. Museums as Experimental Hubs for Balancing Inequalities ».
Dead-line 29 june 2018:
https://www.pacific-studies.net/conferences/public.php?confID=3&action=session_detail&session=129

Beyond Inequalities. Museums as Experimental Hubs forBalancing Inequalities

Coordinator(s)

Fanny Wonu Veys, Roberta Colombo Dougoud

Session presentation

Ethnographic collections assembled the material heritage of colonized peoples that were considered as vanishing. Museums preserved, documented, studied, and exhibited the material culture of the Other for the future. Collecting was a one-way relationship resulting from colonial inequality: artefacts with their contextual information went from the producers and original users to museums. Over the past 40 years, both the physical ownership of objects and the right to represent meanings have become contested. In this changing power relationship, museums are no longer the only voice of authority. Perspectives of Indigenous peoples are increasingly valued as knowledge systems in their own right. New paradigms create a critical and reflexive museology, that presents Indigenous peoples in a more respectful, collaborative and balanced way. But can museums, which were built on inequality become places for renegotiating those very same inequalities? The panel would like to investigate the changing relationship between ethnographic museums and originating communities. Papers should deal with issues related to new forms of knowledge sharing and collaboration and/or the role of contemporary Pacific artists in displaying historical and contemporary collections.