Juliette Dalbavie

Juliette Dalbavie
Docteur de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse qualifiée en Sciences de l’Information et de la Communication

Réseaux de recherche :
Chercheur associé au Laboratoire Culture et Communication (Université d’Avignon)
Chercheur associé au Laboratoire Georges Friedmann (Paris 1-CNRS) dans le cadre d’un projet de recherche portant sur les nouveaux enjeux de la création (musique et photographie) en régime numérique financé par l’Agence Nationale de la Recherche et placé sous la responsabilité de Philippe Le Guern
Membre de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC)
Membre de la branche francophone d’Europe de l’International Association for Study of Popular Music (IASPM)

Projets de recherche actuels

S’inscrivant dans la continuité des travaux menés en doctorat, mes recherches actuelles portent principalement sur les modalités de construction, de circulation et de transmission de la culture chansonnière. Dans ce cadre, je m’intéresse aussi bien à la mise en exposition des chanteurs et de leur répertoire qu’à la transmission mémorielle des attachements (rôle des fan-clubs, des amateurs-experts, des collectionneurs, de certains lieux de mémoire…). Un travail est en cours sur le musée Edith Piaf à Paris ainsi que sur le festival Georges Brassens à Vaison-la-Romaine.

Dans le cadre d’un projet de recherche portant sur les nouveaux enjeux de la création (musique et photographie) en régime numérique financé par l’Agence Nationale de la Recherche et placé sous la responsabilité de Philippe Le Guern, je développe également une recherche portant tout particulièrement sur le lien entre les fans et les industries culturelles musicales. L’hypothèse qui sous-tend ce travail consiste à penser que la question des amateurs n’est pas extérieure à la problématique plus générale de la production/création en régime numérique. Il s’agit de rendre compte des manières dont certains de ces spectateurs s’engagent dans la création notamment à travers la conception de webzines et la mise en ligne de vidéos (sur You Tube ou Dailymotion par exemple) où ils s’approprient certaines chansons. Depuis quelques années, cette place donnée par les technologies de l’information et de la communication aux amateurs va même jusqu’à les
transformer en producteurs. Des sites comme My Major Company, « premier label musical participatif », propose aux amateurs d’un artiste d’en devenir le producteur. En échange de leur participation financière, ces amateurs-producteurs sont invités notamment à découvrir l’artiste lors de concerts privés ou autorisés à pénétrer dans les coulisses du spectacle. Le cas de Grégoire, premier artiste dont l’album a été entièrement financé par les internautes ou de la chanteuse Mademoiselle K qui décide en 2009 de faire financer la sortie de son album live par les internautes peuvent constituer des cas d’études intéressants pour mieux comprendre le fonctionnement de ces nouveaux modèles économiques qui s’inventent et qui s’appuient sur une relation forte entre artiste et fans.

THÈSE ET MEMOIRES

– La patrimonialisation de la chanson, entre musée et mémoire collective : l’exemple de Georges Brassens à Sète. Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication soutenu le 4 décembre 2008 à l’Université d’Avignon. Thèse dirigée par Daniel Jacobi et Emmanuel Ethis. Laboratoire Culture et Communication – Université d’Avignon.

– Exposer la chanson : un paradoxe ? Mise en valeur et réception patrimoniale de la chanson et des musiques populaires en France à travers l’étude du dispositif « Bagages accompagnés » mis en place par le Hall de la chanson . Mémoire de DEA en Muséologie et Médiation Culturelle sous la direction de Daniel Jacobi et d’Emmanuel Ethis. Laboratoire Culture et Communication. Université d’Avignon. 2000.

– Ainsi soit–elle : Mylène Farmer redessinée par les contrefaçons cultuelles de ses fans. Mémoire de maîtrise sous la direction d’Emmanuel Ethis. Université d’Avignon. 1999.

PUBLICATIONS

Articles

– « Jeu télévisé et culture populaire : le cas de la chanson », avec Daniel Jacobi, in MEI Médiation et Information n°18 « jeux, médias, savoirs » sous la direction de Bernard Darras, Editions L’Harmattan, 2003, p. 143-157.

– « Is a song more beautiful in a museum than listened to at home ? The case of Georges Brassens’ songs », in Proceedings of the XIX Congress, International Association of Empirical Aesthetics (IAEA), Avignon, 29 août – 1er septembre 2006, p. 711-714.

– « Exposer des objets sonores : le cas des chansons de Brassens », in Copyright Volume ! [2003] n°2 « French popular music », actes du colloque de Manchester, 19-20 juin 2003, Editions Mélanie Seteun, 2004, p. 145-161.

– « Pour une ethno-sociologie de la construction des attachements : le cas de Brassens à Sète », in Actes des journées d’études « L’expérience musicale sous le regard des sciences sociales », Marseille, S.H.A.D.Y.C. Vieille Charité, 13-14 octobre 2005.

Communications dans des colloques

– « Quand la chanson de variétés entre dans un musée : l’exemple de Georges Brassens à Sète », communication proposée dans le cadre du colloque « Mutations contemporaines des musées : un espace public à revisiter ? », colloque international organisé par l’IDETCOM Université Toulouse 1 Sciences Sociales – Toulouse – France, 4 et 5 Juin 2009 (proposition de communication acceptée mais non discutée).

– « Interroger les pratiques chansonnières : le cas de Brassens à Sète », communication proposée dans le cadre du colloque « La langue chantée : oralité, poétique, société, légitimité » organisé par le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) les 30 et vendredi 31 mars 2006, Université Laval (Québec).

– « La chanson face à la médiation muséale », communication proposée dans le cadre du colloque « Conserver, étudier et promouvoir la chanson » organisé par le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, 19 mars 2004.

Communications dans des séminaires

– « Passer de l’enquête qualitative à l’enquête quantitative : l’exemple des Chants de Noël », communication présentée dans le cadre du séminaire consacré à l’évaluation animé par Daniel Jacobi, Master Médiations de la Culture et du Patrimoine, 26 novembre 2009, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

– « Comment interroger la réception de la chanson ? », communication présentée dans le cadre du séminaire « La réception en question : discussion et perspectives méthodologiques » animé par Sophie Maisonneuve, 14 mars 2006, EHESS Paris (proposition de communication acceptée mais non discutée).

– « Pour une ethno-sociologie de la construction des attachements : le cas de Brassens à Sète », journées doctorales de la SFSIC les 18 et 19 novembre 2005, Université Paris X Nanterre.

– « Quelle(s) méthode(s) pour interroger la chanson et les pratiques des amateurs ? », communication proposée dans le cadre des séminaires du Master Recherche Culture et Communication, 18 octobre 2004, Université d’Avignon.

Rapports d’études et de recherche

– Les publics des Chants de Noël, synthèse de l’enquête qualitative menée en décembre 2008 , avec Daniel Jacobi et Valérie Vitalbo, Rapport d’enquête, Direction de la culture du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, juin 2009.

Contrats

– Conception et rédaction des textes de l’exposition temporaire Chanter la mer présentée à La Corderie Royale – Centre International de la Mer (Rochefort-sur-mer), en collaboration avec Daniel Jacobi, mai-juillet 2005. > En savoir plus
Vulgarisation scientifique

– 2009 : Création d’un blog baptisé PopSong consacré à l’étude des modalités de construction, de circulation et de transmission de la culture chansonnière : http://www.culture-chanson.fr (en construction)

– 2003-2009 : Administratrice et modératrice d’une liste de diffusion baptisée Popsong . Créée à la suite de la conférence internationale sur la chanson francophone qui s’est tenue à l’Université de Manchester les 19 et 20 juin 2003, l’objectif de cette liste est de permettre aux abonnés – qu’ils soient doctorants, enseignants-chercheurs, professionnels de la musique, artistes, etc. – d’échanger des informations relatives à leur domaine de recherche et/ou d’activités : la chanson et les musiques populaires (annonces de conférences, publications, bibliographies, etc).

– Interview pour le monde.fr réalisée par Célia Héron, 3 Questions pour le Monde.fr : Pourquoi les fans s’arrachent les objets à l’effigie de Michael Jackson, LEMONDE.FR du18 août 2009.

– Invitée de l’émission de France Inter « La tête au carré » (magazine de vulgarisation scientifique) présentée par Mathieu Vidard le jeudi 23 avril 2009 de 14h à 15h sur le thème : « Les people pourquoi ça marche ? ».

Comptes-rendus dans la presse écrite :
– RIBEYRE Ghislaine, « Fans libérés » in Epok N°32 Décembre 2002 – janvier 2003.
– DAVET Stéphane, «  Les mirages de la Farmermania » in Le Monde daté du dimanche 26 – lundi 27 mars 2000.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: