Workshop: Labex CAP / Liste de diff. / Ateliers des post-docs – juin 2017

Ateliers des Postdoctorants du Labex CAP
Juin 2017

le 1er, le 8, le 15 juin 2017

Ces ateliers de recherche du Labex CAP donnent un aperçu du travail en cours des postdoctorants de l’année 2016-2017. Par vocation transdisciplinaire, le groupe de recherche a pour ambition de ne pas simplement faire voisiner des champs d’expertise et de savoirs différents mais d’instaurer une méthode collaborative et dialogique entre les participants. Lors de ces recherches, un croisement de l’analyse de l’œuvre d’art et des images ainsi que l’examen des relations entre texte image s’affirmera. Il sera articulé à une histoire sociale des producteurs et des publics de ces œuvres et images. Cette approche critique incite à interroger le cloisonnement des modèles théoriques.

Ces trois journées s’ouvrent ainsi sur des questions méthodologiques. En dialoguant avec des invités à la renommée internationale (Jean-Philippe Antoine, Laurence Bertrand-Dorléac, Patricia Falguières, Éric Michaud) dont les recherches se caractérisent par le désir et la nécessité de s’inventer un modèle épistémologique et méthodologique spécifique, les chercheurs, d’horizons variés, souhaitent partager leurs interrogations sur leurs propres méthodes de travail et les enjeux de leurs recherches (elles touchent aux sciences humaines, à l’anthropologie, à l’histoire de l’art, et aux études cinématographiques et visuelles). La stratégie visée est celle du déplacement : au cours de ces ateliers de travail on découvrira que les meilleures approches en recherche ne se trouvent pas dans les boîtes à outils des champs d’expertise spécialisés, mais à leurs marges – ou encore, ils sont peut-être à inventer. Le format de ces séances ne réplique pas celui des journées d’études ni du séminaire, mais s’apparente plutôt à un véritable laboratoire. Ainsi, les invités sont conviés à deux séances : dans un premier temps pour discuter de questions de méthode en prenant appui sur leur expérience personnelle de recherche, puis pour revenir de manière ponctuelle sur les travaux en cours des participants lors de deux demi-journées thématiques.

Les sujets de recherche engagés imposent, dans leur variété et leurs spécificités, d’adopter, dès lors que l’on envisage un rapprochement, une perspective méta-réflexive à même d’interroger les modèles et les habitudes sur lesquels ces travaux reposent. À ce titre, il faudra questionner la notion même de patrimoine dans la variation de ses acceptions, de ses réalités historiques afin d’en faire ressortir les ambiguïtés voire d’envisager sa remise en cause. Il s’agira également de souligner et d’étudier la dimension dynamique d’un certain nombre de notions (phénomènes et objets), ce que l’on qualifie – peut-être rapidement – de remploi, de réplication, de re-enactment, de transfert, ou encore de réception des œuvres d’art et des images. Ces deux demi-journées permettront d’aborder ces questions en favorisant deux approches : la première dédiée aux dispositifs de monstration et à leurs enjeux discursifs, la seconde consacrée aux relations ambiguës que masque la notion de patrimoine (le vandalisme, la distinction entre archive et patrimoine, la remise en cause de la notion même).

Programme des ateliers de travail

Les séances se dérouleront à la Galerie Colbert (2, rue Vivienne, Paris 2e)

1re demi-journée : « Questions de méthode » (1er juin 2017)

Galerie Colbert, salle Demargne, rez-de-chaussée

14h00-16h00

Interventions de :

Laurence Bertrand-Dorléac (Sciences Po Paris)

Patricia Falguières (EHESS)

(Table ronde)

16h00-18h00

Jean-Philippe Antoine (Université Paris 8 – Vincennes-Saint Denis)

Éric Michaud (EHESS)

(Table ronde)

18h : synthèse

2e demi-journée : « Dispositif, re-enactment, et mise en spectacle » (8 juin 2017)

Galerie Colbert, salle Jullian, 1er étage

14h00-18h00

Dans le questionnement des dispositifs de monstration et de leurs versants discursifs, à travers quelques exemples relevant de champs différents (histoire de l’art, histoire du cinéma, histoire sociale), une importance centrale est accordée aux sources et à leur utilisation.   ? Quelle approche comparatiste ou contrastive  ? Comment concrètement articuler une l’analyse d’une image ou d’une œuvre avec l’examen de la manière dont les acteurs sociaux façonnent le regard pour les futurs spectateurs ? Quels types de documents sont à mobiliser ? Quelle approche comparatiste ou contrastive ?

Présentation des travaux :

Enrico CAMPORESI, Études cinématographiques et audiovisuelles,  Université Paris 3 / Università di Bologna

Film sur l’art / Film d’exposition : une topographie narrative, laboratoire de rattachement principal Labex / CRAL

Marie FRAPPAT, Études cinématographiques et audiovisuelles, Université Paris 3

“Films retrouvés, films restaurés”: le festival “Cinémémoire” (1991-1997) ou la mise en scène du patrimoine cinématographique au tournant du centenaire, laboratoire de rattachement principal Labex / Ecole nationale des chartes

Amandine RABIER, Histoire de l’art, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

La New Shakespeare Gallery ou l’itinéraire d’un échec, laboratoire de rattachement principal Labex / CRAL

Irina TCHERNEVA, Histoire sociale, CERCEC/EHESS

Les arts jugent les crimes de guerre. Œuvres filmiques, plastiques et graphiques dans le contexte des procès dans les républiques soviétiques baltes 1959-1972, laboratoire de rattachement principal Labex / HiCSA

Invités répondants : Laurence Bertrand-Dorléac ; Patricia Falguières

 

3e demi-journée : « Patrimoine et iconoclasme : ambiguïtés du statut et de l’usage des objets » (15 juin 2017)

Galerie Colbert, salle Jullian, 1er étage

 

14h00-18h00

A l’encontre d’une idée reçue qui voudrait que le patrimoine constitue un ensemble donné de biens qu’il s’agirait d’entretenir (ou non), les sujets abordés lors de cette demi-journée mettent au contraire en évidence la dimension vivante, active, mouvante des patrimoines concernés – tout en rappelant que cette dimension mouvante n’est ni univoque, ni positive. L’intérêt porté aux processus de fabrication et d’emploi de différents types relevant du patrimoine permettra de mettre en lumière les dynamiques internes à ces ensembles.

Guillaume ALEVEQUE , Sciences sociales, EHESS, laboratoire de rattachement principal Labex / IIAC

Qu’est-ce qu’une idole ? De l’iconoclasme chrétien à la patrimonialisation en Polynésie française  

Sandrine COLARD, Histoire de l’art, Columbia University

L'”Archival Turn” en Afrique: les archives photographiques dans l’art contemporain congolais et mondial, laboratoire de rattachement principal Labex / INHA

Hugo DANIEL, Histoire de l’art, Université Paris 1

“Où est le vandale” ? : les valeurs du graffiti en France de 1944 à 1969, laboratoire de rattachement principal Labex / INHA

Diego MADI-DIAS, Anthropologie sociale, Université fédérale de Rio de Janeiro

L’esprit de la révolution: résistance, mémoire et émotions dans le théâtre communautaire Guna (Panama), laboratoire de rattachement principal Labex / musée du quai Branly – Jacques Chirac

Invité répondant : Jean-Philippe Antoine

 

 

 

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