PhD: Soutenance de thèse d’Alice BERTHON “Le Japon au musée. Le Musée national d’ethnologie et le Musée national d’histoire et de folklore : histoire comparée et enjeux” 22/02/201

Alice BERTHON
soutiendra sa thèse de doctorat intitulée
Le Japon au musée.
Le Musée national d’ethnologie et le Musée national d’histoire et de folklore : histoire comparée et enjeux

 

Le mercredi 22 février 2017, à 13h
Salons de l’Inalco, 2 rue de Lille 75007

Le jury sera composé de :

M. Alain Delissen, Directeur d’étude, EHESS,
M. Samuel Guex, Professeur-associé, Université de Genève,
M. Michael Lucken, Professeur des universités, Inalco,
M. Christophe Marquet, Professeur des universités, Inalco,
Mme Mayumi Sekizawa, Professeur des universités, Musée national d’histoire et de folklore (Japon).

En 1974 et 1981, deux musées nationaux d’un genre nouveau ont été fondés au Japon : successivement, le Musée national d’ethnologie dans le Kansai, et le Musée national d’histoire et de folklore dans le Kantô. Le premier expose l’ensemble des cultures étrangères ainsi que celle de l’archipel, à travers une approche ethnologique, quand le second se concentre sur l’histoire, le folklore et l’archéologie du Japon. Ce travail vise à analyser le processus de construction et la manière dont le Japon est (re)présenté à travers ces deux musées, en les inscrivant dans une histoire aussi bien muséale que disciplinaire. Leur création dans un Japon en plein essor économique et, par surcroît, qui venait de rejoindre les grandes puissances sur la scène internationale, les associe d’emblée à une volonté de positionner la culture et l’histoire nationale, afin de rendre compte de son particularisme, ou encore de son homogénéité ; théories alors largement répandues à cette période. Si ce contexte idéologique rejaillit en partie dans les choix muséographiques et programmatiques, ce n’est pas tant pour y adhérer que sous forme de tensions propres au caractère national de ces deux musées. La muséographie étant à la charge des chercheurs et non des conservateurs, ce sont d’abord des enjeux disciplinaires qui conditionnent l’exposition. La tension se situe aussi bien dans la peur de l’instrumentalisation que dans l’exigence de la rigueur scientifique pour se légitimer ; ce qui se traduira sous forme de négociations et d’ajustements entre l’autorité du discours scientifique et celui, plus politique, de l’État-nation.

Un pot suivra la soutenance. Afin de le prévoir, merci de confirmer votre présence par mailalice.berthon@gmail.com

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