Thesis: Soutenance de thèse de Louise Lhoutellier, le 14.12.16, “Ressorts et effets de la participation locale à la conservation de la nature (Madagascar)”

 Louise Lhoutellier
Ressorts et effets de la participation locale à la conservation de la nature (Madagascar)
Ethnographie des pratiques de leadership dans les projets de développement associés
Le mercredi 14 décembre à 14 h, salle 308 F de la Maison d’Archéologie et d’Ethnologie (MAE) sur le campus de l’Université Paris Ouest Nanterre-La Défense.
Devant le jury composé de :
  • Mr Serge BAHUCHET, professeur au MNHN/Eco-anthropologie et ethnobiologie, rapporteur
  • Mme Sophie BLANCHY, directrice de recherche émérite au CNRS/LESC, directrice de thèse
  • Mme Stéphanie CARRIERE, chargée de recherche HDR à l’IRD/GRED, co-directrice de thèse
  • Mr Eric GARINE, maître de conférence à l’UPO/LESC, examinateur
  • Mme Véronique Daou JOIRIS, professeure à l’ULB/CAC, rapporteur
  • Mme Pascal MOITY-MAIZI, maitre de conférence HDR à l’IRC/GRED, examinatrice
Résumé : En périphérie du Parc National de Ranomafana (Madagascar), les ONG de conservation de la nature et de développement promeuvent des projets qui mettent en avant de manière accrue l’importance de la délibération et de la confrontation des points de vue des différents acteurs, comme un préalable à la décision politique. De nouvelles scènes officiellement dédiées à la participation locale voient le jour, notamment dans la capitale régionale située à cinquante kilomètres, dans lesquelles doivent se rencontrer les représentants des administrations forestières, ceux des populations locales, et les employés de ONG. L’étude menée dans cette thèse analyse la médiation réalisée par les leaders villageois entre les différentes scènes de la participation, en portant une attention particulière aux modes d’interaction langagiers et culturels associés à l’exercice local du pouvoir. En modifiant l’accès aux ressources, les projets peuvent remettre en cause les positions sociales établies dans la communauté : les villageois les voient comme des sources de conflit, ce qui va à l’encontre de la règle du fihavanana, valeur d’entraide entre co-résidents. Face à la difficulté de mobiliser les villageois autour des projets, les leaders tentent de gagner leur confiance en traduisant le projet dans le langage du village. En effet, les leaders sont des urbains de retour au village, qui utilisent les compétences acquises en ville dans leur médiation entre village et projets. Ils ont recours à des modes d’interaction verbale formalisés, et redistribuent l’aide à des membres actifs qu’ils chargent d’assurer la prise en charge et le fonctionnement les activités des projets.

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