CFP: Cent ans après la révolution d’Octobre : peut-on écrire une histoire française du patrimoine soviétique ?

Appel à communications pour le colloque international

Vous trouverez en pièce-jointe cet appel en français et en russe, 

ainsi qu’une description des activités liées au colloque. 

 

Cent ans après la révolution d’Octobre :

peut-on écrire une histoire française du patrimoine soviétique ?

Les 12, 13 et 14 octobre 2017

Institutions partenaires

Institut National des Langues et Civilisations Orientales

Institut CGT d’Histoire Sociale de la Métallurgie

Maison des Métallos

Musée archéologique du Val d’Oise (Conseil départemental du Val-d’Oise)

Avec le soutien de l’Institut National de recherches archéologiques préventives

et de la Mairie de Baillet-en-France

En 2004, un diagnostic archéologique mené par l’INRAP à Baillet-en-France (Val- d’Oise) met au jour des vestiges de sculptures soviétiques empilées dans une glacière. Identifiés par François Gentili, leur découvreur, ces éléments proviennent du propylée du pavillon soviétique de l’Exposition de Paris de 1937, édifice-piédestal supportant l’Ouvrier et la Kolkhozienne. Cette icône incontournable de la propagande soviétique célébrait le vingtième anniversaire de la Révolution d’Octobre, tout autant que la Constitution soviétique de 1936.

Ce « dégel soviétique dans le Val-d’Oise » a été une étape aussi fascinante qu’ectopique de la naissance hors-sol du « patrimoine soviétique ». Ces vestiges, traités comme le legs d’une civilisation lointaine, ont immédiatement été investis méthodiquement par l’archéologie contemporaine : ils permettent en effet de procéder à une archéologie des conflits, des monuments et des idéologies du XXe siècle. Cette découverte apporte également une contribution à l’histoire politique, économique et sociale du XXe siècle, à l’histoire du mouvement ouvrier français et de la CGT.

De l’ambassade d’URSS au Cinéma Cosmos de la rue de Rennes, de la Cité Gagarine d’Ivry-sur-Seine au cimetière soviétique de Noyers-Saint-Martins, des musées Lénine de Paris ou de Longjumeau au siège du PCF place du Colonel Fabien, de la « kollektsija » d’art contemporain soviétique offerte au Centre Pompidou à l’engouement des collectionneurs particuliers pour les productions artistiques soviétiques : les exemples de la présence de ce patrimoine soviétique, pluriel et protéiforme, sont nombreux.

         Ce colloque se propose ainsi, à l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, de penser cet événement au regard des productions monumentales dont il a été à l’origine, et de mener une réflexion sur les enjeux multiples que soulèvent les traces encore présentes de l’Union Soviétique dans tout son espace d’expansion et jusqu’en Ile-de-France. La date de 1937, envisagée comme une commémoration monumentale de 1917 à Paris est en ce sens charnière.

         Il permettra de mettre en rapport des spécialistes de toutes disciplines : des chercheurs, des conservateurs, des témoins, des artistes ou des acteurs préoccupés à des titres aussi variés que possible par la disparition ou au contraire par la valorisation du patrimoine soviétique.

Dans une logique résolument pluridisciplinaire, les communications pourront sarticuler autour des idées suivantes. Les pistes de réflexions qui croisent ces différents aspects sont particulièrement les bienvenues.

1.      Les monuments soviétiques dans l’histoire française

–       Monuments et architectures soviétiques : quels liens avec le Parti communiste, les mouvements ouvriers et les syndicats ? (chantiers de constructions, dons des pavillons, influences artistiques) ;

–       Histoire des pavillons soviétiques à Paris : 1925 et 1937, quels symboles, quels vestiges ?

–       Le destin tourmenté des monuments soviétique en France : histoire sociale et politique du parc de Baillet : parc de loisirs des métallos CGT (1937), camp d’internement administratif (1940) et camp de réfugiés soviétique (1944).

2.    Monuments récents et archéologie

–       L’archéologie du XXe siècle : conflits, monuments, idéologies ;

–       De l’artiste au restaurateur : techniques de fabrications, matériaux et innovations ;

–       Archéologie des monuments provisoires : patrimonialisation, démontage, recyclage, dispersion ;

–       De la découverte archéologique à la reconstruction des monuments soviétiques : méthodes et enjeux.

3.     Le « patrimoine soviétique » : quel destin ?

–       Patrimoine soviétique et conception soviétique du patrimoine ;

–       Monuments soviétiques et enjeux de mémoire dans le monde ;

–       Le patrimoine soviétique en Ile-de-France : topographie, épistémologie, inventaire.

Les propositions de communication, d’environ 300 mots, et accompagnées d’une note biographique de l’auteur, sont à envoyer avant le 15 mars 2017 à l’adresse mail suivante : patrimoinesovietique2017@gmail.com

appel-ai-communications-fra

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Le comité d’organisation informera les participants de la sélection le 15 mai 2017.

Langues de travail : français, anglais, russe

Comité scientifique :

François Gentili (INRAP), Taline Ter Minassian (INALCO), Julie Deschepper (INALCO), Emeric Tellier (Centre d’histoire sociale du XXe siècle), Danielle Tartakowsky (Paris 8), Jean-Paul Démoule (Paris 1), Nathan Schlanger (Ecole des Chartes), Annie Gérin (UQAM), Maria Silina (UQAM).

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