Seminar: Mémoires et patrimonialisations des migrations

La prochaine séance du séminaire “Mémoires et patrimonialisations des migrations”  aura lieu jeudi 19 mai  2016  de 13h à 17h, salle 1, 105 bd Raspail, 75006
Elle sera consacrée aux Mémoires et générations dans l’espace familial
 
David Lepoutre (Université Paris Ouest) : « Les familles immigrées et la mémoire familiale “
 

Résumé : La recherche sur la mémoire familiale des familles immigrées présente deux faces contradictoires. D’une part, le processus d’enquête et d’analyse des données aboutit à l’idée que la mémoire familiale, autrement l’objet de l’étude lui-même, n’existe pas dans le contexte considéré. La recherche s’apparente ici à une entreprise de déconstruction du concept de mémoire familiale. D’autre part, et en deçà de ce résultat négatif, les données recueillies apportent un ensemble de connaissances et des éléments de compréhension détaillés sur des faits sociaux concernant certains aspects du rapport au passé familial. Il s’agit principalement du rapport aux lieux d’origine, de la connaissance de la généalogie familiale, de la pratique et de l’usage des images familiales.

Chantal Crenn (Université Bordeaux Montaigne, Cnrs LAM, IEP Bordeaux) : « Gastronomie marocaine  et aide alimentaire : un mariage arrangé à la sauce viticole ? »
 
Résumé : Il est fréquent d’entendre dire que ceux qui bénéficient de l’aide alimentaire sont mal nourris (produits émanant des banques alimentaires fournis par les surplus des Supermarchés, des aliments venant des PEAD), qu’ils sont en surpoids et qu’ils ne développent aucun intérêt pour les questions culinaires. Pourtant, dans les épiceries sociales et solidaires situées entre Saint-Emilion et Bergerac, gastronomie et pauvreté ne semblent pas antinomiques. A partir de l’observation d’ateliers cuisines, je me pencherai particulièrement sur les processus d’hybridations, les enjeux identitaires liés à la gastronomie lorsque les dits « bénéficiaires », les chefs cuisiniers font figures d’« étrangères » (même s’ils sont de nationalité française). Appartenant à des familles d’ouvriers agricoles venus du Maroc (essentiellement) qui se sont installées là il y a 40 ans, comment ces femmes obligées de s’approvisionner dans les épiceries ou animant des ateliers cuisines perçoivent-elles leur place, leurs « héritages » culinaires ? Comment se retrouvent elles instituées comme de nouveaux prophètes patrimoniaux ?
Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues. En espérant vous y retrouver nombreux
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