Seminar: Séminaire postdoctoral commun du Labex CAP, 2016. Création et transactions patrimoniales

Séminaire postdoctoral commun du Labex CAP 5

2016

Création et transactions patrimoniales

19 mai, 25 mai et 9 juin 2016

PROGRAMME

SEANCE 1 – Plateforme 1 : Création, patrimoine et politique

Jeudi 19 mai 2016, 14h-19h – Musée du Quai Branly, Paris 7ème – Salle de cours 2

« Politiser le culturel, et inversement : situations, performances et subjectivités »

Dans le cadre de la plateforme 1 : Création, patrimoine et politique

Org. Anne-Sophie Aguilar, Stéphanie Khoury et Julie Métais

Cette séance propose d’interroger l’articulation entre culture et politique au regard de contextes sociaux, politiques et historiques distincts, en France, au Cambodge et au Mexique. Elle permettra notamment de questionner d’éventuels régimes historiques de la politisation de l’art, de l’expression culturelle de la contestation, et d’en examiner les acteurs, les modalités et les moyens.

Une série de questionnements guidera nos discussions quant aux intrications complexes qui se jouent entre art et politique : et par exemple, comment appréhender les dimensions subjectives des expressions culturelles de la contestation ? Quels en sont les apports pour nourrir notre analyse du politique ? Comment penser ensemble ces dimensions subjectives, émotionnelles, et ce que nous pouvons saisir –  par l’ethnographie ou le travail sur archives – des performances publicisées ? Enfin, de quelle(s) manière(s) les normes – tant « officielles », « populaires », que contestataires – concernant l’art et le patrimoine circulent-elles, sont-elles diffusées, réappropriées, détournées ?

Nous apporterons des éclairages contrastés sur les modalités différenciées de l’activité de médiation politique des artistes, sur les appropriations distinctes des registres et des formes culturels et artistiques par le politique – et inversement. Attentives aux dimensions subjectives de ces processus, ce sont ainsi non seulement les déclinaisons en jeu de la dialectique privé / public qui nous intéressent, mais encore les outils dont nous disposons pour les appréhender.

 

14h15-14h45 : Introduction

14h45-15h45 : Anne-Sophie Aguilar, post-doctorante Labex CAP (INHA/CRAL) :
Comment penser les relations entre art et syndicalisme intellectuel dans la France de l’entre-deux-guerres ? Le cas de Frantz (1847-1935) et Francis (1876-1958) Jourdain.
Discutants : JulietteLavie,post-doctorante(HiCSA/MAM), Gwenn Riou, doctorant(UniversitéAix-Marseille/INHA)

15h45-16h45 : Julie Métais, post-doctorante Labex CAP (IIAC-LAHIC/musée du quai Branly) :
La Guelaguetza d’Oaxaca. Fenêtres ethnographiques sur les scènes ¬– et les coulisses – de la représentation ethnique au Mexique.
Discutante : Hélène Combes, chargée de recherche (Sciences-Po/CERI,CNRS)

16h45–17h15 : pause-café

17h15-18h15 : Stéphanie Khoury, post-doctorante Labex CAP (musée du quai Branly/IIAC) :
Entre rituel, patrimoine et création contemporaine, comment se reconfigure la place et le rôle de l’artiste de théâtre ‘classique’ en contexte d’après-guerre ? L’exemple du Cambodge.
Discutant : Véronique Bénéï, Directrice de recherche (IIAC, CNRS)

18h15-19h : table ronde.

 


 SEANCE 2 – Plateforme 4 : Expositions et création : pratiques sociales et expériences du musée »

Mercredi 25 Mai 2016, 14-19h – EHESS, salle Lombard, 96 bd Raspail, Paris 6ème

Org. Cécile Guillaume-Pey et Pénélope Patrix

Les espaces muséaux, qui peuvent être considérés comme des « zones de contact » plus ou moins asymétriques, jouent aujourd’hui un rôle crucial dans la mise en valeur de pratiques et d’objets considérés comme mineurs ou marginaux. Le processus de reconnaissance et de valorisation d’éléments choisis de la culture matérielle ou immatérielle s’accompagne d’une reconfiguration des savoirs et des discours qui leurs sont associés. Il s’agira donc de s’intéresser à la constitution de nouvelles connaissances, savoir-faire et expériences dans l’espace muséal, ainsi qu’aux récits – parfois contradictoires – qui légitiment leur exhibition. La patrimonialisation et l’« artification » engageant des acteurs multiples aux intérêts souvent divergents, on sera particulièrement attentifs aux stratégies discursives déployées par les uns et les autres et à leurs éventuelles dissonances quant à ce qui est jugé « authentique » et méritant d’être conservé et exposé, et ce qui est à l’inverse disqualifié et rejeté dans l’oubli. Outre les modalités de constructions mémorielles opérées par la mise en musée, on prendra en compte les éventuels remodelages « hors les murs » des pratiques que les institutions muséales entendent préserver et le reformatage des relations sociales, des hiérarchies et des valeurs qui leur sont associées.

14h-14h15 : Introduction

Session 1 (14h15 – 16h15) / Mise en musée d’objets et de performances rituelles de groupes tribaux de l’Inde (Adivasi)

14h15 : Alice Tilche, Leverhulme Early Career Fellow (London School of Economics and Political Sciences)
Arts of the everyday: curating the museum, the body, the home and the landscape. Reflections from the Adivasi Museum of Voice, Gujarat, India

15h : Cécile Guillaume-Pey, post-doctorante Labex CAP (IIAC / MQB)
From sacred groves to digital media. The construction of tribal art in three museums of Bhopal, Madhya Pradesh, India

15h45 : réponse et discussion

Discutante : Lidia Guzy, lecturer in Contemporary South Asian religions (School of Asian Studies, University College Cork)

16h15 – 16h30 : pause

Session 2 (16h30 – 18h30) / Patrimonialisation et muséification des musiques populaires au Portugal

16h30: Alcina Cortez, curatrice, doctorante à l’Universidade Nova de Lisboa (INET/MD)
Curating Popular Music Heritage: Reasoning on Making Museum Studies and Music Studies Know Each Other

17h15 : Pénélope Patrix, post-doctorante Labex CAP (CRAL / IIAC)
Exposer la chanson populaire : le cas du Musée du Fado de Lisbonne (Exhibiting popular song: a case study of the Museu do Fado in Lisbon)

18h : réponse et discussion

Discutant : Thierry Bonnot, chargé de recherche CNRS (IRIS, EHESS)

18h30 : synthèse

 


 

SEANCE 3 – Plateformes 2 et 3 : Représentations, transmission. Séries, copies, multiples/Numérique, art et archives : collaboration, outils et partage

« Questionner les ‘Processus’ »

Jeudi 9 juin 2016, 14h-19h – INHA, Salle Jullian

Org. José-Luis Besada Portas, Juliette Lavie et Élodie Voillot

La troisième séance de ce séminaire du Labex CAP considérera des objets aussi divers que la création musicale contemporaine, la mise en récit(s) de la photographie dans la seconde moitié du XXE siècle en France et la production de bronzes au XIXE siècle sous l’angle de leurs processus créatifs.
La notion de processus créatif a bénéficié ces dernières années d’un large engouement dans le domaine de sciences humaines, au point même de susciter la critique. En envisageant l’œuvre d’une manière dynamique et en offrant à l’étude une temporalité complexe, cette notion ouvre des champs d’interprétation plus larges à des objets déjà étudiés. Sa méthode permet de développer une démarche généticienne appliquée à « rebours », c’est-à-dire de retrouver l’origine de l’œuvre, l’idée première, et de décomposer le feuilleté d’expériences dont elle est constituée. Ou, au contraire, de suivre la création dans son « événement », de documenter ses aléas jusqu’à son achèvement, sa diffusion, sa réception. En suivant le fil de la réalisation de l’œuvre via ses processus de conception, c’est le « monde » de la création dans son ensemble que l’on considère, l’étude des œuvres dépasse leur unicité et leurs singularités pour s’ouvrir à leur dimension relationnelle.
Cette séance du séminaire du Labex CAP s’articule en trois sessions associant chercheurs et créateurs afin de mettre en perspective approches théoriques et créatrices dans les domaines de la photographie, de la musique et de la sculpture.

14h-14h20 Introduction
Daniel Ferrer (ITEM-CNRS)

14h30 Session 1 : Photographie 
Juliette Lavie (post-doctorante, HiCSA/MAM)
Quelles mises en récit(s) pour la photographie ?
Quels sont les ressorts d’écriture des photographes qui se proposent depuis 1945 de mettre en récit(s) la photographie ? Existe-t-il une « cuisine », un modus operandi de recettes et d’ingrédients qui renseigneraient sur la manière dont ces praticiens-historiens écrivent l’histoire de la photographie ? En interrogeant la notion de « processus », en détaillant les conditions d’écriture de cette catégorie d’auteurs qu’apprenons-nous des méthodes de travail et des étapes mises en œuvre pour écrire sur la photographie.

Invité : Daniel Challe, photographe, enseignant (École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne)
Pères primitifs
Photographe paysagiste, adepte de la chambre photographique, Daniel Challe évoquera le dialogue qu’il a instauré dans son travail avec les photographes du XIXème siècle. Il nouera des liens entre le travail d’écriture et de recherche qu’il a mené autour de ses « pères » et ses propres images.

Discussion

16h30Session 2 : Musique 
Invité : Hèctor Parra, Compositeur (Enseignant à l’IRCAM)
La science dans ma pensée compositionnelle
Hèctor Parra montrera l’impact de la science –notamment la physique et la biologie– dans ses pratiques compositionnelles. A cet égard, il évoquera ses principaux parallélismes structurelles et modèles pour la composition.

José L. Besada, Post-doctorant Labex CAP (IRCAM/CRAL)
Collaborations musique/science(s). Enjeux cognitifs
Maints compositeurs actuels trouvent leur inspiration dans un large éventail de modèles
scientifiques – plus ou moins formels, plus ou moins spéculatifs –, et les inscrivent dans une grande diversité de pratiques. Ces pratiques découlent parfois d’un processus de rétroaction entre l’artiste et un ou plusieurs collaborateurs. Quels sont les mécanismes cognitifs permettant un tel échange vers la création d’un objet sensible ?

Discussion

16h30-17h00 Pause

17h00Session 3 : Sculpture
Élodie Voillot (post-doctorante, INHA/BnF)
Le bronze en action : créer, recréer et interpréter les modèles
À l’instar des autres arts du multiple, la sculpture en bronze questionne le rapport entre la création d’un modèle et son exécution. La tension dans ce phénomène s’accrut significativement quand, au XIXe siècle, l’industrialisation des processus de fabrication et l’apparition d’un marché de l’édition éloignèrent encore plus la main du créateur de sa production. À travers l’étude de la conception, de la circulation, de même que de la transformation des modèles, nous interrogerons les notions d’originalité et d’authenticité telles qu’elles s’élaborent au XIXe siècle.

Invité : Julien Perrier (sculpteur, fondeur)

Discussion

18h00-18h20 : Conclusion et questions de synthèse
Jacques Theureau (IRCAM-CNRS)

Discussion

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