CFP: Culture & Musées. Le devenir des musées et collections d’universités en Europe et aux États-Unis

Le devenir des musées et collections d’universités

en Europe et aux États-Unis

Sous la direction de John Durant (MIT Museum)

et Yves Winkin (Musée des Arts et Métiers)

La première image qui vient à l’esprit en Europe lorsqu’on évoque le musée d’université est celle d’une poussiéreuse collection d’anatomie comparée, logée dans les combles d’une annexe quasiment inaccessible. Si cette image correspondait encore à une certaine réalité à la fin du XXème siècle, le paysage a néanmoins beaucoup évolué au début du XXIème siècle dans différents pays du monde, notamment aux États-Unis, du moins quant à la prise de conscience patrimoniale (Lourenço, 2005). L’ICOM (International Council of Museums) abrite depuis 2001 un Comité international pour les musées et les collections universitaires (UMAC – University Museums and Collections). Des associations de défense et d’illustration ont été créées, telles Universeum  (European Academic Heritage Network) en 2000 ; des rénovations immobilières ont été entreprises, des politiques d’exposition plus dynamiques ont été mises en place.

Puis la crise est arrivée, et la question s’est à nouveau posée : à quoi bon des musées d’université (Maison-Soulard et Soubiran, 2010) ? N’y-a-t-il pas des investissements plus urgents en ces temps de pénurie ? Aux États-Unis, certains de ces musées ont failli vendre leurs collections. Aujourd’hui, un discours plus volontariste émerge à nouveau : « University museums enjoy global renaissance » titrait un article de Ian Wylie dans le Time Higher Education le 12 février 2015. Mais il s’agit le plus souvent de musées d’art ou de galeries d’exposition.

Le numéro fait appel à des spécialistes européens et américains, afin qu’ils décrivent, commentent et analysent des recherches et des réalisations en cours, pour répondre aux questions que pose aujourd’hui la mise en valeur et le devenir des patrimoines et des collections conservés dans les universités.

Qu’en est-il des musées et collections scientifiques ou thématiques ? Les questions anciennes sont toujours présentes : que faire du patrimoine immobilier, comment valoriser des objets, des instruments et des collections pédagogiques? Mais des questions nouvelles émergent : comment recueillir et montrer les savoir-faire ? Que faire des usages éducatifs abandonnés et menacés de disparaître ? Comment faire en sorte que la patrimonialisation et la muséification ne soient pas une pieuse conservation du passé mais aussi une occasion de rénovation pédagogique, scientifique et culturelle ? Comment, en d’autres termes, réussir à faire des musées et des collections d’université des composantes pleinement intégrées dans leurs établissements, tout en les amenant à répondre à la demande sociale ? Peut-on se contenter d’assigner aux musées d’université des missions de diffusion de la culture scientifique et technique dont les collections seraient un élément parmi d’autres ? Si le musée est partie prenante d’une université, comment éviter qu’il ne soit qu’un luxueux outil de communication de l’université ? Comment susciter l’engagement d’enseignants-chercheurs dans la gestion, l’étude, la mise en valeur de ces collections ?

 

Références bibliographiques :

GALISON, Peter L. (2014), Collection of Historical Scientific Instruments : Strategic Plan 2014-2019. Embracing Material Culture in Teaching, Research, and Outreach, Cambridge, Mass., Harvard University.

LOURENCO, Marta C. (2005), Entre deux mondes. La spécificité et le rôle contemporain des collections et musées des universités en Europe, thèse de doctorat, Paris, Cnam,.

MAISON-SOULARD, Laetitia et SOUBIRAN, Sébastien (dir.) (2010), « Musées et collections universitaires : nouveaux enjeux, nouvel élan ? », La Lettre de l’OCIM, N°129, (introduction p. 5-6).

 

Merci d’adresser vos propositions d’articles sous la forme de résumés (5000 signes) par courriel avant le 15 février 2016 à Yves Winkin (yves.winkin@cnam.fr) ou à John Durant (jdurant@mit.edu), en français ou en anglais.

Les résumés comporteront un titre, 5 références bibliographiques ainsi que les nom,

adresse électronique et qualité de leurs auteurs.

Ils devront préciser la question de recherche qui fera le sujet de l’article, ainsi que le terrain, le corpus de données et la méthodologie envisagés.

Calendrier :

15 décembre 2015 : Diffusion de l’appel à propositions d’articles

15 février 2016 : réception des propositions (résumés)

29 février 2016 : réponses aux auteurs

15 juin 2016 : réception des textes complets

Octobre 2016 : réponses définitives aux auteurs et propositions éventuelles de modifications

Décembre 2016 : réception des textes dans leur version définitive

Juin 2017 : publication

 

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