CFP: Les labels dans le domaine du patrimoine, Orléans, décembre 2016

Discrètement apparue dans les années soixante, l’utilisation de la technique du label en matière de patrimoine connaît depuis quelques années une croissance spectaculaire. Illustrent le phénomène tant la diversité des patrimoines concernés – sont visés non seulement le patrimoine culturel (Patrimoine du XXe siècle, Maison des illustres, Ville et pays d’art et d’histoire [VPAH], Musées de France, Entreprise du Patrimoine Vivant), mais également le patrimoine naturel (Jardins remarquables, Grands sites de France, Geoparks, Forêts d’exception…) – que l’origine des labels : au plan interne, il peut s’agir de labels clairement publics d’origine étatique ou émanant d’initiatives locales (Plus beaux détours de France, Petites cités de caractère, Communes du patrimoine rural de Bretagne), ou de labels privés (Port d’intérêt patrimonial, Villes sanctuaires, Patrimoine historique VMF (Vieilles Maisons Françaises), parfois relayés par la puissance publique (Label Fondation du patrimoine, label BIP [Bateau d’Intérêt Patrimonial]…) ; le droit international et européen n’est pas en reste ainsi qu’en témoignent le label Patrimoine mondial de l’UNESCO, ou le label Patrimoine européen.
Issue du domaine de l’activité économique, la technique du label appliquée au patrimoine rend compte de l’ouverture du champ patrimonial à toute une série de nouveaux objets, en référence au sens anthropologique. La multiplication des labels tend à englober tous les patrimoines, syncrétiques et holistiques pour prendre dans le même mouvement des patrimoines matériellement distincts (patrimoines architectural et urbain, muséal, naturel et paysager…). Elle montre combien les acteurs attachés au patrimoine se sont aujourd’hui diversifiés : l’intervention de l’Etat n’est pas exclusive d’initiatives prises tant par les collectivités territoriales que par un certain nombre de structures privées. La technique du label se retrouve à toutes les échelles territoriales : régionale, nationale mais aussi européenne et internationale.
Plusieurs travaux de recherche ont déjà ouvert la voie sur l’utilisation de la technique du label dans le domaine du patrimoine culturel et naturel. Pour ne rappeler que des productions récentes, un colloque à Clermont Ferrand en 2011 « Labellisation et mise en marque des territoires » a porté l’accent sur la mise en compétition des territoires, un article sur les labels du patrimoine culturel dans la Lettre de l’OCIM en juillet-août 2012 retrace pour partie la naissance de la pratique de labellisation en soulignant la diversité des labels mis en place, le numéro 63 de la revue la Pierre d’Angle en novembre 2013 s’interroge également sur les grands labels du patrimoine et leurs usages. Mais au-delà de ces différentes parutions ou rencontres récentes qui soulignent l’intérêt croissant pour cet outil dans un contexte concurrentiel, la dimension proprement juridique et institutionnelle du label a encore peu été étudiée.
Modalités de proposition de communications
Les propositions de communication sur l’un des sept thèmes énumérés seront rédigées en français et devront être accompagnées d’un résumé d’une page, ainsi que de la présentation sommaire de leur auteur.
Elles parviendront avant le 29 février 2016
à l’adresse suivante : labelspatrimoine@univ-orleans.fr
Le conseil scientifique du colloque privilégiera les propositions de communication fondées sur une approche synthétique plutôt que les monographies.
Les communications retenues seront adressées dans leur version écrite le 25 novembre 2016 au plus tard à la même adresse :
Les organisateurs du colloque prendront à leur charge les frais de déplacement et de séjour des intervenants sur Orléans.
Dates du colloque
15 et 16 décembre 2016
Comité scientifique
  • Florence ABRIOUX, maître de conférences en sociologie, université d’Orléans
  • Arnaud de LAJARTRE, maître de conférences en droit public, université d’Angers
  • Jean-René MORICE, maître de conférences en géographie, université d’Angers
  • Stéphane ONNEE, professeur de gestion, université d’Orléans
  • Pascal PLANCHET, professeur de droit public, université de Lyon 2
  • François PRIET, professeur de droit public, université d’Orléans
  • Philippe TANCHOUX, maître de conférences en histoire du droit, université d’Orléans
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