CFP: L’imaginaire paradoxal des villes occidentales : patrimoine, gentrification et résistances ACHS

Appel à communication

Session ouverte « L’imaginaire paradoxal des villes occidentales : patrimoine, gentrification et résistances »

Congrès de l’Association of Critical Heritage Studies :

« Le patrimoine, ça change quoi ? »

Montréal, Canada, 7-10 juin 2016

Annonce

Cet appel à communication concerne la session ouverte « L’imaginaire paradoxal des villes occidentales : patrimoine, gentrification et résistances » qui se tiendra lors de la Conférence de l’Association of Critical Heritage Studies à Montréal (Canada) du 7 au 10 juin 2016.

Argumentaire

Si la ville moderne occidentale se transforme, sous l’action des aménageurs, en écho à des utopies, des programmes de développement et des intérêts économiques, on néglige trop souvent l’action quotidienne d’habitants et d’acteurs sociaux qui s’approprient les lieux et contribuent à les transformer. Dans cette mutation de la ville, le patrimoine se trouve à la croisée d’enjeux économiques et sociaux singuliers : d’une part il est convoqué par les aménageurs et les acteurs de la gentrification et du tourisme ; d’autre part il est utilisé dans de multiples formes de résistances plus ou moins actives qui s’opposent à ces politiques d’aménagement. On pourrait croire que ces tensions qui s’exercent sur les transformations urbaines opposent deux modes patrimoniaux différents. Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, ce sont souvent des récits assez voisins qui sont mobilisés, évoquant un imaginaire de la ville européenne largement partagé, au-delà des oppositions politiques et des stratifications sociales : nostalgie de la sociabilité populaire et ouvrière, vitalité de la rue qu’on cherche à retrouver, authenticité des paysages urbains ou industriels passés, etc. C’est ce paradoxe que nous souhaitons interroger dans cet atelier, à partir de présentations fondées sur des travaux ethnographiques ou historiques.

Contemporary towns are changing through the action of urban planners and engineers, responding to certain utopias, to urban development policies and economic interests, yet everyday commitment of inhabitants and various social actors who know the places and contribute to transform the towns are often neglected. In the deep mutations of urban landscapes and urbanity that we are witnessing, heritage plays a peculiar partition: on the one hand it is convoked by planners, architects and actors of the gentrification and of tourism, on the other hand it is used in the various forms of resistance for arguing against those policies. One might think that those issues on urban transformations would oppose two different ways of heritagization. However, in each case, rather close tales of heritage are mobilized. They evoke an imagination of the European town that is largely shared, beyond political oppositions and social stratifications: nostalgia for the popular and the working class sociability, streets supposedly more lively, authenticity of former urban and industrial landscapes, etc. In this session, we aim to examine this paradox, working from ethnographic or historic presentations.

Conditions de soumission

Pour répondre à l’appel à communication, merci d’envoyer un résumé de 600 mots par le site de l’ACHS.

La procédure d’envoie est la suivante :

  • Aller à l’adresse https://achs2016.uqam.ca/secure/submitAbstract.php
  • Choisir Type of submission > Paper
  • Choisir le thème « Epistemologies, ontologies, teaching (how do we study and teach heritage as an agent of change »
  • Choisir la session : « OS100 : L’imaginaire paradoxal des villes occidentales : patrimoine, gentrification et résistances »
  • Remplir le formulaire et l’envoyer

La date limite d’envoi est le 1er novembre 2015.

Les propositions seront évaluées par le comité scientifique de l’ACHS.

Plus d’informations sur le site : http://achs2016.uqam.ca/fr/

Comité d’organisation

Pour toutes questions, contactez les responsables de la session :

Michel Rautenberg, Centre Max Weber (UMR 5283), Université Jean Monnet Saint-Etienne, France (michel.rautenberg@univ-st-etienne.fr)

Sandra Trigano, Centre Max Weber (UMR 5283), Université Jean Monnet Saint-Etienne, France, ANR SocioResist (sandratrigano@gmail.com)

 

Participants déjà inscrits à la session

Ivaylo Ditchev, Université de Sofia, Bulgarie

Marc Morel, Université de Barcelone et Université des Îles Baléares, Espagne

Cornelia Eckert, Ana Luiza Carvalho da Rocha, Université Fédérale du Rio Grande du Sud, Porto Alegre, Brésil

Marie Hocquet, Centre Marc Bloch, Berlin, Allemagne

Emmanuelle Lallement, Celsa, Université de Paris-Sorbonne, France

Nya Neykova, Université de Sofia, Bulgarie

Michel Rautenberg, Centre Max Weber, université Jean Monnet Saint-Etienne, France

Sarah Rojon, Centre Max Weber, Université Jean Monnet Saint-Étienne, France

Sandra Trigano, Centre Max Weber, Université Jean Monnet de Saint-Étienne, France.

 

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