Seminar : Labex CAP/ 18.09.2014 – Séminaire Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques

Séminaire du Labex « Créations, arts, patrimoines »

Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques

Organisé par

Guy Lambert (Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville, UMR AUSser),

Eléonore Marantz (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, HiCSA),

Valérie Nègre (Ecole nationale supérieure d’architecture Paris La Villette, UMR AUSser),

Nadia Podzemskaia (Centre de recherche sur les arts et le langage (CNRS-EHESS)

Estelle Thibault (ENSA Paris Belleville, UMR AUSser)

Institut National d’Histoire de l’Art – Université Paris I, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

mai 2014 – décembre 2014

Jeudi 18 septembre 2014 – INHA – 1er étage – salle AVD – 14h-17h

Learning by doing

Présidence : Estelle Thibault

Caroline Maniaque (Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais),

L’enseignement de l’architecture plein air 1960-1970

Eléonore Marantz (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

La formation continue des architectes. Les Ateliers d’été d’architecture de l’UPAU (Université permanente d’architecture et d’urbanisme)

Répondants : Virginie Picon-Lebfevre (Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Belleville) et Jean-Louis Violeau (ENSA Paris-Malaquais)

– Caroline Maniaque (Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais),

L’enseignement de l’architecture plein air 1960-1970

La sensibilité contre-culturelle qui se développe au cours des années 1960 aura une influence marquante sur les lieux de l’enseignement, aux Etats-Unis comme en Europe, ainsi que, dans une moindre mesure, sur les pratiques constructives. L’idée, par exemple, qu’au lieu de concevoir des bâtiments en plans et coupes, les apprentis-architectes veuillent ou puissent être encouragés à construire des prototypes à l’échelle grandeur ou encore réalisent des bâtiments qui puissent être utiles au voisinage, devient de plus en plus importante. Quelques-unes de ces expériences d’apprentissage « Learning by doing/Learning by building » – à l’université de Yale ou encore à l’université de Californie, Berkeley – serviront d’exemples pour interroger l’engouement pour l’expérience constructive à l’échelle 1.

Caroline Maniaque, architecte et historienne, docteur de l’université de Paris VIII, enseigne l’histoire de l’architecture à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais. Elle est membre du laboratoire IPRAUS/Umr Ausser. Elle a été invitée comme chercheure au Centre canadien de l’architecture à Montréal, ainsi qu’au Center for Advanced Study in the Visual Art (CASVA), National Gallery of Art, Washington. Elle est l’auteure de Le Corbusier et les Maisons Jaoul (2005) et French Encounters with the American Counterculture (Ashgate, 2011) publié en français  sous le titre Go West ! Des architectes au pays de la contre-culture (Parenthèses, 2014).

– Eléonore Marantz (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), La formation continue des architectes. Les Ateliers d’été d’architecture de l’UPAU (Université permanente d’architecture et d’urbanisme)

En France, la création d’universités permanentes d’architecture et d’urbanisme (UPAU) au cours des années 1960 témoigne de la façon dont des professionnels de l’architecture vont, par la voie de la formation continue, investir le champ de leurs propres pratiques, les questionner et essayer de les renouveler. Au-delà, ce mouvement – qui fut très bref (1960-1968) et relativement confidentiel – a contribué à amorcer une transformation de l’enseignement de l’architecture. Parmi les UPAU les plus actives figure celle de la régionProvence Alpes Côte-d’Azur, créée en 1965 à l’initiative de Gilbert Bonnardel, Max Graveleau, André Liotard et Paul Quintrand qui en fut le principal animateur. Ce dernier est notamment à l’origine de trois ateliers d’été, qui en 1965, 1966 et 1967, réunissent à Aix-en-Provence des étudiants en architecture, des praticiens, des artistes et des universitaires de toutes disciplines. Ces rencontres donnent lieu à des expériences collectives d’apprentissage particulièrement intéressantes à interroger.

Eléonore Marantz est historienne de l’architecture, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’HiCSA. Ses travaux portent l’architecture du XXe siècle qu’elle a notamment étudié au prisme de l’intense activité constructive dans la région PACA (Arles contemporaine, 2012). Elle s’intéresse particulièrement aux cadres et aux formes de l’architecture publique (programme de recherche en cours sur les architectures universitaires) et à l’enseignement de l’architecture. La présente communication s’appuie sur les travaux qu’elle a conduit sur l’architecture Paul Quintrand (Paul Quintrand, une expérimentation entre recherche et projet, à paraître à l’automne 2014).

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