Conference: Colloque Figurer l’exil, Paris, 14-15 mars

Colloque international : Figurer l’exil
Localisation : IEA-Paris | Hôtel de Lauzun | 17 quai d’Anjou | 75004 Paris
Le programme “Non-lieux de l’exil” et le séminaire “L’expérience de l’exil” s’associent avec le programme “Politiques des images” (FMSH), l’Institut d’Etudes avancée de Paris (IEA-Paris), les universités Paris 8 et Aix-Marseille pour l’organisation du colloque international  Figurer l’exil
Coordination scientifique : Alexandra Galitzine-Loumpet, Sara Guindani-Riquier, Alexis Nuselovici (Nouss).
Argumentaire
L’expérience de l’exil met en crise les dichotomies induites par un discours « territorialisé » autour de l’identité et de la différence, l’origine et le devenir, l’autochtone et l’étranger. En montrant à quel degré ces oppositions appartiennent à l’épistémè des sociétés d’accueil et à une pensée de l’appartenance nationale, elle invite justement à en déplacer les paradigmes.
Or, cette expérience, comme tout phénomène humain, n’existe et ne prend sens que médiatisée par un ensemble de codes affectifs et culturels. Sa spécificité, toutefois, tient au fait que la figuration de l’exil convoque d’emblée une multiplicité de systèmes référentiels, au minimum une dualité entre le lieu de départ et le lieu d’arrivée, entre l’avant et l’après, entre l’individuel et le collectif, entre le communautaire et le national. Cette diversité, articulée par  des temporalités et des contextes historiques distincts,  se reflète dans celle des supports et des régimes expressifs choisis.
En outre, une difficulté supplémentaire surgit dans la mesure où ces cadres jouissent rarement du même statut, soit que le sujet exilé, par nécessité ou par stratégie, privilégie l’un au détriment des autres, soit que, entre sociétés d’origine et d’accueil, le partage des pouvoirs, politiques ou symboliques, matériels ou idéologiques, ne soit pas équilibré.
Il importe alors de tenter de restituer la totalité de l’expérience exilique en en analysant les modes de figuration, tant au niveau individuel que collectif, diachronique que synchronique, selon quatre déclinaisons qui constituent autant d’espaces, concrets et théoriques, pour son accueil :
  Éprouver (le rendu du vécu) ;
  Imaginer (les images et les formes) ;
  Exposer (la scène muséale et patrimoniale) ;
  Mémorer (le temps et le souvenir).
Ce colloque invite à croiser les perspectives disciplinaires autant qu’à diversifier les champs et objets à l’étude.
Programme
Vendredi 14 mars 2014
9h Accueil des participants
9h15 Ouverture du colloque par Gretty Mirdal  (directrice de l’IEA-Paris) & Olivier Bouin (Directeur du Collège d’études mondiales, directeur du Réseau français des Instituts d’Etudes avancées)
Eprouver (le rendu du vécu)
9h30 Introduction du Président de séance Alexis Nuselovici (Nouss)(Université d’Aix-Marseille, FMSH)
9h45 Christiane Vollaire (Philosophe) :  L’exil est-il un terrain philosophique ?
10h15 Sylvain George (Réalisateur) : Figures de l’exception, brûlantes apparitions
10h45 Débat
11h15 Coffee break
11h30 Alain Brossat (Université Paris 8) :  Endurance des vaincus de l’Histoire – parcours d’exil dans « Revolution Zendj » de Tariq Teguia et « Le monde est comme ça » de Fernand Melgar
12h Eugenia Villela (Université de Porto) : Métamorphoses. La matière du cri
12h30 Débat
13h-14h Déjeuner
Imaginer (les images et les formes)
14h Introduction de la présidente de séance Sara Guindani-Riquier ( FMSH- Université Paris 8)
14h15 Boris Chukhovich (Commissaire indépendant / Université de Montréal) : L’exil de l’artiste visuel vs l’exil de l’écrivain: essai de typologie comparatiste
14h45 Philippe Bazin (Ecole Supérieure d’Art et de Design de Valenciennes) : Noir silence
15h15 Débat
15h45 Coffee break
16h Soko Phay-Vakalis (Université Paris 8) : Julieta Hanono ou la mesure de l’exil et de la désolation
16h30 Sophie Ernst (artiste conceptuelle):  HOME: Lines, Places, Stories
17h Débat
18h30-20h30 Table ronde Exils, migrations, mobilités dans l’oeuvre de Jochen Gerz
avec Jochen Gerz, Gérard Wacjman (Paris 8) et Octave Debary (Paris 5)
20h30-21h30 : Marlene Samoun, chants de l’exil
Samedi 15 mars 2014
Exposer (la scène muséale et patrimoniale)
9h00 Introduction par la Présidente de séance Alexandra Galitzine-Loumpet (FMSH)
9h15 Jordi Font Agullo (Directeur MUME) : Le Musée Mémorial de l’Exil de La Jonquera (MUME). Musée d’histoire de l’exil républicain et lieu de mémoire démocratique de référence
9h45 Xavier Roth (Musée mémorial du Camp des Milles)  : Le Camp des Milles : lieu témoin de persécutions croissantes et d’engrenages résistibles.
10h15 Débat
10h45 Coffee Break
11h Marta Craveri  (FMSH) & Anne-Marie Losonczy (EPHE) :  Remémoration tardive du vécu de l’exil en déportation :  le musée  virtuel « Mémoires européennes du goulag »
11h30 Costanza Meli (Associazione Isole) :  Le rôle de l’association Isole pour un projet de musée, d’archive et de centre de documentation à Lampedusa
12h Isabelle Roussel (Université Lille 2) et Fabienne Dorey :  Analyser l’expérience d’une exposition : pARTages. Artistes migrateurs du XXIe (Musée Le Scriptorial d’Avranches)
12h30 Débat
13h-14h Déjeuner
Mémorer (le temps et le souvenir)
14h Introduction de la présidente de séance Gretty Mirdal (IEA)
14h15  Gaetano Ciarcia (Université de Montpellier 3)  Mémoire promise et lieux d’oubli du passé de l’esclavage au Bénin
14h45 Nadège Velwachter (Purdue University/ IEA-Paris) Haiti durant la seconde guerre mondiale: entre transit et exil
15h15 Débat
15h45 Coffee break
16h Céline Masson (Université de Paris 8)  L’accent, une langue du dessous. Résistances d’exil
16h30 Lucie Campos Inscrire l’exil dans le temps de la mélancolie (sur W.G. Sebald)
17h Débat
18h Verre de l’amitié
19h00-21h  tables rondes.
 Témoigner de Lampedusa : Alessia Capasso, Michele Ciacciofera et François Koltès
 L’image et la souffrance : Philippe Bazin et Sylvain George
Fin du colloque.
Intervenants
BAZIN Philippe photographe et professeur HDR de photographie à l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Valenciennes. Il développe depuis le début des années 80 un travail sur les relations avec les différents phénomènes institutionnels qui encadrent et organisent l’existence. Son travail sur les visages a été publié en 2009 dans La Radicalisation du monde par l’Atelier d’Edition et Filigranes (textes de Georges Didi-Huberman et Christiane Vollaire). Il a été Prix Niépce en 1999, lauréat de la Villa Medicis Hors-les-Murs en 2001 et allocataire d’une bourse de recherche du Centre National des Arts Plastiques en 2009. Depuis les années 2000, son travail se développe sur différents territoires du politique, comme à Chypre (2006), en Albanie (2007), en Pologne (2008), aux États-Unis autour de John Brown (John Brown’s Body, 2007-2010), ou récemment en Égypte et au Chili (2012) et en Turquie (2013). L’ouvrage Le Milieu de nulle part (avec Christiane Vollaire), explore les conditions actuelles des politiques migratoires de l’Europe. Ses photographies ont été montrées dans différents lieux comme le Musée de l’Elysée à Lausanne, la Hayward Gallery à Londres, le Centre National de la Photographie et la Maison Européenne de la Photographie à Paris, le Musée des Beaux-arts de Calais ou encore les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles.
BROSSAT Alain, professeur émérite au département de philosophie à l’Université de Paris 8 Saint Denis. Il  a également enseigné à l’Université de Tokyo, au Japon, à l’Université Nationale Chiao-Tung à Taïwan, à l’Université de Constance (RFA), à l’Université nationale du Chili. Anciennement traducteur de l’allemand (Margarete Buber-Neumann, Günther Wallraff, Egon-Erwin Kisch…).Publications récentes: Le grand dégoût culturel (Seuil, 2008), Droit à la vie? (Seuil, 2010), Autochtone imaginaire, étranger imaginé – retours sur la xénophobie ambiante (Ed. du Souffle, Bruxelles, 2012), La démocratie (le mot qui fond dans la bouche, le concept qui fond dans la tête), Al Dante, 2013, Le plébéien enragé – une contre-histoire de la modernité (Le passager clandestin, 2013).
CAMPOS Lucie Docteur en littérature comparée,  maître de conférences au Collège de France et responsable de l’édition et du développement international de la revue La Vie des Idées. Ses travaux portent sur l’histoire de la République des lettres et celle des relations entre littérature, histoire et politique aux 19e et 20e siècles. Elle est l’auteur de Fictions de l’après. Coetzee, Kertész, Sebald, Paris, Classiques Garnier, 2012. Après avoir dirigé un numéro spécial de la revue Europe portant sur l’oeuvre de W.G. Sebald, elle en prépare actuellement un second sur Imre Kertész.
CAPASSIO Alessia  est une photojournaliste et documentariste italienne. Elle a étudié droit international et protection des droits humains. Avant de se consacrer entièrement à la photographie, elle a travaillé pour une ONG Italienne en tant qu’éducatrice et pour la supervision des volontaires. Pour son travail elle a habité dans les Pays Bas, en Kenya, en Bénin et Maroc et ses photographies ont été publiées dans des revues internationales. Depuis 2011 elle collabore avec l’association Askavusa pour l’organisation et la promotion du Lampedusa Festival, et en est la photographe officielle. Depuis octobre 2013 elle enseigne la photographie et le photojournaliste à l’école des hautes études en journalisme de l’Université LUISS Guido Carli à Rome
CHUKHOVICH Boris est historien de l’art, conservateur de musée et commissaire d’exposition. Après avoir soutenu sa thèse en sociologie de l’art  à Saint-Pétersbourg, (1992), il a travaillé en tant que  directeur d’études au département de sociologie de l’art (Académie des beaux-arts de l’Ouzbékistan)avant d’émigrer au Canada en 1998. Il a été plusieurs fois chercheur invité (MSH Paris, équipe de recherche « Le Soi et l’autre » UQAM). En 2003-2005, il est boursier du Conseil des arts du Canada et réalise le projet virtuel “Musée d’art centre-asiatique”.  Il est également conservateur-résident au Musée d’art contemporain de Montréal, chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique et à différents centres de recherche, notamment le Centre de recherche sur l’intermédialité (CRI, Université de Montréal) et le Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture (LAMIC, Université Laval). Depuis 2003, il est membre permanent du groupe de recherche Poexil (Université de Montréal). En tant que conservateur, il a réalisé nombreux projets d’exposition dont notamment “Après Babel” (Université d’Ottawa, 2004) ; “Retour de Métaphore” (Biennale de Montréal, 2007) ; STILLS (Bichkek, Almaty, Douchanbé, 2009-2010) ; “Lingua franca-frank-tili” (Biennale de Venise, 2011), et récemment « Grandeur de l’Empire » (Université de Montréal 2013). Il est membre du programme “Non-lieux de l’exil” et directeur d’étude associé à la Fondation Maison des sciences de l’homme en mars 2014.
CIARCIA Gaetano est professeur d’ethnologie à l’Université Paul-Valéry-Montpellier 3. Il a mené des enquêtes en pays dogon (Mali), en Languedoc-Roussillon, à la Martinique et dans le Bénin méridional où, depuis 2005, il travaille sur la connexion patrimoniale actuelle entre le passé de l’esclavage et le “renouveau” des cultes vodun. Dans ses recherches, il s’intéresse à des espaces publics au sein desquels l’institution d’une mémoire culturelle intègre les sphères de la politique patrimoniale et des pratiques cérémonielles. Il mène également une réflexion sur l’histoire des échanges entre les chercheurs et leurs interlocuteurs locaux comme créatrice de pratiques où il nous est possible d’observer les effets sociaux de cette « oralité seconde » (suscitée par la présence des écritures) dont il est question dans les travaux du linguiste Walter Ong. Parmi ses productions récentes, la direction de l’ouvrage collectif Ethnologues et passeurs de mémoires (Karthala, 2011) et la réalisation avec Jean-Christophe Monferran du film-documentaire Mémoire Promise (IIAC/Cnrs Images/ministère de la Culture, 2014).
CIARCCIOFERA Michele,moved to Palermo as a boy, where he later graduated in Political Science. He gained his artistic formation in the studio of Giovanni Antonio Sulas, a Sardinian painter and architect. In 1990 he moved to Syracuse where he lives and works.  At present, he is reflecting on themes that deal with the human condition; torture and imprisonment, melancholy; and in parallel, he considers environmental themes.    He is a member of a work-group of architects and engineers that wins a competition organised by the Port Authorities of Palermo for an ‘artistic-architectural project to reuse two loading cranes in the harbour of Palermo as a symbolic place for the future of harbour-city interaction’. Among his last exhibitions and awards :  solo show “dessins” Galerie Luc Berthier Paris (2013) ;  group show “Endless Summer” – White Box – New York (2012);  solo show “mining memories” – Light of Creativity – Miami Beach (2011),  group show  “carta delle circostanze – frontiere liquide” – Teatro Verga Ortigia – Siracusa 2011),   solo exhibition  “no man’s land” – Museo Civico Noto (2011),  54ma Biennale di Venezia – Padiglione Italia presso Corderie dell’Arsenale – Venezia; Green Vision Prize for 2011 – teatro Ambra Jovinelli Roma;  solo exhibition “viaggio in Sicilia – omaggio a J.W. Goethe “ – Galleria La Rocca Palermo (2011); collective exhibition “Suite 13” Centro d’Arte Contemporanea Nostra
CRAVERI Marta est directrice scientifique adjointe de la Fondation maison des sciences de l’homme et chercheur associé au CERCEC depuis 2003. Elle est historienne et travaille sur l’histoire des répressions staliniennes et du travail forcé. Actuellement elle poursuit des recherches sur les trajectoires d’enfances au goulag et sur la mémoire et l’héritage de la déportation en URSS des Polonais et Baltes d’origine juive.Elle a coordonné un projet ANR contribuant à la création d’un corpus d’entretiens avec des survivants des répressions soviétiques et d’un musée virtuel « Archives sonores – Mémoires européennes du Goulag » au sein duquel elle a été la réalisatrice de plusieurs salles thématiques et biographiques et publié des articles en français, anglais et russe, un ouvrage en italien : Resistenza nel Gulag. Un capitolo inedito della destalinizzazione in Unione Sovietica en 2003 et en 2012 elle a codirigéDéportés en Urss, Récits d’Européens au Goulag, avec Alain Blum et Valérie Nivelon, publié aux éditions Autrement.
DEBARY Octave est anthropologue, maître de conférences à l’Université de Paris-Descartes et chercheur au LAHIC (CNRS/EHESS). Depuis son doctorat d’anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (La Fin du Creusot ou l’art d’accommoder les restes, Eds du CTHS, 2002), il travaille sur la façon dont une société met en mémoire ou en musée son histoire, participant autant à son souvenir qu’à son oubli. Il s’intéresse aux objets et aux restes. Il travaille régulièrement avec des photographes, metteurs en scène ou conservateurs de musée. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur ces sujets, dernièrement Vide-greniers avec Howard S. Becker (texte) et Philippe Gabel (photographies) (Créaphis, 2011), Voyage au Musée du quai Branly, avec Mélanie Roustan, préface de James Clifford (La Documentation française, 2012), Montrer les violences extrêmes. Théoriser, créer, historiciser, exposer, avec l’historienne Annette Becker (Créaphis, 2012).   Il a été professeur invité au CELAT  (Montréal/Québec), Université Laval /Musée de la Civilisation de Québec, (« Nouveaux patrimoines ») et au  département d’Histoire de l’Université d’Umeå, (« Historical Media, Historical Education » Suède, janvier 2013).
DOREY Fabienne, diplômée en sciences de l’art et en muséologie, est directrice des musées d’Avranches depuis 2005. Commissaire d’expositions au Musée des manuscrits du Mont Saint-Michel – Scriptorial d’Avranches (Manche), à l’Espace Visitation de Romans (Drôme)…, elle privilégie le dialogue entre le patrimoine ancien et l’art contemporain.
ERNST Sophie is a visual artist based in the UK. She was born in Munich, Germany and grew up in the Netherlands. She trained as an industrial mechanic with BMW before graduating from the Rijksakademie voor Beeldende Kunst in Amsterdam. After graduation, she worked as Assistant Professor at the Beaconhouse National University in Lahore, Pakistan from 2003 to 2007, where she started the HOME project. HOME is a long-term project that explores the notion of “elsewhere” and “ideal space”. In about 40 conversations, artists, writers, academics, filmmakers, architects are remembering places and homes they or their parents left behind during the Partition of the Indian Subcontinent in 1947, the Palestinian Naqba in 1948 and the expulsion of Iraqi Jews between 1948 and 1951. The HOME project looks at personal memory of space and the political dimension of remembering.  www.sophieernst.nl
FONT AGULLO Jordi, Historien, gestionnaire culturel et commissaire d’expositions. Il dirige actuellement le Musée Mémorial de l’Exil (La Jonquera – Espagne). Il a exercé en tant que professeur associé à l’Université de Girona en 2010 et 2011. Ces dernières années, son attention professionnelle s’est centrée sur le domaine de l’histoire socioculturelle et des relations entre l’histoire et la mémoire. L’art actuel est aussi l’un de ses principaux intérêts professionnels. Parmi ses publications, le livre : ¡Arriba el campo! Primer Franquisme i actituds polítiques en l’àmbit rural nord-català [En avant la campagne ! Premier franquisme et attitudes politiques dans les campagnes du Nord de la Catalogne] (Diputació de Girona, 2001) ainsi que la direction de la publication des volumes Història i memòria. El franquisme i els seus efectes als Països Catalans [Histoire et mémoire. Le franquisme et ses conséquences dans les Pays catalans] (PUV, València, 2007) et Reflexionant l’exili: l’aproximació a l’experiència de l’exili republicà entre la història, l’art i el testimoniatge [Réfléchir sur l’exil : l’approche de l’expérience de l’exil républicain entre l’histoire, l’art et le témoignage] (Editorial Afers, València, 2010). Il a été récemment responsable de la codirection de la publication des volumes Déplacements forcés et exils en Europe au XXe siècle. Les conditions de départ et d’accueil.  Actes du 1er séminaire transfrontalier (Perpignan, 2012) etDéplacements forcés et exils en Europe au XXe siècle. Le corps et l’esprit. Actes du 2ème séminaire transfrontalier (Perpignan, 2013). Il a aussi publié différents articles dans des revues spécialisées telles que Transversal, L’Avenç, Historia social, Historia del Presente, Desafectos, Mientras Tanto, Zehar, Afers, Segle XX, Témoigner, Revue d’Histoire et Mémoire.
GALITZINE-LOUMPET Alexandra est anthropologue. Elle travaille actuellement à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme après avoir longtemps enseigné à l’Université de Yaoundé I (Cameroun). Elle étudie de la culture matérielle et des patrimonialisations, les représentations de l’altérité (épistémologiques, muséographiques), et depuis quelques années les objets de et en exil et notamment la culture matérielle des exilés.  Parmi ses publications récentes  :   “L’embarras patrimonial. Mémoires croisées Galitzine/Pouchkine dans l’oussad’ba Viaziomy (Moscou)” dans Architecture et patrimoine dans les Etats post-soviétiques, sous la dir. de Taline Ter Minassian (PUR 2013) ; Pour une typologie des objets de l’exil (2013)  http://wpfmsh.hypotheses.org/362, « Exil(Objets) » à paraitre dansGlossaire des mobilités culturelles, Zilà Bernd et Norah Dei Cas eds.  Peter Lang eds, mai 2014). Elle est co-directrice du programme “Non-lieux de l’exil” (FMSH).
GEORGE Sylvain est cinéaste, metteur en scène et écrivain. Après des études de 3ème cycle en philosophie, droit et sciences politiques, et cinéma, il réalise depuis 2006 des films radicaux, poétiques, politiques et expérimentaux, sur la thématique de l’immigration et des mouvements sociaux collaborant avec différents artistes  (Archie Shepp, William Parker, Valérie Dréville, Okkyung Lee, John Edwards, John Butcher) et intervenant dans des masterclass à travers le monde. Ses films sont projetés dans les réseaux militants, les lieux underground ainsi que dans les festivals et ont été plusieurs fois primés dans des festivals internationaux, notamment « Qu’ils reposent en révolte » (2010)  – Prix du meilleur film  Filmmaker Film Festival 2010 (Milan) ; « Les éclats : Ma gueule, ma révolte, mon nom (2011) (Torino Film festival 2011),   « Vers Madrid – The burning bright »(2013) (Prix du public au Subversive Film Festival 2013  et prix du jury au MedFilmFestival 2013).
GERZ Jochen, est un artiste conceptuel de renommée internationale. Il a étudié à Cologne, Bâle, Londres. Il réalise des installations, des performances et des oeuvres pérennes dans l’espace public depuis 1967. Parmi ses nombreuses réalisations et publications :  ATTENZIONE L’ARTE CORROMPE, Florence 1968 ; Y-A T’IL LA VIE SUR LA TERRE?, Paris 1968-1970 ; MONUMENT AGAINST FASCISM (with Esther Shalev-Gerz), Hamburg-Harburg 1986 ; 2146 STONES – MONUMENT AGAINST RACISM, Saarbrücken 1993 (Cantz/Hatje, Stuttgart 1993); THE BREMEN QUESTIONNAIRE – SINE SOMNO NIHIL, Bremen 1995 (Cantz/Hatje, Stuttgart 1995) ; LE MONUMENT VIVANT DE BIRON, Biron 1996 (Actes Sud, Arles 1996) ; LES TÉMOINS DE CAHORS, Cahors 1998 (Actes Sud, Arles 1998) ; LES MOTS DE PARIS, Paris 2000 (L’anti-Monument. Les Mots de Paris, Actes Sud, Paris 2002 ;  THE READERS OF THE DAILY AND THE PHILOSOPHER, Passau 2004 (Passavia, Passau 2005) ; THE SQUARE OF THE FUNDAMENTAL RIGHTS, Karlsruhe 2005 (Verlag für Moderne Kunst, Nuremberg 2006); 63 YEARS AFTER, Graz 2009 ; 2-3 STREETS, Duisburg, Dortmund, Mulheim an der Ruhr, 2010 (2-3 Straßen TEXT, 2-3 Straßen Making of, DuMont Verlag, Cologne 2011, ebooks, Amazon Kindle edition 2012), PLATZ DES EUROPÄISCHEN VERSPRECHENS, Bochum 2007-2015, AMAPTOCARE, Ballymun, 2003-2014. http://www.jochengerz.eu
GUINDANI-RIQUIER Sara est philosophe, spécialiste d’esthétique. Elle dirige le programme Politiques des images à la Fondation Maison des sciences de l’Homme, où elle est aussi responsable scientifique du Collège d’études mondiales. Elle enseigne la philosophie de l’art à l’Université Paris 8 et dirige avec Marc Goldschmit le séminaire Marges de la littérature – écriture et politique dans le cadre de l’Institut des hautes études en psychanalyse. Ses recherches portent sur les rapports entre images, mémoire et témoignage. Elle a notamment écrit Lo stereoscopio di Proust. Fotografia, pittura e fantasmagoria nella Recherche (Milan, 2005) et prépare actuellement un ouvrage sur la temporalité photographique.
KOLTES François, est un architecte, réalisateur de films documentaires, chef décorateur de cinénma, créateur de tapisseries, romancier au parcours éclectique et hétéroclite. Il a également publié “Petit homme, tu pleures” (Galaade, 2008 Grand prix Lions de littérature) et “Vêpres noires” (Galaade).
LOSONCZY Anne-Marie est anthropologue, directrice d’études à l’EPHE, membre de MONDESAM-CERMA et associée au CERCEC. Elle  mène des recherches autour des relations inter-ethniques, du champ rituel, du deuil et de la construction de la mémoire collective en milieu noir et indien en Colombie et Cuba. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles en français, anglais, hongrois, espagnol et portugais, en particulier La “patria” como categoria en el postcomunismo. Ensayos sobre Hungria y Romania, nouvelle édition, CEMCA, Mexico et « La muséification du passé récent en Hongrie postcommuniste. Deux mises en spectacle de la mémoire » (Revue d’études comparatives Est-Ouest,vol. 37, no 3, 2006, p. 97-112). Elle a été la coordinatrice du volet  Hongrie de l’ANR « Archives sonores du Goulag » et réalisatrice de plusieurs salles thématiques et biographiques.
MASSON Céline est Maître de Conférences en psychopathologie clinique et psychanalyse, HDR, Psychanalyste, Université Paris-Diderot, Sorbonne Paris Cité, CRPMS, EA 3522, co-responsable du Groupe de Recherches Pandora – Psychanalyse et processus de création (Création, corps et société) » Université Paris-Diderot. Parmi ses dernières publications   :  « Les images de rêve comme vestiges de la sexualité infantile », Topique, juin 2012, n°119,    pp.159-173 ;   « Les changements de nom dans la France d’après-guerre : les traumatismes de la shoah et ses conséquences sur la deuxième et troisième génération à partir de l’exemple des changements de nom », The International Journal of Psychoanalysis, février 2013, Willey, USA et (à paraître)  Sous la dir. de  C. Masson, L’accent, traces de l’exil, éds Hermann
MELI Costanza  est présidente de l’association Isole, commissaire de l’exposition “Con gli oggetti dei migranti” (« Avec les objets des migrants ») et de la résidence de l’artiste Emily Jacir (Lampedusa, juillet 2013). Avec son association, elle a participé au projet pour la constitution d’un musée et d’un centre de documentation des migrations à Lampedusa. Elle est éditrice de ma revue internationale SuccoAcido, un projet interculturel sur les langages artistiques contemporains.
MIRDAL Gretty est professeur de psychologie à l’université de Copenhague. Elle est spécialisée en psychologie clinique et psychologie de la santé. Ses recherches portent sur l’impact à long terme de la migration et de l’intégration culturelle sur la santé mentale et physique et sur la psychologie du vieillissement (« Vieillir en exil »). Elle est également impliquée dans l’administration de la recherche au niveau national et international et a notamment présidé le groupe du Conseil européen pour la recherche (ERC) sur « L’esprit humain et la complexité », le jury de l’Institut universitaire de France pour les sciences humaines à la Fondation européenne de la science (ESF)ou encore le comité scientifique pour les programmes de recherche fondamentale en sciences humaines de l’Agence nationale de la recherche.Elle est directrice de l’Institut d’Études avancées de Paris depuis 2012.
NUSELOVICI (NOUSS) Alexis est Professeur de littérature générale et comparée, Université Aix-Marseille et professeur associé à la School of European languages, Translation and Politics de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni). Il est aussi professeur associé au Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal, où il a enseigné pendant une quinzaine d’années. Il a également été professeur invité au Brésil, en Turquie, en Espagne et en France. Membre de plusieurs équipes de recherche internationales, il a  créé et dirigé le groupe de recherche montréalais « POexil » (http://www.poexil.umontreal.ca) qui se consacre aux manifestations culturelles des expériences de l’exil et de la diaspora ainsi que le « Cardiff Research Group on Politics of Translating » qui étudie l’acte traductif sous ses aspects éthiques et politiques. Il a publié une dizaine de livres dont La modernité(Paris, PUF, collection « Que sais-je? », 1995), Dire l’événement, est-ce possible? (avec Jacques Derrida et Gad Soussana, Paris, L’Harmattan, 1997), Métissages. De Arcimboldo à Zombi (avec François Laplantine, Paris, Pauvert, 2001), Plaidoyer pour un monde métis (Paris, Editions Textuel, 2005) et Paul Celan. Les lieux d’un déplacement (Lormont, Éditions Le Bord de l’Eau, 2010). Il co-dirige le programme « Non-lieux de l’exil » et dirige depuis février 2013 le séminaire “L’expérience de l’exil” au Collège d’études mondiales (FMSH) et a publié les working papers suivants : Etudier l’exil, L’expérience de l’exil, Exiliance : condition et conscience, Exil et post-exil http://www.fmsh.fr/fr/c/1284
PHAY-VAKALIS Soko est Maître de conférences – HDR en histoire et théorie de l’art contemporain à l’Université Paris 8. Elle a écrit plusieurs articles et dirigé des ouvrages collectifs sur l’esthétique du miroir dans l’art et sur les relations entre arts et crimes de masse (Alfredo Jaar, Sarkis, Vann Nath, Séra, Rithy Panh). Elle a organisé plusieurs expositions dont Beyond Narcissus (New York, 2005) et Les Ateliers de la mémoire (Phnom Penh et Battambang 2009-2010, Paris 2010-2011) qui ont donné lieu au livre Cambodge, l’atelier de la mémoire (Sonleuk Thmey Edition, 2010). Soko Phay-Vakalis a organisé avec Pierre Bayard en 2010, 2011 et 2013 en France et aux Etats-Unis plusieurs manifestations (expositions, colloques, festivals filmiques) à l’Université de Paris 8, au Forum des images et à l’Université Columbia. Ils ont également co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs et un court-métrage :Cambodge, mémoire de l’extrême (hors série d’Art Absolument, 2010), Art et postmémoire (hors série d’Art Absolument, 2013), Cambodge, le génocide effacé (Editions nouvelles Cécile Default, 2013), Vann Nath, le peintre-mémoire, produit par la MSH Paris-Nord, le Labex Arts H2H et Bophana Production, 2013, 26 min.
ROTH Xavier est chercheur au musée mémorial du Camp des Milles, dans le cadre de la Chaire Unesco “Education à la citoyenneté, sciences de l’homme et convergence des mémoires” de l’Université d’Aix-Marseille. Spécialiste en philosophie des normes, ses travaux se situent au carrefour de l’épistémologie, des théories de l’action et de la psychologie morale. Il a présenté et annoté le Traité de logique et de morale du philosophe Georges Canguilhem, et vient de publier, aux éditions Vrin, Georges Canguilhem et l’unité de l’expérience. Juger et Agir (1926-1939).
ROUSSEL-GILLET Isabelle étudie le roman des XXe et XXIe siècles, l’esthétique de la relation et le dialogue entre les arts notamment chez Annie Ernaux, Michel Butor, Jean-Marie Le Clézio puis Salvador Dali et Maurice Béjart (avec F. Joseph-Lowery, éd. Luca Notari, 2007 et 2010). Maître de conférences à l’université d’Artois, commissaire d’exposition, membre de la revue Textes & cultures (Université d’Artois), elle accompagne le montage de projets expositifs dans le master MEM, expo-muséographie dirigé par Serge Chaumier à  l’Université d’Artois.
VELWACHTER Nadège résidente de l’IEA de Paris, est maître de conférences en littératures francophones à Purdue University aux Etats-Unis. Ses recherches portent sur la sociologie littéraire, la mondialisation culturelle et l’historiographie postcoloniale. Parmi ses publications : Littérature francophone et mondialisation (Karthala 2012) ;  “Littérature française et littératures francophones: une union inconvenante?,” Fabula – Littérature Histoire Théorie. 8 (2011) [online] ;   “Charles-Robert Ageron entre mythe républicain et mythe impérial, une histoire des mentalités manquée,” Modern LanguageNotes, 125.4 (2010): 941-960 ;   “Simone Schwarz-Bart, Maryse Condé and Raphaël Confiant in English Translation: Texts and Margins,” Research in African Literatures 40. 2 (2009): 228-239.
VILELA Eugenia est professeur au Département de philosophie de la Faculté de lettres de l’Université de Porto (Portugal), docteur en philosophie de l’Université de Porto, et directrice du groupe de recherche Esthétique, Politique et Art de l’Institut de Philosophie. Auteur de conférences et textes dans le domaine de la Philosophie et des Arts, elle a publié, parmi d’autres textes dans des œuvres collectives, les livres “Du corps équivoque” (1998) et “Silences Tangibles. Corps, résistance et témoignage dans les espaces contemporains d’abandon” (2010). Son travail se développe dans l’espace d’intersection entre l’esthétique, la philosophie politique contemporaine et l’art. Elle est membre du programme « Non-lieux de l’exil » (FMSH)
VOLLAIRE Christiane est philosophe. Elle mène ses recherches sur les liens entre politique, esthétique et médecine,  est membre du Comité de rédaction des revues Pratiques, Chimères et Outis, et collabore régulièrement aux revues Lignes, Cahiers de philosophie, Transeuropéennes, Medium, Revue d’ethnologie, Symposium, Ah ! et Empan. Elle a présenté pendant six ans une série d’interventions au Collège International de philosophie sur Les Processus de désesthétisation en médecine, et intervient également à Paris 7, à Paris 8 et à l’IRI (Centre Georges Pompidou).  Elle a publié de nombreux articles sur la philosophie esthétique (photographie, chorégraphie, architecture, espace) et notamment plusieurs essais sur des artistes contemporains, la philosophie politique et la philosophie de la médecine. Parmi ses derniers ouvrages parus : Humanitaire, le cœur de la guerre, ed. L’Insulaire, Paris, mars 2007 ; Le Milieu de nulle part (en collaboration avec le photographe Philippe Bazin),ed. Créaphis, Paris, octobre 2012. http://christiane-vollaire.fr/. Elle est membre du programme « Non-lieux de l’exil » (FMSH)
WAJCMAN Gérard est écrivain, psychanalyste, maître de conférences au département de psychanalyse de l’Université Paris-VIII et directeur du Centre d’étude d’histoire et de théorie du regard. Il est l’auteur notamment de : Le Maître et l’Hystérique (Navarin/Le Seuil, 1982), L’Interdit (Denoël, 1986), L’Objet du siècle (Verdier, 1998), Collection (Editions Nous, 1999) ; Fenêtre, chroniques du regard et de l’intime(Verdier, 2004) ; L’Œil absolu (Denoël, 2010), Voix (Editions Nous, 2012) ; Les experts : la police des morts (PUF, 2012). Il est également dramaturge et a notamment  adapté (avec   Brigitte Jaques),  « L’Imposture de Bernanos » pour le Théâtre de la Ville. On lui doit aussi le livret du Jeu de Narcisse, opéra de Marc-Olivier Dupin,  et plusieurs traductions (dont « Angels in America » de Tony Kushner).
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