CFP: Panel “Heritage in/of Exile”, Second Conference of the Association of Critical Heritage Studies, Canberra, dec.2-4 2014

CFP Panel “Heritage in/of Exile”,

Second Conference of the Association of Critical Heritage Studies,

Canberra, dec.2-4   2014

 

Le double panel ‘Heritage in/of Exile’ présenté par le programme Non-lieux de l’exil (FMSH) et le séminaire « L’expérience de l’exil » (Collège d’études mondiales, FMSH) a été retenu dans le cadre de la seconde conférence de l’Association of Critical Heritage Studies (ACHS) qui se tiendra à l’Australian National University de Canberra du 2 au 4 décembre 2014 ( plus d’informations ici :  ACHS’ website) dans le cadre de la thématique Multiculturalism, migration and diaspora (coordinator John Giblin) .

Les coordonnateurs du double panel ‘Heritage in/of Exile’,  Alexis Nuselovici (Nouss) Université d’ Aix-Marseille & FMSH  et Alexandra Galitzine-Loumpet, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (Paris) ouvrent un appel à contribution pour  5  communications.

 

Les propositions de 300 mots maximum assorties d’une bio-bibliographie de 10 lignes environ sont à envoyer à l’adresse email suivante :  galitzine(at)msh-paris.fr au plus tard le 1er mai 2014 pour un dépôt en ligne le 1er juin.

 

Argumentaire

(english version below)             

 

Qu’ont en commun la Porte de l’Europe de Lampedusa et le Mémorial Walter Benjamin à Port Bou, le Tenement Museum du Lower East Side (NY) et le Bunjilaka Aboriginal Cultural Centre du Melbourne Museum ; le California African American Museum et l’appartement de Sigmund Freud à Vienne ? Les musées diasporiques  et les musées des Natives / First Nations ? Outre qu’ils appartiennent à des catégories différentes de l’Unesco, ces musées, mémoriaux et lieux de mémoire convoquent une expérience différente du déplacement et de l’exil, individuel ou collectif, intérieur ou extérieur, ainsi que des temporalités et spatialités distinctes. Dans leur grande majorité cependant, ils appartiennent à l’épistémè des sociétés d’accueil, reflétant ainsi les régimes politiques et juridiques d’assignation du sujet migrant –  étranger, immigré, émigré, migrant, déraciné,  apatride, réfugié, exclu, disparu, déplacé, déporté, clandestin, relégué, personae non gratae,  boat peoplealliensborder crossersnon-citizens, nomades…-  et, partant, de son héritage.

L’expérience de l’exil, à la fois condition et/ou conscience – exiliance -, met en en crise les dichotomies induites par un discours territorialisé  de l’origine et du devenir, de l’autochtone et de l’étranger, de l’officiel et de l’inofficiel, de l’objectif et l’affectif. Noyau existentiel commun au-delà de la multiplicité des parcours d’exil et de post-exil, l’expérience de l’exil requalifie les différents acteurs autant que les contextes, les lieux et les objets – de l’artefact à l’œuvre d’art- constitutifs de ses patrimonialisations (heritagization) éventuelles. Elle les intègre également dans un système référentiel plus vaste, à la fois discontinu, superposé et contingent, reflété par une grande diversité de supports (muséographiques, littéraires, audiovisuels, virtuels) et d’espaces publics et privés d’inscription, invitant ainsi à repenser les représentations de l’exil sous les régimes de la coexistence et de la multi-appartenance.

La potentialité heuristique du concept d’exil face aux réalités migratoires et plus généralement pour incarner une condition de l’individu post-moderne, interroge donc la notion même de patrimoine, ses hiérarchies et cloisonnements aussi bien que la dimension exilique de dispositifs mémoriaux et muséographiques, de la surabondance de représentations consensuelles aux trous noirs du déni ou de l’absence. Dans la continuation des travaux pluridisciplinaires menés dans le cadre du programme Non-lieux de l’exil (Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris), ce panel se propose de réunir spécialistes du patrimoine, de l’art, de la littérature, de la migration et de la culture matérielle pour réfléchir ensemble sur les implications théoriques d’un déplacement des paradigmes de la migration à l’exil et ainsi de contribuer à en préciser la part éthique.

 

Heritage in/of Exile 

 

Organisers : Alexis Nuselovici (Nouss) University of Aix-Marseille & Cardiff University ; Alexandra Galitzine-Loumpet, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (Paris)

Lampedusa’s ‘Door of Europe’ monument and the Walter Benjamin Memorial in Port Bou, Spain ; the Tenement Museum of New York Lower East Side and  the Bunjilaka Aboriginal Cultural Centre in Melbourne Museum ; the California African American Museum and  Sigmund Freud’s apartment in Vienna – what do they all have in common ?  Similarly, what do share diaspora museums and Natives  museums?  Although they belong to different categories according to the classification of UNESCO, as well as to different spatial and temporal dimensions, the museums, monuments and memorials also refer to various types of experience in travel and exile – be it individual or collective, internal or external. However, from a migrant perspective, they almost all match the epistemological structures of the host societies and therefore are reproducing  the legal and political patterns through which the migrating subject is named :   foreigner ; immigrant ; rootless ;  stateless ; refugee ; missing ; vanished ; displaced ; deported, ; clandestine ; excluded ; allien ;  border crosser ;  non-citizen ; persona non grata, ; boat people,  etc. Furthermore, such a classifying system will equally define the migrant’s heritage reception.

The exilic experience which is both a mental and an empirical condition questions the territory-based discourses related to notions of origin and becoming, of autochtony and foreigness, of officiality and unofficiality, of objectivity and affectivity. As an existential kernel for all migrating subjects despite the diversity of exilic and post-exilic itineraries, the exilic experience redifines the actors as much as the contexts, the places and the objects (from artefacts to art works) which take part in its potentialheritagization. This experience includes them in a greater referential system sustained by a wide range of museological, literary, audiovisual, and virtual  supports and hosted in private as well as public spaces.  Representations of exile are consequently considered in the light of principles of co-existence and multiple belonging. 

The heuristic potential of the concept of exile for analysing migratory realities and, on a more general level, for embodying a post-modern human condition also helps to critically address the issue of heritage with its inherent hierarchies and divisions. From the profusion of consensual representations to the lack of any memory process, the exilic experience could provide a prism with which one could examine the nature of museums, memorials and lieux de mémoire. In line with the multidisciplinary research done by the ‘Non-lieux de l’exil’ (Non places of exile) programme at the Fondation Maison des Sciences de l’Homme in Paris, the proposed panel will gather scholars in heritage studies, migration studies, material culture, anthropology, art history and literary studies in order to discuss the theoretical consequences of switching from the paradigm of migration to the paradigm of exile for an ethical approach of heritage.

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