CFP:Patrimoine(s) en Équateur

atrimoine(s) en Équateur : Politiques culturelles et politiques de conservation

Vendredi 21 et samedi 22 mars 2014
Université Paris Ouest Nanterre – La Défense

Colloque international organisé par le Centre d´études équatoriennes,
avec l´appui du CRIIA (EA 369),
de la Délégation de l’Equateur auprès de l’Unesco,
de l´Ecole doctorale Lettres, langues, Spectacles (ED 138),
de l´UFR LCE de l’Université Paris Ouest.

La relation au(x) patrimoine(s) ne va pas de soi, le(s) patrimoine(s) étant eux-mêmes sujet(s) à des redéfinitions. La notion de patrimoine renvoie à ce qui est perçu par un groupe comme son héritage historique. Il peut s´agir du patrimoine culturel, qui recouvre les biens identitaires et culturels d’une population, tels que le patrimoine architectural, les patrimoines culturels immatériels, notamment le patrimoine linguistique. Le classement au patrimoine mondial de l´humanité de la ville coloniale de Quito, établie sous l’égide de l’Unesco, est à ce titre emblématique. En Equateur, la notion de patrimoine renvoie également et de plus en plus au patrimoine naturel, lequel, comme le patrimoine culturel, est défini comme un bien commun à léguer aux générations futures. Ce patrimoine peut être posé comme une somme de ressources naturelles qui, comme le patrimoine culturel, doit être conservé pour être transmis. L´initiative originale Yasuní-ITT marque d´ailleurs un tournant dans les politiques de gestion et de conservation du patrimoine en Equateur.

Il sera intéressant de réfléchir à la façon dont ce patrimoine (ou partie du patrimoine) est présenté(e) et à la représentation que s´en font le public et le citoyen. Elle permet à cet égard d?apprécier les relations des projets politiques au passé et de cerner les modalités de la définition d?une culture nationale considérée comme genuinamente équatorienne. Les sens de « patrimoine » sont à comprendre selon une acception souple, afin de mieux apprécier les dimensions culturelles, politiques, sociales, écologiques le cas échéant, des différents projets, aux 19e, 20e et 21e siècles. Étudier ce que signifie(nt) le(s) patrimoine(s) et les nouveaux processus de patrimonialisation permet encore de rendre compte de la transformation et de l’élargissement des politiques culturelles, comme l´illustrent les politiques urbaines de restauration des centres historiques et la multiplication et promotion des parcs nationaux.

Axes de réflexion :

Les communications présentées pourront relever de la problématisation ou de l’étude de cas (périodes, acteurs, secteurs, territoires, dispositifs). Elles peuvent envisager la notion de patrimoine :
– par le biais de secteurs culturels déterminés (musées, enseignements artistiques, parcs naturels, médias) ;
– par le biais de l’efficacité des instruments de protection des cultures et langues dites autochtones ;
– par le biais de la redéfinition des patrimoines, patrimoines « ethnologiques », reconnaissance des savoir-faire populaires, patrimoines ethnomusicologiques, patrimoines culinaires, patrimoines environnementaux et écologiques (biodiversité, parc nationaux, écomusées, etc.) ;
– par le biais des projets de restauration urbaine, de mise en valeur des centres dits « historiques » de Quito, Cuenca et Guayaquil notamment ;
– par le biais des relations entre politiques de conservation d’un « Patrimoine de l’humanité » promues par l’UNESCO et actions de l’Etat et/ou des Municipalités.
– comme un objet politique (produit par des formations politiques et sociales) ;
– comme un enjeu de construction d’identités et de rivalités entre groupes sociaux et ethno-sociaux ;
– comme un enjeu d’affirmation de l’État sur les territoires et de rivalités entre acteurs locaux et acteurs centraux ;
– comme un sujet de débats publics en termes idéologiques, politiques et identitaires ;
– comme un instrument de la démocratisation (ou non) fondée sur une certaine idée de la culture ;
– à travers les formes prises par l’inscription effective dans le corps social et sur les territoires des orientations d?une politique ou d´une initiative de conservation du patrimoine ;
– à travers l’engagement et les formes d?engagement des artistes, militants, associations, élus ;
– à travers les moyens mobilisés, ou non, en faveur d?une politique patrimoniale, éventuellement au détriment d?une autre ; les formes politiques et administratives mises en oeuvre (travail législatif, fonds financiers, protocoles, chartes, conventions…) ;

La réflexion proposée se veut pluridisciplinaire, relevant du droit, des sciences politiques, des études culturelles, de la linguistique, de l?anthropologie, de la médiation culturelle, de la littérature, des arts, du cinéma, de l?aménagement du territoire, de l?urbanisme, de l?architecture, notamment.

Modalités de soumission
Les propositions de communication avec un titre, un résumé d´une dizaine de lignes et une brève présentation de l?auteur, sont à faire parvenir avant le 1er novembre 2013 à David Macías et Emmanuelle Sinardet :
davidmaciasb@gmail.com<mailto:davidmaciasb@gmail.com>
emmanuellesinardet@yahoo.fr<mailto:emmanuellesinardet@yahoo.fr>

Les communications pourront être présentées en espagnol ou en français.
Les communications retenues par le Comité scientifique feront l’objet d’une publication. Un document indiquant les normes typographiques à respecter vous sera envoyé avec l’acceptation de la communication.

Patrimonio(s) en el Ecuador:
Políticas culturales y políticas de conservación
Viernes 21 y sábado 22 de marzo del 2014
Universidad Paris Ouest ? Nanterre ? La Défense

Coloquio internacional organizado por el Centro de Estudios Ecuatorianos
con el apoyo del Centro de Investigaciones Ibéricas e Iberoamericanas (EA 369),
de la Delegación del Ecuador en la UNESCO,
de la Escuela doctoral Letras, lenguas y artes del espectáculo (ED 138),
de la Facultad de lenguas de la Universidad Paris Ouest

La relación al patrimonio o a los patrimonios no es una cuestión sencilla, dado que éstos están sujetos a redefiniciones. La noción de patrimonio está vinculada con lo que un grupo humano percibe como su herencia cultural. Puede tratarse del patrimonio cultural, que comprende los bienes identitarios y culturales de una población, tales como el patrimonio arquitectónico, los patrimonios culturales inmateriales, particularmente el patrimonio lingüístico. La declaración de patrimonio mundial de la humanidad de la ciudad colonial de Quito, establecido bajo el auspicio de la UNESCO, es representativo. Pero en el Ecuador, la noción de patrimonio va también de la mano con el patrimonio natural, como un conjunto de recursos naturales, y particularmente en estos últimos años. Dicho patrimonio natural, como el patrimonio cultural, está definido como un bien común que debe ser conservado para ser transmitido a las generaciones futuras. La iniciativa original Yasuní-ITT marca a este respecto un cambio en las políticas de gestión y de conservación del patrimonio en el Ecuador.

Será interesante reflexionar sobre la manera cómo dicho patrimonio (o parte del mismo) es presentado e interrogarse qué representación se hacen de él el público y el ciudadano. Esta representación permite apreciar las relaciones de los proyectos políticos con el pasado y comprender las modalidades de la (re)definición de una cultura nacional considerada como ?genuinamente? ecuatoriana. Los diferentes sentidos que adquiere patrimonio deben interpretarse según una acepción flexible, con el fin de apreciar mejor las dimensiones culturales, políticas, sociales, e incluso ecológicas, de los diferentes proyectos en los siglos 19, 20 y 21. Analizar lo que significa el patrimonio (o los patrimonios) y los nuevos procesos de patrimonialización permite también comprobar la transformación y la amplitud de las políticas culturales, como lo ilustran las políticas urbanas de restauración de los centros históricos y la multiplicación y promoción de los parques nacionales.

Ejes de reflexión:

Las ponencias enviadas pueden abordar una problematización o un estudio de caso (periodos, actores, sectores, territorios, dispositivos). Pueden plantearse la noción de patrimonio:
– por medio de sectores culturales determinados (museos, enseñanza artística, parques naturales, medios de comunicación);
– por medio de la eficacia de los instrumentos de protección de las culturas y lenguas llamadas autóctonas;
– por medio de la redefinición de los patrimonios, patrimonios « etnológicos », reconocimiento del saber hacer popular, patrimonios etnomusicales, patrimonios culinarios, patrimonios medioambientales y ecológicos (biodiversidad, parques nacionales, ecomuseos, etc.) ?;
– por medio de proyectos de restauración urbana, de la puesta en valor de los centros llamados « históricos », especialmente en ciudades como Quito, Cuenca y Guayaquil;
– por medio de las relaciones entre políticas de conservación de un « Patrimonio de la humanidad » promovidas por la UNESCO y las acciones del Estado o de los Municipios;
– como un objeto político (producido por organizaciones políticas y sociales);
– como un factor crucial en la construcción de identidades y de rivalidades entre grupos sociales y etnosociales;
– como un factor crucial para la afirmación del Estado en los territorios y/o para las rivalidades entre actores locales y actores centrales;
– como un tema de debate público en términos ideológicos, políticos e identitarios;
– como un instrumento de la democratización (o no) teniendo como fundamento una visión determinada de lo que es cultura;
– a través de las formas jurídicas que adquieren las orientaciones de una política o de una iniciativa de conservación del patrimonio;
– a través de los medios movilizados, o no, a favor de una política patrimonial, eventualmente en detrimento de otra; las formas políticas y administrativas puestas en marcha (fondos financieros, protocolos, actas, acuerdos?);

La reflexión propuesta apunta a ser pluridisciplinaria, atañendo al derecho, las ciencias políticas, los estudios culturales, la lingüística, la antropología, la mediación cultural, la literatura, las artes, el cine, la organización del territorio, el urbanismo, la arquitectura, entre otros.

Modalidad de presentación de ponencias

Las propuestas de ponencia deben comprender un título, un resumen de una decena de líneas y una breve presentación del autor, y ser enviadas antes del 1ro de noviembre del 2013 a David Macías y Emmanuelle Sinardet:
davidmaciasb@gmail.com<mailto:davidmaciasb@gmail.com>
emmanuellesinardet@yahoo.fr<mailto:emmanuellesinardet@yahoo.fr>

Las ponencias podrán ser presentadas en español o en francés.
Las ponencias escogidas por el Comité científico serán publicadas. Una vez la ponencia aceptada, se enviará un documento indicando las normas tipográficas que deben respetarse con fines de publicación.

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