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Seminar: IIAC-EHESS – Mémoires et patrimonialisations de l’immigration

Séminaire du IIAC-Centre Edgar Morin à l’EHESS (École des Hautes Études en
Sciences Sociales)
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*Mémoires et patrimonialisations de l’immigration*

- Michèle Baussant<http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/enseignant/975/>,
*chargée de recherche au CNRS*
– Marina Chauliac<http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/enseignant/974/>,
*chercheure associée à l’IIAC/CEM, anthropologue au ministère de la
Culture, DRAC Rhône-Alpes*
– Irène dos Santos<http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/enseignant/976/>,
*post-doctorante FCT, chercheure associée au CRIA – Université Nouvelle
de Lisbonne*
– Évelyne Ribert<http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/enseignant/692/>,
*chargée de recherche au CNRS (IIAC-CEM)*
– Nancy Venel<http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/enseignant/977/>,
*maître de conférences à l’Université Lyon-II/Louis-Lumière*

*1er, 3e et 5e vendredis du mois* *de 15 h à 17 h* (salle 11, EHESS, 105 bd
Raspail 75006 Paris), *du 4 novembre 2011 au 1er juin 2012. Pas de séance
le 18 mai 2012. *

Depuis les années 1980, en France, les initiatives visant à « recueillir »
les mémoires de l’immigration se multiplient, mais l’expérience de la
migration ne serait généralement pas transmise de manière explicite, dans
les familles, aux enfants. Nous partirons de ce paradoxe pour nous
interroger sur les mécanismes qui visent à transformer les mémoires de
l’immigration en une forme de patrimoine. Il s’agira d’abord de comprendre
comment et pourquoi des processus de « patrimonialisation » des mémoires de
la migration émergent. Quels acteurs (immigrés, pouvoirs publics, etc) se
mobilisent ? Quels lieux et quels objets participent de ce processus?
Comment se construisent et sont construites des mémoires collectives ? On
analysera ensuite les liens entre l’expression publique d’une mémoire de
l’immigration et la transmission au sein des familles d’une mémoire de la
migration.

*Programme*

*- 4 novembre 2011 *: Présentation du séminaire

*Thème 1 : Les formes de mises en public des mémoires de l’immigration*

- *18 novembre 2011 *: *Véronique Dassié*, post-doctorante au IIAC (équipe
LAHIC UMR 8177) et chercheure associée à CITERES (équipe COST UMR 6173) :
« Faire patrimoine : intimisation et publicisation des mémoires. Le cas des
migrations ukrainiennes en Montargois »

- *2 décembre 2011 *: *Isabelle Vieira*, membre du CRILUS (Centre de
Recherches Interdisciplinaires sur le monde Lusophone) – Université de
Paris Ouest-Nanterre la Défense, enseignante de portugais à l’Université de
Picardie Jules Verne (Amiens) : « Patrimoine autobiographique féminin de
l’immigration portugaise : les récits de vie publiés »

- *16 décembre 2011 *: séance ouverte pour la présentation de travaux
d’étudiants

- *6 janvier 2012 *:  *Jean-Louis Tornatore, * Maître de conférences HDR en
socio-anthropologie, Université Paul Verlaine – Metz, Institut
interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain / Laboratoire
d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture, Paris : « La
dette des fils, retour sur une notion discutable »

*Thème 2 : Militance*

- *20 janvier 2012 *: *Abdelallali Hajjat*, Maître de conférences à
l’Université Paris Ouest (Groupe d’analyse politique – GAP) :
« Politisation et construction de la mémoire de l’immigration: évitement ou
tremplin vers le politique? »

- *3 février 2012 *: *Fanny Jedlicki*, Maître de conférences – CIRTAI, UMR
IDEES / Université du Havre : *« *Les mandats familiaux et les héritages
ambivalents de l’exil chilien »

- *17 février 2012 *: *Audrey Celestine*, Maître de conférences à
l’Université Lille 3, chercheure associée à l’ISP-Nanterre : « Analyser les
mobilisations mémorielles par les trajectoires militantes : le cas de la
mémoire de l’esclavage en France »

*Thème 3 : Usages politiques de la mémoire et enjeux territoriaux*

- *2 mars 2012 *: Séance ouverte pour la présentation de travaux d’étudiants

- *16 mars 2012 *: *Philippe Hanus*, CPIE-Parc Naturel régional du Vercors,
LARHRA-UPMF Grenoble : « Mémoires de l’immigration dans le Vercors » (titre
provisoire)

*Thème 4 : Musées de l’immigration, expérience internationale*

- *30 mars 2012 *: *Laure Piaton*, Centre du patrimoine arménien –
Valence : « Le centre du patrimoine arménien à Valence » (titre provisoire)

- *6 avril 2012 * : *Maïté Molina Marmol*, Doctorante à l’Université de
Liège, Département des Arts et Sciences de la Communication, Service
d’Histoire culturelle : « Mémoire, patrimoine et migrations en Belgique:
croisements récents, approches contrastées »

- *4 mai 2012 *: Séance ouverte pour la présentation de travaux d’étudiants

- *1**er** juin 2012* : Conclusion générale

Renseignements : Évelyne Ribert, IIAC-CEM, courriel : ribert(at)ehess.fr ou
tél. : 01 40 82 75 39.

Site web : http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/ue/810/

Évelyne Ribert
Centre Edgar Morin/IIAC
22, rue d’Athènes – 75009 Paris
Tél. 01 40 82 75 39 – Fax 01 40 82 75 40
ribert@ehess.fr
http://www.iiac.cnrs.fr/cetsah/spip.php?article68

CFP: 7e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine

La patrimonialisation de l’urbain
7e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine
Institut de Géoarchitecture, Université de Bretagne occidentale
5-7 octobre 2007
Contexte
Depuis 2005, les Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine invitent annuellement étudiants, doctorants, docteurs et postdoctorants à conférer sur divers aspects de la patrimonialisation, alternativement au Québec et en France, sous la tutelle scientifique de la Chaire de Recherche du Canada en patrimoine urbain de l’Université du Québec à Montréal et de ses partenaires. En 2011, la Septième rencontre, dévolue à la patrimonialisation de l’urbain, se tiendra du 5 au 7 octobre à Brest, sous le parrainage de l’Institut de Géoarchitecture, institution hôte (Université de Bretagne occidentale). Patrick Dieudonné est le directeur scientifique de l’événement, co-organisé par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (Luc Noppen, Université du Québec à Montréal), par le groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines (Lucie K. Morisset, Université du Québec à Montréal) et par le Forum canadien de recherche publique sur le patrimoine. La coordination scientifique de l’événement a été confiée à Lyne Bernier (lbernier@internet.uqam.ca) et Yann Le Fur (yann.lefur@geoarchi.net).
La date limite pour soumettre une proposition est le 15 avril 2010. Pour ce faire, veuillez envoyer le titre de votre proposition, un résumé d’un maximum de 500 mots (à prévoir pour une communication d’une durée de vingt minutes) et une courte notice biographique. Les propositions seront évaluées par un comité scientifique en fonction de leur pertinence par rapport au thème, de l’originalité de leur questionnement ainsi que de la qualité générale de leur argumentaire.
Les frais de déplacement des intervenants pourront être partiellement subventionnés, selon les disponibilités budgétaires. La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain pourra aussi offrir quelques bourses de voyage aux intervenants.
Revus par un comité éditorial, des articles issus des cinq premières Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine ont été publiés dans des ouvrages collectifs dédiés à cette fin ; les actes de la sixième rencontre sont en préparation. Il est prévu que les communications de cette septième rencontre fassent l’objet d’un projet d’édition semblable.

Argumentaire
Attribuée par Françoise Choay à Gustavo Giovannoni (Vecchie città ed edilizia nuova ou L’urbanisme face aux villes anciennes, 1931), l’invention du patrimoine urbain a longtemps permis de répondre à une quête double, scientifique et professionnelle. C’est ainsi que la pensée du patrimoine a progressivement épousé l’échelle des études territoriales, notamment consacrées par la Charte de Venise en 1964. L’historiographie du patrimoine, depuis, observe le délaissement des approches limitées aux objets, au bénéfice d’une considération pour les rapports spatiaux et humains qui, tout autour du monument, font l’urbain. Ainsi les objectifs diverses lois sur les secteurs sauvegardés, les arrondissements historiques et leurs épigones se trouvent-elles validées par la connaissance scientifique.
Par delà les tensions entre progrès et mémoire, ou entre modernité et préservation, qu’implique l’union conceptuelle de la ville et du patrimoine, la notion de patrimoine urbain recouvre un moment épistémologique qui dépasse la simple conciliation entre le vocabulaire et les pratiques respectives de l’institution des monuments historiques d’une part, de l’urbanisme d’autre part. En effet, il semble que les relations entre urbanité et patrimoine (ou urbain et patrimonial, urbs et patrimonialité) se soient intensifiées et complexifiées dans le temps. Le « patrimoine urbain » s’affirme ainsi comme une catégorie du savoir autant que comme une désignation performative.
Mais s’il transforme ce qu’il touche, le patrimoine urbain peut-il doter d’urbanité ce qui n’en possédait pas ? Dans les villages, les banlieues et les campagnes, le patrimoine pourrait-il d’ailleurs faire office de symbole de ville ? Qualifier l’urbain ? Le « patrimoine naturel » qui parsème de biodiversité les « trames vertes et bleues » des plans d’aménagement est-il moins urbain ?
L’extension et la densification du patrimoine urbain incitent aussi à interroger sa position parmi d’autres phénomènes. Si certaines manifestations s’avèrent apparemment exclusives au patrimoine urbain — le patrimoine de proximité par exemple —, peut-on parler d’une spécificité de la patrimonialité urbaine ? Et qu’en est-il de l’urbanité patrimoniale ?
À travers la notion de patrimoine urbain, cette septième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine veut interroger les relations historiques et contemporaines, harmoniques ou dysphoriques, entre le patrimoine et la ville en tant qu’objet doté de sens. En considérant la question sous l’angle des mécanismes ou des phénomènes de patrimonialisation, nous proposons d’explorer par diverses études de cas la constitution épistémologique ou sémantique du patrimoine urbain. Mais nous souhaitons aussi cerner les enjeux — qu’ils ressortissent au symbolique ou à l’action —, que ce patrimoine représente dans les divers territoires et échelles de ses manifestations.
Le patrimoine urbain et son corolaire, la ville patrimoniale, appellent-ils une manière ou une pensée particulière de patrimonialisation ? Existe-t-il des dispositifs sociaux, économiques ou culturels spécifiques au patrimoine urbain ? Dès lors que s’atomise la nation, qui articulait l’institution et la conception du patrimoine, au profit de territoires de référence, tantôt réduits au « petit monde qui nous entoure », tantôt étendus à l’universel et à l’humanité, quel destin envisager pour le patrimoine urbain et ses constituantes ? Tandis que nos conceptions patrimoniales font la belle part au citoyen, aux pratiques, voire à l’immatériel, quel rôle tiennent les espaces de la ville, son habitat, ses habitants ? Quels ont été et quels sont les critères et les valeurs de la patrimonialisation urbaine ? Le patrimoine urbain est-il une marque de civilité ? Et est-il plus artificiel que le patrimoine naturel ? Enfin, comment, au plan des acteurs, au plan des mécanismes ou au plan des objets, se situent respectivement ce qu’il conviendrait d’appeler le « patrimoine de ville » et le « patrimoine des champs » ?

Publication of Salvatore Bevilacqua

Bonjour et très belle nouvelle année à toutes et à tous,

Je vous informe que mon article pour Anthropology of Food est finalement en
ligne. La diète méditerranéenne a été officiellement inscrite au PCIH de
l’Unesco mais il était malheureusement trop tard pour modifier l’article et
changer le conditionnel en nouvelle confirmée… Bonne lecture.

http://aof.revues.org/index6600.html

Cordialement

Salvatore Bevilacqua

CFP: Patrimonialiser la nature

Colloque international

PATRIMONIALISER LA NATURE :
VALEURS ET PROCESSUS
07-08-09 Septembre 2011

Université de Pau et des Pays de l’Adour
Laboratoire SET UMR CNRS 5603

L’objectif de ce colloque ouvert aux chercheurs issus des différentes disciplines des sciences sociales et humaines est d’explorer le processus de patrimonialisation de la nature dans sa composante géographique.
La patrimonialisation, mouvement sociétal de grande ampleur tout au long du XXe siècle, peut se définir comme des procédures d’appropriation développées par plusieurs intervenants ou groupes sociaux qui mettent en exergue des valeurs (mémoire, esthétique, singularité…) permettant à des objets d’acquérir la qualité de patrimoine. Ces biens communs à transmettre aux générations futures, prémices humanisés du développement durable, ont connu une expansion sans précédent pour reprendre une expression de Françoise Choay. Ainsi, le processus d’appropriation patrimoniale a porté sur des objets appartenant à des périodes historiques de plus en plus récentes jusqu’à estomper la limite entre élément du passé et élément du présent. L’appropriation s’est aussi intéressée à des éléments de plus en plus variés, passant d’un souci de transmission de multiples biens matériels à des biens immatériels tout aussi variés. De nombreuses épithètes sont donc venues s’adjoindre au mot patrimoine : patrimoine naturel, bâti, vernaculaire, paysager, culturel, etc.

Ces deux dimensions de l’appropriation patrimoniale ont eu des conséquences directes sur l’espace : on a assisté à une expansion spatiale des étendues patrimonialisées qui a bousculé les logiques de représentations et de gestion. Si cette dernière dimension a été particulièrement travaillée (conservation, protection, mise en valeur, ressource territoriale…), la compréhension des représentations et des valeurs qui sous-tendent le processus de patrimonialisation reste davantage à explorer, notamment en ce qui concerne les objets dits « naturels ». Les patrimoines naturels ont souvent été considérés comme des “cathédrales” de la nature, limités spatialement et à ce titre, envisagés et traités comme de quasi-monuments. Peut-on aujourd’hui se contenter de « coller » aux critères des objets mobiliers et des monuments bâtis pour construire les valeurs patrimoniales de la nature ?

En effet, le patrimoine naturel s’est lui aussi considérablement étendu et on le retrouve étroitement relié voire imbriqué aux notions d’écosystème, d’environnement de développement durable, etc. On l’associe même à des activités socio-économiques traditionnelles (pastoralisme par exemple). Le patrimoine naturel est ainsi sorti de la dimension « wilderness » rendant de plus en plus floue la limite entre nature et culture pour englober des objets de plus en plus divers, de la réserve intégrale à la nature en ville en passant par le parc naturel régional. Cette évolution repose-t-elle sur un changement de sens et l’émergence de nouvelles valeurs ?

D’autant que le processus ne se cantonne pas à la protection officielle. Il existe des voies différentes où l’on observe des phénomènes émergents et spontanés portés par des individus, des collectifs (mouvements associatifs par exemple) dont il serait intéressant d’analyser les discours, les images, les archétypes, voire les contradictions. De quels lieux et de quels objets se saisissent-ils ? Et à quelles échelles spatiales ? Comment ce mouvement de société s’articule-t-il avec les mondes scientifique, institutionnel, politique et économique : le patrimoine naturel, par effet de médiation, ne sert-il pas d’écran sémantique à des discours et des valeurs forts différents ?

Les communications attendues issues des différentes disciplines des Sciences Humaines et Sociales porteront donc sur le processus de patrimonialisation d’espaces naturels, son contexte d’émergence, ses enjeux et les valeurs qui le sous-tendent. Les thématiques suivantes pourront par exemple être développées :

  • L’appropriation patrimoniale : images, imaginaire, représentations
  • Les définitions du patrimoine naturel : discours, critères, confrontation des regards
  • L’extension patrimoniale : lieux, espaces, échelles

COMITÉ D’ORGANISATION

  • Christine Bouisset, maître de conférences, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA
  • Isabelle Degrémont, maître de conférences, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA
  • Jean-Yves Puyo, professeur des universités, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Paul Arnould, professeur de géographie, Ecole Normale Supérieure de Lyon
  • Vincent Berdoulay, professeur de géographie, université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Paulo Da Costa Gomes, professeur de géographie, université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil
  • Jean Davallon, professeur de sciences de l’information et de la communication, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
  • Nicholas Entrikin, professeur de géographie, université de Californie, Los Angeles (UCLA), Etats-Unis
  • Bernard Kalaora, Professeur émérite de sociologie, université de Picardie Jules Verne
  • Eduardo Martínez de Pisón, professeur émérite de géographie, université Autonome de Madrid, Espagne
  • Guy Mercier, professeur de géographie, université Laval, Québec
  • Hélène Saule-Sorbé, professeur d’arts plastiques, université de Bordeaux 3
  • Marcella Schmidt di Friedberg, professeur de Géographie, université de Milan Bicocca, Italie
  • Angelo Turco, professeur de géographie, université de l’Aquila, Italie

INFORMATIONS PRATIQUES

- Propositions de communication :
Titre ; 5 mots clés ; résumé de 2500 à 3000 signes ; fonctions et adresse précise de l’auteur.
à envoyer à : colloque-patrimonialisation@univ-pau.fr

- Date limite des propositions de communication : 15 janvier 2011
Les auteurs dont les communications auront été retenues par le comité scientifique recevront une notification d’acceptation au plus tard le 1er mars 2011.
Les communications retenues par le comité scientifique à l’issue du colloque seront rassemblées dans une publication. Les textes définitifs seront attendus pour le 30 octobre 2011

- Lieu du colloque : université de Pau et des Pays de l’Adour, amphithéâtre de la présidence
Les informations pratiques concernant l’inscription au colloque, l’hébergement et le plan d’accès seront communiquées aux auteurs avec la notification d’acceptation à partir du 1er mars 2011.

- Programme définitif du colloque : 30 juin 2011

CONTACT

E-Mail : colloque-patrimonialisation@univ-pau.fr

Adresse postale : Laboratoire SET, Colloque « Patrimonialiser la nature », Bât.iment IRSAM, avenue du Doyen Poplawski, 64000 PAU – FRANCE
TEl : (33) 05.59.40.72.53
Fax : (33) 05.59.40.72.55

Workshop: Au-delà du consensus patrimonial. Anthropologie des résistances aux patrimonialisations

Première journée d’étude du réseau des chercheurs sur les patrimonialisations

4 et 5 novembre 2010
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme
Salle Duby
Aix-en-Provence (France)

Nous assistons à d’importants mouvements de mise en patrimoine portés par des institutions légitimées par le pouvoir politique. Une longue tradition scientifique a mis en avant le caractère « mécanique », institutionnel et consensuel de ces processus de constructions patrimoniales par les professionnels de la conservation, de la sauvegarde et de la médiation culturelle ou de la gestion des espaces naturels, en analysant leurs pratiques, leur vocabulaire et leurs représentations. Mais un mouvement critique récent des Heritage studies élargit l’approche de ce phénomène en se penchant sur les résistances et les oppositions que de tels processus peuvent susciter. L’image consensuelle du patrimoine en tant que richesse singulière et universelle à valoriser, telle que la véhicule l’Unesco en particulier, ne résiste pas toujours à l’examen des situations concrètes des conditions sociales et historiques de sa création. Cette première journée d’étude du réseau des chercheurs sur les patrimonialisations entend participer à ce questionnement renouvelant la question des patrimonialisations.

Organisation:

Avec la participation et le soutien

  • du Cémaf (UMR 8171 Université Paris 1-CNRS-EPHE-Université de Provence),
  • du Cidehus-Universidade de Evora,
  • du Créa-Université de Lyon 2 (EA 3081),
  • de l’Ecole Doctorale « Espaces, cultures, Sociétés »-Université de Provence,
  • de l’Idemec (UMR 6591, CNRS-Université de Provence),
  • du département du pilotage de la recherche du Ministère de la Culture.

Jeudi 4 novembre 2010

14h00 : Accueil/Introduction

Julien Bondaz, Cyril Isnart et Anaïs Leblon

14h15 : David Berliner - Université Libre de Bruxelles

Fabriquer du patrimoine en l’absence de consensus patrimonial. Un exemple au Laos

15h15 : Isabelle Mauz – Cémagref

La dimension temporelle dans le “charisme” des animaux. Patrimonialisation, dépatrimonialisation et repatrimonialisation du bouquetin des Alpes

16h15 : Pause

16H30 : Julien Bondaz – Musée du Quqi Branly et Créa-Université Lumière Lyon II

Animaux et objets marrons. Résistances à la mise en exposition dans les zoos et les musées d’Afrique de l’Ouest

17h30 : Mise en perspective : Nathalie Heinich – CRAL et Lahic

18h00 : Fin

19h30 : Repas

Vendredi 5 novembre 2010

9h00 : Anaïs Leblon - Cemaf et Université de Provence (Aix-en-Provence)

Résistances pastorales et enjeux patrimoniaux. Les fêtes peules du yaaral et du degal comme « chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » (Mali)

10h00 : Thomas Poméon – UMR Innovation-CIRAD et Université de Chapingo (Mexique)

De l’ordinaire au patrimoine : la qualification des fromages mexicains face à ses contradictions internes et aux résistances externes

11h00 : Pause

11h15 : Olivier Givre – Créa et Université de Lyon II

Fictions et frictions patrimoniales. L’exemple du nestinarstvo (Bulgarie)

12h15 : Conclusion : Gaetano Ciarcia – Lahic, Cerce et Université de Montpellier

L’imaginaire consensuel du patrimoine à l’épreuve des inventaires

12h45 : Fin

CFP Heritage and Development in the Caribbean and the Americas

Patrimonialisation et développement dans la Caraïbe et les Amériques

Heritage and Development in the Caribbean and the Americas

Le patrimoine, en ses définitions, en sa construction, et ses modalités d’application, notamment par le moyen des politiques de sauvegarde, de conservation, de valorisation qui sont déployées, constituent des processus de “patrimonialisation”. Processus social complexe, “la patrimonialisation” interroge les jeux des acteurs, les formes et les logiques du “patrimonial” au regard des dynamiques territoriales tout en posant les questions des stratégies d’appropriation et de dépossession de l’espace.

Longtemps envisagé comme un instrument de conservation, puis comme un élément de constitution des nations, le patrimoine est désormais examiné comme une ressource pour la construction et le développement des territoires. Ce colloque partira du paradigme que le patrimoine peut être appréhendé comme une ressource qui prend son sens dans les synergies qui se créent à l’échelle territoriale.

Pour les sciences sociales, le terme «patrimoine» possède plusieurs acceptions parfois antinomiques. Son sens premier de construction juridique renvoie aux actifs et aux passifs que possède un individu tandis que son sens second renvoie à un patrimoine collectif. Dans ce dernier cas, le patrimoine n’est plus considéré comme une série d’objets mais comme un rapport social. Dans les territoires continentaux et insulaires des Amériques, le patrimoine est considéré à la fois comme un outil de la dimension locale des politiques de développement, une ressource, un support d’identification et de transmission.

Les échanges qui auront lieu pourraient considérer le paradigme du patrimoine comme ressource, qui trouve son sens dans les synergies qui se créent à l’échelle territoriale. Le patrimoine peut ainsi constituer une ressource indéniable. Sa mobilisation manifeste l’apparition de modes de développements spécifiques (développement durable, développement patrimonial, développement local…). La mise en perspective patrimonialisation/développement constitue alors un outil intéressant pour les territoires concernés, en vue d’une mise en commun des politiques de développement et d’une réflexion sur les enjeux idéologiques qui les sous-tendent.

Ce colloque s’articule autour de cinq thématiques qui mettent en relief la transversalité des domaines disciplinaires (histoire, géographie, littérature, anthropologie, économie, droit et politique) intervenant dans des dynamiques d’utilité sociale et de développement.

Panel 1: Dynamiques spatiales et enjeux territoriaux des processus de patrimonialisation.

Les espaces peuvent sous certaines conditions acquérir le rang de patrimoine et/ou de territoire. Pour la patrimonialisation comme pour la territorialisation, ces processus passent par la même étape «d’adoption», à l’issue de laquelle « le groupe qui se l’approprie (le territoire ou le patrimoine), non seulement en comprend la signification, mais encore s’identifie à travers lui ».

La mise en perspective du double processus territorialisation/ patrimonialisation renseignera sur les enjeux et les conflits qui animent la gestion, l’exploitation des ressources naturelles. Par exemple, en Guyane, le conflit entre la politique de protection des terres et forêts et les intérêts des populations autochtones connaît une acuité particulière. Quels moyens d’appropriations doivent être privilégiés: propriété privée contre droit d’usage ou propriété collective ?

Ce panel interrogera la pertinence de la notion du «patrimonial» pour analyser les mutations, les perceptions, et les pratiques qui entourent les espaces et les territoires naturels. Quelles sont les trajectoires géographiques d’espaces qui font à la fois l’objet de logiques de patrimonialisation et de développement ?

Panel 2 : Patrimoine matériel et immatériel : aspects juridiques et politiques, questions de droit.

Quels droits, quelles politiques doivent encadrer la patrimonialisation dans un objectif de développement des territoires ?

Ici on interrogera la notion juridique de patrimoine, ainsi que les nouvelles formes de patrimonialisation (patrimonialisation de l’image, propriété littéraire et artistique, propriétés collectives). Il s’agira aussi d’expliciter les politiques culturelles et patrimoniales et leur pertinence au regard du développement (politiques de protection culturelle, politiques patrimoniales et développement). Il est également important de s’interroger sur la pertinence des dispositifs juridiques de protection du patrimoine et de mise en valeur (droit et protection du patrimoine naturel et culturel : savoirs traditionnels de la biodiversité, événements culturels, espaces protégés, archives, bibliothèques, musées, dépôt légal, archéologie, monuments historiques, propriété collective, urbanisme et développement/fiscalité de l’art).

Panel 3: Lieux et enjeux du patrimoine : histoire-mémoire-écriture.

Alors que le temps singularise l’événement et l’identifie, l’espace en fixe la mémoire en l’ancrant dans un ou des lieux. Le territoire prend forme autour de cette rencontre de l’espace et du temps qui s’expriment particulièrement dans les toponymes, noms donnés aux lieux pour les faire sortir de leur anonymat, les singulariser et, ainsi, les faire entrer dans la mémoire et dans une Histoire. Le territoire prend sens pour ceux qui l’habitent. La mémoire mise en espace s’inscrit dans cette dimension immatérielle du territoire. Cette territorialisation de la mémoire associée à des questions identitaires suscite à la fois un sentiment de rupture et de continuité avec le passé. Des contradictions et des crispations qui témoignent à leur tour du rapport complexe entre la mémoire, l’identité collective, l’histoire, les discours et l’altérité.

Le patrimoine est un discours, il participe d’un principe narratif, qui raconte les mythes originels, qui décrit les épopées fondatrices et les grands moments historiques d’un groupe ou d’un territoire. Le patrimoine invite à se projeter dans l’avenir, à formuler un projet collectif. (Di Méo, 2005) Quels sont les “lieux” porteurs de sens, de mémoire(s) et d’identité(s) ? Quelles mémoires, pour quelles valeurs ? Locales, régionales nationales ?

Ce panel reliera le passé, la mémoire, les formes d’écritures et leurs possibles intégrations comme moteurs de développement pour les territoires.

Panel 4: La diffusion numérique du patrimoine culturel immatériel, les systèmes d’informations patrimoniales, enjeux économiques et politiques.

Il est désormais admis que la diffusion numérique du patrimoine peut contribuer au rayonnement international. Les réseaux deviennent des lieux de compétition économique et stratégique entre les pays. L’Amérique du Nord, par exemple, a fait le choix de mettre en ligne des corpus très importants. Nos territoires qui disposent d’un patrimoine particulièrement riche peuvent diffuser en réseaux avec des ambitions aussi bien culturelles, stratégiques et économiques. Cette dynamique pourrait concourir au progrès d’un secteur privé d’édition culturelle compétitif en mettant à sa disposition une matière première numérisée variée, en lui offrant un cadre juridique pertinent.

Fondé sur le savoir des hommes, le patrimoine culturel immatériel repose sur une fragilité que les chercheurs tentent de contourner au moyen des nouvelles technologies. La numérisation est un moyen de conservation des œuvres et permet d’éviter aux documents les plus fragiles les dégradations d’un usage répété. Inventaires, bases de données, médiathèques, comment conserver et sous quelles formes ? Comment protéger les œuvres et leurs auteurs des appropriations illégitimes, du piratage ? Les œuvres culturelles sont-t-elles uniquement des biens marchands ou les politiques culturelles doivent-elles assurer des espaces culturels communs gratuits ?

Panel 5 : Tourisme, patrimoine et développement.

Le tourisme constitue un secteur important de l’économie du patrimoine. Le tourisme international génère selon l’ICOMOS plus 700 milliards de dollars par an. Les Amériques et la Caraïbe disposent de ressources culturelles et naturelles d’une grande diversité, dont l’exploitation et la mise en valeur sont susceptibles de soutenir efficacement leur développement au travers des activités touristiques, muséologiques et scientifiques.

Ce panel propose d’observer la relation instaurée entre patrimoine et tourisme, entre patrimonialisation et logique de l’activité touristique. Dans ce cas de figure, quels sont les jeux et les enjeux ? Comment concilier sauvegarde et utilisation économique du patrimoine ? Quelle est l’incidence de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies sur le développement du tourisme ?

Objectifs généraux:

Contribuer à l’approfondissement de connaissances pluridisciplinaires sur les dynamiques des territoires, en faisant notamment appel à l’expérience acquise (en France en particulier, en Europe en général, dans la Caraïbe et dans les Amériques) en matière d’étude de la relation entre patrimonialisation et développement.

Créer ou renforcer des réseaux de chercheurs intéressés aux problématiques évoquées lors du colloque.
Les intervenants et le public :

Les intervenants : enseignants-chercheurs, chercheurs et professionnels des domaines concernés.

Le public : parlementaires, représentants élus des collectivités territoriales, des chambres consulaires, représentants des formations politiques et syndicales, professionnels de la culture et du patrimoine, des médias, représentants d’associations, chefs d’entreprises, étudiants…
Modalités de soumission des communications:

Les propositions de communications sur deux pages adopteront la présentation suivante :

* le titre de la communication
* 20 lignes de description scientifique
* le panel dans lequel s’inscrit la contribution
* les mots clés
* une brève présentation de l’auteur, 50-70 mots et des renseignements administratifs sur le ou les auteur(s), titre, adresse, mail, affiliation institutionnelle.

Les documents enregistrés au format (.doc), police Times, taille 12, alignement justifié, interligne 1,5, seront envoyés par courriel
avant le 15 septembre 2010 aux deux adresses suivantes :

* diana.ramassamy@martinique.univ-ag.fr
* claudine.saliniere@martinique.univ-ag.fr

Vous êtes priés de remplir le formulaire d’inscription en ligne.

Langues : Français, Anglais, Espagnol, Portugais

Les auteurs dont les communications auront été retenues par le comité scientifique recevront une notification d’acceptation au 1er novembre 2010 et devront retourner leur article complet avant le 15 décembre 2010. Les normes rédactionnelles seront indiquées lors de la notification.

Une publication est prévue dans un numéro de la revue Etudes Caribéennes. Le comité scientifique de la revue établira le choix des articles à publier selon les critères habituels de la revue.

Les frais d’inscription au colloque sont offerts.

http://www.colloque-patrimonialisation-guyane.com/colloque-Patrimonialisation-Guyane/Bienvenue.html

<http://calenda.revues.org/download.php?id=5542>

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